00:00Lorsque j'entends, par exemple, j'ai été évidemment comme nous tous, on a tous été lycéens, collégiens,
00:05quand j'entends un jeune homme dire « on a trop de cours et trop d'horaires »,
00:08ce qui est assez drôle d'ailleurs comme formule, on a trop de cours et trop d'horaires.
00:12Il y a quelque chose de drôle d'ailleurs dans la manière dont il s'exprime,
00:15mais en même temps ce qu'il dit est effrayant.
00:17Oui, c'est une farce grotesque et totale.
00:22Donc voilà les revendications que Emmanuel Macron et le ministre de l'Éducation considèrent comme légitimes,
00:26parce qu'ils nous ont quand même dit « les revendications sont légitimes, pas la violence ».
00:31C'est quand même n'importe quoi, d'autant que les mêmes personnes qui nous disent
00:35« voilà, notre revendication c'est qu'on a trop d'heures de cours »,
00:38ensuite se plaignent qu'il n'y a pas assez de profs.
00:40Donc il faudrait savoir est-ce qu'ils veulent avoir des cours ou non.
00:43Et quand on entend ce jeune homme, on a envie de lui dire
00:45« mais à votre avis, pourquoi les profs n'ont pas envie d'être mutés en Seine-Saint-Denis ?
00:50»
00:50Là c'était à Strasbourg en l'occurrence.
00:52Non, c'est en Savoie.
00:53Là c'était en Savoie, pardon.
00:55J'ai vu qu'il y avait à Toulouse particulièrement des blocages, à Saint-Denis.
00:59Voilà, on voit très bien le type de zone ghettoïsée dont il est question,
01:04que les profs fuient depuis des années,
01:07parce que les élèves sont dans une hostilité foncière à l'enseignement qu'ils reçoivent
01:11et à l'enseignant qui les incarne.
01:14Et ensuite, ils se plaignent.
01:16En fait, on voit qu'il y a deux discours en même temps.
01:18Il y a le vrai discours de cette masse un peu, on va dire, en sauvagée, qui est manipulée en
01:25fait.
01:27Eux, leur vraie revendication, c'est « oui, on a trop d'heures de cours, on voudrait plutôt être à
01:32faire plus ou moins rien dans la rue. »
01:35Ils sont manipulés par une poignée d'élèves politisés
01:41qui, eux, reprennent de manière extrêmement maladroite les revendications habituelles des syndicats de l'éducation nationale,
01:48le SNES, entre autres, à savoir manque de moyens, manque de professeurs.
01:52Donc ils recrachent.
01:54On sent que c'est une récitation, la plupart du temps c'est pseudo-revendication.
01:58Ils recrachent ce discours syndical tout fait.
02:02Ils entraînent les autres qui sont ravis.
02:03Moi, j'ai déjà assisté à ce type de blocage.
02:05Je sais très bien comment ça se passe.
02:07Vous allez avoir sur tout un lycée, deux ou trois élèves réellement politisés.
02:12Ils vont mettre deux ou trois poubelles le matin devant le lycée.
02:16Ensuite, on a une masse d'élèves qui va être ravis de sécher les cours
02:19et en gros d'attaquer l'institution, de mettre le bazar.
02:22Ils vont être rejoints par des élèves parfois extérieurs à l'établissement
02:25qui peuvent être dangereux et violents.
02:28Et voilà comment ça dégénère ensuite à partir de là.
02:32Parler de revendications légitimes, c'est vraiment encore une fois une farce.
02:35Il faut arrêter de faire ça.
02:37De toute façon, c'est illégal de bloquer un établissement.
02:39S'ils ont des revendications légitimes,
02:41personne ne leur interdit d'aller manifester le samedi dans la rue
02:44en dehors de leurs heures de cours.
02:45Sous-titrage Société Radio-Canada