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Gilles Boeuf, biologiste, Jean-Marc Jancovici, expert énergie-climat, et Arthur Keller, expert en systémique, alertent tous les trois sur le système économique actuel : il détruit les ressources naturelles pour en faire des biens, des services, mais surtout de l'argent. Il est essentiel de changer de système.

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00:00 Intro
00:41 Jean-Marc Jancovici
03:45 Gilles Boeuf
07:36 Arthur Keller

Pour changer le système
Réclamer le RIC constituant : https://www.mouvement-constituant-populaire.fr/
Changer de banque: https://www.lanef.com/ https://change-de-banque.org/particulier/
Passer à l'action militante: https://extinctionrebellion.fr/ https://ripostealimentaire.fr/
Changer de travail : https://jobs.makesense.org/fr

Sources
Keller https://www.youtube.com/watch?v=_Gfbl0xiOc4
Jancovici https://www.youtube.com/watch?v=3dSBJRtZKYY
Boeuf https://www.youtube.com/watch?v=gMHo9nlJ100
Musique https://www.youtube.com/watch?v=39PVEaSytpo

Réponses au quiz de fin :

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Comment change-t-on un système ?
Il faut changer les règles d'interaction entre les éléments du système.

Quelle proportion de l'économie vient directement du vivant ?
42-45%.

Quel corps de métier bénéficiait de la retraite en 1650 ?
Les marins de la Royale.

#jancovici #boeuf #keller #écologie #biodiversité #extrait #ethiqueettac

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00on estime que presque la moitié de tous les revenus mondiaux de la planète,
00:0542-45%, viennent du vivant.
00:06Donc ça veut dire que c'est une première chose.
00:10Deuxièmement, tous les systèmes économiques actuels, en fait,
00:13pourquoi on est dans l'échec aujourd'hui ?
00:15Très simple, la démesure que j'évoquais tout à l'heure.
00:18Tant qu'on aura une économie qui permet de faire du profit et de gagner de l'argent
00:23sur la destruction du vivant où sa surexploitation continuera,
00:27on ne pourra pas s'en sortir.
00:29Donc basta, terminé, on arrête.
00:31Il faut arrêter cela, c'est jouable.
00:33Mais il faut changer le mode de pensée.
00:41Donc voilà une représentation un peu schématique de l'économie vue de deux manières.
00:46Vous avez une manière de la voir qui est celle-là,
00:48qui est de dire l'économie c'est de l'argent qui rentre et de l'argent qui sort.
00:52Et puis vous avez une autre manière de voir l'économie,
00:54qui est l'économie c'est des ressources qu'on prend dans la nature,
00:57des ressources inertes, des ressources vivantes, etc.
01:02Et on va les transformer avec des machines nourries avec de l'énergie
01:06et en faire tous les objets que nous avons aujourd'hui dans le monde qui nous entoure.
01:10Donc vous pouvez voir l'économie comme un système avec des euros,
01:14mais vous pouvez aussi voir l'économie comme un système tout simplement physique
01:17qui transforme ce qu'on trouve dans l'environnement et qui va en faire
01:22autre chose grâce aux machines et aux services qui sont greffés sur les machines.
01:26Même les services dépendent des machines.
01:30Je veux dire, un service comme la télévision par exemple,
01:34on parlait de la télévision, ça dépend de machines.
01:36Un service comme la santé, aller dans un hôpital moderne aujourd'hui,
01:39c'est une usine.
01:41C'est une usine, c'est bourré de machines dans tous les sens.
01:44L'enseignement, même l'enseignement il y a des machines.
01:47Donc le monde est devenu une énorme machinerie, j'ai envie de dire,
01:51qui prélève des choses dans l'environnement et qui nous les recrache sous forme d'objets et de services.
01:57Une autre façon de le dire, c'est que nous avons des hydrocarbures,
02:00parce que l'essentiel de l'énergie qu'on utilise est fossile, 80% aujourd'hui,
02:03donc charbon, pétrole, gaz,
02:05qui grâce à leur combustion ont permis de transformer tout le reste de ce qui nous tombait sous la main.
02:11Et ça a créé le monde moderne dans lequel, comme on travaille moins par exemple,
02:14on peut avoir des vacances, on peut avoir des études longues,
02:18on peut avoir les 35 heures, on peut avoir des retraites.
02:21Il n'y avait pas de retraite dans le monde sans machine, il y a deux siècles.
02:25Enfin si, ce n'est pas vrai, il y avait des retraites pour les marins de la royale.
02:28Du reste, c'est Colbert qui a instauré, je parle sous le contrôle de l'amiral dans la salle,
02:33c'est Colbert qui a instauré les retraites en France aux alentours de 1650.
02:38Alors à l'époque, il les avait fait pour les marins de la royale,
02:40ils ne prenaient pas un grand risque, ils étaient 20 000,
02:42et il fallait que dans un pays où l'espérance de vie à la naissance était de 30 ans,
02:45les marins arrivent à 60 ans en ayant échappé au boulet de canon et au scorbut,
02:49pour qu'ils touchent leur retraite.
02:50Donc ça va, ils ne prenaient pas un gros risque avec les finances publiques.
02:54Mais avant l'énergie fossile abondante, il n'y avait pas de système,
02:57donc je ne suis pas en train de prendre position sur le système de retraite,
02:59c'est juste un simple constat, il n'y en avait pas.
03:05Et ce système-là se heurte aujourd'hui à deux limites,
03:09une qui va être largement développée par Valérie Masson-Delmotte
03:12quand elle fera son intervention, qui est le réchauffement climatique,
03:14et une sur laquelle je vais vous dire trois mots pour la fin de mon intervention,
03:17qui est celle du détroit d'Hormouz, si je puis dire,
03:21et de l'abondance des ressources pétrolières.
03:24Je ne vous parlerai pas, personne ne vous en parlera malheureusement
03:26parce qu'on n'a pas le temps, des goulets d'étranglement
03:29qu'il pourrait y avoir sur d'autres types de ressources.
03:31Les sols, certains minerais métalliques, etc.
03:35Mais tout ce qu'on prend dans l'environnement
03:37et qui vient d'un stock qui est donné une fois pour toutes,
03:40on peut avoir des problèmes d'abondance de ces ressources.
03:45Est-ce que c'est un sentiment que vous avez aussi,
03:47que finalement s'ajoute au déni climatique un déni sur l'effondrement de la biodiversité ?
03:51Il y a un déni, c'est clair.
03:52Maintenant, je ne vais pas reprocher aux climatologues
03:54de l'avoir créé ce déni-là.
03:56Je pense que le climat…
03:57Moi, je connais bien mes amis Jouzel, Le Treut, Valérie Masson-Delmotte, entre autres.
04:02C'est clair que ces gens-là nous informent depuis pas mal de temps.
04:06Jean Jouzel est très désabusé aujourd'hui, on ne les a pas beaucoup écoutés.
04:08Donc ça veut dire que, ok, il faut s'occuper du climat,
04:11mais on oublie complètement le vivant.
04:13Les gens ont peur du changement climatique.
04:15Ils n'ont pas peur de l'effondrement du vivant.
04:18Et c'est là qu'il y a un problème gigantesque.
04:20À l'EUICN, donc il y a maintenant quelques mois, trois mois,
04:23début septembre dernier, quatre mois, la conclusion est claire.
04:26Le congrès pour la conservation de la nature à Marseille.
04:28Voilà, on a parlé bien plus, je crois que c'est huit fois plus,
04:31du climat que du vivant.
04:33Donc la conclusion c'était climat, vivant, même combat.
04:36Ce n'est pas toujours lié, c'est souvent lié mais pas toujours.
04:39La surpêche du thon, on n'a rien à voir avec le changement climatique.
04:41On est bien d'accord.
04:42On n'en pense que souvent c'est lié.
04:44Surtout ces deux crises se nourrissent entre elles malheureusement.
04:46Elles sont créées par les mêmes moteurs de démesure
04:49qu'on évoquait tout à l'heure finalement.
04:50Donc il faut expliquer aux gens qu'on ne peut pas
04:52ne pas se préoccuper du vivant.
04:54Gardons un peu de vivant au fond de son jardin,
04:56pas traité avec des produits chimiques.
04:58On a inventé 50 000, 100 000 molécules que ni le vivant ni l'humain
05:04ne savent dégrader depuis les années 50.
05:06On s'auto-empoisonne en permanence tous les jours, tous les jours, tous les jours.
05:10Le travail qui a été fait récemment sur le glyphosate dans les urines des Français.
05:13C'est très clair, très très clair.
05:15Le vivant a un avantage énorme par rapport à nous.
05:19Jamais il n'invente une molécule qui va l'auto-empoisonner.
05:22Il fait des poisons ultra-violents, mais c'est les dégradés.
05:25Nous on a fait des poisons violents, on ne sait pas les dégradés.
05:27Il s'accumule dans les sols, dans l'océan, dans les rivières,
05:31dans nos petits poumons, dans nos cheveux.
05:32Tous les deux là, on en a plein.
05:34C'est là que c'est inimaginable.
05:37Et moi j'en tiens comme aujourd'hui,
05:38j'ai pas mal d'amis, femmes, parce qu'elles vivent plus longtemps,
05:42dont les mamans atteignent 100 ans en ce moment.
05:44Donc en 1920, la maman enceinte n'a pas mangé de pesticides,
05:47et le bébé qui en est né, qui a 100 ans aujourd'hui, non plus.
05:52J'attends de voir combien de temps vont vivre les femmes nées après 1952,
05:55quand on généralise partout en France l'usage des pesticides sur les cultures.
06:00Sans ce vivant, ça ne va plus.
06:02Les aspects éthiques, pourquoi moi j'ai eu le droit aux dauphins,
06:04les pépés de filles n'ont pas eu le droit ?
06:06Le dernier a disparu en 2007.
06:08C'est une extinction, c'est le dernier du dernier.
06:10Il y a aussi le fait effectivement de leur rôle dans les écosystèmes.
06:13Un éléphant qui s'en va, c'est des milliers d'espèces qui partent avec.
06:17L'éléphant, il fait caca, des tas de plantes différentes avec des graines.
06:20Et avec son poids aussi, il fait brûler la terre.
06:23Tout, tout, il défeuille des arbres à certains endroits.
06:26Donc les espèces qu'on appelle clés dans les écosystèmes,
06:28en anglais c'est Keystone species,
06:30espèce clé de voûte, le castor par exemple.
06:33Donc, si ça, ça n'existe plus, tout le système va s'enrayer.
06:36Alors évidemment, si j'enlève telle espèce,
06:39est-ce que c'est catastrophique docteur pour l'ensemble de l'humanité ?
06:41Non !
06:42Un, deux, dix, trente, mille,
06:45et puis il y a un moment où ça ne va plus du tout.
06:46C'est ce qu'on voit sur une forêt,
06:47ça a été fait à Singapour, un très beau travail.
06:49On va enlever un arbre.
06:51On voit rien évidemment sur le venu de la forêt.
06:54Un deuxième.
06:55Et puis un jour, il n'y a plus d'arbres.
06:56Tous les deux, on est habillés, on a des pulls au vert.
06:58Je vais couper un petit morceau de pull là,
07:00et je vais tirer sur le fil de laine.
07:02À quel moment on est tout nu ?
07:03C'est ça qu'il faut expliquer dans l'effondrement du vivant.
07:07C'est indispensable dans l'unité,
07:09et je dirais tellement de connectivité,
07:12et là je rejoins un grand collard,
07:13il y a infiniment plus de besoins par l'homme,
07:15infiniment plus de coopération que de compétition.
07:19Et face aux deux grands défis de l'humain aujourd'hui,
07:21le climat d'un côté et le vivant de l'autre,
07:23si on ne coopère pas ensemble, on va se planter.
07:26De toute façon, c'est clair.
07:28Je ne sais pas si tu te rappelles le petit pamphlet de Pacalet
07:31qui était un campagnon de Cousteau en 2006,
07:33il sort ce petit livre,
07:34« L'humanité va disparaître », bon débarras.
07:36Si vous voulez, vous allez entendre beaucoup de gens
07:38vous dire à peu près la même chose que moi.
07:40Vous dire, il y a un problème au niveau des océans,
07:43des mangroves, des récifs coralliens, des forêts, etc.
07:48Et de la Sibérie qu'ils font, etc.
07:51Bon.
07:52Mais le fait de lister toutes ces choses-là côte à côte
07:54ne permet pas de comprendre ce qui se passe.
07:57Ça ne suffit pas.
07:58Ce n'est qu'une juxtaposition d'un certain nombre d'études
08:02qui sont, certes, souvent reliées les unes aux autres,
08:05mais malgré tout, il n'y a pas de compréhension systémique
08:07de ce qui se passe.
08:09Et donc, si on ne fait que juste à poser
08:11les différents types de problématiques qui se posent,
08:13et que si on ne fait que les traiter
08:14comme des problèmes séparés,
08:16eh bien, il y a un certain nombre de choses qu'on peut faire,
08:18qui sont d'ailleurs très utiles,
08:19pour s'attaquer à la question climatique,
08:21pour s'attaquer à la question de la chute de biodiversité,
08:25pour s'attaquer à un problème de ressources,
08:27comme l'eau par exemple.
08:28Il y a un certain nombre de choses que l'on peut entreprendre,
08:30mais tant qu'on ne fait que ça,
08:32on ne résout pas le problème.
08:33On ne fait que s'attaquer à ces symptômes,
08:35et jamais on n'attaque la cause primaire de tous ces problèmes.
08:37Donc, je n'ai pas dit qu'il ne fallait pas le faire.
08:39Il faut le faire.
08:40Mais même si on réussissait à tout gérer,
08:43ça ne ferait que déplacer le problème meilleur dans le système.
08:45Et on s'effondrerait tout pareil.
08:47Alors, c'est quoi le problème ?
08:48Le problème, c'est que notre civilisation est un flux thermodynamique
08:51qui transforme la nature en déchets.
08:53Le problème, c'est qu'on prélève des ressources,
08:54on les transforme, c'est la civilisation,
08:56en biens et en services,
08:58grâce à de l'énergie qu'on est allé chercher,
08:59et puis ensuite, on rejette des déchets, des pollutions.
09:02Les déchets, les pollutions, peuvent être de trois types.
09:05C'est solide, c'est liquide ou c'est gazeux.
09:07Et parmi les gaz, il y a ce qu'on appelle les gaz à effet de serre.
09:10Et donc, le dérèglement climatique est une des conséquences
09:13du fait que ce flux transforme la nature en déchets.
09:16Un système complexe dynamique,
09:19c'est quelque chose qui est en mouvement permanent,
09:22vous représentez une forme de blob.
09:25Aujourd'hui, si vous essayez de changer le système
09:27en attaquant ici une loi,
09:29en rajoutant une loi ou en changeant une loi,
09:31ici en rajoutant une technologie,
09:33ici en fermant ou en restructurant une filière
09:37ou une industrie ou je ne sais quoi si...
09:39Et à chaque fois qu'on change un truc,
09:42ce qui se passe de manière pré-schématique,
09:43c'est que le système se réorganise.
09:48Il va reprendre l'espace qui était occupé.
09:50Il va se réorganiser autour d'eux.
09:52Si vous proposez une alternative,
09:54il va très souvent l'englober,
09:57il va comme un blob
09:58et on le change à la marge
10:00ou on ne le change pas fondamentalement.
10:01Pour changer un système, il faut changer les règles d'interaction
10:04entre les éléments du système.
10:06Il faut changer donc quoi ?
10:07Donc, les lois, on peut imaginer.
10:10Les normes, on peut imaginer.
10:11Les technologies, on peut imaginer.
10:14Les cultures.
10:16Là, c'est plus dur.
10:17Qui c'est qui décrète qu'on change de culture ?
10:20Il faut changer nos modalités d'interaction les uns avec les autres.
10:23Les rapports de domination à nous,
10:25entre hommes, entre les femmes, entre races, entre espèces.
10:32Comment on change ça ?
10:34On ne peut pas changer le système.
10:36Ok.
10:37Donc voilà, maintenant je vous ai fait un panorama.
10:39Au revoir, merci.
10:41Non, je rassure, j'en reste pas là.
10:42Puisqu'on ne peut pas changer le système,
10:44il faut changer deux systèmes.
10:47La nuance est extrêmement importante.
10:51Moi, je vous affirme, et vous pouvez ne pas me croire,
10:53et ne pas me suivre,
10:54mais moi, je vous affirme que tout ce qui relève
10:56de tenter de changer le système sera insuffisant.
11:00Je n'ai pas dit que ce n'était pas utile.
11:02Je n'ai pas dit que ce n'était pas utile.
11:03Je n'ai pas dit qu'il ne fallait pas le faire.
11:05Rentrer en résistance contre une certaine partie du système,
11:08les activités les plus déprédatrices,
11:10ou les individus les plus dangereux.
11:14Très bien.
11:16Essayer de s'attaquer à tous les problèmes dont je vous ai parlé,
11:18les problèmes séparés.
11:19Oui, bien sûr.
11:20Donc, il faut le faire.
11:22Mais si on ne fait que ça, une fois de plus,
11:24on s'effondrera à peu près pareil.
11:27Donc, imaginez, vous avez une migraine.
11:31C'est un problème.
11:32Réglez ce problème.
11:33Prenez du paracétamol, c'est réglé.
11:35Vous avez des problèmes de peau.
11:38Mettez-vous des corticoïdes ou je ne sais quoi.
11:42Hop, c'est réglé.
11:43Vous avez un problème digestif.
11:45Là aussi, il y a des pilules et des machins,
11:47ou peut-être une bonne façon de s'alimenter.
11:49C'est peut-être mieux aussi.
11:50Peut-être que vous arriverez à résoudre votre problème.
11:51Très bien.
11:52Donc, il faut le faire.
11:53Parce que si on arrive à résoudre tous ces problèmes,
11:54c'est vachement mieux quand même
11:55de vivre sans tous ces problèmes qui nous pourrissent la vie.
11:58Mais si tous ces problèmes ne sont les symptômes
11:59du fait que vous avez, par exemple, un cancer généralisé,
12:02allez-y.
12:03Bouffez six kilos de paracétamol par jour.
12:06Prenez toutes les pilules que vous voudrez
12:07et ça ne changera rien.
12:11Il faut s'attaquer donc à la cause des causes,
12:12c'est-à-dire changer de modèle de civilisation.
12:14Et comme, une fois de plus, on ne peut pas faire basculer le modèle existant,
12:17la meilleure manière de s'y prendre,
12:19c'est de proposer quelque chose de neuf.
12:21Je vais terminer là-dessus
12:22parce que pour moi, c'est la seule chose qu'il faut faire.
12:24Proposer quelque chose de neuf, ça veut dire quoi ?
12:26Ça veut dire le construire et le rendre désirable
12:30pour que ce ne soit pas juste une petite utopie
12:32à 20 personnes quelque part.
12:34C'est parti !
12:35C'est parti !
12:38C'est parti !
12:41C'est parti !
13:03C'est parti !
13:04C'est parti !
13:05C'est parti !

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