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Sarah Knafo, eurodéputée Reconquête et auteur de «Le Casse du siècle» aux éditions Fayard, était l’invitée de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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NewsTranscription
00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Sarah Knafow.
00:04Bonjour à vous.
00:04Bonjour Laurence.
00:05Euro-députée Reconquête et auteure du Casse du siècle chez Fayard.
00:09On va évidemment parler de votre livre.
00:11D'abord, La visite du pape Léon XIV.
00:13Elle se termine ce soir à Metz, quatre jours d'une grande ferveur, d'un véritable engouement populaire.
00:18Vous avez assisté à la Metz, place de la Concorde, en vous associant à tous les Français catholiques.
00:22Qu'est-ce que ces images disent de la France pour vous, Sarah Knafow ?
00:25Déjà, on voit que Léon XIV a redonné le sourire à la France, à une nation qui est fatiguée par
00:30tant de crises,
00:32qui est parfois blessée par tous les défis qu'elle a affrontés.
00:36Et là, on voit cette visite du pape qui relie les gens, au sens vraiment de la racine latine du
00:42mot religion,
00:43qui relie les gens entre eux.
00:44Et c'est beau à voir tout ce peuple qui se rassemble.
00:49Alors, c'était place de la Concorde, les images qui, je crois, nous ont tous émus
00:53et donné les larmes aux yeux et les images du Stade de France.
00:56On voit 80 000 jeunes qui, à l'appel du pape, se rassemblent tous à Saint-Denis.
01:01Quel beau symbole !
01:02On s'aperçoit donc que le christianisme a en France une capacité de mobilisation qui est intacte,
01:08une jeunesse qui est intacte.
01:10Et c'est beau à voir, ça fait plaisir à voir quand on parle depuis des années,
01:14des décennies de déchristianisation, de peuples qui auraient abandonné Dieu, etc.
01:19Et là, ces images nous ont montré l'inverse.
01:22Il y a une image qui m'a particulièrement émue, c'est quand le pape Léon XIV montre aux jeunes
01:28Français
01:29les saints qui ont fait l'histoire de France.
01:31L'histoire de France comme on ne la raconte plus dans nos écoles ?
01:34Exactement, comme on ne la raconte plus, comme on ne la raconte évidemment plus dans l'éducation nationale.
01:38Et là, à un moment, on entend « et voici la jeune pucelle, la jeune pucelle d'Orléans ».
01:42Et là, tout le Stade de France comprend qu'on parle de Jeanne d'Arc.
01:45Et il y a une acclamation générale dans le Stade et on voit des jeunes venus de partout en France.
01:49Vous y voyez un signe politique, Sarah Knafo ?
01:51Pas forcément politique, mais en tout cas culturelle.
01:53L'identité de ces jeunes Français, on sent qu'ils ont envie de la reprendre.
01:57Et le pape est venu, paradoxalement, rappeler aux Français quelles étaient leurs origines,
02:04quelle était leur culture.
02:05Il l'a d'ailleurs rappelé devant Emmanuel Macron, ce qui ne manquait pas de saveur,
02:08quand on voit Emmanuel Macron assis comme un petit garçon à côté
02:11et qui prend une leçon sur ce qu'est la France.
02:13Ça, je pense que c'est une image qui a aussi fait plaisir à beaucoup de Français.
02:16Le pape Léon XIV a aussi diffusé un certain nombre de messages politiques sur la laïcité, vous l'avez dit.
02:21Il a dit à l'Élysée « une juste laïcité ne consiste donc pas à exclure la religion de l
02:25'espace public ou de l'éducation ».
02:27Est-ce que ça, ce n'est pas effectivement un coin pour ceux qui veulent notamment l'interdiction du voile
02:31dans l'espace public ?
02:32Je ne pense pas.
02:32Il a aussi rappelé dans le même discours que les racines de la France étaient chrétiennes.
02:36Donc on s'aperçoit bien, et d'ailleurs c'est ce qu'il lui disait, il lui disait « un
02:39président qui prétendrait se désintéresser de l'Église ou des catholiques manquerait à son devoir ».
02:45Et là, on voit bien quelle était la réalité de ce message.
02:48Je pense qu'Emmanuel Macron l'a compris.
02:50D'ailleurs, il annonce maintenant que finalement il se rendra à la messe.
02:53Alors qu'on nous avait inventé mon zémerveille pour nous expliquer qu'un président ne devait pas assister à une
02:58messe.
02:58Et puis finalement, il y va.
02:59Je dirais qu'en réalité, il a finalement tout raté puisqu'il ne s'est pas rendu place de la
03:03Concorde, qui n'a jamais aussi bien porté son nom que ce jour-là.
03:07La messe était magnifique.
03:08Tout le monde était là, d'ailleurs de tout parti politique.
03:10Donc je dirais qu'il ne faut pas politiser à l'extrême ce déplacement.
03:14Tout le monde était là, tout le monde avait le sourire.
03:17C'est assez rare pour être dit.
03:19Je pense que vous vous souvenez, mon slogan, c'était « Paris, ville heureuse ».
03:21Et bien là, pour une fois, j'ai vu ce que c'était la matérialisation d'une ville heureuse.
03:25Tout le monde souriait, les gens étaient là avec leurs enfants qu'ils voulaient aller faire baigner.
03:28C'était vraiment magnifique.
03:29À Lourdes, il l'a aussi redit, le pape, son opposition à la loi sur l'euthanasie qui a été
03:33votée, c'était le Parlement.
03:34« Il est impossible de considérer comme normal de donner la mort. Ce qui est légal n'est pas nécessairement
03:40moral. »
03:41Ce sont des mots qui résonnent aujourd'hui, Sarah Knafo.
03:44Absolument, et des mots qu'on partage.
03:45Bien sûr que ce qui est légal n'est pas nécessairement moral.
03:48On le sait depuis l'Antiquité, on le sait avec Antigone.
03:50Sur la loi sur l'euthanasie, je partage de la même manière ces préventions.
03:57Que dire d'une société qui apprend à certains, qui apprend à ses membres que certaines vies ne méritent pas
04:04d'être vécues ?
04:04Quand on entend que ce serait mourir dans la dignité, comme si les autres étaient indignes de vivre,
04:10je suis particulièrement touchée par ce sujet.
04:12et dire à des gens « Vous ne méritez pas de vie, vous faites peser un poids sur la société,
04:17vous ferez mieux de prendre la décision de vous euthanasier ».
04:19Finalement, est-ce qu'on pense encore qu'ils sont libres le jour où ils prennent cette décision ?
04:23On les culpabilise, on leur apprend que leur vie ne mérite pas d'être vécue.
04:28Et puis ensuite, on dit « Finalement, on leur a donné la liberté de mourir ».
04:31Moi, je pense qu'on a biaisé ces mots-là.
04:32Il y a un moyen de revenir en arrière sur cette loi euthanasie, selon vous, Sarah Actafo ?
04:36Il y a toujours un moyen de revenir, puisque la démocratie, c'est précisément que le peuple peut prendre les
04:41décisions de faire et de défaire ces lois.
04:43Donc, il y a toujours un moyen d'y revenir.
04:44Un dernier mot sur ce voyage pastoral qui fera date dans l'histoire de notre pays.
04:49Il est aujourd'hui à Metz, le pape Léon XIV.
04:51Il y aura forcément un discours sur l'Europe, sur peut-être les racines judéo-chrétiennes de notre continent.
04:57Est-ce que vous souhaitez que cette inscription des racines judéo-chrétiennes soit à nouveau faite dans notre Constitution ?
05:05Oui, absolument. D'ailleurs, je ne comprends même pas que ça fasse débat.
05:07C'est historique, c'est factuel.
05:08On devrait tous être d'accord et on voit surtout à quel point ça relie les gens.
05:12Ce n'est pas un facteur de division de le rappeler.
05:14Au contraire, c'est un élément qui a redonné le sourire à toute une nation et on devrait être fiers
05:19de dire qu'il faut l'inscrire.
05:20Donc, il faut le réinscrire et parler d'Europe.
05:22Parler d'Europe ou parler de la France ?
05:24On voit que le pape a beaucoup parlé de la France quand le président Macron parle beaucoup d'Europe, lui.
05:27Oui, écoutez, les deux. La France, c'est dans l'Europe.
05:30L'Europe est chrétienne, de la même manière.
05:31C'est aussi l'histoire de ce continent, donc pour l'inscription, à la fois pour la France comme pour
05:36l'Europe.
05:36Parlons de politique, le casse du siècle.
05:39Je ne sais pas si c'est un livre politique ou si c'est un livre pragmatique et économique.
05:43Vous en êtes à 190 000 exemplaires vendus un mois après la mise en librairie.
05:49Là encore, il y a un véritable succès autour de votre livre
05:52parce que vous parlez d'une scène de crime qui est notre fiche de paye à tous,
05:56celle de Nicolas qui est un salarié médian et qui voit une grande partie de son revenu disparaître au profit
06:02de l'État.
06:03C'est ça la scène de crime.
06:04Exactement. Je dirais que ce livre, vous l'avez dit, c'est le contraire d'un livre politique.
06:08Ça ne part pas d'une théorie, ça ne part pas d'une idéologie, ça n'est même pas un
06:11livre libéral,
06:12c'est-à-dire que je refuse toute étiquette et toute idéologie.
06:15Le contraire de l'idéologie, c'est les faits.
06:16Je pars des faits. Et donc, je pars d'une fiche de paye.
06:19Et cette fiche de paye, c'est la scène du crime.
06:20Donc, ça n'est pas un livre partisan, c'est pas le livre de la droite contre la gauche
06:24puisque je mets d'ailleurs tout le monde sur le banc des accusés.
06:27Les Chirakiens, comme les Mitterrandistes, comme les oppositions,
06:29comme les marinistes quand ils votent des taxes avec la France Insoumise, bref,
06:33toutes les oppositions et toutes les majorités ont été coupables de ce casse du siècle.
06:38Ensuite, la scène de crime.
06:40La scène de crime, c'est une fiche de paye.
06:42Et ensuite, la méthode que j'ai eue, c'était de suivre l'argent, pas à pas.
06:46Donc, de prendre les charges que paye le fameux Nicolas,
06:50qui est le personnage principal de cette enquête, sur son salaire.
06:53S'il gagne 2 000 euros net, ça veut dire qu'il a payé 2 000 euros de charges en
06:57tout.
06:57Son patron a dû débourser 4 000 euros pour avoir ses services.
07:01Ces 2 000 euros de charges, ça équivaut à 1 million d'euros sur l'ensemble de sa carrière.
07:062 000 euros de charges, fois 12 mois, fois 42 ans qu'il faut pour une carrière complète.
07:09Et on s'aperçoit que c'est 1 million d'euros.
07:12Toute la question que pose ce livre, c'est contre ce million d'euros qu'a obtenu Nicolas.
07:17Il a obtenu des urgences saturées.
07:19Il attend 8 heures quand il va aux urgences pour ses enfants.
07:22Il a obtenu un territoire qui, d'après l'INSEE, est à 87% en désert médical.
07:28Il a obtenu un fisc qui se fait voler ses données les plus précieuses, à savoir ses données fiscales.
07:32Mais qui sait prélever l'impôt.
07:33Et qui sait prélever l'impôt, tout à fait.
07:35Et qui ensuite se fait voler ses données.
07:37Il a obtenu un pays où on n'arrive pas à éteindre nos feux de forêt parce qu'on manque
07:40de Canadair.
07:41Une école qui a un niveau de mathématiques inférieur à celui de l'Albanie, etc.
07:46Un pays qui ne sait pas tenir ses frontières.
07:47Un pays où des policiers doivent payer leurs gilets pare-balles eux-mêmes, parfois pour se protéger.
07:51Un pays où notre armée n'a que trois jours de munitions en cas de guerre de haute intensité.
07:56Voilà ce que Nicolas obtient en échange de son million d'euros.
07:58Mais qu'est-ce que vous proposez ? La fin de cet État ? Providence, en réalité ?
08:01Les Français y sont attachés, Sarah Knafo ?
08:02Il n'a plus rien de providentiel, cet État, en réalité.
08:05Ce que je viens de citer, ça n'est pas providentiel.
08:07C'est même le contraire de la Providence, en réalité.
08:09Donc moi, ce que je propose, c'est que l'État dépense enfin moins pour pouvoir taxer moins,
08:15pour que les Français gagnent plus, pour que les entreprises puissent investir plus.
08:19Bref, pour que notre pays renoue avec la richesse et avec la croissance.
08:22Ce que je propose, c'est le contraire d'un plan d'austérité.
08:25C'est un plan d'enrichissement.
08:26Que l'État coupe dans ses dépenses.
08:29Qu'il comprenne enfin que tout ça n'est pas une question de moyens.
08:33Ce n'est pas parce qu'on dépense beaucoup que les Français vont obtenir davantage.
08:37Et on l'a vu dans tous les secteurs.
08:39On a doublé le budget de la sécurité et de la justice.
08:42Et pour autant, personne en France ne dira qu'il n'est plus en sécurité.
08:45Et qu'il sent que la justice est mieux assurée.
08:47Au contraire, on a même laissé en liberté l'assassin de la petite Liana.
08:51On a augmenté le budget de l'éducation nationale.
08:54Alors que dans la même période, on avait 300 000 élèves de moins.
08:56Avec la baisse de la natalité.
08:58Il y a une immense décorrélation entre les moyens qu'on met et ce qu'on obtient en face.
09:02C'est tout ça que j'ai investigué dans cette enquête.
09:05Dans le cas du siècle.
09:06Et à la fin, ce que j'en conclue, c'est qu'il faut un plan d'économie massif.
09:09On est ceux qui proposons le plus d'économies.
09:12Donc on a proposé un plan de 140 milliards d'économies par an qui vise à financer des baisses d
09:18'impôts.
09:19Un deuxième plan va venir sur les économies qui nous permettront d'arriver à l'équilibre budgétaire à la fin
09:25du quinquennat.
09:26Et ensuite, qu'est-ce que ça va nous permettre de baisser ?
09:28Supprimer la CSG d'activité.
09:30Ce qui fait une augmentation salariale de 10% pour tous les salariés de France, pour les fonctionnaires, pour les
09:36indépendants, pour les artisans.
09:37Bref, pour tous les actifs.
09:38De supprimer les droits de succession.
09:41Cet impôt immoral qu'il faut d'urgence abolir.
09:44L'impôt sur la mort.
09:45L'impôt sur la mort.
09:46Et comment vous compensez toutes ces baisses de taxes ?
09:49Avec ces 140 milliards d'euros d'économies qu'on peut égrener.
09:53D'abord 40 milliards d'économies par an en supprimant 800 000 postes de fonctionnaires.
09:58Il ne s'agit pas de virer les gens, mais de supprimer les postes.
10:01Vous avez aujourd'hui dans la fonction publique 450 000 départs par an.
10:05Des gens qui partent à la retraite, qui démissionnent ou qui changent de poste.
10:08Ces gens-là, pour une majorité, vous ne remplacez pas ces postes.
10:12A la fin d'un quinquennat, ça fait 2,3 millions de départs.
10:15On n'en remplace pas 800 000.
10:16Il y a aussi une mesure que vous proposez sur l'assistanat.
10:19Vous proposez de limiter le RSA à 3 ans.
10:23C'est-à-dire que qu'est-ce qui se passe après ?
10:26Quand vous sortez les gens du RSA, qu'est-ce qui se passe après ?
10:29C'est le grand plongeon dans la pauvreté ?
10:31Premièrement, ce qu'il faut savoir, c'est que quand on a inventé le RMI à l'époque,
10:35qui est devenu le RSA, l'idée était...
10:37Qui est aux alentours de 651,69 euros pour une personne seule.
10:40L'idée était d'assurer un filet de sécurité temporaire à quelqu'un qui pouvait connaître des aléas de la
10:44vie.
10:45Aujourd'hui, ce dont on s'aperçoit, c'est qu'un allocataire sur six touche le RSA depuis plus de
10:4910 ans.
10:51On pense à la personne qui touche le RSA, pensez à la personne qui finance son RSA.
10:56Pensez à la personne qui gagne 2 000 euros net par mois, qui n'arrive pas à s'y retrouver
10:59à la fin de l'année,
11:00qui a son carburant dont les prix explosent, qui a son électricité dont les prix ont explosé,
11:04et qui doit financer le RSA de quelqu'un qui va rester au RSA plus de 10 ans.
11:08Donc moi, ce que je dis, c'est que pour les personnes en capacité de travailler,
11:11il ne s'agit évidemment pas de l'enlever à des personnes qui sont malades.
11:15D'ailleurs, c'est une autre allocation, l'allocation adulte handicapé.
11:18Donc là, on parle de personnes qui sont en capacité de travailler
11:21et qui bénéficient de la solidarité nationale, parfois pendant plus de 10 ans.
11:24Pour ces gens-là, ce que je dis, c'est que non seulement ça n'est pas un service à
11:27leur rendre,
11:28ça n'est pas juste par rapport à eux de leur dire que la société peut subvenir à leurs besoins
11:32tout au long de leur vie,
11:33et ce n'est pas juste par rapport à ceux qui financent.
11:35Il faut savoir que quelqu'un qui est au RSA depuis déjà trois ans,
11:38ça veut dire qu'il a pu toucher le chômage pendant 18 mois.
11:4118 mois de chômage plus trois ans de RSA.
11:44Je considère qu'à partir de ce moment-là, la société a fait son devoir d'humanité à l'égard
11:49de cette personne
11:50et que ce qu'elle peut faire de plus humain vis-à-vis d'elle à partir de maintenant,
11:54c'est de l'encourager à retrouver un emploi.
11:57Comme je le dis, ça s'adresse à ceux qui peuvent travailler.
11:59Mais vous êtes sûre que la formation, les heures qui sont dues quand on touche le RSA,
12:03sont vraiment effectuées ?
12:04Formation, immersion professionnelle, stage en entreprise ?
12:07Vous voyez que vraiment l'État est au niveau pour ça ?
12:09Bien sûr que non.
12:09Pour le retour à l'emploi ?
12:10Bien sûr que l'État n'est pas au niveau, ça n'est même pas son métier.
12:14Donc imaginez un État qui enferme les gens dans cette catégorie,
12:17qui leur fait croire que l'État peut subvenir à leurs besoins toute leur vie.
12:20Ça n'a rien de juste, ça n'a rien de moral et ça n'a rien d'humain.
12:23Parce que ça n'est pas gratuit.
12:25L'État n'a pas une cagnotte avec laquelle il pourrait être généreux.
12:28Il est généreux avec notre argent.
12:29Il est généreux avec l'argent des petits salaires
12:32qui vont financer ceux qui ne travaillent pas.
12:34C'est ça qui est injuste.
12:35Et moi, ce que j'ai essayé de faire, dans le cas du siècle,
12:37c'est de comparer la situation de la même personne.
12:40Un homme de 23 ans qui soit prendrait un travail au SMIC,
12:44soit gagnerait le RSA.
12:46Alors, qu'est-ce qui est le plus avantageux ?
12:47Je pense que le RSA va vous surprendre.
12:49Donc le salaire net, s'il travaille au SMIC, 1440 euros.
12:52Il aurait une prime d'activité qui va s'effacer avec le temps, 175 euros.
12:55Il devrait payer son abonnement au transport.
12:58Il perdrait sa complémentaire gratuite.
12:59Il aurait des éventuels repas, des frais professionnels.
13:02Il aurait des horaires, une hiérarchie.
13:04Il devra prendre les transports en commun.
13:05A l'inverse.
13:06Maintenant, ce qu'il touche sans travailler, pour la même personne.
13:08RSA, 650 euros.
13:10Aide au logement, donc.
13:12270 euros.
13:14Transport gratuit en Ile-de-France, 90 euros.
13:18Complémentaire santé solidaire automatique et gratuite.
13:20Aucun soin à payer.
13:21Un chèque énergie, 150 euros par an.
13:23La prime de Noël automatique, 150 euros par an.
13:26Le fonds de solidarité pour le logement,
13:28qui peut prendre en charge les factures d'énergie,
13:30d'eau, d'électricité, l'écaution, exonération et aide locale.
13:35Accès, soit gratuit, soit à des tarifs réduits,
13:37aux équipements municipaux.
13:38Donc, piscine, bibliothèque, musée municipaux, conservatoire.
13:41Le tarif social bancaire, j'ai bientôt fini.
13:43Des aides ponctuelles du CCAS de la mairie.
13:45Donc, aide alimentaire, aide au permis,
13:46à l'achat d'un ordinateur, d'un vélo électrique.
13:49Aucun impôt, aucune cotisation.
13:50Donc, il n'y a pas de différentiel ?
13:51Donc, moi, ce que je veux dire.
13:52Je trouve que c'est pareil ?
13:53Mais c'est pire.
13:55Regardez.
13:55Moi, ce que je veux dire, c'est qu'en France,
13:58il n'y a pas d'assistés par nature.
14:01Les Français sont historiquement un peuple de travailleurs.
14:03Un peuple qui a bâti des cathédrales,
14:05qui a travaillé dans la mine.
14:06Un peuple industriel.
14:07On l'appelait la vieille nation paysanne.
14:09Il y a 100 ans, vous avez 80% des Français
14:11qui travaillaient dans les champs.
14:12Un peuple historiquement travailleur.
14:14La question qu'on peut se poser,
14:15c'est comment est-ce qu'il est devenu
14:17ce peuple que certains qualifient d'assistés ?
14:19Moi, je dis qu'il n'y a pas d'assistés par nature.
14:20Il y a des gens rationnels qui calculent.
14:22Regardez ce calcul.
14:23C'est ce système qu'il faut abattre
14:26et non pas les Français qu'il faut sermonner.
14:27Donc moi, je ne suis pas là pour faire la morale aux Français.
14:29Je leur dis, vous avez un calcul face à vous qui est rationnel
14:31et donc un système vicié qui crée du vice
14:34chez des gens qui n'en avaient pas.
14:35Un mot de Mathieu Pigasse,
14:36banquier d'affaires, ancien haut fonctionnaire
14:38qui trouve votre livre vraiment terrible.
14:41Une accumulation de lieux communs,
14:42simpliste dans le raisonnement,
14:43grotesque dans la démonstration.
14:45Voilà ce qui résume son livre,
14:46L'arnaque du siècle.
14:46Qu'est-ce que vous lui dites ?
14:47Ce que j'ai écrit dans ce livre,
14:49c'est que tous les complices du CAS
14:50utiliseraient des mots aussi grossiers pour le qualifier.
14:53Donc moi, ce que je dis à Mathieu Pigasse,
14:54c'est qu'il est sur le banc des accusés.
14:56Et s'il veut qu'on en débatte,
14:58je l'y invite volontiers.
14:59Il est bienvenu sur CNews et Europe 1
15:00pour débattre avec vous, bien sûr, Sarah Knafow.
15:03Un mot des sénatoriales,
15:05le Rassemblement National va avoir un groupe au Sénat
15:07avec l'élection hier de 15 sénateurs LR.
15:10C'est le RN qui est la force,
15:11son réfuge à droite désormais, Sarah Knafow.
15:13Je pense que ça ne dit pas
15:14ce qui va se passer lors de l'élection présidentielle.
15:16En revanche, ça dit...
15:16Les sondages donnent Marine Le Pen très, très...
15:19Ça dit quelque chose du pays.
15:21Ce qui dit quelque chose du pays,
15:22c'est le fait que lorsqu'on additionne Marine Le Pen,
15:24Éric Zemmour, Bruno Retailleau,
15:26aujourd'hui, on voit qu'il y a une majorité de Français.
15:28Donc manifestement,
15:29on a plus de 50% des Français
15:30qui veulent voter à droite.
15:32Toute la question est
15:32comment est-ce qu'on va faire pour gagner ?
15:34Nous, on sera là,
15:34on présentera, je crois,
15:35le meilleur programme pour l'emporter.
15:37Au second tour,
15:38il faudra que chacun fasse son devoir
15:39avec l'Union des droites.
15:39Avec une main tendue, évidemment,
15:42à Bruno Retailleau
15:43ou à Marine Le Pen ?
15:45Au second tour,
15:45il faudra l'Union des droites.
15:47Les Français doivent choisir au premier tour
15:48quel programme est-ce qu'ils préfèrent
15:50et quel programme est-ce qu'ils favorisent
15:52pour être le leader de cette Union des droites.
15:54Mais au second tour, je le répète,
15:55tout le monde devra faire son devoir.
15:56Ça veut dire qu'il n'y a toujours pas de contact
15:57entre vous et l'ERN
15:59ou entre vous et les LR.
16:01Jordan Bardella dit qu'il veut tendre la main
16:02aux patriotes sincères des LR.
16:04Je pense que tout le monde veut tendre la main
16:06aux patriotes sincères.
16:07En tout cas,
16:08c'est pour ma part,
16:10c'est ce que je veux faire,
16:11tendre la main aux patriotes sincères.
16:13En attendant,
16:14pour le premier tour,
16:14les Français doivent choisir.
16:15C'est la démocratie.
16:16Il faut que le programme
16:18qui a la préférence du peuple
16:19soit celui qui est choisi.
16:21Il y a des différences majeures
16:22à la fois avec l'ERN
16:23d'un point de vue économique.
16:24Je pense que je ne vous la prends pas.
16:25Même s'il y a des inflexions,
16:26comme vous l'avez entendu
16:27chez Marine Le Pen ?
16:28Non, il n'y a pas d'inflexion.
16:28Il y avait une inflexion avec Jordan Bardella.
16:30La règle d'or budgétaire,
16:30125 milliards d'économies ?
16:32Proposer une règle d'or,
16:33dire qu'il faudra que ce soit 0% le déficit
16:36et à la fin,
16:37ne pas proposer les économies qui l'accompagnent.
16:39Quand on propose 125 milliards
16:40sur un quinquennat,
16:42il faut diviser par 5 ce chiffre
16:43puisque vous imaginez
16:44que ce n'est pas par 1.
16:45Donc on est très très loin
16:46du respect de la règle d'or
16:47qu'elle prétend imposer.
16:49Sur l'économie,
16:50on a des différences majeures.
16:51Il y a des votes de taxes,
16:52il continue d'inventer des taxes,
16:53elle a continué d'inventer des taxes
16:55lors de son discours sur le logement.
16:56Donc je pense qu'on est très loin
16:58de ces inflexions.
16:58Il y avait certes une inflexion
16:59avec Jordan Bardella,
17:00mais dont la ligne a depuis
17:02été fortement évincée
17:03par le Rassemblement national.
17:05Donc je pense qu'on n'y est pas
17:06et que les Français
17:07doivent avoir ce choix.
17:10mot pour dire démocratie.
17:11La concurrence en politique,
17:13c'est la démocratie.
17:14Donc il va falloir que les Français
17:15choisissent au premier tour
17:16et qu'ensuite, je le redise,
17:17tout le monde fasse son devoir
17:18au second tour.
17:19Si on veut l'emporter.
17:20Y compris vous.
17:21Évidemment.
17:22Mais nous, c'est ce qu'on a toujours fait.
17:23La réalité des chiffres est telle
17:24qu'aujourd'hui,
17:24on voit plutôt un second tour
17:26RN et les filles.
17:27Les élections à 6 mois avant,
17:30vous savez, moi je ne m'y suis pas beaucoup
17:31depuis qu'en 2022,
17:336 mois avant le scrutin,
17:34on était à 19 dans les sondages.
17:35Après, malheureusement,
17:36on a fait 7,5.
17:37Donc je dirais que ça nous a rendu
17:39à la fois très humbles sur nous-mêmes,
17:40mais très lucides sur les autres.
17:42Moi, je ne suis plus du tout intimidée
17:43par des sondages 6 mois avant l'élection
17:45parce qu'on a appris en 2022
17:46que ça changeait très vite,
17:48que le peuple français était très libre
17:49et qu'il reconsidérait ses choix
17:51en un instant.
17:52Mais en même temps,
17:53vous prenez l'union des droites
17:54depuis longtemps,
17:55sans jamais l'avoir concrétisée.
17:56Eric Ciotti l'a concrétisé
17:57cette union des droites.
17:58Alors là où vous avez raison,
18:00c'est que quand on tend la main
18:01à quelqu'un qui refuse
18:02et quand on entend Marine Le Pen
18:03qui dit moi je ne suis pas de droite
18:04et je ne suis pas pour l'union des droites,
18:06forcément ça ne s'est pas concrétisé.
18:07En réalité,
18:08c'est la personne qui est la première,
18:11donc c'est celle qui arrive
18:12la première lors des élections,
18:13qui décide s'il y aura union ou pas.
18:15Je vous donne un exemple,
18:17elle n'est pas encore arrivée première
18:18puisque le premier tour n'a pas eu lieu.
18:20Quand Jean-Luc Mélenchon
18:22réclamait l'union de la gauche
18:22à l'époque au Parti Socialiste,
18:24le Parti Socialiste disait non,
18:25donc il n'y avait pas d'union de la gauche.
18:26Lorsque Jean-Luc Mélenchon
18:27est arrivé en tête,
18:29il a imposé cette union de la gauche
18:30et tout le monde est venu à lui.
18:31Moi, ce que je dis à ceux qui nous écoutent,
18:32si vous voulez l'union des droites,
18:34votez pour ceux qui la proposent
18:36et qui la mettront en oeuvre
18:37lorsqu'ils seront en tête.
18:38Si vous votez pour ceux
18:39qui ne la veulent pas,
18:40qui disent qu'ils ne sont pas de droite
18:42et qu'ils ne veulent pas de l'union des droites,
18:43forcément vous ne l'aurez pas.
18:44Donc on n'est pas encore dans la bienveillance
18:47prônée par le pape.
18:49Malheureusement,
18:49moi je vous dis,
18:50quand vous tendez la main à quelqu'un
18:52et qu'il la refuse,
18:52au bout d'un moment,
18:53il faut quand même en prendre acte.
18:54Donc nous, ce qu'on dit,
18:55c'est mettez en tête
18:56ceux qui proposent l'union des droites
18:57et ces gens-là tendront la main aux autres.
18:59C'est exactement ce qu'on propose.
19:00C'est Éric Zemmour,
19:01le candidat de votre famille politique reconquête.
19:04Vous, qu'est-ce que vous cherchez
19:05à travers ce livre,
19:05Sarah Knafo,
19:06le casse du siècle ?
19:07À éclairer les Français.
19:08Je vous l'ai dit tout à l'heure,
19:09c'est le contraire d'un tract militant.
19:11C'est un livre qui parle des faits,
19:14qui parle de vous.
19:14Ça ne parle pas de moi.
19:15Ce n'est pas un livre
19:16qui parle de son auteur,
19:17mais de votre argent,
19:18de vos urgences,
19:19de l'école,
19:19de vos enfants,
19:20de ce que l'État a fait,
19:22de toute la richesse
19:23que vous avez produite.
19:24À travers ce livre,
19:25je cherche à éclairer les Français
19:27sur l'usage qui est fait de leur argent,
19:29à savoir passer du sentiment à la preuve.
19:31On a tous ce sentiment
19:33qu'on paye beaucoup
19:34et qu'on n'obtient pas assez en face.
19:35Moi, ce que j'ai voulu faire,
19:36c'est investiguer
19:37pour dire voilà les preuves,
19:39voilà les chiffres,
19:40voilà qui ont été les complices,
19:43voilà qui ont été les coupables.
19:44Mon objectif,
19:45c'est que dans six mois,
19:46le jury se réunisse,
19:48le jury ce sont les Français,
19:49et qu'ils fassent leur choix
19:50en conscience ce jour-là.
19:51Merci beaucoup Sarah Tnafot
19:52d'être venue ce matin
19:53sur CNews et sur Europe 1.
19:54Bonne journée à vous sur nos antennes.
19:56Merci à vous.