00:00Allez, on en vient au chiffre du budget. Vous avez donné tout à l'heure ce chiffre dévoilé cette semaine
00:04dans les colonnes du Figaro.
00:05Votre journal Yves Tréard, Sébastien Lecornu veut faire 54 milliards d'économies pour boucler le budget de l'année prochaine.
00:12Yves Tréard fait déjà nom de la tête. Est-ce que ça veut dire, pour dire les choses simplement, Nicolas
00:16Demelac, que tout le monde va passer à la caisse ?
00:18Tout le monde n'est pas de la même façon et pas à même niveau. On va voir en plus
00:22la discussion budgétaire à l'Assemblée nationale,
00:24puisque c'est « habilement », je mets des guillemets parce que je crois que l'habileté, à l'arrivée,
00:29elle va se retourner contre lui.
00:30Eh bien, ce seront les parlementaires qui rédigeront vraiment la façon dont chacun sera sanctionné.
00:39Mais ce qu'on voit là dans la façon qu'il a eu de présenter le budget, c'est quand
00:43même des grandes risettes au Rassemblement national.
00:46Je veux dire, il compte sur le Rassemblement national pour l'emporter cette fois-ci.
00:49Sur quelles mesures en particulier ?
00:50Écoutez, sur un certain nombre de mesures qui tiennent, par exemple, pour la contribution à l'Union européenne.
00:57Je veux dire que ça fait longtemps que le Rassemblement national demande qu'on la baisse.
01:01Eh bien voilà, on a écrit à l'Europe pour qu'on puisse baisser, profiter de l'amende infligée à
01:07Google, pour qu'on baisse notre contribution.
01:10Bon, c'est un exemple parmi d'autres.
01:12Couper dans les agences, sur les congés maladies, sur les...
01:18Mais il y a une chose qui...
01:19Juste, parce que c'est ce que dit Nicolas Domenech, qui était important, le délai de carence, là.
01:24J'explique ce que c'est.
01:25Parce que c'est important.
01:26Pas grand monde n'a suivi ça.
01:27C'est pas clair.
01:27J'essaie de résumer.
01:28On parle du délai de carence.
01:30Mesure qui concerne donc les étrangers qui arrivent en France, qui devraient, si c'est adopté, attendre un certain temps,
01:35on ne sait pas combien, avant de pouvoir toucher certaines allocations.
01:38On ne sait pas lesquelles.
01:39Si, si, si, c'est des allocations non-contributives.
01:41Oui, non-contributives, mais on ne sait pas exactement.
01:43Mais voilà.
01:44Et Sébastien Lecornu dit, après tout, un Français qui part à l'étranger, aujourd'hui, il ne touche pas ces
01:48allocations.
01:49Donc, ça n'a rien, évidemment, d'une mesure raciste, c'est une mesure de justice.
01:52On ne le touche pas, aujourd'hui, quand on part à l'étranger.
01:54Les étrangers ne doivent pas le toucher en France.
01:56On doit aussi, pour poser le débat, dire la vérité aux Français.
02:00C'est pas 54 milliards d'économies qu'on leur demande.
02:04Ça va être un ralentissement de la dépense.
02:07On ne fera que 12 à 15 milliards, au mieux, et encore, c'est pas donné, d'économies.
02:13Le reste, c'est qu'on met un peu le frein sur ce qu'on dépense.
02:18Mais Yves Tréa...
02:18C'est très important.
02:20Oui, oui, mais vous n'avez pas tort.
02:20Ça ne va pas régler le problème.
02:22C'est un ralentissement de l'activité économique avec une possibilité de récession.
02:26Il ne faut pas raconter d'histoire.
02:27Moi, je ne raconte pas d'histoire.
02:28Non, mais je sais bien, avec tous les effets que ça va avoir de ralentissement.
02:32Mais sur l'affaire du délai de carence sur les étrangers, je tiens à dire que,
02:34parce que j'ai vu, dans le Figaro, il évoquait le RSA.
02:37Le RSA, il faut être, si je ne dis pas de bêtises, depuis 5 ans...
02:40C'est déjà 4 ans.
02:40C'est pour ça que j'ai dit qu'on ne sait pas quelles allocations vont être concernées.
02:45En fait, c'est pour les appels.
02:46On a l'impression qu'il y a le coup de tampon made in RN sur le truc.
02:49Parce que si c'est pour dire, dans ce pays, ce que veut ne cesse de répéter sur les plateaux
02:53télé
02:53les orateurs du Rassemblement National, en gros, il suffit d'arriver et tout, c'est open bar.
02:57Notamment sur le RSA, c'est 5 ans.
02:58Je trouve ça assez dégueulasse.
03:00Parce que sur ce terrain, il perdra le corps nu.
03:02Il veut courir derrière l'arrière, il court plus vite.
03:04Il fait des risettes au Rassemblement National.
03:05Florence Portelli, sur cette mesure, le délai de carence imposé aux étrangers
03:08qui arrivent en France, qui ne toucheraient pas immédiatement
03:11certaines prestations ou allocations.
03:13Franchement, honnêtement, ça ne me choque pas.
03:14Et pourtant, je sais que je suis très éloignée des idées du Rassemblement National.
03:17Mais en réalité, c'est vrai.
03:18Par exemple, le RSA, c'est en effet 5 années qu'il faut de résidence sur le territoire français
03:23en travaillant.
03:24Et en plus, sauf si on est réfugié.
03:26Il y a des conditions pour les réfugiés.
03:27Donc, ça touche les prestations familiales, en réalité, et les APL.
03:30Mais après tout, pourquoi pas ?
03:32D'ailleurs, dans des tas de pays, ça fait démocratique, c'est le cas.
03:34Et éthiquement, ça ne me choque pas.
03:37Après, sincèrement, on ne va pas se mentir.
03:38Déjà, quand on dit 54 milliards, je lui disais qu'il faut 90 milliards.
03:41Parce qu'il a dit lui-même, en fait, par rapport aux intérêts d'emprunt des Français,
03:46de la dette française, qui était passée de 3,5 à 4,5,
03:51il faut rajouter 10 milliards, rien que l'année prochaine.
03:54Donc, en fait, on est très loin du compte.
03:56Et je vous rappelle quand même que François Bayrou, pour moins que ça, 44 milliards,
03:59il s'est fait éjecter.
04:00Et que Michel Barnier n'en parlons même pas.
04:02Je crois que c'est 64.
04:03Alors, c'est ça qui est très intéressant.
04:03Donc, attends, moi, je ne dis pas qu'il ne faille pas faire des efforts.
04:06Mais je pense qu'hélas, dans le débat de pourrissement du débat politique,
04:09et grâce à la dissolution complètement ubuasque d'Emmanuel Macron,
04:13on n'a plus de majorité dans ce pays,
04:15et qui a complètement été en contresens des institutions de la cinquième,
04:18je pense qu'on est mal barrés.
04:20Et je fais d'ailleurs un petit avertissement,
04:22un petit avertissement constitutionnel,
04:24c'est que le premier budget qu'on vous propose,
04:27si le budget n'est pas adopté,
04:28c'est celui qui est adopté par voie d'ordonnance.
04:30Donc, celui qui fait mal, c'est celui qu'on va probablement...
04:32– Donc, il est possible que le budget final soit celui-ci,
04:35celui dont on est en train de parler ce soir.
04:36– Ça peut être ça.
04:37– Mais non, mais je ne peux pas parler.
04:41– Il a une façon de s'imposer, il se regarde absolument génial.
04:45– Ça suffit maintenant, allez-y, allez-y, franchement.
04:48– Non, mais il y a une chose qui est évidente,
04:50c'est qu'il sait très bien qu'il ne va pas pouvoir échapper au 49-3.
04:54Il le sait pertinemment,
04:56parce qu'il y a évidemment le Rassemblement National,
04:58bon, la France Insoumise, on sait ce qu'elle va faire,
05:00le Rassemblement National va le faire danser,
05:03et la gauche va aussi le faire danser.
05:04Je pense qu'à l'intérieur de sa petite majorité,
05:08il a absolument, et eux, les uns et les autres,
05:10n'ont absolument pas intérêt à le faire danser,
05:13parce qu'à mon avis, il serait pris en irresponsabilité
05:17de la part de leur électorat,
05:19mais il va être obligé d'aller au 49-3.
05:22Sauf qu'il y a possiblement une nouveauté sous la Ve République,
05:26c'est qu'il passe carrément sur ordonnance, par ordonnance.
05:29Et par ordonnance, ça sera les 50 milliards.
05:31– La copie d'origine qui sera là.
05:32Il y a une autre mesure sur laquelle je voudrais qu'on s'arrête
05:34un tout petit peu avec vous ce soir,
05:36il y a 2 milliards d'économies prévues sur les arrêts maladies.
05:38On se souvient de la petite phrase d'Edouard Philippe
05:41devant le MEDEF à Roland-Garros,
05:43disant « c'est l'open bar ».
05:45– Non, mais c'est comme les arrêts maladies.
05:47– Attendez, je ne suis pas allé au bout de ma question.
05:50– Attendez, je suis vraiment au milieu de ma phrase.
05:53Je vais tenter d'aller au bout.
05:54– Édouard Philippe, les arrêts maladies, c'est l'open bar.
05:57Il se trouve que Jean-Luc Mélenchon a répondu aujourd'hui
06:00à Édouard Philippe sur son blog.
06:03Édouard Philippe a tout faux, dit le leader des Insoumis.
06:05Ce n'est pas l'open bar des arrêts de travail qui est un scandale.
06:08Le vrai scandale qui dure en France, c'est celui de la souffrance au travail.
06:11Et c'est à celui-là qu'il faut mettre fin.
06:14Est-ce qu'il y a, oui ou non, un scandale des arrêts de travail en France ?
06:16Je vais vous donner la parole, puisque vous l'avez coupé, Alexis Corbière.
06:20– Que les choses soient claires.
06:22Je crois qu'on a aujourd'hui, déjà, les CHCT au sein des entreprises ont été supprimées.
06:28On a moins de 15%, je crois, en moins de médecins du travail.
06:31Et on a une souffrance au travail, il faut arrêter de tourner autour du pot.
06:34– Ça dépend où ?
06:35– Oui, ça dépend où, sans aucun doute.
06:37Mais c'est un vrai sujet qu'il ne faut pas minimiser.
06:40Souffrance psychologique, souffrance physique, etc.
06:42Faire croire qu'il y a des profiteurs.
06:43Il y en a peut-être des profiteurs, comme il y a des bons journalistes et des mauvais journalistes.
06:47Bon, très bien.
06:47Mais globalement, prendre le problème comme ça…
06:49– C'est un petit bal perdu, là, au passage.
06:51– Non mais, mais, pardon, je me l'envoie, je suis enseignant.
06:54Il y a des bons profs, il y a des mauvais profs.
06:55Bon, mais prendre le sujet en disant que c'est là-dedans qu'on va taper, en gros,
06:58parce qu'il y aurait des profiteurs.
07:00Déjà, ce n'est pas sympa pour les médecins.
07:01Je trouve que je rappelle, ce qui coûte cher, c'est les arrêts maladie longs, de plus de nants.
07:05Et eux, ils sont sérieux.
07:06Mais je voulais terminer sur un truc qui m'a choqué, c'est là que je voulais dire.
07:09C'est qu'il veut aussi geler et peut-être même baisser certaines pensions de retraite au-dessus de 2030
07:15euros.
07:15Moi, j'ai la mère d'une amie qui est une collègue enseignante qui vient de partir à la retraite.
07:1940 ans de métier quand elle est prof.
07:21Elle est concernée.
07:22Elle est à 2100, 2200.
07:24C'est-à-dire, ce dont on parle, ce à qui il demande de faire des efforts,
07:27c'est typiquement un enseignant qui a fait 42 carrières.
07:29Pour lui, c'est quelqu'un aujourd'hui qui est une sorte de privilégié.
07:33Moi, je ne vous refais pas le numéro que j'ai fait tout à l'heure sur l'accumulation des
07:36richesses,
07:3653 personnes qui touchent autant que quand 2 millions des Français les plus pauvres.
07:39Mais osez s'en prendre à cette catégorie de fonctionnaires qui vont voir le gel du point d'indice.
07:43Ce budget sera sanctionné.
07:45Il sera imposé par la force.
07:46Nous le combattrons.
07:47Non, mais sur Open Bar, il y a des vulgarités qu'on doit éviter quand on est candidat à l
07:54'élection présidentielle.
07:55Je parlais des arrêts de travail comme ça, comme si c'était au fond des alcooliques,
08:00ceux qui s'arrêtent de travailler.
08:02En plus, il y a ça, oui, t'as raison.
08:02Je veux dire, c'est insupportable.
08:04Alors que c'est une vraie question qu'on peut se poser, notamment, et là, tu as raison,
08:08sur les arrêts de travail longue durée.
08:10Alors qu'Edouard Philippe, il s'est concentré sur les petites durées,
08:13qui ne représentent vraiment que très, très peu.
08:15Alors, moi, je vais vous donner le point de vue de quelqu'un qui est employeur territorial.
08:19C'est la question que vous allez vous poser ?
08:21Sur le terrain.
08:21Est-ce qu'on est dans le front-house ou est-ce qu'autour de vous, vous en avez ?
08:23C'est un cas opposé, ce qui fait que sur ce sujet-là, je trouve que ça mériterait de la
08:27nuance,
08:27de l'humanisation, de la sévérité dans certains cas, et une discussion sérieuse avec les partenaires sociaux et les médecins.
08:33Il y a un problème quand même.
08:34Déjà, la médecine du travail, elle est catastrophique dans ce pays.
08:37Elle est dans un état catastrophique.
08:38Il n'y en a pas assez.
08:39Et franchement, certains examens à la médecine du travail, c'est quand même...
08:43C'est un digne.
08:43C'est terrible.
08:45Vous avez aussi le fait, par exemple, quand je sanctionne, enfin, l'administration sanctionne un fonctionnaire ou un agent public
08:51qui a vraiment fait des choses graves, j'ai dans la foulée un arrêt maladie.
08:55Donc ça, ça existe aussi.
08:56Et il y a beaucoup d'abus.
08:57Pratiquement.
08:58Donc il y a beaucoup d'abus.
08:59Et à côté de ça, c'est pour ça que je nuance...
09:02Est-ce que vous pouvez faire quelque chose dans ces cas ?
09:03Pratiquement pas.
09:04C'est l'horreur.
09:06C'est l'horreur.
09:06Et ça, c'est de pire en pire parce qu'en plus, il y a, je pense, un sentiment de
09:10protection
09:11et des médecins qui sont surchargés, je ne sais pas.
09:14Mais en tout cas, c'est un vrai sujet.
09:15Et à côté de ça, je vais vous donner un autre exemple.
09:17Je connais une femme, 40 ans, 3 enfants.
09:19Elle a un cancer métastasé.
09:22Ça fait 8 mois qu'elle attend qu'une commission se réunisse pour savoir si elle peut toucher son salaire
09:27en entièreté
09:29et qu'elle ne touche que la moitié.
09:30Donc elle a un sentiment encore plus fort de déclassement après sa maladie.
09:33Parce qu'il faut qu'un comité médical décide si un cancer métastasé est bien une maladie, une maladie longue.
09:41Donc on est dans un état...
09:43Cafcaïen.
09:44Cafcaïen.
09:44Exactement.
09:45Il y a une telle déresponsabilisation que plus personne ne fait ce qu'il faut faire de manière logique.
09:50Oui, quand il y a un cancer métastasé, a priori, il n'y a même pas besoin d'une commission
09:53médicale.
09:54Et la moindre déshumanité, ce serait qu'elle touche directement ce qu'elle doit toucher.
09:58Et à côté de ça, il y a le scandale des arrêts abusifs, il y a le scandale de la
10:02médecine, du travail.
10:03Donc c'est un sujet qui mériterait qu'on se pose et qu'on évite les anathèmes de part et
10:07d'autre.
10:08D'un côté, les angélistes qui expliquent qu'en fait, non, il n'y a pas d'abus et tout
10:11va très bien.
10:12Et de l'autre côté, le côté assez déshumanisé qui est de dire qu'il y a des profiteurs et
10:16c'est open bar.
10:17Vous avez raison, vous le savez bien, dans des mairies où il y a une mauvaise gestion des personnels,
10:20c'est là où il y a plein d'arrêts maladie quand les gens ne savent plus très bien.
10:23Vous voyez ce que je veux dire ? On le sait très bien.
10:25Donc ça va de pair avec le sens qu'on donne au travail.
10:29On le connaît bien, j'en connais des villes où d'un seul coup, les fonctionnaires, ils en ont ras
10:33-le-bol.
10:33Et ils prennent des arrêts maladie parce qu'ils sont maltraités.
10:35Tout est lié.
10:36Si vous maltraitez les gens, que les gens ne comprennent plus le sens du boulot, etc., ça provoque des choses.
10:40Mais considérez, c'est le sens, je te donne la parole, mais que c'est là qu'il y aurait
10:45des marges
10:45à aller chercher aujourd'hui pour gratter.
10:48Franchement, c'est un truc.
10:48Je vous félicite parce que vous, vous avez une méthode que je n'ai pas pour réussir à faire patienter
10:51Yves Trier à 10 secondes.
10:52Bravo.
10:53Que je le touche.
10:54Oui, que je ne peux pas, je vais trop loin.
10:55Il y a une chose qui est ajoutée.
10:57Alors là, je pense, je ne sais pas si on peut appeler ça une maladie, mais une tendance d'époque.
11:02Moi qui me frappe, c'est le nombre de jeunes qui sont atteints, qui ne sont pas à l'aise,
11:12qui ne sont pas bien dans leur travail depuis le Covid.
11:14Depuis le Covid.
11:15C'est considérablement augmenté, avec des burn-out.
11:18C'était des choses qu'on ne qualifiait pas comme ça, d'ailleurs, par le passé.
11:22La jeunesse ne va pas bien.
11:22Et la jeunesse, c'est tout à fait.
11:24C'est une réalité de masse.
11:25Peut-être pas toute la jeunesse, mais il y en a une grande partie.
11:27Non, pas toute, mais...
11:28Quel que soit d'ailleurs le milieu social, j'ai remarqué ça, il y a un malaise.
11:31Mais les smartphones nous rendent dingue.
11:33Voilà.
11:33Je veux dire, la jeunesse, les ados...
11:35C'est pas que le smartphone.
11:36C'est un coup d'une façon.
11:37Le Covid, c'est quand même, moi je l'ai souvent dénoncé, un scandale de cette société par rapport à
11:42ces jeunes.
11:43C'est-à-dire que pendant deux ans, on a expliqué à un enfant, enfin un jeune adolescent,
11:48qui normalement, statistiquement, est moins confronté quand même à la mort que des gens de nos âges,
11:52parce que leurs parents et leurs grands-parents sont moins âgés.
11:56On leur a expliqué ce que c'était que la mort.
11:58On les a mis face à la mort pendant deux ans.
12:00On leur a expliqué qu'en plus, ils pouvaient faire mourir.
12:02C'est-à-dire que s'ils embrassaient un membre de la famille, ils pouvaient le contaminer et le faire
12:06mourir.
12:06C'est d'une violence absolue.
12:09Au lendemain du Covid, la société de consommation s'est réveillée, est allée consommer allègrement.
12:13Est-ce qu'on s'est posé la question du trauma sur nos gamins qui en plus étaient enfermés ?
12:17Non.
12:18Est-ce que l'État a pris ça comme cheval de bataille ?
12:21Non.
12:22C'est un sujet.
12:22Je trouve que c'est scandale.
12:23C'est un sujet.
12:23Le paradoxe, quand même, c'est que les principaux responsables de la droite,
12:27mais aussi d'ailleurs une partie de ceux de gauche, ne cessent de faire l'apologie du travail,
12:30dire que l'avenir, c'est le travail et qu'il faut travailler plus.
12:32Non, mais ce n'est pas incompatible.
12:34Non, parce que si on ne s'occupe pas de travailler mieux, si on ne s'occupe pas de travailler
12:39bien.
12:39Il me l'en peut enlever.
12:40Il parle même à ma place.
12:42Si on ne peut pas réfléchir à comment travailler mieux,
12:46ce sur quoi travaillent les syndicats, justement, et notamment la CFDT,
12:50là, on ira encore dans le mur et on pleurera sur les jeunes.
12:54Ou d'autres diront qu'il faut des robots à la place des travailleurs.
Commentaires