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Comment va se traduire sur le terrain le plan CASI du gouvernement pour soutenir les agriculteurs victimes de la sècheresse ?

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00:00Ici Dromardèche, dès votre réveil, ici matin jusqu'à 9h.
00:07Comment va se traduire sur le terrain le plan quasi du gouvernement pour soutenir les agriculteurs victimes de la sécheresse
00:14?
00:14La préfète de la Drôme est avec nous ce matin, Emmanuel Champal.
00:17Bonjour Marie-Emme Gaspari.
00:18Bonjour.
00:19La crise est profonde, il faut du concret, on parle de réarmement agricole.
00:24Dites-nous, de combien disposez-vous très précisément pour aider les agriculteurs drômoins ?
00:29Alors ce plan d'urgence lancé par la ministre est un plan qui au total porte sur 1,3 milliard
00:36d'aides.
00:37Il s'agit de 14 mesures qui vont être déclinées et le dispositif dont nous allons parler aujourd'hui c
00:43'est le fonds de réarmement de la production agricole
00:46qui est un fonds national qui a été décliné au niveau départemental et la Drôme a obtenu une enveloppe de
00:511,6 million d'euros.
00:531,6 million pour les agriculteurs drômoins, répartis comment ?
00:56Alors 1,6 million pour les agriculteurs qui sont aujourd'hui les plus en difficulté à la suite de l
01:02'été que nous venons de vivre.
01:03Il y a eu la sécheresse, la canicule bien sûr, je le rappelle, 46 jours de canicule, de vigilance canicule
01:09orange en Drôme.
01:11Cet été caniculaire d'une intensité inédite a eu des conséquences sur les productions, sur les rendements.
01:17Nous avons eu des incendies bien évidemment et des agriculteurs qui ont subi des conséquences directes et indirectes de ces
01:22incendies.
01:23Et nous avons aujourd'hui des agriculteurs qui doivent faire face à des dépenses imprévues pour relancer leur production.
01:29Donc c'est un dispositif d'urgence qui a pour objectif de relancer la production agricole, de préserver notre capacité
01:35de production agricole et donc notre souveraineté alimentaire.
01:381,6 million, très concrètement, c'est quoi ? Ça tombe sur les comptes en banque directement, ça va se
01:42passer comment ?
01:42Oui alors, ce sont des aides directes ?
01:45qui sont déployées au niveau des préfets de département. Nous avons fixé des critères, je vais quand même les rappeler.
01:51Les critères de priorité, c'est aider d'abord de manière urgente et dès le mois d'octobre, les agriculteurs
01:56qui sont aujourd'hui les plus en difficulté,
01:58qui connaissent des difficultés de trésorerie, qui sont en panne de trésorerie pour poursuivre leur production.
02:03Vous savez combien ils sont aujourd'hui dans le département ?
02:05Aujourd'hui, nous devrions avoir un chiffrage, nous sommes en train de chiffrer en utilisant tous nos réseaux.
02:10Alors les agriculteurs vont pouvoir se manifester, mais nous utilisons le réseau de la MSA qui accompagne les agriculteurs en
02:16difficulté,
02:16le réseau de solidarité paysan. Nous sommes en train de travailler avec la Chambre d'agriculture, le président de la
02:21Chambre,
02:22pour trouver ces agriculteurs qui sont les plus en difficulté et qui pourront se manifester.
02:26Donc une aide rapide dès le mois d'octobre qui pourra leur être délivrée entre 3 500 et 4 500
02:34euros.
02:34C'est un montant forfaitaire et surtout une bonification pour ces agriculteurs qui sont installés depuis moins de 5 ans
02:40et qui peuvent avoir plus de difficultés. Donc une bonification de 1 000 euros.
02:44Donc nous pourrons arriver à un forfait de 5 500 euros.
02:48Nous avons une deuxième priorité qui est les filières, notamment le maraîchage.
02:52On sait qu'il est important en Drôme et aussi tout ce qui concerne l'élevage pâturant,
02:56puisque l'on sait qu'aujourd'hui nous avons des difficultés d'approvisionnement en fourrage
03:01et notamment avec des prix qui augmentent.
03:043 500, 4 000 euros jusqu'à 5 000 euros pour certaines exploitations.
03:08C'est le chiffre que vous donnez ce matin.
03:10La Confédération paysanne parle de montants réels ridiculement faibles.
03:16Vous l'avez peut-être entendu ce matin sur ICI Droits Mardèche, dans le journal de 7 heures.
03:19On entendait effectivement un porte-parole qui disait
03:21« Ce plan de toute façon d'un million six n'est pas à la hauteur.
03:25On va laisser des paysans sur le bord de la route. »
03:27Alors je l'ai dit, c'est un plan d'urgence.
03:30Donc là, nous amortissons le choc de cet été, le choc climatique de cet été.
03:36Et c'est un plan qui aujourd'hui demande un effort considérable à l'ensemble de la nation
03:41au regard de la contrainte budgétaire qui est la nôtre et ça, il faut l'avoir en tête.
03:44Je voudrais quand même aussi vous livrer quelques éléments de comparaison par rapport à nos voisins européens.
03:49Nous sommes les seuls, le seul pays européen à avoir engagé un plan d'une telle ampleur en faveur de
03:55nos agriculteurs.
03:56Et peut-être le dernier point, et la ministre de l'Agriculture l'a annoncé hier,
03:59il s'agit, je l'ai dit, d'un plan d'urgence.
04:02Il y aura un plan de relance qui est en train d'être travaillé et qui est à l'étude,
04:06qui sera un plan beaucoup plus structurel en faveur de notre agriculture.
04:09Là, nous sommes dans l'urgence et l'urgence nous impose réactivité.
04:14Nous avons concerté quand même avec le monde agricole sur les conditions de répartition de cette enveloppe.
04:19Et aujourd'hui, il faut être réactif et surtout agir vite.
04:23Un plan de relance qui arrivera après le plan d'urgence qui, lui, est pour les tout prochains jours,
04:28pour les toutes prochaines semaines, on l'entend bien.
04:30Marie-Hémé Gaspari, il y a la sécheresse, il y a d'autres problèmes aussi dans ce département.
04:34Il y a le loup, vous le savez, il y a eu une énorme attaque il n'y a pas
04:38très longtemps dans le Vercors,
04:39plus de 60 bêtes tuées, deux loups tués en début de semaine dans la même nuit.
04:44Est-ce qu'il n'y a pas une petite urgence, comme le demandent les éleveurs,
04:46à refaire un comptage précis des meutes pour savoir combien il y a effectivement de loups dans ce département ?
04:52Alors moi, je voudrais tout d'abord apporter mon soutien à l'ensemble des éleveurs.
04:56Je sais que la prédation lupine est importante.
04:59Nous avons des constats du nombre d'attaques et du nombre de victimes qui sont en augmentation.
05:05Donc une pression très forte sur les éleveurs.
05:08Donc ils ont tout notre soutien et surtout l'appui des services de l'État qui sont extrêmement réactifs.
05:14Moi, je mobilise, et je voudrais le dire, tous les leviers qui sont à ma main.
05:18Aujourd'hui, nous avons des dispositifs de protection.
05:23C'est 3,6 millions d'euros par an pour protéger nos élevages.
05:27Les louvetiers, aujourd'hui, sortent beaucoup plus qu'avant
05:30parce que je les sollicite et je les autorise à sortir pour effectuer des tirs de défense.
05:36Ce qui nous a permis d'abattre 12 loups aujourd'hui contre 7 à la même époque, à date.
05:42Donc nous sommes plutôt sur, en tout cas, une pente ascendante en termes de protection
05:48et surtout d'essayer de faire baisser la pression pour les agriculteurs.
05:52Et les louvetiers sortent beaucoup plus.
05:54169 sorties de louvetiers contre 67 l'année dernière à la même époque.
05:58La question du comptage du loup, c'est un sujet d'ordre national
06:01qui ne relève pas de mes prérogatives.
06:04Donc moi, je m'attache, en tout cas avec les leviers qui sont les miens,
06:08à soutenir l'élevage parce qu'il est important que nous soutenions nos agriculteurs.
06:12À votre niveau, effectivement, les louvetiers qui sortent beaucoup plus souvent que l'an dernier.
06:16On l'entend bien ce matin.
06:16Merci à vous, Marie-Emmé Gaspari, préfète de la Drôme.
06:20Passez une bonne journée.
06:21Merci à vous.

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