00:00Après l'été que les agriculteurs viennent de traverser, qui est terriblement traumatisant,
00:06et y compris d'ailleurs sur le plan psychosocial, nous sommes très attentifs à l'état de la profession.
00:13Pour autant, il faut à la fois traiter l'urgence, c'est-à-dire soutenir nos paysans dans cette épreuve,
00:21leur permettre de relancer la production, bref, leur donner des perspectives,
00:26malgré les mois difficiles qu'ils viennent de traverser.
00:32Pour autant, traiter l'urgence ne doit pas dispenser, et je dirais même au contraire,
00:37doit nous engager à aborder l'avenir et la relance de la production agricole,
00:45en tenant compte bien sûr de la donne climatique.
00:48Il faut se mettre dans l'hypothèse que l'été prochain peut être difficile,
00:52donc dès maintenant, amener les agriculteurs à pouvoir être plus résilients.
00:59C'est par exemple un programme destiné aux bâtiments d'élevage, pour les rendre mieux adaptés à la canicule,
01:06pouvoir débloquer rapidement les projets de stockage et d'irrigation,
01:10tout en respectant naturellement la ressource eau qui est précieuse et qui doit être utilisée à bon escient.
01:18C'est pouvoir déployer rapidement, comme l'a dit le Premier ministre, les décrets d'application de la loi d
01:23'urgence.
01:24Et puis, c'est amener aussi à plus long terme, à moyen et long terme,
01:31la réalisation des projets d'avenir agricole.
01:34Il y en a beaucoup. On a fait un tour de France.
01:36Il y a plus de 800 projets d'avenir agricole pour la souveraineté alimentaire qui ont été identifiés.
01:42Il faut lancer, dès avant la fin de l'année, un appel à projets pour que ces porteurs de projets
01:48puissent trouver auprès de l'État,
01:50mais pas que, des supports, des aides, de l'aide à l'ingénierie, par exemple,
01:56parce que ce sont des projets parfois compliqués à mettre en œuvre.
02:00Et enfin, il faut sécuriser.
02:01Sécuriser par l'assurance, cela a été dit.
02:04Aujourd'hui, deux agriculteurs sur dix en France, comme dans le reste de l'Europe, du reste, sont assurés.
02:09Or, l'assurance, c'est un outil pour dérisquer la production agricole.
02:14Il faut qu'il soit mieux compris et mieux sollicité.
02:17Et puis, bien sûr, encore et toujours, travailler à la transmission.
02:21Alors, tous ces sujets trouvent une traduction dans la négociation que nous menons aujourd'hui au niveau européen dans la
02:27future PAC.
02:28La position de la France est très claire.
02:30C'est la position qui sera défendue dans ce qu'on appelle la négo box, la boîte de négociation des
02:36États.
02:36Pas un euro ne doit manquer à la PAC.
02:40Nous devons, alors même que les enjeux de souveraineté alimentaire sont tellement importants dans un contexte géopolitique très bousculé,
02:49il faut que nous soyons souverains.
02:51C'est une question de liberté et de sécurité pour l'ensemble des Européens et singulièrement pour les Français.
02:57Et puis, il faut que la PAC soit là, aux côtés des agriculteurs, pour sécuriser le revenu,
03:03pour renouveler les générations, pour simplifier les procédures
03:07et puis pour apporter aux différents secteurs de production l'aide que, légitimement, ils peuvent attendre.
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