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Le Député PS de l’Essonne, et candidat à l’élection présidentielle, Jérôme Guedj était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Jérôme Gatch.
00:04Bonjour à vous, bienvenue.
00:05Bonjour Laurence Ferrari.
00:06Député socialiste, candidat à la primaire de la gauche et à l'élection présidentielle.
00:10Un mot d'abord de ces nouvelles annonces, attendues aujourd'hui à 17h,
00:14pour les Français, pour contrer la hausse de la flambée des carburants.
00:18Cinq ministres seront présents pour présenter leur dispositif,
00:22avec des marges de manœuvre en limite très très limitées.
00:25Qu'est-ce que vous réclamez, vous Jérôme Gatch, sur cette hausse des carburants ?
00:30Sortir de l'impuissance.
00:31Nos concitoyens, nous tous, nous vivons à la pompe ce sentiment vertigineux d'être pris à la gorge.
00:39Et aujourd'hui, le sentiment qu'il n'y a pas la mobilisation de l'ensemble des outils qui sont
00:44possibles pour arrêter.
00:45Pas de réponse de l'État suffisante pour vous.
00:47Elles ne sont pas suffisantes, incontestablement.
00:49Et la détresse de toutes celles et ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler,
00:54pour aller visiter un proche, pour faire leurs courses,
00:57notamment en dehors des métropoles, où il peut exister des transports en commun, quand ils fonctionnent.
01:02Mais en milieu rural, dans les zones dites périphériques, je n'aime pas cette expression,
01:07la voiture, elle est indispensable.
01:09On ne peut pas dire à des gens du jour au lendemain, écoutez, débrouillez-vous,
01:12ou renoncez à d'autres dépenses, à vos loisirs, à vous occuper de vos enfants,
01:16parfois à vos vacances, à la consommation aux courses, etc.
01:20Donc, les réponses ne sont pas suffisantes.
01:22Et moi, j'attends du gouvernement cette espèce de mobilisation générale,
01:26plutôt qu'un saucissonnage de mesurettes.
01:30Les aides ciblées, effectivement, sur les grands rouleurs, sur telle ou telle profession libérale ?
01:33Il faut activer tous les leviers possibles.
01:35Il y en a trois.
01:36Les aides ciblées, premier problème, elles ont été mises en place depuis plusieurs mois.
01:41On sait aujourd'hui que moins de la moitié de ceux qui ont droit les ont sollicitées.
01:45Elles sont faibles, 100 euros.
01:46Elles sont ciblées en fonction des niveaux de revenus et en fonction du type de métier qu'on exerce.
01:51Pour qu'elles soient automatiques pour vous ?
01:53Il y a le besoin.
01:53Évidemment qu'il faut rendre ça beaucoup plus automatique.
01:56On a un système social et fiscal qui connaît beaucoup d'informations.
02:00C'est-à-dire qu'on connaît votre revenu.
02:01Le fisc travaille très bien dans notre pays.
02:02Et c'est une très belle administration.
02:04On connaît votre revenu fiscal.
02:05Championne du monde pour la levée de l'impôt.
02:07On connaît votre revenu fiscal de référence.
02:09On connaît la distance entre votre travail et votre domicile,
02:16puisque chaque mois votre employeur transmet ce qu'on appelle la déclaration sociale nominative
02:20où apparaissent ces deux informations.
02:21Et on sait si vous avez une voiture puisque vous avez une immatriculation fiscale.
02:26Donc en combinant ces trois données, on doit pouvoir rendre ça plus automatique.
02:29Il faut donc augmenter ces aides ciblées.
02:31Mais ce n'est pas suffisant.
02:33Moi, je fais partie de ceux qui considèrent qu'il y a des leviers sur les marges désormais des distributeurs
02:40et surtout des raffineurs.
02:41Les marges de raffinage ont considérablement augmenté.
02:45Et il faut donc utiliser...
02:46On a moins de raffineries en France.
02:48Il ne reste que six raffineries en France.
02:52Mais pour autant, tout le monde s'accorde à dire qu'il va y avoir une explosion.
02:55Elle a déjà commencé des marges de raffinage.
02:57Je crois que c'est de passer de 40 euros la tonne à plus de 300 euros la tonne.
03:01Et donc, il faut de ce côté-là demander un effort.
03:05En 1990, dans un contexte de crise comparable, au moment de la guerre du Golfe,
03:10quand Saddam Hussein avait envahi le Koweït,
03:13Michel Rocard, six jours après, avait pris un décret qui existe et qui est toujours mobilisable,
03:17qui permet de bloquer les marges de ces distributeurs ou de ces raffineurs.
03:23Je ne comprends pas que cet outil n'ait pas été mobilisé.
03:25Troisième levier qui doit être mis sur la table, et moi je n'hésite pas à le faire,
03:29c'est évidemment la question de la fiscalité qui existe sur le tabac.
03:32Aujourd'hui, quand on va à la pompe, presque 55%...
03:35Pardon, le tabac, c'est un lapsus.
03:37Vous ne voyez pas le rapport.
03:38Non, c'est peut-être le fumeur que je suis.
03:41Non, non, c'est la fiscalité qui existe sur le pétrole.
03:45Quand on va à la pompe, quand on va à la pompe, 55% de ce qu'on paye, ce
03:49sont des impôts.
03:51Il va falloir qu'on change, quand on sera plus au calme, ce mode de fonctionnement.
03:56Mais qu'il s'agisse de la TVA ou de la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques,
04:03dans un cas comme dans l'autre, il faut qu'on puisse introduire de la modulation
04:06pour baisser rapidement, de l'ordre de 15 à 25 centimes, le prix à la pompe
04:12avant de revenir à une situation qu'il faudra traiter.
04:16Ça, c'est l'adaptation au long cours, l'électrification des usages,
04:20l'alternative à sortir de la dépendance aux énergies fossiles.
04:23Mais là, pour l'instant, il faut aider les Français.
04:25Et donc, cette baisse de 15 à 20 centimes que vous réclamez,
04:27elle serait compensée par les taxes sur, effectivement, les marges des raffineurs,
04:32éventuellement une taxe sur les super profits de Total, par exemple ?
04:35Là, à très court terme, et là, ça renvoie à la préparation du budget à venir.
04:40C'est-à-dire, si on baisse les taxes sur le prix du diesel ou le prix de l'essence,
04:47évidemment, la nature à horreur du vide, il faut pouvoir compenser le budget de l'État.
04:51Et là, une proposition immédiate de justice.
04:54Emmanuel Macron a supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune
04:57qui est rapporté de 4 à 5 milliards d'euros.
05:00Il l'a remplacé par l'IFI, mais avec un rendement plus faible
05:03que ce qui était celui de l'impôt de solidarité sur la fortune.
05:05Donc, moi, je propose que, dans un mouvement de patriotisme économique
05:10et de solidarité dans le pays, dans cette période,
05:14on puisse substituer une partie de la TVA ou de la taxe
05:17qui pourrait d'ailleurs être rendue flottante sur les produits pétroliers
05:22par la mobilisation de cet impôt de solidarité sur la fortune.
05:25Ça reste quand même le mantra de la gauche socialiste.
05:28Non, ce n'est pas un mantra.
05:30Il y a besoin de financer, on va parler probablement du budget.
05:34Il y a des économies à faire.
05:35Moi, je ne le conteste pas.
05:36Je fais partie de cette gauche responsable
05:37qui est soucieuse de l'utilisation de l'argent public.
05:40Mais dans cette situation, et vous savez, c'est un enjeu économique,
05:45ce que les Français ne peuvent pas consommer
05:49du fait de l'augmentation des prix du pétrole,
05:51c'est autant de soutien à la demande aux artisans,
05:53aux commerçants, aux PME françaises.
05:56Moi, je suis un patriote.
05:57Et dans le patriotisme économique, à un moment donné,
05:59on soutient l'activité dans le pays.
06:01En passant, Fabien Roussel a taxé Patrick Pouyanné
06:04de Total Energy de Collabo, comme ceux, dit-il,
06:07qui ont collaboré avec les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale
06:09parce qu'il fait trop de profits avec Total Energy.
06:11Vous acceptez la comparaison ?
06:13Non, je n'aime pas ce type de comparaison.
06:14On n'a pas besoin d'invoquer à U et à Dia
06:17la Seconde Guerre mondiale et utiliser des propos infamants.
06:20On peut considérer que ces grandes entreprises
06:23doivent à nouveau être dans le patriotisme économique.
06:27Et j'ai l'honnêteté de dire que Total,
06:28en plafonnant ces prix à certains endroits,
06:31y participe.
06:32Mais ça ne suffit pas.
06:34Il faut poser la question de, je l'évoquais,
06:37puisqu'ils en sont responsables,
06:39des marges sur le raffinage,
06:41et plus largement,
06:43du niveau des super profits qui sont réalisés.
06:47Ils sont en partie réalisés à l'étranger,
06:49mais il faut là aussi qu'une grande entreprise française
06:51comme celle-ci participe à la solidarité
06:54et à nouveau à ce patriotisme économique.
06:55Jérôme Gage, on est sur CNews et sur Europe 1.
06:57Est-ce que vous attendez quelque chose
06:58de l'intervention d'Emmanuel Macron
07:00qui sera interviewé jeudi soir à la télévision ?
07:03Vous avez un message à lui faire passer ?
07:05C'est celui que je viens de vous indiquer,
07:08puisque le cœur de son intervention
07:10doit porter sur la question des prix du carburant.
07:13Il faut vraiment sortir de la procrastination
07:16et des mesurettes juxtaposées.
07:19À un moment donné, il faut renverser la table.
07:21Je suis parfaitement conscient du contexte international.
07:24Je suis parfaitement conscient
07:25que ce n'est pas un coup de baguette magique
07:27qui va réouvrir le détroit d'Hormuz
07:29ou celui de Babel Manded.
07:30Je suis parfaitement conscient
07:31que la guerre en Ukraine provoque des tensions
07:33sur les approvisionnements de matières premières
07:36avec des conséquences qui désormais vont intervenir,
07:38y compris sur les prix agricoles
07:39et donc sur les prix dans la grande distribution.
07:43Mais une fois qu'on a dit ça,
07:45confronté à cette situation,
07:46il faut mettre sur la table les mesures que j'évoquais.
07:48Donc pas de communication, des mesures claires
07:49que vous attendez du président ?
07:50Le président de la République est dans une logique de transparence.
07:52Il l'a fait la semaine dernière
07:53en recevant les chefs de partis.
07:55Je trouve ça sain.
07:57Mais il est aussi dans une logique
07:58de dramatisation parfois un peu anxiogène
08:02pour justifier d'une certaine manière
08:04l'impuissance qu'est la sienne
08:05et la non-remise en question
08:07de son propre bilan économique
08:08dix ans après son arrivée aux responsabilités.
08:10Donc c'est une facilité de dire
08:11ce n'est pas moi, c'est la peau des autres.
08:12Vous savez, c'est probablement une manière
08:17de se mettre au centre du débat.
08:19Emmanuel Macron est friand de cette position.
08:23Mais dans ce cas-là,
08:23il faut assumer sa part de responsabilité.
08:26Un mot du budget, Jérôme Gage,
08:28qui doit être présenté.
08:2954 millions d'euros d'économie en plus.
08:31Milliards, pardon, pour Sébastien Lecornu.
08:34Est-ce que vous envisagez de voter ce budget ou pas ?
08:38Moi, je vais découvrir la semaine prochaine
08:40la copie telle qu'elle sera présentée,
08:42le 30 septembre.
08:43Mais pour l'instant,
08:44les indications sont préoccupantes.
08:46Parce que, et ça fait écho
08:47à ce que j'évoquais tout à l'heure,
08:50une telle contraction de la dépense publique
08:53va avoir des conséquences
08:55sur la demande intérieure,
08:57sur la consommation des ménages,
08:58et donc sur l'activité économique.
09:00Et donc, ça ne sert à rien
09:01de mourir guéri, si j'ose dire.
09:05Et donc, il faut que l'effort
09:07soit réparti différemment.
09:09Non, aujourd'hui,
09:10évidemment qu'il faut réduire les déficits.
09:12Mais d'abord, il faut regarder
09:13l'origine de ces déficits.
09:14Une partie, nous l'avons évoqué,
09:16c'est l'assèchement des recettes fiscales.
09:18Depuis 10 ans,
09:20si nous avions le niveau de fiscalité
09:22d'il y a 10 ans,
09:23le niveau de déficit n'existerait plus.
09:25Vous savez que le pays
09:26est le plus taxé au monde.
09:27Oui, mais on est aussi un pays...
09:28Il y a un assèchement de fiscalité ?
09:30Quand j'ai parlé de l'impôt
09:32de solidarité sur la fortune,
09:34je pourrais vous parler
09:34de la taxe d'habitation.
09:36Je pourrais vous parler
09:36de la flat tax,
09:38c'est-à-dire du fait
09:38que dans ce pays,
09:39on taxe moins les revenus du capital
09:43que les revenus du travail.
09:45Moi, je suis pour la justice fiscale
09:46et l'efficacité économique
09:48et l'effort qui doit être fait
09:50sur la dépense
09:52et, je l'ai dit tout à l'heure,
09:53les économies sur des choses
09:55qui ne fonctionnent pas bien.
09:55Et dans l'État,
09:56comme dans la sécurité sociale,
09:58il y a des dépenses.
09:59Je vous prends un exemple
10:00dans le budget
10:02de la sécurité sociale
10:04qui est plus important
10:05que le budget de l'État.
10:06Moi, je suis attaché
10:07à la sécurité sociale.
10:08Mais dans le fonctionnement,
10:09par exemple,
10:09de l'assurance maladie,
10:10il y a des prescriptions
10:11qui sont redondantes.
10:12Il y a de la consommation
10:14de médicaments
10:16qui est plus importante
10:17que dans d'autres pays
10:18sans qu'on soit forcément
10:19mieux soigné.
10:20Il y a...
10:21Je vous prends un exemple,
10:22ça me tient à cœur,
10:23c'est une des mesures
10:23que je mets
10:24dans le débat public.
10:25Aujourd'hui,
10:25on a un système,
10:26quand vous allez consulter
10:27votre médecin,
10:28où vous devez
10:29acheter des médicaments,
10:30vous avez la sécurité sociale
10:31qui vous rembourse 70%,
10:33mais vous êtes obligés
10:33d'avoir une complémentaire
10:34à côté.
10:35C'est le seul pays au monde
10:36où on a un système
10:37avec deux financeurs.
10:39Eh bien,
10:39tout ça,
10:39ça a un coût.
10:40c'est opaque pour les Français,
10:42c'est inégal pour les jeunes,
10:43les chômeurs
10:44et les retraités
10:45qui, eux,
10:46n'ont pas leur entreprise
10:47qui leur payent.
10:47Moi, je propose
10:48la sécurité sociale intégrale,
10:49un panier de soins
10:50remboursé à 100%
10:52par la sécurité sociale.
10:53Mais réduit,
10:54j'imagine.
10:54Réduit.
10:55Sur les biens
10:56qui sont absolument indispensables.
10:57Quand vous payez
10:58votre complémentaire santé,
10:59vous payez des dépenses
11:00qui ne sont pas remboursées
11:01par la sécurité sociale.
11:03Et vous le faites
11:04avec des frais de gestion
11:05qui sont extrêmement importants.
11:06Et moi,
11:07je préfère
11:07qu'on paye mieux les médecins,
11:09je préfère
11:10que les gens
11:10soient traités
11:11de la même manière
11:11quel que soit leur âge,
11:13quelle que soit la taille
11:14de leur entreprise
11:15ou leur statut.
11:16Les indépendants,
11:17ils n'ont pas une prise en charge
11:18à 50%
11:18par leur employeur.
11:20La sécurité sociale intégrale,
11:21c'est terminer
11:22l'ambition de la sécurité sociale.
11:24Et c'est,
11:24j'ai estimé,
11:26de 500 euros
11:26à 1 000 euros par an
11:28d'économie
11:29pour l'ensemble des Français.
11:30Voilà comment
11:30on va pouvoir redonner
11:32du pouvoir d'achat
11:32en pesant sur ce qu'on appelle
11:34les dépenses contraintes
11:35et en ayant quelque chose
11:36de plus simple,
11:37de plus lisible.
11:37Vous comme moi,
11:38quand vous devez choisir
11:39votre mutuel
11:40ou votre assureur privé,
11:41vous ne savez pas exactement
11:42ce qui est remboursé.
11:43Rendez-vous compte,
11:44ces trois dernières années,
11:45le tarif des complémentaires santé
11:46a augmenté de 25%
11:48parce que l'État
11:49se déleste sur elle.
11:50Mais quand vous payez
11:51une complémentaire santé,
11:52quand vous versez 100 euros,
11:54vous ne recevez que 85 euros
11:56parce qu'il y a 15 euros
11:57de frais de gestion,
11:58parce qu'il y a de la pub,
11:58du marketing,
11:59des courtiers.
12:00Vous voyez,
12:00là, il y a 8 milliards
12:01d'économies à faire
12:02et de simplification
12:03pour l'ensemble
12:04de nos concitoyens.
12:05Voilà une proposition
12:06dans le débat public.
12:08des questions de santé
12:09que je vais porter
12:10dans la primaire
12:10parce que ça,
12:11c'est un vrai changement.
12:12Donne des gages,
12:13peut-être en tout cas
12:14au RN
12:14pour éviter la censure
12:15de son budget.
12:17Instauration d'un délai
12:17de carence
12:18sur les prestations sociales
12:19pour les étrangers,
12:19pour ou contre ?
12:21Ça me paraît tellement dérisoire
12:23en termes d'économie
12:25qui peut être générée
12:27et un peu grossier
12:28comme vous l'avez dit
12:29et fort justement relevé
12:30comme signal envoyé
12:32au Rassemblement national.
12:34Mettons sur la table
12:35des mesures
12:36de justice fiscale.
12:38Ceux qui ne payent pas
12:39l'impôt comme les autres,
12:40les grandes entreprises,
12:42les ménages les plus élevés,
12:45les hauts patrimoines.
12:47Et puis à côté de ça,
12:48il y a des économies
12:49et je vous dis,
12:49faisons massivement
12:50des économies
12:51sur l'organisation de l'État,
12:53sur les dépenses redondantes,
12:55sur les rentes qui existent,
12:56y compris dans le champ
12:57de la sécurité sociale.
12:59Mais encore une fois,
12:59vous savez,
13:00j'ai été président de département
13:01et chaque jour,
13:02je me posais la question,
13:03est-ce qu'un euro
13:04d'argent public
13:04est bien utilisé ?
13:05Et quand on avait
13:07des gains de productivité
13:08parce que l'informatique,
13:10parce que l'intelligence artificielle,
13:11je préfère redéployer
13:12des fonctionnaires
13:13sur des missions nouvelles,
13:15voire redéployer
13:16sur d'autres dépenses
13:17plutôt que se dire
13:18qu'il faut créer en permanence
13:19des postes de fonctionnaires.
13:20Mais c'est utile
13:21des postes de fonctionnaires.
13:22Vous voyez,
13:22dans mon département,
13:23je vous prends un exemple.
13:23Ils sont au bon endroit.
13:25Je vous prends un exemple.
13:27Les médecins devant les patients.
13:28Je vous prends un exemple.
13:29Quand j'étais président
13:30de mon département,
13:31le magnifique département
13:32de l'Essonne,
13:32j'ai créé un service public
13:34départemental
13:34de maisons de retraite
13:35pour créer des maisons
13:36de retraite publiques
13:37où ce n'est pas
13:38la marchandisation,
13:40où ça n'alimente pas
13:41des grands groupes.
13:42Et bien donc,
13:43on a créé près de 600 postes
13:44de fonctionnaires
13:45dans ces maisons de retraite
13:46publiques qui existent
13:46aujourd'hui.
13:47Et vous voyez,
13:47le service public,
13:48quand il répond à des besoins,
13:49et là,
13:50ça permettait d'accompagner
13:51dans des conditions dignes
13:52et les moins chères
13:53de toute l'île de France.
13:53Il nous reste un peu de temps
13:54pour parler de la primaire
13:55de la gauche.
13:56Le groupe vit bien.
13:58On a pris du temps
13:59pour parler des choses
14:00importantes avant.
14:02Le groupe vit bien.
14:03Ségolène Royal taxe
14:04Raphaël Luxman de stagiaire.
14:07Lui, il lui rétorque
14:08qu'il n'a pas passé 45 ans
14:10à quémander des places
14:11de ministre.
14:12C'est au niveau,
14:13tout ça, Jérôme Gaët ?
14:14Non, ce n'est pas au niveau
14:15et je suis très en colère.
14:16Je ne sais pas
14:16si c'est une colère saine,
14:17mais en tous les cas,
14:18c'est une colère fondée.
14:20On est lancé aujourd'hui
14:21dans un processus de départage.
14:22Il faut que cette primaire
14:23fonctionne.
14:24Et je le dis à tout le monde,
14:24venez participer à cette primaire.
14:26Vous avez la possibilité
14:29de choisir le candidat
14:30de la gauche républicaine.
14:32Moi, je veux incarner
14:33cette gauche universaliste,
14:35laïque, européenne,
14:36sociale, écologiste,
14:38avec une séparation absolue
14:41avec la France insoumise.
14:42Je l'ai incarnée
14:42dans mes choix personnels
14:46en refusant l'accord
14:47avec la France insoumise.
14:49Donc, on a tout ça
14:49à mettre sur la table
14:50et là, on a une chamaillerie
14:51de cours de récré
14:52qui n'est pas à la hauteur
14:54de l'enjeu.
14:55Quand on vient dans une primaire,
14:56on en respecte les règles
14:58et la première des règles,
14:59c'est un débat de dispute apaisée.
15:01On ne peut pas combattre
15:03la brutalisation du débat public
15:04que certains utilisent
15:07matin, midi et soir
15:08pour stigmatiser,
15:09conflictualiser,
15:10et soi-même,
15:11au moment où on a une primaire
15:12dans la même famille politique,
15:13où tous ceux qui sont sur la table
15:14ont vocation,
15:15le moment venu,
15:16à se retrouver,
15:17mettre des lignes rouges
15:18de cette manière
15:19et introduire,
15:20vous savez,
15:20moi, je veux faire de la politique
15:22avec de la dignité.
15:23Et dans ces mots
15:23que j'ai entendus,
15:24notamment de Ségolène Royal,
15:26j'y ai vu une forme
15:26de mépris.
15:27Et on ne peut pas
15:28traiter son compétiteur
15:29avec mépris.
15:29En mettant en valeur son expérience ?
15:31C'est du mépris ?
15:33Et quand tu lui dis
15:34qu'elle a passé des années
15:35à quémander des ministères ?
15:36Madame Ferrari,
15:37on peut développer
15:39des arguments
15:40sans dénigrer
15:41son compétiteur.
15:42Ça, les Français,
15:43en ont marre
15:43de cette manière
15:44de faire de la politique.
15:45Elle veut mettre en avant
15:46son expérience
15:46et qu'elle mette en avant
15:47son expérience.
15:48Et moi,
15:48dans mon expérience politique,
15:51j'ai appris
15:52qu'il faut faire
15:53de la politique
15:53avec dignité
15:55et que face
15:56à des attaques
15:56aussi grossières,
15:57j'invite toutes celles
15:59et ceux
15:59qui vont être mis en cause
16:00à ne pas y répondre
16:03dans cette partie
16:04de ping-pong
16:05un peu délétère
16:06et qui ne hausse pas
16:08le débat.
16:08Moi,
16:08dans cette primaire-là,
16:10je veux défendre
16:10mes propositions,
16:11mon style,
16:12mon tempérament,
16:12mon énergie,
16:13mon expérience.
16:14Je vous ai parlé
16:14de mon expérience
16:15d'élu local,
16:16de celle de parlementaire
16:18qui est exigeant
16:19sur des sujets sociaux,
16:20notamment sur les questions
16:21de santé,
16:21sur les questions
16:22de vulnérabilité.
16:23Mais je ne ferai jamais
16:24en mettant en cause
16:25mes compétiteurs
16:26parce que sinon,
16:27cette primaire,
16:27elle va être
16:28une foire d'empoigne
16:29et elle va fragiliser
16:31les gens d'y venir
16:33et surtout,
16:34elle va fragiliser
16:35le candidat.
16:36Moi,
16:36je veux gagner
16:36cette primaire
16:37et dans cette primaire,
16:38le moment venu,
16:39il faudra que ceux
16:39qui ont participé,
16:40ils respectent le principe
16:41qui a été posé
16:42de soutenir
16:43celui qui a été
16:44désigné.
16:45Je n'ai pas envie
16:45de revivre
16:45ce qu'on a vécu
16:46en 2017
16:47où celui
16:50qui avait perdu
16:50la primaire
16:51n'a pas soutenu
16:52celui qui l'a gagné.
16:53à l'instant,
16:53Philippe Brun,
16:54député qui a été
16:55exclu de cette primaire
16:56de la gauche
16:56après des accusations
16:57de violence
16:58de la part d'une militante,
16:59il a été suspendu
17:00du parti socialiste
17:01à titre conservatoire,
17:02annonce un référé
17:02en justice
17:03pour demander
17:03sa réintégration immédiate.
17:05Qu'est-ce que vous lui dites ?
17:06Moi,
17:07je fais partie
17:07de ceux
17:07qui ont trouvé
17:08que la manière
17:10dont il a été écarté
17:13était brutale.
17:14parce qu'on l'a appris
17:15de la veille
17:16pour le lendemain
17:17sans disposer
17:18de tous les éléments.
17:19Vous n'avez pas voté
17:20son éviction ?
17:20Non, moi,
17:21je n'ai pas voté
17:21son éviction.
17:22Je n'étais pas en mesure
17:23de le voter.
17:23J'étais dans un train
17:24à ce moment-là
17:25et donc,
17:25je n'avais pas
17:26de possibilité de voter.
17:27Mais si j'avais dû...
17:29Vous n'avez pas dit
17:29oui, ok, on le sort.
17:30Si j'avais dû voter,
17:31je ne l'aurais pas voté
17:32dans ces conditions-là.
17:34Pour autant,
17:35je suis très attaché,
17:36évidemment,
17:36au respect
17:37de la parole
17:38des victimes.
17:39Mais je suis attaché,
17:40franchement,
17:40on défend l'état de droit,
17:42on défend le contradictoire
17:43et on peut défendre aussi
17:44une forme de camaraderie.
17:47Juste prévenir l'intéressé,
17:48juste l'informer en amont
17:50qu'il y a ce risque
17:51qui le concerne lui,
17:52qui concerne la jeune femme,
17:53qui concerne la primaire.
17:55Et peut-être qu'une solution
17:56par le haut
17:56aurait pu être trouvée.
17:57Donc, un référé en justice,
17:59si la justice lui donne raison,
18:00il revient dans la primaire ?
18:01Est-ce que vous êtes d'accord
18:02avec ça ?
18:02Je vois les délais
18:04dans lesquels,
18:04désormais,
18:05on a un débat
18:06qui commence demain soir,
18:08deux autres débats
18:08sur les chaînes.
18:10J'ai envie que les gens
18:11viennent participer à la primaire.
18:13Je regrette la manière
18:14avec laquelle les choses
18:15se sont engagées,
18:16mais encore une fois,
18:16il faut respecter
18:17la parole des victimes,
18:18mais ne pas passer par-dessus bord
18:20des principes
18:21qui sont au cœur
18:21de l'engagement public.
18:22Notamment la justice.
18:23Le principe de justice.
18:24Et s'il saisit la justice,
18:26la justice lui donne raison.
18:27Et bien, à ce moment-là,
18:28il faudra le réintégrer.
18:30Mais je trouve
18:31que tout ça
18:32n'a pas été bien piloté
18:34et je le regrette.
18:34Une dernière question,
18:35elle concerne LFI,
18:37dont vous avez fait
18:37votre ligne rouge.
18:39Vous ne dites aucune alliance
18:40avec LFI.
18:40On a déjà beaucoup entendu
18:42de la part des socialistes.
18:43Ça se termine régulièrement
18:44en appel à voter
18:45pour le nouveau fonds populaire
18:47ou une autre formation.
18:48Qu'est-ce qui nous garantit
18:49que cette fois-ci,
18:49là, en 2027,
18:51vous n'alliez pas finalement
18:52vous rallier,
18:52pas vous,
18:53mais peut-être le candidat de gauche,
18:54si vous l'êtes,
18:56à la bannière de M. Mélenchon ?
18:57Non, mais c'est justement
18:58la garantie
18:58qu'il n'y ait pas d'alliance
19:00à la présidentielle,
19:01évidemment,
19:02mais aux législatives
19:02qui suivent,
19:03c'est de me désigner
19:04comme candidat
19:05à cette primaire.
19:06Parce que,
19:07candidat à l'élection présidentielle,
19:10la zone,
19:10l'étanchéité
19:11sera garantie
19:12pour une simple raison,
19:13c'est que je l'ai fait.
19:15Voilà,
19:15en 2024,
19:16après la dissolution,
19:17j'ai pris ce risque.
19:18Est-ce que c'est du courage ?
19:19C'est de la cohérence.
19:20J'ai pris le risque
19:21de perdre l'élection
19:22dans ma circonscription.
19:22Votre parti ne l'a pas fait,
19:23Jérôme Guel.
19:24Oui,
19:25mais c'est la raison pour laquelle
19:25parce qu'à la tête du parti,
19:28il y a cette ambiguïté,
19:29il y a cette gaudie.
19:30Olivier Faure assume
19:32une position
19:33qui consiste à dire
19:34demain,
19:34peut-être,
19:35on verra
19:35la possibilité
19:36d'un accord
19:37avec la France insoumise
19:39aux élections législatives.
19:40Mais il est très cohérent
19:42aux élections municipales.
19:43Après les propos
19:44au relance antisémite
19:45de Jean-Luc Mélenchon,
19:46il avait pris la position
19:47de dire
19:48pas un seul accord.
19:49Ça,
19:49c'était le 3 mars
19:50et trois semaines après,
19:51il a laissé faire
19:52des accords
19:53aux élections municipales.
19:54Pas de cohérence.
19:54Moi,
19:55je n'aime pas la gaudie.
19:56Voilà,
19:56au ski,
19:57c'est sympa la gaudie,
19:57mais en matière de politique,
19:59ça fait du mal
20:00et à la gauche républicaine
20:01et à l'ensemble du pays.
20:02Donc,
20:03la meilleure garantie
20:04de cette étanchéité,
20:05de ce refus,
20:06c'est les combats que je porte,
20:08c'est l'engagement
20:08qui est le mien,
20:09c'est ma détermination
20:10et c'est la raison
20:11pour laquelle,
20:11je le redis,
20:12venez participer à cette primaire.
20:13Tout le monde peut le faire.
20:15Il suffit de s'inscrire
20:15sur le site
20:17choisir2027.fr.
20:17Et toujours un salopard antisémite
20:19pour vous ?
20:20C'est les mots que j'ai utilisés
20:22qui ont provoqué
20:22cette rupture
20:23qui est une rupture définitive
20:24parce que,
20:25vous savez,
20:26en politique,
20:26on peut discuter
20:28des questions budgétaires,
20:29des questions économiques,
20:30des questions sociétales.
20:31Mais les valeurs,
20:32ça ne se discute pas.
20:33Et donc,
20:34on ne transige pas
20:35sur la lutte contre
20:35l'antisémitisme et le racisme.
20:37On ne transige pas
20:37sur la laïcité.
20:38On ne transige pas
20:39sur l'universalisme républicain.
20:41On ne transige pas
20:42sur le refus
20:42de la brutalisation
20:43du débat public.
20:44Il a fait ce choix.
20:45La rupture à gauche
20:46doit être claire.
20:47Et un des enjeux
20:47de cette primaire,
20:48c'est d'opérer
20:49cette grande clarification
20:51qui, malheureusement,
20:51n'a pas eu lieu
20:52ces derniers mois.
20:53Merci, Jérôme Guède,
20:53d'être venu ce matin
20:54dans la matinale
20:55de CNews et Européens.
20:56Bonne journée à vous.
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