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Au programme de cette édition, nous reviendrons sur l’Assemblée Générale de l’ONU où Donald Trump puis Emmanuel Macron ont pris la parole mardi. Deux discours qui auront chacun fait réagir.

Nous évoquerons ensuite la venue du pape Léon XIV en France et l’engouement rencontré à cette occasion.

Et puis nous évoquerons la saga de l’automne : le budget. Sébastien Lecornu cherche désespérément une majorité et s’en remet aux socialistes dans un exercice qui pourrait s’apparenter à un suicide pour le centre.

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00:12Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis très heureuse de vous retrouver pour cette nouvelle édition.
00:19Au programme ce soir, nous reviendrons sur l'Assemblée Générale de l'ONU,
00:22où Donald Trump puis Emmanuel Macron ont pris la parole mardi.
00:25Deux discours qui auront chacun fait réagir.
00:28Nous évoquerons ensuite la venue du pape Léon XIV en France
00:32et l'engouement suscité par cette occasion.
00:35Et puis nous évoquerons également la saga de l'automne, le budget.
00:39Sébastien Lecornu cherche désespérément une majorité
00:42et il s'en remet aux socialistes dans un exercice qui pourrait s'apparenter à du suicide pour le centre.
00:52L'ONU, théâtre des fractures mondiales.
00:55Mardi, Donald Trump et Emmanuel Macron ont pris successivement la parole à la tribune,
01:00quelques heures après une rencontre dite constructive,
01:03des interventions rythmées par de nombreuses crises en cours.
01:06Le point tout de suite.
01:07Le sommet de l'ONU point émerger des conflits mondiaux.
01:11Mardi, Donald Trump et Emmanuel Macron se sont succédés à la tribune des Nations Unies réunies à New York.
01:18La veille, les deux chefs d'État se rencontraient pour évoquer les points chauds de la planète.
01:22On a eu une très bonne discussion qui a permis d'aborder à la fois la crise au prochain Moyen
01:27-Orient,
01:29notre volonté d'essayer de tout faire pour rouvrir justement Hormuz,
01:33permettre de libérer les volumes.
01:34Il y a plusieurs solutions qui ont été évoquées,
01:36des solutions diplomatiques sur lesquelles on va travailler dans les prochaines heures,
01:39qui permettraient, sans avoir un accord global,
01:41mais de trouver les voies et moyens de passer davantage de portes-conteneurs et de tankers.
01:46L'autre chose dont nous avons parlé, c'est aussi la situation en mer rouge.
01:51Et là-dessus, ils sont rentrés dans une confrontation et une escalade.
01:55Comment mieux sécuriser les sites de sortie du pétrole en mer rouge ?
02:00C'est aussi important pour les cours mondiaux.
02:01La crise pétrolière est donc bel et bien au cœur des préoccupations d'Emmanuel Macron et de Donald Trump.
02:07Il n'en reste pas moins que seul le président américain semble être en mesure de calmer le jeu avec
02:11l'Iran,
02:12dans la mesure où il est à l'origine du conflit lancé le 28 février dernier,
02:16aux côtés de Benjamin Netanyahou.
02:18C'est d'ailleurs le message qu'a fait passer le président américain.
02:24Va-t-on conclure un accord avec l'Iran qui lui permettra de se reconstruire
02:28et de devenir un pays bien plus puissant qu'il n'a jamais été ?
02:34Peut-être l'un des plus grands du Moyen-Orient, voire du monde entier ?
02:39Ou bien dois-je anéantir la République islamique ?
02:42Et le faire rapidement, sans leur laisser la possibilité de tuer et de détruire à nouveau des populations et des
02:48pays ?
02:49Dois-je les précipiter en enfer, sans aucune chance de survie,
02:53ni aucun espoir de grandeur future ou de génération à venir ?
02:57Concrètement, Donald Trump estime que l'avenir de l'Iran est entre ses mains.
03:00Un point de vue non sans exagération,
03:03dans la mesure où la situation dans le détroit d'Hormuz,
03:05puis de Bab el-Mandeb lui a visiblement largement échappé.
03:08Pour le dire autrement,
03:10Donald Trump a déclaré qu'il faudrait attendre les élections demi-mandat
03:13pour que la guerre puisse se finir.
03:15Et je pense que nous conclurons un accord juste après les élections.
03:20Une façon de gagner du temps
03:21qui ne devrait pas faire ses affaires sur le terrain de la politique intérieure,
03:25dans la mesure où, quoi qu'en dise Donald Trump,
03:27les Américains voient bien les conséquences des crises au Proche et au Moyen-Orient.
03:31Une partie des électeurs est également vent debout
03:34contre le soutien de Washington à Tel Aviv depuis la guerre à Gaza.
03:38Dans ce cadre, le président français a mis un tacle assez rude à Donald Trump.
03:43Mais quelle est notre crédibilité
03:45si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ?
03:49Certains sont flats d'une paix prétendue.
03:53Mais cette paix n'a pas rouvert une seule seconde les voies humanitaires.
03:56Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ?
04:02Jamais !
04:03La paix évoquée par Emmanuel Macron,
04:05c'est celle organisée par Donald Trump à grand renfort de communication,
04:08mais sans effectivité réelle sur le terrain.
04:11Des propos durs, tenus par le président français,
04:14qui doivent sans doute poursuivre des buts internes,
04:16mais qui dénoncent aussi une réalité humanitaire.
04:19Des condamnations qui ont particulièrement choqué le gouvernement israélien,
04:22comme le rappelait le journaliste suisse Richard Verli.
04:25Il a donné prise à une salve de critiques indignées
04:30du gouvernement israélien qui est en campagne électorale
04:32de l'extrême droite israélienne.
04:34Et ça, peut-être que cette phrase-là,
04:36il aurait pu en faire l'économie,
04:38parce que maintenant, il est un peu devenu Emmanuel Macron
04:41l'ennemi public diplomatique numéro un d'Israël.
04:44Il faut dire que le président français n'aura pas fait l'économie de remarques
04:47qui gêne la rhétorique de Benjamin Netanyahou.
04:49« Regardez ce qui se passe en Cisjordanie,
04:57où chaque jour des violations sont faites au nom de quoi ?
05:04Le Hamas n'a jamais sévi en Cisjordanie. »
05:07Des propos très lourds qui devraient suivre Emmanuel Macron
05:10jusqu'à la fin de son mandat.
05:11Une fin de mandat où il sera plus facile de multiplier
05:14les sorties internationales que de s'imposer sur l'échiquier mondial.
05:21La venue du pape en France attendue par des milliers de personnes.
05:25À la fin de la semaine, Léon XIV entamera un voyage apostolique de quatre jours.
05:30Nous avons interrogé les Français sur la signification de cet événement.
05:34Renaud de Bourleuf.
05:35Un événement inédit depuis 18 ans.
05:38Vendredi, le pape Léon XIV entame un voyage apostolique en France.
05:42Après deux jours dans la capitale,
05:44ponctué notamment par l'évêpre à la cathédrale Notre-Dame de Paris,
05:47une veillée de prière avec les jeunes de 17 à 35 ans,
05:50et la messe samedi après-midi sur la place de la Concorde,
05:53le Saint-Père se rendra à Lourdes,
05:55un des plus importants sanctuaires mariaux du monde,
05:58et à Metz pour une réunion sur le thème de l'Europe.
06:01Alors qu'un voyage apostolique du souverain pontife en France
06:03n'avait pas eu lieu depuis la visite de Benoît XVI en 2008,
06:07des fidèles ont évoqué leur joie
06:08à quelques jours de la venue du chef de l'Église catholique.
06:11Une immense fierté, une immense joie,
06:13un grand amour pour mon pays aussi,
06:16qui est fille aînée de l'Église,
06:17et c'est une grande résurrection pour moi
06:19de le voir dévisu de façon incarnée
06:22parmi tous ces catholiques qui viennent le voir.
06:24Un immense encouragement pour les catholiques
06:27qui auront besoin d'être aidés par les temps qui courent,
06:33et donc recevoir le pape c'est un honneur, une joie immense.
06:38On espère également que sa venue va pouvoir permettre
06:41à des gens qui n'ont pas le Christ à l'heure actuelle
06:44de pouvoir découvrir la vérité,
06:47la seule et l'unique, qui est de par le Christ.
06:51On espère que la beauté du christianisme
06:54va pouvoir être répandue dans les rues de Paris.
06:58Je trouve que c'est une grâce qui est absolument inattendue,
07:03parce que ça s'est fait en très peu de temps d'ailleurs,
07:05et donc je trouve ça formidable.
07:08Moi j'ai été emballée quand Jean-Paul II est venu,
07:11le pape Jean-Paul II, il y a donc quelques années,
07:15et je trouve que c'est un phénomène à peu près analogue,
07:18c'est-à-dire que quand Jean-Paul II est venu,
07:20c'était absolument indispensable qu'il vienne.
07:24Le pape que nous avons arrive pour...
07:27Il va se passer quelque chose, je ne sais pas,
07:28c'est le Seigneur qui le sait,
07:30parce qu'il va y avoir une suite,
07:33ne serait-ce que de voir tous les gens qui viennent.
07:35C'est fantastique, ils ne s'attendaient pas du tout à ça.
07:38En effet, les 80 000 places pour la veillée de prière du vendredi soir
07:41ont toutes été prises en moins d'une heure.
07:43L'endemain, la messe devrait rassembler au moins 600 000 personnes,
07:47de quoi poser des défis pour les organisateurs.
07:49On était sur les Invalides et le Champs-de-Mars,
07:51mais c'est trop petit.
07:53Et donc, en fait, le seul endroit dans Paris,
07:55c'était la plus belle avenue du monde,
07:57les Champs-Elysées, la Concorde, l'Étoile,
07:59et sans doute un peu plus vu l'effervescence.
08:03Aujourd'hui, 8 000 personnes s'inscrivent par jour pour la messe.
08:07Il y a un moment pour nous, c'est assez vertigineux.
08:09Alors que le Saint-Père déambulera dans les rues de Paris
08:11le vendredi après-midi sur 2,5 km de rues piétonnisées,
08:14des habitants d'Île-de-France nous ont dit
08:16ce que la venue du pape en France représente pour eux.
08:19Moi, je pense que c'est une très bonne chose
08:21par rapport, effectivement, au climat actuel.
08:25Je pense que ça peut être un bon moyen, justement,
08:27de rassembler les gens.
08:29Et donc, moi, je suis pour, effectivement.
08:33Oui, comme je suis très pro-européen,
08:35en tant que breton fédéraliste,
08:41autonomiste pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes,
08:44c'est une bonne nouvelle, symbolique,
08:47surtout au sujet de la liberté des peuples des régions d'Europe
08:52qui ont été persécutées par les États-nations
08:57depuis de nombreux siècles
08:59et qui sont actuellement déracinées
09:03dans la société marchande matérialiste.
09:08Donc, si le pape pouvait être à un retour
09:12de la fonction spirituelle en Europe,
09:15ça serait bienvenu.
09:17C'est plutôt un mouvement de joie, oui.
09:23D'abord, ça mobilise la jeunesse,
09:25ça, c'est quand même très important.
09:26Et puis, même d'une façon générale,
09:28c'est une certaine forme de reconnaissance de la France
09:30ou d'une partie de la France.
09:32C'est plutôt sympa.
09:33C'est plutôt sympa de le voir venir en France.
09:36Après, je ne sais pas combien de temps il va rester,
09:37mais c'est toujours cool de le voir.
09:39Ça fait un sacré remé-ménage,
09:41mais c'est quand même bien pour tous les catholiques
09:43de pouvoir assister aussi à la venue du pape
09:46et pouvoir se réunir tous ensemble.
09:49C'est un événement qui est unique, je pense.
09:51C'est une occasion incroyable pour tous les Français
09:54de pouvoir aller voir le pape à Paris ce week-end.
09:57Sans surprise, l'événement prendra un ton politique.
10:00Ainsi, l'Élysée a annoncé mardi
10:01qu'Emmanuel Macron n'assistera à aucune des messes
10:04célébrées par le pape lors de sa visite en France.
10:06Le samedi, il sera représenté par son épouse Brigitte Macron
10:09et le Premier ministre Sébastien Lecornu.
10:11L'Élysée n'a pas donné de justification précise
10:13et officielle pour cette absence aux célébrations religieuses.
10:16Emmanuel Macron accueillera toutefois le pape
10:17à son arrivée à Orly
10:18et le recevra à l'Élysée pour un entretien et des discours.
10:22Notons qu'il voulait aller plus loin
10:24en jouant la carte de la proximité avec Léon XIV
10:26lors d'un entretien seul à seul avec lui
10:28dans la cathédrale Notre-Dame de Paris
10:30pour lui vanter la réussite des travaux
10:32postérieurs à l'incendie.
10:33Une démarche refusée par le Saint-Siège.
10:36Le Vatican a également refusé
10:37le déploiement de grande ampleur
10:38de la guerre républicaine,
10:40la remise de la Légion d'honneur
10:41ainsi que l'organisation d'un dîner d'État.
10:44Moi, je pense que c'est une très, très bonne attitude.
10:46Je pense qu'il y a des millions de pauvres en France.
10:48Je pense qu'on a dépensé des millions
10:50pour des dîners quasi royaux au château de Versailles,
10:54notamment pour M. Trump.
10:56Et je pense qu'il serait bien que tout cet argent
10:58aille pour tous les plus précaires
10:59qui sont dans toutes les rues de France.
11:01C'est tout simplement une bonne chose.
11:04La République étant laïque par défaut,
11:07ayant trahi de par ses fondations,
11:09on pense à la Révolution française,
11:11où de nombreux évêques ont été assassinés
11:13par des républicains, par des révolutionnaires.
11:17Le pape ayant fait ce choix
11:18de ne pas accepter les offres,
11:21entre guillemets, d'Emmanuel Macron, du président,
11:24c'est une bonne chose.
11:26Il ne doit pas s'y attacher.
11:28Il doit rester dans son rôle du vicaire du Christ.
11:30Et le vicaire du Christ ne doit pas
11:33accepter les offrandes d'une personne
11:37qui représente à son paroxysme
11:41les abominations qui ont été effectuées
11:43lors de la Révolution française.
11:45En revanche, le pape aura l'occasion
11:46de discuter avec l'ULFI Bali Bagayoko
11:48avant la veillée au Stade de France.
11:51L'édile le recevra en tant que maire de Saint-Denis.
11:54Difficile pour Emmanuel Macron
11:55de faire des embrassades et des accolades
11:56avec le Saint-Père l'année de la légalisation
11:58de l'euthanasie.
11:59En juin, alors que le débat sur la loi Falorni
12:01revenait à l'Assemblée nationale,
12:03Léon XIV recevait des Français
12:04opposés à la piqûre mortelle.
12:06Devant la fondation Jérôme Lejeune,
12:08il déclarait
12:09« Jamais la médecine ne pourra se faire
12:11la servante de la mort programmée »
12:12et il encourageait les militants pro-vie
12:14à intervenir auprès des pouvoirs publics.
12:17Notons que la devise du voyage pontifical
12:19est « pour que le monde ait la vie ».
12:21Reste à savoir si Léon XIV affirmera haut et fort
12:24l'opposition de l'Église à l'euthanasie.
12:26J'attends une parole prophétique,
12:29parce que ce qui se passe,
12:30c'est comme disait le professeur Lejeune,
12:33il disait « euthanasie, éthanasie ».
12:36Et moi, ça m'a beaucoup marquée
12:38quand j'avais 16 ans.
12:39Et je rêverais que le pape ait une parole
12:43forte concernant l'euthanasie.
12:44J'espère de tout mon cœur,
12:45parce que c'est tellement important,
12:47c'est tellement important cette question de la vie,
12:49que ce soit du début jusqu'à la fin.
12:52Je suis sûre qu'il va en parler.
12:54Évidemment, c'est nécessaire.
12:56L'euthanasie, c'est une chose abominable.
12:59En espérant que les gens puissent découvrir
13:02cette abomination, disons,
13:04ça reste un meurtre,
13:05tout en bonne due forme, tout simplement.
13:09Le pape va avoir de nombreux sujets
13:11sur lesquels...
13:13Est-ce qu'il a cette position de...
13:17Est-ce qu'il doit se positionner
13:19sur ce genre de sujet ?
13:20Évidemment.
13:21Ça reste des sujets politiques,
13:23mais ici, on touche vraiment
13:24à la mort,
13:27à du meurtre.
13:29Ce ne sont pas des vertus chrétiennes
13:33et plus catholiques.
13:35Ce sont des sujets sur lesquels
13:36il devra se prononcer,
13:38en espérant qu'il se prononce dessus.
13:40On parle de l'euthanasie,
13:41mais il y aura bien d'autres sujets.
13:43Il y a pléthore de sujets.
13:44Je ne saurais dire ô combien il y en a.
13:47Mais effectivement,
13:48ce sera un message d'espérance
13:49qu'il pourra prononcer.
13:50Un message d'espérance
13:52dans un pays en pleine désespérance,
13:53alors que 2027 ne s'annonce pas
13:55sous les meilleurs auspices.
14:00Un budget sous tension et à haut risque.
14:03Sébastien Lecornu essaie de trouver un moyen
14:04de faire voter un texte mis inévolu
14:07en terrain électoral miné.
14:09Explication d'Olivier Frère-Jacques.
14:10C'est un budget difficile,
14:12dans une situation difficile.
14:14Avec un contexte international
14:15qui s'impose à nous,
14:17ce qui se passe au Moyen-Orient
14:18impacte l'économie internationale
14:20et impacte l'économie française.
14:22Ce que nous avons vécu cet été
14:24avec les sécheresses,
14:25qui impactent encore une fois
14:26les récoltes agricoles,
14:28pèse sur notre production de richesses,
14:31sur le pouvoir d'achat des Français.
14:33Et donc face à ça,
14:34on est amené à prendre
14:35un certain nombre de décisions.
14:37Maud Bréjon en opération déminage.
14:39Le porte-parole du gouvernement,
14:41qui pourrait remplacer
14:42impacté par affecté,
14:43tente d'expliquer le contexte
14:45de l'élaboration d'un budget très délicat.
14:47Il est vrai que la situation internationale
14:49n'aide pas,
14:50tout comme la perspective électorale de 2027.
14:53En pleine phase de négociation,
14:55l'exécutif veut rassurer,
14:57mais a placer les pensions de retraite
14:58au cœur de ses efforts d'économie.
15:01Ce qui ne manque pas de faire polémique.
15:03Le gouvernement souhaite geler
15:04la pension de base des retraités,
15:06percevant plus de 2034 euros par mois.
15:09Cette mesure toucherait
15:10plus de la moitié des retraités
15:11et représenterait une perte
15:14de pouvoir d'achat
15:14d'environ 40 euros mensuels.
15:16Pour les pensions situées
15:17entre 1260 et 2034 euros,
15:20une hausse inférieure à l'inflation
15:22est envisagée.
15:23Avec une inflation attendue
15:25entre 2 et 3 % en 2027,
15:27le gouvernement pourrait limiter
15:28la revalorisation à 1 %
15:30ou 1,5 % générant.
15:32Là aussi,
15:33une érosion du pouvoir d'achat.
15:34Seuls les plus modestes,
15:36en dessous de 1260 euros mensuels,
15:38verraient leurs pensions progresser
15:40au même rythme que les prix.
15:42L'objectif affiché,
15:43réaliser un peu plus de 5 milliards d'euros
15:46d'économie en 2027.
15:47Ces pistes, encore au stade de projet,
15:49n'ont pas fini d'être débattues.
15:52Toucher aux retraites reste politiquement
15:55explosif en France,
15:56où les retraités sont le segment
15:58électoral majoritaire.
16:00Et cela, les oppositions le savent.
16:02S'il faut faire payer les plus riches
16:03de ce pays,
16:04c'est par l'impôt que ça doit se faire,
16:05pas par la désindexation.
16:07Écoutez ce qu'a dit le ministre.
16:09Il n'y a pas un euro...
16:10Il n'y a pas de gras.
16:11Non, il n'y a pas un euro
16:12pour indexer les retraites,
16:13il a dit.
16:14Il n'y a pas un euro
16:15pour indexer les retraites,
16:16mais en revanche,
16:16il y a 10 milliards
16:17pour la contribution nette
16:18à l'Union européenne.
16:19À quelques mois de l'élection présidentielle,
16:21la perspective de se fâcher
16:22avec cette partie de l'électorat
16:24apparaît assez improbable.
16:26C'est pourtant ce vers quoi
16:27semble envisager d'aller le centre
16:29dans un mouvement presque suicidaire,
16:31un suicide que l'exécutif
16:32ne veut pas faire tout seul.
16:34En effet,
16:35le Premier ministre Sébastien Lecornu
16:36accélère à adresser mardi
16:38un courrier aux députés
16:39et sénateurs socialistes
16:41révélés le lendemain
16:42pour leur proposer une rencontre
16:44afin de bâtir un compromis
16:46sur le budget de 2027,
16:47sur le modèle de celui trouvé
16:48pour 2026.
16:50Il souligne que le gouvernement
16:51ne se mêlera pas
16:52de la campagne présidentielle
16:53et que le désaccord
16:55n'interdit pas d'agir ensemble.
16:56Mais les socialistes,
16:57en pleine amorce de campagne,
16:59hésitent.
17:00Toute collaboration
17:00avec le pouvoir en place
17:01risque d'être perçue
17:02comme un repoussoir électoral
17:03et certains cadres,
17:05comme Boris Vallaud,
17:06ont déjà mis le doigt
17:07sur la possibilité
17:08d'une censure
17:09et vont se montrer exigeants.
17:11Je vois qu'ils posent
17:12sur la table
17:14quelque chose qui ressemble
17:15à un budget
17:16qui a une provocation,
17:16provocation politique,
17:18mais une provocation
17:18pour les Françaises
17:19et les Français.
17:19Donc ils proposent
17:20des sacrifices maintenant
17:21à ceux qui en ont déjà
17:22fait beaucoup,
17:23qui ont fait beaucoup d'efforts.
17:24Chaque camp joue ainsi
17:25sa partition
17:26et ceux qui ne sont pas au pouvoir
17:27ont les coudées plus franches
17:28pour critiquer.
17:29Les enjeux dépassent
17:30ici largement
17:31les quelques milliards
17:32d'euros d'économie.
17:33Il s'agit de trouver
17:34un équilibre
17:34entre consolidation budgétaire,
17:36maintien d'une relative
17:37concorde sociale
17:38et survie parlementaire
17:40dans un contexte
17:40où la censure
17:41reste une menace permanente.
17:43Les discussions
17:44avec le PS,
17:45si elles aboutissent,
17:47détermineront largement
17:47la trajectoire du budget 2027.
17:49En cas d'échec,
17:50il s'agira de trouver
17:51un compromis.
17:52Le RN a déjà ouvert
17:53la porte à des discussions,
17:55mais se résoudre
17:55à une telle alliance
17:56de circonstances
17:57ne sera pas sans risque
17:58pour l'exécutif
17:59qui décidément dispose
18:01d'une marge de manœuvre
18:02très limitée.
18:06Et nous poursuivons
18:08à présent avec l'actualité
18:08en bref en France.
18:12Emmanuel Macron
18:13joue avec l'arme nucléaire.
18:15Mardi,
18:16le Premier ministre
18:16lettonien Andrius Kulberg
18:18a affirmé
18:19que le président français
18:20avait accepté
18:20d'entamer des discussions
18:21sur la participation
18:23du pays balte
18:24à la dissuasion
18:24nucléaire française avancée.
18:26Cela implique notamment
18:27la participation
18:27du pays tiers
18:28aux exercices
18:29des forces nucléaires françaises,
18:30ainsi que la possibilité
18:32temporaire
18:32de positionner
18:33des éléments
18:34des forces stratégiques françaises
18:35sur le territoire
18:36du pays partenaire.
18:37En mars,
18:37Emmanuel Macron
18:38avait déjà affirmé
18:38qu'une telle initiative
18:39consistait à donner
18:41une dimension européenne
18:42concrète
18:43aux intérêts vitaux
18:44de la France.
18:44Est-ce une nuisance active
18:46aux intérêts de la France
18:47qui justifie
18:48la procédure
18:49de destitution ?
18:50Avant même la primaire,
18:52les socialistes
18:53se ridiculisent.
18:54Philippe Brun,
18:55député de l'Eure,
18:56avait déposé mardi
18:57un référé
18:58afin d'obtenir
18:59sa réintégration
19:00au Parti Socialiste
19:01et de pouvoir participer
19:02à la primaire de la gauche,
19:03mais l'appareil judiciaire
19:05a rejeté sa demande
19:06ce mercredi.
19:07Le député socialiste,
19:09suspendu à titre conservatoire
19:10le 16 septembre
19:11après des accusations
19:12de harcèlement,
19:13de violence physique
19:14et d'emploi familial
19:15porté par une militante,
19:17est donc hors-jeu
19:18et ne sera probablement pas
19:19le prochain président
19:20de la République.
19:21Le tribunal judiciaire
19:22de Paris a estimé
19:23qu'aucune violation
19:24flagrante des statuts
19:25du PS n'était caractérisée
19:27et que la procédure d'urgence
19:28était justifiée
19:29par un signalement récent
19:30et l'imminence
19:31de la validation
19:32des candidatures.
19:33Philippe Brun a annoncé
19:34faire appel
19:35et évoque
19:35un rien complotiste,
19:37un coup monté
19:38imputable à l'entourage
19:39d'Olivier Faure.
19:41Duplon dans le mandat.
19:42Le sénateur LR d'Haute-Loire,
19:44Laurent Duplon,
19:44fait l'objet
19:44d'une enquête préliminaire
19:45du parquet de Clermont-Ferrand
19:46pour des soupçons
19:47de détournement
19:48de fonds publics.
19:49Selon des informations
19:50de médiacité,
19:51ni confirmées
19:52ni infirmées
19:52par le procureur,
19:54l'affaire remonterait
19:54au printemps 2025
19:55durant la campagne interne
19:56pour la présidence
19:57des Républicains.
19:58Il lui serait reproché
19:59d'avoir mobilisé
20:00sa collaboratrice parlementaire
20:01pour inciter des élus
20:02à adhérer au parti
20:03afin de soutenir
20:04Laurent Wauquiez
20:05face à Brune Retailleau.
20:06Les faits avaient été
20:07signalés il y a plus d'un an
20:08par des élus écologistes
20:10probablement un peu
20:11échaudés par la loi Duplon
20:12sur l'agriculture.
20:13A l'époque,
20:13le sénateur avait indiqué
20:14que sa collaboratrice
20:15avait agi sur son temps personnel.
20:17L'appareil judiciaire
20:18doit déterminer
20:19si ce travail est effectué
20:20dans le cadre de ses fonctions.
20:21Laurent Duplon
20:22n'est pas concerné
20:22par les élections sénatoriales
20:24de cette fin de mois
20:24puisqu'il lui reste
20:25encore trois ans
20:26à profiter du palais du Luxembourg.
20:29Humeur Mossade
20:29pour les Français.
20:30Selon une récente enquête
20:31au DOXA,
20:32près de neuf Français sur dix
20:33se disent pessimistes
20:34pour l'avenir de leurs enfants.
20:35Selon le sondage,
20:36ce sont les inquiétudes
20:37quant au dérèglement climatique
20:38qui viendraient en tête
20:39des préoccupations
20:40juste avant les considérations
20:41économiques
20:42et les tensions politiques.
20:43L'enquête révèle
20:44une certaine constance
20:45dans la crainte vis-à-vis
20:45de l'avenir
20:46quel que soit l'âge des personnes.
20:47La montée de l'individualisme
20:49est également citée
20:49par 59% des sondés
20:50ainsi que les difficultés
20:52dans le système scolaire.
20:53L'étude se félicite
20:54en revanche
20:55de voir les Français
20:55rééquilibrer leur temps
20:56entre vie personnelle
20:57et professionnelle.
20:59Une campagne présidentielle
21:00au milieu des couches
21:01et des biberons.
21:01Il ne s'agit pas de savoir
21:02quels candidats infantilisent
21:03le plus les Français
21:04mais de la naissance
21:05vendredi 18 septembre
21:06du fils de Marine Tondelier.
21:08La secrétaire nationale
21:09des écologistes
21:09l'a annoncé ce mercredi
21:11profitant de l'occasion
21:11pour en faire un sujet politique.
21:13Elle a évoqué l'infertilité
21:14qui touche un couple sur cinq
21:15en France
21:16et la dépression postpartum.
21:18Selon Santé publique France,
21:19une femme sur trois
21:20est en situation de souffrance psychique
21:21deux mois après son accouchement.
21:23Marine Tondelier
21:24annonce sur ces questions
21:24un plan intitulé
21:25des soins, du temps et des bras
21:27sans donner plus de détails
21:29déclarant
21:29« Je ne vous en dis pas plus,
21:31on en reparlera ».
21:32Encore faut-il
21:33qu'elle soit bien candidate
21:34à l'élection présidentielle de 2027.
21:36Pour l'instant,
21:36elle est candidate
21:37à la primaire de la gauche unitaire
21:38face au député de la Somme
21:40François Ruffin
21:41et à la porte-parole
21:42de l'Union démocratique bretonne
21:43Lydie Massard.
21:48Et continuons
21:49avec le reste
21:49de l'actualité internationale.
21:53Nouveau effet de manche
21:54ukraino-américain
21:56alors que l'Assemblée générale
21:57de l'ONU
21:57se réunissait à New York.
21:59Le président ukrainien
22:00a rencontré Donald Trump
22:01et affirmait que son pays
22:02comme les Etats-Unis
22:03voulait voir la guerre
22:04prendre fin
22:05avant l'hiver.
22:06Une déclaration
22:07peu surprenante
22:08dans la mesure
22:08où l'hiver reste
22:09une saison particulièrement
22:11difficile pour l'Ukraine
22:12dans la mesure
22:12où la Russie
22:13frappe les infrastructures
22:15énergétiques
22:15plongeant le pays
22:16dans le noir et le froid.
22:17D'ailleurs,
22:18Volodymyr Zelensky
22:19a évoqué
22:20avoir échangé
22:20avec Donald Trump
22:21au sujet
22:22d'un moratoire énergétique
22:23tout en expliquant
22:24que le réapprovisionnement
22:25en missiles patriotes
22:26était une priorité.
22:28En réalité,
22:29ces déclarations
22:29quant à une hypothétique
22:31fin du conflit
22:32ne sont pas nouvelles
22:33et impliquent
22:33des conditions
22:34qui ne peuvent
22:35satisfaire la Russie.
22:36Rien donc
22:36de quoi faire avancer
22:38sérieusement la paix.
22:39Une mise en scène
22:40jusqu'au dernier souffle.
22:41Le comédien émetteur en scène
22:42Arnaud Denis
22:43âgé de 43 ans
22:44est décédé mardi
22:45en Belgique
22:45après avoir eu recours
22:47à l'euthanasie
22:48depuis 2023
22:49après la pose
22:50d'une prothèse
22:50pour une hernie.
22:51Il souffrait
22:52de douleurs intenses
22:53et s'était engagé
22:54comme lanceur d'alerte.
22:55Il avait créé
22:56un groupe Facebook
22:57rassemblant des milliers
22:57de victimes
22:58de prothèses hernières
22:59et alertait
23:00sur les risques
23:01de ces interventions
23:02pratiquées
23:03environ 200 000 fois
23:04par an en France.
23:05Dans un dernier message,
23:07il avait exprimé
23:07sa colère
23:08tout en appelant
23:08à la poursuite
23:09du combat.
23:10Sans lui donc.
23:11Après le classement
23:12sans suite de sa plainte,
23:13il s'était joint
23:13à une action collective.
23:15L'acteur a donc demandé
23:16à être exécuté
23:17mais la question
23:17de la prothèse
23:18n'est pas résolue.
23:19Rendez-vous donc
23:20pour la prochaine piqûre.
23:21Un cyclone dévastateur
23:23au Japon.
23:24Mercredi matin,
23:25les autorités nippones
23:26ont annoncé
23:26un bilan de 9 morts
23:27et 4 personnes disparues
23:29après le typhon
23:30du Johan dans la région
23:32de Tokyo.
23:32Le typhon a provoqué
23:33des glissements
23:34de terrain,
23:35inondations
23:35et effondrements
23:36de maisons,
23:37notamment dans
23:38les préfectures
23:38de Shiba et Kanagawa.
23:40Plus de 45 000 foyers
23:41ont été privés
23:42d'électricité.
23:43Les plus ont atteint
23:43des niveaux exceptionnels
23:45832 mm
23:46en 48 heures
23:47à Oshima.
23:47Un record
23:48depuis le début
23:49des relevés
23:49en 1991.
23:54Et voilà,
23:55nous arrivons
23:55à la fin de cette édition.
23:56Ce soir,
23:57à partir de 21h,
23:58découvrez un nouveau
23:58numéro d'Alerte Générale.
24:00Alexis Poulin
24:01et Nicolas Vidal
24:02reçoivent l'avocat
24:03Juan Branco
24:04pour évoquer
24:04la présidentielle
24:05de 2027
24:06et l'état du pouvoir
24:07en France actuelle.
24:09Moi, je viens de la gauche,
24:10d'une gauche
24:10que j'essaye de porter
24:11vers le souverainisme,
24:12de se rendre compte
24:12que la gauche
24:13de la subvention,
24:14ce n'est plus possible,
24:14qu'à un moment donné,
24:15il y a une pression fiscale
24:16qui écrase
24:16la création de richesses
24:17chez les petits artisans,
24:19chez les commerçants,
24:19chez les professions libérales
24:20et que surtout,
24:21on ne peut pas
24:22continuer à distribuer
24:23de l'argent public
24:24sans produire en nous-mêmes.
24:25Il faut qu'on bascule
24:26sur ces questions
24:27et aussi, par ailleurs,
24:28que l'Union européenne
24:29est antidémocratique
24:30et qu'il faut faire
24:30un référendum sur ce sujet
24:31pour décider
24:32si on y reste ou pas.
24:34Donc, je m'adresse
24:35à des gens
24:35qui ne pourraient pas écouter
24:37et qui, par définition,
24:39par réflexe,
24:39n'écouteront jamais
24:40des gens comme Philippot,
24:41comme Dupont-Aignan
24:42parce que d'office,
24:43ils appartiennent
24:44à une autre famille politique.
24:45Et donc, je pense
24:45qu'en réalité,
24:46c'est assez précieux
24:47qu'il y ait beaucoup
24:48de gens différents aujourd'hui
24:49qui, depuis des familles
24:51politiques différentes,
24:52portent sur un certain nombre
24:53de sujets, des idées communes.
24:54En l'occurrence,
24:56la question du Frexit
24:56parce que Dupont-Aignan,
24:57jusqu'à l'année dernière,
24:58il disait que jamais
24:58il ne serait pour eux.
25:00Également au programme
25:00de votre soirée passé présent,
25:02Guillaume Fiquet reçoit
25:03l'historien Éric Anceau
25:04pour évoquer Léon Gambetta,
25:06l'homme qui a imposé
25:07la République à une France
25:08qui n'en voulait pas.
25:09Et demain, dès 7h,
25:10vous pourrez retrouver un Zoom
25:11avec le journaliste
25:12Philippe Delorme,
25:13l'auteur d'un ouvrage
25:14sur la généalogie
25:15du pape Léon XIV.
25:17C'est à présent
25:18la fin de cette édition.
25:18Merci à tous
25:19pour votre fidélité.
25:21Rendez-vous demain
25:21avec Olivier Frère Jacques.
25:23En attendant,
25:24portez-vous bien.
25:24Bonsoir.
25:27– Sous-titrage ST' 501

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