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  • il y a 5 minutes
Des lycées sont bloqués ces derniers jours par des élèves qui dénoncent leurs conditions d'apprentissage au sein des établissements. Si certains responsables politiques évoquent des "revendications légitimes", une enseignante invitée dans l'émission "Pascal Praud et vous" déplore à l'inverse "une farce".

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Transcription
00:00Lorsque j'entends, par exemple, j'ai été évidemment comme nous tous, on a tous été lycéens, collégiens,
00:05quand j'entends un jeune homme dire « on a trop de cours et trop d'horaires »,
00:08ce qui est assez drôle d'ailleurs comme formule, on a trop de cours et trop d'horaires.
00:12Il y a quelque chose de drôle d'ailleurs dans la manière dont il s'exprime,
00:15mais en même temps ce qu'il dit est effrayant.
00:17Oui, c'est une farce grotesque et totale.
00:22Donc voilà les revendications que Emmanuel Macron et le ministre de l'Éducation considèrent comme légitimes,
00:26parce qu'ils nous ont quand même dit « les revendications sont légitimes, pas la violence ».
00:31C'est quand même n'importe quoi, d'autant que les mêmes personnes qui nous disent
00:35« voilà, notre revendication c'est qu'on a trop d'heures de cours »,
00:38ensuite se plaignent qu'il n'y a pas assez de profs.
00:40Donc il faudrait savoir est-ce qu'ils veulent avoir des cours ou non.
00:43Et quand on entend ce jeune homme, on a envie de lui dire
00:45« mais à votre avis, pourquoi les profs n'ont pas envie d'être mutés en Seine-Saint-Denis ?
00:50»
00:50Là c'était à Strasbourg en l'occurrence.
00:52Non, c'est en Savoie.
00:53Là c'était en Savoie, pardon.
00:55J'ai vu qu'il y avait à Toulouse particulièrement des blocages, à Saint-Denis.
00:59Voilà, on voit très bien le type de zone ghettoïsée dont il est question,
01:04que les profs fuient depuis des années,
01:07parce que les élèves sont dans une hostilité foncière à l'enseignement qu'ils reçoivent
01:11et à l'enseignant qui les incarne.
01:14Et ensuite, ils se plaignent.
01:16En fait, on voit qu'il y a deux discours en même temps.
01:18Il y a le vrai discours de cette masse un peu, on va dire, en sauvagée, qui est manipulée en
01:25fait.
01:27Eux, leur vraie revendication, c'est « oui, on a trop d'heures de cours, on voudrait plutôt être à
01:32faire plus ou moins rien dans la rue. »
01:35Ils sont manipulés par une poignée d'élèves politisés
01:41qui, eux, reprennent de manière extrêmement maladroite les revendications habituelles des syndicats de l'éducation nationale,
01:48le SNES, entre autres, à savoir manque de moyens, manque de professeurs.
01:52Donc ils recrachent.
01:54On sent que c'est une récitation, la plupart du temps c'est pseudo-revendication.
01:58Ils recrachent ce discours syndical tout fait.
02:02Ils entraînent les autres qui sont ravis.
02:03Moi, j'ai déjà assisté à ce type de blocage.
02:05Je sais très bien comment ça se passe.
02:07Vous allez avoir sur tout un lycée, deux ou trois élèves réellement politisés.
02:12Ils vont mettre deux ou trois poubelles le matin devant le lycée.
02:16Ensuite, on a une masse d'élèves qui va être ravis de sécher les cours
02:19et en gros d'attaquer l'institution, de mettre le bazar.
02:22Ils vont être rejoints par des élèves parfois extérieurs à l'établissement
02:25qui peuvent être dangereux et violents.
02:28Et voilà comment ça dégénère ensuite à partir de là.
02:32Parler de revendications légitimes, c'est vraiment encore une fois une farce.
02:35Il faut arrêter de faire ça.
02:37De toute façon, c'est illégal de bloquer un établissement.
02:39S'ils ont des revendications légitimes,
02:41personne ne leur interdit d'aller manifester le samedi dans la rue
02:44en dehors de leurs heures de cours.
02:45Sous-titrage Société Radio-Canada

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