- il y a 6 semaines
- #lagrandeinterview
- #lamatinale
Le président délégué du groupe RN à l'Assemblée Jean-Philippe Tanguy était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Jean-Philippe Tanguy.
00:04Bonjour à vous, député du Rassemblement National de la Somme.
00:08Est-ce qu'Emmanuel Macron est sourd à la couleur des Français ?
00:10On sait qu'il est très occupé à l'international.
00:12Son gouvernement a présenté hier de nouvelles aides pour les Français les plus touchés par la flambée des prix.
00:16On parle de prolongation, d'élargissement à 5,5 millions de personnes du dispositif gros rouleurs.
00:21Pareil pour les pêcheurs. Est-ce que c'est suffisant pour vous ?
00:24Non, absolument pas.
00:25Mais je pense qu'en fait, M. Macron, depuis maintenant dix longues années, a une forme de plaisir à ne
00:31pas obéir aux Français,
00:32à ne pas les entendre. Il a une forme de supériorité morale, à ne pas être présent pour nos compatriotes.
00:38Alors il doit s'exprimer jeudi soir. Vous en attendez quelque chose ?
00:41Peut-être, mais moi, tout est possible.
00:43Écoutez, c'est le Président de la République. Il a été élu et réélu par les Français.
00:47Évidemment, je le regrette. Mais à tout moment, on peut espérer une bonne décision, une prise de conscience.
00:53Parce que là, l'économie est vraiment au bord de l'effondrement.
00:56Car le pouvoir d'achat, évidemment, s'est effondré avec plus de six mois de crise pétrolière,
01:01qui se répand aussi sur d'autres secteurs d'activité.
01:04Ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler au quotidien n'en peuvent plus.
01:07Ceux qui ont besoin de leur voiture pour conduire leurs enfants à leur voir leurs proches n'en peuvent plus.
01:11Et l'économie elle-même est très fragilisée.
01:13Parce que les agriculteurs ont fait l'essentiel de leur récolte, des mauvaises récoltes,
01:17avec des prix du carburant très hauts, des prix des engrais très hauts qui sont liés aussi à ceux du
01:22carburant.
01:22La FDSEA demande le doublement des aides aux agriculteurs.
01:25Mais ils ont raison, parce que là, ce n'est pas une aide.
01:27En l'occurrence, c'est vraiment un moyen d'aller travailler,
01:29puisque pour faire vos récoltes, pour semer, pour entretenir les gens,
01:33vous avez besoin d'outils agricoles qui fonctionnent au gazole.
01:37Donc ce n'est pas suffisant pour vous ?
01:38Non, mais il n'y a aucune prise de conscience. Vous voyez, par exemple.
01:40Mais vos mesures, elles sont assez coûteuses.
01:42La baisse de la taxe des carburants, de la TVA sur les carburants, de 20 à 5,5,
01:45ça coûte quand même quelques milliards d'euros, entre 13 et 15 milliards d'euros.
01:48Ah oui, non, mais c'est un coût important, mais c'est rien par rapport à la dépense publique,
01:53puisque effectivement, ce serait baisser la TVA de 20 à 5,5
01:57et annuler la hausse des impôts qu'avait décidé M. Philippe en 2018.
02:01Ça coûte effectivement entre 15 et 16 milliards d'euros.
02:04C'est 1% de la dépense publique.
02:06Et comment vous le financez, ça ?
02:07Mais vous avez, et on présentera avec Marine Le Pen et Jordan Bardella,
02:10début octobre, notre contre-budget, la trajectoire de réduction des déficits,
02:14fait à 1%, on fera sur 5 ans 125 milliards de baisse des dépenses publiques en moins.
02:20Vous imaginez que l'État français n'est pas capable de faire 1% d'économie
02:25pour rendre leur argent aux Françaises et aux Français.
02:29C'est consternant.
02:29L'État français, comment dire, la bureaucratie française est profondément malade.
02:3441% d'économie pour empêcher l'économie française de s'effondrer
02:38en baissant les impôts sur le carburant, c'est minimum.
02:40Mais il y a aussi les réserves.
02:41Vous vous financeriez ceci, la dépense que vous proposez,
02:44par la baisse des aides sociales aux étrangers,
02:46la contribution de l'Union Européenne, la France à l'Union Européenne,
02:48et le fonds vert, c'est ça ? Ça suffirait ?
02:50Ah ben là, en l'occurrence, ça suffit largement,
02:52puisque là, avec les mesures que vous avez citées,
02:53on est déjà à plus de 35 milliards d'économies.
02:56Mais il y a beaucoup d'autres économies sur la simplification
02:59du millefeuille territorial, la fin de la bureaucratie,
03:02la dénormalisation, tout un tas d'abus à droite, à gauche
03:05que nous allons nettoyer.
03:07D'ailleurs, Marine Le Pen avait parlé de l'État français,
03:09de la bureaucratie française, comme les écuries d'Augias.
03:12Et c'est vrai qu'à tous les échelons de l'État,
03:15dans les collectivités territoriales, dans la sécurité sociale,
03:17dans les agences innombrables, vous avez des gaspillages.
03:20Rien n'est tenu.
03:21Le désordre qu'on voit dans la rue, c'est un désordre qu'on voit dans les comptes.
03:25L'État français n'est pas tenu par les macronistes
03:28qui font n'importe quoi.
03:29Il y a ce qu'on appelle une dérive des dépenses.
03:32Constatées depuis des années.
03:33Absolument, absolument, mais qui s'est amplifiée depuis 5 ans.
03:38Il y a une perte d'autorité de l'État et des ministres
03:40sur les dépenses elles-mêmes.
03:41Je vais vous donner un exemple.
03:43Monsieur Lecornu a annoncé la semaine dernière
03:45un chiffre très important d'économie.
03:48Alors évidemment, tout le monde se dit, incroyable,
03:50il se passe quelque chose.
03:51Et en fait, une fois que la poussière de la communication se dégonfle,
03:54il y a en fait zéro économie
03:55et 9 milliards de hausses d'impôts pour le moment.
03:58Et c'est exactement ce qui s'est passé l'année dernière.
04:00C'est ce qui s'est passé il y a 2 ans, il y a 3 ans.
04:02Et il y a depuis 5 ans et depuis qu'Emmanuel Macron est là.
04:05Mais il y a un sujet, par exemple, qui ne coûterait rien.
04:07C'est les réserves stratégiques de pétrole.
04:09Ça fait 6 mois que le Rassemblement National met le sujet sur la table.
04:12Nous avons entre 3 et 4 mois de réserve.
04:15Par exemple, ce serait très utile pour les marins-pêcheurs,
04:17pour les agriculteurs.
04:18De les débloquer maintenant ?
04:19Mais d'être démunis peut-être dans quelques mois
04:22si la baisse des prix ne se confirme pas ?
04:25Je ne dis pas qu'on peut ouvrir les vannes
04:26pour toutes les Françaises et les Français.
04:28C'est pour ça qu'on a la mesure sur les taxes
04:29pour les Françaises et les Français.
04:30Mais vous savez que les agriculteurs ont peu de taxes
04:33sur le carburant, que les marins-pêcheurs n'en ont pas.
04:35Donc, le seul moyen pour que ça ne coûte pas de l'argent,
04:37qu'on ne subventionne pas directement le carburant,
04:40c'est d'utiliser ces réserves qui ont été constituées
04:42à des prix très bas, puisque le coût moyen des réserves,
04:45c'est 40 dollars le baril, contre aujourd'hui 90-110.
04:49Vous avez bien compris qu'Emmanuel Macron et son gouvernement
04:51disent que ce ne sont pas des problèmes
04:53qui sont liés à notre gouvernance,
04:54ce sont des problèmes extérieurs liés à la guerre en Iran,
04:57le blocage du Détroit d'Hormuz, à la guerre en Ukraine.
05:00En fait, c'est facile de se dédouaner de cette sorte ?
05:03Non, mais vous avez raison.
05:04On n'accuse pas Emmanuel Macron d'être responsable
05:06de la crise dans le Détroit d'Hormuz.
05:08Ce serait ridicule.
05:09Par contre, on l'accuse, et surtout on constate,
05:11de ne pas avoir pris des dispositifs
05:12pour anticiper la crise à partir du moment
05:15où l'Ukraine a été attaquée et envahie en 2022
05:17et que ça avait révélé les faiblesses de l'Europe
05:20et de la France des dépendances,
05:21notamment sur les raffineries au diesel,
05:23puisque la Russie détenait un nombre très important
05:25de raffineries de diesel.
05:27Et vous savez que le parc automobile français
05:28est très exposé au diesel,
05:29puisqu'on a à peu près 3-4 fois plus de véhicules diesel
05:33que de véhicules essence.
05:34Eh bien, il fallait renforcer les raffineries en France
05:37et en Europe.
05:38On a quand même eu 4 ans pour le faire.
05:404 ans, ce n'est pas négligeable.
05:41Qu'est-ce qu'ils ont fait ?
05:42Rien du tout.
05:42Ils ont continué à affaiblir les raffineries en France
05:45et donc on est devenus extrêmement dépendants
05:47de tous les prix.
05:48J'entends les uns et les autres qui critiquent à juste titre
05:50les marges excessives des raffineurs.
05:52Pourquoi ils peuvent prendre des marges excessives ?
05:54Parce qu'il n'y a pas cette raffinerie, tout simplement.
05:55On est passé de 24 à 6 en quelques années.
05:57Absolument.
05:58Et que sur les 6 qui nous restent en France,
05:59il y en a quand même 2 ou 3, je ne sais plus,
06:02qui se sont beaucoup transformés en raffineries
06:04sur les deux carburants.
06:05C'est les marges que se font les raffineurs ?
06:07On va regarder s'il y a des marges excessives des rentes.
06:12Donc c'est des abus de position dominante.
06:13On est à la frontière quand même de l'illégalité.
06:15Donc s'il y a des abus de position dominante,
06:17il faut appliquer la loi et prendre des sanctions,
06:19évidemment, mais il ne faut pas arrêter de blablater.
06:22Comme le fait la gauche,
06:23l'essentiel des raffineries sont à l'extérieur
06:25des frontières françaises.
06:26Le diesel, je crois qu'on importe à peu près la moitié
06:28de ce qu'on consomme en France.
06:30Donc on peut s'agiter sur nos sièges
06:32comme M. Mélenchon en criant « taxe, taxe, taxe ».
06:34Il ne taxera rien du tout.
06:35Et à la fin, il y aura moins de carburant
06:37et ça coûtera plus cher.
06:38Parce que ce que dit M. Mélenchon,
06:41ces déclarations plus ahurissantes les unes que les autres
06:43sur l'annulation de la dette,
06:45sur le fait de taxer un certain nombre de produits,
06:48ça crée des tensions sur le marché.
06:50Et c'est les Français qui les payent
06:51parce qu'on importe ces produits.
06:52Je le regrette.
06:53On est dépendant pour notre dette des investisseurs étrangers.
06:56Je le regrette.
06:57C'est le bilan d'Emmanuel Macron.
06:58On l'a dit.
06:58Voilà.
06:58Et on est dépendant des importations de carburant.
07:01Et donc, insulter les marchés, en l'occurrence,
07:03sans proposer de solutions concrètes,
07:04ça fait augmenter les prix.
07:05Qu'est-ce que vous dites ?
07:06Et c'est les Français qui payent.
07:06Pas M. Mélenchon.
07:07Finalement, Jean-Philippe Tanguy,
07:08à nos auditeurs et téléspectateurs
07:09ce matin sur CNews et sur Europe 1.
07:11Attendez mai 2027,
07:12si jamais le RN accède au pouvoir.
07:14Là, il y a un budget qui va être proposé.
07:16Est-ce que vous allez le voter ?
07:18Marine Le Pen dit plutôt un budget imparfait
07:20que pas de budget.
07:21Donc en fait, prenez votre mal en place.
07:23C'est ce que vous dites aux Français ?
07:24J'espère qu'on va être entendus.
07:26J'espère qu'on va réussir à faire comprendre
07:27à M. Le Cornu
07:28qu'il faut faire des vraies économies
07:29pour financer des vraies baisses d'impôts
07:30et redonner de l'air aux Françaises et aux Français.
07:33Il faut vraiment...
07:34Il vous tend la main sur la baisse
07:35des prestations sociales pour les étrangers ?
07:37Oui, il y a un certain nombre de victoires.
07:38Les agences et opérateurs ?
07:39Un peu de nettoyage ?
07:40C'est des petites mesures
07:40parce qu'en fait, il économise
07:42quelques centaines de millions par-ci
07:43sur l'immigration,
07:44quelques centaines de millions par-là
07:46sur les énergies intermittentes.
07:47Tant mieux.
07:48Bon, c'est des victoires idéologiques importantes
07:49parce que la remise en cause
07:50des contrats sur les énergies intermittentes,
07:52les éoliennes et le solaire,
07:53ça va coûter quand même
07:5414 milliards d'euros
07:55aux Françaises et aux Français.
07:5614 milliards d'euros.
07:57Donc, vous voyez,
07:58c'est à peu près le même montant
07:59que pour soulager les taxes
08:01sur le carburant
08:02aux Françaises et aux Français
08:03pour une énergie
08:04dont on n'a pas besoin
08:05puisqu'on surproduit de l'électricité
08:07et nos réacteurs nucléaires,
08:08ils ont 100 TWh
08:10sous le pied, s'il vous plaît,
08:12si vous voulez, pardon,
08:13pour prendre le relais.
08:14Donc, c'est n'importe quoi.
08:15On est dans la corruption
08:15pure et simple
08:16sur les marchés des énergies renouvelables
08:19on finance des trucs
08:20dont on n'a absolument pas besoin
08:21très très cher
08:23mais ils nous donnent raison
08:23sur le fait
08:24qu'on peut annuler les contrats
08:25parce qu'aux dernières élections présidentielles,
08:27la dernière élection présidentielle,
08:28soi-disant, c'était impossible,
08:29on ne pouvait pas y toucher.
08:30Ah, touche pas au Grisby,
08:31ça c'est sûr
08:31puisque toucher au Grisby,
08:32c'était 14 milliards d'euros
08:34d'argent public
08:35détourné par des lobbyistes.
08:36Donc, ça veut dire que petit à petit,
08:37l'exécutif vient sur vos positions.
08:39C'est une main tendue au RN
08:40pour que vous ne votiez pas
08:41la censure du budget.
08:42C'est ce que vous allez faire ?
08:43Je ne sais pas si c'est une main tendue,
08:45c'est une reconnaissance
08:46de la justesse des analyses
08:47de Marine Le Pen
08:47et de Jordan Bardella
08:48sur l'immigration,
08:49c'est pareil.
08:49On nous expliquait
08:50que c'était raciste,
08:52xénophobe, épouvantable
08:52de mettre des conditions
08:53pour toucher des aides sociales.
08:55Finalement,
08:56ils découvrent
08:56qu'il faut mettre des conditions.
08:57Donc, voyez bien
08:58que tout ce cinéma
08:59qui ne vise en fait
09:00qu'à salir
09:01le Rassemblement national,
09:02à ne pas avoir
09:03un débat de fonds
09:04et on le paie très cher aujourd'hui
09:05parce que si ces mesures,
09:06même modestes,
09:06avaient été prises
09:07il y a cinq ans,
09:08une mesure à 300 millions
09:09la première année
09:10sur cinq ans
09:11rapporte 1,5 milliard.
09:12Bref,
09:12donc c'est dommage
09:13parce que ce que disaient
09:14Marine Le Pen
09:14et Jordan Bardella
09:15sur le fond
09:16faisaient progresser le débat
09:17et surtout protéger
09:18les Françaises et les Français.
09:19Donc là, on va voir.
09:20Donc, pas de décision
09:21aujourd'hui sur la censure ou pas ?
09:23On a toujours procédé comme ça.
09:24On regarde le texte
09:25qu'on n'a toujours pas.
09:26On a des rumeurs
09:27et des informations
09:28qui ne vont pas dans le bon sens.
09:29Et après,
09:30on défend les Françaises
09:31et les Français au Parlement.
09:32Notamment les retraités ?
09:33Oui, bien sûr.
09:34Ligne rouge,
09:34on ne leur fait pas
09:36peser le moindre poids
09:38sur leurs épaules ?
09:38Moi, je suis très choqué.
09:39Même sur 6 milliards d'euros ?
09:40Et d'ailleurs,
09:41j'ai fait plusieurs meetings
09:43cette dernière semaine.
09:44Moi, je suis très content
09:44de la réponse
09:45des Françaises et des Français
09:46face à cette discrimination.
09:47C'est-à-dire qu'avant,
09:49la gauche opposait
09:50les travailleurs
09:51et les entrepreneurs,
09:52les personnes modestes
09:53et les privilégiés,
09:55les jeunes.
09:55Et maintenant,
09:56M. Macron et la gauche
09:57accusent les jeunes
09:58contre les vieux,
09:59les vieux contre les jeunes.
10:00On ne va pas diviser
10:01les familles comme ça.
10:02C'est très choquant
10:02de dire à un jeune
10:03qui galère
10:05dans sa vie,
10:05c'est la faute peut-être
10:06de tes grands-parents
10:07qu'ont une retraite
10:07après avoir travaillé
10:08toute leur vie.
10:08C'est très choquant
10:09parce que c'est vraiment
10:10diviser les Françaises
10:11et les Français
10:11en choisissant des boucs émissaires.
10:13Les retraités,
10:13ils ont cotisé,
10:14ils ont travaillé,
10:15ils ont créé de la richesse,
10:16ils ont une retraite
10:17qui n'est pas très importante.
10:18Et quand on entend
10:19M. Lescure qui dit
10:20dire qu'à 2 000 euros,
10:21on vit bien.
10:22Madame Ferrari,
10:23je vous écoute souvent,
10:25je sais que vous êtes
10:26ancré dans le réel
10:27et que vous venez
10:28d'une famille
10:28où on savait
10:29qu'un sou était un sou.
10:312 000 euros,
10:31on vit bien en France
10:32avec la mutuelle
10:33quand on a plus de 70 ans,
10:35entre 150 et 200 euros,
10:36un loyer entre 600 et 800.
10:38C'est honteux de dire ça.
10:39C'est honteux,
10:40surtout quand M. Lescure,
10:41tant mieux pour lui,
10:42il n'a pas de problème
10:42dans sa vie,
10:43il est multimillionnaire.
10:44Je ne suis pas jaloux,
10:45je ne suis pas aigri,
10:45mais quand on a la chance
10:46ou le privilège
10:48d'avoir beaucoup de moyens
10:48dans sa vie,
10:49on ne crache pas au visage
10:50des Françaises
10:51et des Français
10:52des classes moyennes
10:52et populaires
10:53qui essaient de s'en sortir
10:54avec 2 000 euros,
10:56avec le plein
10:56qui est à 100 euros.
10:57Non mais franchement,
10:58il devrait présenter
11:00ses excuses
11:00parce qu'il va avoir
11:01un rôle important
11:02dans les mois à venir
11:03sur le budget
11:04et donc,
11:05pour demander sans doute
11:05des efforts
11:06aux Françaises et aux Français,
11:07on ne peut pas commencer
11:08une période budgétaire
11:10avec des difficultés
11:10qu'on connaît,
11:1110 ans de macronisme,
11:12en insultant
11:13les classes moyennes
11:13et populaires.
11:14Jean-Philippe Tanguy,
11:14on est sur CNews
11:15et sur Europe 1.
11:15Jérôme Guedj,
11:16candidat socialiste
11:17à la primaire de la gauche
11:19qui était hier à votre place,
11:20déplore que le gouvernement
11:21se tourne désormais
11:21vers le RN
11:22et non plus vers les socialistes
11:24pour cette confection
11:26du budget.
11:26Il dit qu'ils sont
11:27les meilleurs garants
11:28de la justice sociale.
11:29Que lui répondez-vous ?
11:30Ils sont dans ce processus
11:32de primaire de la gauche
11:32qui s'annonce
11:34assez mouvementé.
11:35Écoutez,
11:35je pense que ça avait échappé
11:36à une majorité de Français
11:37que les socialistes
11:38défendaient la justice sociale.
11:39Je rappelle que
11:39quand ils étaient au gouvernement,
11:40ils ont augmenté les taxes
11:42sur le carburant.
11:42C'est Mme Royal
11:43qui fait un grand retour,
11:45comment dire,
11:45la plus démagogique possible
11:46en expliquant
11:47qu'elle est contre
11:47les taxes sur le carburant.
11:48Quand elle était ministre
11:49de l'écologie,
11:50elle a augmenté les taxes
11:51sur le gazole
11:52pour les aligner
11:52sur l'essence.
11:53Elle s'est mise
11:54sur une trajectoire
11:54de la fameuse taxe carbone.
11:56C'est les socialistes
11:56qui...
11:57Elle a annulé l'éco-taxe aussi
11:58qui nous avait valu
11:59les bonnets rouges.
12:00Ça, elle en est très fière.
12:01Elle a augmenté les taxes
12:02pour les Françaises
12:03et les Français
12:03et les familles.
12:05Donc tout ça,
12:05c'est n'importe quoi.
12:07Quand il y avait François Hollande
12:08avec M. Guedl et ses amis,
12:09c'était des records d'impôts
12:11sur les classes moyennes.
12:12C'est eux qui ont supprimé
12:13l'universalité
12:14des allocations familiales
12:15qui a fait beaucoup de mal
12:16aux classes moyennes,
12:17aux familles françaises.
12:18Il y a eu une chute
12:19de la natalité
12:20quand François Hollande
12:21avait annoncé
12:22cette rupture
12:23de l'universalité
12:24des allocations familiales
12:25qui était un acquis
12:26de la résistance.
12:26Qui était un acquis
12:27de la résistance
12:28et pour gagner 3 copecs,
12:29ils ont annulé
12:30un acquis de la résistance.
12:30Jean-Luc Mélenchon,
12:31Jean-Luc Tanguy,
12:31est-ce que les socialistes,
12:32cette primaire,
12:33c'est une façon
12:34d'être les supplétifs
12:35de Jean-Luc Mélenchon ?
12:35Parce qu'il y a des lignes rouges
12:36qui sont tracées,
12:37notamment par M. Guedl qui dit
12:38pas d'alliance avec LFI.
12:39Mais pas du tout.
12:47Il n'y aurait aucune responsabilité
12:49gouvernementale
12:49de M. Mélenchon.
12:50Parce qu'ils sont amis,
12:51ils sont amis depuis très longtemps.
12:52Vous savez que M. Guedl avait préparé
12:53l'ENA, je crois,
12:54dans le bureau de sénateur
12:56de M. Mélenchon.
12:58Depuis la rupture
12:58et consommer.
12:59Oui, on verra, voilà.
13:00Mais que M. Guedl ne s'engage
13:01pas seulement à part
13:02d'une alliance avec LFI
13:03à ne pas venir au secours
13:04de M. Mélenchon
13:05pour faire oublier
13:06un certain nombre
13:07de déclarations scandaleuses
13:09sur lesquelles, d'ailleurs,
13:09M. Guedl a été courageux.
13:10Mais avec les socialistes,
13:11je crains toujours le pire.
13:13C'est courageux
13:17d'obtenir un poste de ministre.
13:18Dans les deux cas,
13:19c'est pour leur pomme.
13:19François Hollande serait
13:20un adversaire redoutable
13:21pour Marine Le Pen ?
13:23Il faut prendre avec sérieux.
13:24Il a été pris dans la République.
13:25Il a déjà été élu
13:26par une majorité
13:27de Françaises et de Français.
13:28Son bilan était calamiteux.
13:30Je rappelle que M. Hollande,
13:32c'est quand même quelqu'un
13:33qui prétend pouvoir discuter
13:36avec virilité
13:37contre M. Poutine
13:38et qui s'y fait humilié
13:39par Léonarda.
13:40Très bien.
13:41Ça, c'est une punchline pour lui.
13:43Est-ce que vous aussi,
13:44dont vous avez été à nouveau
13:46insulté récemment
13:47par des individus
13:48après avoir été comparé
13:49à un rat ?
13:50À nouveau,
13:50des menaces de mort
13:51sur les réseaux sociaux.
13:52On a des centaines
13:53à vouloir ta peau.
13:53On ne te loupera pas.
13:54Tes paroles resteront
13:55pas impunies.
13:56Vous allez porter plainte ?
13:57Oui, bien sûr.
13:58Je porte systématiquement plainte.
14:00Je vous remercie
14:01de noter ces menaces
14:02puisque j'en suis
14:03à plus de 600 plaintes
14:05en quatre ans
14:06pour menaces de mort,
14:07menaces de viol,
14:08menaces de me péter la gueule.
14:09Bon, voilà.
14:09Ça, c'est le combat politique
14:11malheureusement
14:12dans ses pires travers.
14:12Mais c'est à cause
14:13d'adversaires
14:14qui sont indignes
14:15parce qu'en fait,
14:15d'où viennent ces accusations ?
14:16C'est des déformations
14:17de mes propos.
14:19C'est de la mauvaise foi.
14:20C'est me nazifier.
14:21C'est faire croire
14:22que je serais haineux.
14:24Moi, je n'ai aucune haine.
14:25Je n'ai toujours lutté
14:27contre les discriminations.
14:28Et d'ailleurs,
14:29les groupuscules néo-nazis,
14:30eux aussi,
14:30me menacent de mort.
14:31Donc, je suis à la fois menacé,
14:32si vous voulez,
14:33par ce qui peut rester
14:34de groupuscules néo-nazis
14:36et par l'extrême-gauche
14:38qui me salit.
14:39J'attends toujours
14:40les excuses de France Inter
14:41puisque le fait
14:41de me traiter de rat,
14:42c'était sur une chaîne publique
14:44payée par nos impôts.
14:45Donc, si vous voulez
14:46que mes impôts
14:47financent le fait
14:48de me faire insulter,
14:49il y a quelques limites quand même.
14:50Moi, je ne suis pas maso,
14:51contrairement à...
14:52Est-ce que vous vous présentez
14:53des excuses à Vierzon
14:55le 19 septembre
14:56lors d'un discours ?
14:56Vous avez prononcé cette phrase
14:58« Le travail rend libre ».
15:00Vous connaissez parfaitement
15:01la connotation historique
15:03de cette phrase
15:03« That might fry »
15:04qui était sur le portail
15:05de Auschwitz.
15:06C'était une référence
15:07ou pas du tout ?
15:07Mais pas du tout.
15:08Ceux qui ont entendu
15:09le discours, d'ailleurs,
15:09moi, je suis plutôt content
15:10parce que 90% des journalistes
15:13qui ont vu la vidéo
15:13ont dit que c'était n'importe quoi
15:14de m'accuser de ça.
15:1580% des commentaires
15:16sur les réseaux sociaux
15:17disent « Mais c'est n'importe quoi
15:18de l'accuser de ça ».
15:19C'était un discours
15:20sur le fait qu'avec un bon salaire,
15:21si on peut se payer un logement
15:22et grâce aux acquis sociaux
15:24de la résistance,
15:25mot pour mot,
15:27les individus pouvaient
15:27s'émanciper
15:28et acquérir une liberté.
15:30Non, par contre,
15:31moi, je voudrais présenter...
15:32Vous regrettez cette phrase ou pas ?
15:33Je ne vais pas regretter
15:34qu'on m'accuse de n'importe quoi.
15:36Par contre,
15:36s'il y a des personnes
15:38qui ont entendu
15:39cette phrase isolée
15:39parce que la gauche
15:40a coupé deux secondes.
15:41C'est-à-dire que c'est un discours
15:42de 30 minutes,
15:42il coupe deux secondes.
15:43Si, par contre,
15:44il y a des personnes
15:44qui ne connaissent pas
15:46le discours
15:46et qui ont été heurtées
15:48par le fait que cette phrase
15:49soit isolée
15:49parce qu'ils ont une histoire
15:50familiale douloureuse
15:52ou qu'ils sont même victimes
15:53de relents antisémites,
15:54évidemment,
15:55je leur présente mes excuses,
15:56non pas pour ce que j'ai dit
15:57parce que je n'ai rien dit de mal,
15:58mais parce qu'ils ont pu être
15:59heurtés à titre personnel
16:00et moi, je respecte
16:01la souffrance et la douleur
16:03des personnes
16:03et des familles
16:04qui ont été meurtries
16:05malheureusement
16:05par la barbarie nazie.
16:08Mais tout mon combat,
16:09évidemment,
16:09c'est contre cette barbarie
16:11et il ne faut évidemment
16:12pas laisser
16:14aux groupuscules
16:14qui peuvent rester
16:15et qui restent néo-nazis
16:17une valeur
16:18comme l'émancipation
16:19par les acquis sociaux
16:20et le travail.
16:21Donc, Nicolas Sarkozy
16:23avait fait un discours
16:24mot pour mot
16:25disant que le travail
16:26rendait libre
16:27et c'est un sujet de philo
16:28régulier.
16:29La campagne s'annonce
16:30donc violente ?
16:31Oui, ça va être très violente,
16:32très injuste.
16:32Est-ce que vous ne sous-estimez
16:33pas encore une fois
16:34la violence de cette campagne
16:35contre l'ERN,
16:36contre Marine Le Pen ?
16:37Ce qui pourrait l'empêcher
16:38encore une fois
16:38de se présenter au second tour ?
16:39Non, vous savez, moi j'ai été...
16:40Enfin, de se présenter, non,
16:41mais d'être élu au second tour.
16:42Vous savez, moi j'ai été...
16:43Je suis un des rares hommes politiques
16:44qui a été physiquement agressé
16:46au couteau
16:47pour son combat politique.
16:48Donc, je sais très bien
16:49où ça peut aller.
16:49Je ne me victimise pas,
16:50je dis la réalité
16:51telle que ça s'est passé.
16:52D'ailleurs, la justice
16:53n'a jamais dénié
16:54vraiment enquêter
16:54sur ce qui s'est passé.
16:55Bon, bref.
16:56Donc, je sais ce que c'est
16:56la violence.
16:57Au Rassemblement National,
16:58malheureusement,
16:59on a souvent été victime
17:00de violences.
17:02Voilà, je le dénonce,
17:03mais moi je continuerai
17:04à me battre.
17:05Je ne me mettrai pas
17:06à plat ventre
17:06pour des propos
17:07que je n'ai jamais tenus
17:08alors que je suis
17:09dans le combat
17:10totalement inverse.
17:11Et je remercie
17:11tous ceux qui me soutiennent,
17:12y compris d'ailleurs
17:13des adversaires politiques
17:14qui ont eu des mots
17:15sympathiques, courtois
17:16et républicains.
17:17Et un certain nombre,
17:18je le dis aussi,
17:19de journalistes sérieux
17:21qui ont écouté cette vidéo
17:22et qui ne sont pas tombés
17:24dans la diffamation
17:25et la salissure.
17:26Et je voudrais les saluer
17:27parce que quand même,
17:27on est des êtres humains
17:28avant tout.
17:29Et quand on évite
17:30qu'un homme ou une femme
17:31soit sali,
17:32c'est plutôt,
17:32voilà, il faut le saluer.
17:33Donc je remercie
17:34ceux qui ont fait leur travail.
17:35Et je ne remercie pas
17:36par contre les quelques hommes
17:37politiques qui pensent
17:37faire quelques voix
17:39en m'insultant moi
17:40ou un autre d'ailleurs.
17:40Moi, je n'ai jamais
17:41insulté personne comme ça.
17:42Concernant Emmanuel Macron
17:43qui hier à l'ONU
17:45a estimé,
17:46s'en est pris à Israël,
17:47estimant que les agissements
17:49israéliens en Cisjordanie
17:50étaient infondés,
17:52notamment parce que
17:53le Hamas n'est pas actif
17:54sur ce territoire
17:54au siège de l'autorité
17:55palestinienne.
17:57Israël dénonce
17:58l'absurdité grotesque
17:59de ces propos.
17:59Que dites-vous ?
18:00C'est faux.
18:01C'est faux puisque le Hamas
18:02malheureusement sévit,
18:04lui ou des individus
18:05liés au Hamas
18:05sur ces territoires
18:06avec des victimes innocentes.
18:09Emmanuel Macron
18:10malheureusement
18:11a perdu la capacité
18:11historique de la France
18:12à s'adresser
18:14en tant que nation libre,
18:16équitable
18:17et à pouvoir parler
18:18de la paix.
18:19Tout en respectant
18:19les nations,
18:20en particulier
18:20la démocratie israélienne.
18:22Donc il ne s'agit pas
18:22de ne pas faire de critiques
18:24amicales,
18:25de ne pas faire de critiques
18:26dans le respect.
18:26On a le droit de se dire
18:27des choses entre nations
18:28amies,
18:29entre la France et Israël,
18:30mais il faut garder
18:32un esprit de justice
18:33et ne pas,
18:35on en revient
18:36au respect qu'on doit
18:37aux victimes
18:38et aux familles innocentes
18:39qui subissent
18:41la barbarie du Hamas.
18:42Et il refuse,
18:43Emmanuel Macron,
18:44a priori,
18:44d'assister à aucune
18:45des messes célébrées
18:45par le pape Léon XIV.
18:47Sans doute faute
18:48d'audience personnelle,
18:49comment est-ce que
18:50vous prenez cela ?
18:51Écoutez,
18:51si c'est vrai
18:51que c'est faute
18:52d'audience personnelle,
18:53je trouve que c'est
18:53un caprice indigne
18:55des valeurs françaises.
18:56Ah non,
18:57alors on dit
18:57que c'est au nom
18:57de la laïcité,
18:58évidemment.
18:58Ah ben pardon,
18:59mais là je ne vois pas
19:00le rapport
19:01parce que c'est un chef d'État
19:02et puis on peut assister
19:02à des messes,
19:03ça m'arrive régulièrement,
19:04et se faisait
19:05le général de Gaulle
19:07sans communier,
19:07par exemple.
19:07Donc le général de Gaulle
19:08assistait à des messes,
19:09il ne communiait pas,
19:10je crois que c'est
19:10la norme
19:11dans la République française,
19:13la France reste
19:14la fille aînée de l'Église,
19:16de culture chrétienne,
19:18judéo-chrétienne.
19:18Vous irez,
19:19Marine Le Pen se rendre
19:19à la semaine ?
19:19J'ai cherché à m'inscrire,
19:20mais il n'y avait plus de place
19:21si vous voulez tous avoir,
19:22mais il y aura beaucoup
19:23de députés
19:24du Rassemblement National,
19:25il y aura sans doute
19:26Marine Le Pen
19:26et Jordan Bordela,
19:27et si j'avais pu y assister,
19:28j'aurais été avec intérêt
19:30et plaisir,
19:30parce que par ailleurs
19:31le pape est non seulement
19:33évidemment une personne
19:33pour la paix,
19:34une personnalité pour la paix,
19:35mais qui a des discours
19:36très intéressants,
19:37notamment sur les nouvelles technologies
19:38et ça mérite d'être entendu.
19:39Merci beaucoup Jean-Philippe Anguy
19:41d'être revenu ce matin
19:42dans la matinale
19:42sur CNews d'Europe.
19:43Bonne journée à vous.