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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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00:00Il est 20h sur CNews et merci d'être avec nous pour l'heure des pros de Eva Duparc.
00:05Bonsoir, vous êtes le nouveau visage du week-end pour l'heure des pros et c'est un plaisir de
00:09vous retrouver chère Eva.
00:11Ici aussi.
00:11Plaisir de retrouver votre voisin Alain Destex qui voyage dans le monde entier et qui était en Guyane si je
00:19ne m'abuse.
00:19Pendant combien de temps ?
00:20Pendant un mois pour travailler comme médecin puisqu'il y a une pénurie médicale comme vous savez.
00:26Et quelle est la situation sur place ?
00:28Ah bah écoutez, il y a un lien avec votre sujet de ce matin parce qu'en Guyane on ne
00:32peut pas forer pour chercher du pétrole alors que dans les pays voisins, Suriname et Brasile, non seulement on peut
00:39le faire mais on en trouve.
00:41Donc ce serait peut-être intéressant de forer aussi en Guyane pour voir s'il y a du pétrole.
00:46Et gouverner c'est prévoir mais je pense que le problème...
00:48Il y a aussi beaucoup d'or mais l'or il est piqué pour les voisins.
00:50Vous avez compris que le ministre était présent sur ce plateau et c'est vrai et vous connaissez, vous commencez
00:57à connaître le ministre qui évidemment est indispensable tous les samedis soirs.
01:03Je ne suis que votre humble serviteur.
01:05C'est vous.
01:06Ah non, moi je ne fais rien.
01:08Amine El Khatmide avec nous, cher Amine, bonsoir.
01:11On est avec Geoffroy Lejeune également.
01:14Messieurs, dames, France Inter.
01:17France Inter.
01:18Et ça va être à la une de notre émission et on va consacrer quasiment l'intégralité de l'émission
01:24sur ce qui était en train de se passer car c'est historique, inédit.
01:27Quoique, on se disait avant de prendre l'antenne, on pensait ne jamais être surpris par ce qui pouvait se
01:33passer à France Inter et forcer de constater que plus on avance, plus on peut être surpris.
01:37C'est peut-être là, on le savait également que France Inter était privatisé, privatisé par les syndicats, par l
01:42'extrême gauche.
01:43Mais là c'est quasi officiel.
01:47Charles Sapin a décidé de claquer la porte après la soumission de la direction à la volonté de baïonner une
01:52séquence.
01:53Les téléspectateurs ont bien compris ce qui se passait.
01:56Charles Sapin, journaliste et directeur adjoint de Valeurs Actuelles, une grève lancée par les syndicats, votée à l'unanimité pour
02:06une chronique le dimanche à 7h40 de 2 minutes 30.
02:10Voilà où on en est.
02:11Et la direction, par soumission, se couche.
02:14Et avait demandé à Charles Sapin, non pas de garder sa chronique, mais lui proposant un débat.
02:21On est chez Orwell.
02:23Et Charles Sapin, dans un long texte, a décidé finalement de ne pas participer à cette mascarade.
02:30L'extrême gauche jubile.
02:32Je vous propose qu'on découvre ensemble toutes les réactions.
02:35Et surtout, la question qu'on va se poser, c'est à quand la fin de la récré du côté
02:40de Radio France.
02:42Parce que c'est l'argent du contribuable français.
02:45C'est plus de 700 millions d'euros Radio France du contribuable français.
02:50Et évidemment, une large partie de cet argent est alloué à France Inter.
02:54Voyez le sujet, il est signé Pascal Préqui.
02:59Il devait être l'une des voix du pluralisme sur France Inter.
03:03Deux éditos plus tard, Charles Sapin renonce à l'antenne.
03:07Épilogue d'un bras de fer commencé le 26 août dernier,
03:11lorsque Céline Pigalle recrute le directeur adjoint de Valeurs Actuelles.
03:15Chaque dimanche matin, Charles Sapin doit livrer son billet politique.
03:19Mais à peine arrivé, la contestation éclate.
03:22Le 2 septembre, les salariés réclament le retrait de sa chronique
03:25et votent un principe de grève.
03:28Huit jours plus tard, la directrice de France Inter défend à nouveau son choix.
03:32Pour ce qui concerne l'édito politique, j'ai pensé à Charles Sapin,
03:36qui est un journaliste qualifié, sérieux, responsable, apprécié de ses pairs.
03:41Mais la fronde gagne l'antenne.
03:43Les 13 et 14 septembre, deux jours de grève perturbent Radio France.
03:47La chronique de Charles Sapin ne sera pas diffusée.
03:50Face au blocage, le 17 septembre, France Inter tente alors un compromis.
03:55Plus d'édito, mais un débat contradictoire, ce que Charles Sapin refuse.
03:59Ce samedi sur X, il sort pour la première fois du silence.
04:03Je regrette que la direction de Radio France, face à cette dérive,
04:06ait décidé d'ainsi rendre les armes.
04:08Face à ces syndicats et artistes qui démontrent une fois de plus
04:11l'ampleur de leur ouverture d'esprit et leur sérénité,
04:13face à l'idée de souffrir 0,025% de temps d'antenne dissonant.
04:18Deux éditos seulement auront été diffusés.
04:21Le troisième n'arrivera jamais à l'antenne,
04:23puisqu'après trois semaines de bras de fer,
04:26Charles Sapin referme lui-même la porte de France Inter.
04:30Le seul mot qui me vient à l'esprit, c'est scandale.
04:33Un an, quasiment jour pour jour, après un autre scandale,
04:36c'était celui de Patrick Cohen, Thomas Legrand.
04:39Ça avait entraîné une commission d'enquête avec Charles Alonc,
04:42qui avait été traîné dans la boue, menacé pour les travaux
04:45qu'il effectuait avec brio et professionnalisme.
04:48Un an plus tard, nouveau scandale,
04:50peut-être encore plus gros que celui de Patrick Cohen et Thomas Legrand.
04:53Et ça vient dire une chose, Charles Alonc avait raison.
04:58Mais je me tourne vers l'ancien patron de Valeurs Actuelles
05:00et patron de presse.
05:02Ça m'intéresse d'avoir votre regard,
05:04parce que finalement, personne ne sera surpris de la fin.
05:07Cette direction qui se couche, cette direction qui a peur,
05:11cette direction qui n'a aucun pouvoir face à des syndicats,
05:15qui donnent le tempo, et c'est l'extrême-gauche qui jubile.
05:18Alors moi, je tiens à dire déjà une chose pour commencer,
05:21puisque Charles Sapin, il n'a pas parlé depuis le début de cette polémique.
05:23En fait, la seule fois où on l'a entendu,
05:24c'est deux fois deux minutes pour une chronique sur l'intelligence artificielle
05:27et une autre sur la dette.
05:29Donc à part ça, on n'avait pas entendu le son de sa voix.
05:31Et en effet, vous avez dit, il a publié un long texte aujourd'hui sur Twitter, sur X.
05:35Et je tiens à dire que ce texte est absolument remarquable.
05:38Il est vraiment remarquable d'intelligence, de subtilité, etc.
05:42Il ne cède à absolument aucune facilité.
05:44Il raconte froidement la situation,
05:47sans s'excuser de ce qu'il est, de où il travaille, etc.
05:51Et en fait, pour moi, il dit une chose,
05:52c'est pour moi la grande nouveauté,
05:54parce que vous avez tout dit, le sectarisme,
05:56la lâcheté des dirigeants,
05:58la privatisation du service public aujourd'hui,
06:00avec nos impôts, par une espèce de horde de gens
06:02qui sont très minoritaires dans le pays.
06:04Tout ça est vrai.
06:04Il dit une chose, Charles Sapin,
06:06qui pour moi est la nouveauté de cette histoire,
06:08c'est le concept de censure préventive.
06:10C'est-à-dire qu'en fait, maintenant, au lieu de vous condamner
06:12parce que vous avez dit quelque chose qui peut déplaire,
06:14ce qui est déjà une habitude dans notre pays qui est un peu gênante,
06:16maintenant, on vous condamne avant que vous l'ayez dit,
06:18parce qu'on soupçonne que vous allez peut-être le dire,
06:20non pas parce que vous êtes à cause de ce que vous êtes
06:23ou de ce que vous pouvez penser, exprimer, etc.,
06:25mais à cause de l'endroit où vous travaillez.
06:29Et on est en train d'installer...
06:30Moi, je sais qu'on vit dans un monde or oélien,
06:32maintenant, depuis que je travaillais dans ce métier, etc.,
06:33j'avais identifié ce problème.
06:35Mais là, on a franchi un cap.
06:37C'est devenu quelque chose, maintenant,
06:38d'absolument irrespirable.
06:40Et je ne suis pas certain que ce soit la fin.
06:43Je pense que c'est le début de quelque chose.
06:44Amine El Khatmi.
06:47La vérité, c'est que Mme Pigalle, la directrice de France Inter,
06:52elle ne dirige rien du tout.
06:53Elle est là pour la photo.
06:55Je ne dirais même pas qu'elle est en cohabitation avec les syndicats.
06:58Ce sont les syndicats qui dirigent France Inter.
07:01Et c'est par ailleurs...
07:02Leur comportement est d'une bêtise abyssale.
07:05Ils ont été accusés d'être sectaires, d'être impartiaux,
07:09d'avoir sur leurs antennes toutes les nuances de la gauche extrême à l'extrême gauche.
07:14Et au lieu d'accepter un geste d'ouverture,
07:17ils donnent précisément raison en faisant ce dont on les a accusés pendant des mois.
07:23Donc, effectivement, Charles Laloncle avait raison.
07:24Je vais vous dire, moi, à titre personnel, mon avis compte peu,
07:26mais à titre personnel, cette rentrée sur France Inter
07:29m'a fait basculer du côté des pro-privatisations.
07:32Moi, j'étais contre.
07:33Je considérais qu'il fallait qu'il y ait un service public audiovisuel,
07:35que c'était nécessaire, et que l'audiovisuel public
07:37pouvait faire des choses que le privé ne faisait pas.
07:39Là, honnêtement, maintenant, je suis pour la privatisation.
07:41Mais la privatisation, quand ? Parce que, pardonnez-moi,
07:43on est à 7 mois du premier tour de la présidentielle.
07:45On a des syndicats qui, ouvertement, font la loi
07:49dans la rédaction de France Inter,
07:51imposent les chroniqueurs
07:53qui doivent participer
07:56à l'antenne
07:57avec l'argent du contribuable
07:59à qui, et je pense aux téléspectateurs
08:01qui nous regardent en disant, mais on nous prend pour des imbéciles,
08:03on va nous demander de serrer la ceinture,
08:05on va geler les pensions de retraite,
08:08on va peut-être augmenter les impôts.
08:11Et en revanche, les subventions,
08:13les dizaines et dizaines de millions d'euros
08:15pour France Inter,
08:17avec des syndicats qui ont des projets politiques,
08:19on leur donne l'argent ?
08:21On en fait quoi ?
08:22Qu'est-ce qui va se passer les 7 mois prochains, Alain Destex ?
08:24Mais écoutez, on est là devant une petite caste,
08:27une toute petite caste
08:28qui prétend incarner,
08:29d'ailleurs c'est dans le message de Charles...
08:31Alonc ?
08:33Non, Charles Sapin.
08:35Ah pardon.
08:35Le bien commun.
08:36C'est-à-dire, voilà, ils incarnent le bien commun,
08:38ils savent et les autres n'ont pas le droit de savoir.
08:40Et ça montre au fond que Charles Alonc avait vraiment raison,
08:43mais qu'en plus, sa commission n'a servi à rien
08:46du point de vue de la direction de Radio France
08:49et de France Inter,
08:50parce qu'ils n'en tirent aucune leçon
08:52et à la première épreuve avec les syndicats,
08:54ils démissionnent.
08:55Moi je pense que celle qui devrait démissionner aujourd'hui,
08:57c'est Mme Pigalle,
08:59parce que c'est elle qui est désavouée aujourd'hui.
09:02Mais pas que.
09:02Mais Mme Pigalle, elle est directrice de France Inter.
09:05Oui, mais c'est elle qui a voulu rengarrer Charles Sapin,
09:08et aujourd'hui c'est lui qui s'en va.
09:10Mais attendez, je suis allé regarder l'organigramme.
09:12Mme Sibylle Veil,
09:13il faut faire ses valises.
09:14La présidente directrice générale de Radio France,
09:17M. Vincent Mellet,
09:18qui nous attaquait l'année dernière
09:20dans les colonnes du Parisien,
09:22qui s'en prenait à CNews,
09:24faites vos valises.
09:26Mme Pigalle, faites également vos valises.
09:29Débat, allez, à Fuera, tous ces gens.
09:30Donc ce sont eux qui devraient partir,
09:32et pas Charles Sapin qui part dignement.
09:35Et en plus, vous avez vu le communiqué de France Inter,
09:38enfin là on est vraiment carrément dans Orwell,
09:41puisqu'il donne l'impression
09:42que c'est Charles Sapin qui décide de partir.
09:45C'est le communiqué de Radio France.
09:46Alors qu'il est poussé à l'heure.
09:48Alors on va le découvrir, le communiqué de Radio France,
09:50mais c'est encore plus...
09:52A l'humiliation s'ajoute effectivement
09:54cette réécriture de l'histoire,
09:57et c'est encore plus humiliant.
09:59Nous prenons acte de la décision de Charles Sapin.
10:02Ce n'est une victoire pour personne.
10:04Là je vais rejoindre, c'est pas une victoire,
10:05c'est une humiliation pour eux.
10:07Conformément à nos obligations et missions de service public,
10:10France Inter continuera d'être un lieu de dialogue,
10:12reflétant la diversité de sensibilité,
10:14notamment durant la campagne présidentielle.
10:15Mais est-ce qu'ils nous prennent pour des imbéciles,
10:18M. le ministre ?
10:19C'est une situation qui est grave,
10:21et je me tourne également,
10:23parce que c'est encore une fois le système,
10:25la ministre de la Culture, Mme Pégard,
10:28faites quelque chose.
10:29Si il y a une journaliste...
10:30Mais faites quelque chose Mme Pégard,
10:32vous avez un journaliste, Charles Sapin,
10:34qui n'a rien demandé,
10:35il avait 2 minutes 30 de chronique le dimanche,
10:382 minutes 30,
10:40ça a entraîné une grève,
10:41il s'est fait insulter sur l'antenne de France Inter,
10:45et il est contraint de partir.
10:47Bon, Catherine Pégard,
10:49c'est une ancienne journaliste du Point,
10:52j'ai moi-même travaillé comme éditorialiste au Point,
10:55il y a fort longtemps,
10:56sous Claude Imbert,
10:57pendant une dizaine d'années.
10:59Aujourd'hui, je ne peux pas écrire une ligne au Point,
11:02je ne peux pas écrire une ligne non plus,
11:04dans l'Express.
11:05Je ne peux pas passer 3 secondes à France Inter,
11:08ou à France Info,
11:09ou dans les chaînes publiques,
11:10l'antenne de...
11:11Ce qu'on a en France,
11:13c'est un bloc de presse,
11:15entre guillemets,
11:16progressiste,
11:17et qui est uniquement composé de gens
11:20qui pensent la même chose.
11:21Et tous les autres sont des fachos,
11:23tous les autres sont l'ennemi.
11:24Eux, ils sont progressistes,
11:26ils sont en haut de la colline des bons sentiments,
11:29et tous les autres ne rentrent pas.
11:30Vous me permettez une chose,
11:32M. le ministre ?
11:32Permettez-moi de...
11:34Du temps du général de Gaulle,
11:36j'étais môme,
11:37mais enfin,
11:37je me souviens du temps du général de Léo Hamon,
11:39et de tout ce qu'on disait sur l'ORTF,
11:41qui était soumise à De Gaulle,
11:44voilà, les godillots.
11:45Quand la gauche est arrivée,
11:47ils ont fait un vaste ménage,
11:48ça je peux vous assurer.
11:49Tout le monde a été viré,
11:50ils ont mis leurs hommes à eux.
11:51Et ça fait 50 ans que ça dure.
11:53Il y a des bastions,
11:55financées par le contribuable,
11:57qui ne véhiculent que la thèse de gauche,
12:00centre-gauche, progressiste.
12:02Toute autre opinion est interdite.
12:05Voilà comment ça fonctionne, ce pays.
12:06Et en plus, pour couronner le tout,
12:09vous avez des gens à l'Arcom et ailleurs
12:11qui accusent CNews d'être une télé d'opinion.
12:15Eux, c'est vraiment de l'opinion.
12:16Si vous me permettez, M. le ministre,
12:17qu'il n'y ait pas de chronique à l'Express ou au Point,
12:22ça n'est pas mon problème.
12:24Ce sont des médias privés,
12:25détenus par des propriétaires privés.
12:28Donc, ce n'est pas l'argent des Français.
12:29En revanche, que vous n'ayez pas le droit de citer
12:32à France Inter, je trouve ça scandaleux.
12:34Ou sur les chaînes publiques.
12:35Ou sur les chaînes publiques.
12:36Bien sûr.
12:37Donc, c'est ça ce qui est scandaleux.
12:39Que Charles Sapin n'ait pas le droit
12:40d'avoir une chronique de 2 minutes 30,
12:43le dimanche, à 7h42,
12:46mais on est dans un monde de fous.
12:49C'est avec l'argent des Français.
12:51C'est l'un des plus grands scandales
12:52de ces dernières années.
12:54Alors, on va me dire, oui, cher Geoffroy.
12:57Non, j'allais vous dire une chose.
12:57Moi, je suis comme Amine.
12:58Je n'étais pas un acharné de la privatisation.
13:01D'ailleurs, Charles Lalonde, dans son rapport,
13:02ne disait pas qu'il fallait privatiser.
13:03Il n'était pas là-dessus.
13:05En revanche, c'est dans le programme
13:05du Rassemblement National.
13:06Et en fait, ce que je trouve le plus drôle aujourd'hui,
13:09c'est que, d'ailleurs, j'ai posé la question
13:10il y a quelques semaines à Marine Le Pen,
13:12de savoir si elle voulait toujours privatiser, etc.
13:14Et en fait, le problème qui se pose aujourd'hui
13:15à tous ceux qui veulent privatiser le service public,
13:17c'est qu'en fait, personne ne veut le racheter.
13:18C'est ça, le vrai problème aujourd'hui.
13:20Vous imaginez la difficulté dans laquelle vous vous trouvez.
13:22À l'époque de TF1, tout le monde s'était battu
13:24pour récupérer les TF1 quand ça a été privatisé.
13:26Parce que le service public, personne n'en veut.
13:27Ça coûte cher, ça ne rapporte rien.
13:29Et aujourd'hui, en plus, c'est des écuries de jazz à nettoyer.
13:31Mais imaginez, vous avez envie de racheter
13:32Notre-Dame-des-Landes ?
13:33Donc, c'est pour ça qu'une autre option,
13:35ce n'est pas la privatisation,
13:36c'est tout simplement le démantèlement.
13:38Est-ce qu'on a encore besoin
13:39de cette structure aujourd'hui
13:41dans le paysage audiovisuel français ?
13:43À mon avis, non.
13:44Parce que le pluralisme est déjà assuré
13:47par l'ensemble des autres chaînes.
13:48Je regardais effectivement le texte de Charles Sapin.
13:51Il est extraordinaire.
13:52Vous savez à quoi il m'a fait penser
13:53au texte de Bernard Arnault
13:55qui répondait à la chronique du Monde
13:58qui avait été lue par trois pelés,
14:00deux pelés, trois tendus.
14:01C'est-à-dire que ça avait été vu,
14:03le texte de Bernard Arnault,
14:0510 millions de fois sur les réseaux sociaux.
14:07C'était drôle.
14:09Il s'est moqué élégant.
14:11Il s'est moqué du Monde.
14:12Mais c'est-à-dire, vraiment, c'était formidable.
14:13Eh bien, le texte de Charles Sapin l'est tout autant.
14:15Et vous savez, quand vous lisez
14:17et vous découvrez la plume de Charles Sapin,
14:19vous vous dites, c'est dommage.
14:20Quelles que soient les idées,
14:21c'était intéressant peut-être de l'avoir.
14:23Mais l'intolérance de ces syndicats.
14:25Ici, la bête du Gévaudan.
14:27Voilà l'épilogue de trois longues semaines
14:29où mon nom, mon intégrité professionnelle,
14:31mes travaux et mon journal ont été diffamés
14:33dans un seul but,
14:34exclure du débat public
14:35la voie unique qui est la nôtre.
14:37J'ai préféré garder le silence jusque-là,
14:39ne souhaitant pas ajouter au broix
14:40et au ridicule,
14:41ni compliquer la tâche de la direction de Radio France
14:43qui, envers et contre tout
14:44les assauts de syndicats tout puissants en son sein,
14:46s'était fixé pour projet d'accueillir
14:48sur ses antennes toutes les nuances
14:50de pensée d'un pays
14:52qui, à la veille de la présidentielle,
14:53n'a jamais été aussi fracturé.
14:56Je regrette que la direction de Radio France,
14:58face à cette dérive,
14:59ait décidé d'ainsi rendre les armes,
15:02face à ces syndicats et artistes
15:04qui démontrent une fois de plus
15:05l'ampleur de leur ouverture d'esprit.
15:10Je ne suis pas sûr,
15:11Eva Duparc,
15:12qui travaillait pour Frontières,
15:14que la chronique sera donnée
15:16à Éric Tegner.
15:18Vraiment, j'ai beaucoup de doutes là-dessus.
15:20Mais c'est intéressant
15:21d'avoir le regard d'une jeune journaliste
15:23sur l'intolérance du service public
15:25et notamment de France Inter.
15:26Parce que cette intolérance-là,
15:28on la voit de manière XXL
15:29dans la Maison Rouge.
15:30Moi, je vais vous dire ce qui se passe,
15:32en fait, je suis peut-être jeune,
15:33mais je peux vous dire que ce qui se passe
15:34avec Charles Sapin,
15:35c'est juste la continuité
15:36de ce qui se passe depuis des années,
15:37voire des décennies.
15:38Il y a un manque de pluralisme
15:40dans le service public.
15:41Ce n'est pas nouveau
15:41que la majorité des chroniqueurs
15:43et éditorialistes
15:44soient majoritairement de gauche
15:46ou d'extrême-gauche.
15:47Moi, j'ai une question.
15:48Maintenant que la preuve est faite,
15:49c'est assumé aujourd'hui.
15:50Il est assumé qu'aucun journaliste
15:52qui n'est pas gauchiste
15:54peut s'exprimer sur la radio
15:55du service public
15:57financé à hauteur de 4 milliards d'euros
15:59par le contribuable français.
16:02En fait, c'est-à-dire que
16:04tous ceux qui estiment
16:07qu'ils ne sont pas dans leur cercle
16:09de responsabilité,
16:10de respectabilité,
16:12excusez-moi,
16:12ne sont pas dignes
16:13de passer sur leur radio
16:14et se font expulser
16:15avant même qu'ils fassent leur preuve.
16:17On parlait très justement
16:18de censure préventive.
16:19Aujourd'hui,
16:20qu'est-ce que fait
16:20la ministre de la Culture, surtout ?
16:22C'est Mme Pégar.
16:23Mais je ne comprends même pas
16:24que Mme Pégar, en urgence,
16:26n'ait pas communiqué
16:28en disant
16:29je vais réunir
16:30dès lundi matin
16:31toute la direction
16:32de France Inter.
16:34Il est impossible
16:35que M. Charles Sapin
16:36n'ait pas une place
16:38et une chronique
16:39sur la radio
16:41du service public
16:42première radio de France.
16:43C'est l'argent
16:44du contribuable français.
16:464 milliards,
16:46c'est l'ensemble
16:47de l'audiovisuel public.
16:49Mais je disais,
16:49Radio France,
16:50je crois que c'est entre
16:50780 et 800 millions d'euros.
16:53Et France Inter,
16:54c'est entre 100 et
16:55120 millions d'euros.
16:57Mais c'est quand même
16:58incroyable.
16:59Et on va écouter
17:01Jordan Bardella.
17:03Ça donne raison
17:04à ceux
17:05qui disent
17:08privatisation.
17:08Jordan Bardella.
17:11Le pluralisme
17:12n'existe plus
17:12et que
17:15en réalité,
17:15la maison de la radio
17:16a été privatisée
17:17par la gauche
17:18qui déteste
17:19la démocratie,
17:20qui n'aime pas
17:21le pluralisme
17:21et qui considère
17:23qu'à partir du moment
17:23où vous êtes en désaccord
17:24avec eux,
17:25il ne peut pas y avoir
17:25d'opinion,
17:27je ne vais pas dire
17:27contraire,
17:28mais au moins
17:28d'opinion plurielle
17:30sur le service public.
17:31Ça pose un véritable problème.
17:34Et vous connaissez
17:35notre souhait
17:37de privatiser
17:37l'audiovisuel public
17:39parce que je crois
17:40que le contribuable français
17:43n'a pas lieu
17:44de financer
17:45un média
17:46qui devrait être
17:47un média respectueux
17:48de la liberté d'expression
17:49et du pluralisme
17:49qui est en réalité
17:52le porte-voix
17:54de la gauche.
17:55Et ce qui est intéressant
17:56c'est d'avoir
17:56la levée de boucliers
17:58mais c'est seulement
17:59les personnalités
18:00de droite.
18:00C'est encore fascinant
18:01ce rapport
18:02à la démocratie.
18:03C'est fou.
18:04Le bloc central
18:05pourrait aussi
18:06se soulever.
18:07Bruno Retailleau,
18:08brillante leçon
18:08de liberté
18:09par Charles Sapin.
18:10Toute cette histoire,
18:11tout ce petit théâtre
18:12antifasciste.
18:13Théâtre antifasciste,
18:14c'était la formule
18:15de Lionel Josselin
18:17pourrait presque être
18:17raisible
18:18s'il n'était pas financé
18:19par les impôts
18:20des Français.
18:21Les Français sont en train
18:22de crever la bouche ouverte
18:23avec cette paupérisation
18:25de la société
18:27et vous allez demander
18:28de subventionner
18:29France Inter.
18:29Mais à fouera !
18:30Marine Le Pen,
18:32un service public
18:32digne de ce nom
18:33doit représenter
18:34tous les Français.
18:35L'argent des contribuables
18:36ne peut être détourné
18:37pour servir
18:38certains camps politiques
18:39à fortiori
18:40en période électorale.
18:42Éric Ciotti,
18:43Charles Sapin
18:43et le pluralisme
18:44ont finalement été sacrifiés
18:45par la direction
18:45de Radio France.
18:46J'apporte tout mon soutien
18:47à ce courageux journaliste.
18:49La preuve est faite
18:50qu'aucun journaliste
18:51qui n'est pas gauchiste
18:52ne peut s'exprimer
18:53sur la radio
18:53du service public
18:54financé par tous
18:56les Français.
18:58Autre réaction,
18:59celle de David Lissnard.
19:00Il est inouï
19:01qu'un tel sectarisme
19:02l'emporte à France Inter.
19:04Il est scandaleux
19:05que le service public
19:06devienne de fait privatisé
19:07par l'extrême gauche.
19:08Il est inadmissible
19:10que le pluralisme
19:11ne puisse s'y exprimer.
19:12Je serais curieux aussi
19:13de voir la réaction
19:14de l'ARCOM
19:15dans ces cas-là
19:16plutôt que de se concentrer
19:18j'allais dire
19:19exclusivement sur nous.
19:21Ce serait excessif.
19:21Je me ferais
19:22ARCOMiser pour dire ça.
19:23Mais plutôt
19:24Modérez-vous.
19:25Je me modère.
19:26Automodérez-vous.
19:27Mais que va faire
19:28l'ARCOM dans cette situation ?
19:30Encore une fois,
19:30c'est la première radio de France.
19:32On est à 7 mois
19:33de la présidentielle,
19:34la présidentielle
19:34peut-être la plus importante
19:36depuis 1958.
19:38Et vous avez
19:39un média
19:39qui est gouverné,
19:41je mets des guillemets,
19:42par les syndicats
19:43qui considèrent
19:45que Charles Sapin,
19:46qui est un journaliste
19:46qui est aujourd'hui
19:48dans un média de droite,
19:49n'a pas le droit
19:50d'avoir une chronique
19:51de 2030
19:52qui représente 0,025%
19:54du temps d'antenne
19:57sur la radio.
19:58Oui, mais comme vous venez
19:59de le dire, Elliot,
20:00ce qui est intéressant aussi,
20:01c'est l'absence de réaction
20:03du bloc central.
20:04Pourquoi ?
20:04Parce qu'en réalité,
20:05aujourd'hui,
20:06le bloc central,
20:07il est favorable
20:08à ce type de censure
20:10de la part des médias publics.
20:11Et en fait,
20:12ça s'inscrit aussi
20:13dans une stratégie
20:14où le bloc central
20:15a tellement peur
20:16de perdre le pouvoir
20:17qu'il met en place
20:18toute une série de choses
20:19précisément pour ne pas le perdre.
20:21On l'a vu
20:21avec les nominations politiques
20:23au Conseil constitutionnel
20:24à la Cour des comptes
20:25ou autre.
20:26On le voit
20:27dans la volonté
20:27d'interdire
20:28les réseaux sociaux
20:29au moins de 15 ans
20:30qui est en fait
20:31le début d'une censure
20:33sur l'ensemble
20:33des réseaux sociaux
20:34puisque pour prouver
20:35que vous avez moins de 15 ans,
20:37il faudra montrer
20:38votre carte d'identité
20:39ou une identité.
20:40Et on voit bien
20:41qu'au niveau des médias,
20:42excusez-moi Elliot,
20:43mais moi je crois
20:43qu'il y a clairement
20:44une volonté
20:44de s'en prendre
20:45à CNews
20:46et de fermer CNews
20:47qui est aujourd'hui
20:48le média alternatif
20:50et le seul
20:51par rapport
20:52à une pensée unique
20:53qu'on voit
20:53non seulement
20:54dans les médias publics
20:55mais aussi
20:55dans des médias privés.
20:57Effectivement,
20:58j'ai vu des ministres
20:59s'intéresser plus
21:00à CNews
21:01et des chroniqueurs
21:02ou chroniqueuses
21:02de CNews
21:03que de s'intéresser
21:04à Charles Sapin.
21:05Et encore une fois,
21:06j'imagine que
21:07tous les services
21:08du ministère de la Culture
21:09ne sont pas
21:10à la prochaine ouverture
21:11d'un restaurant
21:13ou d'un théâtre
21:14ou d'un concert
21:15ce soir
21:16mais qu'ils sont
21:17en train d'organiser
21:17une réunion de crise
21:18pour recevoir
21:19la direction de France Inter
21:20dès lundi matin
21:21et que le communiqué
21:22qui doit être rendu
21:24par Madame Pégard
21:24il sera publié
21:26aux alentours
21:27de 20h30
21:28ou alors on vit
21:29dans un monde
21:30orwellien
21:30dirigé par des syndicats
21:32notamment à France Inter.
21:34Je vous propose
21:35une séquence
21:35qui est l'une des séquences
21:36les plus lunaires
21:37que j'avais vu
21:37de ces dernières semaines.
21:39C'est Madame Pégard
21:40la directrice
21:40de la rédaction
21:41qui va sur le plateau
21:43de France Inter
21:43interrogée
21:44pendant toute cette séquence
21:45par une journaliste
21:46qui lui dit
21:47j'ai reçu
21:48beaucoup de messages
21:49C'est Madame Pégard
21:50Oui Madame Pégard
21:50J'ai dit quoi ?
21:51Pégard
21:52Pégard
21:52Pardonnez-moi
21:53mais effectivement
21:54j'ai confondu
21:56et c'est la Pravda
21:57c'est le 10 septembre dernier
21:58en pleine crise
22:00et il y a une émission
22:01c'est qu'il s'appelle
22:01La Médiatrice
22:02La Médiatrice
22:03donc elle dit
22:04j'ai reçu
22:04beaucoup de messages
22:05les gens sont choqués
22:07choqués de voir Charles Sabin
22:09et elle va être obligée
22:10de s'excuser
22:11c'est vraiment
22:12de faire le doron
22:13écoutez
22:15Comment avez-vous pu embaucher
22:16le numéro 2
22:17de Valeurs Actuelles
22:18au nom du pluralisme
22:19Valeurs Actuelles
22:20est un média condamné
22:22pour racisme
22:22je suis indignée
22:24fin du message
22:25alors Céline Pigalle
22:26pouvez-vous nous expliquer
22:27votre choix ?
22:28Absolument
22:29je suis très heureuse
22:30de pouvoir expliquer ce choix
22:31à la veille de l'été
22:32alors que nous étions
22:34en train de boucler
22:34la grille de rentrée
22:36j'ai eu le souhait
22:37de donner la parole
22:38à différents points de vue
22:39en matière géopolitique
22:41en matière économique
22:42et en matière politique
22:44pour ce qui concerne
22:46l'édito politique
22:47dont je souhaitais
22:48qu'il représente
22:49les idées
22:50et les valeurs
22:51de la droite républicaine
22:53j'ai pensé à Charles Sabin
22:55qui est un journaliste
22:57qualifié
22:57sérieux
22:58responsable
22:59apprécié de ses pairs
23:01et qui
23:02au moment
23:03où j'en ai eu l'idée
23:04était journaliste
23:05au point
23:07et j'apprends
23:09que Charles Sabin
23:10rejoint Valeurs Actuelles
23:13au fond
23:14ce qu'ont vécu
23:14les auditeurs
23:15avec cette annonce
23:15je l'ai vécu moi aussi
23:17j'ai immédiatement
23:18appelé Charles Sabin
23:19pour lui dire
23:19qu'est-ce que c'est
23:20que cette histoire
23:21Valeurs Actuelles
23:21avec ce qui s'est passé
23:23et Charles Sabin
23:24m'a dit
23:26précisément
23:27si je rejoins
23:27Valeurs Actuelles
23:28aujourd'hui
23:28comme directeur adjoint
23:30c'est parce qu'on m'a demandé
23:32de venir rejoindre ce titre
23:33pour en changer
23:34la ligne éditoriale
23:36pour tourner
23:37la page de ses érances
23:38pour en finir
23:39avec ses provocations
23:41et pour finalement
23:43lui permettre
23:44de redevenir
23:46un titre honorable
23:47un titre honorable
23:49par ailleurs
23:50ça a été démontré
23:50ce qu'elle raconte
23:51mais évidemment
23:52et c'est le 10 septembre
23:53dernier
23:53mais madame Pigalle
23:54elle doit quitter
23:55la direction de France Inter
23:57mais la question
23:58c'est qui va
23:58alors je pense savoir
24:00qui dirige France Inter
24:01désormais
24:01c'est la section locale
24:03de la CG
24:03et la France Insoumise
24:05la CG
24:05qui jubile
24:06vous avez vu la France Insoumise
24:07sur Twitter
24:07ils sont tous
24:08c'est extraordinaire
24:09ils ont tous ouvert
24:11ils s'abraient le champagne
24:13on défend la maison
24:14mais extraordinaire
24:16je résume
24:17victoire des salariés
24:18antifascistes
24:19face à la direction
24:20de France Inter
24:21dit Antoine Léomand
24:22on va en découvrir d'autres
24:24Thomas Porte
24:25victoire
24:26la mobilisation des salariés
24:28de Radio France
24:28à payer
24:28bravo à eux
24:29l'éditorialiste sapin
24:31plume du journal
24:31raciste
24:32valeurs actuelles
24:33est sortie de l'antenne
24:34on va voir un autre message
24:36peut-être
24:36Manuel Bompard
24:37non mais c'est
24:38la grande vadrouille
24:39un bel exercice
24:40de victimisation
24:41qui esquive
24:43la question centrale
24:44le directeur
24:44de la rédaction adjoint
24:45d'un journal
24:46condamné
24:47pour incitation
24:47à la haine raciale
24:48a-t-il sa place
24:49sur le service public
24:51Geoffroy Lejeune
24:52quand vous voyez
24:52Madame Pigalle
24:53qui vous avait recruté
24:54si mes souvenirs sont bons
24:55sur BFM
24:55non ?
24:56ce qui me fait hurler de rire
24:57c'est qu'elle fait allusion
24:59à un passé ténébreux
25:00de valeurs actuelles
25:01que j'ai incarné
25:01puisque je dirigeais le journal
25:02à l'époque
25:02de cette période
25:03Oni
25:03et à l'époque
25:04elle était patronne
25:05de BFM TV
25:06et après
25:07ces épisodes
25:09de valeurs actuelles
25:10elle m'a recruté
25:10à BFM TV
25:11donc à l'époque
25:11ça la dérangeait
25:12beaucoup moins
25:12en effet
25:12alors on va continuer
25:14d'en parler quelques instants
25:15parce que ça c'est
25:16le monde journalistique
25:17mais il y a eu aussi
25:18le monde culturel
25:19qui s'est mobilisé
25:21les grands défenseurs
25:22de la liberté d'expression
25:23la pétitionnite
25:24la pétitionnite aiguë
25:26on va en parler
25:27dans quelques instants
25:28et vraiment
25:28la question que je veux
25:29vous poser
25:29c'est qu'est-ce qu'on fait
25:30maintenant ?
25:31une fois que ça éclabousse
25:33comme ça
25:33qu'est-ce qui doit se passer
25:35pour France Inter
25:36et pour le service public ?
25:38On se pose la question
25:38juste après la pub
25:39à tout de suite
25:46On revient en longueur
25:48sur ce fait majeur
25:50et Charles Sapin
25:51qui décide
25:52de ne pas se soumettre
25:53à la soumission
25:54de la direction
25:55de France Inter
25:56qui a plié
25:57face
25:57au syndicat
25:59des journalistes
26:00et à la rédaction
26:00de France Inter
26:01Charles Sapin
26:03n'a donc pas le droit
26:04de citer
26:04le dimanche matin
26:05à 7h42
26:07pour 2 minutes 30
26:08d'une chronique
26:09la première
26:09c'était sur
26:10l'intelligence artificielle
26:12la seconde
26:13citée
26:14sur la dette
26:15et le budget
26:15il n'y en aura pas
26:16de troisième
26:17ni de quatrième
26:18Charles Sapin
26:18n'a plus le droit
26:19des thèmes hautement fascistes
26:20je trouve qu'effectivement
26:22il a quand même poussé
26:23le bouchon un peu loin
26:24je trouve qu'il y a un côté
26:25un peu Elon Musk
26:26chez Charles Sapin
26:27et pour reprendre la formule
26:29de Sandrine Rousseau
26:30n'en déplaise à l'arcom
26:31mais je présente déjà
26:32mes excuses
26:33pour ses grossièretés
26:34Sandrine Rousseau a dit
26:35que c'était un connard
26:36de suprémaciste
26:36il y a peut-être ça
26:39chez Charles Sapin
26:41plus sérieusement
26:42revenons
26:42parce que c'est d'une gravité
26:43sans nom
26:44puisque c'est l'argent
26:45des français
26:45encore une fois
26:46citée
26:47étant de médias privés
26:48chacun fait ce qu'il veut
26:49et ce qu'il entend
26:50exemple de Radio Nova
26:51voilà
26:54monsieur Pigasse
26:54a le droit
26:56de ce qu'il veut
26:57avec Radio Nova
26:58et ça marche plutôt bien
26:59et d'ailleurs
27:00ça marche tellement bien
27:01qu'il peut partir en vacances
27:02dans des très beaux endroits
27:04avec sa compagne
27:05et j'en suis très heureux
27:06pour lui
27:07et il reste de gauche
27:08évidemment
27:09même quand ça coûte
27:10très cher les vacances
27:13et qu'on va très très loin
27:14on peut rester de gauche
27:16je vous propose
27:17parce que c'est tout un système
27:18de réécouter
27:19ce qu'avait fait
27:20Quotidien
27:21et Paul Gassnier
27:22le 6 septembre dernier
27:23sur Charles Sapin
27:25alors que Charles Sapin
27:27avait lui-même été invité
27:28à plusieurs reprises
27:30sur le plateau de Quotidien
27:33aujourd'hui
27:33en intégrant
27:34le numéro 2
27:35de Valeurs Actuelles
27:35à son équipe
27:36France Inter
27:36a donc cédé
27:37à Charles Laloncle
27:38quoi qu'on en pense
27:39c'est une victoire
27:40symbolique certes
27:41mais une victoire quand même
27:42de l'extrême droite
27:43et d'ailleurs
27:44je me permets d'ajouter
27:45que l'arrivée de Charles Sapin
27:46arrive au même moment
27:47que l'éviction de Thomas Legrand
27:48l'éditorialiste historique
27:49de France Inter
27:50qui est lui
27:50classé à gauche
27:51et ce choix s'est croisé
27:52forcément symboliquement
27:53c'est pas terrible
27:55ah oui c'est vraiment pas terrible
27:56c'est vrai que Thomas Legrand
27:58qui négocie
27:59échange
28:00joue les conseillers
28:02de l'ombre
28:02dans un café
28:03avec monsieur Patrick Cohen
28:04Patrick Cohen
28:05qui est resté silencieux
28:06non pour Charles Sapin
28:07dites le moi
28:07Geoffroy Lejeune
28:08je crois qu'il a eu raison
28:09là quand même
28:09Patrick Cohen
28:12n'a pas défendu
28:13Charles Sapin
28:14non quand même pas
28:14non non
28:15mais les stars de France Inter
28:17ont-elles défendu
28:18Charles Sapin
28:19non personne
28:19parce que par exemple
28:20sur BFM
28:21c'est une grande prudence
28:22sur BFM
28:24Sonia Mabrouk
28:25est attaquée
28:26par les syndicats
28:26de journalistes
28:27vous avez les têtes
28:28d'affiches
28:29qui soutiennent
28:30qui la défendent
28:31mais là
28:32j'ai pas cette impression là
28:33donc les chevaliers blancs
28:35de la maison rouge
28:36restent très discrets
28:38bon écoutez
28:39c'est surprenant
28:39il y a une chose
28:40qui me choque énormément
28:43dans ce qu'on a entendu
28:44dans la première partie
28:45de l'émission
28:46c'est la conception
28:47que ces gens ont
28:48du pluralisme
28:48c'est à dire que
28:49quand vous entendez
28:49par exemple
28:50Madame Pigalle
28:50qui dit
28:51attention je l'ai recruté
28:52mais il était au point
28:53à l'époque
28:53ensuite elle parle
28:54de droite honorable
28:55de journal honorable
28:56ça veut dire
28:57qu'en gros
28:58ce qui est toléré
28:59dans l'expression
29:01des courants de pensée
29:02du pays
29:02c'est quelque chose
29:03qui va jusqu'au journal
29:04Le Point
29:04et jusqu'à la droite
29:06j'imagine
29:06qu'ils appellent
29:07républicaine
29:07c'est à dire
29:08celle de Bruno Retailleau
29:09encore qui doit être
29:09parfois un petit peu limitée
29:11oui
29:11mais vous avez
29:12dans ce pays
29:13si on écoute
29:13si on regarde les sondages
29:1535% des gens
29:16qui s'apprêtent à voter
29:16plus à droite que ça
29:17c'est à dire
29:18peut-être même 40
29:19si vous additionnez
29:19Zemmour et Marine Le Pen
29:21ça veut dire
29:21qu'ils assument
29:22si vous les écoutez bien
29:24de priver
29:24de représentation
29:25sur un média public
29:2640% des gens
29:27qui ne se reconnaissent pas
29:28dans le courant de pensée
29:29de la droite respectable
29:30ni dans les courants de pensée
29:31de la gauche
29:3140% qui payent
29:32et qui payent malgré tout
29:34je trouve ça incroyable
29:35nous on est dans
29:36des médias privés
29:37mais si demain
29:39vous avez la responsabilité
29:40Eliott
29:40et moi c'est pareil
29:40de gérer par exemple
29:42la couverture médiatique
29:43de la campagne présidentielle
29:44sur France 2 par exemple
29:45de manière absolument évidente
29:47vous allez vous débrouiller
29:48pour aller convaincre
29:48quelqu'un
29:49qui représente
29:49la France insoumise
29:50ou ce courant de pensée là
29:51d'être présent autour de la table
29:52parce que tous les français
29:53ont payé pour ce service public
29:55et que vous avez envie
29:55que le débat ressemble
29:56à ce qui traverse la société
29:58et bien eux
29:58ils assument l'inverse
30:00ils assument l'inverse
30:01et c'est pour ça
30:01que je me demande
30:02ce que peut faire l'ARCOM
30:04et je me demande
30:04ce que peut faire
30:05la ministre de la culture
30:07madame Pégard
30:08qui reste extrêmement silencieuse
30:10et je me demande également
30:12ce que peuvent faire
30:12les responsables politiques
30:14les députés
30:14il y a un projet
30:16de loi de finances
30:16qui va être débattu
30:17à l'Assemblée nationale
30:18vous allez dire quoi
30:19aux français
30:20vous allez dire
30:20à l'agriculteur
30:21on vous donne pas
30:23les subventions
30:24et les aides
30:25parce qu'on a plus d'argent
30:26en revanche
30:27on a 100 à 120 millions d'euros
30:29à donner
30:30à France Inter
30:31mais les français
30:33vont devenir fous
30:34il y a de beaux amendements
30:37qui pourraient être rédigés
30:39oui
30:39sur le thème
30:40on prend cet argent
30:41et on le donne
30:43par exemple
30:43aux personnes âgées
30:44qui vont être
30:45elles pénalisées
30:46par le budget
30:47au lieu de taper
30:49sur les vieux
30:49on va peut-être
30:50récupérer de l'argent
30:51chez des gens
30:52qui ne sont pas
30:52des républicains
30:53j'insiste là-dessus
30:55la république
30:56c'est le dialogue
30:58et dès lors
30:59que l'on décide
31:00que la moitié du pays
31:01n'est pas respectable
31:02et qu'on ne parle pas
31:03avec eux
31:04on change de système
31:05on rentre dans une sorte
31:06de système
31:08illibéral
31:10mais on ne dira
31:10jamais ça d'eux
31:11parce qu'eux
31:12ils sont naturellement
31:14représentants du bien
31:14mais un système
31:16dans lequel
31:18la moitié du pays
31:19n'est pas entendable
31:20n'a pas le droit
31:21n'a pas accès
31:22aux médias nationaux
31:24c'est quelque chose
31:24qui me choque profondément
31:25parce que
31:26ça me rappelle
31:28rappelez-vous
31:28Elliot
31:29le discours
31:30de
31:32J.D. Vance
31:34à Munich
31:34l'année dernière
31:35excellente référence
31:36il a dit
31:38il se passe des choses
31:39illibérales en Europe
31:40vous êtes en train
31:40de perdre
31:42la notion de démocratie
31:44mais c'est
31:44ça avait fait hurler
31:46tous les bien-pensants
31:47en Europe
31:47il avait parlé d'ingérence
31:49les gens avaient pleuré
31:50comment l'Amérique
31:51insulte l'Europe
31:52qui a été le berceau
31:53de la démocratie
31:54mais c'est pas la démocratie
31:55quand l'argent public
31:57confisque
31:57un média comme France Inter
31:59qui est le plus diffusé
32:00de France
32:00parce que les autres
32:02chaînes privées
32:02ont beaucoup de mal
32:03à être diffusées
32:03dans toutes les régions de France
32:04France Inter
32:05a un monopole
32:06de diffusion nationale
32:08et si cette chaîne
32:09est uniquement
32:11réservée
32:11à ceux qui pensent
32:12comme eux
32:13pour moi
32:14c'est pas de la démocratie
32:15ça n'est pas de la démocratie
32:17on est sur une pente
32:19qui n'est pas bonne
32:19c'est pas de la démocratie
32:21et c'est d'autant moins
32:22de la démocratie
32:23qu'on voit qu'aujourd'hui
32:24que ceux qui sont au pouvoir
32:25sont les seuls
32:26à ne pas réagir
32:27c'est-à-dire
32:27on a eu
32:28la réaction
32:29de Jordan Bardella
32:30et d'autres députés
32:31du Rassemblement National
32:32on a eu la réaction
32:33de LFI
32:34et le centre
32:36on pourrait même parler
32:36d'extrême centre
32:37est quand même
32:38étrangement absent
32:39or ils n'ont
32:40les mêmes
32:41que le mot
32:42démocratie
32:43à la bouche
32:43quand vous les entendez
32:44ce sont eux
32:45qui défendent la démocratie
32:46face aux soi-disant
32:47d'extrême
32:48moi ce qui me rassure
32:50Elliot
32:50c'est qu'aujourd'hui
32:51on vient immédiatement
32:52de trouver 4 milliards
32:53pour M. Lecornu
32:54mais vous imaginez
32:56l'injustice
32:57pour des journalistes
32:58honnêtes
32:59qui sont actuellement
33:00à France Télévisions
33:01qui souffrent
33:03évidemment
33:03et qui souffrent
33:04de la mainmise
33:05de ces syndicats
33:06je ne parle pas de France Inter
33:07ça a été voté à l'unanimité
33:08c'est ça
33:09il y a une vraie question
33:09vous avez l'audiovisuel public
33:11et puis dans l'audiovisuel public
33:13vous avez des services
33:14qui ne méritent peut-être pas
33:16cette privation
33:18des subventions
33:20on ne les entend pas
33:21aujourd'hui
33:21mais c'est pour ça
33:22que je vous parle
33:23uniquement de France Inter
33:25puisque France Inter
33:26ne respecte pas
33:27la promesse de pluralisme
33:28et que les syndicats
33:30ne le font pas
33:30mais ce qui est fou
33:31il y a des grands hommes
33:33qui parlaient
33:34j'essayais d'aider
33:36humblement
33:36ce qui est fou
33:37c'est qu'à la fin du printemps
33:41je pense qu'on s'en souvient ici
33:42on avait cru déceler
33:44quelques petits signes
33:45d'ouverture
33:45très timides
33:46mais qu'on avait mis sur le compte
33:48effectivement de la commission
33:49à l'oncle
33:50et il y avait eu
33:51quelques annonces
33:52quelques faits
33:53sur le service public
33:54qui nous avaient fait dire
33:55à l'époque
33:55que peut-être
33:56qu'ils allaient un peu bouger
33:57et en fait
33:59l'été est passé par là
34:00et c'est le contraire
34:01la question des subventions
34:03à France Inter
34:04va se poser
34:05c'est évident
34:07Olivier Babaut
34:08économiste
34:08qui n'est pas
34:09qui ne fait pas partie
34:11de l'international réactionnaire
34:12c'est la droite honorable
34:14c'est la droite
34:15vous savez
34:16label de confiance
34:17ou pas
34:17il a la carte
34:18ok
34:19Olivier Babaut dit quoi
34:20donc sur France Inter
34:21le pluralisme
34:21c'est non
34:22bon
34:22mais pourquoi
34:23le citoyen français
34:24devrait-il financer
34:25un discours
34:26partisan
34:27avec ses impôts
34:28c'est une question de bon sens
34:29c'est la seule question
34:31qu'on devait se poser
34:32en fait il faudrait
34:33prendre le nombre
34:34de chroniqueurs politiques
34:35à France Inter
34:36voir le paysage politique
34:38un peu comme
34:39pour le temps de parole
34:40et offrir la même possibilité
34:42pour les chroniqueurs de droite
34:44comme pour les chroniqueurs de gauche
34:45ça me paraît être
34:46là aussi du bon sens
34:48Geoffroy Lejeune
34:49vous ne pouvez pas le faire comme ça
34:50et bien écoutez
34:51à ce moment là
34:51évitez de me faire payer ça
34:53la seule chose utile
34:54que devrait faire le gouvernement
34:55c'est de
34:56fermer la chaîne
34:57en disant
34:58c'est pas acceptable
34:58c'est pas une chaîne démocratique
35:00ou alors on la privatise
35:01quelqu'un
35:02si vous avez des gens de gauche
35:03comme M. Pigasse
35:04et quelques autres
35:04allons-y
35:05c'est le
35:06mais effectivement
35:07ils vont vous sauter
35:08c'est Radio Nova
35:09Geoffroy Lejeune
35:09qu'est-ce qu'on peut faire
35:10et ce sera la dernière question
35:11que je vous pose
35:12qu'est-ce qu'on peut faire
35:13pour que France Inter
35:14ne soit pas
35:15entre les mains
35:16des syndicats
35:18de gauche
35:19qui sont appuyés
35:21et alimentés aussi
35:23par la France Insoumise
35:24qui applaudit
35:24des deux mains
35:25cette situation
35:26et qu'aujourd'hui
35:27on est une direction
35:29impuissante face aux syndicats
35:30alors en l'état actuel des choses
35:31déjà
35:32on est censé avoir
35:33un gendarme
35:34de l'audiovisuel
35:34qui s'appelle l'Arcom
35:36sur la question du pluralisme
35:37par exemple
35:37il est censé y veiller
35:38il est très très très
35:40comment dire
35:40très alerte
35:41pour veiller sur le pluralisme
35:42sur votre plateau Elliot
35:43mais par contre
35:43sur la représentation politique
35:45à France Inter
35:46ou au éditorial
35:47des courants de pensée
35:48à France Inter
35:48il n'y a personne
35:49donc déjà eux
35:50devraient faire leur boulot
35:50ensuite il y a une élection présidentielle
35:52et il y aura forcément
35:52des projets sur le sujet
35:53qui vont s'affronter
35:54moi je pense
35:55je suis exactement
35:56comme Amine El Khatmi
35:56je pense en fait
35:57aujourd'hui
35:58on est à quelques mois
35:59après la commission
36:00d'enquête de Charlon
36:00et je trouve que finalement
36:01il est assez modéré
36:02dans ses conclusions
36:03vous lisez ce qu'il a écrit
36:04parce que lui
36:05il voulait garder un service public
36:06il voulait rationaliser
36:08il voulait regrouper etc
36:09mais il n'était pas
36:09sur une solution très radicale
36:11avec ce qui est en train
36:12de se passer aujourd'hui
36:12je me dis que finalement
36:13la seule chose je pense
36:14pour laquelle il y a
36:17une vraie raison
36:17de garder un service public
36:18c'est l'outre-mer
36:19l'outre-mer
36:19s'il n'y a pas de service public
36:20il n'y a pas de chaîne
36:24de couverture
36:25de ce qui se passe là-bas
36:26il y aura une invisibilisation
36:28à part ça
36:28payer à perte
36:30pour quelque chose
36:31qui sinon n'existerait pas
36:31je ne vois pas
36:32France Inter sincèrement
36:33qu'est-ce qu'ils font de mieux
36:34que RTL, Europe 1
36:36et RMC
36:37ils font le même métier
36:39c'est juste qu'ils le font
36:39en ayant privatisé
36:40pour leurs idées
36:41l'argent des français
36:41Eva Duparc
36:42alors vous parliez
36:44des recommandations
36:45un peu qu'on pouvait faire
36:46pour construire
36:48le pluralisme
36:48à l'intérieur
36:49donc de Radio France
36:50moi je pense par exemple
36:52au rapport à l'oncle
36:52qui pensait
36:53une clause de neutralité
36:54dans les contrats
36:55mais il y a aussi
36:57vous parliez de l'ARCOM
36:58très justement
36:58il y a eu une mise en demeure
36:59de l'ARCOM cet été
37:00d'ailleurs envers Radio France
37:02parce que
37:0360% du temps de parole
37:04du RN
37:05était entre minuit
37:06et 5h59
37:07je veux dire
37:08maintenant il faut que l'ARCOM
37:09se réveille réellement
37:10et qu'elle se saisisse du sujet
37:11alors les français
37:13qui nous regardent
37:13pourraient se dire
37:14attendez là
37:15vous êtes en train de faire
37:16un débat parigo-parisien
37:18sur des journalistes
37:20qui parlent
37:20à des journalistes
37:21d'une situation
37:22entre journalistes
37:24et certains
37:25pourraient se dire ça
37:26à juste titre
37:26la question c'est que là
37:28on ne parle pas
37:29d'une chaîne
37:30ou d'un média privé
37:31c'est l'argent
37:32des contribuables
37:33c'est
37:34la question
37:35de
37:37qu'est-ce qu'on doit faire
37:38des milliards
37:39qui sont demandés
37:40aux français
37:40où est-ce qu'ils sont
37:42alloués
37:43et où est-ce qu'ils sont
37:44redistribués
37:45et c'est la première
37:47radio de France
37:47qui arrose la totalité
37:49du pays
37:49bon
37:50voilà ce qu'on pouvait dire
37:51ce soir sur ce sujet
37:52et puis si
37:53avant 21h
37:55madame Pégar
37:56la ministre de la culture
37:57réagit
37:58et bien
37:58je vous promets
37:59que je vous donnerai
38:00sa réaction
38:01et je l'invite
38:02publiquement
38:03bien sûr
38:03à réagir
38:05et venir sur le plateau
38:06demain dans l'heure des pros
38:07pour nous dire
38:08ce qu'elle pense
38:09de l'éviction
38:09de Charles Sapin
38:11elle a une grande capacité
38:12de survie
38:13et bien écoutez
38:13on va voir
38:14en tous les cas
38:15j'espère qu'elle sera
38:17bienvenue sur ce plateau
38:18parlons justement
38:19du budget
38:20et là je me tourne
38:22vers vous
38:23monsieur le ministre
38:24parce que
38:24le papier des échos
38:26m'inquiète
38:27grandement
38:28les impôts vont
38:29augmenter
38:30et la dette
38:31va s'envoler
38:32j'ai lu
38:33Sébastien Lecornu
38:34le vendredi
38:35qui disait
38:35il n'y aura pas
38:36d'augmentation
38:37des niches fiscales
38:38visiblement
38:39les impôts vont augmenter
38:40la dette va s'envoler
38:41et le chiffre
38:42qui fait
38:42là aussi
38:43qui donne le vertige
38:43121,7%
38:46en 2027
38:47c'est plus du double
38:49de la limite
38:50européenne
38:51de 60%
38:52et je parle
38:53de la dette
38:54du PIB
38:55français
38:56c'est à dire
38:57qu'on dépasse
38:58l'Espagne
38:59et l'Italie
38:59des armées
39:00je crois
39:00ce qui est vraiment
39:02gravissime
39:02c'est que
39:03tout a dérapé
39:04tout a dérapé
39:06le déficit
39:07en 2026
39:09déficit budgétaire
39:105,4
39:125,4
39:15la dette
39:17comme vous l'avez dit
39:18atteint
39:19120%
39:21et 121
39:22l'année prochaine
39:27les impôts
39:28vont passer
39:29de 42%
39:31à 43,9%
39:33donc tout monte
39:35les impôts
39:36montent
39:36les déficits
39:37augmentent
39:38on est dans
39:39une situation
39:40qui est extrêmement
39:42sérieuse
39:42sous le regard
39:44de gens
39:45qui nous prêtent
39:46de l'argent
39:47il faut savoir
39:47que quand on présente
39:48un déficit
39:49de 5,4%
39:50ça veut dire
39:51concrètement
39:52150 milliards
39:53d'euros
39:53en moins
39:54il nous manque
39:55150 milliards
39:57on est en déficit
39:58de 150 milliards
39:59et qu'est-ce qu'on fait
40:00on en emprunte
40:02sur les marchés
40:03310 à 340 milliards
40:05supplémentaires
40:06donc le trou
40:07c'est 400 milliards
40:09donc il n'y a plus
40:10un sou
40:11pour faire quoi que ce soit
40:12pour investir
40:13le train de vie
40:14de la France
40:15c'est 400 milliards
40:16de déficit
40:17c'est juste sidérant
40:18donc il y a un moment
40:20où
40:21comme les Etats-Unis
40:22sont à peu près
40:22dans le même état que nous
40:23sauf qu'eux
40:24impriment le dollar
40:25il y a un moment
40:26où les marchés
40:26vont se tourner
40:27vers les dettes souveraines
40:28vont chercher
40:29le plus friable
40:30le plus faible
40:32et risquent
40:33de se tourner
40:33vers la France
40:34et c'est la grande crainte
40:35d'ailleurs du gouvernement
40:36c'est pour ça qu'ils essayent
40:37de faire toutes sortes
40:38d'adonces
40:38pour dire qu'ils sont sérieux
40:39etc
40:39les prêteurs
40:41vous savez les banques
40:42les fonds de pension
40:42et autres
40:43qui prêtent de l'argent
40:44à la France
40:44malheureusement pour nous
40:45ils sont étrangers
40:46c'est pas le cas du Japon
40:47les Japonais
40:48ils prêtent aux Japonais
40:49mais nous
40:50on est dépendant
40:51de prêteurs
40:52beaucoup anglo-saxons
40:53arabes et autres
40:54ces gens-là
40:55ils nous prêtent de l'argent
40:56tant qu'ils sont convaincus
40:57qu'on paye les intérêts
40:58on paye les intérêts
40:59le jour où il y a un doute
41:01parce que les intérêts
41:02nous auront étouffé
41:03alors là
41:04on va rentrer dans
41:05quelque chose de très désagréable
41:07je vous propose d'écouter
41:07Jordan Bardella
41:08qui a réagi
41:08pire que le socialisme
41:10le macronisme
41:10sur les questions économiques
41:12notamment
41:13un budget qui
41:16aggraverait
41:16le gaspillage
41:17d'argent public
41:18et qui
41:20augmenterait
41:21les prélèvements
41:21obligatoires
41:22sur la France
41:22du travail
41:23à la fois sur
41:24les classes populaires
41:24les classes moyennes
41:25mais aussi sur
41:26les entreprises françaises
41:27aurait des conséquences
41:28cataclysmiques
41:29pour notre économie
41:30donc nous allons
41:31proposer un contre-budget
41:32nous allons faire connaître
41:33une trajectoire budgétaire
41:35avec l'ambition de porter
41:36la plus grande opération
41:37de nettoyage
41:38et d'assainissement
41:39des finances publiques
41:39qui n'ait jamais été
41:40mise en oeuvre
41:41depuis le plan
41:43PINER-UEF
41:44et depuis le général
41:45de Gaulle
41:45parce que la France
41:46a besoin de retrouver
41:47le chemin de la raison
41:48budgétaire
41:49et donc il faut naturellement
41:51et nous porterons
41:52ces mesures
41:54diminuer le train de vie
41:55de l'Etat
41:56limiter les abus
41:57du modèle social français
41:59et notamment
41:59en réservant
42:00les prestations sociales
42:02aux citoyens
42:03et aux familles françaises
42:05en abaissant
42:06la contribution
42:06de la France
42:07au budget
42:07de l'Union Européenne
42:09en luttant
42:09contre la fraude
42:10en luttant
42:10contre les gaspillages
42:11en réduisant
42:12le nombre
42:12d'opérateurs publics
42:13qui bien souvent
42:14font doublon
42:14avec les compétences
42:15des ministères
42:16il y a beaucoup
42:16de pistes d'économie
42:17à envisager
42:18avant de taper
42:19la France qui travaille
42:20ou la France qui a travaillé
42:21et cette dette
42:22qui est désormais
42:23hors de contrôle
42:24c'est la question
42:24qu'on se pose
42:26la Belgique se porte bien
42:27pas mieux
42:29mais ce qu'il y a
42:29d'intéressant
42:30vous l'avez souligné
42:31la dette française
42:33est deux fois
42:34la norme européenne
42:35mais le budget annuel
42:37le dérapage budgétaire
42:38est aussi deux fois
42:39la norme européenne
42:40puisque normalement
42:41elle doit être limitée
42:42à 3%
42:43du PIB
42:44et effectivement
42:45les deux quinquennats
42:47du président Macron
42:49se terminent
42:49dans un désastre
42:50absolu
42:51il n'y a absolument
42:51plus rien
42:52qui fonctionne
42:53dans aucun domaine
42:54alors ce qui est intéressant
42:54c'est le carburant
42:55c'est que vous avez
42:56des pays européens
42:57qui arrivent
42:58à avoir des marges
42:59de manœuvre
42:59des leviers
43:00notamment sur les taxes
43:01les fameuses TVA
43:02qui sont baissées
43:03où on va plafonner
43:04les prix
43:05la France n'est pas capable
43:06de le faire
43:07et aujourd'hui
43:07par exemple
43:08le prix du carburant
43:10en Belgique
43:11est bien inférieur
43:11à celui en France
43:13oui il atteint
43:142,08 euros
43:16j'ai presque envie
43:17d'être belge
43:17donc oui
43:18il y a beaucoup
43:19d'inconvénients aussi
43:20je vous rassure
43:20mais quand même
43:22là aussi
43:22si vous voulez
43:23en matière de carburant
43:24contrairement à ce qu'on entend
43:25la France a des marges
43:26de manœuvre
43:27je vous donne 2 exemples
43:28aujourd'hui il y a des axes
43:30sur le carburant
43:31mais la TVA
43:32s'applique également
43:33sur les axes
43:34c'est-à-dire
43:35vous avez une taxe
43:36et après vous payez
43:37une deuxième taxe
43:38sur les axes
43:38c'est quand même
43:39absolument extraordinaire
43:40et puis une deuxième différence
43:42aussi
43:42c'est les certificats verts
43:44c'est-à-dire que dans le prix
43:45de l'essence
43:45on finance un tas
43:46d'autres choses aussi
43:47notamment des éoliennes
43:48en un mot
43:49juste un mot
43:50sur cette histoire
43:51de prix de l'essence
43:5594 pays
43:56dans le monde
43:56aujourd'hui
43:57ont baissé
43:58les taxes
43:59sur l'essence
43:59parce que la situation
44:00est impossible
44:01pour leurs ressortissants
44:0394 pays
44:04quant à la France
44:05je ne vois pas
44:06comment le gouvernement
44:06va tenir
44:07sur cette ligne
44:08et bien c'est la question
44:09qu'on se posera
44:10évidemment dans les prochains jours
44:11dans l'actualité
44:12ce sera à découvrir
44:13demain
44:14Geoffroy Lejeune
44:15et si le samedi soir
44:16vous êtes avec nous
44:16c'est aussi pour nous donner envie
44:18de découvrir le JDD
44:20et vous allez teaser
44:22le journal du dimanche
44:23on ne va pas montrer
44:24la une aujourd'hui
44:25en revanche
44:25ce qui est intéressant
44:27c'est l'entretien
44:27de Marion Maréchal
44:29qui dit
44:29je jetterai toutes mes forces
44:30dans la bataille
44:31pour que Marine Le Pen
44:32l'emporte
44:33et un peu plus loin
44:35elle balaie
44:36les fantasmes
44:37qui ont été relayées
44:38notamment par la presse
44:40de gauche
44:40à savoir des dissensions
44:41avec Jordan Bardella
44:43elle dit
44:43lors des élections
44:45législatives
44:46je participerai
44:46avec ma sensibilité
44:47et tous les français
44:48qui me font confiance
44:49à donner une majorité
44:51à Jordan Bardella
44:52pour gouverner le pays
44:53une majorité
44:54la plus large possible
44:56donc
44:57on est
44:58terminé
44:59l'idée
44:59d'une crise
45:01c'est elle
45:02ou moi
45:02avait titré
45:03je crois
45:03il y a deux semaines
45:04Libération
45:04il y a eu une grosse séquence
45:06dans cette rentrée politique
45:07où pas mal de médias
45:08ont essayé de raconter
45:09l'histoire d'une rivalité
45:10Jordan Bardella
45:11Marine Le Pen
45:13et ça a été bien alimenté
45:14d'ailleurs par certains membres
45:15du Rassemblement National
45:16anonymement dans la presse
45:17et là-dessus
45:18Marion Maréchal est venue
45:19se greffer
45:20parce qu'il est question
45:21qu'elle retrouve un rôle
45:22dans la campagne de Marine Le Pen
45:23et ça aurait fait
45:24hurler Jordan Bardella
45:25bref
45:25donc elle vient un peu raconter
45:26ce qui s'est vraiment passé
45:27et surtout qu'elle va être son rôle
45:28alors où on parle
45:29elle n'est pas vraiment
45:29dans la campagne de Marine Le Pen
45:30d'ailleurs elle le précise
45:31elle n'est pas du tout
45:32elle n'a pas de fonction
45:32etc.
45:33et elle explique
45:34qu'elle va être en soutien
45:34pendant cette campagne
45:35et qu'elle mettra
45:36toutes ses forces dans la bataille
45:37donc c'est le titre
45:37pour que Marine Le Pen
45:38soit élu
45:39mais un peu plus tard
45:39dans l'interview
45:40elle dit aussi
45:40qu'elle va faire campagne
45:41pour que Jordan Bardella
45:41soit à Matignon
45:42donc je pense qu'elle essaie
45:43de fermer un peu la porte
45:44à toutes ses critiques
45:45mais puisque vous me permettez
45:46de faire un teasing du JDD
45:47sur la conversation
45:48qu'on avait juste avant
45:49sur les questions budgétaires
45:50notre couverture
45:51je ne peux pas la montrer maintenant
45:52parce qu'elle n'est pas encore finie
45:52mais par contre
45:54elle est sur les 60 milliards
45:55engloutis par les associations
45:57c'est un rapport
45:57de l'Institut Hexagone
45:58que vous connaissez bien
45:59avec François Pirard
46:00qui vient souvent sur votre plateau
46:01qui a travaillé sur la question
46:02de combien d'argent
46:03est versé par l'État
46:04aux associations
46:05ou combien de manque à gagner
46:06grâce aux déductions fiscales
46:07pour les associations
46:09c'est 60 milliards
46:10c'est un chiffre absolument colossal
46:11c'est un peu plus
46:12que ce que cherche le gouvernement
46:13là en ce moment
46:13pour couvrir son budget
46:14et vous découvrez
46:15qu'il y a une opacité absolue
46:17sur les financements
46:17et surtout
46:18le premier poste évidemment
46:19de dépense
46:20de financement d'associations
46:21c'est le domaine de l'immigration
46:23et dans le domaine de l'immigration
46:24l'État finance des associations
46:26pour qu'elles se retournent
46:27contre lui
46:27et qu'elles fassent des actions judiciaires
46:29contre par exemple
46:30les expéditions etc
46:30je vous jure
46:31c'est vertigineux
46:32c'est à se tirer une balle
46:33mais par contre
46:34c'est un travail qui est nécessaire
46:35justement pour avoir
46:36des débats un peu éclairés
46:37sur le budget de la France
46:38c'est ce qu'on appelle
46:38le syndrome de Stockholm
46:40Mami de Katmi
46:41ce pays est fou
46:42et on peut essayer
46:43d'avoir un espoir
46:46ou du moins
46:47une source d'espérance
46:48et parce que c'est vrai
46:49que l'actualité est morose
46:51je voudrais qu'on termine
46:53et même si c'est évidemment
46:55par une actualité dramatique
46:57puisque on va parler
46:58de ces pompiers
46:59qui sont morts
47:00pour lutter contre les flammes
47:01cet été
47:02vous savez que vendredi
47:03un hommage leur a été rendu
47:04un hommage national
47:05présidé par le ministre de l'Intérieur
47:07a été rendu vendredi
47:08à Bordeaux
47:08aux deux sapeurs-pompiers
47:09professionnels
47:10morts en juillet
47:11lors d'une intervention
47:12contre un incendie
47:13à Mérignac
47:14et je vais vous proposer
47:16une séquence
47:17qui est relayée
47:19par Samuel Véduchaud
47:20il est pompier
47:20et vidéaste
47:21du 10-33
47:22si vous nous suivez régulièrement
47:24chers téléspectateurs
47:25de CNews
47:26cet été
47:26c'est vrai que
47:28ces vidéos
47:29à Charles Véduchaud
47:30ont permis
47:31à bon nombre de Français
47:33des millions de Français
47:34mais aussi dans le monde entier
47:35de voir
47:36l'effort
47:37la bravoure
47:38le courage
47:39de nos pompiers
47:40de nos soldats du feu
47:41mais aussi
47:41la solidarité
47:42des Français
47:43des agriculteurs
47:44et je vous propose
47:45qu'on voit cette séquence
47:47qui est bouleversante
47:47donc l'hommage
47:48qui a été rendu
47:49à Anthony Berthom
47:50et Wilfried Schmitter
47:52ces deux caporaux
47:53qui ont été piégés
47:54dans les femmes
47:54le 21 juillet dernier
48:21Sous-titrage Société Radio-Canada
48:44Sous-titrage Société Radio-Canada
49:10Sous-titrage Société Radio-Canada
49:19Sous-titrage Société Radio-Canada
49:37Sous-titrage Société Radio-Canada
49:39de voir cette image
49:40et c'est vrai
49:41qu'on avait promis
49:42de ne pas oublier
49:44nos sapeurs-pompiers
49:44parce que l'actualité
49:46à la rentrée
49:47on le savait déjà
49:48allait faire
49:49qu'on allait balayer
49:50toutes les problématiques
49:50pour les pompiers
49:51il ne faut surtout pas
49:52les oublier
49:53et pensons
49:54aux deux caporaux
49:55Anthony Berthom
49:56et Wilfried Schmitter
49:57qui sont morts
49:58le 21 juillet
50:00à l'âge de 34 ans
50:01et je rappelle
50:01qu'au total
50:02quatre pompiers
50:03sont morts
50:04en intervention
50:04cet été
50:05marqué par cette vague
50:06de chaleur à répétition
50:08favorisée
50:09par le changement climatique
50:11merci à tous les cinq
50:12merci à Martin Mazur
50:14qui a préparé cette émission
50:15l'info se poursuit
50:16sur CNews
50:17et nous on se retrouve
50:17demain matin

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