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Le vendredi 4 septembre 2026, Koudougou a accueilli un atelier multi-acteurs consacré à l’adaptation des formations aux besoins du secteur agroalimentaire.

Organisée par le CIDS-Burkina avec l’appui de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas, la rencontre a réuni des écoles, des entreprises et des structures d’appui pour identifier les défis, les opportunités et les pistes d’amélioration.

Les échanges ont notamment souligné la nécessité de renforcer les compétences adaptées au marché de l’emploi et de mieux valoriser les métiers agricoles auprès des jeunes.

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Transcription
00:00Les jeunes, après leur formation, qui n'arrivent pas à appliquer leur métier de base,
00:03c'est dû en grande partie à une adéquation entre la formation et ce qui s'applique sur le terrain.
00:10Nous avons besoin d'une formation en gestion d'entreprise,
00:15en management également, comment mieux structurer nos entreprises
00:22et comment mieux vendre.
00:24Parce qu'il ne suffit pas seulement de produits, mais comment vendre.
00:35Le vendredi 4 septembre 2026, Koudkou a accueilli un atelier multi-acteurs
00:41consacré au soutien au secteur agroalimentaire, aux écoles agricoles
00:47et à l'apprentissage par le partenariat.
00:50Piloté par le CIDS Burkina avec l'appui de l'ambassade du Royaume des Pays-Bas,
00:55la rencontre a réuni les acteurs de la formation et de l'agroalimentaire
01:01pour faire l'état des lieux des dispositifs existants
01:04et mieux adapter les formations aux besoins du secteur dans la région du Nando.
01:09Nous avons eu un mandat avec EKM Burkina dont l'objectif s'inscrit déjà dans la stratégie de EKM
01:21élaborant en 2023 et qui structure les interventions sur les chaînes de valeurs agricoles
01:29inclusives pour soutenir l'entrepreneuriat jeune, mais aussi la création d'emplois douxants.
01:36Au niveau de cette stratégie, il y a des besoins nouveaux qui se sont dégagés sur le terrain,
01:41notamment au niveau de l'évolution du contexte local,
01:45avec la mise en œuvre de l'offensive agro-silvopastorale.
01:50Quelles sont les formations qui sont faites ?
01:53Quels sont les centres qui forment les jeunes dans ce domaine ?
01:57Et quels profils sortent de ces centres de formation ?
02:01Où sont-ils employés ? Sont-ils efficaces sur le terrain ?
02:04On avait besoin de faire l'état de ça.
02:06Ensuite, de voir aussi quels sont les gaps à travers cet état des lieux.
02:13Dès le début des travaux, les participants ont été repartis en groupe selon leur profil.
02:20Centre et école de formation, entreprise agro-alimentaire ou agro-industrie, structure d'appui,
02:27chaque groupe a été invité à faire ressortir les principales difficultés rencontrées sur le terrain,
02:34mais aussi les opportunités et les pistes d'amélioration.
02:40A travers des outils de diagnostic et des échanges interactifs,
02:45l'atelier a permis d'analyser l'offre éducative existante,
02:49les profils formés et les besoins du secteur agro-alimentaire.
02:53Les discussions ont également favorisé le partage d'expériences et de perspectives entre les différents participants.
03:00Le secteur agro-alimentaire est vraiment une belle opportunité parce qu'il est dynamique.
03:05Quand vous regardez même là, même dans la salle actuellement,
03:07ils sont nombreux ici et beaucoup même sont des étudiantes.
03:11Ça permet à tout le monde de gagner, aux producteurs de gagner,
03:13parce qu'il n'y aura plus de produits qui vont pourrir.
03:17Après, on transforme.
03:21Les discussions ont mis en évidence la nécessité de mieux adapter l'offre de formation
03:26aux réalités du marché de l'emploi dans le secteur agro-alimentaire.
03:31Malgré l'ouverture de nouvelles filières liées à l'agro-industrie et à l'agro-alimentaire,
03:36des besoins persistent en matière de compétences adaptées
03:39et de valorisation des métiers agricoles auprès des jeunes et de leurs parents.
03:44On travaille à ce qu'il y ait une relation école-entreprise.
03:49Et le plus souvent aussi, on va axer les formations en fonction des besoins de la région.
03:55Parce que si on prend une localité donnée et qu'on forme la production d'une darée
04:02qui n'est pas consommée dans la région, il va de soi que le sortant-là ne puisse pas trouver
04:08de l'emploi.
04:13Pour certains jeunes entrepreneurs, le parcours vers l'agro-alimentaire commence loin des filières spécialisées.
04:21Une situation qui conduit certains à se former sur le terrain, parfois au prix de nombreuses difficultés.
04:28Après ma licence en géographie, je me suis lancée dans l'agro-transformation alimentaire.
04:36J'ai eu pas mal de difficultés vu que je n'ai pas eu de formation en relative avec l
04:44'agro-alimentaire.
04:46La formation a été moindre en une ou deux semaines.
04:50On ne peut pas tout savoir.
04:52Je regrette vraiment de ne pas faire la filière agro-alimentaire pour bien me spécialiser.
05:00Au terme des travaux, les échanges ont permis de dégager plusieurs enseignements
05:05sur les réalités de l'écosystème agro-alimentaire et de la formation.
05:10Les principaux défis qui empêchent les jeunes d'accéder à un emploi après leur formation.
05:16En réalité, c'est quoi le jeune après une formation, il veut immédiatement un emploi.
05:23Ou bien il veut surtout employer.
05:26Mais dans le surtout employer, souvent il n'a pas de ressources.
05:29Mais le défi c'est quoi ? Il doit apprendre à aller travailler.
05:33Il faut dire qu'au niveau du domaine de l'agriculture,
05:37peut-être la principale difficulté en termes d'installation,
05:40c'est quand on a besoin de terrain.
05:42Vous savez, nos jeunes là, même les papas, souvent n'ont même pas de terrain.
05:47Donc un jeune qui s'est informé,
05:50s'il faut disposer d'un terrain, etc. pour pouvoir produire,
05:55c'est souvent la difficulté.
05:56Si on sait qu'ils sortent de nos centres-là, sont accompagnés.
06:00Réalement, on échange avec leurs parents pour qu'ils puissent trouver de l'opin de terre pour eux.
06:09Du point de vue des acteurs, il y a principalement trois défis.
06:13Que ce soit au niveau des acteurs de la formation,
06:17ou des acteurs des agro-industrie, ou des acteurs de la régulation,
06:20ils ont retenu principalement qu'il faut renforcer les infrastructures et les équipements de formation.
06:25Ensuite, les bénéficiaires disent qu'il faut prioritairement les livrer de la formation.
06:32Si elles ont la formation, elles pourront s'adapter pour le reste.
06:35Et l'autre aspect, c'est qu'on se rend compte aussi qu'elles ont besoin de facilité pour l
06:41'accès au financement,
06:42mais surtout, elles ont besoin aussi d'avoir accès au marché,
06:47mais surtout au marché rémunérateur.
06:48Ce sont des éléments qui vont nourrir nos réflexions
06:51pour sortir les axes potentiels et prioritaires
06:56sur lesquels l'ambassade va alimenter sa stratégie.
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