- il y a 14 minutes
Aujourd'hui, c'est au tour d'Emmanuel Maurel, candidat à la primaire de la gauche, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:00RMC face aux grandes gueules
00:04Bonjour monsieur le député Morel.
00:06Bonjour.
00:07La primaire de la gauche, vous êtes l'un des candidats, des cinq candidats qui s'affrontent.
00:12Mais une primaire finalement, est-ce que c'est pas laver son linge sale en famille ?
00:16Non, pas forcément.
00:18D'ailleurs, moi j'ai trouvé que le débat était de bonne tenue entre nous.
00:22La vérité c'est qu'on a des divergences, ça c'est incontestable,
00:25mais on a aussi des convergences et puis un idéal commun.
00:28Je trouve que c'est mieux de discuter avant et à peu près de se mettre tous derrière le même
00:31candidat
00:32plutôt que d'être dans une concurrence malsaine.
00:36Ça n'a pas toujours été le cas, je me souviens de la primaire entre Arnaud Montebourg, Manuel Valls et
00:41Benoît Hamon.
00:42Benoît Hamon gagne la primaire, Manuel Valls aussitôt dit moi je soutiens Macron
00:46et la plupart des responsables socialistes vont tourner le dos à Benoît Hamon.
00:50Ça peut devenir comme ça ?
00:51Moi aussi c'est un souvenir douloureux pour moi parce que chaque semaine on avait un nouveau traître.
00:56Mais j'espère que là, enfin justement...
00:58Il n'aura pas le traître ?
00:59Ben j'espère. En tout cas ça ne sera pas moi le traître.
01:02C'est-à-dire quel que soit le vainqueur, vous soutiendrez ?
01:05Absolument.
01:05Absolument.
01:06Ben à partir du moment où vous acceptez de participer à une compétition, vous acceptez le verdict.
01:10Mais parce qu'Emmanuel Morel, vous êtes un ancien frondeur.
01:14Lorsque François Hollande était président de la République, vous trouviez que François Hollande
01:18finalement en gros n'était pas assez à gauche, avait un peu trahi ses promesses de campagne.
01:23Aujourd'hui il y a par exemple un Raphaël Glucksmann qui n'est pas socialiste, qui est sur une ligne
01:28quand même plus sociale libérale.
01:30Certains disent qu'il n'est même pas de gauche.
01:32Vous pourriez le soutenir s'il gagnait la primaire ?
01:34Mais vous savez, moi ce qui m'intéresse dans ces débats-là, et puis devant les Français
01:37et devant les militants et ceux qui vont voter à la primaire, parce qu'en fait il y a
01:41de plus en plus de gens qui s'inscrivent à la primaire.
01:44Vous êtes à combien là ?
01:45Hein ?
01:45Vous êtes à combien là ?
01:46Moi je pense qu'on pourra arriver à 100 000 votants.
01:48C'était pas mal, c'était l'objectif qu'on s'était fixé.
01:52Il n'y a pas d'autres partis qui le font.
01:54Mais rappelez-vous, Hollande c'était 3 millions.
01:57Hollande c'était 3 millions, mais moi ce que je reproche à François Hollande, c'est
02:03qu'il avait été élu et porté, parce que c'était une campagne assez enthousiaste,
02:07avec un slogan qui était « Notre adversaire c'est la finance ».
02:09On est d'accord.
02:10Et avec un certain nombre de propositions qui disaient « Moi j'y ai cru ».
02:14Et d'une certaine façon, vous êtes un des cocus de l'histoire, mais je crois que
02:17je ne suis pas le seul Français à l'avoir été.
02:18Alors cette fois-ci, qu'est-ce que vous voulez porter vous ?
02:20Moi j'ai une grande proposition structurante, parce que je pense que la priorité pour nous
02:24c'est redresser le pays.
02:26On a un pays qui est en déclin d'un point de vue industriel, commercial, et la grande proposition
02:30que j'ai moi c'est un grand emprunt citoyen.
02:33Où on s'adresse notamment aux Français contre l'épargne, parce qu'il y a beaucoup
02:37d'épargnes disponibles en France, plus de 6 000 milliards d'euros, notamment chez
02:40les gens de plus de 65 ans.
02:41Et je leur dis « Moi je veux un grand emprunt volontaire, il ne suffit pas de taxer
02:44les gens, pour l'électrification du pays, la décarbonation, la transition écologique ».
02:49Pour moi, c'est vraiment quelque chose de très enthousiasmant.
02:51Pourquoi ? Parce que c'est un acte de foi en quelque sorte.
02:55Mais vous n'êtes pas d'économie à côté ?
02:56Mais il faudra faire des économies, évidemment.
02:58La première des économies, je vais vous dire, vous avez un rapport sénatorial qui dit
03:02qu'il y a presque 200 milliards d'aides aux entreprises, notamment les plus grandes.
03:07Exonération de cotisations sociales et puis un certain nombre de niches fiscales et sociales.
03:11Là, je peux vous dire, il y a des économies à faire.
03:14Mais après, ce grand emprunt, pourquoi c'est fondamental ?
03:16C'est parce que moi je pense qu'un des problèmes de la France, c'est que c'est un
03:19pays qui est
03:20très en tension, il y a des inquiétudes, il y a de la colère qui s'exprime.
03:24Moi, j'ai envie qu'on fasse confiance au pays, qu'on fasse confiance aux Français.
03:27On a des travailleurs qui sont bien formés, on a des ingénieurs, on a des techniciens,
03:32on a des gens qui ont envie de bouger en France.
03:33C'est le moment de le faire tous ensemble.
03:35Donc moi, c'était quelque chose de très positif.
03:38Vous sortez l'argent de votre livret A ou de votre PEL et vous mettez ça dans un emprunt ?
03:43Oui, enfin, ils seront embaussés après.
03:45Le taux sera intéressant.
03:46Mais ce qui est intéressant, c'est de se dire, pendant 10 ans, on essaye de rattraper notre retard.
03:51Mais cet argent servira à investir ou simplement entretenir à la bête ?
03:55Non, c'est de l'argent français fléché uniquement sur le made in France pour redresser le pays.
04:02C'est d'ailleurs intéressant parce que le principal problème de notre dette en France,
04:06c'est qu'elle est détenue par des résidents étrangers.
04:09Donc ça nous rend très vulnérables.
04:11Or là, c'est de la dette française pour financer des projets d'investissement français.
04:17Ça me paraît être quelque chose qui peut enthousiasmer les gens.
04:21Tu vas payer 15 euros, tu vas aller voter pour...
04:24Non, mais moi, je suis en train de faire les démarches pour avoir une carte d'électeur,
04:26première fois de ma vie.
04:27Ah oui, c'est-à-dire que c'est le moment grave.
04:30Oui, mais parce que je veux éviter quand même le pire.
04:32Et là, pourtant, on sort quand même du pire.
04:34Mais je veux éviter quand même le pire.
04:35Encore pire.
04:36Encore pire.
04:37Et vous me séduisez, en fait, dans ce que vous venez de dire, réellement.
04:40Moi, je ne vous connaissais pas avant et j'ai regardé un peu ce que vous disiez hier.
04:44Enfin, avant-hier, je ne sais plus.
04:45Avant-hier.
04:45Avant-hier.
04:46Et en fait, vous voyez comment ça me séduire.
04:47Vous me faites penser à quelqu'un.
04:48Alors, je pense que ça ne va pas vous surprendre.
04:50Vous faites penser à Fabien Guay.
04:52Ah, mais j'aime beaucoup Fabien Guay.
04:54On est d'accord.
04:54Vous avez été sur une liste communiste.
04:56Absolument, absolument.
04:57Je trouve que vos propositions, là, votre proposition est intelligente.
05:00Elle me paraît en plus de bon sens.
05:02Après, le sujet, c'est que malheureusement, j'espère, je vous souhaite d'aller au bout,
05:07mais j'ai bien peur que les beaux-beaux-parisiens aient déjà choisi leur candidat.
05:11Il n'y aura pas le moins, parce qu'il n'y a qu'eux qui le connaissent.
05:13Les beaux-parisiens ont choisi quel candidat ?
05:14Glussmann.
05:15Parce qu'il n'est pas de gauche, en fait.
05:16C'est plus facile pour eux.
05:17Là, j'entends un vrai discours de gauche.
05:19Ça fait quand même un peu plaisir d'entendre un peu de discours de gauche.
05:20Emmanuel Morel, c'est la vraie gauche.
05:21En tout cas, c'est une gauche qui me parle un peu plus que la gauche fort ou Gage ou
05:25Glussmann.
05:26Moi, c'est une gauche qui me parle, notamment sur le côté production.
05:29C'est-à-dire que vous avez un discours qu'on n'entend plus à gauche, qu'on n'entendait
05:34plus.
05:34Et qui ressort un petit peu.
05:35C'est quand même Montebourg, le Made in France.
05:37Montebourg, il n'arrivait pas de reconquête.
05:39C'est exactement ce que j'allais dire.
05:40Il est parti, par contre, parce que dernièrement, ses amiciés sont un petit peu extremaqués.
05:44Une pensée pour Montebourg, c'est exactement ce que j'allais dire.
05:48Et moi, ça me fait plaisir, mais de manière très concrète.
05:51Comment vous parvenez à être de gauche et à continuer à vouloir avoir une protection sociale,
05:57notamment le niveau de protection sociale qu'on a aujourd'hui,
06:00qui pèse très lourd sur le Made in France ?
06:02Comment vous conciliez ces deux objectifs ?
06:04Mais vous savez, la meilleure façon de protéger un modèle social auquel les gens, d'ailleurs, sont attachés,
06:08c'est de relancer l'activité.
06:10Le problème en France, c'est ça.
06:12Ça se décrète pas ?
06:13Si, ça peut céder quand même.
06:15Produire plus, produire mieux, c'est possible à partir du moment où, déjà, on se protège.
06:20Je vais donner un exemple.
06:21Il faut baisser les charges sur les entreprises pour produire plus.
06:22Non, la première chose déjà à faire, c'est réduire nos importations dans un certain nombre de domaines essentiels
06:28et surtout empêcher que, par ailleurs, des fonds vautours, fonds vautours américains, fonds vautours chinois,
06:34mettent la main basse sur des entreprises françaises qui font du bon boulot,
06:37mais qui sont rachetées, dépecées.
06:39Et là-dessus, Macron n'a rien fait.
06:41Vous parliez de Montebourg.
06:42Alors, attendez, vous parliez de Montebourg.
06:43Renouer avec la production.
06:44Mais justement, Montebourg, il avait fait un truc très bien quand il était ministre de l'économie.
06:46Il avait ce qu'on appelle le décret Montebourg qui permettait à l'État de dire à une entreprise étrangère
06:52qui voulait racheter une entreprise d'un secteur stratégique, vous n'avez pas le droit.
06:56Il a été lâché par tout le monde ?
06:57Il a surtout été lâché par le président de la République à l'époque, c'est bien le problème.
07:01Mais vous avez raison de dire que la gauche, ce n'est pas que la redistribution des richesses.
07:07Parce qu'il faut produire, produire davantage et produire davantage en France.
07:11Moi, je veux dire, j'ai été totalement traumatisé, comme beaucoup de Français,
07:16au moment du Covid, où je me rends compte que la France qui a été leader pharmaceutique en Europe
07:21pendant des années, tout d'un coup se rend compte qu'elle s'est même pu fabriquer du paracétamol
07:25ou de l'amoxiciline, qu'on ne s'est même pas fabriqué des masses.
07:28Pourquoi ? Parce qu'on avait tout balancé au niveau de la Chine.
07:32Les choses ne sont pas arrivées comme ça, pardon.
07:34Les 35 heures, la société de loisirs.
07:35Il y a eu quand même 14 ans de François Mitterrand,
07:38et c'est à ce moment-là que la France s'est désindustrialisée.
07:40Il y a quand même un vécu, il y a quand même une histoire.
07:43On le dit de produire français, et tout le monde le dit.
07:45Pardon, les présidents disent à chaque fois qu'on va réindustrialiser.
07:49Mais Emmanuel Macron l'a dit aussi, choose France, etc.
07:51Bon, et finalement, on s'aperçoit que ça ne marche pas,
07:53parce qu'effectivement, comme le dit Antoine, ça coûte trop cher de produire en France.
07:59On n'y met pas les moyens.
08:01Les entreprises sont assommées d'impôts, les Français qui travaillent.
08:04C'est vrai qu'elles ne font pas de bénéfices non plus.
08:05Tout repose sur la France qui travaille dans ce pays.
08:08C'est-à-dire le social, on fait tout payer.
08:10Oui, d'ailleurs, c'est la raison pour laquelle il faut qu'on travaille plus.
08:14Mais quand je dis plus, c'est-à-dire tous.
08:17Il y a quelque chose dont on ne parle plus dans ce pays,
08:18je trouve ça hallucinant, on ne parle plus du chômage.
08:20Mais en fait, il remonte aux gens au chômage.
08:22Il remonte, et surtout, chez les jeunes.
08:25Et les jeunes sont les grands oubliés de cette campagne électorale.
08:28Aujourd'hui, le chômage des jeunes, et notamment les jeunes
08:29qui sortent du système scolaire sans qualification,
08:32c'est une plaie pour ce pays.
08:33Moi, je crois que là, il faut mettre le paquet.
08:35Il y a une autre catégorie de personnes qu'il faut faire travailler.
08:38Parce que moi, j'entends des gens qui veulent la retraite à 60 ans.
08:40Les seniors !
08:41Évidemment, quand à mon âge, 53 ans,
08:44vous êtes considéré comme un senior improductif,
08:48ça pose quand même un problème dans ce pays.
08:49– C'est pas en les faisant partir à 60 ans à la retraite,
08:51vous allez faire travailler.
08:51– Je ne dis pas ça, je dis aussi qu'il y a une responsabilité
08:55des entreprises et de la société toute entière
08:57à ne pas faire en sorte que quand vous avez 50 ans,
08:59vous êtes considéré comme quelqu'un qui est déjà un inactif en puissance.
09:02Là, on marche sur la tête.
09:04Donc, production, ça n'empêche pas la redistribution,
09:07mais vous savez, moi, j'ai quand même confiance dans mon pays
09:10et dans les gens, dans les Français.
09:12Les gens qui travaillent, par exemple.
09:13Quand vous discutez avec eux, alors oui, c'est vrai,
09:15il y a la question, il y a les petites entreprises,
09:17dans ma circonscription, il dit « on paye trop de charges ».
09:19Et moi, je n'arrête pas de leur répondre.
09:21Le problème, c'est que plus elles sont grandes,
09:23moins elles en payent.
09:24Et on pourrait même aller au-delà.
09:26J'ai été député européen pendant 10 ans,
09:28je me souviens qu'on a fait la guerre à Amazon et McDonald's
09:32qui ne payaient même pas d'impôts sur les sociétés.
09:34Pourquoi ? Parce qu'ils déclaraient tous leurs chiffres d'affaires
09:36au Luxembourg, où ils avaient un taux d'impôt sur les sociétés
09:40qui était quasi inexistant.
09:42Et alors même, ils réalisaient…
09:44– Faisons pareil ?
09:45– Ça, il faut sortir du numéro.
09:47– Mais attendez, moi je trouve que votre proposition,
09:49elle est formidable, je vote pour,
09:52même si je n'ai pas prévu de voter à cette primaire,
09:54mais dans l'idée, je l'aime.
09:56Ma question, c'est, est-ce que vous arriverez
09:58à la mettre en œuvre si vous étiez ou président
10:00ou dans l'équipe qui gouverne,
10:02alors qu'aujourd'hui, on voit bien que tout est bloqué ?
10:04En fait, on a l'impression que des bonnes idées,
10:07c'est pas ce qui manque, encore que celle-là,
10:09elle est vraiment bonne et que parfois,
10:10on n'entend pas grand-chose de nouveau dans le débat public.
10:13Moi, je suis orpheline politique,
10:15comme 53% des Français,
10:17et en 2027, je veux voter pour la personne
10:19qui arrive avec des idées nouvelles
10:21et des idées ambitieuses.
10:23Or, on dirait que dans ce système,
10:24il y a deux trucs qui ne fonctionnent pas,
10:25c'est l'ambition et l'innovation,
10:28parce qu'on est bloqué dans des réflexes,
10:30je ne sais pas si c'est à cause des technos,
10:32si c'est à cause de la machine qui est trop grosse.
10:34D'ailleurs, c'est à cause de quoi ?
10:35Et vous dites, moi je me suis sentie trahie
10:37quand Hollande a dit, mon ennemi c'est la finance,
10:38mais est-ce que Hollande, il avait de la marge de manœuvre
10:40pour faire mieux, pour faire quelque chose ?
10:44Ma question, c'est, pourquoi vous,
10:46vous arriveriez à faire du nouveau, du neuf et de l'ambitieux ?
10:49Tu as dit, est-ce qu'on est bouffé par la machine,
10:50en fait, et j'ai entendu un peu.
10:53Voilà, est-ce qu'on est bouffé par Emmanuel Morel ?
10:56C'est-à-dire que vous parlez d'innovation ?
10:59Moi, je suis à fond pour l'innovation.
11:01Je pense qu'on devrait mettre beaucoup plus d'argent
11:02sur l'innovation en général.
11:04Quand vous discutez avec certains hauts fonctionnaires
11:06de Bercy, l'innovation n'est pas
11:08leur spécialité principale, vous voyez ?
11:10Mais au-delà de ça, alors sur François Hollande,
11:13quand même, quand on est arrivé en 2012 au pouvoir,
11:16on avait tous les pouvoirs.
11:17On avait même la majorité au Sénat.
11:19Exactement.
11:20Ce qui n'était jamais arrivé.
11:22Donc moi, je pense qu'on aurait...
11:23Là, on avait vraiment les moyens de faire des choses.
11:25Mais je reviens à ce que vous dites.
11:26Moi, je suis totalement d'accord sur un point.
11:28Il faut que...
11:29Et je ne vois pas pourquoi, en tant qu'homme de gauche,
11:30on ne serait pas ambitieux,
11:32et pour l'innovation.
11:34Y compris dans des domaines où on ne nous attend pas.
11:36Alors, ça va peut-être vous surprendre.
11:38On est les leaders mondiaux de la production de lin.
11:42D'accord ?
11:43Oui, c'est vrai.
11:43L'innovation envers chez moi.
11:44Quand même.
11:45On peut largement relancer...
11:48C'est contre-intuitif.
11:49L'industrie textile en France.
11:51Pourquoi ?
11:51Parce qu'aujourd'hui, on prend le lin,
11:55on le donne aux Chinois,
11:56c'est eux qui le tissent, qui le transforment,
11:58et après, qui nous le revendent à nous.
11:59Ça nous coûte cher.
12:00Ben, relancer une filière textile en France,
12:02et notamment du textile de haute technologie.
12:06Par exemple, pour l'aérospatiale.
12:07Par exemple, pour les sièges de SNCF.
12:09Vous savez que, pour vous aider,
12:10moi, les SNCF,
12:12les costumes sont faits en lin
12:13dans une entreprise normande, je crois.
12:15Mais oui, parce que justement,
12:16c'est une filière qui est en train de se reconstituer,
12:18mais ça prend du temps.
12:19Et là, je pense qu'il faut un coup de booster.
12:22Merci, Emmanuel Morel,
12:23d'être passé par l'EGG,
12:25par les grandes gueules.
12:26Le textile à destination professionnelle,
12:27c'est un secteur qui a de l'avenir.
12:29Mais oui, et vous verrez, on va y arriver.
12:30Et c'est une super idée,
12:31parce que c'est vrai,
12:32et je travaille sur ce sujet en ce moment.
12:34Merci, Emmanuel Morel,
12:35d'être passé par l'EGG,
12:36candidat à la primaire de gauche,
12:37député du Val d'Oise.
12:39Ce succès de lundi, c'est Olivier Faure
12:41qui sera avec nous.
12:42En attendant, Raphaël Glucksmann,
12:44en attendant, Ségolène Royal,
12:46bien sûr.
12:47En attendant, Jérôme Gage.
12:48Merci d'avoir été avec nous, Emmanuel Morel.