- il y a 4 semaines
Plus d'un milliard d'euros seront débloqués pour soutenir l'agriculture lourdement affectée par les canicules et la sécheresse de l'été, a annoncé vendredi 4 septembre la ministre de l'Agriculture Annie Genevard lors d'une conférence de presse.
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00:00Sécheresse, incendie, toutes les filières ont été frappées de plein fouet.
00:06Cela s'est traduit par des récoltes perdues, des prairies qui ne repoussent pas,
00:11des stocks de fourrage qui s'épuisent et des élevages fragilisés.
00:16Mais surtout, des agriculteurs épuisés, éprouvés.
00:21Vous connaissez les chiffres, nous les avons déjà communiqués.
00:25Certaines productions sont à moins 50%, voire plus.
00:29Dans de nombreuses régions, les stocks fourragés sont inférieurs de plus de 50%.
00:34Et l'absence d'eau a durement frappé les productions maraîchères et les cultures,
00:39de même qu'elle a parfois rendu difficile l'abreuvement des animaux et la production agroalimentaire.
00:46Tous ces chiffres nous sont remontés directement du terrain, par l'ensemble des préfets tout au long du mois d
00:52'août.
00:54A ces difficultés de l'amont agricole s'ajoutent aussi celles des coopératives et du maillon industriel,
01:00frappés par la réduction de l'approvisionnement, des coûts en hausse et des restrictions d'eau qui touchent leur équilibre
01:06économique.
01:08Et derrière ces conséquences désastreuses, il y a des femmes et des hommes qui, pour certains, se demandent aujourd'hui
01:14s'ils continueront leur activité.
01:16Le pays a donc un double impératif devant lui, indemniser les pertes pour éviter les faillites
01:23et relancer la production agricole pour ne pas perdre de la souveraineté.
01:29Car si nous perdons structurellement au potentiel productif, nous perdrons des paysages, des parcs de marché, de la souveraineté, des
01:37produits de qualité.
01:38Face à ce constat, j'annonce aujourd'hui au monde agricole le déploiement d'un plan à plus d'un
01:44milliard d'euros.
01:46C'est une réponse forte, un effort conséquent de solidarité de la part de tous les Français dans une situation
01:53budgétaire difficile.
01:55Deux axes irriguent ce plan.
01:57Premièrement, nous devons indemniser rapidement les pertes pour éviter les faillites.
02:02Pour ce faire, je prends l'engagement d'abonder autant que de besoin l'indemnisation de solidarité nationale
02:10qui couvre une partie des pertes exceptionnelles.
02:13Nos premières estimations chiffrent cela à 520 millions d'euros pour faire face aux conséquences directes liées à la sécheresse.
02:22Afin que l'aide arrive au plus vite, nous accélérons les avances et les paiements.
02:27J'ai demandé une célérité particulière de la part de tous les services de l'État
02:31et nous avons modifié le système pour gagner en vitesse.
02:35Par ailleurs, les accomptes de cette indemnisation ont été portés à 80% au lieu de 70%.
02:43Deuxièmement, des dégrèvements de taxes foncières sur la propriété non bâtie
02:48auront aussi lieu pour soulager immédiatement la trésorerie des exploitations les plus touchées.
02:53Cela représente un engagement d'environ 330 millions d'euros.
02:58Je vous annonce également qu'à partir de 2027, le mode de calcul de l'indemnisation des pertes sera modifié
03:05pour mieux protéger encore les agriculteurs.
03:08Concrètement, les pertes d'une année seront comparées au rendement des 8 dernières années
03:13et non pas aux 5 dernières années.
03:16C'est plus protecteur, c'était très attendu et je suis allée négocier cette victoire à Bruxelles pour nos agriculteurs.
03:24Deuxièmement, nous devons relancer la production agricole.
03:27C'est le deuxième objet de ce point.
03:29Nous assurer que nous ne perdrons pas d'animaux,
03:32que les semis seront bien réalisés pour l'an prochain,
03:35car il en va de notre souveraineté agricole et de la pérennité de toute la chaîne économique.
03:41Pour cela, j'annonce la mise en place d'un fonds de réarmement agricole
03:45doté de 235 millions d'euros pour l'Hexagone et les Antilles.
03:50C'est un fonds que je veux territorialiser à la main des préfets.
03:55Chaque filière est différente, chaque territoire est différent.
03:58Et donc chaque réponse pourrait être différente et surtout adaptée aux besoins du terrain.
04:03Ce n'est pas à Paris que l'on décide comment on indemnise du maïs et grains dans un département
04:08et des pertes de fruits et de légumes dans un autre.
04:11Nous fixons les grandes lignes, certes,
04:13mais il y aura réellement, d'une certaine façon, un fonds d'aide par département.
04:18Ce fonds comportera une enveloppe dédiée aux différents incendies
04:21qui ont frappé des exploitations agricoles cet été,
04:24en Gérôme, dans le Var, les Périnées-Ornontales, bien sûr,
04:27mais aussi dans d'autres territoires.
04:30C'est une réponse inédite, adaptée aux différentes réalités locales.
04:35Ce fonds permettra de poursuivre la production agricole
04:38et de le redémarrer quand c'est nécessaire,
04:40en aidant les agriculteurs à acheter du fourrage, des semences, différents intrants.
04:46Sécuriser la production agricole française permet à la fois d'aider nos agriculteurs,
04:51mais aussi toute la chaîne économique,
04:53les transformateurs, les coopératives, la distribution et le fini, tous les Français.
04:57Car il n'y a pas de souveraineté alimentaire,
05:00il n'y a pas de production et de vente sans des approvisionnements suffisants,
05:03sans des volumes suffisants.
05:06Chaque préfet va désormais très rapidement consulter les organisations agricoles,
05:11dès la semaine prochaine,
05:12pour définir les publics cibles et le montant d'aides individuelles.
05:16Nous mobiliserons également 20 millions d'euros supplémentaires
05:20pour la campagne de prise en charge des cotisations sociales dès 7 octobre.
05:25Enfin, parce que sans un tronc essentiel accessible, il n'y a pas de production,
05:29le guichet d'aide à l'achat d'engrais sera prolongé jusqu'au 31 décembre 2026.
05:34Je rappelle que ce guichet d'aide,
05:37qui comporte une partie de fonds venant de l'Europe et une partie d'argent national,
05:44ce guichet d'aide doit être bien sollicité par les agriculteurs.
05:48Il demandait sa prolongation, nous y donnons droit.
05:52Et puis, le guichet d'aide à l'achat de carburant agricole sera reconduit en septembre et en octobre
05:57pour un total de 106 millions d'euros.
06:00J'ai également souhaité passer de 70 à 75% le montant des avances de la PAC
06:06que toucheront très bientôt les agriculteurs.
06:08Cela représente 420 millions de trésoreries
06:11qui arriveront plus vite dans les comptes des exploitations
06:13par rapport à la date initialement prévue.
06:16Pour faciliter la vie des agriculteurs,
06:19j'ai demandé aussi à accélérer le déploiement du contrôle unique,
06:23c'est-à-dire la suppression des contrôles redondants ou successifs.
06:27Partout où nous pouvons le faire légalement,
06:29nous réduirons le nombre de contrôles PAC
06:31et nous privilégierons les contrôles sur pièce plutôt que dans les fermes.
06:35Ces mesures viennent s'ajouter à d'autres décisions que j'ai prises
06:38depuis le début de la crise en juin.
06:40J'ai en effet validé des dérogations pour valoriser les jachères,
06:44pour exonérer les agriculteurs de certaines règles PAC
06:47qui, à la rotation des cultures, devenues impossibles à respecter.
06:52J'ai également piloté un schéma de solidarité agricole
06:55pour que les départements et du fourrage,
06:58avec du fourrage, puissent dépanner ceux qui en manquent.
07:01Et j'ai cherché auprès de tous mes homologues européens
07:04les disponibilités de fourrage qu'ils pourraient avoir.
07:08Et puis, surtout, la loi d'urgence agricole cet été,
07:11quasi intégralement validée par le Conseil constitutionnel,
07:14contient plusieurs mesures qui seront directement utiles aux agriculteurs.
07:18Je pense que personne ne peut plus dire de bonne foi
07:21qu'il faut continuer à s'interdire le stockage de l'eau.
07:24L'été l'a montré.
07:26Les cultures, les fruits, les légumes vont avoir besoin de plus en plus d'eau,
07:29sans même parler du fait que les parcelles irriguées ont été de bons bons fiers.
07:33Cette loi contient plusieurs mesures qui faciliteront le stockage de l'eau,
07:38accélération des procédures, allégement des règles pour les petites retenues collinaires
07:42et les petits plans d'eau,
07:44possibilité de déroger à certains documents de planification trop anciens.
07:48Le stockage n'est pas l'alpha et l'oméga de tout,
07:51mais avec 20% de pluie supplémentaire en hiver et 20% en moins en été,
07:56la question du stockage de substitution est tranchée par les faits.
08:00Mesdames et Messieurs, ce plan porte un message politique très clair.
08:04Quand notre agriculture est frappée, la nation répond présente.
08:08Près d'un milliard d'euros, plus d'un milliard d'euros, c'est un effort massif
08:13dans le contexte budgétaire que nous connaissons.
08:16C'est la solidarité de tous les Français qui s'expriment.
08:20Et cette solidarité doit désormais se concrétiser très rapidement dans les exploitations.
08:23J'y veillerai personnellement.
08:27Pour ce faire, j'ai mis en place une cellule dédiée au sein de mon ministère
08:30pour coordonner et accélérer le plus possible les décaissements.
08:35Ces cellules sécheresses ont aussi pour vocation d'être très attentifs
08:38à l'état psychologique de nos agriculteurs.
08:41Je suis particulièrement préoccupée par les épreuves,
08:45l'effet des épreuves que nos agriculteurs ont traversées.
08:48C'est la raison pour laquelle tous les dispositifs de veille sont activés d'ores et déjà
08:56de façon à identifier les plus fragiles de nos agriculteurs.
09:02Et puis parce qu'il faut aussi penser à l'avenir.
09:06J'annoncerai dans les prochaines semaines un plan pour le rebond
09:10qui lui aussi sera massif, notamment avec les contrats d'avenir.
09:14Je vous remercie et je suis disponible pour vos questions
09:18qui ne devraient pas manquer.
09:25Bonjour Madame la Ministre, Martin Bommère pour France Info Canal 16.
09:29Deux questions.
09:30Quand est-ce que les agriculteurs peuvent espérer toucher les premiers montants
09:34que vous venez d'annoncer ?
09:36Ailleurs, vous avez vous parlé d'un effort de tous les Français.
09:40Matignon évoque des gels de crédit pour financer vos mesures.
09:44Sait-on quels sont les secteurs qui seront touchés, impactés par ces gels de crédit ?
09:48Merci.
09:50Oui, bien sûr, c'est un effort de tous les Français
09:52puisque le budget, c'est le budget de la nation.
09:54Alors, moi, je ne peux pas entrer dans le détail.
09:57Je sais par exemple que les crédits qui étaient gelés sur mon ministère
10:00seront dégelés.
10:01De sorte que les premières disponibilités budgétaires
10:04seront dès la semaine prochaine à la main des préfets.
10:07Donc, ils vont réunir très rapidement leurs commissions
10:11pour pouvoir évaluer.
10:13Moi, je veux un plan sur-mesure.
10:16Tous les territoires ne s'étivalent pas.
10:18D'ailleurs, quand j'ai fait la réunion avec les préfets,
10:19il y a eu des territoires où on m'a dit
10:21que la situation n'est pas catastrophique.
10:24En revanche, dans d'autres, elle l'est.
10:26Et donc, ce sera une adaptation.
10:29Donc, ça demande un petit peu d'ajustement.
10:32Et ça, dès la semaine prochaine, les préfets vont réunir
10:35les organisations professionnelles et syndicales,
10:37les banques, les chambres, pour pouvoir opérer.
10:41Nous, on donnera la doctrine générale,
10:43mais après, chaque préfet aura la responsabilité
10:47de pouvoir déployer au plus vite.
10:49Mais le dégel, par exemple, des crédits
10:53qui seront à la main des préfets,
10:56rendra disponible l'argent dès la semaine prochaine.
10:59Il faut aller vite.
11:03Oui ?
11:04Oui, pardon. Bonjour, Mathieu Robert,
11:06avec la presse, sur votre gauche.
11:09Vous avez annoncé 520 millions d'euros pour l'ISN.
11:13De souvenir, le budget annuel de l'ISN,
11:16c'est à peu près ça.
11:17Est-ce que c'est du coup un doublement
11:19ou vous parlez de l'enveloppe classique ?
11:21Alors, sur ce fonds, il restait 130 millions d'euros.
11:25Donc, pour le porter à 530, il faut abonder.
11:30Il faudra abonder.
11:32Quand je dis abondir plus d'un milliard d'euros,
11:34c'est de l'argent nouveau,
11:36ce n'est pas du recyclage.
11:42Bonjour, Florine Chimé, de contexte.
11:44Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus
11:46sur le volet incendie de l'un des fonds
11:48que vous avez évoqués ?
11:49Et je voulais aussi savoir,
11:51en matière de transition agroécologique,
11:53est-ce que vous avez prévu
11:55certains fléchages d'aide,
11:57comme le demandent les jeunes agriculteurs ?
11:59Parce qu'on peut imaginer que ce qui s'est passé cet été,
12:01ça va se reproduire l'an prochain.
12:03Je ne sais pas si l'État aura un milliard
12:05chaque année à consacrer aux agriculteurs.
12:08On parle beaucoup du maïs.
12:09Est-ce qu'il y a des choses à faire
12:11sur notamment la relocalisation
12:13de certaines productions ?
12:14Bien sûr.
12:15Je pense qu'il faut mesurer
12:17que, évidemment, on espère tous
12:20que cet été calamiteux ne se reproduira pas.
12:24Mais on voit bien qu'on est dans une tendance
12:27au réchauffement, à la sécheresse,
12:31aux inondations aussi.
12:33Donc, il faut travailler à l'avenir.
12:36C'est l'objet du rebond dont je parlais.
12:39C'est l'objet de certaines dispositions
12:41qui perdureront dans le futur budget.
12:43Je pense aux fonds agricoles,
12:45aux renouvellements des vergers,
12:47aux parsadins.
12:48Et puis, il est clair que les agriculteurs
12:51n'ont pas attendu qu'on leur fasse
12:53la leçon à la matière.
12:54Sur les assolements, sur le choix des cultures,
12:57sur la relocalisation de certaines cultures,
13:00sur l'adaptation des cultures,
13:02c'est le plan méditerranéen.
13:04On voit apparaître des cultures
13:06qui n'existaient pas dans notre pays.
13:07certains fruits exotiques,
13:10les oliviers, les amandiers,
13:14les pistachiers.
13:15Voilà, il y aura nécessairement
13:19dans les années qui viennent
13:20une adaptation à la fois dans la localisation
13:23et dans le choix des cultures.
13:25Il faut aussi choisir des cultures
13:27qui permettent d'enrichir les sols,
13:29naturellement.
13:30Le plan protéines, il pourvoit.
13:33Il faut aussi des modes de culture
13:36qui permettent de conserver l'eau dans le sol.
13:41Et ça, c'est fondamental.
13:42Donc, c'est toute une conversion
13:44de l'appareil de production agricole
13:45qu'il nous faudra faire dans les années qui viennent,
13:49s'attacher en particulier à la qualité du sol.
13:51On sait que ça détermine très clairement
13:54la qualité et le volume des productions.
13:57On cite toujours le maïs.
13:58Enfin, je rappelle que la moitié
13:59de la production du maïs
14:01sert à alimenter les animaux.
14:03Donc, c'est une culture importante.
14:06Toutes les cultures sont importantes.
14:10Donc, moi, je pense que la montée
14:13en puissance de l'eau agricole,
14:15je rappelle que dans la loi d'urgence agricole,
14:17il y a l'objectif de doublement
14:19du stockage de l'eau agricole.
14:21La France irrigue très peu,
14:22stocke très peu.
14:23Il y a tout un pan sur la réutilisation
14:25des eaux usées qui est à pousser.
14:29Évidemment.
14:30Parce que ça, ça ne prélève pas
14:32sur le milieu naturel.
14:34Donc, voilà.
14:36Là, l'objectif immédiat,
14:39c'est de traiter l'urgence.
14:40C'est d'éviter les faillites.
14:41C'est de redonner de l'espoir aux producteurs.
14:44C'est d'assurer la prochaine campagne.
14:46Ça, c'est aujourd'hui, maintenant,
14:49cet effort considérable.
14:50Je vais quand même assister
14:51sur le caractère considérable de cet effort.
14:54Il y a une forme, quelquefois,
14:56d'un peu de déréalisation
14:58de ce que représente l'argent public,
14:59mais plus d'un milliard d'argent public
15:01que le Premier ministre a souhaité affecter
15:05au monde agricole.
15:07C'est un effort très conséquent.
15:09Très conséquent.
15:12Mais qui suppose aussi
15:14que chacun y prenne sa part.
15:15C'est le consommateur
15:16quand il achète des produits français
15:19et qui accepte d'acheter des légumes
15:20et des fruits qui ne sont pas tout à fait calibrés
15:22comme il y en a l'habitude.
15:23C'est la distribution qui accepte
15:25de contenir l'augmentation des prix.
15:28Ce sont les collectivités locales et territoriales
15:31qui, pour certaines, ont déjà commencé
15:33à déployer des aides pour leurs agriculteurs.
15:35C'est le système bancaire
15:37qui doit, évidemment,
15:39faire des propositions aux agriculteurs,
15:42faire des efforts en la matière.
15:43C'est le système assurantiel, également.
15:45Donc, c'est un effort considérable
15:48de l'ensemble de la société française,
15:51mais, évidemment,
15:52au premier rang desquels
15:54l'État donne l'exemple,
15:57en quelque sorte,
15:57avec plus d'un milliard d'euros d'efforts
16:00pour le sauvetage de notre agriculture,
16:04pour le soutien à nos agriculteurs.
16:09Sur les incendies,
16:11alors, dans le fonds d'urgence,
16:13le fonds de réactement agricole,
16:15il y a une bonification pour les territoires
16:17qui ont été incendiés.
16:21Bonjour.
16:22Marine Chomette pour M6.
16:23Combien d'exploitations sont menacées de faillite, justement ?
16:27Alors, nous estimons,
16:28d'après les remontées qui nous ont été faites,
16:30qu'on est aux alentours de 30 à 35 000 exploitations
16:33qui sont particulièrement en fragilité
16:35ou qui menacent de l'être.
16:40Bonjour, Mme Rascam,
16:41pour le journal Le Monde.
16:43Vous dites 30 à 35 000
16:45qui sont particulièrement menacées.
16:47à combien est-ce qu'ils sont celles qui pourront toucher l'ISN,
16:51tel qu'il existe aujourd'hui ?
16:54Et toujours sur l'ISN,
16:55comment seront mesurées les pertes ?
16:57Puisqu'on a entendu ces derniers jours
16:59beaucoup d'inquiétudes sur le fonctionnement,
17:01notamment pour l'évaluation de l'état des prairies
17:08et sur le fonctionnement du satellite Airbus
17:11qui est censé le mesurer.
17:11Est-ce que vous allez demander au préfet
17:13de diligenter des enquêtes sur place
17:15pour s'assurer que ce que mesure le satellite
17:18est en conformité avec le terrain ?
17:20Alors, d'abord, sur l'assurance,
17:23parce que c'est essentiellement l'assurance récolte
17:25qui est concerné le monde.
17:27Je voudrais dire d'ailleurs que je déplore
17:30que seuls 68 000 agriculteurs sont assurés.
17:34C'est trop peu,
17:35même si cela a augmenté grâce à la réforme de 2023.
17:38Je ne peux que les encourager à s'assurer,
17:40d'autant que l'État prend en charge
17:4270 % de la cotisation d'assurance avec l'Europe.
17:46Aujourd'hui, un agriculteur assuré
17:48est indemnisé pour la quasi-totalité des pertes.
17:53J'entends le débat sur le satellite
17:55qui mesure les pertes en prairie.
17:56Je rappelle que si des contestations ont lieu,
17:59les préfets peuvent réunir des commissions
18:02qui m'alertent immédiatement
18:03et le concepteur du satellite
18:05peut être amené à expliquer le paramétrage
18:08et éventuellement à le modifier.
18:10Si des erreurs ont eu lieu,
18:12l'indemnisation pourra être modifiée.
18:14Mais cette réforme est avant tout
18:15très utile aux agriculteurs.
18:17Elle est plus juste
18:19car chaque exploitant peut être indemnisé
18:21et non plus en fonction de la moyenne du territoire,
18:23ce qui se faisait avant.
18:24Elle est automatique
18:25puisque le satellite voit tout.
18:28Certains agriculteurs touchent l'aide
18:29sans même savoir qu'ils avaient franchi
18:31le seuil de perte.
18:32Donc, il y a des dispositifs
18:34qui permettent de recaler les choses.
18:37Donc, il faut le savoir.
18:41Puis, votre deuxième question, c'était...
18:42Le nom de l'exploitation,
18:44selon vos informations,
18:46vous pouvez aussi...
18:48Alors, bon, l'ISN,
18:51vous le savez,
18:53sert à deux choses.
18:54D'abord, à permettre
18:56la prise en charge des cotisations,
19:00abondée par le budget
19:01de l'Union Européenne.
19:03Et puis, pour les exploitants
19:06qui sont assurés,
19:08ça vient abonder l'assurance,
19:10le classique,
19:11payé par les assureurs.
19:13Et pour les non-assurés,
19:14il y a quand même
19:16une aide
19:17qui est délivrée
19:19au titre de l'ISN.
19:21Moindre,
19:22c'est là l'intérêt
19:24de l'assurance,
19:25bien sûr.
19:28Bonjour.
19:29Nicolas Jolie pour ICI.
19:31Deux questions.
19:32Est-ce que vous êtes en mesure,
19:33aujourd'hui,
19:33de chiffrer les dégâts
19:35de la sécheresse
19:35sur les exploitations de maïs ?
19:37Et deuxièmement,
19:38est-ce que vous redoutez
19:39un nouveau mouvement
19:40des agriculteurs cet hiver
19:41qu'on a pu le voir
19:42dans le sud-ouest ?
19:43Alors, on est...
19:45Vous savez que les récoltes
19:46ne sont pas encore
19:47totalement achevées,
19:48mais on est dans des proportions
19:51importantes,
19:51entre 35 et 50 %,
19:53je crois.
19:54Selon qu'on est en malice grain
19:56ou en malice en silage,
19:57pour toutes ces têtes causes,
19:58c'est une culture
19:59qui a beaucoup souffert,
20:01qui souffre beaucoup.
20:03Là où les parcelles
20:04n'étaient pas irriguées,
20:05les rendements sont très faibles.
20:07Très, très faibles.
20:09Donc,
20:10ça, c'est une préoccupation.
20:11C'est pourquoi
20:12nous sommes dans les évaluations,
20:14dans la mesure
20:15où toutes les cultures,
20:17toutes les récoltes
20:18ne sont pas faites.
20:19sur les mouvements.
20:21Bon, écoutez,
20:23on connaît le monde agricole,
20:25on sait qu'il peut réagir vivement,
20:28surtout quand il est
20:29dans une situation
20:31de détresse et d'inquiétude.
20:33C'est la raison pour laquelle
20:34le Premier ministre
20:35a souhaité très vite
20:36montrer que la nation
20:39était au rendez-vous
20:40dans un contexte
20:42terriblement difficile.
20:43Chaque Français le sait.
20:45La situation budgétaire
20:47de notre pays
20:48est très tendue.
20:50Nous sommes en train
20:51de travailler
20:51les différents arbitrages.
20:53Le Premier ministre
20:54avait déclaré
20:55l'agriculture
20:56est ma priorité.
20:57Il le démontre aujourd'hui
20:59en donnant droit
21:02à un plan
21:03très conséquent.
21:05Mais je veux dire
21:07que l'État,
21:09lui tout seul,
21:10c'est pourquoi je parlais
21:11d'un engagement
21:12de la nation tout entière.
21:14doit être au chevet
21:16de nos agriculteurs.
21:17Après, moi je suis
21:19en interlocution constante
21:22avec les agriculteurs
21:23et j'ai demandé aux préfets
21:25de régions
21:26et de départements
21:28d'être vraiment
21:29les interlocuteurs constants
21:30et dans les aides
21:33qu'ils délivreront,
21:34d'être vraiment
21:35à l'écoute
21:36et adaptés
21:38à l'attente
21:39des agriculteurs.
21:40Ce que nous mettons
21:40sur la table
21:41est considérable.
21:42c'est un gros effort
21:44que fait l'État
21:45dans le contexte
21:45que nous connaissons
21:46et vraiment
21:47les préfets
21:48seront
21:51vraiment
21:51les chevilles
21:52ouvrières
21:53qui vont
21:54permettre
21:55d'apaiser
21:56et de redonner
21:56de l'espoir
21:57à ces professions
21:58qui a tant souffert.
22:01Bonjour, Mathilde Dumazet
22:03pour l'AFP
22:03juste ici.
22:04Vous avez évoqué
22:05les non-assurés
22:06pour l'ISN
22:07et un certain nombre
22:08de maraîchers
22:08soulignent que c'est leur cas
22:10puisqu'il y a très peu
22:11de contrats
22:11pour le maraîchage
22:12et demandaient
22:15un réhausement
22:16du seuil
22:17pour pouvoir
22:18indemniser
22:18leur perte
22:19plus facilement.
22:21Quelles mesures
22:22sont ciblées
22:22sur les maraîchers
22:23dans ce plan
22:24puisqu'ils ont
22:24particulièrement souffert
22:25comme vous l'avez souligné ?
22:27Bien sûr.
22:28Alors,
22:28modifier
22:30les règles
22:31assurantielles
22:32ne peut pas
22:33être le seul fait
22:34de l'État
22:35puisque les assureurs
22:36sont aussi
22:37de la partie.
22:38Donc,
22:38on ne peut pas
22:39bouleverser
22:40le système
22:42unilatéralement.
22:43Ça,
22:44c'est le premier
22:44niveau de réponse.
22:45Le deuxième niveau
22:46de réponse
22:47est celui
22:48de l'aide d'urgence.
22:49Il est clair
22:49que dans les territoires,
22:51et j'ai pu le constater
22:53dans mes déplacements,
22:54le maraîchage
22:55a beaucoup souffert.
22:57En gros,
22:57nous avons
22:58trois secteurs
22:59qui ont particulièrement
23:00souffert.
23:00Le maraîchage,
23:02les céréales de printemps,
23:04les cultures de printemps
23:05et le fourrage,
23:08l'élevage.
23:10Ce n'est pas exclusif
23:11naturellement,
23:12mais c'est ce que
23:14j'ai pu observer.
23:15Dans certains départements,
23:17la viticulture a souffert,
23:18mais globalement,
23:19dans beaucoup
23:20de départements,
23:21les récoltes
23:22ne sont pas catastrophiques
23:24comme on le craignait.
23:27à l'exception
23:28de quelques territoires.
23:32Donc,
23:32l'aide d'urgence,
23:34l'outil de réarmement
23:35agricole,
23:35il est là aussi
23:36pour tenir compte
23:36de la réalité
23:38agricole des territoires.
23:39Les territoires maraîchers
23:41devront évidemment
23:42être privilégiés
23:43dans l'affectation
23:44de ces budgets.
23:47Bonjour,
23:48je vous dis que chez Tric
23:48pour Politico,
23:49vous annoncez
23:50dans ce fonds
23:51de réarmement agricole
23:52à 235 millions d'euros.
23:54Est-ce que les sommes
23:55ont déjà été définies
23:57en fonction des départements ?
23:58C'est en cours.
24:03C'est d'ailleurs la raison
24:08pour laquelle
24:09on procédera
24:10en deux temps.
24:11D'abord,
24:11200 millions d'euros,
24:13puis après,
24:13il y aura peut-être
24:14des ajustements
24:15en fonction des régions.
24:17Mais cet argent
24:18sera disponible
24:19dès la semaine prochaine.
24:20C'est de vous dire
24:21la rapidité
24:21avec laquelle
24:22je veux agir
24:23parce que c'est maintenant
24:24qu'on va emblaver
24:26certaines parcelles
24:27agricoles.
24:29Parmi les mesures
24:29contenues dans ce plan
24:31d'urgence
24:31que vous annoncez
24:32aujourd'hui,
24:32en fluie du plan
24:33de rebond,
24:34quelles sont les mesures
24:35qui dépendront
24:36de l'adoption
24:37d'un budget en 2027 ?
24:39D'abord,
24:41il y a des mesures
24:42générales
24:43qui dépendent
24:44de l'adoption
24:44d'un budget,
24:45effectivement.
24:46Et le plan de rebond,
24:48le rebond
24:49dont je parlais,
24:51évidemment,
24:51sera à discuter
24:53dans les semaines
24:54et les mois qui viennent.
24:55Donc,
24:56en tout état de cause.
24:57en tout état de cause.
24:58Et c'est la difficulté
24:59que nous avions eue
25:01après la censure
25:02du gouvernement
25:03Barnier.
25:06Il y a des choses
25:07qui peuvent être
25:08reconduites,
25:09il y a des choses
25:09qui ne peuvent pas
25:10être budgétées
25:12si on n'a pas
25:13de budget.
25:14Il est bien évident,
25:15et ça,
25:16je le dis en son temps
25:17et je le redirai,
25:19il faut un budget
25:20à la France
25:20pour l'agriculture,
25:22notamment,
25:23mais pas que.
25:27Bonjour,
25:28Madame la Ministre,
25:29Éric de la Genève
25:29du Figaro.
25:31Deux petites questions.
25:32Vous avez parlé
25:33des coopératives agricoles,
25:35c'est important
25:36dans les agriculteurs,
25:37comment allez-vous
25:38les aider ?
25:39Est-ce qu'elles estiment
25:40qu'elles sont
25:40dans l'angle mort
25:41de ce plan
25:42qui concerne,
25:43avant tout,
25:43c'est un plan d'urgence,
25:45la trésorerie
25:45des agriculteurs,
25:46mais comment allez-vous
25:47aider les coopératives ?
25:49Et une précision
25:50par rapport
25:50au versement
25:51des aides PAC,
25:52donc c'est 80%
25:53de l'acompte,
25:54et ça sera quand ?
25:55Ça sera septembre,
25:55octobre ?
25:57Alors,
25:57l'an dernier,
25:58nous avons,
25:59dès les premiers jours,
26:01délivré la quasi-totalité
26:03des accomptes.
26:04Les accomptes
26:05seront portés
26:06à 75%.
26:08Voilà.
26:1075%,
26:1080% pour l'ISN,
26:1275% pour l'APAC,
26:14et dans des délais
26:15que je veillerai
26:17à être les plus rapides
26:19possibles,
26:19parce que ça,
26:20c'est de l'argent frais
26:21qui arrive dans les exploitations.
26:23Le tout,
26:24si vous voulez,
26:25entre l'ISN,
26:25l'APAC,
26:26le fonds d'urgence,
26:28le fonds en gré,
26:29le GNR,
26:29c'est d'apporter
26:30le plus possible,
26:31le plus vite possible
26:32de la trésorerie
26:33dans les exploitations
26:35pour qu'ils puissent
26:36assumer leurs charges.
26:38La TFNB,
26:40la taxe sur le fonctionnement bâti,
26:42les PEC,
26:43prise en charge
26:44de cotisations,
26:45tous ces dispositifs
26:46n'ont qu'un objectif
26:47c'est d'amener
26:49de l'argent frais
26:49sur le compte des exploitants
26:51pour qu'ils puissent
26:53soulager leurs trésoreries
26:54quand elles sont exemptes,
26:55quand vous n'avez pas
26:56de production,
26:56vous n'avez pas de revenus.
26:58Les petits fruits rouges,
26:59c'est quasiment 100% de pertes.
27:02Par exemple,
27:04certains fruits d'automne,
27:06ce sont des pertes à venir
27:07sans doute très importantes.
27:09Donc,
27:09amener de l'argent frais
27:10pour soulager les trésoreries
27:11et puis pour pouvoir
27:14relancer la production.
27:15et ça croise la question
27:17que vous posez,
27:18M. de la Chénesse,
27:19sur les coopératives.
27:21Là, en quelque sorte,
27:22l'État,
27:24en se substituant aux coopératives,
27:27parce que d'habitude,
27:28elles sont le tampon
27:29qui permet
27:32d'amortir les chocs.
27:34L'État s'y substitue
27:37parce que les coopératives
27:38ne sont pas en capacité
27:39de le faire,
27:39on le sait.
27:41Mais,
27:43au-delà,
27:45il faut permettre
27:46aux coopératives
27:47qu'il y ait de la production.
27:49S'il n'y a pas de production,
27:50il n'y a pas de transformation.
27:52Et accessoirement,
27:53il y a une perte
27:53de souveraineté alimentaire.
27:55Ce qu'on mange
27:56est déjà fourni
27:57par l'importation
27:57à 30%.
27:59C'est ça l'enjeu aussi.
28:00C'est la souveraineté alimentaire.
28:01Il faut produire
28:03de l'alimentation.
28:07En fait,
28:08c'est toute une chaîne
28:09de valeurs
28:10qu'il faut protéger.
28:11Mais,
28:12le début de cette chaîne
28:13de valeurs,
28:14c'est le producteur.
28:15C'est la production initiale.
28:16Bonjour,
28:17Madame la ministre.
28:18Morgane Benka
28:18pour TF1,
28:19LCI.
28:19Plus largement,
28:20comment finance-t-on
28:21ce milliard ?
28:22Eh bien,
28:23nous avons,
28:24je l'ai dit,
28:26le dégel
28:29de certains crédits
28:30qui vont permettre
28:31d'amener
28:31le fonds d'urgence
28:33sur les différents départements.
28:36Il y a,
28:37bien sûr,
28:39des efforts
28:40qui seront faits
28:42sur l'ensemble
28:43du budget.
28:45Ça,
28:46c'est en cours
28:46de calage.
28:48Je ne peux pas,
28:49à ce stade,
28:50vous donner le détail.
28:51Mais je voudrais
28:52vraiment insister
28:53sur le point
28:55que,
28:57bien sûr,
28:58les pertes
28:58sont très importantes.
29:00et l'État
29:02fait l'effort
29:03le plus significatif.
29:04C'est un effort
29:06que consente
29:06chaque Français
29:07pour son agriculture,
29:09pour ses agriculteurs.
29:10Et le gouvernement
29:11a dit
29:12qu'il en faisait
29:12une priorité.
29:14C'est la traduction
29:15que la priorité
29:16que le Premier ministre
29:17entend donner
29:21à l'aide
29:24aux agriculteurs
29:25et à l'agriculture.
29:36Rebonjour.
29:37Sur le fourrage,
29:38vous avez parlé
29:39d'échanges
29:40avec des pays européens
29:41et des départements
29:42qui en auraient
29:43qui ont aujourd'hui
29:45du fourrage
29:46pour pouvoir dépanner
29:47ailleurs.
29:47Et quels pays
29:48seraient capables
29:49vu que la sécheresse
29:50était un phénomène
29:51européen
29:52de fournir du fourrage
29:53pour les 15 millions.
29:55Alors,
29:55j'ai écrit
29:56à tous mes homologues.
29:58Trois pays
29:59de mémoire
29:59ont répondu,
30:00certains un peu lointains.
30:02Mais enfin,
30:03on verra
30:04comment la solidarité
30:06européenne
30:06peut s'opérer.
30:08Il y a,
30:09et ça,
30:10les chambres me disaient
30:11qu'ils sont en train
30:12de travailler
30:13sur cette question,
30:15des stocks
30:18qui existent.
30:19Il faudrait
30:19qu'on puisse faire
30:20un état
30:20des stocks existants.
30:22Il est clair
30:23que dans certaines régions,
30:25il n'y a pas de stocks
30:26et il n'y aura
30:27pas de deuxième couple
30:29et il y a très peu
30:30de fourrage disponible
30:31et on tape déjà
30:32dans les fourrages
30:32d'hiver.
30:34Mais ça,
30:36nous,
30:36on estime
30:37qu'une part importante
30:39d'ISN
30:40va être consacrée
30:41à l'indemnisation
30:42du manque d'herbes
30:44dans les prairies.
30:45Mais il faut pouvoir
30:46nourrir les animaux.
30:47quand vous n'avez plus
30:49pas assez de maïs
30:50sans silage,
30:51pas assez de pulpe
30:51de betterave
30:52et pas assez de fourrage,
30:53se pose la question
30:54effectivement
30:55de l'alimentation
30:56des animaux.
30:57Alors,
30:57on peut mélanger,
30:58je ne vais pas entrer
30:59dans la technique,
30:59mais du tourteau
31:00avec de la paille.
31:02Voilà.
31:04Là,
31:06on attend
31:06d'évaluer
31:07précisément les choses
31:08parce que
31:09les retours
31:10sont un peu contradictoires.
31:12On nous dit
31:12qu'il y aura peut-être
31:13moyen de faire.
31:14donc j'attends
31:15de voir
31:16comment les choses
31:17vont évoluer.
31:18Mais il est clair
31:18que c'est une question
31:20que j'ai bien à l'esprit
31:23dans la mesure
31:23où ce que nous voulons éviter
31:25c'est la décapitalisation.
31:28Qu'on ne vend
31:29des animaux
31:29pour l'abattoir
31:31précocement,
31:32ce qui serait
31:33préjudiciable
31:34pour notre élevage.
31:37Et qui risquerait
31:38d'ailleurs
31:38d'affaiblir
31:39les prix de vente.
31:41On n'a pas encore
31:42parlé de la paille
31:42qui est du plan
31:43stratégique national.
31:45Il y a eu
31:45il y a deux jours
31:45un rapport très critique
31:47de la Cour des comptes.
31:48Je voulais savoir
31:49si vous alliez justement
31:50vous saisir
31:51de cet instrument
31:52qui est à votre main
31:53sans atteindre
31:54le PLF 2027
31:55pour flécher
31:57certaines aides
31:58vers les cultures
31:59et les productions
32:00qui en ont le plus besoin.
32:01Et je voulais savoir
32:02par ailleurs
32:03est-ce que vous comptez
32:04donner suite
32:04à la demande
32:05de la FNSE
32:06de suspendre
32:07la redevance pesticide
32:08à RPD
32:10comme ça a été voté
32:11par les parlementaires
32:12cet été.
32:13La redevance
32:14pour pollution diffuse
32:15c'est ça.
32:16Bon vous savez
32:17que c'est une mesure
32:18qui n'a pas été validée
32:20dans la loi
32:20d'urgence agricole.
32:24Donc cela suppose
32:27cela supposerait
32:28une décision
32:29des parlementaires.
32:32Pour l'instant
32:33nous n'avons pas
32:33nous n'avons pas prévu
32:35ce type de dispositif.
32:38Quant à l'évaluation
32:39de la Cour des comptes
32:40je vous avoue
32:41que j'ai lu
32:42comme vous
32:43le résumé
32:44de leur positionnement
32:47c'est compliqué
32:48vous le savez
32:49la PAC
32:49il faut pouvoir
32:50satisfaire
32:51des demandes
32:52qui sont parfois
32:52contradictoires.
32:55Donc c'est un travail
32:57que nous avons initié
32:58que j'ai commencé
32:59à la fois
33:00avec les services
33:02centraux
33:02de mon ministère
33:04mais aussi
33:04avec un certain
33:05nombre de partenaires
33:06dont j'ai recueilli
33:09l'avis.
33:11Nous avons pu
33:12évaluer
33:13ce qui était convergent
33:14ce qui était divergent
33:15donc on est au début
33:16de la discussion.
33:19Ce qui est clair
33:20c'est que là
33:20on est très concentré
33:21sur le budget général
33:22il faut sauver
33:23le budget de la PAC
33:24donc là
33:25on est très à la manœuvre
33:27à Bruxelles
33:27pour ce faire.
33:29Il faut sauver aussi
33:30ce qui est commun
33:31dans la PAC
33:32par exemple
33:33les définitions communes
33:34est-ce que tous
33:35les pays européens
33:36parlent de la même chose
33:37quand ils parlent
33:37de prairies permanentes
33:38ou d'actifs agricoles
33:40ça ce sont des questions
33:41fondamentales
33:42mais c'est un peu technique
33:43donc je ne vais pas
33:44rentrer dans ces considérations.
33:47Oui, j'avais une dernière question
33:48sur le...
33:49Vous avez évoqué
33:50la révision
33:51de la moyenne olympique
33:53est-ce que vous pouvez préciser
33:54ce que ça concerne exactement
33:56parce que c'est une mesure
33:57qui est franco-française
33:57ou européenne
33:58tout cas
33:59Elle a été validée
34:00par l'Union Européenne
34:01je n'aurais pas pu
34:02prendre cette décision
34:04unilatéralement
34:05mais l'Union Européenne
34:06y a donné droit
34:08Donc
34:08qu'est-ce que c'est
34:09que la moyenne olympique
34:10c'est la période de référence
34:11qui sert à calculer
34:13l'indemnisation
34:14Quand sur 5 années
34:15vous avez 4 mauvaises années
34:17évidemment
34:17les références
34:19de production
34:19sont faibles
34:20et donc l'indemnisation
34:21est faible
34:22Lorsqu'on étend
34:23la période de référence
34:24à 8 ans
34:25on a davantage
34:26de chances
34:28d'être
34:29plus
34:30équilibré
34:32parce que sur 8 ans
34:33on a moins d'années
34:34de pertes
34:34que sur 5 ans
34:36mais je répète
34:37que ça n'est pas
34:38rétroactif
34:38donc ça concernera
34:39les productions
34:40de l'eau
34:41et c'est tout
34:42le système d'assurance récolte
34:44ce qui est concernant
34:46Pardon ?
34:47C'est tout le système
34:47d'assurance récolte
34:48pas seulement
34:49à l'ISF
34:49pas seulement
34:50à l'assurance récolte
34:51Je ne sais pas vous dire
34:52je ne sais pas répondre
34:53précisément
34:54à votre question
34:55oui
34:56on me fait si mieux que oui
35:00Bien
35:00Mesdames et Messieurs
35:01je vous remercie
35:03et je vous souhaite
35:03une bonne journée