- il y a 3 heures
Au programme : les guerres en Iran et en Ukraine, et leurs conséquences sur la France. Tandis que le détroit d’Ormuz et le détroit de Bab-el-Mandeb sont bloqués par les Iraniens et leurs soutiens face à la guerre déclenchée par Donald Trump et Benyamin Netanyahou, le trafic pétrolier est en chute libre. Les cours du baril, eux, font trembler les marchés financiers. Emmanuel Macron, toujours friand de guerre, envoie des armes et des soldats en Arabie saoudite.
Face à cette explosion des coûts de l’énergie, et dans une France déjà désindustrialisée, peut-on encore arrêter la spirale du déficit ?
Pauvreté, perte d’influence diplomatique, crise pétrolière… pendant que le pays s’enfonce, Paris occupé par Emmanuel Macron, n’arrive plus à peser sur les dossiers internationaux.
On parle sans langue de bois :
- Pourquoi ces conflits aggravent-ils la crise économique française ?
- Comment faire pour en finir avec le déficit structurel de la France ?
- Faut-il rembourser la dette ?
- Le recul diplomatique de la France
- L’impuissance face à la crise de l’énergie
Abonnez-vous, activez la cloche et dites-nous en commentaire ce que vous avez aimé dans cet entretien. Et bien sûr, cliquez sur le pouce en l’air !
Face à cette explosion des coûts de l’énergie, et dans une France déjà désindustrialisée, peut-on encore arrêter la spirale du déficit ?
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00:00:15Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour ce nouveau numéro du samedi politique.
00:00:19Évidemment encore aujourd'hui nous avons un programme chargé, crise pétrolière, guerre en Ukraine, dette abyssale.
00:00:25Dans le chaos du monde, la France semble contrainte de subir, faute de pouvoir agir.
00:00:30Cette impuissance est-elle une fatalité ? Peut-on encore redresser la barre ?
00:00:34C'est ce que nous allons voir dans un instant.
00:00:35Mais avant, chers amis, n'oubliez pas que je compte sur vous pour le succès de cette émission.
00:00:40Alors pensez bien sûr à cliquer sur le pouce en l'air, pensez à relayer au maximum cette vidéo.
00:00:44Et puis bien sûr, je vous lis dans les commentaires dès à présent.
00:00:58Et à mes côtés cette semaine, François Asselineau. Bonjour monsieur.
00:01:01Bonjour Élise et bonjour à tous les auditeurs.
00:01:04Merci beaucoup d'être à nouveau à nos côtés.
00:01:06Vous êtes président de l'UPR et candidat à l'élection présidentielle.
00:01:10François Asselineau, nous n'allons pas mentir, nous sommes vendredi matin.
00:01:13Lorsque les téléspectateurs vous découvriront, vous serez à Valère pour l'université d'automne de l'UPR.
00:01:21En fait, ça commence cet après-midi, puisque nous sommes vendredi en effet.
00:01:24Ça s'est réservé aux bureaux politiques et au Conseil national.
00:01:26On va parler de stratégie. On va parler collègues de parrainage, bien sûr.
00:01:30Et puis demain, donc samedi, donc au moment où cette émission sera diffusée,
00:01:34donc on a toute la journée des tables rondes.
00:01:37Le tableau de le matin consacré à un sujet qui est d'une gravité exceptionnelle,
00:01:41qui est celui de l'éducation, qui est un désastre absolu.
00:01:45Enfin, qu'est-ce qui n'est pas un désastre d'ailleurs avec Macron.
00:01:47Et puis l'après-midi, on aura une table ronde, comme on l'a souvent géopolitique,
00:01:52notamment sur le basculement du pouvoir vers l'Asie.
00:01:56Le fait, on le voit d'ailleurs ces jours-ci, avec l'entrevue de Xi Jinping et de Trump aux
00:02:02États-Unis,
00:02:03le pouvoir mondial est maintenant en train d'échapper aux États-Unis
00:02:06et à l'Occident plus généralement au profit de nouvelles puissances,
00:02:10au premier rang desquelles la Chine.
00:02:11Donc on examinera ça avec évidemment les conflits, la Russie et l'Ukraine,
00:02:17et puis l'Iran, et puis plus généralement ce basculement du monde.
00:02:22Et puis après ça, je ferai mon grand discours de rentrée,
00:02:24comme à chaque université,
00:02:27où là on va donner le coup d'envoi de la campagne électorale
00:02:31que l'on a déjà commencé assez largement.
00:02:33On va distribuer les nouvelles affiches, etc.
00:02:35Mais on va vraiment mettre maintenant le paquet sur cette campagne
00:02:39qui s'annonce quand même plutôt bien pour...
00:02:41Très mauvaise pour la France, mais plutôt bien pour nous,
00:02:43parce que vous savez que j'ai créé quand même l'UPR maintenant il y a bientôt 20 ans.
00:02:48On fêtera d'ailleurs le 20e anniversaire pendant la campagne présidentielle.
00:02:55Quand j'ai créé l'UPR il y a 20 ans pour s'appeler les Français
00:02:57à se rassembler au-dessus du clivage droite-gauche,
00:03:00c'est pas nouveau dans ma bouche,
00:03:01comme l'avait fait De Gaulle avec le CNR,
00:03:04je peux vous dire qu'il n'y avait pas grand monde qui y croyait.
00:03:07Même mes proches, même ma famille,
00:03:09on pensait même que ce n'était pas possible de sortir de l'Union européenne.
00:03:13Puis maintenant j'allais dire que c'est presque en train de devenir tendance.
00:03:16C'est-à-dire quand on voit les résultats du référendum en Islande,
00:03:20où les Islandais, qui est un pays de 394 000 habitants,
00:03:25et qui se classe néanmoins selon l'indice de développement humain du PNUD
00:03:28parmi les trois pays les plus développés du monde selon les Nations unies,
00:03:34c'est la Suisse, la Norvège et l'Islande.
00:03:36C'est-à-dire les trois pays justement en Europe
00:03:38qui ont refusé d'entrer dans l'Union européenne et dans l'euro.
00:03:41Et donc quand on voit que les Islandais ont rejeté l'idée même
00:03:43de commencer des négociations,
00:03:46et 60% des moins de 25 ans qu'on votait non,
00:03:49quand on voit ensuite les résultats en Allemagne,
00:03:51aussi bien en Sachs-Anhalt qu'en Mecklenburg-Poméranie occidentale,
00:03:57de l'AFD, on oublie, on parle de l'AFD comme un mouvement d'extrême droite,
00:04:01mais l'AFD c'est quand même un mouvement qui a inscrit dans son programme
00:04:04le Dexit, la sortie de l'Allemagne, de l'Union européenne et de l'euro.
00:04:09C'est quand même quelque chose, les Français,
00:04:11est-ce que les Français se rendent compte que si ça se trouve,
00:04:14l'Allemagne, c'est pas encore maintenant,
00:04:17parce qu'il ne faut pas non plus surexagérer la victoire de l'AFD,
00:04:21qui est surtout très forte dans les lenders de l'Est,
00:04:23mais qui même maintenant dans les lenders de l'Ouest,
00:04:25est le premier parti,
00:04:28c'est peut-être pas pour demain,
00:04:30mais peut-être que pour après-demain,
00:04:32il n'est pas exclu par exemple que pendant le mandat
00:04:35du prochain président de la République française,
00:04:37l'Allemagne décide de sortir de l'Union européenne.
00:04:39Est-ce que les Français se rendent compte
00:04:41de la conséquence que ça aurait pour la France,
00:04:44surtout si, en plus de ça,
00:04:46on n'a pas le droit en France
00:04:47de débattre du Frexit pendant la campagne présidentielle ?
00:04:52C'est pour ça qu'il y a quand même un grand mouvement de fonds que l'on voit.
00:04:56Donc bon, là, on aura, je ne sais pas,
00:04:57on va avoir 600, 700 personnes.
00:05:00Il y a beaucoup de gens qui nous disent
00:05:01qu'ils n'ont plus les moyens de traverser la France pour venir.
00:05:03Ça, c'est un souci.
00:05:04Donc il faudra peut-être revoir, je ne sais pas comment faire,
00:05:07dans Paris.
00:05:08Mais enfin, les gens ont vraiment des soucis financiers maintenant.
00:05:10Enfin, on attend quand même beaucoup de monde.
00:05:13Mais on voit aussi la mobilisation des gens,
00:05:16qui collent des affiches, qui vont sur le terrain.
00:05:19Là, on a lancé une cagnotte, un peu comme vous le faites,
00:05:22vous, pour TV Liberté.
00:05:25On a lancé une cagnotte.
00:05:26On a déjà plus de 60 000 euros en une semaine.
00:05:30Donc ça marche bien pour financer cette campagne présidentielle.
00:05:36Donc je pense que la campagne va être intéressante
00:05:42et ne va pas se dérouler comme prévu.
00:05:43Parce qu'on voit bien que tout est verrouillé, en fait, dans le système.
00:05:46Il faut qu'il y ait déjà des candidats qui ont été présélectionnés.
00:05:50On le voit au Parti socialiste,
00:05:51où Mme Ségolène Royal est en train de vampiriser à son profit la primaire,
00:05:56alors que ce n'était pas prévu dans le programme.
00:05:58On a vu d'ailleurs la réaction des classiques du PS.
00:06:01On voit à droite que tout est fait pour promouvoir
00:06:04Édouard Philippe ou Attal et ça ne marche pas.
00:06:07Ça ne marche pas, ça n'embraye pas sur l'opinion.
00:06:11Voilà, donc je pense que beaucoup de surprises peuvent arriver
00:06:14à l'occasion de cette campagne.
00:06:15– En tous les cas, je précise bien sûr que TV Liberté est à Valère
00:06:18et qu'il y aura bien sûr un sujet dans le journal de lundi.
00:06:23Alors, poursuivons avec l'actualité.
00:06:25François Asselineau, Emmanuel Macron a pris la parole jeudi soir.
00:06:29J'aimerais d'abord vous faire réagir à sa déclaration
00:06:33et à son annonce, des soldats français vont se rendre en Arabie Saoudite
00:06:37pour protéger des sites pétroliers.
00:06:39Je vous propose tout de suite que l'on écoute le président.
00:06:42– Nous allons envoyer des moyens militaires,
00:06:44c'est-à-dire des soldats, des radars,
00:06:47des systèmes de défense pour protéger ce site.
00:06:50Pas nous engager dans quelques conflits, mais protéger ce site.
00:06:53– Pas d'aviation, des rafales ?
00:06:55– Vérra l'évolution et selon les besoins, on en a dans la région.
00:06:58– Que pensez-vous de cette décision ?
00:07:06C'est une bonne idée d'envoyer nos soldats protéger les sites
00:07:10pour essayer de débloquer la situation avec le pétrole ?
00:07:13– Je pense fondamentalement que ce n'est pas nouveau
00:07:16que Macron prend des décisions qui engagent l'avenir
00:07:19de la population française et de la France
00:07:21sans demander l'autorisation de la représentation nationale.
00:07:25Là, il a la bonté de nous dire qu'il va envoyer du matériel,
00:07:32éventuellement des soldats sur place en Arabie Saoudite,
00:07:35mais il ne nous a jamais dit ce qui se passe exactement en Ukraine,
00:07:39où semble-t-il qu'on a envoyé du matériel, ça c'est certain,
00:07:42mais aussi des instructeurs, et puis des soldats,
00:07:44mais bon, on ne sait pas exactement ce qui s'y passe.
00:07:47Donc Macron a pris, depuis qu'il est à l'Élysée,
00:07:50l'habitude de prendre des décisions qui sont d'une extrême gravité
00:07:54sans en référer à la population française.
00:07:57Quand il parle même de mutualiser la force nucléaire française
00:08:00et même peut-être d'envoyer des vecteurs nucléaires,
00:08:03de prépositionner des vecteurs nucléaires dans les Pays-Balques,
00:08:06mais c'est d'une extraordinaire gravité.
00:08:08Je trouve que c'est beaucoup plus grave d'ailleurs
00:08:09que de protéger un champ de pétrole en Arabie Saoudite.
00:08:14Donc tout ça, ça montre que nous sommes dans une république
00:08:16complètement dysfonctionnelle, que M. Macron s'assoie sur l'article 35
00:08:21de la Constitution qui prévoit que normalement,
00:08:24au bout d'un certain moment d'engagement,
00:08:27il faut obtenir le vote régulièrement des parlementaires.
00:08:31Et puis il y a la lettre de la Constitution,
00:08:33et puis il y a l'esprit qu'on ne peut pas prendre des décisions
00:08:36comme il le fait, qui engagent notre avenir,
00:08:40qui engagent éventuellement la vie de nos enfants et de nos petits-enfants
00:08:43sans avoir un soutien minimum de la population,
00:08:46enfin le soutien maximum plus exactement,
00:08:48de la population française.
00:08:50Et en fait, il ne le fait pas.
00:08:52On est engagé par exemple sur l'affaire en Ukraine.
00:08:55Il y a une espèce de tabou incroyable,
00:08:57de pression colossale des grands médias
00:08:59sur le fait qu'il faudra à tout prix soutenir l'Ukraine
00:09:03alors qu'on a dépensé des dizaines de milliards d'euros.
00:09:06Il est assez intéressant de voir l'évolution du Rassemblement national
00:09:09et même de LFI, ils sont tellement intimidés
00:09:15que Mélenchon, d'un côté, l'ERN de l'autre,
00:09:18sont en train de passer sous les fourches codines
00:09:21et de dire finalement qu'on soutient l'Ukraine.
00:09:23Bon, l'ERN, ça dépend des jours.
00:09:26Le jour père, ils soutiennent l'Ukraine.
00:09:27Le jour impaire, ils disent qu'il faut arrêter.
00:09:29M. Louis Aïot a dit qu'il fallait couper le robinet.
00:09:31M. Jacob Eli est allé à Kiev soutenir l'armée ukrainienne.
00:09:37Je vois que là, sur une télévision anglaise,
00:09:40j'ai vu que Mme Le Pen a dit qu'on n'avait plus les moyens de payer.
00:09:43Enfin, plus les moyens de payer, c'est pas digne de dire ça.
00:09:47On dit pas qu'on n'a plus les moyens de payer.
00:09:49Vraiment, ça fait penser, vous savez,
00:09:50c'est quoi, c'est la chanson d'Annie Cordy,
00:09:52la bonne du curé.
00:09:54Je voudrais bien, mais je peux point.
00:09:55C'est ça.
00:09:56Non, soit on soutient, soit on soutient pas.
00:09:58On dit pas, on aime bien, mais on n'a plus les moyens.
00:10:01C'est pas bon.
00:10:02En France, la parole de quelqu'un qui dit
00:10:05que tout le narratif qu'on nous explique est faux,
00:10:09c'est-à-dire que la guerre n'a pas commencé en février 2022.
00:10:12Ça a commencé depuis bien plus longtemps.
00:10:14Ça a commencé dès avant le Maïdan.
00:10:16Enfin, ça a commencé essentiellement avec le Maïdan.
00:10:18Qu'il y a une volonté que, certes, la Russie a envahi l'Ukraine,
00:10:23mais c'est en réponse à toute une politique,
00:10:27une stratégie parfaitement déterminée, documentée,
00:10:30notamment les déclarations de Mme Victoria Nolande,
00:10:33la sous-secrétaire d'État américaine,
00:10:35qui avait expliqué que l'objectif final,
00:10:36c'était quand même de découper en morceaux la Russie.
00:10:38Tout ça est parfaitement documenté et c'est caché.
00:10:41Et moi, je vois malheureusement dans la population
00:10:44beaucoup, beaucoup de Français qui ne sont pas au courant.
00:10:48Mais c'est d'une extrême gravité.
00:10:50On est face à un lavage de cerveau qui m'en rappelle,
00:10:54je ne sais pas, enfin, j'y étais pas né, vous non plus,
00:10:56mais en 1914.
00:10:57Comment est-ce qu'on a envoyé au casse-pipe
00:11:001,6 million de Français en 1914
00:11:04en ne tenant pas compte des avis nuancés ?
00:11:09Enfin, c'est toutes les grandes catastrophes
00:11:10de l'histoire de France, c'est ça.
00:11:11La guerre de 1870, quand on a lancé la guerre de 1870,
00:11:16il y avait Napoléon III qui s'est laissé enflammer
00:11:19par un petit arréopage de gens autour de lui,
00:11:22alors que les spécialistes disaient, attendez,
00:11:24l'Allemagne était surarmée depuis la bataille de Sadova,
00:11:29l'armée prussienne était extrêmement forte,
00:11:31plus puissante que nous.
00:11:33On est allé quand même au Caspi.
00:11:34Ça a donné le désastre de Sedan.
00:11:37Et moi, je crains beaucoup que, là, en ce moment,
00:11:40on prend des engagements.
00:11:41L'Arabie solide, c'est presque un détail, je trouve,
00:11:43par rapport à ce qui se passe en ce moment en Ukraine,
00:11:46où on prend des engagements, on annonce des choses,
00:11:48et puis on fait l'objet d'un flux d'informations délirant.
00:11:53J'ai quand même pas rêvé, ces jours-ci,
00:11:55on a expliqué aux Français que la CIA aurait transmis
00:11:59des informations à la France, comme quoi les Russes
00:12:02allaient envoyer des drones pour aller bombarder la France
00:12:05depuis la mer.
00:12:06Et puis, si j'ai bien compris, l'Élysée a dit...
00:12:07– Emmanuel Macron a démenti.
00:12:08– Alors Macron lui-même a dit que c'était faux.
00:12:11Mais d'où ça sort ?
00:12:12Qui est-ce qui a donné à toutes les agences de presse,
00:12:14tous les médias français ont dit que les Russes
00:12:17allaient envoyer des drones ?
00:12:18Et puis, de toute façon, il faudrait quand même
00:12:19se poser des questions.
00:12:21Quel serait l'intérêt de la Russie de nous attaquer ?
00:12:24Ils croient vraiment qu'ils ont envie de prendre un pays
00:12:27où ils entreraient dans un...
00:12:29Ça serait un désastre, là, pour la Russie
00:12:30de venir mettre la main sur la France.
00:12:32Ils croient vraiment qu'ils ont envie de se ramasser
00:12:34des Sandrine Rousseau, des Marines Tondelier,
00:12:36des Glucksmans, sous leur coupe,
00:12:38avec un pays qui a 3 600 milliards d'euros de dettes
00:12:41et qui est complètement désindustrialisé.
00:12:43Ça n'a pas de sens. Ça n'a aucun sens.
00:12:45Déjà, ils ont suffisamment de difficultés,
00:12:47au passage, en Ukraine,
00:12:49pour aller chercher ailleurs.
00:12:51Mais tout ce qu'on nous racontait faux,
00:12:53lorsqu'on nous présente l'Ukraine comme un pays agressé,
00:12:57si, dans le Donbass, les populations,
00:13:00ou en Crimée, ne voulaient pas de l'occupation russe,
00:13:04il y aurait en permanence une résistance.
00:13:06Il y a une résistance ?
00:13:07Personne n'en parle.
00:13:08Il n'y a aucune résistance.
00:13:09Ils ont été acclamés comme des libérateurs en Crimée.
00:13:12Moi, je suis allé en Crimée.
00:13:13En Crimée, dans le Donbass,
00:13:15ce sont des populations russophones et russophiles.
00:13:17Je l'ai expliqué 50 fois.
00:13:18Je ne suis pas le seul, d'ailleurs.
00:13:20Les Français peuvent se documenter.
00:13:22Ce sont des populations
00:13:23qui ont acclamé les Russes en libérateurs,
00:13:27parce que c'était depuis le Maïdan, justement,
00:13:29depuis que les États-Unis ont organisé un coup d'État
00:13:31pour chasser le président légitimement élu,
00:13:34qui avait la sagesse d'entretenir de bonnes relations avec Moscou.
00:13:38Depuis ce moment-là,
00:13:39les populations du Sud-Est ont été persécutées.
00:13:45Mais à aucun moment,
00:13:48Poutine et les Russes n'ont dit
00:13:50qu'ils allaient mettre la main sur tout le reste de l'Ukraine,
00:13:52parce qu'ils savent que là,
00:13:53ça serait comme en Afghanistan.
00:13:55Là, ils auraient des problèmes,
00:13:56parce que là, il y aurait une véritable résistance.
00:13:59– En même temps, vous ne pouvez pas nier
00:14:01qu'aujourd'hui, il y a des frappes russes,
00:14:04j'entends, qui vont jusqu'à Kiev.
00:14:05– Oui, il y a des frappes ukrainiennes
00:14:07qui vont jusqu'à Tomsk ou je ne sais pas où.
00:14:10Il y a aussi des frappes en profondeur
00:14:14envoyées par l'Ukraine.
00:14:14D'ailleurs, ce n'est pas l'Ukraine, en plus.
00:14:16Tout le monde sait bien que ce n'est plus l'Ukraine.
00:14:18Tout le monde sait bien que c'est l'OTAN qui est derrière.
00:14:20Donc, lorsque les gens disent « Oui, l'Ukraine,
00:14:22regardez ce peuple courageux, etc. »,
00:14:26tout est documenté.
00:14:27On voit bien qu'ils n'arrivent plus à avoir de militaires.
00:14:30Ils sont obligés dans les rues.
00:14:31Vous voyez bien les voitures où vous avez
00:14:33une espèce d'une soldatesque de Nervy
00:14:36qui sortent de force des hommes
00:14:37pour les embarquer, les envoyer au front.
00:14:40– Et ça, d'aucun vous dirait que c'est de la propagande russe, justement ?
00:14:42– Non, non, mais ça a suffisamment été documenté.
00:14:45Donc, en fait, si demain, il n'y avait plus l'OTAN,
00:14:47l'Ukraine est tombée comme un frémur en trois jours.
00:14:48Et d'ailleurs, on est dans une situation
00:14:50où qu'est-ce qui va se passer avec Trump ?
00:14:52Trump, on ne sait tellement pas ce qui va sortir.
00:14:55On a l'impression de quelqu'un
00:14:56qui est tellement tiré à U et à Dia
00:14:58qu'on finit par avoir le tournis.
00:15:01Mais si, effectivement, Trump décide
00:15:03de mettre un terme à tout ça,
00:15:04je ne sais pas ce que feront les Occidentaux.
00:15:07Moi, je suis très inquiet, parce qu'on est dirigé
00:15:09en Europe occidentale
00:15:10par des cinglés. Mais vraiment,
00:15:13quand je vois que Frédéric Merch,
00:15:14j'en parlais tout à l'heure,
00:15:15il s'est ramassé des gifles électorales,
00:15:17mais des trucs inouïs.
00:15:18Est-ce que vous vous rendez compte
00:15:19que dans le land de Mecklenburg-Fortpommern,
00:15:23la CDU qui a été créée en 1945,
00:15:25dès l'effondrement du régime nazi,
00:15:27il s'est créée la CDU.
00:15:28C'est la première fois depuis 1945...
00:15:31– C'est les chrétiens démocrates.
00:15:32– Les chrétiens démocrates.
00:15:33C'était le parti de Merkel.
00:15:34C'est le Mecklenburg-Fortpommerni occidental.
00:15:38C'est la partie de l'Allemagne
00:15:39qui est frontalière de la Pologne.
00:15:41C'était le fièvre de Angela Merkel, quand même.
00:15:46Il faisait un des trios électoraux.
00:15:48Bon. Eh bien, dans ce land,
00:15:51la CDU est tombée en dessous de 5 %,
00:15:54c'est-à-dire n'est pas représentée.
00:15:55C'est la première fois depuis 1945 à sa liste.
00:15:57Et Flemert s'a dit que c'est un désastre.
00:16:00Il n'y a pas à le cacher.
00:16:01Mais on est dans une situation en Allemagne,
00:16:03comme en France,
00:16:04et comme d'une certaine autre façon,
00:16:06mais un peu comparable en Angleterre,
00:16:09où on a des dirigeants
00:16:10qui sont totalement désavoués par la population.
00:16:13Je ne sais pas combien de personnes
00:16:14ont regardé Macron à la télé.
00:16:16Moi, j'ai lancé un petit sondage.
00:16:18Alors évidemment, vous allez dire
00:16:19qu'il y a un billet de confirmation
00:16:20sur notre compte Twitter.
00:16:21Enfin, vous avez regardé, vous ?
00:16:23Vous l'avez regardé, vous ?
00:16:23– Vous l'avez regardé, vous ?
00:16:24– Vous l'avez regardé, ce matin pour vous faire plaisir.
00:16:25– Ah oui, pour me faire plaisir.
00:16:26Moi, je n'ai même pas regardé,
00:16:27même pas pour vous faire plaisir.
00:16:29Moi, je ne peux plus supporter.
00:16:30Et le simple fait de voir Macron...
00:16:32D'ailleurs, je ne suis pas le seul.
00:16:33Vous avez vu qu'à l'ONU,
00:16:34il y a deux chefs d'État qui ont fait le vide.
00:16:36C'est Netanyahou et Macron.
00:16:38Macron, il y avait peut-être, je ne sais pas,
00:16:42une trentaine de délégations sur 190
00:16:45qui m'ont écouté.
00:16:46C'était des sièges vides.
00:16:47Les gens n'ont plus envie d'écouter les vaticinations.
00:16:50Mais j'en reviens à Metz.
00:16:52Normalement, après des échecs électoraux comme ça,
00:16:56l'esprit de la démocratie,
00:16:58sinon des institutions,
00:16:59ça aurait été qu'ils remettent sa démission,
00:17:01ou s'ils ne la remettaient pas,
00:17:03au minimum qu'ils disent
00:17:05« J'ai bien compris le message,
00:17:07donc je réoriente complètement ».
00:17:08Et il faut bien comprendre que...
00:17:10On parle de l'extrême-droite
00:17:12avec Alternative für Deutschland.
00:17:13Enfin c'est quand même une extrême-droite
00:17:14assez étrange,
00:17:15puisqu'elle ne veut pas envoyer...
00:17:17Elle a dit que Mme Weidel
00:17:19avait honte à l'idée
00:17:21d'envoyer des chars allemands
00:17:22contre la Russie.
00:17:24C'est le monde à l'envers.
00:17:26Depuis le 19e et 20e siècle,
00:17:28l'extrême-droite allemande,
00:17:29c'était justement ceux qui voulaient
00:17:30aller taper du russe.
00:17:32Et elle, elle est celle justement
00:17:33qui m'initent pour la paix.
00:17:35On est dans une espèce d'inversion
00:17:36généralisée des valeurs
00:17:37dans tout le monde occidental,
00:17:39où la gauche est devenue
00:17:41ultra-guerrière, ultra-belliciste.
00:17:43Enfin, Jaurès doit se retourner
00:17:44dans sa tombe.
00:17:45La gauche, le bloc central, peut-être.
00:17:47Mais là, c'est quand même à gauche.
00:17:49Ils sont quand même aussi à l'ESPD.
00:17:51Il est quand même aussi
00:17:51pour l'intervention en Russie.
00:17:55Et moi, je suis assez inquiet
00:17:56parce que le discours officiel de Merz,
00:17:58alors même que...
00:17:59D'ailleurs, c'est pas pour rien
00:18:01qu'AFD fait des très, très gros scores
00:18:03en ex-Allemagne de l'Est,
00:18:04parce qu'en ex-Allemagne de l'Est,
00:18:06ils ont gardé une certaine...
00:18:09Ce qu'ils appellent hostalgie,
00:18:10c'est-à-dire la nostalgie de l'Est.
00:18:13Et ils ont gardé...
00:18:14Certains d'entre eux,
00:18:15les personnes un peu vieillissantes,
00:18:17ont gardé un petit peu la nostalgie
00:18:20de ce qu'était la RDA,
00:18:21qui n'avait pas que des inconvénients.
00:18:23C'était aussi...
00:18:24Il y avait une certaine douceur de vie,
00:18:26semble-t-il.
00:18:27C'est-à-dire que c'était...
00:18:28Vous savez, c'était le plus riche
00:18:29de tous les pays de l'Est.
00:18:29Ils avaient leurs petites voitures,
00:18:31les trabantes, etc.
00:18:31Enfin bon, bref.
00:18:32En tout cas, ils ont gardé
00:18:34des amitiés avec des Russes.
00:18:36Et ils sont les premiers
00:18:37à ne pas vouloir entrer en guerre
00:18:38contre la Russie.
00:18:39Mais Merz, il n'a plus que 4,9%
00:18:43des gens qui ont voté pour son parti.
00:18:44Ils continuent un pas vide.
00:18:46Ils continuent à la même politique.
00:18:48Et c'est exactement comme Macron.
00:18:50C'est exactement comme Starmer
00:18:51suivi par Burnham.
00:18:53Burnham, il a succédé à Starmer
00:18:56suite aux échecs.
00:18:57Parce qu'en Angleterre,
00:18:58il y a cette tradition
00:18:59quand il y a des échecs électoraux cinglants.
00:19:02La tradition, c'est du droit coutumier.
00:19:04Le Premier ministre s'en va.
00:19:06Mais il a été remplacé par un clone.
00:19:07Ça ne sauf que les apparences, oui, visiblement.
00:19:08Ça ne sauf que les apparences.
00:19:09Donc on est dans des démocraties
00:19:12dans le monde occidental
00:19:13où l'on ne tient absolument aucun compte
00:19:15des élections,
00:19:19sauf à ce qu'il y ait, je ne sais pas,
00:19:22un tournement extraordinaire
00:19:23et où, par ailleurs,
00:19:24les élections sont manipulées.
00:19:26On le voit comme c'est le cas en France,
00:19:27puisqu'en France,
00:19:28ils ne sont tolérés dans les sondages.
00:19:31Moi, je n'apparais jamais dans un seul sondage,
00:19:34jamais à la télévision,
00:19:35parce que je suis le candidat du Frexit.
00:19:37Et méfiez-vous des imitations,
00:19:39parce qu'il y en a d'autres
00:19:40qui prétendent faire le Frexit
00:19:41alors qu'ils ne le font pas du tout.
00:19:42On pourra peut-être en parler.
00:19:44Mais là, on n'a pas le droit d'en parler.
00:19:46En revanche, on nous présente,
00:19:47on fait mousser des gens
00:19:48comme Le Pen, Mélenchon,
00:19:50aïe, aïe, aïe, on a peur.
00:19:50Mais Le Pen et Mélenchon
00:19:52ne veulent pas sortir de l'UE,
00:19:54ne veulent pas sortir de l'euro,
00:19:55ne veulent pas sortir de l'OTAN,
00:19:56ne veulent pas sortir de la CEDH,
00:19:58soutiennent l'Ukraine contre la Russie.
00:19:59Et en fait, ils font la même chose
00:20:01que le Bloc central.
00:20:03Donc en fait, on est dans un monde
00:20:05où on a vidé de substance
00:20:08la profondeur des élections,
00:20:09le véritable choix stratégique.
00:20:11Et là, vraiment, j'insiste
00:20:12auprès de mes concitoyens,
00:20:142027 va être une élection
00:20:16extrêmement importante.
00:20:17Et la question européenne
00:20:19devrait être au firmament des questions.
00:20:21C'est vraiment, il y a la question européenne,
00:20:23la question de la dette,
00:20:23qui d'ailleurs est liée.
00:20:25J'ai été reçu par...
00:20:26– Alors justement, je voulais vous en parler,
00:20:28vous avez été reçu le 23 septembre dernier
00:20:30par Philippe Juvin,
00:20:31qui est donc le rapporteur général
00:20:32de la Commission des finances
00:20:33à l'Assemblée nationale.
00:20:35Vous avez évoqué ensemble
00:20:36les questions de la dette
00:20:38et du budget,
00:20:39qui va bientôt être voté
00:20:41ou pas voté,
00:20:42en tous les cas débattu.
00:20:43Sur la question de la dette,
00:20:45on en a beaucoup parlé
00:20:46ces dernières semaines,
00:20:47notamment avec Jean-Luc Mélenchon
00:20:48qui a proposé de mettre au feu
00:20:50au moins la partie BCE,
00:20:52c'est-à-dire environ un peu moins de 20%.
00:20:53Vous, quelle est votre position,
00:20:55justement, sur cette fameuse dette ?
00:20:57Est-ce que, comme Bruno Le Maire,
00:20:59vous croyez qu'on peut continuer
00:21:00à emprunter, emprunter, emprunter
00:21:01et puis advienne que pourra ?
00:21:02Ou est-ce qu'au contraire,
00:21:04vous considérez que c'est une calamité
00:21:05qu'il va falloir traiter ?
00:21:06– Alors, petit point de départ,
00:21:11quand les Français vont mettre
00:21:13un bulletin dans le lien,
00:21:14la première chose qu'ils devraient regarder,
00:21:16c'est de voir quel est l'état financier
00:21:18des partis politiques,
00:21:20des représentants qui viennent.
00:21:22Bon. Nous, à l'UPR,
00:21:24j'ai créé un parti depuis que je l'ai créé.
00:21:26On a eu zéro euro d'emprunt bancaire.
00:21:28Jamais. Je m'y refuse.
00:21:30Nous avons une situation nette
00:21:32de plus 450 000 euros
00:21:34dans notre bilan.
00:21:35Et nous n'avons aucune subvention
00:21:37de qui que ce soit.
00:21:39Ceux qui fantasent sur les valises
00:21:41de Poutine, de Xi Jinping,
00:21:42de Trump ou de je ne sais pas qui,
00:21:43non, nous n'avons évidemment rien,
00:21:45bien sûr, mais nous n'avons pas
00:21:46non plus de subvention de l'État.
00:21:48Je regarde les autres partis politiques.
00:21:50Le Parti socialiste était tellement en faillite
00:21:51qu'ils ont été obligés
00:21:52de vendre leur siège au PS.
00:21:54Le Rassemblement national,
00:21:55les gens qui ne me croient pas
00:21:56n'ont qu'à aller voir
00:21:56le site de la Commission nationale
00:21:58des comptes de campagne.
00:21:58Ils verront que le Rassemblement national,
00:22:01qui a quelque chose
00:22:03comme à peu près 15 millions d'euros
00:22:05de subvention de l'État par an
00:22:07du fait du nombre de députés qu'il a,
00:22:09sans compter les salaires des députés
00:22:11qui doivent peut-être participer au PAU,
00:22:13le Rassemblement national
00:22:15a une situation nette négative
00:22:17de moins de 10 millions d'euros.
00:22:19Et je pourrais en dire autant
00:22:20ou à peu près des autres partis.
00:22:22Donc la première chose,
00:22:23si vous voulez,
00:22:24c'est que si vous voulez confier
00:22:26les rênes du pays à quelqu'un
00:22:28qui vous promet de lutter contre la dette,
00:22:32ne les confiez pas à quelqu'un
00:22:33dont le parti est en situation
00:22:35de faillite virtuelle.
00:22:37Et quand je parle du RN,
00:22:38ou quand je parle de...
00:22:40Je pourrais aussi parler...
00:22:41Quand vous citez Bruno Le Maire,
00:22:42c'est une plaisanterie.
00:22:44Qui peut faire confiance
00:22:45à Bruno Le Maire,
00:22:46à Édouard Philippe,
00:22:48à Gabriel Attal
00:22:49ou au cassique du Parti socialiste
00:22:51pour redresser des comptes publics ?
00:22:54Donc ça, c'est la première chose à faire.
00:22:56C'est que les Français se disent,
00:22:57mis à part toute question politique,
00:22:59quel est celui qui gère en mon père de famille ?
00:23:01Bon.
00:23:02Ça, c'est le premier point.
00:23:03Le deuxième point que je voudrais dire,
00:23:05c'est vraiment important,
00:23:06c'est que beaucoup de nos compatriotes,
00:23:09c'est même presque l'essentiel,
00:23:11comme d'ailleurs la plupart
00:23:12des responsables politiques,
00:23:13comme beaucoup de journalistes,
00:23:15n'arrivent pas à comprendre
00:23:16ce que c'est qu'un État,
00:23:17et qu'un État,
00:23:18c'est pas la même chose qu'un ménage.
00:23:20Quand vous avez un ménage de salariés,
00:23:21monsieur et madame,
00:23:22qui sont salariés,
00:23:24il y en a un qui peut être fonctionnaire,
00:23:25l'autre travaille dans l'entreprise,
00:23:27monsieur et madame, par exemple,
00:23:28ils gagnent à eux deux
00:23:284 500 euros par mois.
00:23:31S'ils dépensent 4 800 euros,
00:23:33ils ont un découvert de 300 euros.
00:23:35Et au bout d'un mois,
00:23:36600 euros ou deux mois,
00:23:37au bout d'un mois ou deux,
00:23:38la banque téléphone en disant
00:23:39« ça, c'est plus possible ».
00:23:41Et que font monsieur et madame ?
00:23:43Ils disent « tiens,
00:23:44on va supprimer une ou deux sorties
00:23:45au restaurant,
00:23:46on va plus aller en week-end
00:23:48chez belle-maman,
00:23:49on va reporter l'achat
00:23:51de la télévision ».
00:23:52Donc au lieu de dépenser 4 800,
00:23:54ils vont plus dépenser que 4 100.
00:23:56Et donc ils vont faire
00:23:57400 euros d'économie,
00:23:59et donc ils vont pouvoir
00:24:01revenir dans le vert.
00:24:03Pourquoi ça marche ?
00:24:04Et là, vraiment,
00:24:05ce que je dis,
00:24:06c'est simple à comprendre,
00:24:07normalement.
00:24:08Ça marche pourquoi ?
00:24:10Parce que le couple
00:24:11gagne toujours 4 500 euros
00:24:13par mois, tous les mois.
00:24:14Ils sont salariés.
00:24:16Leurs recettes sont égales
00:24:17tous les mois.
00:24:18Alors qu'un État,
00:24:19ça ne marche pas comme ça.
00:24:21Un État,
00:24:21ce n'est pas un salarié.
00:24:23Un État,
00:24:23il a des ressources fiscales,
00:24:25les quatre principales étant
00:24:26la TVA,
00:24:28l'impôt sur les sociétés,
00:24:29l'impôt sur le revenu
00:24:30et la taxe sur les produits pétroliers.
00:24:32Il y a beaucoup d'autres taxes
00:24:33par ailleurs.
00:24:34Et que ces taxes-là,
00:24:36elles dépendent
00:24:36de l'activité économique.
00:24:38C'est vraiment fondamental
00:24:40à comprendre.
00:24:41J'ai été reçu
00:24:42par Philippe Juvin,
00:24:43qui est un homme
00:24:43vraiment intelligent.
00:24:45Enfin, je le connaissais,
00:24:46j'avais connu
00:24:47au conseil général
00:24:48des Hauts-de-Seine,
00:24:49qui m'a fait vraiment,
00:24:50lui et ses collaborateurs,
00:24:51vraiment m'accueillir,
00:24:52très sympathique.
00:24:52Et ça devait durer
00:24:53trois quarts d'heure,
00:24:54on est resté une heure et demie
00:24:54à parler.
00:24:55Vous ne l'aviez pas vu
00:24:56pendant le Covid, non ?
00:24:57Non, non, non.
00:24:58C'est vraiment quelqu'un
00:24:59que j'ai...
00:25:00D'abord, je l'ai remercié
00:25:01de recueillir
00:25:04mon point de vue,
00:25:05parce qu'on est tellement
00:25:07pestiférés,
00:25:07ce qui prouve quand même
00:25:08au passage
00:25:09qu'il y a une très grande
00:25:09inquiétude.
00:25:11Et ce que je lui ai expliqué,
00:25:13c'est...
00:25:13Là, j'ai commencé
00:25:13par raconter une anecdote
00:25:14qui était du temps
00:25:16où j'étais à l'Inspection
00:25:17générale des finances,
00:25:18où on avait tous les mois
00:25:19un comité directeur
00:25:21des inspecteurs généraux
00:25:21et il y avait
00:25:22le directeur du Trésor,
00:25:23mais c'était un souvenir
00:25:24qui remonte à 15 ou 16 ans,
00:25:27qui était venu
00:25:28et qui nous avait parlé
00:25:29du problème de la dette.
00:25:30Je rappelle quand même
00:25:31que quelqu'un comme
00:25:32Nicolas Sarkozy
00:25:33a été élu en 2007
00:25:34en disant
00:25:35qu'il y avait
00:25:35une dette excessive.
00:25:36François Fillon
00:25:37disait à l'époque
00:25:38qu'il était à la tête
00:25:38d'un État en faillite.
00:25:40C'était il y a 19 ans.
00:25:43Et Sarkozy avait dit
00:25:44qu'il allait remplacer
00:25:45un fonctionnaire sur deux.
00:25:46Bon.
00:25:48Et l'anecdote
00:25:49dont je vais vous parler,
00:25:50ça se situe
00:25:51avec le directeur du Trésor
00:25:53et qui était venu
00:25:54nous expliquer
00:25:55qu'à chaque fois
00:25:55qu'il y avait
00:25:55un nouveau président
00:25:56qui arrivait,
00:25:58on disait
00:25:58qu'on allait réduire
00:25:59la dette
00:26:00et que malheureusement,
00:26:01il y avait...
00:26:02Je me rappelle la formule,
00:26:03il avait dit
00:26:03que la courbe du déficit
00:26:05était comme une coiffe
00:26:06d'Iroquois.
00:26:07Vous savez,
00:26:08comme ça.
00:26:08C'est-à-dire que
00:26:09dans un premier temps,
00:26:11effectivement,
00:26:12le déficit diminue
00:26:13et après,
00:26:13il rebondit.
00:26:15Pourquoi ?
00:26:15Et ça,
00:26:16c'est hyper important
00:26:17à comprendre.
00:26:18Si vous taillez
00:26:19dans les dépenses publiques,
00:26:21comme le fait un ménage,
00:26:23comme je le disais,
00:26:23ça paraît intuitivement,
00:26:25vous dites
00:26:25« je vais réduire le déficit ».
00:26:26Mais pas forcément.
00:26:28Parce que si vous taillez
00:26:29dans les dépenses publiques
00:26:30et que ça a pour effet
00:26:32de faire s'effondrer
00:26:33la consommation des ménages,
00:26:34de faire s'effondrer
00:26:36le chiffre d'affaires
00:26:36des entreprises,
00:26:37vous allez avoir
00:26:38l'impôt sur le revenu,
00:26:39l'impôt sur les sociétés,
00:26:40la TVA qui vont plonger
00:26:42ou aussi d'ailleurs,
00:26:43on le voit avec la courbe
00:26:44de l'affaire en ce moment
00:26:45sur les produits pétroliers,
00:26:47et les recettes de l'État
00:26:50peuvent dégringoler
00:26:51plus rapidement
00:26:51que les économies
00:26:52que vous faites.
00:26:53C'est-à-dire que
00:26:54vous prétendez
00:26:56réduire un déficit
00:26:57et au bout du compte
00:26:57vous l'aggravez.
00:26:58Ça, c'est les découvertes
00:26:59qu'avait faites
00:27:00John Maynard Keynes,
00:27:02vous savez, en 1936
00:27:03avec sa théorie générale
00:27:04de la monnaie.
00:27:05Donc, lorsque je vois
00:27:06des personnes,
00:27:07je pense à par exemple
00:27:08Mme Knaffot
00:27:08qui dit « il faut supprimer
00:27:09800 000 fonctionnaires ».
00:27:10Déjà, j'aimerais savoir
00:27:11où est-ce qu'elle les supprime.
00:27:13Il y a trop de policiers,
00:27:15trop de gendarmes,
00:27:17trop de personnel enseignant,
00:27:19trop de personnel dans...
00:27:20Mais ça, je suis d'accord.
00:27:23Vous pouvez défendre
00:27:23les fonctionnaires,
00:27:24François Asselineau.
00:27:24Non, non, non.
00:27:25Quand on voit par exemple
00:27:25l'organisation au sein
00:27:27des hôpitaux avec les ARS,
00:27:28on sait qu'il y a
00:27:28des postes qui pourraient
00:27:29supprimer.
00:27:30Attendez, je ne dis pas
00:27:31qu'il ne faut pas supprimer
00:27:33des postes de fonctionnaires.
00:27:35Moi, je propose
00:27:35de supprimer les régions.
00:27:36Donc, Salmon,
00:27:37vous savez très bien
00:27:37que Sarah Knaffot
00:27:38ne propose pas
00:27:38de supprimer
00:27:39des policiers ou des gendarmes.
00:27:40Ah oui, mais elle va supprimer qui ?
00:27:42Moi, j'aimerais...
00:27:42Parce que 800 000...
00:27:43Ça me fait penser à Sarkozy.
00:27:44Est-ce que vous avez lu son livre ?
00:27:46Sarkozy qui avait dit
00:27:52qu'il allait remplacer
00:27:53un fonctionnaire sur deux.
00:27:54Il a commencé à le faire.
00:27:55Mais admettons même
00:27:57qu'on supprime
00:27:57800 000 fonctionnaires.
00:27:58Bon, ils vont faire quoi
00:27:59d'ailleurs, au passage ?
00:28:00Ils vont aller au chôme dû.
00:28:03Bon, il faudrait d'ailleurs
00:28:04une loi de dégagement des cadres,
00:28:05etc.
00:28:05Il faut aussi retrouver
00:28:06du travail dans le privé.
00:28:07Oui, mais sauf qu'il y a
00:28:08un taux de chômage
00:28:09qui est quand même très élevé.
00:28:10Il me semble.
00:28:11Le taux de chômage en France
00:28:12est l'un des plus élevés.
00:28:13Donc, très bien.
00:28:15Mais il va se passer quoi ?
00:28:17800 000 fonctionnaires,
00:28:18ça fait peut-être
00:28:181 800 000 personnes touchées.
00:28:20Parce que ça fait peut-être
00:28:22à peu près 600 000 familles.
00:28:24Donc, ça veut dire
00:28:25qu'il va y avoir
00:28:25un effondrement de la consommation.
00:28:27Et comme je le disais,
00:28:29il n'est pas certain...
00:28:30Il faudrait faire des études
00:28:31macroéconomiques
00:28:32pour voir l'impact
00:28:33que ça représente
00:28:34en matière macroéconomique.
00:28:35Parce que le problème,
00:28:37et c'est ce que j'ai expliqué
00:28:38donc à Philippe Juvin,
00:28:39qui voulait bien m'écouter,
00:28:41c'est que la première façon
00:28:44de résoudre un déficit,
00:28:48c'est d'abord et avant tout
00:28:49d'avoir une forte croissance économique.
00:28:51Ça, c'est fondamental.
00:28:53Il ne faut pas avoir de dépenses
00:28:55qui soient des dépenses dépressives.
00:28:57Or, qu'est-ce qui est
00:28:58une dépense dépressive ?
00:28:59Quand vous donnez de l'argent
00:29:00à des fonctionnaires,
00:29:01même si ce sont des fonctionnaires
00:29:02qui se tournent les pouces,
00:29:03ils vont dépenser leur argent
00:29:04dans l'économie nationale.
00:29:05Sauf s'ils achètent
00:29:06des produits d'importation,
00:29:07ce qui peut arriver.
00:29:08Mais ils vont d'abord et avant tout
00:29:10faire tourner l'économie nationale.
00:29:12Nous, on a des dépenses
00:29:14que l'on envoie
00:29:15à l'autre bout de la planète
00:29:16ou à l'autre bout de la France,
00:29:18enfin, en Union européenne,
00:29:21dont d'ailleurs,
00:29:22Mme Cnafot, M. Zemmour,
00:29:25Mme Le Pen en a touché un petit mot.
00:29:27Est-ce que vous vous rendez compte
00:29:28qu'on envoie déjà
00:29:2913 milliards d'euros
00:29:30de contributions nettes
00:29:31chaque année
00:29:32en dehors de France
00:29:34et qui ne reviennent pas
00:29:35dans l'économie française ?
00:29:36Ils en parlent,
00:29:36un aide au développement notamment,
00:29:38y compris celui et celle
00:29:39qu'on envoie à la Chine.
00:29:39D'accord.
00:29:40Oui, mais ça, c'est du truc
00:29:42poujadiste.
00:29:43C'est des petits trucs.
00:29:44Alors que je suis d'accord
00:29:45que c'est choquant.
00:29:46Mais ce n'est pas
00:29:47les 13 milliards d'euros
00:29:48qui vont devenir
00:29:4918,5 milliards d'euros
00:29:51avec le cadre pluriannuel
00:29:53de financement.
00:29:54La seule qui en a parlé
00:29:55d'ailleurs au MEDEF,
00:29:56où évidemment je n'étais pas invité,
00:29:58c'est Mme Le Pen.
00:29:59Il faut le lui reconnaître.
00:30:00Elle a été la seule
00:30:01à dire qu'elle était contre.
00:30:02Mais elle a proposé quoi
00:30:03sur cette affaire
00:30:06de dizaines de milliards d'euros
00:30:07qu'on envoie ?
00:30:07Elle a proposé
00:30:08que ça soit limité
00:30:09à 5 milliards d'euros.
00:30:11Mais en fait,
00:30:11moi, je ne suis pas d'accord
00:30:14même pour verser
00:30:145 milliards d'euros
00:30:16à une situation,
00:30:17à une structure
00:30:18comme l'Union européenne
00:30:19qui est en train
00:30:20de nous détruire
00:30:21par tous les bouts.
00:30:22Et vous savez
00:30:23que le niveau de vie
00:30:23des Français est maintenant
00:30:24tombé en dessous
00:30:25de la moyenne
00:30:25de l'Union européenne.
00:30:27On va contribuer
00:30:28avec le cadre pluriannuel
00:30:30de financement
00:30:30qui est actuellement prévu
00:30:31par Bruxelles
00:30:33sur les années 2028-2034,
00:30:35c'est-à-dire en plein
00:30:35pendant la période
00:30:36de la prochaine élection présidentielle,
00:30:38du prochain président.
00:30:39C'est inouï que personne
00:30:41n'en débatte.
00:30:43Pendant cette période,
00:30:45je rappelle que la Pologne
00:30:46en 2004,
00:30:48le niveau de vie
00:30:48des Polonais
00:30:49était de 40%
00:30:50de celui des Français.
00:30:51Aujourd'hui,
00:30:52il est monté
00:30:52à plus de 80%.
00:30:53Il va dépasser
00:30:54le niveau de vie
00:30:55des Français
00:30:55en 2032,
00:30:57pendant la période
00:30:57justement en question.
00:30:59Et on va continuer,
00:31:00nous,
00:31:01à envoyer
00:31:02des dizaines
00:31:02de milliards
00:31:03alors que la Pologne
00:31:04recevra dans ce cadre
00:31:05pluriannuel
00:31:069 milliards.
00:31:07C'est quoi ce truc ?
00:31:08Donc,
00:31:09voilà typiquement
00:31:09une dépense considérable.
00:31:11Il y en a d'autres.
00:31:12L'argent versé
00:31:13à Zelensky.
00:31:15Il faut reconnaître
00:31:16là aussi
00:31:16que Mme Le Pen
00:31:17en parle.
00:31:18Mais ce sont
00:31:18des demi-mesures.
00:31:20Mais les autres,
00:31:21qu'est-ce qu'ils disent
00:31:22Zemmour ?
00:31:22Qu'est-ce qu'ils disent
00:31:23?
00:31:23Qu'est-ce que dit
00:31:25Philippe,
00:31:26Édouard Philippe ?
00:31:26Qu'est-ce que dit
00:31:26François Solineau
00:31:27de fait ?
00:31:27Je dis que déjà
00:31:28la première chose
00:31:29à faire,
00:31:30c'est qu'il faut
00:31:31couper les dépenses
00:31:33qui sont des dépenses
00:31:34purement récessives.
00:31:36Si on fait le compte
00:31:38entre...
00:31:38Il y a aussi
00:31:39quelque chose
00:31:39dont on ne parle pas.
00:31:40C'est les taux d'intérêt
00:31:40qui sont versés.
00:31:42On a une dette
00:31:43de 3 600 milliards.
00:31:45On peut dire
00:31:45qu'actuellement,
00:31:46vous le savez,
00:31:47il y a à peu près
00:31:4760-70 milliards d'euros
00:31:50de frais financiers
00:31:51chaque année
00:31:52et qui augmente
00:31:52très très vite.
00:31:53C'est-à-dire en 2030,
00:31:54on va passer à 120.
00:31:55C'est pour ça
00:31:56que la France
00:31:56est dans une situation
00:31:57de quasi-féite.
00:31:58La moitié
00:31:59de notre dette
00:32:00est possédée
00:32:00par des étrangers.
00:32:01Ça veut dire
00:32:02que chaque année,
00:32:03là, en ce moment,
00:32:03on va donner
00:32:0435 milliards d'euros
00:32:05qui vont appartir
00:32:05à l'étranger
00:32:06en dehors
00:32:06de l'économie française.
00:32:08Donc 35 milliards
00:32:09d'euros qui partent.
00:32:1013 milliards
00:32:11qui vont à l'Union européenne.
00:32:13C'est-à-dire
00:32:13qu'ils ne reviennent pas
00:32:14s'investir
00:32:15des dizaines de milliards
00:32:16à Zelensky
00:32:17qui achètent
00:32:18des armements américains.
00:32:20Ajoutons l'OTAN,
00:32:21on est 600 millions d'euros
00:32:22à l'OTAN, etc.
00:32:23Donc tout ça,
00:32:24ça représente
00:32:24à peu près
00:32:252 à 2,5 de PIB
00:32:26chaque année
00:32:27qui part de France.
00:32:29Donc ça,
00:32:30c'est fondamental
00:32:31à comprendre.
00:32:31La première chose,
00:32:32c'est d'arrêter tout ça.
00:32:33Arrêter les versements
00:32:34Zelensky,
00:32:35sortir de l'Union européenne,
00:32:36récupérer notre argent,
00:32:38diminuer,
00:32:39essayer au plus possible
00:32:40d'avoir recours
00:32:42à des emprunts
00:32:43auprès des Français
00:32:44et arrêter
00:32:44cette stratégie débile
00:32:47qui a été voulue
00:32:48d'ailleurs
00:32:48depuis les années
00:32:49de la fin du XXe siècle
00:32:51qui a été
00:32:52de faire financer,
00:32:53de se tourner
00:32:53vers le financement étranger.
00:32:54Je rappelle que De Gaulle,
00:32:56en 1966,
00:32:58je crois,
00:32:59il avait célébré
00:33:00le fait
00:33:00qu'il avait éteint
00:33:01toute dette extérieure
00:33:03de la France.
00:33:04Vous savez,
00:33:05le Japon
00:33:06a une situation financière
00:33:07qui n'est pas très bonne,
00:33:08c'est le moins qu'on puisse dire.
00:33:09L'endettement public
00:33:11au Japon,
00:33:12il est de 200%
00:33:13du PIB.
00:33:14C'est considérable.
00:33:15Mais c'est presque
00:33:17essentiellement
00:33:17auprès des Japonais
00:33:18eux-mêmes.
00:33:18Ça change tout.
00:33:19C'est-à-dire que
00:33:20si c'était
00:33:22des Français,
00:33:22par exemple,
00:33:23qui assuraient
00:33:24non pas
00:33:2550% de la dette
00:33:26mais 90% de la dette,
00:33:28quand on paierait
00:33:29des intérêts,
00:33:30ces intérêts
00:33:30seraient réinjectés
00:33:31dans l'économie française.
00:33:32C'est vraiment
00:33:32sans compter
00:33:33l'indépendance politique
00:33:34que ça sous-entend.
00:33:36Donc ça,
00:33:37c'est la première chose
00:33:37à faire.
00:33:38La deuxième chose
00:33:39à faire,
00:33:39c'est qu'il faut relancer
00:33:40l'économie,
00:33:41relancer la croissance.
00:33:42On ne peut pas
00:33:43relancer la croissance
00:33:44quand vous avez
00:33:45la libre circulation
00:33:47des mouvements
00:33:47de capitaux
00:33:48qui permet à toute entreprise
00:33:49d'aller se délocaliser
00:33:51à l'extérieur
00:33:51pour ensuite
00:33:52réimporter
00:33:53à des tarifs
00:33:55très...
00:33:56Fabriquer une chemise
00:33:57au Bangladesh
00:33:58qui va coûter
00:33:581 ou 2 euros
00:33:59sortis d'usine
00:34:00que vous vendez
00:34:0070 euros à Paris.
00:34:02Bon.
00:34:02C'est ça qui fait
00:34:03la fortune
00:34:04des...
00:34:05C'est ce qu'on appelle
00:34:06le capitalisme financier,
00:34:07la libre circulation
00:34:09des capitaux.
00:34:10Il faut quand même
00:34:11que les Français comprennent
00:34:12qu'au cours
00:34:12des 30 dernières années,
00:34:14les 10 plus grandes
00:34:14fortunes françaises
00:34:16ont vu leur fortune
00:34:17augmenter
00:34:18de plus
00:34:192 300%.
00:34:20Leur contribution aussi ?
00:34:22On vous répondrait.
00:34:23Pas tellement
00:34:23parce que justement
00:34:24c'est au contraire
00:34:24ils organisent
00:34:25dans l'évasion fiscale.
00:34:27J'ai vu que Mme Royal
00:34:28se fustigeait.
00:34:29Elle n'est pas la seule.
00:34:30À gauche,
00:34:30ils poussent des cris
00:34:31d'orfraie sur le sujet.
00:34:32Ils ont raison.
00:34:33Les 80-90 milliards d'euros
00:34:35de fraude fiscale,
00:34:37enfin d'évasion fiscale.
00:34:38Mme Royal,
00:34:40comme M. Mélenchon,
00:34:42dénonce
00:34:42les 200 à 270 milliards d'euros
00:34:44qui sont versés
00:34:45à des entreprises.
00:34:47Ils mélangent un peu
00:34:48des choux et des carottes
00:34:49parce que dedans
00:34:49il y a des entreprises publiques.
00:34:50Mais il y en a d'autres
00:34:51effectivement
00:34:52où on donne de l'argent,
00:34:53c'est vrai,
00:34:54à des entreprises
00:34:55qui dégagent des profits
00:34:57et qui rémunèrent
00:34:58leurs actionnaires.
00:34:59Donc M. Mélenchon hurle
00:35:00sur cette question.
00:35:02Sauf que M. Mélenchon,
00:35:02il y a un truc
00:35:03qu'il ne dit pas.
00:35:03C'est que si l'État
00:35:04ne fait pas ça,
00:35:05les entreprises,
00:35:06elles, s'en vont.
00:35:07C'est ça le problème.
00:35:08C'est que nous avons
00:35:09une structure
00:35:10qui est que
00:35:11à partir du moment
00:35:12où vous avez
00:35:12la libre circulation
00:35:13des capitaux,
00:35:14le tarif extérieur commun,
00:35:15les droits de douane,
00:35:16c'est quasiment zéro
00:35:17et c'est pas nous
00:35:17qui le dirigeons,
00:35:18c'est l'Union européenne.
00:35:20À partir du moment
00:35:20où nous avons l'euro
00:35:21qui est trop cher
00:35:22pour l'économie française,
00:35:23c'est d'ailleurs pas pour rien
00:35:24que les Polonais
00:35:25dont je parlais tout à l'heure,
00:35:27ils sont entrés en 2004,
00:35:28ils viennent d'annoncer
00:35:29qu'ils ne veulent toujours
00:35:30pas entrer dans l'euro.
00:35:30Ils ne sont toujours pas
00:35:31entrés dans l'euro en 2034.
00:35:32Le Premier ministre Donald Tusk,
00:35:35le gouverneur
00:35:35de la Banque centrale de Pologne,
00:35:36a dit qu'il était
00:35:37hors de question
00:35:38qu'ils entrent dans l'euro,
00:35:39alors que normalement
00:35:40ils sont contraints
00:35:41par leur ratification
00:35:42des traités européens,
00:35:44au motif que
00:35:45s'ils entraient dans l'euro,
00:35:46ça serait un désastre
00:35:47pour l'économie polonaise.
00:35:49Donc nous avons
00:35:50une monnaie trop chère.
00:35:53Nous avons...
00:35:53On ne peut pas penser
00:35:55qu'on va avoir
00:35:56une croissance extraordinaire
00:35:58grâce à la compétitivité,
00:36:00à l'IA, etc.,
00:36:00parce qu'on est en arrière de la main.
00:36:02Aujourd'hui,
00:36:03les Chinois doivent sortir
00:36:04bon en mal en du système scolaire
00:36:06quelque chose
00:36:07comme 3 à 4 millions
00:36:09d'ingénieurs
00:36:10ou de diplômés
00:36:11en mathématiques, etc.
00:36:12Nous, on est à 100 000.
00:36:14Bon, et encore,
00:36:15en comptant généreusement.
00:36:16Donc,
00:36:17on est devant une équation
00:36:18surdéterminée,
00:36:19comme disent les mathématiciens.
00:36:20La seule possibilité,
00:36:22la seule variable d'ajustement
00:36:23qui nous reste,
00:36:24c'est l'appauvrissement
00:36:25des Français.
00:36:26Et comme cet appauvrissement
00:36:27des Français...
00:36:27— C'est en cours.
00:36:28— Comment ?
00:36:28— C'est en cours.
00:36:29— C'est en cours,
00:36:30mais il est atténué
00:36:31par toute une série
00:36:32de dispositifs
00:36:35comme les aides aux entreprises
00:36:36pour que les entreprises
00:36:37s'en aillent pas,
00:36:38parce que leur rationalité,
00:36:39ça serait de s'en aller.
00:36:40Et c'est pas parce qu'elles donnent
00:36:41de l'argent aux actionnaires
00:36:42que...
00:36:42Parce que si on commence
00:36:45à leur retirer l'argent,
00:36:46elles s'en iront.
00:36:48C'est ça
00:36:49et ce que ne comprend pas
00:36:49Mélenchon ou Mme Royale.
00:36:51Ils ne comprennent pas ça.
00:36:53Et ils ne comprennent pas non plus
00:36:54ceux qui, dans le sens inverse,
00:36:55disent qu'il faut rester
00:36:56dans l'UE.
00:36:57Dans la mesure
00:36:58où nous sommes dans ce cadre,
00:37:00nous sommes tendanciellement...
00:37:01Il n'y a aucune raison au monde
00:37:03pour laquelle les Français,
00:37:05progressivement,
00:37:06ne rejoindraient pas
00:37:06le niveau de vie des Bulgares
00:37:08qui font partie
00:37:09du marché européen
00:37:10que nous subventionnons.
00:37:12Et le SMIC en Bulgarie
00:37:13est de 300 €.
00:37:14Quand chez nous,
00:37:14il est de l'ordre
00:37:15de 1 500 € net.
00:37:16Voilà.
00:37:17Et quand je dis les Bulgares,
00:37:17c'est pour pas dire
00:37:18à terme le Bangladesh.
00:37:20À partir du moment
00:37:21où vous supprimez tout ça,
00:37:22ce qu'il faut donc,
00:37:24c'est faire...
00:37:24Excusez-moi,
00:37:25c'est ce que fait Trump.
00:37:26Mais lui,
00:37:26il a les moyens de le faire.
00:37:27On s'est gaussé de Trump.
00:37:29Il a quand même recréé
00:37:30des droits de douane
00:37:31à l'importation.
00:37:32Et il a abouti
00:37:33à un début
00:37:33de réindustrialisation.
00:37:35Tout le monde voit bien
00:37:36que pour faire baisser la dette,
00:37:40redonner du niveau de vie
00:37:41aux Français,
00:37:41il faut lutter
00:37:42contre la désindustrialisation.
00:37:45Quand j'étais à HEC en 1978,
00:37:47on nous expliquait
00:37:48que l'industrie représentait
00:37:4928% du PIB français.
00:37:51Aujourd'hui,
00:37:51on est tombé à 9%.
00:37:53Mais ça va continuer.
00:37:54Et donc,
00:37:55on est face à un phénomène
00:37:57d'appauvrissement général.
00:37:59L'économie française,
00:38:01il continuera à y avoir...
00:38:02On continuera à rester
00:38:04une destination touristique,
00:38:05par exemple,
00:38:06à condition qu'on entretienne
00:38:07nos monuments, etc.
00:38:09On est déjà
00:38:09à la première destination
00:38:10touristique mondiale.
00:38:11Mais dans un cadre
00:38:13où on va se transformer
00:38:14progressivement
00:38:15dans l'île Maurice
00:38:16ou bien je ne sais pas quoi,
00:38:19ou les Maldives,
00:38:20c'est-à-dire une société
00:38:21tournée vers le tourisme
00:38:22mais avec des emplois
00:38:25de services
00:38:25de moins en moins bien rémunérés.
00:38:27Est-ce que c'est vraiment
00:38:28ça qu'on veut ?
00:38:28Vous parlez de la désindustrialisation
00:38:31de la France
00:38:33pour renverser la vapeur.
00:38:34Aujourd'hui,
00:38:35il faut de l'énergie à bas coût.
00:38:39Qui le dites-vous ?
00:38:40D'ailleurs, il y a à bas coût,
00:38:41la capitale de l'Azerbaïdjan,
00:38:43il y a justement de l'énergie.
00:38:45Sans blague.
00:38:45Mais bien sûr.
00:38:46Mais là aussi,
00:38:47il faut sortir de l'Union européenne.
00:38:49La première chose à faire,
00:38:52c'est d'arrêter les sanctions
00:38:54contre la Russie.
00:38:55Par exemple,
00:38:56j'aimerais qu'on revienne
00:38:56sur la question international,
00:38:58quand on voit la crise aujourd'hui
00:38:59aux Moyennes et au Proche-Orient,
00:39:02avec la guerre en Iran
00:39:03qui a été déclenchée
00:39:03par Donald Trump
00:39:04et Benjamin Netanyahou,
00:39:05la fermeture d'Hormuz,
00:39:06puis maintenant
00:39:06la fermeture de Bab el-Mandeb,
00:39:08on voit bien que la France
00:39:09ne pèse pas grand-chose.
00:39:11Emmanuel Macron peut toujours
00:39:12envoyer ses soldats
00:39:14en Arabie Saoudite,
00:39:15mais concrètement,
00:39:16les deux détroits
00:39:17pour le moment restent fermés.
00:39:19Accessoirement,
00:39:19quand quelques tankers
00:39:20pourront passer,
00:39:21ils ne seront certainement
00:39:21pas pour la France.
00:39:23Donald Trump a annoncé
00:39:24qu'il allait sans doute
00:39:25réduire ses exportations
00:39:26en gasoil
00:39:27pour les conserver
00:39:28pour les Américains
00:39:29parce que là-bas aussi,
00:39:30le prix de l'essence augmente.
00:39:32Aujourd'hui,
00:39:33on est dans une situation
00:39:34où la France n'est plus productrice
00:39:36suffisamment d'énergie
00:39:37parce que le nucléaire
00:39:37a été considérablement affaibli.
00:39:41Les énergies alternatives
00:39:42ne donnent pas satisfaction.
00:39:43Il y a moins de raffinerie.
00:39:46C'est très compliqué
00:39:47de réindustrialiser la France
00:39:48dans ces conditions.
00:39:49– Parce que nous payons le prix
00:39:51de 30 à 40 années
00:39:53de décisions plus délirantes
00:39:54les unes que les autres.
00:39:56– Très bien,
00:39:56François-Sulineau,
00:39:56on est dans une élection présidentielle.
00:39:57Vous n'allez pas vous contenter
00:39:58de dire,
00:39:59ben oui,
00:39:59mais bon…
00:40:00– Mais pas du tout,
00:40:00mais moi j'ai des solutions,
00:40:02mais elles sont interdites
00:40:03d'être présentées.
00:40:03– Vous avez le cas.
00:40:04– Mais je l'ai dit,
00:40:05on sort d'abord,
00:40:06la première chose,
00:40:07on sort de l'Union européenne.
00:40:09– Ça ne ramène pas
00:40:10de l'essence, ça, pardon.
00:40:11– Mais on rétablit
00:40:12de très bonnes relations
00:40:12avec la Russie.
00:40:15C'est tout.
00:40:16Et M. Glucksmann,
00:40:18M. CIA,
00:40:19M. Si, M. ça,
00:40:20M. Philippe,
00:40:21tous, ils auront beau
00:40:22tous dire que c'est scandaleux
00:40:23le génocide, etc.,
00:40:24en Ukraine,
00:40:25ils ne voient d'ailleurs
00:40:26de génocide qu'en Ukraine
00:40:27ou bien chez les Ouïghours
00:40:30en Chine,
00:40:30des gens comme Glucksmann,
00:40:31ils n'en voient pas ailleurs,
00:40:32si vous voyez ce que je veux dire.
00:40:33Donc on a en fait
00:40:35en France le problème,
00:40:36c'est qu'on a
00:40:37une classe politique nulle.
00:40:39Ce sont des gens
00:40:40qui sont des lavettes,
00:40:42qui sont des gens
00:40:42qui sont à quatre pattes
00:40:43devant le poids des médias,
00:40:45médias qui ont été achetés
00:40:46par qui, d'ailleurs.
00:40:48Pourquoi je ne passe pas
00:40:49dans CNews, moi,
00:40:50alors que, par exemple,
00:40:51Dupont-Aignan,
00:40:51il y passe ?
00:40:52Pourquoi ?
00:40:52Parce que Dupont-Aignan
00:40:53ne veut pas faire le Frexit,
00:40:54contrairement à ce qu'il dit lui.
00:40:56Jamais il ne dit
00:40:57qu'il faut rétablir
00:40:58le contrôle des mouvements
00:40:58de capitaux.
00:40:59C'est ça qui a fait
00:41:00la fortune de Bolloré.
00:41:01C'est ça qui a fait
00:41:02la fortune de Xavier Niel,
00:41:03de François Pinault,
00:41:04de Bernard Arnault.
00:41:05Les multimilliardaires,
00:41:07ils ont bénéficié à plein
00:41:09de ce système imposé
00:41:10par l'Union européenne
00:41:11qui fait que,
00:41:12comme je le disais,
00:41:13leur fortune n'a pas
00:41:14arrêté d'augmenter.
00:41:15Et ils ont fait quoi
00:41:15pour solidifier le système
00:41:18à leur profit ?
00:41:19Comme les oligarques
00:41:20de tous les pays du monde,
00:41:21d'ailleurs c'est contre
00:41:21l'oligarchie aussi
00:41:22que Trump est obligé
00:41:23de se battre.
00:41:24En Russie et en Chine,
00:41:25ils ont des moyens
00:41:26plus expéditifs
00:41:27de limiter les oligarques.
00:41:29En France...
00:41:30Il n'y a peut-être
00:41:31pas de quoi s'en féliciter.
00:41:32Non, ce n'est pas forcément
00:41:32de quoi s'en féliciter,
00:41:33mais en France,
00:41:34on est à quatre pattes.
00:41:35Et donc on est à quatre pattes
00:41:36devant des gens
00:41:37qui ont acheté des Bolloré.
00:41:40Il a acheté Grasset
00:41:41pour publier des livres
00:41:43des gens qu'il favorise.
00:41:45Il a acheté des Relais H
00:41:46pour les distribuer.
00:41:48Il a acheté Europe 1,
00:41:50CNews et JDD
00:41:51pour en dire du bien.
00:41:53Et puis il a acheté
00:41:55le CSA,
00:41:56dans l'Institut de sondage
00:41:57pour dire que c'est formidable.
00:41:58C'est une intégration
00:41:59d'un mois en aval.
00:42:00Donc en fait,
00:42:01nous avons des oligarques
00:42:02qui ont mis la main
00:42:02sur l'élection présidentielle
00:42:03en France.
00:42:04C'est comme ça
00:42:04que ça se passe.
00:42:05Voilà.
00:42:06Et que donc...
00:42:06Et Mme Le Pen
00:42:08ou même Mélenchon...
00:42:09D'ailleurs,
00:42:10Attal lui-même l'a dit.
00:42:12Rappelez ?
00:42:13Il a dit à Attal
00:42:14il y a quelques...
00:42:14Je vais dire
00:42:1515 jours, 3 semaines.
00:42:16Pour l'élection présidentielle,
00:42:17on ne peut pas se passer
00:42:18de passer dans les médias Bolloré.
00:42:19Mais moi, je m'en passe.
00:42:20Moi, je m'intéresse
00:42:21directement aux Français.
00:42:22Il faut que les Français
00:42:23comprennent que les grands médias,
00:42:24qu'ils soient détenus par l'État,
00:42:26c'est-à-dire sous la coupe de Macron
00:42:28qui lui-même
00:42:28est sous la coupe des oligarques.
00:42:30Mais les grands médias d'État
00:42:32comme les grands médias privés
00:42:34sont là pour promouvoir
00:42:36un système
00:42:37qui favorise qui ?
00:42:38Les oligarques.
00:42:39C'est quand même
00:42:39pas très compliqué à comprendre.
00:42:41Donc la réalité des choses...
00:42:43J'en reviens à mon système
00:42:44à ce que disait
00:42:45le directeur du Trésor
00:42:46que les Français m'éditent.
00:42:48Ça fait 30 ans
00:42:49qu'on dit qu'il faut diminuer la dette.
00:42:51Pourquoi est-ce qu'on n'y arrive pas ?
00:42:53On n'y arrive pas
00:42:54parce que tout simplement
00:42:55on est dans un système
00:42:56qui ne peut mener
00:42:58et qui mène d'ailleurs en effet
00:42:59à l'appauvrissement tendanciel
00:43:01des Français
00:43:02et que pendant des années
00:43:04on a une classe dirigeante
00:43:06qui est lâche,
00:43:08qui est faible avec les puissants
00:43:11et impitoyable avec les petits
00:43:13alors que ce qu'attend
00:43:14le peuple français
00:43:15c'est l'inverse.
00:43:16C'est un chef d'État
00:43:17qui est fort
00:43:18pour défendre l'intérêt des Français
00:43:19contre les puissants
00:43:20et qui en revanche
00:43:21s'occupe du citoyen
00:43:24et notamment des plus pauvres
00:43:26d'entre eux
00:43:26pour défendre leurs intérêts.
00:43:28Donc comme c'est très difficile
00:43:30de faire accepter
00:43:31à une population
00:43:32son appauvrissement,
00:43:33c'est pourtant ce qui est
00:43:34en train de se passer,
00:43:35on a des amortisseurs sociaux
00:43:37avec des prestations sociales,
00:43:39avec des scies,
00:43:40avec du chômage caché,
00:43:41avec des dons aux entreprises.
00:43:43Et tout ça est financé
00:43:46on préempte des générations futures
00:43:48et là on arrive au bout
00:43:49parce que là
00:43:50on est sur le mur,
00:43:51là on arrive au bout,
00:43:52on va directement à la faillite.
00:43:55Il faut dire les choses
00:43:56celles qu'elles sont.
00:43:57Là vous avez vu
00:43:57qu'on a été encore déclassé
00:43:59dans les agences de notation.
00:44:01On était à A+,
00:44:02on est passé je crois
00:44:04à A-, quelque chose comme ça.
00:44:06On est dans une situation
00:44:08très grave
00:44:09avec un effet de ciseau
00:44:10dramatique sur les taux d'intérêt
00:44:11puisque les taux d'intérêt
00:44:12augmentent à toute allure.
00:44:13D'ailleurs je voudrais dire aussi
00:44:14quelque chose qui est important.
00:44:16Vous me le permettez.
00:44:18Lorsqu'il y a eu le vote
00:44:19en Zax-Anhalt
00:44:20ou en Mecklenburg-Poméranie,
00:44:23il y a quelque chose
00:44:23que j'ai déjà personne à remarquer.
00:44:25Moi j'aime bien regarder.
00:44:27On a donc le parti du Dexit
00:44:28en Allemagne
00:44:30qui a fait un score énorme.
00:44:34Normalement.
00:44:35Normalement.
00:44:35Moi je m'attendais
00:44:36à ce que sur les marchés financiers
00:44:38il y ait d'un seul coup
00:44:40les taux d'intérêt
00:44:41demandés par les marchés financiers
00:44:42sur la dette allemande
00:44:43explose.
00:44:44Parce que c'est comme ça
00:44:45que réagissent les marchés financiers.
00:44:47Ils anticipent.
00:44:48Oh là là !
00:44:49Si l'Allemagne sort de l'euro,
00:44:51c'est la catastrophe, etc.
00:44:52Donc ils demandent
00:44:53beaucoup plus de taux d'intérêt.
00:44:54Ça n'a pas été le cas.
00:44:56Il y a un pays
00:44:57dont le taux d'intérêt
00:44:59ne cesse d'augmenter.
00:45:01Alors tous les pays augmentent.
00:45:02Tous les pays du monde occidental
00:45:04le taux d'intérêt augmente.
00:45:06Mais un pays
00:45:07dont le taux d'intérêt
00:45:08augmente plus réclamé
00:45:09par les marchés financiers,
00:45:10qu'on comprenne bien
00:45:12mon propos,
00:45:14ce n'est pas l'État
00:45:14qui en décide.
00:45:15Ce sont les marchés financiers
00:45:16qui disent
00:45:16ce qu'ils veulent
00:45:20en échange
00:45:21du fait d'acheter
00:45:22de l'OAT,
00:45:23de l'OB du Trésor français
00:45:25à 10 ans par exemple.
00:45:26C'est la France.
00:45:27Nous augmentons
00:45:28beaucoup plus vite.
00:45:29Maintenant,
00:45:29le spread,
00:45:30comme disent les financiers,
00:45:31c'est-à-dire la différence
00:45:34entre l'Allemagne
00:45:35et la France
00:45:36est de 1 %,
00:45:371 point.
00:45:38Nous,
00:45:38on est à 4,
00:45:39à 10 ans,
00:45:40on est à 4,5.
00:45:41L'Allemagne est à 3,5.
00:45:43Il faut que les Français
00:45:44comprennent ce que ça veut dire.
00:45:45Ça veut dire que cette année,
00:45:47l'État va être obligé
00:45:49d'emprunter
00:45:50300 milliards d'euros
00:45:51sur les marchés financiers.
00:45:52C'est absolument énorme.
00:45:53Ce qui d'ailleurs assèche
00:45:53en partie
00:45:54les disponibilités financières
00:45:56des marchés financiers
00:45:56pour finalement
00:45:58rien.
00:46:01et
00:46:01dit 300 milliards d'euros,
00:46:03nous allons payer
00:46:04par rapport à...
00:46:04Si l'Allemagne
00:46:06a acheté,
00:46:07enfin,
00:46:07empruntait 300 milliards d'euros,
00:46:09comme nous,
00:46:10on a un point de plus,
00:46:11on doit payer
00:46:113 milliards d'euros
00:46:12d'intérêts de plus
00:46:13que ce que paierait l'Allemagne.
00:46:153 milliards d'euros,
00:46:16c'est-à-dire 60 canadaires,
00:46:17c'est à peu près,
00:46:18par an, bien sûr.
00:46:20Et ça,
00:46:20ça ne fait qu'augmenter.
00:46:21Et donc,
00:46:22qu'est-ce que je veux dire par là ?
00:46:23Ce que je veux dire,
00:46:24c'est que
00:46:25les marchés financiers
00:46:27sont beaucoup moins inquiets
00:46:29par le fait
00:46:29que le déxite
00:46:31puisse se produire,
00:46:32puisqu'ils n'ont pas réagi,
00:46:33que par le fait
00:46:34de voir en France
00:46:37une classe politique
00:46:38complètement à côté
00:46:39de la plaque.
00:46:40Lorsque Mélenchon
00:46:41dit,
00:46:42par exemple,
00:46:42qu'il va faire un trait
00:46:43sur les 20 milliards d'euros,
00:46:45les 20%, pardon,
00:46:47de la dette française
00:46:48qui a été rachetée
00:46:49par la BCE,
00:46:50c'est des facilités de Raghi,
00:46:52c'est d'ailleurs contraire
00:46:53à l'esprit des traités,
00:46:54mais enfin,
00:46:54c'est de la dette
00:46:55sur le marché secondaire.
00:46:56Mais enfin,
00:46:56lorsqu'il dit
00:46:57qu'il va faire ça,
00:46:59les marchés financiers
00:47:00se disent
00:47:00que c'est un peuple
00:47:01de dingue.
00:47:02D'abord parce que
00:47:03ça ne dépend pas
00:47:04de Mélenchon.
00:47:04Mais Mélenchon serait au pouvoir,
00:47:05ce n'est pas lui
00:47:06qui déciderait de toute façon.
00:47:07C'est la réopage
00:47:08des gouverneurs
00:47:09de la BCE
00:47:10qui dira évidemment non.
00:47:11Donc en fait,
00:47:12il fait croire
00:47:12à ses troupes
00:47:13qu'il pourrait faire
00:47:14quelque chose
00:47:14qu'il ne fera pas.
00:47:15Mais ça ne peut
00:47:17que ce genre de déclaration
00:47:18fait monter,
00:47:19fait monter
00:47:23les taux d'intérêt demandés.
00:47:24lorsqu'il voit
00:47:25que toute la classe
00:47:26politique française
00:47:28communie dans le fait
00:47:29qu'il faut continuer
00:47:30la guerre,
00:47:30continuer la guerre,
00:47:31qu'il faut donner
00:47:31des dizaines
00:47:32de milliards d'euros
00:47:33et qu'en fait,
00:47:33il voit bien
00:47:34qu'on n'a plus de solution.
00:47:36On est coincé en fait.
00:47:38On ne peut pas faire
00:47:39autrement
00:47:40que de se retourner
00:47:41à terme vers la Russie
00:47:43pour avoir
00:47:43les ressources de la Russie.
00:47:45Ou alors,
00:47:46on pourrait se tourner
00:47:46un peu vers l'Alger,
00:47:47mais on est également
00:47:48en mauvais terme
00:47:48avec l'Alger.
00:47:49En fait,
00:47:49on est en mauvais terme
00:47:50avec tout le monde.
00:47:51Grâce à Macron,
00:47:52c'est formidable.
00:47:53Donc il faut avoir
00:47:54une politique
00:47:55qui vise à long terme,
00:47:57à 20-30 ans.
00:47:58Vous savez ce qu'on dit.
00:47:59Un homme d'État,
00:48:00c'est quelqu'un
00:48:00qui pense à la prochaine génération,
00:48:02alors qu'un homme politique,
00:48:03c'est quelqu'un
00:48:03qui pense à la prochaine élection.
00:48:05On a affaire
00:48:06à des responsables politiques
00:48:07qui ne sont pas courageux,
00:48:08qui sont des lâches
00:48:09et qui devraient dire aux Français
00:48:12ce que je dis.
00:48:13C'est-à-dire,
00:48:14si nous restons
00:48:15dans l'Union européenne,
00:48:16ça fait quand même 20 ans,
00:48:19je suis désolé.
00:48:20Il me semble
00:48:21que je fais preuve
00:48:22de persévérance
00:48:23et les événements
00:48:24ne cessent
00:48:25que de me donner raison.
00:48:26Et c'est d'ailleurs
00:48:27la raison
00:48:28pour laquelle maintenant,
00:48:29on vient me consulter quand même.
00:48:31C'est-à-dire que les gens
00:48:32seront...
00:48:33Vous avez vraiment envie
00:48:34de confier vos économies,
00:48:35de confier à l'auteur
00:48:37de Livre Pordeaux,
00:48:38à Bruno Le Maire ?
00:48:40C'est déjà été fait,
00:48:41c'était pas dans le site.
00:48:42Enfin, c'est incroyable.
00:48:44Dans tout pays au monde,
00:48:45des gens comme Bruno Le Maire,
00:48:46comme Édouard Philippe,
00:48:48comme Gabriel Attal,
00:48:49ne devraient même pas
00:48:50pouvoir se présenter
00:48:50à l'élection présidentielle.
00:48:53Il faut que les Français
00:48:54comprennent aussi quelque chose.
00:48:56C'est qu'il faut sortir
00:48:59de la désolation,
00:49:01il faut de la déploration,
00:49:03il faut sortir des incantations
00:49:05dans l'élection présidentielle.
00:49:06Il y en a, c'est
00:49:07« Je veux, je veux, je veux ».
00:49:08Alors Attal, c'est tous les jours
00:49:10« Je veux que la France
00:49:11soit une des plus grandes puissances »
00:49:12en disant « Je veux ci, je veux ça ».
00:49:14Mais c'est pas ça un responsable politique.
00:49:17Il faut pas que les Français se disent
00:49:19« Tiens, on n'a pas essayé Le Pen,
00:49:20tiens, il faut lui donner sa chance ».
00:49:22J'entends ça.
00:49:22« Tiens, on va donner sa chance
00:49:23à Glucksmann,
00:49:25on va donner sa chance ».
00:49:27Mais on donne pas sa chance.
00:49:29C'est quoi ça ?
00:49:30C'est à Asselineau donner la chance.
00:49:32Parce que c'est pas donner la chance,
00:49:34en réalité.
00:49:35Il faut regarder,
00:49:36il faut aller au fond des choses.
00:49:37Qui est-ce qui a,
00:49:38depuis 20 ans,
00:49:40fait le bon diagnostic
00:49:41et propose les bonnes solutions ?
00:49:42C'est-à-dire que si les Français...
00:49:44Il faut que les Français
00:49:46essayent de faire un retour en arrière.
00:49:48Pourquoi est-ce qu'on a eu Macron ?
00:49:49Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:49:51Qu'est-ce qui s'est passé en 2007-2017 ?
00:49:53Il faut que les Français s'interrogent.
00:49:55Si les Français ont élu Macron en 2017,
00:49:58c'est parce qu'il y a eu
00:49:58un coup d'État
00:50:01médiatique et sondagier
00:50:03organisé par les oligarques
00:50:05dont je parle.
00:50:07Moi, je me rappelle,
00:50:08lorsqu'il y avait eu un débat
00:50:09avec Mme...
00:50:10Comment s'appelait-elle ?
00:50:11Il y avait eu
00:50:12Rutel Kriyev
00:50:13et Laurence Ferrari, je crois.
00:50:14On était les 11.
00:50:17Bon, il y avait...
00:50:19C'est là où j'avais dit...
00:50:20Je vais rembarrer.
00:50:21Macron s'avait fait rigoler les gens.
00:50:22— Toujours d'accord avec tout le monde.
00:50:22— Toujours d'accord avec tout le monde.
00:50:24Parce que j'avais dit qu'en fait,
00:50:25Daesh avait les armements financés
00:50:27et puis c'était venant par l'Occident
00:50:29les armes américaines.
00:50:31Il avait dit...
00:50:31Oui, je suis d'accord avec vous.
00:50:32C'est là où je l'avais rembarré.
00:50:33D'ailleurs, depuis lors,
00:50:34on s'est aperçu que vous avez vu
00:50:34qu'il était à la tête de la Syrie maintenant.
00:50:36Bon.
00:50:37Donc c'était, encore une fois...
00:50:39Encore une fois, j'avais raison.
00:50:40J'étais pas le seul.
00:50:41Mais enfin, c'était les complotistes,
00:50:42paraît-il.
00:50:44Lorsqu'on était sortis de ce truc,
00:50:49j'étais assez satisfait
00:50:50de ce que j'avais fait.
00:50:52Parce que c'était la première fois.
00:50:53Je trouve que j'avais été pas mal.
00:50:55Mais comme j'essaie d'être toujours lucide,
00:50:57je trouvais personnellement
00:50:59que celui...
00:51:00Toute politique mise à part,
00:51:01que celui qui avait été le meilleur,
00:51:03ça avait été Mélenchon.
00:51:04J'avais trouvé qu'il avait...
00:51:05Je me disais...
00:51:06Chapeau.
00:51:07Je vous regardais.
00:51:07Chapeau.
00:51:08Il avait une maîtrise.
00:51:10J'avais trouvé que Poutou...
00:51:12C'est pas ma tasse de thé,
00:51:13mais Poutou avait pas été mauvais
00:51:14quand il avait parlé d'immunité ouvrière.
00:51:16Vous savez, il avait été pas mauvais.
00:51:19Mais moi, j'avais trouvé
00:51:20que j'avais été peut-être
00:51:20troisième ou quatrième.
00:51:22Bon.
00:51:22Et j'avais trouvé que Macron
00:51:23avait été très, très, très,
00:51:24très insignifiant, définitivement.
00:51:26On était à peine sortis de l'émission.
00:51:29On commençait à rendre nos micros.
00:51:31Mais un seul convoi apparaître
00:51:32sur les écrans de CNews et BFM,
00:51:35le vainqueur de l'émission
00:51:36est Emmanuel Macron.
00:51:38Il y avait pas encore CNews,
00:51:39je crois, à l'époque.
00:51:40Oui.
00:51:40Enfin, c'était ITV ou je sais pas quoi.
00:51:42Le vainqueur de l'émission
00:51:43est Emmanuel Macron.
00:51:45Là, ce jour-là, j'ai compris.
00:51:46C'est faux.
00:51:48Les sondages qui sont actuellement donnés
00:51:49sont des sondages faux.
00:51:51Tiens, au sujet du Frexit,
00:51:53selon l'IFOP,
00:51:54il y a 25% des Français
00:51:55qui voudraient le Frexit.
00:51:57Selon la Fondation Baudouin,
00:51:58qui est une fondation belge,
00:52:01pro-européenne,
00:52:02qui a mené son enquête en France,
00:52:0554% des Français
00:52:06seraient favorables au Frexit.
00:52:08Alors, excusez-moi,
00:52:09mais entre 25% et 54%,
00:52:10il y a quand même
00:52:11une sacrée marge de manœuvre.
00:52:12Bon.
00:52:13Ça veut dire qu'il y en a
00:52:13un des deux sondages,
00:52:15ou peut-être même les deux,
00:52:15qui sont faux.
00:52:17Bon.
00:52:17Quoi qu'il en soit,
00:52:18mettons une cote mal taillée
00:52:20entre les deux,
00:52:2154 plus 25,
00:52:22ça fait quoi ?
00:52:23Ça fait 79,
00:52:24ça fait à peu près du 39,5%.
00:52:26Mettons qu'il y a 40% des Français
00:52:27qui soient en faveur du Frexit.
00:52:29Cette idée n'a absolument pas sa place
00:52:32dans les médias.
00:52:33Ou alors avec des farfelus
00:52:34comme Francis Lalanne,
00:52:36etc.,
00:52:36pour ridiculiser.
00:52:37Francis Lalanne,
00:52:38il a eu droit à l'AFP,
00:52:39à tous les médias.
00:52:40Là, vous avez la gentillesse
00:52:41de dire que notre rentrée
00:52:43qui se trouve à Valais,
00:52:45TV Liberté fait son travail.
00:52:47Je crois qu'on aura
00:52:47un journal local.
00:52:48Et puis c'est tout.
00:52:49C'est-à-dire que tous les grands médias
00:52:51ont l'interdiction
00:52:52de couvrir l'UPR.
00:52:55C'est très important
00:52:56à comprendre.
00:52:57Il faut que les Français
00:52:58comprennent tout ce que je dis,
00:52:59je crois vraiment.
00:53:01C'est basé...
00:53:01Vous voyez,
00:53:02moi je suis un petit peu,
00:53:03si je peux le dire,
00:53:04comme Ségolène Royal.
00:53:05Ségolène Royal,
00:53:06pourquoi en ce moment
00:53:07elle est en train
00:53:07de faire un tabac ?
00:53:08C'est parce que...
00:53:09Elle était quelquefois ministre.
00:53:10Oui, mais elle a atteint
00:53:12un âge où maintenant
00:53:14elle n'a plus peur de rien.
00:53:15Elle ne se laisse plus intimider.
00:53:16Elle dit les choses.
00:53:17Vous tentez qu'elle ait peur
00:53:18de quelque chose ?
00:53:18Voilà.
00:53:19Bon, je ne sais pas non plus.
00:53:20Je ne suis pas d'accord
00:53:21avec tout ce qu'elle a dit
00:53:21et tout ce qu'elle a fait.
00:53:22Je me rappelle qu'elle avait dit
00:53:23qu'elle était contre
00:53:24le fait de demander
00:53:26aux Français
00:53:28ce qu'ils voulaient sortir
00:53:29de l'Union européenne.
00:53:29Donc je ne sais pas non plus
00:53:30m'intéresse de thé.
00:53:31Mais voilà quelqu'un
00:53:32qui est en train
00:53:33de mettre les pieds dans le plat.
00:53:34Les Français,
00:53:34ils ont besoin
00:53:35que quelqu'un mette
00:53:36des pieds dans le plat.
00:53:37C'est fini.
00:53:38La lâcheté, les trucs.
00:53:39Qu'est-ce que va dire
00:53:40un tel et un tel ?
00:53:41Et je vais avoir
00:53:42les gros yeux
00:53:42d'Apolline de Malherbe
00:53:43ou de Pujadas.
00:53:47C'est fini tout ça.
00:53:48Il faut que les Français
00:53:49comprennent
00:53:50l'extrême gravité
00:53:51de la situation.
00:53:52Et il faut que les Français
00:53:54comprennent qu'à partir
00:53:54du moment
00:53:55où ils voient un candidat
00:53:56qui est poussé
00:53:57par les médias
00:53:58et poussé
00:53:59par les grands médias
00:53:59mainstream
00:54:00et par les instituts
00:54:01de sondage,
00:54:02c'est qu'il sert
00:54:03les intérêts
00:54:04d'une oligarchie
00:54:04qui sont les intérêts
00:54:05contraires à ceux
00:54:06de la population française.
00:54:08C'est la fin
00:54:08de cette émission.
00:54:09François Asselineau,
00:54:09en quelques secondes,
00:54:10votre sentiment
00:54:13à l'arrivée
00:54:14du pape
00:54:15en France.
00:54:16Vous allez suivre
00:54:17la visite
00:54:18du pape
00:54:18en France.
00:54:19Vous seriez allé
00:54:21à l'une
00:54:22de ses messes
00:54:23alors qu'Emmanuel Macron
00:54:24a dit qu'il n'y assisterait pas ?
00:54:26Alors,
00:54:27moi,
00:54:28je ne serais
00:54:28sans doute allé
00:54:28pas à toutes.
00:54:29Ce n'est pas en même temps.
00:54:30Je pense que je serais allé
00:54:31à l'une des messes.
00:54:32Je l'aurais reçu
00:54:32comme un chef d'État
00:54:33également.
00:54:34C'est-à-dire
00:54:34un chef religieux
00:54:35et un chef d'État.
00:54:36Mais je ne suis pas sûr
00:54:37que ce soit Macron
00:54:38qui ait décidé
00:54:38de ne pas aller
00:54:39à sa messe.
00:54:39Je crois qu'il y a quand même,
00:54:41même si les médias
00:54:42essaient d'adoucir le truc,
00:54:44il y a quand même
00:54:46une animosité profonde
00:54:48entre le pape et Macron
00:54:50qui remonte à loin.
00:54:52Enfin, je veux dire,
00:54:53je pense qu'à Ouvatico,
00:54:54on n'a pas dû
00:54:55particulièrement apprécier
00:54:56la présentation
00:54:57des Jeux olympiques
00:54:58de 2024
00:54:59avec ce spectacle
00:55:00absolument scandaleux
00:55:01de la scène
00:55:02de Léonard de Vinci
00:55:04absolument,
00:55:05comment dirais-je,
00:55:06blasphématoire.
00:55:07Quel était le rapport
00:55:07avec l'ouverture
00:55:08des Jeux olympiques ?
00:55:09Je rappelle que
00:55:09sur les 195 pays du monde,
00:55:11il y a 130 pays
00:55:12qui ont refusé
00:55:12de retransmettre
00:55:14tous les pays catholiques
00:55:15d'Amérique,
00:55:17les pays musulmans
00:55:18également,
00:55:19parce qu'ils considèrent
00:55:20que le Christ
00:55:21doit être respecté
00:55:22parce que c'est un prophète,
00:55:23etc.
00:55:24Donc, ça, c'est un point.
00:55:26Toutes les affaires
00:55:27de pédophilie,
00:55:28de satanisme,
00:55:29etc.,
00:55:29tout ce truc qui rôde,
00:55:31l'affaire Epstein
00:55:31qu'on essaie d'enterrer,
00:55:32tout ça,
00:55:33c'est pas bien.
00:55:34Et puis,
00:55:35n'oublions pas aussi
00:55:36la loi sur l'euthanasie.
00:55:37La loi sur l'euthanasie
00:55:39qui a été promue,
00:55:40poussée,
00:55:41clairement,
00:55:42mais devant la France entière
00:55:44par le Grand Orient
00:55:44de France,
00:55:45qui l'a réclamé,
00:55:46qui a dit,
00:55:46c'est nous qui sommes intervenus.
00:55:48Donc,
00:55:48il est évident
00:55:49qu'il s'est pas mis
00:55:50de la meilleure façon
00:55:51qui est possible
00:55:52avec le Vatican,
00:55:53je pense,
00:55:54sans compter
00:55:54la rénovation de Notre-Dame
00:55:55avec les vitraux
00:55:56de Viollet-le-Duc
00:55:57qui ont été retirés
00:55:58pour qu'on en mette de nouveau,
00:55:59alors que c'est contraire
00:56:00aux engagements internationaux
00:56:01de la France
00:56:01dans le cadre
00:56:02de la Convention de Venise
00:56:04où quand on resta un monument,
00:56:05on doit le restaurer
00:56:07à l'identique,
00:56:07alors qu'en plus de ça,
00:56:08les vitraux de Viollet-le-Duc
00:56:09n'avaient pas été touchés.
00:56:10Donc,
00:56:11ça fait beaucoup
00:56:12et à mon avis,
00:56:13il y a donc
00:56:13un très grand conflit.
00:56:17Il a refusé le dîner d'État,
00:56:19refusé Grand-Croix
00:56:20de la Légion d'honneur,
00:56:23refusé...
00:56:23Et je pense que Macron
00:56:24a dû comprendre
00:56:25qu'il était
00:56:25personnel non grata.
00:56:26Voilà.
00:56:27Donc,
00:56:27si le pape venait
00:56:29et que j'étais président
00:56:30de la République,
00:56:31les choses ne se seraient pas
00:56:31passées de la même façon
00:56:32parce qu'en plus de ça,
00:56:34vous savez que moi,
00:56:34dans mon projet,
00:56:35je prévois
00:56:36de garder,
00:56:38d'introduire dans la Constitution,
00:56:39de demander aux Français
00:56:41par référendum
00:56:41qu'ils sont d'accord
00:56:42avec l'idée
00:56:43que la Constitution française
00:56:44soit modifiée
00:56:45en disant que la France
00:56:46est une République laïque
00:56:47parce que ça,
00:56:48je crois que les Français
00:56:48sont très attentifs à ça,
00:56:51de traditions chrétiennes.
00:56:52Et pourquoi je dis ça ?
00:56:53Pour permettre ensuite
00:56:54de donner aux tribunaux
00:56:55administratifs,
00:56:56au Conseil d'État,
00:56:57matière à juridiction
00:57:00pour éviter
00:57:00que dans 5 ans,
00:57:02il y ait des constructions
00:57:02de mosquées
00:57:03comme à Alger en ce moment,
00:57:06l'une des plus grandes
00:57:07mosquées du monde,
00:57:08construite par les Chinois
00:57:09d'ailleurs,
00:57:10ou bien qu'il y ait
00:57:10des demandes reconventionnelles
00:57:12pour avoir des fêtes
00:57:15non-chrétiennes
00:57:15qui deviendraient
00:57:18des fêtes carillonnées,
00:57:19des fêtes fériées
00:57:20comme actuellement.
00:57:21Pourquoi est-ce qu'on fête
00:57:23Pâques,
00:57:24la Pentecôte,
00:57:24Noël,
00:57:25l'Assomption en France ?
00:57:26Parce que c'est une tradition
00:57:27chrétienne.
00:57:28Voilà.
00:57:28C'est tout.
00:57:29Et donc c'est aussi simple
00:57:30que ça.
00:57:30Je pense qu'il faut
00:57:31les deux à la fois.
00:57:32Je pense que c'est
00:57:33quelque chose qui est bien.
00:57:34J'ai vu que M. Retailleau
00:57:35d'ailleurs m'a plagié
00:57:37lui aussi,
00:57:37sauf qu'il a créé
00:57:38un mauvais plagiat
00:57:38parce que lui,
00:57:39il a dit...
00:57:40Moi, ça fait deux ans
00:57:41que je le dis.
00:57:42D'un seul coup,
00:57:42Retailleau a dit
00:57:43tiens, moi,
00:57:43il voudrait mettre
00:57:44dans la Constitution française
00:57:46que la République...
00:57:47La France est une république
00:57:48de tradition judéo-chrétienne.
00:57:50Alors déjà,
00:57:51il enlève le mot laïc.
00:57:52Je suis pas du tout d'accord
00:57:53parce qu'il faut...
00:57:54C'est très important,
00:57:55la laïcité.
00:57:55Ça veut dire qu'il faut
00:57:56que tout le monde
00:57:57peut avoir sa religion,
00:57:59y compris ceux
00:57:59qui n'en ont pas.
00:58:01Et par ailleurs,
00:58:01judéo-chrétienne,
00:58:02je vois pas pourquoi
00:58:02mettre judéo-chrétienne.
00:58:03Parce que d'abord,
00:58:04c'est pas vrai,
00:58:04c'est pas une tradition
00:58:05judéo-chrétienne.
00:58:07La France,
00:58:07les Juifs ont été massacrés,
00:58:10pestiférés
00:58:10tout au long du Moyen Âge
00:58:11et même encore
00:58:12à l'époque classique,
00:58:13etc.
00:58:14Et puis deuxièmement,
00:58:14à partir du moment
00:58:15où on met judéo-chrétienne,
00:58:16ça voudrait dire quoi ?
00:58:17Ça voudrait dire qu'il faut
00:58:17reconnaître le Shabbat,
00:58:20le Soukhot,
00:58:21etc.,
00:58:22Yom Kippour
00:58:22comme des jours fériés
00:58:24nationaux.
00:58:24Mais à ce moment-là,
00:58:25évidemment,
00:58:26les musulmans,
00:58:27ils vont dire
00:58:27« Ben et nous ? »
00:58:29Ils vont dire
00:58:29« Ben et nous ? »
00:58:30Il y a 10 millions
00:58:31de musulmans en France
00:58:32contre 500 000 Juifs,
00:58:33donc ils vont dire
00:58:33« Ben et nous ? »
00:58:34Donc il va falloir aussi
00:58:35reconnaître que la France
00:58:36est une république
00:58:37de tradition judéo-chrétienne-musulmane.
00:58:40Que c'est ce truc ?
00:58:41Donc c'est ça.
00:58:42Non.
00:58:42Il faut...
00:58:43La tradition,
00:58:44c'est en fait
00:58:45les fêtes chrétiennes.
00:58:46On respecte aussi
00:58:49la monogamie.
00:58:50Voilà.
00:58:51Il faut que les gens
00:58:54soient monogames.
00:58:56Vous voyez ce que je veux dire ?
00:58:58Donc ça veut dire
00:59:00qu'on ne respecte pas
00:59:03la femme illégale de l'homme,
00:59:05etc.
00:59:05Tout ça,
00:59:05ce sont des traditions
00:59:07qui ne sont pas en fait
00:59:08des traditions républicaines,
00:59:10contrairement à ce qu'on nous dit.
00:59:11Il y a des gens
00:59:11qui disent
00:59:11des traditions républicaines.
00:59:12Non, mais il y a
00:59:12des républiques islamiques.
00:59:14Républiques islamiques
00:59:14de Mauritanie,
00:59:15républiques islaminiens.
00:59:17Nous, on propose ça.
00:59:19Je pense que ça,
00:59:20ça serait quelque chose
00:59:21qui serait apprécié
00:59:21par l'Église.
00:59:22Et encore une fois,
00:59:23il ne s'agit pas du tout
00:59:24d'avoir une religion d'État,
00:59:26puisqu'on reste la laïcité.
00:59:28Il s'agit de faire preuve
00:59:29de bon sens.
00:59:30Et on va conclure,
00:59:30François Asselineau.
00:59:31Eh bien voilà,
00:59:32c'est conclu.
00:59:32C'est merveilleux.
00:59:34Félicitations
00:59:34pour cette belle conclusion.
00:59:35Je vous remercie beaucoup,
00:59:36François Asselineau,
00:59:37pour votre venue
00:59:38dans le samedi politique.
00:59:40Ce sera en cours,
00:59:41mais je vous souhaite
00:59:41une bonne université d'automne.
00:59:44Chers amis,
00:59:45j'espère que cette émission
00:59:45vous a plu.
00:59:46N'oubliez pas de la relayer,
00:59:47bien sûr,
00:59:48d'écrire vos petits commentaires
00:59:49juste en dessous.
00:59:50À bientôt.
00:59:50Sous-titrage Société Radio-Canada