00:00position. Allez, alors on a eu en quelques jours
00:01Adèle-Extrapopoulos.
00:05Exarchopoulos.
00:05Vous savez que j'ai Sébastien
00:07qui gère l'éditorial de
00:09J'en suis, je pense qu'il doit être dyslexique.
00:11Tout à l'heure, Maude Bréjon est devenue
00:13mort. Maude Bergeron, je pense qu'il m'invente
00:15des noms régulièrement. Donc on va dire
00:17Adèle, Teddy Riner, Mbappé,
00:19Paul Mirabel depuis 2-3 jours,
00:21prennent position politiquement. Il en pense quoi Gautier ?
00:23Il en pense que c'est devenu
00:25un lieu commun de prendre position contre
00:27le Rassemblement National. Il y a eu Alexandre Rastier
00:29de Kaamelott, qui a dit qu'il était
00:31mort de trouille et qu'il espérait que ses enfants
00:33trouveraient la solution. Il y a donc
00:35Paul Mirabel chez Quotidien qui est vraiment le temple
00:37de la bien-pensance où il faut aller dire
00:39tout le mal qu'on pense du Rassemblement National. En plus, Paul Mirabel
00:42n'était pas préparé. Il a voulu
00:43dire division, il a dit diversité.
00:45Le RN, le parti de la diversité, c'est évidemment
00:48extrêmement drôle. Donc effectivement
00:49Adèle Exarchopoulos qui était sans doute la sortie la plus
00:51construite. Mais même chose, c'est un journaliste
00:54dans les colonnes du Parisien. Elle fait un film sur
00:55l'alcoolisme. On lui pose une question sur le RN.
00:57Quel est le rapport ? Oui, mais voilà. Vous avez comme moi
00:59que les irineurs, pareil, ils vont chercher, ils vont gratter.
01:01C'est pas cool de les solliciter pour ça. Vous savez comme moi
01:04que les interviews, surtout une interview de sortie
01:05de film, il y a deux questions sur le film parce que
01:07ça n'intéresse personne de savoir si la lumière est belle
01:09et si le tournage a été compliqué. Et le reste,
01:12ce sont des questions buzz. Parce qu'on sait très bien
01:13que sur six questions, sur lui, il faut vendre du papier
01:15pour faire de l'Internet. Mais moi, oui,
01:17je ne suis pas d'accord avec vous sur
01:19notre camarade qui avait fait Kaamelott. Parce que lui, il dit
01:22« je ne veux pas » ne me gêne pas.
01:24Parce que c'est son avis et je pense que
01:26tout le monde a le droit de dire « je ne veux pas ».
01:27Ils ont tous le droit de dire « comme Paul Mirabel,
01:30c'est son avis ». Oui, mais je trouve que c'est
01:32assez construit sur ce qu'il avait dit
01:35Alexandre Astier. Je trouvais ça
01:36assez construit. Arrête, il y a l'impression
01:38que Marine Le Pen est une nazie.
01:40C'est pas ce que je veux dire, c'est son avis.
01:42Oui, mais c'est comme Alex Arcopolo sous Paul Mirabel.
01:44Le droit d'en voir un. Mais je trouve que l'avis,
01:45c'est son avis. Mais il y a des phrases, il y a des mots.
01:47Oui, ils peuvent les garder aussi.
01:49Ce qui me gêne plus, c'est le « il ne faut pas ».
01:52Parce que le « il ne faut pas ». Et vous allez voir que
01:53bientôt, on va avoir le « vous devez ».
01:55Et ça, on va l'avoir. Parce que pour l'instant, on n'a pas eu le « vous devez
01:58».
01:58On a eu pour l'instant des « il ne faut pas ».
02:00Mais le « vous devez », vous allez l'avoir.
02:01C'est-à-dire que vous allez avoir des artistes qui vont dire
02:03« vous devez », etc. Alors que...
02:05C'est pas à eux de faire ça, c'est pas à leur nouveau.
02:06Oui, mais c'est surtout qu'on revient dans le même truc qu'on a dit 20 fois
02:09les artistes célèbres. Pardon,
02:11cœur à gauche, portefeuille à droite. C'est-à-dire que quand vous avez
02:13des millions, et que vous avez tant mieux, vous avez fait des millions
02:15d'entrées, des millions, etc., vous allez dire à des gens
02:18qui ont du mal, qui font 15 euros
02:20parce qu'ils ne peuvent pas en faire 16 quand ils font
02:21le plein d'essence, et vous allez voir dire à des gens
02:23« non, attendez, vous ne pouvez pas faire ça,
02:26enfin, vous ne devez pas voter ça ».
02:27Mais pourquoi ? Je veux dire, tu ne vis pas
02:29la vie de ces gens-là, tu ne vis pas la vie de
02:31Sylvie avec ses enfants qui n'arrivent pas
02:33à faire 800 euros pour aller au camping du
02:35Perroquet Bleu, qui est au bout de son village,
02:37et qui va dire « les enfants, on ne va pas pouvoir
02:39y aller alors que tu as loué une belle baraque
02:41où tu es parti sur un bateau, et tu vas dire aux gens « vous ne devez pas ».
02:43Et c'est surtout que les gens sont assez intelligents pour réfléchir
02:45par eux-mêmes, ils n'ont pas besoin de quelqu'un qui va
02:47leur dire « tu dois voter comme ça, il faut
02:49que tu votes comme ça », ils sont assez intelligents quand même
02:51les gens, ils n'ont pas besoin de consignes de vote.
02:53Vous verrez que ça va un peu rétro-pédaler, notamment chez les humoristes,
02:55vous verrez que finalement, il n'y en aura peut-être pas tant que ça,
02:57parce qu'à un moment donné, vous allez avoir les producteurs
02:59qui vont rentrer dans la danse, et qui vont commencer
03:01à les voir, et tu l'as dit, Paul Mirabel,
03:03il s'est fait piéger, parce qu'il faut
03:05une force pour dire ce qu'a dit Zidane il y a deux jours,
03:07il a dit « je ne suis pas là pour donner un avis politique ».
03:08Oui, et puis il faut être solide derrière, parce que Léon Marchand, il l'a fait,
03:10il s'est fait massacrer derrière, parce qu'il ne voulait juste pas donner son avis.
03:14Mais Zidane, quand il dit « je ne touche pas à Zidane ».
03:15Oui, mais ce n'est pas ça, quand il dit « je ne suis pas là pour ça »,
03:17point barre, je ne suis pas là pour ça, tu n'as pas besoin de parler.
03:19Elle a raison Stouffe, Zidane, il a un totem d'immunité.
03:21Quand tu n'y vas pas et que tu es Léon Marchand, tu te fais massacrer.
03:24Zidane, il peut vivre en Espagne,
03:25les sélectionneurs de l'équipe de France, ça n'est pas de polémique.
03:27Vous verrez que bientôt, les producteurs de spectacles,
03:29les producteurs de films vont tous les mettre en garde.
03:31Attention, si tu critiques,
03:33parce que c'est souvent le cas,
03:35la phrase c'est « il ne faut pas voter pour l'extrême droite ».
03:37Enfin, c'est souvent ça.
03:38Les journalistes, ils arrêtent aussi ce petit jeu de vouloir les piégez.
03:41Mais ils n'arrêteront pas.
03:43Moi, je suis à la place d'un artiste, du coup, je vais pousser un plateau de télé.
03:45Je vais vous dire, les producteurs, vous savez ce que c'est ?
03:47Vous privez de 35 à 40% du public.
03:50Les producteurs, ils vont sortir la machine.
03:51Vous savez ce que c'est, la rentabilité d'un one-man ?
03:53Comme Paul Birabel, 80 euros la place,
03:55vous mettez 6 000 personnes dans une salle,
03:57vous êtes tout seul sur scène, vous venez avec un assistant
03:59et un gars qui conduit la voiture.
04:00Vous gagnez énormément.
04:01Il n'y a pas de camion, il n'y a pas de…
04:03Mais sans parler du producteur,
04:04mets-toi à la place de l'artiste, tu fais quoi ?
04:05Mais c'est pas ça !
04:06Quand t'es piégé !
04:07Alors, alors, alors ?
04:08Je vous dis, il y aura des producteurs qui diront plus un mot.
04:10Parce que tu te prives de gens pour aller voir le film.
04:12C'est peut-être pour ça qu'ils ont repoussé Kaamelott, alors ?
04:15Il est sorti, le volet 2 ?
04:16C'est peut-être parce qu'il n'est pas…
04:17C'est peut-être parce que le précédent n'a pas été…
04:20Il est le premier.
04:21Non, mais le dernier a encore moins marché.
04:23Je sais, je sais.
04:23C'était une très bonne série,
04:24ce n'est pas des très bons films.
04:25Je voudrais qu'on revienne un tout petit peu en arrière,
04:27puisque ces questions ne sont pas nouvelles.
04:28Stouf, tu dis, il faut arrêter que les journées…
04:30Mais oui, mais là, ils sont trop pressants sur ça.
04:33Ça n'arrêtera jamais.
04:34Parce qu'il y a de tout temps eu des artistes très engagés
04:37et on a l'impression qu'on ne comprend pas
04:39qu'un artiste dit « je n'ai pas à vous le dire ».
04:41C'est le vrai problème, en fait, de cette histoire.
04:43Parce qu'effectivement, Astier dit ce qu'il veut,
04:45Exarchopoulos, elle dit ce qu'elle veut,
04:47Mirabel dit ce qu'il veut.
04:48Le vrai problème de cette histoire,
04:49c'est que dire le contraire est impossible.
04:52C'est ça, le sujet.
04:53Paul Mirabel qui va dire « je vote RN à quotidien ».
04:55Non, mais personne n'a dit que ça.
04:59On va faire simple.
05:00On va faire très vite.
05:01Je suis très inquiet parce que j'ai mon réalisateur
05:02qui a quitté le studio.
05:03C'est comme quand tu vois un pilote
05:05qui saute de l'avion.
05:07Je peux te dire que quand tu vois un pilote
05:08qui part de l'avion, tu dis « qu'est-ce qui se passe ? »
05:10Écoutez, on doit être dans les années 80,
05:13vite fait, comme ça, à vue d'œil.
05:14On va être avant 86, quelque chose comme ça,
05:16si je ne dis pas de bêtises.
05:17Peut-être, un petit peu avant.
05:19C'est le grand Jean-Paul Belmondo.
05:21Écoutez, c'était déjà la question.
05:22Je ne vais pas dire d'acteur français
05:23pour ne pas faire de chaloux.
05:24Mais si je disais « tiens, j'aime Marlon Brando »
05:26et que je vois que Brando, ils me disent
05:27de voter pour Reagan
05:28et que j'ai envie de voter pour un autre,
05:30je voterai pour un autre
05:30et je continuerai à aller voir
05:31les films de Brando quand même.
05:33Donc, ça n'a pas...
05:34Je crois qu'on prend les gens
05:35pour plus bêtes qu'ils ne sont.
05:36Les gens dans la rue,
05:38ils ont leur opinion.
05:39En écoutant les hommes politiques,
05:40en écoutant les journalistes,
05:42ils savent pour qui ils vont voter,
05:43pour qui ils ont envie de voter.
05:44Ce n'est pas parce qu'un acteur
05:45va leur dire « votez ça »
05:46qu'ils vont voter.
05:47Ça, je n'y crois pas, moi, personnellement.
05:48Ça sert à bon.
05:49Alors, c'est de...
05:50Belmondo et la politique...
05:51C'était classe, c'était élégant.
05:53Bonne soirée à tous.
05:54Bon après-midi.
05:5516h, il arrive, il est déjà là.
05:56Et bon, mon Pascal, ça a mieux aujourd'hui.
05:57Vous aimez Bourville ?
05:59J'adore.
05:59Ah oui, André.
06:05J'ai grandi avec du Fernandel,
06:08avec du Bourville.
06:09Oui, mais il y a aussi un Bourville...
06:10Un peu plus dark.
06:11Un peu plus dark.
06:12Le Cercle Rouge, c'est plus que dark.
06:14Et vous aimez les chansons de Bourville ?
06:15Et alors, la tactique du gendarme a un fruit.
06:18Ça a deux fruits.
06:18Ça a deux fruits.
06:19Ce matin, il y avait une formidable chronique
06:21d'Ombline Roche
06:22où elle a passé la tendresse.
06:24La tendresse, oui.
06:25C'est ce que j'allais dire.
06:26C'est-à-dire qu'il produit une émotion unique.
06:29D'ailleurs, ce registre-là,
06:31personne ne l'utilise aujourd'hui.
06:33On va parler de Bourville
06:33parce qu'il est mort en 1970.
06:36On peut vivre sans richesse.
06:3723 septembre.
06:3923 septembre.
06:40Et on est le 23 septembre.
06:41Pascal, bonne émission.
06:42C'est un peu court, nos passagers.
06:45C'est arrivé un peu tard.
06:46Comme ça, vous faites case 18.
06:49Je viens d'entendre dans mon cas,
06:50il faut arriver à l'heure.
06:50C'est un pic qui vient de la régie.
06:53Mais je ne sais pas qui l'a dit.
06:54Et nous, on a attendu deux étages au-dessus
06:56dans une minute trente.
06:57Salut, Pascal.
06:58Et oui, dans une minute trente,
06:59c'est vrai que je suis attendu sur Ramp 2.
07:01Et on va en parler tout à l'heure, bien sûr.
07:02Et rendez-vous sur Ramp 2 demain 15h.