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NewsTranscription
00:00Sud Radio, la France dans tous ses états, les perles du jour.
00:22Faut-il laisser la violence du stade s'installer dans l'enceinte scolaire ?
00:28J'ai parlé de colère justement, c'est celle du proviseur du lycée d'Honoré de Balzac à Nemours en
00:35Seine-et-Marne
00:35qui a décidé d'interdire tout simplement le port des maillots signalant des équipes de foot.
00:41Il y avait le magneau de l'OM, le magneau de l'Olympique Lyonnais, le magneau du PSG.
00:45Et bien, incroyablement, alors que ces maillots sont portés par les enfants par passion pour le foot,
00:51parce qu'ils sont fans, parce qu'ils comprennent très bien, et j'en connais, j'en ai même dans
00:54mon entourage,
00:54qui ont, et je suis allé racheter l'autre jour un maillot de Messi pour mon fils,
00:59qui est passionné de football de 13 ans, ils le portent avec modération.
01:03Là, on voit qu'il y a des enfants qui n'ont que ça pour s'habiller, quelquefois,
01:06parce qu'évidemment, ça ne peut être pas cher.
01:08Résultat des courses, eh bien, on a créé des tensions de supporters dans la cour de récréation,
01:14et ils en sont venus aux mains des conflits.
01:16Ce n'est pas le seul établissement où ça s'est produit, on a quelques signalements,
01:19mais ça s'est limité à une petite bagarre, un petit échauffouré,
01:22et là, au lycée Honoré de Balzac, à Nemours,
01:25eh bien, ce n'est pas un lycée, c'est un collège,
01:27donc, encore des enfants encore plus jeunes, pardon pour mon erreur, c'est un collège,
01:30donc ce n'est pas un provisoire, c'est un directeur,
01:33eh bien, il a été décidé que ces enfants ne pourraient pas porter, ne pourraient plus porter de maillot.
01:38Il y a eu un émoi, évidemment, parce qu'on dit, mais ce n'est pas possible d'interdire,
01:41on a déjà des problèmes de polémiques, des débats de tenue vestimentaire
01:44par rapport à des appartenances religieuses.
01:46Finalement, c'est un signe ostentatoire, et là, effectivement, il y avait les fans de l'OM
01:50contre ceux de l'OM, et le PSG, tout ça s'est fini en bagarre,
01:55et donc, les autorités scolaires ont été obligées d'interdire.
01:58Ça signale quand même que, à notre époque, un maillot de foot sur le dos d'un petit garçon,
02:03d'un enfant, c'est plutôt un message de paix, ça veut dire qu'il s'intéresse au sport,
02:07et c'est une source de joie et de partage.
02:08Eh bien, nous vivons dans une époque de tension, de détestation, de crispation, de haine
02:15pour un oui, pour un non, pour une différence, et du coup, la différence de l'autre devient
02:18quelque chose qui est une insulte, quelque chose qu'il faut condamner, et quelque chose
02:21qu'il faut combattre, et ça se traduit par une scène qui est, pour moi, ça n'est pas
02:26très très grave, mais symboliquement, c'est tragique que dans une cour de collège,
02:30et ça peut-être dans un ici ou dans un autre établissement scolaire, dans une cour de collège,
02:33parce qu'on porte un maillot, on en finisse aux mains, à s'insulter et à considérer
02:38que l'autre est un ennemi.
02:39C'est un avertissement très très sérieux, cette anecdote de Nemours est un avertissement
02:44très très sérieux, évidemment à l'éducation nationale, à nos sociétés, à nos autorités
02:48publiques, et surtout à nos familles, voilà, car si les enfants sont là, c'est peut-être
02:52que dans la famille, on n'a pas bien mis les normes et les valeurs et les codes, qui fait
02:56que dans la cour de récréation, on est là pour s'amuser, et pour s'entendre, et pas
03:00pour se battre en fonction d'une équipe du foot ou d'une autre.
03:05Anissa, Arnaud Denis était un metteur en scène français, il s'est fait faire une
03:11greffe d'une hernie, c'est une pathologie assez classique dans l'Aisne, il a vécu
03:17un enfer, mais vraiment, donc il est allé se faire éthanasier en Belgique.
03:21C'était une opération effectivement qu'il avait subie en 2023, et depuis il vivait
03:27avec des douleurs intenses et puis une invalidité sévère.
03:30Arnaud Denis avait 43 ans jusqu'à hier, le moment de sa mort, puisqu'effectivement
03:35il est parti en Belgique pour mourir par euthanasie.
03:39Bah oui, très jeune, et évidemment ça pose plein de questions, puisque vendredi, évidemment
03:43le pape Léon XIV arrive en France.
03:45Dimanche, il sera à Lourdes, ce lieu où tant de malades viennent chercher du réconfort.
03:49Et puis au moment où cette visite se prépare, le nom d'Arnaud Denis vient et donne au débat
03:54sur l'euthanasie, un visage et une violence particulière.
03:57En tout cas, c'est ce dont nous parlent nos confrères du journal Libération.
04:01Pour rappeler un petit peu ce dossier, c'est qu'en juillet, les députés ont adopté le texte
04:04en français sur l'aide à mourir.
04:06L'Église catholique s'y oppose profondément, elle défend l'accompagnement jusqu'au terme
04:10de la vie et redoute que les personnes les plus vulnérables ne soient poussées vers la
04:15mort.
04:15Et les partisans du texte défendent la liberté de choisir face à une souffrance devenue insupportable.
04:19Et c'est un peu ce que pose comme diagnostic finalement Arnaud Denis à travers son témoignage.
04:24Et toutes ces explications sur la douleur atroce qu'il a vécue sur ces trois dernières
04:29années, disons que ça nous oblige à quitter peut-être quelques grands principes pour
04:35regarder ce qu'a vécu un homme qui disait ne plus pouvoir supporter son corps.
04:39Alors, l'euthanasie est une tragédie.
04:41Moi, ce qui m'interpelle dans ce sujet, ce n'est pas l'euthanasie, ça c'était
04:44la conséquence.
04:45C'est une opération bénigne pour une hernie inguinale, elle peut être ombilicale.
04:50On a mis une forme de filet qui est une forme de prothèse.
04:52En faisant cette enquête, on a vu qu'il y avait 216 cas de personnes qui se sont
04:56plaît.
04:56Des erreurs médicales ?
04:57Ah non, c'est plus qu'une erreur médicale, c'est une adaptation.
05:01Erreur médicale, c'est encore autre chose.
05:03C'est ce protocole-là, cette méthode de soigner l'hernie finalement, elle a des failles.
05:08Il y a des cas de figure où ça se passe très bien.
05:10Mais là, il y a des problèmes, ça veut dire que le produit n'est pas maîtrisé.
05:14J'allais dire, le protocole médical n'est peut-être pas totalement finalisé.
05:17Et il y a des cas de figure où ça se finit en clochemar.
05:20Voilà.
05:20Donc lui, Arnaud Denis s'est suicidé.
05:22L'inquiétant, c'est qu'on va à l'hôpital pour se faire soigner une hernie, qui est une
05:26pathologie tout à fait banale, même si ça peut être grave si c'est un étranglement.
05:30Enfin voilà, c'est quand même pas quelque chose, une opération à cœur ouvert avec triple
05:33pontage.
05:34Et on finit par avoir des douleurs.
05:36Il y a des gens là qui vivent un cauchemar, ils n'en sont pas encore au suicide.
05:39Et quand on arrive après une opération pour une hernie inguinal, aller se faire un thénasie
05:43en Belgique, ça veut dire quand même que la médecine en France, elle a un énorme
05:46problème.
05:46On va préciser qu'il avait porté plainte, et que sa plainte a été classée sans suite.
05:50Bien sûr, bien sûr.
05:51Mais souvent, ça se passe comme ça, parce qu'il n'y a pas assez d'éléments pour déterminer
05:53si c'est la faute à qui.
05:54Enfin, quand vous êtes au billet de douleur, au point de vouloir vous suicider et de vous faire
05:58donner de la mort, c'est quand même que la médecine a quand même, à un moment donné,
06:01la médecine a failli.
06:04Cet amendement est un amendement finalement d'évidence sociale, d'évidence sanitaire,
06:08Madame la Ministre, puisqu'il vise à mettre fin aux exonérations fiscales, dont bénéficient
06:12les entreprises qui produisent la malbouffe, qui fait des dégâts majeurs dans notre pays.
06:15On fait face là à des épidémies d'obésité, de diabète, de prévalence du cancer, qui
06:21sont directement liées à la consommation de malbouffe.
06:24Vous choisissez sciemment la cupidité, plutôt que la protection de la santé de nos concitoyens,
06:30voire même de leur vie.
06:31Voilà, le message s'adressait à Amélie de Monchannet, qui était ministre des Comptes
06:34publics à l'époque, puisque plusieurs projets de parlementaires avaient été retoqués
06:38sur le fait qu'il faut aujourd'hui que les pouvoirs publics interviennent dans la sélection
06:44des aliments qui sont mis en vente dans la grande distribution, parce que c'est là
06:48où les consommateurs, avec peu de moyens, vont se fournir, et que ces parlementaires,
06:54là en l'occurrence il s'agit de 16 sénateurs écologistes, ont demandé qu'il y ait 80
07:00produits alimentaires de base, qui soient contrôlés, qui présentent des qualités
07:05nutritionnelles et de santé garanties, à un prix tout à fait excessif.
07:09Voilà, c'est une mesure sociale, il y a eu plusieurs tentatives qui ont été rejetées,
07:13mais aujourd'hui c'est un vrai débat, la malbouffe s'installe aujourd'hui dans
07:16l'alimentation quotidienne des français, elle frappe en premier lieu les pauvres,
07:20les gens qui n'ont pas de revenus, c'est toujours pour eux que la malbouffe est destinée,
07:24c'est eux qui ensuite subissent les conséquences, aujourd'hui on les a chiffrées,
07:28on les a quantifiées, la malbouffe c'est 4 milliards de pertes pour la société sociale
07:32avec des maladies quelquefois terribles, obésité cardiovasculaire, maladies cardiovasculaires,
07:36quelquefois des cancers, voilà.
07:38On le sait, on a un drame agricole épouvantable, je fais allusion tout à l'heure aux difficultés
07:44de la ministre de l'Agriculture pour faire face aux difficultés de nos paysans,
07:48et l'une des solutions serait évidemment que l'on se fournisse dans l'agriculture française de qualité,
07:54que l'offre publique, c'est un débat qui a lieu sur cette antenne sur laquelle je reviens souvent,
07:59que l'offre publique, la commande publique s'adresse en priorité, ça faudrait faire une loi.
08:04Voilà, obligation pour les institutions françaises, que ce soit dans les milieux scolaires,
08:10que ce soit dans les maisons de personnes âgées, et dans toute la restauration collective
08:14qui dépend des institutions de la République, obligation d'acheter d'abord des produits français
08:18ou européens, bien entendu, ou européens.
08:21Et si vraiment on n'a pas cette qualité à ce prix-là, on peut passer les frontières et les
08:25chercher ailleurs.
08:25Donc cette démarche des 16 sénateurs est totalement louable.
08:28Oui, 80 produits ou 80 aliments, M. le maire avait fait à un moment donné dans le panier de la
08:32ménagère
08:33des produits pas chers. Non, il ne faut pas que ce soit des produits seulement pas chers.
08:36Il faut que ce soit des produits de qualité.
08:37Aujourd'hui, on empoisonne une partie de la population avec de la malbouffe vendue en grande surface librement.
08:42On en connaît les ravages, on en connaît le fléau, on en connaît les dégâts.
08:46Il serait temps, aujourd'hui, que la classe politique et les parlementaires prennent les responsabilités
08:49et prennent des mesures adéquates pour permettre aux Français,
08:52notamment à ceux qui sont les plus défavorisés, d'accéder à une nourriture saine,
08:57compatible, respectueuse de l'environnement qui leur fasse du bien.
09:00Il dit qu'on est sur un phénomène de destruction intellectuelle massive.
09:03On est sur un fait sociétal.
09:04Il faut que les parents qui nous regardent disent à leurs enfants
09:07« Est-ce que tu es sûr que tu en as besoin ?
09:08Est-ce qu'on ne peut pas en décrocher un ou deux ?
09:10Est-ce qu'on ne peut pas en désinstaller un ou deux de ton téléphone ? »
09:12J'insiste, c'est un enjeu vital, maintenant.
09:14Tout ce qui vient polluer l'esprit de nos enfants doit être, objectivement, réduit au minimum,
09:19limité dans le temps, écarté, désinstallé si c'est possible.
09:23Anissa, il y a des enfants qui feraient de la résistance
09:24pour demander un peu plus de temps d'écran ?
09:27J'ai envie de vous dire que très malheureusement, c'est leur job
09:31d'essayer de faire de la résistance et de grappiller des minutes, voire même des heures.
09:35Et c'est bien ça qui est malheureux, supplémentaire sur leur smartphone.
09:39Ceci dit, c'est aux parents peut-être de jouer aux gendarmes
09:42et de calmer un petit peu le jeu.
09:45Et c'est un peu ce que racontent nos camarades du journal Le Parisien aujourd'hui
09:50en parlant d'une famille du Maine-et-Loire
09:53qui explique comment, est-ce qu'avec leurs deux enfants,
09:55ils ont des difficultés à faire respecter quelques règles.
09:58À peine rentrés de l'école, les enfants s'enferment dans leur chambre et jouent.
10:03Et ce qui est frappant, si vous voulez, dans cette histoire
10:05qui est d'une banalité extraordinaire aujourd'hui,
10:08puisqu'on a beau répéter depuis un paquet d'années que c'est dangereux,
10:11que ce n'est pas bon pour le développement cognitif,
10:12enfin, on ne va pas refaire l'histoire.
10:14Les débats, vous les avez entendus mille fois.
10:17Mais c'est de voir à quel point aujourd'hui ce genre de scène est devenu banal.
10:21Et puis, c'est devenu un fait comme un autre.
10:23Oui, c'est ennuyeux.
10:24Les enfants passent beaucoup de temps et puis c'est tout.
10:26Sauf que les effets, eux, ils débordent très largement des maisons
10:29et très largement des chambres des enfants.
10:31Selon l'INSEE, 37% des 15-19 ans
10:34disent écourter leur sommeil au moins une fois par semaine
10:37pour rester sur un écran.
10:38On sait que c'est bien plus.
10:39Et puis, si on ne s'arrête pas qu'aux enfants et aux adolescents,
10:43on peut même faire une petite ouverture sur les adultes.
10:45En fait, les séquelles sur nos capacités cognitives sont dramatiques.
10:50On s'habitue à renier sur le sommeil, sur la conversation.
10:53On devient un petit peu replié complètement sur nous-mêmes.
10:55L'esprit ne se pose plus de questions.
10:57Et voilà, en fait, ce que j'appellerais une mort cognitive à petit feu.
11:01Là, en l'occurrence, et dans l'histoire qu'on a évoquée dans le journal Le Parisien,
11:05c'est une famille qui baisse les bras devant les écrans
11:07et qui ne nous étonne même plus.
11:09Et en fait, en faisant ça, on baisse nous tous les bras
11:11face à ce que nous sommes normalement, intrinsèquement,
11:14des êtres qui réfléchissent et qui pensent.
11:16La fabrique du crétin est devenue la norme,
11:19pas seulement à l'école, et les écrans y participent.
11:21Les écrans mal utilisés, science en conscience,
11:23c'est une urine de l'âme.
11:25Merci pour ce témoignage, Anissa,
11:27parce que vous êtes parents comme moi
11:28et nous sommes vigilants l'un et l'autre sur la question.
11:31Merci.
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