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  • il y a 57 minutes


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00:00Quand on est directrice de la DASCO, la sécurité des enfants, leur bien-être, c'est la première préoccupation.
00:06Et chaque jour, on mesure la responsabilité qu'on a d'accueillir, à mon époque, 110 000 enfants dans les
00:10écoles parisiennes, toujours plus de 100 000 aujourd'hui.
00:13Et chaque jour, on a la crainte qu'il se passe quelque chose, qu'il y ait un accident, ou
00:17pire, une agression, une catastrophe, un décès.
00:21Vous l'avez évoqué tout à l'heure, et c'était affreux.
00:23Donc, voilà, tout ça pour dire que, moi, je pense avoir mené une action tout à fait résolue et déterminée
00:32dans la lutte contre ces violences.
00:34Et donc, je ne peux pas vous laisser dire que les défaillances sont exactement les mêmes et que rien n
00:39'a été fait depuis 2015,
00:40alors que l'ensemble des recommandations quasiment a été mises en œuvre.
00:45Dites-moi, laquelle des recommandations aurait pu ne pas être mises en œuvre de façon satisfaisante et aurait empêché des
00:52drames que nous avons connus.
00:53Bien sûr, la formation aurait pu être meilleure, ça c'est sûr.
00:57Voilà, on a des animateurs qui pourraient être mieux formés, faire un travail de meilleure qualité, parfois, voilà, pour tous
01:03ces cas.
01:03Pour tous les cas de violences sexuelles graves, honnêtement, je pense que tout ce qu'on a mis en place
01:10est nécessaire, absolument, je l'ai fait de façon déterminée,
01:12et tout a été mis en place, encore une fois, mais ce n'est évidemment pas suffisant.
01:16Je ne sais pas si ce sera un jour suffisant.
01:18Aucun, tous les contrôles qu'on fait, aucun des agents mis en cause dans un des cas de violences sexuelles
01:25qui, voilà, n'apparaissaient dans un...
01:27Enfin, avaient été mal contrôlés ou étaient dans un quelconque, voilà, fichier qu'on pouvait contrôler, B2, fichier, etc.
01:33Donc, ces contrôles, ils sont nécessaires, mais ils ne sont pas suffisants.
01:36Donc, encore une fois, voilà, moi, je ne considère pas que, comme vous dites, les défaillances de 2015 soient les
01:43mêmes aujourd'hui.
01:44On a fait énormément, on a mené une action très déterminée et très structurée sur le sujet.
01:49Moi, j'ai pris mes responsabilités, je ne vais pas vous répondre sur la responsabilité de l'exécutif.
01:54L'exécutif a mis en place un plan, nous a impulsé de donner les moyens de mettre en œuvre ces
01:59mesures.
02:00Moi, j'ai pris mes responsabilités en tant que directrice d'affaires scolaires.
02:04Je n'ai évidemment pas du tout fait les choses parfaitement.
02:06J'ai travaillé dans un cadre qui était aussi le cadre législatif, réglementaire, qui est toujours le même d'ailleurs,
02:13et partenarial avec des partenaires, on l'a dit, avec l'éducation nationale, avec l'État, la préfecture,
02:18qui pouvaient ou pas contrôler le FIGES, avec la brigade de protection des mineurs et les moyens qui sont les
02:24siens.
02:24Et donc, en fonction de ça aussi, on était amenés à prendre nos responsabilités, à prendre des décisions.
02:31Donc moi, vraiment, je pense qu'à chaque cas qu'il y a eu, c'était bien sûr un drame
02:37absolu pour les enfants d'abord et les familles,
02:40mais c'était aussi une épreuve pour nous, et Sophie l'a dit.
02:44Et donc, bien sûr que je pense qu'on aurait pu faire mieux, mais je ne pense pas...
02:50Si vous voulez, l'ampleur que vous avez soulevée tout à l'heure du nombre de cas à Paris.
02:58On ne connaît pas le nombre de cas ailleurs.
03:01Il y a très certainement, je le disais aussi, beaucoup de sous-déclarations, de minimisations de ces cas.
03:05Je pense que certaines des mesures qu'on a mises en place, encore une fois, de façon déterminée, résolue,
03:09et on a vraiment essayé de tout faire, ont permis, j'espère, d'améliorer la qualité de l'accueil des
03:16enfants et d'empêcher certains cas.
03:18Attendez, juste, et par ailleurs, le paradoxe de ce sujet, d'autres certainement n'ont pas permis d'empêcher, et
03:26c'est un drame.
03:27Le paradoxe de ce sujet, c'est aussi que le fait de le travailler, de le mettre en lumière, de
03:32sensibiliser et de former tout le monde,
03:34ça fait aussi remonter beaucoup plus, malheureusement, les affaires.
03:37Enfin, malheureusement, pas malheureusement, heureusement.
03:39Et ça libère la parole, et on a beaucoup travaillé aussi sur cette libération de la parole.
03:43Donc, la part des choses, dans l'ampleur du phénomène, entre ce qui relève de la libération de la parole,
03:48ce qui n'est pas du tout spécifique à Paris, et une part de nos défaillances, forcément, on en a
03:53eu.
03:53Vraiment, évidemment, c'est pas parfait, et encore une fois, la Lascaux, c'est un gros défi de diriger cette
03:58direction.
03:59Mais on a mené une action déterminée et résolue en la matière.
04:02Merci.

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