00:00Eh bien moi j'ai été frappé de voir cette jeunesse, cette joie, cette ferveur.
00:05Il y avait un grand décalage d'ambiance entre Lourdes et le Stade de France.
00:10Lourdes, il y avait quelque chose de plus intérieur, peut-être de plus profond aussi,
00:16dans le sens où il y avait beaucoup de malades qui étaient là et il s'est beaucoup adressé à
00:20eux.
00:23Alors j'ai eu la chance de le croiser, j'étais tellement ému que je n'ai pas réussi à
00:27le dire de mots.
00:29Mais c'était vraiment un moment extraordinaire.
00:33Moment extraordinaire. On a beaucoup parlé de ce que le pape Léon XIV est venu dire à la France.
00:39À l'heure où voilà, on voit qu'il est en train de s'en aller, qu'est-ce qu
00:43'il est venu dire ?
00:43Qu'est-ce qu'il est venu dire selon vous, aux catholiques de France, Grégory Turpin ?
00:48Eh bien, c'est vrai qu'on se dit toujours qu'il parle à un pays parce qu'on a
00:52cette vision toujours politique des choses.
00:54Mais il vient s'adresser à nous surtout. Il vient vraiment nous bousculer.
01:04Et il y a d'ailleurs un moment qui m'a beaucoup touché et qui est resté assez discret.
01:09Vous savez, il faut dire aux gens que quand on est journaliste, on reçoit les discours 24 heures avant.
01:15Et il y a un discours qu'on n'a pas reçu. C'est celui qui était adressé aux évêques
01:19de France.
01:21Alors, tout le monde se demandait qu'est-ce qui allait se passer.
01:23Et en fait, quand on lit ce discours, il est assez touchant parce qu'on sent que le pape voit
01:30ce qui se passe en France.
01:31Il y a beaucoup de conversions. Il y a des jeunes qui ont une quête de sens.
01:34Et en même temps, il rappelle à nos évêques, mais aussi à nous-mêmes, et je le prends aussi pour
01:39moi,
01:40qu'on doit être missionnaire, qu'on doit prendre notre place dans la société,
01:43qu'on ne doit plus avoir peur des médias et surtout qu'on doit arrêter les divisions.
01:48Donc, il est à la fois très doux et très agréable quand il parle,
01:53mais en même temps, il est aussi assez exigeant avec nous.
01:56Et ça, je pense qu'on en a besoin.
01:57Et sur la fin de vie, il a eu des mots très forts.
02:00Oui, il a eu des mots très, très forts.
02:02Et ce qui m'a touché, c'est que quand j'étais à ce discours à Lourdes qu'il a
02:06fait sur la fin de vie,
02:07vous vous rappelez, au début, il devait aller à Jeanne-Garnier
02:11pour aller rencontrer des gens qui étaient en fin de vie.
02:15Ça a disparu du programme.
02:17Et du coup, à Lourdes, il s'est adressé aux gens en leur disant
02:21« N'ayez pas peur, sachez que votre vie vaut quelque chose, a de la valeur. »
02:29Quand on sait que les demandes d'euthanasie, pour la plus grande partie,
02:34quand on demande pourquoi les gens veulent être euthanasiés,
02:37la plus grande partie disent « C'est parce que je ne veux pas être un poids. »
02:40Et le pape, la première parole qu'il dit, c'est
02:42« Rappelez-vous que vous n'êtes pas un poids,
02:44mais au contraire, vous êtes la valeur même de notre société. »
02:49Donc, au lieu de partir de la mort, il parle de la vie.
02:52Et c'est ça qui a été très, très fort et qui a bouleversé vraiment tout le monde.
02:55Sous-titrage Société Radio-Canada