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L'eurodéputée Reconquête et auteure du livre "Le casse du siècle" Sarah Knafo était l'invitée de La Grande interview Europe 1-CNews ce lundi matin. Au micro de Laurence Ferrari, elle estime que la France "n'a plus un état providentiel" et estime qu'il est urgent de réduire les taxes pour redonner de l'argent aux actifs.

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Transcription
00:00Parlons de politique, le casse du siècle. Je ne sais pas si c'est un livre politique ou si c
00:03'est un livre pragmatique et économique.
00:06Vous en êtes à 190 000 exemplaires vendus un mois après la mise en librairie.
00:12Là encore, il y a un véritable succès autour de votre livre parce que vous parlez d'une scène de
00:17crime qui est notre fiche de paye à tous,
00:19celle de Nicolas qui est un salarié médian et qui voit une grande partie de son revenu disparaître au profit
00:25de l'État.
00:25C'est ça la scène de crime.
00:28Exactement. Je dirais que ce livre, vous l'avez dit, c'est le contraire d'un livre politique.
00:31Ça ne part pas d'une théorie, ça ne part pas d'une idéologie, ça n'est même pas un
00:34livre libéral,
00:35c'est-à-dire que je refuse toute étiquette et toute idéologie.
00:38Le contraire de l'idéologie, c'est les faits. Je pars des faits.
00:40Et donc, je pars d'une fiche de paye. Et cette fiche de paye, c'est la scène du crime.
00:43Donc, ça n'est pas un livre partisan, ce n'est pas le livre de la droite contre la gauche,
00:47puisque je mets d'ailleurs tout le monde sur le banc des accusés.
00:50Les Chirakiens, comme les Mitterrandistes, comme les oppositions,
00:52comme les marinistes quand ils votent des taxes avec la France Insoumise, bref,
00:56toutes les oppositions et toutes les majorités ont été coupables de ce casse du siècle.
01:02Ensuite, la scène de crime.
01:03La scène de crime, c'est une fiche de paye.
01:05Et ensuite, la méthode que j'ai eue, c'était de suivre l'argent, pas à pas.
01:09Donc, de prendre les charges que paye le fameux Nicolas,
01:13qui est le personnage principal de cette enquête, sur son salaire.
01:16S'il gagne 2 000 euros net, ça veut dire qu'il a payé 2 000 euros de charges, en
01:20tout.
01:20Son patron a dû débourser 4 000 euros pour avoir ses services.
01:24Ces 2 000 euros de charges, ça équivaut à 1 million d'euros sur l'ensemble de sa carrière.
01:292 000 euros de charges, fois 12 mois, fois 42 ans qu'il faut pour une carrière complète.
01:32Et on s'aperçoit que c'est 1 million d'euros.
01:35Toute la question que pose ce livre, c'est, contre ce million d'euros, qu'a obtenu Nicolas ?
01:41Il a obtenu des urgences saturées.
01:42Il attend 8 heures quand il va aux urgences pour ses enfants.
01:45Il a obtenu un territoire qui, d'après l'INSEE, est à 87% en désert médical.
01:51Il a obtenu un fisc qui se fait voler ses données les plus précieuses, à savoir ses données fiscales.
01:55Mais qui sait prélever l'impôt.
01:57Et qui sait prélever l'impôt, tout à fait.
01:58Et qui ensuite se fait voler ses données.
02:00Il a obtenu un pays où on n'arrive pas à éteindre nos feux de forêt parce qu'on manque
02:03de Canadair.
02:04Une école qui a un niveau de mathématiques inférieur à celui de l'Albanie, etc.
02:09Un pays qui ne sait pas tenir ses frontières.
02:11Un pays où des policiers doivent payer leurs gilets pare-balles eux-mêmes, parfois, pour se protéger.
02:14Un pays où notre armée n'a que trois jours de munitions en cas de guerre de haute intensité.
02:19Voilà ce que Nicolas obtient en échange de son million d'euros.
02:21Mais qu'est-ce que vous proposez ? La fin de cet État-providence, en réalité ?
02:24Les Français y sont attachés, ça racne à faux.
02:25Il n'a plus rien de providentiel, cet État, en réalité.
02:28Ce que je viens de citer, ça n'est pas providentiel.
02:30C'est même le contraire de la providence, en réalité.
02:33Donc moi, ce que je propose, c'est que l'État dépense enfin moins
02:36pour pouvoir taxer moins, pour que les Français gagnent plus,
02:40pour que les entreprises puissent investir plus.
02:42Bref, pour que notre pays renoue avec la richesse et avec la croissance.
02:45Ce que je propose, c'est le contraire d'un plan d'austérité.
02:48C'est un plan d'enrichissement.
02:49Que l'État coupe dans ses dépenses.
02:52Qu'il comprenne enfin que tout ça n'est pas une question de moyens.
02:56Ce n'est pas parce qu'on dépense beaucoup que les Français vont obtenir davantage.
03:00Et on l'a vu dans tous les secteurs.
03:01On a doublé le budget de la sécurité et de la justice.
03:05Et pour autant, personne en France ne dira qu'il n'est plus en sécurité
03:08et qu'il sent que la justice est mieux assurée.
03:10Au contraire, on a même laissé en liberté l'assassin de la petite Liana.
03:14On a augmenté le budget de l'éducation nationale,
03:17alors que dans la même période, on avait 300 000 élèves de moins,
03:19avec la baisse de la natalité.
03:21Il y a une immense décorrélation entre les moyens qu'on met
03:24et ce qu'on obtient en face.
03:25C'est tout ça que j'ai investigué dans cette enquête.
03:28Dans le cas du siècle.
03:29Et à la fin, ce que j'en conclue, c'est qu'il faut un plan d'économie.
03:31Massif, on est ceux qui proposons le plus d'économies.
03:35Donc, on a proposé un plan de 140 milliards d'économies par an
03:39qui vise à financer des baisses d'impôts.
03:42Un deuxième plan va venir sur les économies
03:45qui nous permettront d'arriver à l'équilibre budgétaire
03:47à la fin du quinquennat.
03:49Et ensuite, qu'est-ce que ça va nous permettre de baisser ?
03:51Supprimer la CSG d'activité.
03:53Ce qui fait une augmentation salariale de 10%
03:56pour tous les salariés de France,
03:58pour les fonctionnaires, pour les indépendants, pour les artisans,
04:00bref, pour tous les actifs.
04:01De supprimer les droits de succession.
04:04Cet impôt immoral qu'il faut d'urgence abolir.
04:07L'impôt sur la mort.
04:08L'impôt sur la mort.
04:09Et comment vous compensez toutes ces baisses de taxes ?
04:12Avec ces 140 milliards d'euros d'économies
04:14qu'on peut égrener.
04:16D'abord, 40 milliards d'économies par an
04:18en supprimant 800 000 postes de fonctionnaires.
04:21Il ne s'agit pas de virer les gens,
04:23mais de supprimer les postes.
04:24Vous avez aujourd'hui dans la fonction publique
04:26450 000 départs par an.
04:28Des gens qui partent à la retraite,
04:30qui démissionnent ou qui changent de poste.
04:32Ces gens-là, pour une majorité,
04:34vous ne remplacez pas ces postes.
04:35À la fin d'un quinquennat,
04:36ça fait 2,3 millions de départs.
04:38On n'en remplace pas 800 000.

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