00:01Charline, vous continuez de sillonner la France. Avec vous, on s'attarde toute la semaine dans
00:06une ville, donc chaque semaine dans une ville avec ses habitants. Et ce matin, nous sommes
00:09à Mel. Mel ? Mel qui se trouve ? Je ne sais pas. J'ai quatre minutes trente devant moi,
00:15j'ai tout mon temps. C'est à côté de Nyor. D'accord. Ok, ça ne vous êtes pas du
00:22tout. Les
00:23Deux Sèvres. Les Deux Sèvres, ok. Autour de Nyor, on est en zone rurale, j'ai dû me rendre à
00:29Mel
00:29en voiture. Je peux vous dire que le ministre des Transports, il a de la chance. Il a de la
00:34chance que je ne connaisse pas son nom. Quand j'ai dit au service compta de Radio France
00:39que j'allais devoir y aller en voiture, ils m'ont dit « Oh là là, une voiture, mais avec
00:43de l'essence dedans ! » Donc je vous l'annonce, Mel, c'est la dernière étape. Les chroniques
00:47s'arrêtent là, il n'y a plus de budget. Mon émission va s'appeler « C'est loin, donc
00:51je ne viens pas ». J'ai trouvé une hybride, heureusement, et mon preneur de son, Jérémy
00:56tuile, il a tout de suite entendu au silence de l'habitacle qu'on roulait à l'électrique.
01:03Voilà, nous roulons dans Nyor. Est-ce que quelqu'un n'est jamais venu à Nyor ? Oh, pardon, excusez
01:08-moi.
01:09C'est parce que c'est une automatique. J'avais oublié que le frein de l'auto… Ça n'arrivera
01:14plus. J'avais oublié que le frein de l'auto… Qu'est-ce qu'il se passe ? J'ai
01:17calé
01:17du coup ? Ah oui, j'ai calé, dis donc. Personne n'a été blessé. Alors coup de bol, on
01:23était
01:23devant un routier le long de la départementale, au bon accueil, donc je me suis arrêtée.
01:28Non, on a tous entendu, t'as bien calé. Sonia, elle m'embête déjà, on est lundi.
01:32C'est ça, on est lundi. Alors, il n'y avait pas grand monde au routier, parce que les travailleurs
01:38ne se déplacent plus le midi. Alors, il n'y a vraiment plus que le pape qui arrive à circuler
01:42autant, vraiment. Moi, ça me fait penser que dans le coin, personne, personne ne m'a parlé
01:46du pape. Le pape qui arrive pile à Metz. Mais c'est pas dans leurs préoccupations. Il y a vraiment
01:51que sur les radios et les télés que c'était un sujet tout le week-end. Pour ces news,
01:55c'était bien. Ça leur a permis de parler des prières de rue, mais cette fois, pour
01:58en dire du bien. Pour France 2 aussi, c'était un sujet. Au routier, le client que j'ai
02:03croisé, il s'est plaint du prix de l'essence. Pourtant, le gouvernement a promis des mesures
02:07exceptionnelles. Ah, vous y croyez, vous ? Ils ont dit exceptionnelles, quoi. Comme dit
02:12mon copain, ils vont nous donner des crottes de bique encore. Ça va être des crottes
02:16de bique exceptionnelles. Vous vous rendez compte ? Les gens disent que les mesures du gouvernement,
02:25c'est de la crotte. Jamais, jamais vous ne m'avez entendu dire ça dans une chronique.
02:30Moi, si je dis ça, je me fais engueuler. Oui, c'est un scandale. Comment c'est possible
02:33de dénigrer autant les crottes ? Sur le service public en plus ? Nya, nya, nya. Bref, arrivée
02:39à Metz, j'ai donné rendez-vous aux habitants au café du boulevard dont Jérôme est le co-gérant
02:42qui accueille autant les agriculteurs que les banquiers. Ou Ségolène Royal qui, effectivement,
02:46en son temps, a fréquenté ce lieu pour prendre un petit café de temps en temps.
02:50C'est vrai, parce que c'était son fief, Mel. Oui, effectivement, jusqu'en 2007,
02:56elle nous a honorés parfois de sa présence. Voilà. Au débat de la première PS aussi,
03:00elle fait l'honneur de sa présence. Moi, je crois qu'elle n'y participe pas pour finir
03:03à l'Elysée, mais juste pour humilier les autres candidats. Alors que c'est des socialistes,
03:08ils font déjà tout ça très bien tout seuls. Ségolène Royal a été parachutée
03:12à Mel il y a 30 ans pour les législatives. Quand on voit sa carrière politique,
03:15on se demande parfois si le parachute n'a pas oublié de s'ouvrir. Mais vous vous rendez compte,
03:19j'ai marché sur les traces de Ségolène Royal. Heureusement, je me suis arrêtée à un moment,
03:23sinon je finissais au Pôle Nord. Alors, elle a habité à Mel au milieu de ces magnifiques
03:28églises romanes qui sont les sites attractifs de la ville que j'ai visitées en compagnie
03:32de l'autre figure locale qui a fait toute sa scolarité à Mel, la dessinatrice Catherine Meurisse.
03:37Au détour d'une rue, on a croisé un groupe qui faisait du tourisme régional.
03:41Bonjour François Terre. On m'accueille ? Vous avez été placé là exprès ?
03:48Eh ben non. Comme on est tombé dans un nid d'auditrice, vraiment, j'ai profité pour faire un petit
03:54sondage.
03:55Qu'est-ce que vous pensez de Sonia de Villers et d'Afrique Burki ?
03:57Non, alors là, vous nous demandez beaucoup. C'est pas terrible. Les interviews sont pas très travaillées.
04:05Je trouve qu'elle a beaucoup de recul quand elle... Non, non, mais je veux dire n'importe quoi.
04:12Non, non, non. Ça, je sentais bien que cette dame était en train de dire, mais vraiment, n'importe quoi.
04:16C'est pas fini.
04:16Et Daphné Burki ? Vous avez bien Daphné Burki, les nouvelles têtes ?
04:19Il faut absolument que je vous le présente.
04:21Vous voyez les filles, vous êtes des stars. Vous êtes des stars à mêles, mais stars quand même.
04:27Quel chameau, mais quel absolu chameau.
04:30Et je suis payée pour ça en plus.
04:32Oui, c'est ça. Voilà. Donc, Daphné, je me venge, puisqu'on m'a testé sur mes connaissances en géographie.
04:38Je vous teste sur vos connaissances en histoire.
04:41En quelle année a eu lieu la profanation des tombeaux à la Basilique Saint-Denis ?
04:51En 1945.
04:53Voilà, c'est ça. 1793 et ça va devenir un spectacle.
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