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  • il y a 11 minutes
Emmanuel Macron "D’ici à la fin de l’année on s’est mis en situation d’avoir ce dont on a besoin en diesel, en gaz, en fioul. Si la crise devait empirer ou durer, on va continuer d’agir pour ne pas être confronté à ces risques d’approvisionnement"

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Transcription
00:00Un autre conflit, et vous en avez dit un mot à l'instant, qui explique la flambée des prix des
00:04carburants,
00:04qui impacte la vie des Français très durement, c'est le blocage d'Hormuz et la situation de tension
00:10dans le détroit de Bab-el-Mandeb, en mer rouge.
00:13Est-ce qu'il faut s'attendre à des pénuries, monsieur le Président ?
00:16On fait tout pour les éviter.
00:18D'abord, je vais ici dire qu'on est tous très conscients autour de cette table de ce que vivent
00:22nos compatriotes,
00:24c'est-à-dire de la montée des prix à la pompe, dans le carburant,
00:28et donc c'est terrible pour beaucoup de familles, terrible pour beaucoup de nos compatriotes
00:31qui sont obligés d'utiliser leur voiture pour aller travailler, pour aller voir des proches.
00:36Je vois que certains sont obligés de renoncer à des choses de la vie les plus intimes.
00:40Et ils ont beaucoup monté ces dernières semaines,
00:42et ils ont évidemment monté quand on prend depuis février le début de la guerre.
00:47Et il y a évidemment aussi ce qui va arriver pour le plein du fioul à la maison, et le
00:51gaz cet hiver.
00:52Face à ça, aujourd'hui, nous, nous voulons agir d'abord diplomatiquement,
00:58parce que la cause de tout ça, c'est la condition, ce sont les circonstances géopolitiques.
01:03Donc sur l'Ukraine, c'est cette proposition de moratoire, ce qu'on va continuer de faire.
01:06Ça ne dépend pas que de nous.
01:08Ensuite, on a 20% du gaz, du diesel, du pétrole brut,
01:13enfin des produits raffinés et du gaz qui sortent de cette région, c'est-à-dire du golfe Persique.
01:18Et donc le cœur de notre action, ça va être d'essayer de faire baisser la tension
01:21pour que ça puisse ressortir le plus facilement possible.
01:24Mais la question que je pose les Français, c'est carburant, vous venez d'en parler,
01:27le fioul domestique avec lequel ils vont se chauffer, et le gaz.
01:30Et ce que vous dites ce soir aux Français qui vous regardent,
01:32il n'y aura pas de pénurie de fioul domestique et de gaz cette semaine,
01:36la semaine prochaine jusqu'au printemps prochain.
01:39Alors cette semaine, la semaine prochaine, dans les semaines et les mois qui viennent,
01:41on a tout fait pour.
01:42Février, mars, avril prochain.
01:43C'est-à-dire qu'est-ce qu'on a fait, et c'est le cœur de notre activité diplomatique
01:47ces dernières semaines en particulier.
01:48Vous m'avez vu recevoir le prince héritier d'Arabie Saoudite,
01:51le premier ministre d'Irak, les dirigeants jordaniens, libanais
01:55qui sont dans cette région pour faire passer les tubes.
01:57J'ai vu également le président nigérian.
02:00Beaucoup de nos fournisseurs pour sécuriser nos volumes.
02:03Donc je peux vous dire que d'ici à la fin de l'année,
02:05on s'est mis en situation d'avoir ce dont on a besoin en diesel, en gaz, en fioul.
02:12Donc ça, oui.
02:12Ça c'est 90 jours, au-delà.
02:14Après, si la crise devait empirer ou durer, on va continuer d'agir
02:18pour ne pas être confronté à ces risques d'approvisionnement.
02:21Mais vous n'en êtes pas certain.
02:22Non, mais d'abord on s'est donné toutes les chances par notre action.
02:26Ensuite, on a des stocks.
02:27Et nous, on les a reconstitués en gaz,
02:29c'est-à-dire que là, on sera dans quelques semaines à 80% de nos stocks qui sont pleins,
02:33ce qui est l'objectif qu'on s'est donné au niveau européen.
02:35Donc nous, Français, on a fait le travail.
02:37Et on a des stocks aussi de pétrole.
02:40Et donc, qu'est-ce qu'on va faire dans les prochaines semaines ?
02:43Continuer de sécuriser ces volumes.
02:45Faire le travail diplomatique.
02:46Et donc tout faire par une discussion avec les Iraniens, les Omanais,
02:50pour rouvrir ce détroit d'Hormuz.
02:52Regardez, les prix du diesel et de l'essence,
02:55ils étaient à 1,90 à la fin de l'été, enfin à la fin du mois d'août.
02:58Donc ils ont beaucoup monté parce qu'il y a eu des tensions.
03:00Donc on va essayer de rouvrir cette voie.
03:02Ensuite, vous l'avez dit, il y a plusieurs millions de barils
03:05qui circulaient à travers l'Arabie saoudite
03:07et qui sortaient en mer rouge, dans ce qu'on appelle le site de Yambou.
03:11Bon, il a été très abîmé par une attaque des outils.
03:15Nous, nous engageons pour le sécuriser.
03:17Avec quels moyens ?
03:18Et donc aujourd'hui, c'est la discussion que nous avons finalisée avec les Saoudiens,
03:22nous allons envoyer des moyens militaires,
03:24c'est-à-dire des soldats, des radars, des systèmes de défense,
03:29pour protéger ce site.
03:30Pas nous engager dans quelques conflits, mais protéger ce site.
03:34Pas d'aviation, des rafales ?
03:36Vérra l'évolution et selon les besoins.
03:37On en a dans la région.
03:38Mais en tout cas, on se met en situation de protéger ce site
03:41parce que sortaient, il y a quelques semaines de là, chaque jour,
03:46plus de 5 millions de barils.
03:48Bon, donc ce n'est pas négligeable.
03:49Donc ça, c'est le premier levier.
03:51C'est notre action directe.
03:53Dès qu'on détend un de ces endroits,
03:56l'impact, il est immédiat sur le prix à la pompe.
03:59En deux jours, vous le voyez à la pompe.
04:01Ensuite, on essaie de diversifier les sorties.
04:04C'est ce qu'on fait à travers l'Irak, la Syrie.
04:05Ça prend un peu plus de temps, mais c'est un signal de marché.
04:08Et puis, qu'est-ce qu'on va faire ?
04:09On va utiliser nos stocks.
04:11Et donc, c'est pour ça que je vais réunir les pays du G7,
04:14comme vous savez, la France a la présidence,
04:16et qu'on va regarder pour, s'il y a besoin à ce moment-là,
04:20dans quelques jours, libérer des stocks à nouveau
04:22pour détendre le marché.
04:24Sous-titrage Société Radio-Canada

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