00:00Seulement deux taffes de PTC, ça te défonce, c'est vraiment très très dur de sortir de cette addiction.
00:06Les patients qu'on suit ici, le plus jeune avait 12 ans.
00:10Le docteur Royer, qui gère le service addictologie du Grand Hôpital de l'Est francilien,
00:14alerte les jeunes qu'il reçoit en consultation sur les dangers du pet ton crâne.
00:18Ce cannabinoïde de synthèse qui se consomme très souvent sous forme de liquide pour vapoteuse
00:22et ne dégage que peu ou pas d'odeur présente des risques graves pour la santé.
00:27Hallucinations, idées suicidaires, troubles digestifs, vomissements.
00:30Son intensité est jusqu'à 200 voire même 800 fois plus puissante que du cannabis.
00:37Pourtant, il connaît un gros succès auprès des adolescents.
00:40Seulement deux taffes de PTC, ça te défonce et ça te fait ne plus penser à rien.
00:46Du coup, c'est un peu un cercle vicieux.
00:49Il n'y a pas une nuit où je ne me réveille pas en pensant au PTC, il n'y
00:53a pas une nuit où je n'en rêve pas.
00:55C'est vraiment très très dur de sortir de cette addiction.
00:58Face à la hausse des usages remontés par les communes à travers les collèges et les lycées,
01:02l'unité du docteur Royer a mis en place des consultations dédiées pour ces jeunes, totalement anonymes et gratuites.
01:08Ce qui est intéressant au cours de ces consultations, c'est d'inverser un peu les rôles
01:12et de proposer à l'adolescent d'être le vendeur un peu de son produit et qu'elle en ait
01:19l'intérêt à l'usage.
01:21Et là, le discours, contrairement à d'autres substances, est assez pauvre.
01:24Je viens une fois par mois ici, on échange un petit peu sur ma consommation, aussi sur différents aspects de
01:34ma vie
01:36et on essaye de mettre des objectifs en place pour la prochaine fois ou des objectifs sur le long terme.
01:42Les usagers ignorent souvent la composition réelle des produits consommés et leur puissance qui varie beaucoup d'une dose à
01:48l'autre.
01:48Ce qui est difficile dans ces prises en charge addictologiques, c'est qu'il n'y a pas de traitement
01:51de substitution.
01:53À ce jour, par semaine, on a à peu près 2 à 3 nouveaux patients qui viennent consulter pour l
01:58'usage du PTC.
01:59Depuis début 2025 et jusqu'au 30 avril 2026, l'Agence nationale de sécurité du médicament a recensé environ 500
02:06signalements d'intoxication
02:08avec 71% de cas graves, donc de décès.
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