00:00La presse ici présente avec les membres du gouvernement pour une réunion importante sur le suivi de la crise agricole.
00:07C'est vrai que le monde agricole, les agriculteurs de France ont subi ces dernières semaines les effets de deux
00:12crises majeures.
00:13La première géopolitique, l'Ukraine s'est évidemment ajouté le Proche et le Moyen-Orient.
00:19C'est vrai évidemment pour le coût des carburants, mais peut-être encore de manière plus sensible sur le coût
00:24des intrants, des engrais.
00:25Et puis évidemment une crise climatique qui ne cesse de se confirmer avec la rencontre à la fois des phénomènes
00:32d'incendie dans un certain nombre de régions et de sécheresse.
00:35Pour nous, c'est un des dossiers majeurs de la rentrée depuis la fin du mois d'août qui mobilise
00:39l'ensemble des membres du gouvernement avec plusieurs séries de réponses.
00:43Déjà objectiver évidemment les pertes. À la fin du mois d'octobre, on sera en fin de période de récolte.
00:50On va être capable de quantifier filière par filière et région par région les différentes pertes et on va pouvoir
00:56commencer à les chiffrer avec beaucoup plus de précision.
00:59Ça nous a permis de déclencher une première réponse avec un plan d'urgence pour 1,3 milliard d'euros.
01:05La première partie de cette réunion de ministres a d'ailleurs été consacrée à faire un suivi très précis de
01:10la consommation des crédits.
01:12Pour être complètement transparent, un certain nombre de guichets d'aide fonctionnent très très bien.
01:16D'autres ont pris du retard, donc on a objectivé tout ça et les ministres évidemment y reviendront.
01:21La deuxième réponse que nous allons apporter, le ministre Serge Papin en dira un mot tout de suite, c'est
01:26évidemment une discussion avec la distribution.
01:29Parce que par définition, notre modèle agricole repose aussi sur un marché de consommation sur lequel il n'est pas
01:34question de faire n'importe quoi évidemment en matière d'augmentation des prix, d'inflation des produits agricoles.
01:39On a déjà une inflation importée à cause des produits énergétiques, donc c'est certainement pas le gouvernement qui va
01:46organiser le n'importe quoi en la matière.
01:48Mais justement nous préomptons ce sujet et le ministre Papin y reviendra dans un instant, mais on va organiser une
01:53discussion assez inédite,
01:54donc une forme de pacte de responsabilité justement entre l'amont de la filière et l'aval de la filière.
02:01Troisième volet de réponse, évidemment, c'est le plan de relance qui pour le coup, lui, va venir progressivement s
02:09'insérer dans les discussions budgétaires au Parlement.
02:11Certains outils sont déjà dans le budget, d'autres vont faire leur apparition par amendement, avec au fond des axes
02:18qui ont été travaillés par la ministre Annie Gennevar et je la remercie.
02:21Sur le volet adaptation au changement climatique, cela correspond aussi aux travaux menés par le ministère de Monique Barbu.
02:27Mais notre capacité à être beaucoup plus indépendant et souverain, on le dit toujours, mais je le redis sur engrais,
02:33on voit bien qu'on a une difficulté majeure.
02:35La décision que j'ai prise de libérer avec le président de la République 10 millions de barils de gazole
02:40nous permet d'avoir un impact évidemment positif sur le coût du GNR,
02:44ce qui est vrai d'ailleurs pour l'agriculture, ce serait vrai également pour la pêche.
02:47Le deuxième volet de ce plan de relance, c'est l'adaptation au changement climatique de la production agricole,
02:52soit parce que les productions vont devoir s'adapter au changement du climat, soit parce qu'on peut adapter ces
02:57productions justement.
02:58On a tous été marqués par des images épouvantables l'été dernier, des carissages de volailles en Bretagne par exemple,
03:04parce que justement les bâtiments d'élevage en Bretagne n'étaient pas adaptés pour des raisons qu'on imagine et
03:10qu'on comprend à des chaleurs aussi extrêmes.
03:12Comment fait-on pour que de manière très pragmatique, l'été prochain ne ressemble pas à l'été que nous
03:18avons connu ?
03:18C'est la question évidemment des stockages d'eau, notamment des citernes, bref, autant de sujets sur lesquels il faut
03:24avancer,
03:24plus aussi des sujets assurantiels parce que malheureusement la question agricole, le monde agricole n'est pas toujours convenablement assuré,
03:33soit parce que c'est difficile d'accéder à l'assurance, soit parce que les produits d'assurance ne sont
03:36pas toujours adaptés évidemment aux problématiques que nous connaissons.
03:39Puis enfin, un volet aussi de simplification, notamment sur le volet fiscal, avec aussi une nouveauté,
03:46on connaissait le pacte d'Utreil pour les transmissions d'entreprises dans le milieu familial,
03:51on connaissait le pacte Papin depuis maintenant quelques semaines sur la transmission vers les salariés,
03:57et donc aussi on va compléter nos dispositifs par le pacte dit Gennevar,
04:01qui permet justement d'avoir des mécanismes de transmission des exploitations
04:05pour faire en sorte justement qu'aucune exploitation ne trouve pas un repreneur.
04:10On va continuer de travailler avec une concertation assez précise et assez territoriale sur ce plan de relance,
04:16sur des sommes qui sont importantes, le plan d'urgence c'est 1,3 milliard d'euros, vous disais-je,
04:21le plan de relance en fonction de ce que la concertation va donner, des discussions parlementaires,
04:27on est quand même quelque part entre 500 et 700 millions d'euros,
04:32qu'on va réinjecter dans les discussions budgétaires, certains sont déjà dans la copie,
04:37d'autres vont faire l'objet d'amendements du gouvernement,
04:40dès l'Assemblée nationale et dès le Sénat, au moins 4 amendements d'ailleurs du gouvernement vont être intégrés,
04:45mais on a globalement 15 jours devant nous, qui vont nous permettre justement de mener une concertation efficace.
04:51Dernier point, la vraie relance passe aussi par les décrets d'application de la loi d'urgence agricole,
04:56heureusement on ne part pas de rien, heureusement que le gouvernement a décidé cette loi,
05:00elle a été décriée sur le terrain politicien, enfin je note qu'aujourd'hui plus personne n'ose la contester,
05:06parce que pour cause, au regard de la situation dans laquelle on se trouve,
05:08si on n'avait pas emmené la loi jusqu'à son adoption finale et jusqu'au journal officiel au mois
05:14d'août dernier,
05:14on serait dans une grosse difficulté.
05:16Donc là pour le coup les ministres mènent un travail important pour que l'ensemble des décrets d'application de
05:20cette loi
05:20soit pris avant Noël, publication fin août au journal officiel de la loi,
05:25l'ensemble des décrets d'application, la prédation, l'eau, les simplifications de construction de travaux
05:29dans les bâtiments d'élevage, beaucoup de sujets qui sont attendus, sur lesquels on doit aller vite.
05:34Et puis bien sûr, en toile d'écran, peut-être moins connue du grand public,
05:38mais une discussion importante actuellement avec l'ensemble des pays membres de l'Union européenne,
05:42sur le budget de l'Union européenne et donc aussi sur la politique agricole commune.
05:45Et ce n'est pas qu'une affaire de montant, c'est aussi une affaire de critères,
05:48de capacité à transformer aussi nos exploitations agricoles.
05:52Et désormais l'adaptation au changement climatique, on le voit bien,
05:54n'est pas seulement le sujet de quelques régions du sud de la France,
05:58mais aussi du nord de la Loire, sans oublier évidemment aussi nos outre-mer,
06:02qui méritent aussi toujours une attention particulière.
06:04Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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