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Président des Républicains et candidat à l'élection présidentielle, Bruno Retailleau était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Bruno Retailleau.
00:04Bonjour à vous, bienvenue.
00:05Bonjour Laurence Ferrari.
00:06Candidat à l'élection présidentielle, président des LR.
00:09L'attentat raciste de Trappes qui a fait un mort et cinq blessés la semaine dernière, Bruno Retailleau,
00:13a donné lieu à des affrontements politiciens très violents hier à l'Assemblée nationale.
00:17Après la minute de silence qui a été observée pour les victimes, l'extrême gauche, la gauche aussi,
00:22se sont livrées à des attaques d'une grande virulence contre le gouvernement, le Rassemblement national et même les médias.
00:28Ils ont aussi accusé la droite d'alimenter un climat raciste et xénophobe.
00:31Est-ce que vous pensez avoir, vous, alimenté le racisme et la xénophobie ou pas, Bruno Retailleau ?
00:37Écoutez, ce qui est en train de se passer est absolument indigne.
00:40D'abord, il faut condamner avec la plus grande fermeté ce crime qui est un crime abominable.
00:45Bien sûr, tous les crimes sont terribles.
00:47Mais tuer parce qu'on n'a pas la même couleur de peau, la même religion, c'est quelque chose
00:51d'abject.
00:52Mais aujourd'hui, il y a aussi quelque chose qui est indigne, qui est absolument misérable.
00:56C'est l'instrumentalisation que fait la gauche et surtout l'extrême gauche qui est en train de propager,
01:02de brumiser un climat de violence dans la France.
01:05Vous savez, la violence, ça commence par les altercations, par le discours politique,
01:10la conflictualisation du discours politique à l'Assemblée nationale.
01:13Je l'ai vécu, moi, commissaire de l'Intérieur, et ça se termine dans la rue.
01:17Ce que LFI est en train de faire aujourd'hui en France, c'est de cultiver cette culture, justement, de
01:23la violence.
01:23La parole est créatrice, elle engendre la violence ?
01:26La violence commence par des mots, se termine toujours par des actes.
01:30Je cite toujours, ça m'a beaucoup, beaucoup impressionné.
01:33Quand j'ai été ministre, je dissous la jeune garde, voilà, dont certains sont impliqués dans le meurtre du jeune
01:39Quentin de Ranque à Lyon.
01:40Et la jeune garde, le Conseil d'État va me donner raison.
01:43Et j'entends, quelques jours après la dissolution, Jean-Luc Mélenchon dire, s'adressant à ses troupes,
01:48en leur disant, allez-y, continuez, bravo, je leur donne raison, vous vous rendez compte ?
01:53Mais l'accusation aussi de l'extrême gauche, c'est-à-dire, vous parlez d'immigration, la droite parle d
01:58'immigration,
01:58donc elle entretient ce climat-là.
02:00C'est l'inverse.
02:01C'est parce que, justement, pendant trop longtemps, on a voulu être dans le déni.
02:05On a voulu ne pas voir ce que tous les Français voyaient, qu'on a augmenté les tensions.
02:11Il faut, en politique, il faut décrire la réalité telle qu'on la voit.
02:14Il ne faut pas tricher. Et moi, ce que je pense, c'est que trop longtemps, la parole publique s
02:18'est décrédibilisée.
02:20Elle est à l'origine du malaise démocratique parce qu'on a triché avec cette réalité,
02:24parce qu'on a voulu la relativiser, la minimiser, l'euphémiser.
02:28Non, voyons les choses. Et quand on critique le voile, on a le droit, en France, de critiquer le voile.
02:32Est-ce qu'on va dire que les Iraniennes, qui, au prix de leur vie, ont lutté contre, justement, le
02:38voile,
02:39ont finalement généré une quelconque violence en France ?
02:42Mais on est devenus fous, non ?
02:44Donc, une inversion totale ?
02:46Mais c'est une inversion. Mais ce processus d'inversion des valeurs, d'inversion accusatoire,
02:51c'est ce qu'on a vu à Lyon. Un jeune homme meurt, certes, il était sans doute extrême droite,
02:55et alors, vous vous rendez compte ? Ils ont été jusqu'à dire, grosso modo, qu'ils l'avaient bien
02:59cherché.
03:01Il y a une victime, et en réalité, les coupables se transforment eux-mêmes en victimes.
03:05Ça, c'est ce mécanisme, cette inversion accusatoire, comme vous le dites très bien,
03:10qui est propre à l'extrême gauche, que je veux dénoncer.
03:12Mais aujourd'hui, c'est très grave, parce que leur stratégie est en train de réussir.
03:17Il y a les réseaux sociaux qui fonctionnent aussi, comme dans une extrême polarisation.
03:22Mais cette polarisation débouche demain sur la violence,
03:25parce qu'elle est légitimée désormais par un parti politique, les Insoumis.
03:29– Que vous demandez toujours à faire dissoudre, Bruno Rottogneau, c'est républicain ou pas ?
03:33– Ils ne sont pas républicains. J'ai posé la question sur la table, parce que j'en ai marre
03:38de l'omerta.
03:39Parce que, si vous voulez, en France, quand on est de gauche et d'extrême gauche,
03:43on a une excuse, toute trouvée.
03:45– On a une carte d'immunité.
03:46– Monsieur Le Pen, c'était horrible, je me souviens, en 1989,
03:50il jouait sur les consonances juives de nom de vos confrères, d'un certain nombre de journalistes.
03:55Mélenchon fait ça avec Glusman, avec Eifstein,
03:58personne ne lui dit rien, tout le monde trouve ça normal.
04:01Il se permet de dire tout blanc, tout moche, ça c'est du racialisme.
04:04Vous vous rendez compte, si on disait tout noir, tout moche,
04:07qu'est-ce que les médias, qu'est-ce que les bonnes âmes diraient à juste titre ?
04:11– Donc il y a une carte d'immunité pour la France Insoumise.
04:14– Il y a un privilège rouge, il y a un privilège rouge, il y a une clause exonératoire.
04:19Quand vous êtes d'extrême gauche, on vous passe tout.
04:22Vous pouvez tout vous permettre, y compris d'ailleurs les indignités.
04:26– Et les incitations à la violence ?
04:27Vous estimez que certains élus et les filles ont, par leurs propos, incité à la violence ?
04:32– Écoutez, cette culture de la violence, on l'a quand le maire de Saint-Denis légitime la violence.
04:38Quand on dit la violence est légitime…
04:40– Tout en disant « mais il faut l'éviter à chaque fois ».
04:42Non mais, on connaît la rhétorique, c'est trop facile.
04:46Dans un premier temps, on dit « voilà, la violence est légitime »,
04:50on essaie d'adoucir ensuite le propos.
04:52Qu'est-ce qui est retenu ? Évidemment, la première proposition.
04:55– Ça veut dire que vous êtes d'accord avec Sébastien Lecornu,
04:57qui hier dénonçait un climat nauséabond qui va peut-être durer jusqu'à l'élection présidentielle.
05:03Bruno Retailleau ?
05:04– Totalement, totalement.
05:05Mais j'observe malheureusement que le monde est devenu fou, voyez.
05:08Le monde est devenu fou.
05:09– Pas que la France.
05:09– Et non, malheureusement.
05:11Non, non.
05:11On le voit bien, les guerres partout, la violence, le rapport de force,
05:16une hystérisation du débat politique,
05:18il n'y a plus de vérité, il y a des fake news, etc.
05:21La vérité devient relative.
05:22Moi, je pense qu'il faut garder son calme.
05:24On va vers des temps qui sont très difficiles,
05:26qui vont exiger des hommes et des femmes de gouvernement,
05:30d'États, en réalité, qui garderont leur calme, leur sang-froid,
05:34qui ne dévieront pas d'un cap, mais qui seront raison gardés.
05:37Il faut garder la raison.
05:39Et je pense que ce sera le rôle du prochain président de la République,
05:42celui que je veux être, c'est de ne rien céder à ceux qui posent des problèmes,
05:47mais de ne pas aller chercher des problèmes, justement,
05:50à ceux qui n'en posent pas, ceux qui bossent,
05:52ceux qui s'occupent de leurs proches,
05:53ceux qui lèvent correctement leurs enfants.
05:55C'est cette France-là que, moi, je veux, voyez.
05:57La France qui se lève tôt, qui bosse,
05:59voilà, pas celle qui casse, pas celle qui pille.
06:01On va en parler dans un instant.
06:02Un dernier mot sur Jean-Luc Mélenchon,
06:04qui accuse quasiment les chaînes Info d'avoir provoqué le passage à l'acte
06:07du déséquilibré de Trappes,
06:09car il aurait dit qu'il voulait venger les commerces brûlés.
06:11On bascule dans quoi, la Bruno Retailleau,
06:13quand on s'en prend aux journalistes,
06:14quand on s'en prend aux rédactions ?
06:16Vous auriez pu, d'ailleurs, ajouter la phrase de Mme Chikirou,
06:20proche, très proche, vous le savez, de Jean-Luc Mélenchon,
06:23lorsqu'elle avait eu cette apostrophe,
06:25vous vous accusant, vous, les journalistes,
06:27vous traitant de nazis, de nazillons aux petits pieds.
06:31Vous vous rendez compte ?
06:32Ça, vous voyez, c'est la marque des partis
06:34qui sont des partis antidémocratiques,
06:36pas seulement antirépublicains, antidémocratiques.
06:39Quand ceux-là sont en train de préparer,
06:41parce qu'avec les lycéens qu'ils ont instrumentalisés,
06:43ils ont fait la grande répétition générale
06:45du troisième tour de l'élection présidentielle.
06:48Mme Pannot, chef des députés à l'Assemblée nationale,
06:51a indiqué très clairement qu'elle refuserait le verdict des urnes
06:54si jamais Mme Le Pen,
06:57elle ne m'a pas parlé de moi pour le moment,
06:59sans doute je serais dans le même sac,
07:01pourrait gagner l'élection présidentielle.
07:02Il y a une forme, justement, de totalitarisme.
07:06Il y a une forme de refus des règles de la démocratie.
07:10Et c'est la raison pour laquelle, du reste,
07:11ils recourent à la violence.
07:13Pas seulement, au départ c'était dans le discours,
07:15mais aujourd'hui on voit bien que ça déteint.
07:17Mais est-ce que la confusion n'est pas générale
07:19quand on voit qu'Emmanuel Macron a présenté
07:21cet attentat abominable à Trappes comme une première,
07:24puisqu'il aurait visé pour la première fois, selon lui,
07:26des Français pour leur couleur de peau ou de leur religion.
07:28Il l'a rectifié évidemment par la suite.
07:30Confusion est totale, là ?
07:31Total. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
07:34Je ne veux pas tirer sur l'ambulance.
07:35Il n'est pas la peine d'en rajouter.
07:37Ce n'est plus la peine d'en rajouter.
07:38Il a perdu la main.
07:39Il a perdu la main.
07:40Voilà. Il est en totale déconnexion.
07:43Vous voyez, j'étais opposant depuis les premiers jours
07:47à Emel Macron,
07:48mais quelque part ça me fait mal, vous voyez,
07:50parce que je suis gaulliste,
07:52il y a les institutions de la Ve République,
07:55et moi je ne suis pas de ceux
07:56qui se réjouissent de voir l'élection,
08:00en tout cas la présidence de la République,
08:03l'institution présidentielle,
08:04ébranlée.
08:05Vous réclamez toujours que le second tour,
08:07la date du second tour,
08:08soit changée, Bruno Rotaillot,
08:10le 2 mai 2027,
08:13date qui n'aurait pas été choisie au hasard,
08:15selon vous, le lendemain du 1er mai ?
08:17Vous avez commencé à me questionner
08:18sur l'hystérisation de la vie politique.
08:20Et là, on nous a réunis,
08:22nos directeurs de campagne se sont retrouvés à Matignon
08:25pour essayer de choisir.
08:26La grande majorité ne voulait pas
08:28que le second tour de l'élection présidentielle
08:30soit le lendemain du 1er mai.
08:32Et pourquoi ?
08:32Parce qu'il y a d'abord une règle,
08:34la campagne électorale s'arrête à minuit vendredi,
08:37et donc ça continuera.
08:38Avec le 1er mai,
08:38vous aurez des candidats de gauche qui s'afficheront.
08:41Donc un, c'est un problème de l'égalité,
08:43et deux, vous vous rendez compte
08:44si le 1er mai,
08:46il se passe ce qui s'est passé le 17 octobre
08:48avec une France,
08:49mais alors pillée, saccagée, incendiée,
08:52et le lendemain,
08:52on devrait aller aux urnes calmement.
08:55Ce n'est pas possible,
08:56il y a un vrai problème.
08:57Donc, vous demandez solennellement ce matin
08:58au président de la République,
08:59sur CNews et Europe 1,
09:00changer les dates de l'élection.
09:01Je lui demande à nouveau
09:02changer la date d'élection.
09:03Pourquoi nous avoir réunis
09:05alors que la majorité était pour d'autres dates ?
09:07Pourquoi ?
09:07Si vous ne changez pas cette date d'élection,
09:10j'y verrais, en réalité,
09:12une arrière-pensée.
09:13Et une responsabilité,
09:15si un caroche se déchaîne.
09:15Une responsabilité majeure.
09:17On ne peut pas soumettre l'élection présidentielle
09:20à un tel aléa.
09:22Ce n'est pas possible.
09:23Il y a jusqu'à quelle période
09:24pour se décider sur les dates ?
09:26Il peut se décider d'ici la fin,
09:27sans aucun problème.
09:28D'ici la fin de l'année ?
09:29D'ici la fin de l'année,
09:29sans aucun problème.
09:30La loi Casseur-Payeur,
09:31Bruno Retailleau,
09:32évidemment, a été adoptée hier au Sénat.
09:35Une urgence, selon vous,
09:36face aux violences des derniers jours.
09:38Cette loi prévoit de créer
09:39une solidarité financière
09:41pour toute personne
09:42ayant sciemment participé
09:43à un groupement formé
09:44en vue de commettre des dégradations.
09:46Le texte a été durci par les sénateurs.
09:48Les allocations sociales,
09:49le RSA pourraient être saisies,
09:51mais aussi l'allocation de rentrée scolaire,
09:54la prime d'activité.
09:55Est-ce que vous pensez
09:55que ce texte en l'État
09:56peut être adopté tel quel
09:57à l'Assemblée nationale ?
09:58Moi, je pense qu'il peut être adopté
10:00à l'Assemblée nationale
10:01parce que c'est une évidence.
10:02Je veux simplement dire quand même
10:04que c'est sept ans de perdus.
10:06J'avais fait voter un texte au Sénat,
10:08j'avais déposé une PPL
10:10qui a été votée au Sénat
10:11et qui prévoyait un certain nombre de choses
10:13qu'à Sœur Payeur.
10:15Voilà, donc il aurait fallu,
10:15encore une fois,
10:17c'est le macronisme,
10:18c'est le « en » en même temps,
10:19attendre pendant sept ans,
10:20sept ans de perdus.
10:21Je voudrais rendre hommage
10:22au rapporteur,
10:23notamment à David Marguerick,
10:24qui a beaucoup durci le texte,
10:26mais stop, les Français disent
10:27« ça suffit ».
10:29Ce n'est pas aux contribuables,
10:30ce n'est pas aux commerçants de payer,
10:31c'est aux casseurs.
10:33Voilà, on tape les casseurs.
10:35Il faut casser les casseurs.
10:36Moi, je le dis depuis des années
10:38parce que cette culture
10:39dans laquelle on est en train
10:40de tomber de la violence,
10:42elle a aussi un ressort.
10:44C'est la culture de l'excuse.
10:46Les violents seraient des victimes.
10:48C'est ce qu'un certain nombre
10:50à l'extrême-brouche
10:50voudraient nous dire.
10:51Donc non, non,
10:52il faut être très clair
10:53et quand il y a des allocations,
10:55des préciations,
10:56on les saisit
10:57parce qu'une allocation,
10:59pardon, ce n'est pas un dû.
11:00Ça vient de la poche des Français.
11:02C'est les Français qui cotisent,
11:03qui contribuent.
11:04Voilà.
11:04L'opposition estime que le texte
11:06ne dissuèdera pas les casseurs
11:07mais la mère de famille,
11:08le salarié,
11:09la lycéenne d'aller manifester.
11:10Qu'est-ce que vous leur répondez ?
11:11Tu parles.
11:13Bon, c'est clair.
11:14Donc, ça veut dire que cette loi
11:17qu'à 100 payeurs permettrait
11:18si le Conseil d'État
11:19la valide,
11:20on est bien d'accord.
11:20Conseil constitutionnel.
11:21Conseil d'État
11:22la valider en État actuel
11:24avec des réserves
11:25qui sont déjà des réserves
11:26un peu inquiétantes.
11:28C'est la raison pour laquelle
11:29moi, j'endosse
11:30une révision de la Constitution.
11:32J'en ai marre
11:32que le Conseil constitutionnel
11:34fasse dire parfois
11:35à la Constitution
11:36ce qu'elle ne dit pas.
11:37On a aujourd'hui
11:38un grand déséquilibre.
11:39Ce n'est pas une accusation
11:40contre le Conseil constitutionnel
11:42lui-même
11:42mais on a un déséquilibre
11:44qui fait qu'aujourd'hui
11:46on prête beaucoup
11:47beaucoup d'importance
11:47aux droits des individus
11:48et moi je suis
11:49pour les libertés publiques
11:50mais on prête
11:52beaucoup moins d'importance
11:53à la sécurité
11:54à la dimension collective
11:55des choses.
11:56Il faut rééquilibrer
11:56et ce genre de texte
11:58ce sera difficile
11:58de les faire passer
11:59si vous n'assumez pas
12:00une rupture.
12:01Une rupture constitutionnelle
12:02je veux redonner
12:04la parole
12:04au peuple français
12:05pour que le peuple français
12:07puisse maîtriser son destin.
12:09C'est ça qui est fondamental.
12:10Un tout petit mot encore
12:11de ces émeutes
12:13et du coût des émeutes
12:14à la fois pour les commerçants
12:15mais aussi pour les français.
12:16On a appris que dans le projet
12:16de budget 2027
12:17il y aurait une taxe émeute
12:19qui serait 0,8% plus chère
12:22sur tous les contrats d'assurance.
12:24Vous demandez au gouvernement
12:25de renoncer à cette taxe ?
12:26C'est pour ça je pense
12:27qu'il faut peut-être même
12:29aller plus loin
12:29parce que pour l'instant
12:31le texte
12:31casseur-payeur
12:32limite
12:33la responsabilité financière
12:35civile
12:36à 10 000 euros.
12:37Moi je pense que ça n'est pas assez.
12:38Ils l'ont limité
12:39à 10 000 euros
12:40craignant justement
12:41une censure du Conseil constitutionnel.
12:42Moi je pense qu'il faut aller au-delà.
12:43Première chose.
12:44Je pense ensuite
12:45qu'il y a plus grave.
12:46Là on parle de responsabilité civile.
12:48Bien sûr
12:49il faut taper le portefeuille.
12:50Mais moi je pense
12:51qu'il faudrait aussi
12:52une responsabilité pénale.
12:54C'est-à-dire que dans un attroupement
12:55en train de casser
12:56on puisse rendre
12:57un individu pénalement responsable
12:59des agissements
13:00de cet attroupement
13:01dès lors qu'il y a violence
13:02ou dégradation des biens.
13:03Ça c'est très important.
13:04Ça c'est une vraie rupture
13:05effectivement.
13:06Ça existait
13:07dans notre état de droit
13:09avant 81
13:10avant que la gauche
13:11détricote ce texte.
13:12C'était effectivement
13:14une loi anti-casseur.
13:16Eh bien il faudra
13:16un texte anti-casseur
13:18mais qui soit bien indossé
13:19à une charte
13:21de l'ordre républicain
13:21que j'intégrerais
13:23dans la constitution française.
13:24Et que vous ne vous dites
13:25que dit-vous aux Français
13:26qui retiennent leur souffle
13:27avant samedi
13:27avant la manifestation
13:28du 5 novembre
13:29qui se disent
13:30ça peut peut-être durer
13:30tous les samedis
13:31jusqu'à Noël
13:32les commerçants
13:32qui voient leur chiffre
13:33d'affaires s'effondrer
13:34vous leur dites
13:35l'état est encore
13:36en mesure d'assurer
13:37la sécurité dans notre pays
13:38ou pas Bruno Retailleau ?
13:39Je voudrais que l'état
13:40je le demande depuis le départ
13:41déclare l'état d'urgence
13:42parce que l'état d'urgence
13:43ça vous permet par exemple
13:45d'arrêter des communications
13:47des réseaux sociaux
13:48on a vu les applications
13:49communautaires type Waze
13:50type Google Maps
13:52qui se renseignaient
13:52qui positionnaient
13:53les forces de l'ordre
13:54qui positionnaient
13:55les bons magasins à piller
13:56donc ça
13:57ça serait un instrument
13:57et ça renforcerait
13:59ça bétonnerait
14:00pardon entre guillemets
14:01les dossiers
14:02la judiciarisation
14:03parce que la réponse pénale
14:04franchement
14:05je voyais un certain nombre
14:06de cas
14:06un cas
14:07c'est pas à la hauteur
14:08mais c'est pas à la hauteur
14:10vous avez un jeune
14:11dénommé Andy
14:1223 ans
14:12il tire à tir tendu
14:14contre des policiers
14:15pas un jour de prison
14:17un autre
14:18au QTF
14:19il vole etc
14:20il est illégalement
14:22sur le territoire
14:23mesure d'éloignement
14:23là encore
14:24classé sans suite
14:25un autre
14:26là encore
14:27il pille
14:2820 antécédents
14:2920 antécédents
14:30classé sans suite
14:32franchement
14:32franchement
14:33je pense qu'il faut
14:34une politique de civilisation
14:36qui doit commencer
14:36par l'ordre républicain
14:38l'ordre public
14:38mais il faudra
14:39une nouvelle politique pénale
14:41les mineurs
14:42une par exemple
14:43majorité pénale
14:44à 15 ans
14:45faire en sorte
14:46qu'on ait des peines minimales
14:47dès lors qu'on touche
14:48à un uniforme
14:49sapeurs-pompiers
14:50policiers
14:50ou gendarmes
14:51une politique éducative
14:53il faudra pas avoir peur
14:54d'avoir des établissements
14:56disciplinaires
14:56pour des jeunes
14:57qui sont à la dérive
14:58et puis bien entendu
14:59il faudra une grande fermeté
15:01je pense que c'est fondamental
15:02notamment migratoire
15:03parce qu'on sait maintenant
15:04ce que personne ne veut dire
15:05trop
15:06de temps en temps
15:07qu'il y a un lien
15:08entre le désordre migratoire
15:10et les désordres sécuritaires
15:12ce lien
15:12on l'a vu d'ailleurs
15:13le 17 octobre
15:14il était établi
15:15je lisais
15:16une analyse de Jérôme Fourquet
15:18que personne ne conteste
15:19dans un quotidien du matin
15:20les choses
15:22sur un panel
15:22il dit voilà
15:23la proportion
15:24de prénoms
15:25qui sont impliqués
15:27qui ne sont pas
15:28d'origine française
15:29voilà
15:29donc ça
15:29il faut ouvrir les yeux
15:31voilà
15:31et il faut reprendre la main
15:32aussi
15:33sur cette immigration de masse
15:35qui crée beaucoup de désordre
15:37Bruno Rutaillot
15:38David Lissner
15:39a été notre invité
15:39hier soir
15:40dans l'objectif
15:41Elysée 2027
15:42il est désormais
15:43à touche-touche
15:43avec vous
15:44dans les intentions de vote
15:45c'est le match de la droite
15:46à quel moment
15:47vous allez décider
15:48d'arrêter la machine
15:49à perdre tous les deux
15:50à quel moment
15:51vous allez vous réunir
15:52vous avez déjeuné
15:52je crois avec Robert Ménard
15:53la semaine dernière
15:54dire allez
15:54qui est le mieux placé
15:56pour porter les couleurs
15:57de la droite
15:58écoutez d'abord
15:58personne ne me fera
15:59dire de mal
16:00David
16:00il n'en a pas dit
16:01de vous non plus
16:02on se connaît bien
16:03il n'y a pas de soucis
16:03simplement ce que je pense
16:05et là vous avez raison
16:06je vous donne le point
16:08on ne peut aller
16:09à l'élection présidentielle
16:10que si on porte
16:11un projet singulier
16:12quand on partage
16:13les mêmes valeurs
16:14un certain nombre
16:15de solutions
16:15il ne faut pas diviser
16:16il ne faut pas se diviser
16:17moi je crois que
16:18pour les prochaines semaines
16:19chacun doit faire sa campagne
16:21en abattant ses cartes
16:22jusqu'à janvier
16:23jusqu'à janvier
16:23il faut vraiment
16:25qu'on peut avoir
16:26un centre de valeurs communes
16:27mais les solutions
16:28ne sont pas toujours communes
16:30il ne faut pas seulement
16:31être élu président de la République
16:33il faut pouvoir gouverner
16:34donc avoir une majorité
16:36écoutez
16:37pour l'instant
16:37je suis le seul
16:39pas seulement
16:39vis-à-vis de David Lissnard
16:40mais pour beaucoup d'autres
16:41à pouvoir dire
16:42que la moitié du Parlement
16:44est alignée
16:45avec moi
16:46la majorité
16:47au Sénat
16:48c'est déjà important
16:49mais donc pas de primaire
16:51vous refusez toujours
16:51cette idée de primaire
16:52qui vous permettrait
16:53de vous départager
16:54et de ne pas aller
16:55en ordre dispersé
16:57à la présidentielle
16:57je l'ai redit
16:58je vais le redire
17:00devant vous
17:01je n'ai jamais été opposé
17:02à la primaire
17:03je n'ai pas du tout peur
17:04de la compétition
17:05au contraire
17:06simplement
17:06une primaire
17:08simplement avec David
17:08ça sert à quoi
17:09si Edouard Philippe
17:10n'est pas dans la primaire
17:11ça sert à quoi
17:12donc si demain
17:15les gens se retrouvent
17:17avec cette idée de primaire
17:18à condition qu'elle soit ouverte
17:19pas de primaire fermée
17:21une primaire ouverte
17:22où il y a tout le monde
17:23et où on s'engage
17:25tout le monde sait
17:25de qui ?
17:26non mais la droite
17:27et le centre
17:28Eric Zemmour non
17:29non
17:30non parce que
17:31si Eric Zemmour
17:32il n'y a pas
17:33Edouard Philippe
17:34à quoi ça sert
17:35Edouard Philippe
17:36est à 14 ou 15%
17:37dans les sondages
17:38s'il est écarté
17:39ça ne sert à rien
17:40à la primaire
17:41si on veut se donner
17:42des chances
17:42moi je veux
17:43en tout cas une quartet
17:44et je veux une ligne
17:45qui soit à droite
17:46comme je l'ai toujours porté
17:48parce que les français
17:49sont à droite
17:49et je pense que
17:50les solutions
17:51dont a besoin la France
17:52sont des solutions
17:53justement de droite
17:54sur la liberté
17:55d'entreprendre
17:56bien entendu
17:56le travail qui paye
17:57et non l'assistanat
17:59et sur l'ordre républicain
18:00l'ordre public
18:01et une ligne claire
18:02vis-à-vis du Rassemblement National
18:04hier
18:04ou plutôt dimanche
18:06à Orléans
18:06Eric Ciotti
18:07vous appelait
18:08à le rejoindre
18:09David Lissnard
18:10a inversé
18:11le raisonnement
18:12en disant
18:12mais que Eric Ciotti
18:13nous rejoigne
18:14parce qu'il faut
18:14qu'il se sépare
18:15du RN
18:16dont il dit
18:16qu'il y a encore
18:17des soupçons
18:17d'antisémitisme
18:18relatifs à Jordan Bardella
18:19vous dites la même chose
18:20ce matin
18:21Bruno Retailleau
18:21j'ai écouté Marine Le Pen
18:23il y a un certain nombre
18:24de points
18:25sur l'ordre public
18:26le régalien
18:28sur lesquels
18:28on peut trouver
18:29un certain nombre
18:30de convergences
18:31mais il y a quelque chose
18:31qui ne colle pas
18:32d'abord elle dit
18:33moi je ne suis ni de droite
18:33ni de gauche
18:34ça c'est en même temps
18:36d'Emmanuel Macron
18:38mais ça n'empêche pas
18:38un gouvernement de coalition
18:39non mais surtout
18:41le constat que je fais
18:42c'est qu'on ne redressera pas
18:43la France
18:44si on ne donne pas
18:45de la prospérité
18:46or Marine Le Pen
18:47pardon
18:47elle veut encourager
18:48l'assistanat
18:49les 140 milliards
18:51d'économies
18:51c'est du pipeau
18:52ça ne tient pas la route
18:54et ce qu'il faut bien comprendre
18:55c'est que si vous voulez
18:56embaucher des policiers
18:57des gendarmes
18:58créer par exemple
18:59des places de prison
19:00vous ne pourrez le faire
19:01que si vous recréez
19:02une richesse
19:02pardon
19:03ça n'est pas avec le social étatisme
19:04qu'on peut créer
19:05de la richesse en France
19:06il faut adopter
19:08une réforme des retraites
19:09vraiment courageuse
19:10il faut adopter
19:11une réforme
19:12de l'assurance chômage
19:13toute chose
19:14qu'elle ne fait pas
19:14ça n'est pas sérieux
19:15et donc malheureusement
19:17malheureusement
19:18son projet
19:19ruinerait la France
19:20et donc il n'y aura pas
19:21de Bruno Retailleau
19:22membre d'un gouvernement
19:23éventuel de Marine Le Pen
19:24à l'Élysée
19:25il y aura Bruno Retailleau
19:26à l'Élysée
19:26Bruno Retailleau
19:27composera son gouvernement
19:28bien entendu
19:29mais est-ce que vous dites
19:30non je ne rentrerai jamais
19:31dans un gouvernement
19:32avec un président
19:33du Rassemblement National
19:34vous connaissez
19:35je suis un homme de conviction
19:36je suis intimement convaincu
19:37croyez-moi
19:38je suis intimement convaincu
19:39que ce projet
19:40n'est pas le bon pour la France
19:41je n'apporterai jamais mon concours
19:43à un projet
19:44qui n'est pas le bon pour la France
19:45merci beaucoup Bruno Retailleau
19:46d'être venu ce matin
19:47sur CNews et sur Europe
19:48merci
19:48bonne journée à vous
19:49merci à vous

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