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Le président du Rassemblement national était l’invité de CNews ce lundi 28 septembre pour s’expliquer après les accusations de Mediapart.
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00:00Jordan Bardella, bonsoir.
00:01Bonsoir.
00:02Merci d'être avec nous, vous êtes le président du Rassemblement National.
00:05Et nous savions, chacun savait, que la campagne électorale sera particulièrement dure de chaque côté de l'échiquier présidentiel d
00:13'ailleurs.
00:13Mais cette campagne, elle a commencé peut-être plus tôt que d'autres campagnes électorales.
00:18Et aujourd'hui, le Mediapart, qui est un site d'information en ligne, comme chacun sait, vous attribue des écrits
00:26antisémites que vous auriez écrits en 2013, lorsque vous étiez encore mineur et lorsque vous étiez sans doute un jeune
00:34militant du Front National.
00:36Alors, je ne vais pas égrener tous les écrits qui vous sont attribués.
00:43Je pourrais en citer quelques-uns.
00:45Toutes les banques sont détenues par des Juifs.
00:48Le Juif doit dominer les autres peuples, les écraser et les voler.
00:52Un sioniste est forcément juif et en profondeur.
00:55En France, deux belles exemples sont BHL, Bernard-Henri Lévy ou Jacques Attali.
01:00Et c'est ce qu'ils veulent, un nouvel ordre mondial, dominé par Israël, avec bien sûr Jérusalem comme capitale.
01:06Et ces écrits sont d'ailleurs rapportés avec des fautes d'orthographe telles qu'ils ont été écrits.
01:13Et un autre écrit, toujours de septembre 2013, à l'époque vous aviez 18 ans, et le jeune militant dit
01:24Mediapart déplore que les ministères les plus importants du gouvernement Jean-Marc Ayrault reviennent à des personnes pour qu'Israël
01:30et l'intérêt bancaire priment sur les intérêts français.
01:33Je précise qu'il n'y a aucune preuve qui est apportée, qu'il n'y a aucun document qui
01:38est authentifié, qu'il y a une série également de témoignages de jeunes gens avec qui vous auriez travaillé ou
01:44avec qui vous avez travaillé,
01:45qui étaient des militants à l'époque du Front National.
01:47Et que c'est le journaliste qui affirme que ces écrits sont de vous, sans apporter de preuves, soit sur
01:56une boucle WhatsApp, je ne suis pas sûr d'ailleurs que les boucles WhatsApp existaient en 2013,
02:01mais disons des emails authentifiés, certifiés.
02:04Vous avez démenti il y a quelques minutes.
02:08Jordan Bardella.
02:10D'abord, merci de m'accueillir et de me laisser la possibilité de m'exprimer.
02:17Ces propos sont parfaitement délirants.
02:21Ils ne sont pas les miens, pas plus qu'ils ne sont ceux du jeune adolescent de 17 ans que
02:26j'étais à l'époque,
02:27qui était adhérent du Front National à l'époque, mais qui n'en était pas un militant, contrairement à ce
02:33qui est écrit par Mediapart,
02:35et donc qui n'avaient pas de contact avec des personnes qui militaient au sein du parti à l'époque.
02:41Je les conteste.
02:43J'ai évidemment missionné mon avocat qui a déposé une plainte en diffamation.
02:50Je pense qu'on est face à quelque chose d'extrêmement organisé,
02:54qui certainement a été organisé sur de nombreux mois et qui devait sortir dans l'hypothèse où j'étais candidat
03:00à l'élection présidentielle.
03:02Ça ressemble à une opération de barbouzerie.
03:07Soit Mediapart en est à l'origine, et vous avez raison de rappeler que cela ne s'appuie sur rien
03:14au moment où on se parle,
03:15et à ce moment-là c'est extrêmement grave.
03:20Soit Mediapart se fait enfumer par des gens qui ont un intérêt à cette opération de déstabilisation,
03:26et c'est encore plus grave.
03:30Depuis que j'ai commencé mon engagement politique il y a très longtemps,
03:35je pense, en tout cas j'ai toujours essayé d'être parfaitement exemplaire.
03:39Et s'il y a bien un sujet sur lequel vous ne trouverez pas d'ambiguïté de ma part,
03:45c'est sur le sujet de la lutte contre l'antisémitisme.
03:48Je me permets de rappeler que j'ai été reçu en mars 2025 par le gouvernement israélien à Jérusalem,
03:55que j'ai été l'intervenant de la Conférence internationale de la lutte contre l'antisémitisme,
04:00et que ces propos orduriers relèvent du délire.
04:09Voilà, donc j'ai demandé évidemment à mon avocat d'intervenir,
04:14et j'espère que nous en serons plus,
04:17parce qu'il y a manifestement une tentative de déstabiliser la campagne,
04:20comme par hasard à quelques mois d'une élection où nous sommes donnés en tête.
04:24Et encore une fois, je pense que les Français ne sont pas dupes de cela,
04:27tout sera fait pour nous atteindre, et tout sera fait pour déstabiliser la campagne.
04:30Pour qu'on comprenne comment ont travaillé les journalistes de Mediapart,
04:35je crois que c'est vendredi dernier, ils vous ont envoyé une série de questions.
04:40Absolument.
04:40Je crois que vous avez répondu via votre avocat.
04:44Votre avocat a sans doute demandé que les éléments soient authentifiés,
04:49ce qui vous accusait à travers les écrits que j'ai cités tout à l'heure.
04:54Or, Mediapart ne vous a pas produit l'authentification,
04:58je le précise parce que c'est quand même extrêmement important,
05:00dans ce papier qui a été diffusé en fin d'après-midi,
05:03il n'y a aucune trace d'authentification des écrits qui vous sont attribués.
05:09Non mais non seulement il n'y en a aucune,
05:12mais lorsque les journalistes de Mediapart,
05:15qui est un média, je le rappelle, d'extrême-gauche,
05:17dont le propriétaire, M. Plenel, s'était réjoui il y a quelques années
05:22de l'attentat islamiste qui avait été organisé
05:25contre les athlètes israéliens aux Jeux Olympiques de Munich,
05:27qu'on avait appelé Septembre Noir.
05:28Donc je n'oublie pas qui sont les gens de Mediapart,
05:30qui sont des militants politiques,
05:32et qui sont engagés pour déstabiliser cette campagne
05:35et pour tenter de m'abattre politiquement.
05:37Donc non seulement j'ai demandé des éléments supplémentaires
05:41à Mediapart qui n'a pas souhaité les donner,
05:42mais vous savez très bien comment ça se passe,
05:44et je vous l'annonce d'ores et déjà,
05:45ce que fait Mediapart, c'est un feuilleton.
05:47Donc ils ont tiré la première cartouche,
05:49la deuxième cartouche arrivera demain,
05:52et si Mediapart produit des documents
05:55dans la mesure où je suis certain de ne pas avoir tenu ses propos,
05:57ni même de les avoir pensées d'ailleurs.
06:00Et je pense qu'il n'y a pas un Français,
06:01vous voyez, il n'y a pas un Français,
06:04parce que maintenant les gens me connaissent depuis très longtemps,
06:06qui peut douter de ma probité, de mon honnêteté sur ce sujet,
06:10et bien ces documents,
06:11s'ils devaient être publiés par Mediapart,
06:13je n'en sais rien,
06:14dans tous les cas seront poursuivis pour faux,
06:17et j'entends bien utiliser la justice
06:20pour me protéger,
06:21pour protéger mon honneur,
06:23et pour démontrer ma totale probité sur cette affaire.
06:25Donc encore une fois, je n'ai jamais tenu de tels propos,
06:28je n'ai jamais écrit de tels propos.
06:32Pourquoi une opération de ce type sort maintenant ?
06:34Je pense avoir ma petite idée,
06:36mais en tout cas c'est une opération de manipulation d'envergure,
06:39et je suis convaincu que les Français,
06:41et notamment nos compatriotes de confession juive,
06:44ne sont pas dupes de cela non plus.
06:45Vous semblez avoir votre petite idée.
06:49Qu'est-ce qu'il faut comprendre par là ?
06:52Je ne sais pas que j'ai une idée,
06:53mais encore une fois,
06:55soit Mediapart est à la tête de cette opération,
07:00soit Mediapart se fait lui-même manipuler
07:03par des gens qui ont intérêt.
07:05Mais par qui ?
07:05Je n'en sais rien,
07:07on est à six mois d'une élection.
07:08Vous parlez de petites idées ?
07:10Je laisserai la justice le déterminer,
07:14mais mon intime conviction,
07:15c'est que cette opération est extrêmement professionnelle.
07:20Il y a eu une attaque l'autre jour contre vous dans Libération ?
07:24Non mais tout le temps.
07:25C'est ma vie privée, c'est ma vie personnelle.
07:28Et je vais vous dire,
07:30ce que je fais depuis 15 ans,
07:32depuis 10 ans en première ligne,
07:35m'a amené, de par mon exposition,
07:37à être laserisé matin, midi et soir.
07:39J'ai eu sur le dos un complément d'enquête de France Télévisions
07:42qui a coûté des dizaines de milliers d'euros
07:44aux contribuables français,
07:45à tel point qu'au plein milieu de la réalisation du reportage,
07:49M. Cardo, qui était à l'époque dans les équipes
07:51et qui a dévoilé cette information,
07:54l'équipe de complément d'enquête s'est dit
07:55on arrête de chercher, il est trop liste,
07:56on ne trouvera rien.
07:58Ils n'ont rien trouvé.
07:59J'ai eu sur le dos des enquêtes journalistiques,
08:01des journalistes ont fouillé dans mon passé,
08:04ils sont allés dans l'endroit où j'ai grandi,
08:06ils ont interrogé mes amis d'enfance,
08:08ils ont interrogé les gens
08:09avec qui j'ai commencé à faire de la politique.
08:11On n'a jamais rien trouvé me concernant.
08:13Donc, on ne trouvera rien me concernant.
08:15Et je vais vous dire,
08:16je ne suis pas dupe de ces opérations,
08:18de cela.
08:18Et je pense que nos compatriotes de confession juive,
08:21encore une fois,
08:21ne sont pas non plus dupes de cela.
08:23Et ce qui menace aujourd'hui
08:24les Français de confession juive en France,
08:26ce n'est pas le Rassemblement national,
08:28ce n'est pas Jordan Bardella
08:29et ce n'est pas Marine Le Pen non plus.
08:31Donc, on est à quelques mois d'élection
08:33que nous pouvons gagner.
08:34Et je pense que dans cette campagne,
08:36tous les coups seront permis,
08:37même les plus déloyaux
08:38et même ceux qui seront portés sous la ceinture.
08:40Et je ne me laisserai pas faire
08:41parce qu'en réalité,
08:42en m'attaquant,
08:43ce sont des millions de Français
08:45qui attendent aujourd'hui
08:46un changement démocratique dans notre pays,
08:47qui sont attaqués
08:48par cette opération de déstabilisation.
08:50Je faisais un parallèle
08:51avec le papier de Libération,
08:53il y a quelques jours,
08:55qui apportait des informations
08:57sur votre vie privée,
08:59sur les vacances que vous aviez passées.
09:00Et je fais le parallèle avec ce papier.
09:03Et je rebondis sur ce que vous dites
09:05que des gens pourraient vous vouloir du mal.
09:08Et il y a une question qui est légitime
09:11que parfois certains imaginent,
09:13c'est qu'en interne,
09:15il y ait, pourquoi pas,
09:16des gens au Rassemblement national,
09:18parce que vous êtes sur une ligne différente,
09:21parfois, de Marine Le Pen,
09:23qui ait voulu vous nuire.
09:25Est-ce que vous écartez cette possibilité ?
09:27Je vais vous dire, je ne crois pas tout cela,
09:30et je demande aux Français
09:32de ne pas croire
09:35les petits papiers qui circulent dans la presse
09:37et qui cherchent à expliquer
09:38qu'il y aurait, entre Marine et moi,
09:41des tensions ou des problèmes numéros.
09:43Nous sommes extrêmement liés avec Marine,
09:46intimement, personnellement.
09:47Nous sommes des amis dans la vie,
09:48au-delà d'être des compagnons de route politique.
09:51Et face à ce qui apparaît comme des informations
09:54qui sont, honnêtement, des calomnies.
09:57Parce que, quand on explique
09:59que je vis comme un jet-setter,
10:01que je fréquenterais les meilleurs récents,
10:03tout ça est du délire absolu.
10:05Et je pense que ce qui résume
10:07les attaques de libération sur ma personne,
10:09je ne suis jamais attaqué
10:09sur les idées que je défends.
10:11C'est-à-dire que libération,
10:11à chaque fois que nous sommes démarchés
10:13par la presse d'extrême-gauche,
10:14c'est à chaque fois
10:15pour d'hypothétiques tensions internes,
10:17c'est à chaque fois
10:18pour des renseignements sur ma vie privée,
10:20ça n'est que ça.
10:21Écoutons Marine Le Pen.
10:23Puisque Marine Le Pen a pris la parole
10:25cet après-midi.
10:26Écoutons ce qu'elle a dit.
10:28Non, non, non.
10:29Non, non, non, non, non, non.
10:30Vous ne ferez croire ça à personne,
10:32chère madame.
10:32Les faits sont là ?
10:33Non, vous ne ferez croire ça à personne.
10:37À personne.
10:38Pas une personne normalement constituée
10:40ne peut croire à cette dinguerie.
10:43Les messages ont été authentifiés.
10:45Oui, oui, bien sûr.
10:46Est-ce que vous allez en dire que ça ?
10:47Oui, bien sûr.
10:47Vous allez en dire que ça ?
10:49Sûrement.
10:51Sûrement.
10:53Je ne sais même pas de quoi vous parlez.
10:55Mais ça me paraît tellement dingue
10:56que oui, ça ne peut être évidemment
10:58qu'un faux, qu'une manip,
10:59qu'une barbouzerie
11:00dont Mediapart a l'habitude.
11:02Écoutez, allez voir Mélenchon,
11:03je crois qu'il vient d'arriver.
11:05Allez voir votre copain Mélenchon.
11:07Allez voir votre copain Mélenchon.
11:09Il est arrivé, je crois.
11:10Ce qui est important de dire,
11:11c'est que les messages
11:12n'ont pas été authentifiés,
11:13mais en revanche,
11:14Mediapart dit que les messages
11:15ont été authentifiés.
11:16Oui, mais je vais vous dire,
11:18j'ai regardé attentivement
11:21l'article qui est un torchon
11:22qui a été publié contre ma personne.
11:24Il y a des incohérences de dates majeures.
11:26C'est-à-dire qu'ils expliquent
11:27qu'entre 2012 et 2013,
11:29je militais physiquement pour le parti.
11:31C'est faux.
11:31J'ai pris ma carte à l'âge de 16 ans
11:33et pendant deux ans,
11:34je n'ai eu aucun contact
11:35avec les militants du parti.
11:37Donc, il y a même des erreurs factuelles
11:40dans les dates qui sont appréciées
11:42et écrites et rédigées
11:43par les journalistes de Mediapart
11:45qui sont,
11:45comme beaucoup de journalistes de gauche,
11:48aveuglés par la haine
11:49qu'ils portent
11:50envers le Rassemblement National.
11:51Donc, je demande aux Français
11:53d'être extrêmement prudents
11:56face à toutes ces opérations
11:57de déstabilisation
11:58et de bien comprendre
12:00que lorsque nous sommes, nous,
12:01désignés comme des adversaires politiques
12:02par Mediapart
12:03et par la presse d'extrême-gauche,
12:05en réalité,
12:05c'est des millions de Français
12:06qu'on aimerait empêcher
12:07de pouvoir s'exprimer démocratiquement
12:09dans l'ésion.
12:10Donc, encore une fois,
12:11je ne laisserai pas
12:12la campagne présidentielle
12:13dans une année
12:13où nous pouvons l'emporter
12:14être déstabilisés
12:15et nous utiliserons naturellement
12:17le levier de la justice
12:18pour défendre notre honneur.
12:20Et encore une fois,
12:21je laisse aux Français
12:22le soin d'apprécier
12:24la décennie
12:25de positionnements politiques
12:27qui ont été les miens
12:28et de croire
12:28en ma sincérité,
12:30en mon patriotisme,
12:31en mon amour de la patrie
12:33et de tous les Français,
12:34quels qu'ils soient.
12:34Vous rappeliez
12:35le positionnement
12:37de Mediapart
12:39qui est effectivement
12:41cible ses flèches
12:42sur les personnalités
12:44de droite
12:44depuis de nombreuses années.
12:46Et on peut rappeler
12:46effectivement
12:47qu'en 1972,
12:49Edouard Plenel
12:49était entré dans le journalisme
12:50sous le pseudonyme
12:51de Joseph Krasny,
12:53ce qui veut dire rouge
12:54en russe,
12:54en faisant l'éloge
12:55de Septembre Noir
12:56quelques jours après
12:56que cette organisation
12:57a exécuté
12:5811 athlètes israéliens
13:00pendant les Jeux Olympiques
13:01de Munich.
13:01et il avait écrit ceci
13:03« Aucun révolutionnaire
13:04ne peut se désolidariser
13:06de Septembre Noir.
13:07Nous devons défendre
13:09inconditionnellement
13:09face à la répression
13:10les militants
13:11de cette organisation »
13:13avait-il écrit dans rouge
13:14qui était l'hebdomadaire
13:15de la Ligue communiste
13:17révolutionnaire.
13:18Alors,
13:18dans cette enquête,
13:19il y a effectivement
13:20des documents.
13:21Vous dites
13:21qu'il y aura un feuilleton.
13:23Est-ce que demain...
13:23On n'a pas vu pour l'instant.
13:24Exactement.
13:25Il y a des documents.
13:26Il y a également
13:27des propos
13:27qui vous sont attribués
13:29et qui sont rapportés
13:30par des personnes
13:32avec qui vous auriez travaillé.
13:34Et puis,
13:34il y a une proximité
13:35qui vous est reprochée
13:36avec Alain Soral.
13:38Est-ce que vous avez été
13:40à un moment ou à un autre
13:41proche d'Alain Soral
13:42qui est effectivement
13:44un homme d'extrême droite,
13:46souvent condamné
13:46d'ailleurs par la justice française,
13:49théoricien de l'extrême droite
13:50et dans ce papier,
13:51c'est ce qui vous est reproché ?
13:53Est-ce que vous vous rendez compte
13:54que j'ai été élu
13:57pour la première fois
13:58sous les couleurs
13:59du Front National ?
14:00J'avais 19 ans.
14:02J'ai été élu député européen
14:04à l'âge de 23 ans.
14:06Président du Rassemblement National
14:07à l'âge de 26 ans.
14:09J'étais candidat
14:10pour être chef du gouvernement.
14:13J'étais envisagé
14:14comme potentiel candidat
14:16à l'élection présidentielle
14:17si Marine ne pouvait pas
14:17se présenter.
14:19J'ai eu des dizaines
14:21et des dizaines
14:21d'enquêtes journalistiques.
14:22On n'a jamais rien trouvé
14:23à me reprocher.
14:24Et c'est sans doute ça
14:25qui perturbe les journalistes
14:26de Mediapart.
14:26Est-ce que vous ne pensez pas
14:27que s'il y avait des proximités,
14:30des amitiés,
14:31des rencontres
14:31avec des personnes sulfureuses,
14:33ce serait sorti dans la presse ?
14:34Qu'il y aurait eu, je ne sais pas,
14:35des photos,
14:37des vidéos,
14:38des enregistrements,
14:39des positionnements de ma part ?
14:41Qu'est-ce qu'on a à me reprocher
14:42depuis le jour
14:43où j'ai enfilé une écharpe
14:44de la République française
14:45pour être élu ?
14:46On n'a rien à me reprocher.
14:47Donc, nous ne laisserons pas
14:49cette élection présidentielle
14:50être volée.
14:52Et nous allons faire campagne,
14:54nous allons faire bloc,
14:55et je demande aux Français
14:56d'être extrêmement solides,
14:58psychologiquement aussi,
14:59parce que la campagne
15:00va être extrêmement violente,
15:02et que parce que nous sommes
15:03en première ligne,
15:04et que parce que nous nous approchons
15:05du sommet,
15:07sans doute,
15:07il y a un peu moins d'oxygène.
15:08Bon, ce reproche à Alain Soral,
15:10je précise que le public
15:11ne connaît pas forcément
15:12Alain Soral,
15:13mais comme ce nom est cité
15:15par Mediapart,
15:16il a effondé en 2007
15:17le mouvement
15:17et le cite
15:17« Égalité et réconciliation
15:19autour d'un discours
15:20mêlant nationalisme
15:21et position antistémite
15:22avec pour slogan
15:24« Gauche du travail,
15:24droite des valeurs ».
15:26Et qui sont des gens
15:27qui passent leur temps
15:27à attaquer
15:28le Rassemblement national,
15:29à m'attaquer
15:30et attaquer Marine Le Pen.
15:31Et il a été condamné
15:32en 2018,
15:33en 2019
15:34et en 2019
15:35et au moins à deux reprises
15:37et je le répète,
15:38Mediapart,
15:39imagine une proximité
15:41que vous démentez aujourd'hui
15:45et qui n'a pas eu lieu,
15:46qui n'a jamais existé.
15:48Qui n'a jamais existé
15:49et encore une fois,
15:51tout ça est délirant.
15:52C'est-à-dire que moi,
15:54je demande aux Français
15:56d'ouvrir les yeux
15:57sur ce qui est en train
15:57de se passer.
15:58Là, on ne joue plus
15:59parce que cette année,
16:00on peut gagner
16:00et donc ça va être
16:03redoutablement difficile
16:03et tous les coups
16:04seront utilisés contre nous.
16:05Même les coups
16:06les plus malhonnêtes,
16:07même les coups
16:08les plus déloyaux.
16:09Donc, je tiendrai bon,
16:11nous allons tenir bon
16:13et plus nous serons attaqués
16:15de façon déloyale,
16:16plus ma détermination
16:17va emmener notre camp
16:18à la victoire,
16:19grandir à chaque jour.
16:21Vous savez,
16:21on n'arrive pas
16:22à ce niveau-là
16:22en politique
16:23si on n'a pas
16:24les épaules solides
16:25et si on n'a pas
16:26la France
16:27qui coule dans ses veines.
16:30Ce pourquoi
16:30nous nous battons
16:32dépasse tous les articles
16:33de Mediapart,
16:34toutes les critiques,
16:35toutes les attaques
16:35sur notre vie privée.
16:36Donc, c'est redoutablement
16:38difficile,
16:39mais nous allons nous battre.
16:41Si nous devons prouver
16:42notre innocence en justice,
16:43nous le ferons.
16:45Et je suis convaincu
16:46qu'à la fin,
16:47nous gagnerons.
16:48Bon, c'est une séquence
16:49particulière, effectivement,
16:50qui va durer jusqu'au printemps.
16:51Certains appellent ça
16:52les boules puantes
16:53de la compagne présidentielle.
16:55Et il y en aura d'autres.
16:56Je tiens à vous le dire
16:57tout de suite.
16:58Bon, elles viennent
16:59aujourd'hui
17:00après une séquence
17:01de trois jours
17:02qui a été très particulière
17:04où la France
17:06a pu voir
17:09beaucoup de familles,
17:10beaucoup d'enfants
17:11qui étaient réunis
17:12à la place de la Concorde.
17:13Vous y étiez également
17:14avec une image
17:16apaisée
17:17de ces gens
17:18qui sont venus
17:19écouter le pape
17:20et qui ont envie
17:23simplement
17:23qu'une certaine idée
17:25de la France,
17:25un certain art de vivre
17:27à la française
17:28perdure à travers,
17:29effectivement,
17:30des valeurs
17:31comme la famille
17:32mais aussi la civilité.
17:34Je crois qu'il y avait
17:34quelqu'un qui disait
17:35ça fait un bien fou
17:36de voir ces images-là.
17:38Et puis des gens,
17:39effectivement,
17:41certains le soulignaient
17:42qui ont une forme
17:43de politesse
17:43ou de délicatesse
17:44de vivre.
17:46Vous étiez présent
17:47à la place de la Concorde.
17:49Comment vous avez vécu
17:49ce moment ?
17:52C'est un moment
17:52hors du commun
17:53et un moment
17:54hors du temps.
17:56Vous savez,
17:57on parle beaucoup
17:58dans le débat politique
18:00de Nouvelle-France
18:02qui est chère
18:02à Jean-Luc Mélenchon.
18:04En fait,
18:05ce qu'on a vu samedi
18:06sur la place de la Concorde
18:07et tout le long
18:08des Champs-Élysées
18:09avec des personnes
18:10qui étaient venues
18:11par centaines de milliers,
18:12c'est la France
18:13de la bienveillance
18:14et la France
18:15de la gentillesse.
18:16Il n'y a pas eu
18:17un seul débordement.
18:19Il n'y a pas eu
18:20une seule violence.
18:21Il n'y a pas eu
18:21une seule injure.
18:22Il n'y a pas eu
18:23une seule dégradation.
18:24Il n'y a pas eu
18:24une seule outrance
18:25contre les forces
18:26de l'ordre.
18:26Il n'y a pas eu
18:27un seul heure
18:28qui s'est déroulé
18:29pendant ces trois jours
18:31et en l'occurrence
18:32ici à Paris,
18:34samedi,
18:34tout au long
18:35de l'après-midi.
18:36Ce qui m'a marqué,
18:37c'est la bienveillance
18:38et la gentillesse,
18:39c'est la grande générosité
18:43de ce moment
18:44où tout le monde
18:45a communié,
18:46que l'on croit
18:47ou que l'on ne croit pas,
18:49pour quelque chose
18:50qui nous dépasse.
18:51Et cette visite,
18:52elle était singulière
18:53dans le sens
18:53où nous sommes
18:54les héritiers
18:56de la plus vieille nation
18:57du monde
18:57et de 2000 ans
18:58d'histoire chrétienne.
19:00Et la transcendance,
19:03la quête de sens
19:04sont aujourd'hui,
19:05je crois,
19:05dans une société
19:06qui a perdu ses valeurs,
19:08qui ne sait plus
19:09d'où elle vient,
19:10qui voit se mêler
19:11sur son sol
19:12un peuple historique
19:13qui oublie trop souvent
19:15son histoire,
19:15des gens qui arrivent
19:16en France
19:16et qui ne savent pas
19:17grand-chose
19:18de l'endroit
19:18dans lequel ils arrivent,
19:19pas plus qu'ils ne savent
19:19d'ailleurs de l'endroit
19:21qu'ils ont quitté.
19:22On a besoin de ce sens,
19:24on a besoin de cette transcendance
19:25et on a besoin
19:26de ce temps long.
19:27Et au fond,
19:28ce qui s'est passé samedi
19:29à la Concorde,
19:30moi j'étais très honoré
19:32et je vis ça
19:33comme un privilège
19:34de pouvoir,
19:35avec la modeste histoire
19:37et le modeste parcours
19:38qui est le mien,
19:39de pouvoir me retrouver
19:39dans les premiers rangs
19:40d'une messe
19:41aux côtés du chef
19:42de l'Église catholique.
19:45Et ça a été une parenthèse
19:48bienvenue
19:48où personne n'a parlé
19:49de politique.
19:50Comme quoi,
19:50on peut encore être unis
19:52et la fraternité
19:54a encore du sens.
19:55Au-delà du message culturel,
19:57est-ce que vous êtes sensible
19:58au message catholique
20:00et au message,
20:02j'allais dire,
20:02à la profession de foi
20:05de Léon XIV ?
20:07Moi, la foi appartient
20:09à l'intime.
20:10J'ai eu l'occasion
20:11d'en parler
20:13dans mes livres.
20:15Je suis un agnostique
20:17qui se pose des questions.
20:19Et quand je regarde
20:20la France,
20:21quand je regarde
20:21le passé de notre pays,
20:23j'ai tendance
20:24à me dire
20:25que ça ne peut pas
20:27venir de nulle part.
20:30Eh bien,
20:30je vous remercie,
20:31Jordan Bardella,
20:32d'avoir été avec nous,
20:34d'avoir démenti
20:37ces accusations
20:38de Mediapart
20:40et puis
20:41d'avoir parlé
20:44de ce qui s'est
20:46pu se passer
20:47ce week-end
20:47qui a frappé
20:49et touché
20:49bon nombre
20:50de Français.
20:52On disait
20:53ce matin,
20:53il y avait une remarque
20:55ou une expression
20:55qui revenait régulièrement,
20:57ça fait un bien fou.
20:59Et d'être replongé,
21:00vous avez vu sans doute
21:01les images de Saint-Denis
21:03également.
21:03Oui, bien sûr.
21:04Là où vous êtes né.
21:04Et le quartier précisément,
21:06ça s'est tenu
21:06dans le quartier
21:07où j'ai grandi.
21:07Voilà,
21:07avec le blocage
21:08qui a bien changé
21:10manifestement
21:10depuis le moment
21:11où vous étiez enfant.
21:12Je le confie.
21:12Sous-titrage Société Radio-Canada