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  • il y a 10 minutes
Le porte-parole du syndicat Police Un1té Île-de-France, Reda Belhaj, estime que les policiers sont en droit d'intervenir dans les manifestations lycéennes pour faire respecter la loi, en réponse aux accusations du maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko. «Quand les gens s'en prennent aux policiers, les policiers ripostent, si cela ne lui plaît pas, c'est pareil»

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Transcription
00:00De toute façon, jusqu'aux élections présidentielles, peut-être même un petit peu après,
00:03selon ce qu'il passe, ce sera toujours de notre fausse.
00:04Ça, c'est sûr, c'était déjà annoncé d'avance et ça fait trois ans que c'est comme ça.
00:08Tout ça pour dire que, déjà, cette personne, ce maire-là, il devrait apprendre une chose,
00:13c'est qu'on n'intervient pas dans des établissements scolaires sans réquisition du proviseur.
00:17On n'a pas le droit.
00:18Sinon, on est sanctionné administrativement et on est sanctionné judiciairement.
00:21Donc, il faut qu'il arrête de vendre du rêve aux jeunes pour son électorat
00:24et qu'il nous laisse un peu tranquille.
00:25Ou quand il s'exprime, il s'exprime dans le cadre de l'État de droit.
00:30Ça, c'est la première chose.
00:31La deuxième chose, c'est que si nous faisons usage de la force, c'est qu'on n'a pas
00:37le choix.
00:37Et en l'occurrence, dans cet établissement scolaire, ce que je vois, moi, depuis deux jours,
00:42c'est des attaques contre les forces de l'ordre.
00:44Ce matin, excusez-nous, excusez-nous, M. Bakayoko, de faire notre travail.
00:49Parce qu'il y a des Français, des gens qui habitent à Saint-Denis,
00:52qui veulent que leur enfant aille dans une école sécurisée.
00:55Et pour travailler dans une école sécurisée, un lycée sécurisé, il faut un portail.
00:59Et en l'occurrence, les jeunes étaient en train de le défoncer.
01:01Et en France, ça s'appelle des dégradations en réunion.
01:04Ce qui est une circonstance aggravante.
01:06Donc, normalement, si pour lui calmer, ce n'est pas interpellé, il a peut-être un peu raison.
01:11Parce que oui, c'est clair, de notre côté, au niveau de l'administration, ils ont peur.
01:14Parce que dans certains commissariats, on nous demande de surtout pas prendre du LBD.
01:17Et moi, ce qui me dérange, dans le fait qu'on puisse pas prendre du LBD,
01:19je rappelle, c'est le lanceur balle de défense.
01:22On a changé le nom, parce qu'à la base, c'était le flashball, ça faisait trop agressif.
01:25C'est le bal en caoutchouc.
01:26Voilà, c'est le bal en caoutchouc.
01:27C'est tout simplement parce qu'on a vu des images aussi
01:30où les individus nous tirent dessus avec du mortier à 300 coups.
01:34Donc, quand il dit qu'on est tenu à distance,
01:37ce n'est pas nous qui tenons à distance les jeunes,
01:39c'est les délinquants qui nous tiennent à distance avec du mortier.
01:42Et lui, j'ai entendu aussi qu'il avait pris du gaz.
01:45Mais en fait, il n'a rien à faire sur les lieux.
01:47Quand les gens s'en prennent aux policiers,
01:49les policiers, ça ne lui plaît pas, pardon, c'est pareil.
01:53C'est interdit en France.
01:54Et à Saint-Denis, les règles, elles ne sont pas différentes
01:56par rapport à Paris ou Bordeaux.
01:58Sous-titrage Société Radio-Canada

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