00:00Parlons de politique, le casse du siècle. Je ne sais pas si c'est un livre politique ou si c
00:03'est un livre pragmatique et économique.
00:06Vous en êtes à 190 000 exemplaires vendus un mois après la mise en librairie.
00:12Là encore, il y a un véritable succès autour de votre livre parce que vous parlez d'une scène de
00:17crime qui est notre fiche de paye à tous,
00:19celle de Nicolas qui est un salarié médian et qui voit une grande partie de son revenu disparaître au profit
00:25de l'État.
00:25C'est ça la scène de crime.
00:28Exactement. Je dirais que ce livre, vous l'avez dit, c'est le contraire d'un livre politique.
00:31Ça ne part pas d'une théorie, ça ne part pas d'une idéologie, ça n'est même pas un
00:34livre libéral,
00:35c'est-à-dire que je refuse toute étiquette et toute idéologie.
00:38Le contraire de l'idéologie, c'est les faits. Je pars des faits.
00:40Et donc, je pars d'une fiche de paye. Et cette fiche de paye, c'est la scène du crime.
00:43Donc, ça n'est pas un livre partisan, ce n'est pas le livre de la droite contre la gauche,
00:47puisque je mets d'ailleurs tout le monde sur le banc des accusés.
00:50Les Chirakiens, comme les Mitterrandistes, comme les oppositions,
00:52comme les marinistes quand ils votent des taxes avec la France Insoumise, bref,
00:56toutes les oppositions et toutes les majorités ont été coupables de ce casse du siècle.
01:02Ensuite, la scène de crime.
01:03La scène de crime, c'est une fiche de paye.
01:05Et ensuite, la méthode que j'ai eue, c'était de suivre l'argent, pas à pas.
01:09Donc, de prendre les charges que paye le fameux Nicolas,
01:13qui est le personnage principal de cette enquête, sur son salaire.
01:16S'il gagne 2 000 euros net, ça veut dire qu'il a payé 2 000 euros de charges, en
01:20tout.
01:20Son patron a dû débourser 4 000 euros pour avoir ses services.
01:24Ces 2 000 euros de charges, ça équivaut à 1 million d'euros sur l'ensemble de sa carrière.
01:292 000 euros de charges, fois 12 mois, fois 42 ans qu'il faut pour une carrière complète.
01:32Et on s'aperçoit que c'est 1 million d'euros.
01:35Toute la question que pose ce livre, c'est, contre ce million d'euros, qu'a obtenu Nicolas ?
01:41Il a obtenu des urgences saturées.
01:42Il attend 8 heures quand il va aux urgences pour ses enfants.
01:45Il a obtenu un territoire qui, d'après l'INSEE, est à 87% en désert médical.
01:51Il a obtenu un fisc qui se fait voler ses données les plus précieuses, à savoir ses données fiscales.
01:55Mais qui sait prélever l'impôt.
01:57Et qui sait prélever l'impôt, tout à fait.
01:58Et qui ensuite se fait voler ses données.
02:00Il a obtenu un pays où on n'arrive pas à éteindre nos feux de forêt parce qu'on manque
02:03de Canadair.
02:04Une école qui a un niveau de mathématiques inférieur à celui de l'Albanie, etc.
02:09Un pays qui ne sait pas tenir ses frontières.
02:11Un pays où des policiers doivent payer leurs gilets pare-balles eux-mêmes, parfois, pour se protéger.
02:14Un pays où notre armée n'a que trois jours de munitions en cas de guerre de haute intensité.
02:19Voilà ce que Nicolas obtient en échange de son million d'euros.
02:21Mais qu'est-ce que vous proposez ? La fin de cet État-providence, en réalité ?
02:24Les Français y sont attachés, ça racne à faux.
02:25Il n'a plus rien de providentiel, cet État, en réalité.
02:28Ce que je viens de citer, ça n'est pas providentiel.
02:30C'est même le contraire de la providence, en réalité.
02:33Donc moi, ce que je propose, c'est que l'État dépense enfin moins
02:36pour pouvoir taxer moins, pour que les Français gagnent plus,
02:40pour que les entreprises puissent investir plus.
02:42Bref, pour que notre pays renoue avec la richesse et avec la croissance.
02:45Ce que je propose, c'est le contraire d'un plan d'austérité.
02:48C'est un plan d'enrichissement.
02:49Que l'État coupe dans ses dépenses.
02:52Qu'il comprenne enfin que tout ça n'est pas une question de moyens.
02:56Ce n'est pas parce qu'on dépense beaucoup que les Français vont obtenir davantage.
03:00Et on l'a vu dans tous les secteurs.
03:01On a doublé le budget de la sécurité et de la justice.
03:05Et pour autant, personne en France ne dira qu'il n'est plus en sécurité
03:08et qu'il sent que la justice est mieux assurée.
03:10Au contraire, on a même laissé en liberté l'assassin de la petite Liana.
03:14On a augmenté le budget de l'éducation nationale,
03:17alors que dans la même période, on avait 300 000 élèves de moins,
03:19avec la baisse de la natalité.
03:21Il y a une immense décorrélation entre les moyens qu'on met
03:24et ce qu'on obtient en face.
03:25C'est tout ça que j'ai investigué dans cette enquête.
03:28Dans le cas du siècle.
03:29Et à la fin, ce que j'en conclue, c'est qu'il faut un plan d'économie.
03:31Massif, on est ceux qui proposons le plus d'économies.
03:35Donc, on a proposé un plan de 140 milliards d'économies par an
03:39qui vise à financer des baisses d'impôts.
03:42Un deuxième plan va venir sur les économies
03:45qui nous permettront d'arriver à l'équilibre budgétaire
03:47à la fin du quinquennat.
03:49Et ensuite, qu'est-ce que ça va nous permettre de baisser ?
03:51Supprimer la CSG d'activité.
03:53Ce qui fait une augmentation salariale de 10%
03:56pour tous les salariés de France,
03:58pour les fonctionnaires, pour les indépendants, pour les artisans,
04:00bref, pour tous les actifs.
04:01De supprimer les droits de succession.
04:04Cet impôt immoral qu'il faut d'urgence abolir.
04:07L'impôt sur la mort.
04:08L'impôt sur la mort.
04:09Et comment vous compensez toutes ces baisses de taxes ?
04:12Avec ces 140 milliards d'euros d'économies
04:14qu'on peut égrener.
04:16D'abord, 40 milliards d'économies par an
04:18en supprimant 800 000 postes de fonctionnaires.
04:21Il ne s'agit pas de virer les gens,
04:23mais de supprimer les postes.
04:24Vous avez aujourd'hui dans la fonction publique
04:26450 000 départs par an.
04:28Des gens qui partent à la retraite,
04:30qui démissionnent ou qui changent de poste.
04:32Ces gens-là, pour une majorité,
04:34vous ne remplacez pas ces postes.
04:35À la fin d'un quinquennat,
04:36ça fait 2,3 millions de départs.
04:38On n'en remplace pas 800 000.