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  • il y a 19 minutes
Louis Aliot, vice-président du RN et maire de Perpignan, était invité sur le plateau de BFMTV, ce mercredi 30 septembre. 

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00:00Bonsoir, Louis Alliot, merci d'être la vice-présidente du Rassemblement National.
00:04Vous venez de croiser Sandrine Rousseau, vous avez sans doute écouté,
00:08vous étiez au bord du plateau, ces attaques à votre endroit, à l'endroit du parti.
00:13Que lui répondez-vous ?
00:15Ça fait longtemps que je ne réponds plus rien à ce que dit Mme Rousseau.
00:18Que répondez-vous alors à Emmanuel Macron ?
00:20Alors lui, en revanche, on a de quoi dire, puisque sur ce sujet-là particulièrement,
00:25il n'a pas brillé, il faut bien dire, par son courage.
00:27Je crois qu'il y a beaucoup d'ailleurs de membres de la communauté juive française
00:31qui lui ont rappelé, et d'ailleurs Jordan Bardella aussi dans un tweet,
00:35le 7 octobre, enfin après le 7 octobre, tout le monde attendait le président de la République,
00:39ils ne l'ont pas vu.
00:40En revanche, il a eu beaucoup de propos successifs pour dénoncer la guerre en Israël, etc.
00:48Et je crois qu'en plus de l'étranger, il n'honore pas la fonction
00:55que de discuter à son niveau des affaires politiques nationales.
01:00Vous estimez qu'il est complètement hors propos ?
01:04Totalement, mais vous savez, il est en fin de parcours quand même.
01:09L'antisémitisme, c'est une chose importante.
01:11Le président peut, dans ce genre de cas, intervenir.
01:15Ce n'est pas du tout illégitime.
01:15On aurait aimé qu'il intervienne le 7 octobre,
01:17qu'il accompagne tous les Français juifs dans la rue.
01:20Mais l'un n'efface pas l'autre.
01:24Ce n'est pas parce qu'il n'est pas allé le 7 octobre
01:26que les propos attribués à M. Bardella sont sans importance.
01:30Je sais que vous allez lui trouver toutes les excuses du monde,
01:33il n'y a pas de souci.
01:34Mais je sais que ça choque aussi beaucoup de monde.
01:37Est-ce qu'il y a deux fronts ?
01:39Est-ce qu'il y a le front externe au Rassemblement national
01:42pour faire face justement aux accusations ?
01:45Et est-ce qu'il y a un front interne, comme certains le disent,
01:48d'une recherche d'une taupe ou de plusieurs taupes ?
01:50Ou alors ce sujet est totalement fantasmé
01:54par une partie de vos opposants et par la presse ?
01:56C'est vieux comme tous les partis politiques.
01:59Je ne sais pas ce que vous dire, comme le monde.
02:00Des taupes, il y en a toujours, il y en a toujours eu,
02:03et il y en aura encore.
02:04Vous avez peut-être votre petite idée alors, monsieur.
02:06En revanche, il y a beaucoup de bavards.
02:09Et d'ailleurs, les journalistes se nourrissent
02:11de ces bavardages-là pour en faire quelquefois des histoires
02:14qui n'en sont pas.
02:15Des bavards au sein de votre parti ?
02:17On n'échappe pas, vous savez, au travers des organisations humaines.
02:22Et donc de ce point de vue-là, très certainement qu'il y a des bavards.
02:26Mais de là à en tirer la conclusion que le torchon brûle
02:30entre Marine Le Pen et Jordan Bardella,
02:32je pense que c'est un peu grossir le trait
02:33parce que, très honnêtement, dans cette campagne-là,
02:36aujourd'hui, nous menons tous la campagne présidentielle
02:38et je ne vois pas où est le problème.
02:40Qu'est-ce que vous ferez s'il s'avère que Mediapart a raison ?
02:43Mais je n'y crois pas.
02:45Imaginons qu'ils aient raison.
02:47Mais je n'y crois pas.
02:47Oui, vous ne croyez pas, mais jusqu'à présent,
02:49attendez, jusqu'à présent, dans toutes les affaires
02:51où Mediapart s'est mise en avant,
02:53s'ils ont gagné à chaque fois.
02:55Non, non, non, non.
02:56Mais si.
02:56Ils ont été quand même dans plusieurs affaires mis en cause.
03:01Mis en cause, mais la justice leur a donné raison.
03:03Regardez l'affaire Cahuzac pendant des mois.
03:06On a dit, mais non, il n'y a pas de preuve, il n'y a rien.
03:08Et puis, à la fin, il y avait une preuve.
03:09Vous sortez toujours la même affaire.
03:12Sarkozy, ils ont tronqué une preuve.
03:15Mais la justice les a suffis.
03:17Il y a deux journalistes de Mediapart
03:19qui ont été condamnés pour apologie de terrorisme, etc.
03:25Mediapart n'est pas d'une officine...
03:27Mais ce n'est pas une officine, c'est un journal.
03:29En tout cas, médiapart n'est pas une officine
03:33à l'abri de tout reproche, de tout soupçon et de toute critique.
03:37Surtout quand il est dirigé par M. Plenel.
03:39Donc moi, je ne fais aucune confiance à ce que dit Mediapart.
03:43Et vous dites, on verra bien.
03:45Eh bien, on verra bien.
03:46– Mais vous allez porter plainte pour l'information ?
03:48– Mais ça y est, je crois que Jordan l'a fait.
03:49Jordan l'a fait aujourd'hui ?
03:51– Mais il y a un moyen d'aller plus vite.
03:53– En tout cas, à tout le moins, cet article de Mediapart
03:55sera un fait de campagne, dans un sens ou dans un autre.
03:57Selon vous, est-ce que ça va être un fait de campagne de la nature
03:59à ressouder votre électorat autour de ce binôme
04:01qui, pour l'instant, affiche sa solidarité
04:04et se montre encore soudé ?
04:06Ou est-ce que ça va être un fait de campagne
04:08qui va vous priver des segments électoraux
04:10qui vous permettaient de conquérir le pouvoir
04:12et qui vous manquaient par le passé ?
04:13– Écoutez, il y a deux choses.
04:14Aujourd'hui, ce soir, on parle d'un sondage
04:16qui va sortir pour demain.
04:17– Qui est sorti déjà, un sondage dans le Figaro.
04:19– Où je crois qu'on se porte pas mal.
04:21– Absolument.
04:21– Et dans un autre, sur la…
04:22– C'est une trentaine de points pour Marine Le Pen qui ne recule pas.
04:24– Et sur un autre, sur la notoriété des personnalités,
04:28je crois que Jordan Bardella prend deux points.
04:29– Donc ça, ça va clore le débat sur l'utilité du montage de Mediapart.
04:34– Montage qui n'est pas un montage.
04:36– L'autre sujet, si, c'est un montage au moins médiatique.
04:39– Je ne crois pas que ce soit un métal.
04:40– C'est un montage médiatique.
04:42– Les connaissances, je ne crois pas que ce soit un métal.
04:43– D'ailleurs, la meilleure manière, c'est qu'ils ont dit déjà
04:45qu'ils allaient feuilletonner.
04:47Bon, la vérité, sur le terrain, c'est que tout le monde s'en moque.
04:51Il faut quand même en avoir conscience.
04:53Personne ne croit en France aujourd'hui, à part l'extrême-gauche
04:57et une partie de la gauche, que Jordan Bardella est un antisémite furieux.
05:03En revanche, beaucoup de Français, une majorité de Français croient
05:07que M. Mélenchon et ses amis sont aujourd'hui plutôt tournés
05:12vers l'antisémitisme et les actes et les personnalités qui sont anti-juives
05:17plutôt que le reste.
05:18Ça, c'est la vérité.
05:19– Je vous propose d'écouter la réaction et un discours offensif
05:22et même des mots guerriers de la part de Marine Le Pen.
05:24Et vous allez me dire quelles vont être les conséquences,
05:26comment cela va se décliner.
05:27– Nous avons, et lui et moi, enfilé nos costards en Kevlar,
05:33parce que là, c'est du lourd, là, qu'il tombe.
05:37J'avoue que la manipulation est légère comme un congrès de charcuterie.
05:43Mais il y a quand même quelque chose qu'ils doivent savoir,
05:46c'est qu'on ne va pas se laisser faire.
05:48Nous n'allons pas nous laisser faire.
05:53Et non seulement, nous allons contre-attaquer
05:57et saisir, bien entendu, la justice,
06:01mais nous allons démonter cette manipulation
06:05et nous saurons qui est derrière cette manipulation.
06:10– Et il va falloir enfiler les combinaisons en Kevlar.
06:16Ça veut dire quoi tout ça ?
06:16C'est-à-dire qu'il va y avoir toute une stratégie qui est déclinée
06:19pour, pas à pas, justement, contrer la feuille de tonalisation de Mediapart ?
06:24– Non, mais nous, on le savait avant.
06:26On est sur une trajectoire de conquête démocratique du pouvoir.
06:29On savait très bien que tous ces gens-là
06:31ne l'accepteraient pas, politiquement,
06:34et qu'ils feraient tout, ou ils feront tout,
06:36pour nous empêcher d'arriver aux affaires.
06:37– Vous attendiez à une telle attaque sur un tel sujet dans un tel domaine ?
06:40– Le problème, c'est elle qui dit,
06:42nous avons mis nos propres habits de Kevlar
06:46avant de le dire pour les journalistes de Mediapart.
06:48Cette campagne va être sale, on le sait.
06:51Mais l'important, si vous voulez, ce n'est pas là,
06:53parce que les Français, eux, sont lucides.
06:54Les Français, quand ils vont à la pompe,
06:56c'est 2,40 euros le litre, etc.
07:00On annonce un prix de l'essence à 3 euros.
07:03Les Français, c'est des difficultés pour emplir le caddie.
07:06C'est aujourd'hui l'insécurité.
07:08C'est d'ailleurs, dans tous les domaines,
07:10une espèce de faillite du système dont M. Macron
07:13et la droite et la gauche depuis 40 ans sont les responsables.
07:17Donc ils ne vont pas faire croire par ce genre de manipulation médiatique
07:22aux Français pour les détourner de la réalité de ce qui se passe en France.
07:26– Vous venez de dire que Macron participe à la manipulation médiatique actuelle ?
07:31– Non, mais il prend le train en marche.
07:33– Vous venez de le dire.
07:33– Il prend le train en marche et ça lui va bien.
07:36Non, j'ai dit que Macron était comptable de l'état de faillite dans lequel nous sommes.
07:41– Est-il comptable des violences ?
07:43– Est-il comptable de quelle violence ?
07:45– Est-il comptable des violences ?
07:46Selon vous, des violences, c'est ce qu'a dit Sandrine Rousseau juste avant vous.
07:49Elle a dit, responsable de ces images que nous allons voir,
07:52images de dégradation, images de tension, images de violences,
07:56à l'encontre des personnels de l'éducation,
07:58à l'encontre des policiers, des pompiers.
08:00Il y a eu, je le précise à chaque fois, des blessés du côté des lycéens.
08:04Qui est responsable, selon vous, d'une telle situation,
08:07quand on voit de telles images, d'un chaos, en tous les cas, dans certains lycées ?
08:11– D'abord, il y a des revendications.
08:13Ces revendications, elles sont ce qu'elles sont,
08:15et elles sont quelquefois justifiées, pas justifiées.
08:18Ça n'empêche pas qu'il vaut mieux quand même,
08:20et même il faut le demander, qu'il n'y ait pas de violence
08:23pour demander ces choses-là.
08:24Mais derrière tout cela, on le voit avec M. Bakayoko,
08:28avec les propos hier gravissimes de M. Mélenchon,
08:30sur lesquels d'ailleurs les médias en ont parlé,
08:32mais pas plus que ça.
08:33Il a parlé de sauvagerie policière.
08:35C'est quand même fort.
08:37Alors que la police, c'est quand même l'État républicain.
08:39Il parle de sauvagerie policière.
08:41– Et alors pour vous, ce sont quelle nature de propos ?
08:44Et j'ai entendu Mme Rousseau absoudre particulièrement toute violence,
08:49même tout en disant qu'il ne fallait pas, évidemment, user de violence.
08:52Mais on sait très bien que dans un certain nombre d'endroits,
08:55un certain nombre de mouvements sont instrumentalisés
08:57par la gauche radicale et l'extrême-gauche.
09:00– Mais quelle est la nature des propos ?
09:01– D'ailleurs au détriment des véritables intérêts des lycéens.
09:03– Vous dites qu'ils sont très graves.
09:04Comment vous les qualifiez, ces propos ?
09:06– De Mélenchon ?
09:06– Oui.
09:07– Ah ben, comment vous les...
09:09Ils sont anti-police, ils sont anti-républicains.
09:13Ils sont en train de jouer une partition qui vise, je pense,
09:16à obtenir petit à petit la bordélisation de la vie économique,
09:20sociale et politique de la France.
09:22Comme ils font à l'Assemblée nationale,
09:23ils veulent que ce soit dans le pays.
09:25Mais évidemment, ils n'y arriveront pas
09:26parce que les Français sont des gens lucides
09:28et je pense que ce sont aussi des gens
09:31qui sont déterminés à tourner la page de ce système-là
09:34auquel a appartenu M. Mélenchon pendant plus de 30 ans.
09:37– Est-ce que vous croyez,
09:38on dit souvent de la jeunesse que c'est comme le dentifrice qui sort du tube,
09:41une fois qu'elle est dehors, on ne peut plus l'y faire rentrer.
09:43Il y a un mouvement social annoncé pour le 17 octobre.
09:45Est-ce que vous croyez, est-ce que vous craignez
09:46qu'il y ait une convergence, un rassemblement des différentes luttes,
09:49mouvement contre la vie chère d'une part,
09:51mouvement lycéen d'autre part,
09:52est-ce que vous craignez que tout cela converge le 17 octobre ?
09:54– Ils vont essayer, c'est sûr, la gauche va essayer
09:57et je pense que la gauche sera dans les rues,
10:00qu'elle entraîne derrière elle l'ensemble des Français,
10:04ça je ne le crois pas, voilà,
10:06parce que cette gauche-là, elle a été aux affaires,
10:09elle a soutenu les gouvernements de M. Macron
10:12et même M. Macron lui-même
10:13et je crois qu'il faudra faire le bilan un jour
10:15des résultats des uns et des autres
10:17parce qu'on oublie, on oublie que M. Mélenchon
10:19était sénateur socialiste, ministre de Lionel Jospin, etc.
10:24– Vous êtes plutôt en train de l'institutionnaliser en rappelant son parcours.
10:29– Oui, oui, mais ces gens-là font mine de ne jamais avoir appartenu au système
10:33alors qu'ils en viennent, voilà.
10:35Alors que, en ce qui nous concerne,
10:37nous ne sommes pour rien dans l'état de la France actuelle.
10:39Et ça, je crois que les Français le savent.
10:41– Il y a ces images, il y a également une autre image,
10:44c'est une audience qui est en cours,
10:46toujours en cours au tribunal de Montpellier,
10:48où se trouve quelqu'un que vous avez soutenu,
10:50que vous soutenez, que vous connaissez bien,
10:52malgré d'ailleurs quelques divergences.
10:54– Toujours ?
10:54– Oui, oui, oui.
10:55Et sur ce plateau exprimé, notamment sur le soutien à l'Ukraine,
10:59il s'agit de Robert Ménard.
11:01Alors ça dure depuis le début de l'après-midi,
11:03l'audience n'est pas terminée,
11:04plaidoiries, réquisitions,
11:06je l'ai rappelé tout à l'heure, il y a eu des moments de tension.
11:09Robert Ménard défend, lui, une décision de bon sens
11:12pour ne pas avoir marié cette personne
11:13qui est sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français.
11:16Et on l'a souligné avec Bruno, avec Arthur Berda et avec Laurent Joffrin,
11:20il y a Bruno Rotaillot, il y a David Lissnard,
11:23il aurait pu y avoir, lui, à l'Ukraine ?
11:24– Oui, oui, sûrement.
11:25– Directement au tribunal.
11:27– Si il m'avait demandé de venir le soutenir,
11:29je serais allé le soutenir.
11:30Vous savez, beaucoup de maires que je côtoie, moi,
11:32dans mon département, sont d'accord avec Robert Ménard.
11:34Mais comme, évidemment, la question ne se pose pas,
11:38ils n'ont pas eu à faire face à ces choses-là.
11:40– Vous ne pensez pas que les maires doivent respecter les lois ?
11:43– Oui, mais quand ces lois vont à l'encontre d'autres lois ?
11:47– Non, ça ne va pas à l'encontre.
11:48– Vous, maires, vous auriez l'encontre ?
11:50– Ce n'est pas vrai, ce n'est pas vrai.
11:51– C'est parce qu'on peut très bien,
11:52les gens qui sont mariés ne sont pas exemptés de…
11:56– La vérité.
11:56– Attendez, d'OQTF, donc ce n'est pas forcément contre les corps.
11:59On peut très bien expulser quelqu'un qui vient de se marier,
12:02on a le droit de faire ça.
12:03– Robert Ménard, à ce moment-là, pouvait penser
12:06qu'il était tout à fait justifié de ne pas marier quelqu'un
12:09qui était sous l'OQTF, depuis.
12:11– Ils pouvaient penser, mais ils pensent tout seuls,
12:13ce n'est pas l'avis de la loi.
12:14– Non, mais c'est en tout cas l'avis des Bitérois
12:16qui le soutiennent massivement.
12:17– Oui, mais ce n'est pas les Bitérois qui font la loi, c'est pareil.
12:19– Mais la loi aurait pu changer, je le rappelle.
12:22– Mais même le président de la République a jugé que c'était UESC.
12:24– Oui, oui, mais dans la niche d'Éric Ciotti,
12:27il y avait le changement de cette loi
12:29et elle n'est pas passée par l'obstruction législative
12:33d'un certain nombre de groupes politiques à l'Assemblée,
12:35ce qui prouve aussi la duplicité de tout un tas de personnes
12:38qui viennent en disant, oui, c'est anormal,
12:40mais lorsqu'il a fallu changer la loi,
12:42ils n'ont pas soutenu M. Ciotti pour faire passer cette loi.
12:45– C'était qui ? Vous parlez de qui, là ?
12:47– Pardon, Laurent Joffrin, on va écouter Bruno Rotailloux
12:49qui s'était exprimé tout à l'heure.
12:52– Robert Ménard est un maire, c'est aussi un ami,
12:56mais je trouve qu'il est ici, au banc des accusés,
13:01d'une façon surprenante.
13:02C'est un défi au bon sens, parce que ni vous, ni moi,
13:07ni lui, ni Stéphane Demilly, sénateur aussi,
13:11n'aurait dû être là.
13:13Ce qui est incroyable, ce que j'ai essayé d'expliquer,
13:15c'est que Robert Ménard comme maire
13:17a été pris dans une tonaille totalement contradictoire,
13:20parce qu'on savait que célébrer,
13:23il savait que célébrer ce mariage,
13:24c'était en quelque sorte neutraliser
13:27la mesure individuelle d'éloignement du territoire.
13:31– Est-ce que la décision de bon sens,
13:38certains la comprennent,
13:40mais est-ce que quand même, vous pourriez dire,
13:42pas encourager, mais dire au maire
13:43qu'il se retrouve face à une telle situation,
13:45oui, c'est ce qu'il aurait fallu faire,
13:46y compris s'il y a le risque de perdre son mandat,
13:48y compris avec le risque de l'idéligibilité,
13:50y compris avec le risque d'une telle...
13:54je dis aux législateurs,
13:56aidez les maires, échangez la loi,
13:58parce que, comme le disait Robert Ménard d'ailleurs,
14:01il se retrouve, lui, à payer l'inconséquence de l'État.
14:05L'État n'arrive pas à renvoyer les OQTF,
14:09et on l'oblige, lui, à marier quelqu'un
14:11qui ne devrait pas être devant lui,
14:13puisqu'il aurait dû être renvoyé.
14:15C'est quand même le comble de la chose.
14:17– Le comble étant qu'Emmanuel Macron lui-même
14:19avait parlé d'une situation ubuesque,
14:21sans agir, en tout cas, directement pour la changer.
14:23– Monsieur Macron a compris que c'était
14:25le ministère de la Parole, tous au mandat,
14:27et que derrière, c'est du vent.
14:29Tout le monde l'a compris.
14:30Mais là, il y a encore des députés à l'Assemblée.
14:33On pourrait modifier cette loi.
14:35– Est-ce qu'il faut le faire avant la fin de la législature ?
14:37– Mais moi, je crois que pour aider les maires,
14:39oui, on devrait le faire.
14:40Mais je n'ai pas l'impression que beaucoup de monde
14:42va avoir le courage de le faire,
14:44mis à part, évidemment, les groupes de M. Sciotti,
14:46du Rassemblement National et quelques autres.
14:47– Le délibéré n'est pas prévu avant plusieurs semaines.
14:50Et si, parce que c'est une possibilité,
14:51il y a une peine d'inéligibilité pour le maire de Béziers.
14:55Qu'est-ce que ce serait, selon vous,
14:56une jurisprudence, un avant et un après ?
14:59– Je crois qu'il prendrait le risque
15:02de voir un certain nombre de maires en grève,
15:04parce qu'après tout, tout le monde fait grève.
15:06Mais les maires ont cette obligation de marier
15:09qui leur vient de l'État.
15:10Mais je pense qu'un certain nombre de maires
15:12sortiraient dans la rue pour dire,
15:13maintenant, stop, arrêtez de nous faire endosser,
15:17j'allais dire, la responsabilité d'acte
15:19que vous n'êtes pas capable de prendre
15:21en s'adressant au gouvernement et à l'État.
15:23– Alors les actes, justement, on va continuer à en parler.
15:26On va revenir aux images, aujourd'hui,
15:28de dégradation, de violence.
15:30Parce qu'il y a une chose dont on n'a pas parlé,
15:31puisque vous parlez d'actes, de responsabilités,
15:34c'est que qui va assumer la facture ?
15:36– Par exemple, en Ile-de-France, monsieur Allieu.
15:38– Les régions ?
15:38– Eh oui.
15:39– Donc vous tous ?
15:40– Bien sûr.
15:41Et qui avait endossé la facture des manifestations
15:45qu'il y avait eu, après l'affaire Naël,
15:48dans les banlieues et partout en France ?
15:50C'est le citoyen français par l'impôt.
15:52– Vous ne reprenez pas le slogan, si je puis dire,
15:54de Gabriel Attal, tu casses, tu payes,
15:58tu abîmes, tu répares, tu salies, tu nettoies.
16:01– On peut la décliner.
16:02– Ça, ce serait l'idéal, mais on ne va pas vers,
16:06manifestement, la situation où on arrête les gens
16:08qui cassent pour les traduire dans la justice
16:09et ensuite leur faire payer.
16:11On n'en est pas là.
16:12– Vous êtes pour le principe du casseur-payeur ?
16:14– Il faudrait, oui.
16:15– Y compris chez les lycéens ?
16:16– Écoutez, ils ont des parents, je suppose.
16:19– Le trichement des parents, des allocations parfois,
16:22pour agir sur ce levier-là ?
16:23– Moi, j'estime qu'il y a une responsabilité, oui.
16:26Mais je vois aussi des lycéens qui manifestent paisiblement
16:29ou qui sont dans le groupe, mais j'en vois d'autres,
16:34beaucoup de cagoulés, de masqués, etc.
16:36Ça aussi, c'est quand même pas normal.
16:37Je veux dire, on est dans des manifestations.
16:39M. Geoffrey disait que quand il était jeune,
16:40un lycéen, il avait manifesté, je ne sais pas
16:42si on se déguisait de la sorte de votre époque,
16:47mais là, les gens qui sont masqués
16:51et qui mettent le feu aux poubelles,
16:53c'est bien d'une intention délectuelle,
16:56ces gens-là, effectivement, devraient être arrêtés.
16:58– Là, vous parlez d'individus qui sont masqués,
17:00cagoulés, qui infiltrent, en tout cas,
17:01qui rentrent ou qui s'approchent aux abords des lycées,
17:04et effectivement, qui participent à ces violences,
17:07à ces tensions et plus largement à ce qu'on a vu.
17:11Mais que répondez-vous ?
17:12Vous avez cité tout à l'heure Bali Bagayoko.
17:14Vous dites que c'est très grave.
17:15Certains ont dit que ça pourrait tomber sous le coup de la loi.
17:17– Mais je crois qu'il est poursuivi ce soir.
17:19– Vous pensez que ce sont des propos…
17:20– Je crois que le préfet de police de Paris a décidé de le traduire…
17:23– Effectivement, il a saisi l'article 40.
17:24– Dans le cas de mineurs, on dit souvent que c'est des gamins.
17:29– Oui, c'est vrai.
17:31– Est-ce que dans ce cas-là, la police ne doit pas prendre un peu plus de précautions,
17:33être un peu moins violente, un peu moins dure ?
17:36– C'est des gamins.
17:37– Il y a eu des cas, il y a eu trois cas où le GPN a été saisi…
17:41– Ça, c'est très bien, il y aura une enquête.
17:42– Pour une réponse disproportionnée.
17:44– Et si les policiers ont mal agi, ils seront sanctionnés.
17:47Mais il y a aussi de la violence de l'autre côté.
17:50Moi, je la vois tous les jours, alors pas avec des lycéens,
17:52mais dans la rue, par des mineurs.
17:54Voilà, par des mineurs.
17:55Donc il faut aussi que la société se défende face à un certain nombre de violences.
18:00Mais ce dont je peux témoigner, pour avoir vu déjà beaucoup de manifestations lycéennes,
18:04c'est qu'une grande part des lycéens ne sont pas dans cet état d'esprit.
18:08Mais malheureusement, ils vont payer l'addition pour celles et ceux
18:11qui vont semer la perturbation sous, évidemment, l'incitation de M. Mélenchon et de quelques autres.
18:18– Vous dites Emmanuel Macron est comptable de l'état de faillite,
18:20mais vous, au pouvoir, si vous arrivez au pouvoir, quels ordres ?
18:23Alors, peut-être serez-vous alors ministre de l'Intérieur ou autre,
18:27mais quels ordres faut-il donner ?
18:28Est-ce que vous estimez, malgré tout, que le maintien de l'ordre tel qu'il est présenté,
18:32tel qu'il a été discuté et mis en place, est correct aujourd'hui,
18:36malgré une telle situation ?
18:37– Mais le maintien de l'ordre, il a ses codes, il a ses responsabilités, il a sa hiérarchie.
18:40– Moi, je ne suis ni un policier, ni un officier de gendarmerie,
18:44ils assureront le maintien de l'ordre.
18:46– Oui, mais alors si vous deviez juger d'un tel maintien de l'ordre,
18:48– Mais dans ces mouvements, il y a des meneurs, il y a des gens qui préparent ça,
18:53il y a des commanditaires aussi de ces choses-là.
18:55Eh bien aussi, il faut agir pour aller arrêter ces gens-là
18:58avant qu'ils ne commettent ces actes-là.
18:59Parce qu'en général, soit c'est spontané, bon, très bien,
19:02on les arrête sur le fait, soit ce n'est pas spontané,
19:04mais là, je trouve que les choses sont plus graves.
19:06– Et quel est le risque si telle situation perdure ?
19:09Est-ce que pour vous, certains, je dis bien certains,
19:11en faisant attention à chaque mot que j'utilise,
19:13parlent d'un climat préinsurrectionnel ?
19:14Est-ce que c'est totalement disproportionné ?
19:16Ou est-ce que vous vous inquiétez d'une telle situation
19:19dont devrait hériter le prochain ou la présence de la République ?
19:23– Moi, je m'en inquiète, mais d'autres la demandent,
19:26et ça me félicite, et ça réjouisse.
19:28– Vous ne pensez pas que Jean-Luc Mélenchon
19:29attend une bataille dans les urnes également,
19:30notamment avec vous et d'autres ?
19:32– Mais il préfère la bataille dans la rue avant celle des urnes.
19:34– Donc c'est un révolutionnaire pour vous ?
19:36C'est lui qui installe ce climat préinsurrectionnel ?
19:38– Oui, je pense qu'aujourd'hui, ils ont une dérive révolutionnaire
19:41et avec des propos violents.
19:43La sauvagerie policière, moi j'étais très choqué par ce propos,
19:46c'est la mise en cause des intentions et des actes
19:50de la police républicaine de la France,
19:52alors qu'il n'y a aucune raison.
19:54Il y a eu trois affaires,
19:56et l'IGPN est saisie,
19:58et bien il y aura une enquête,
19:59et on verra qui est responsable.
20:00– Donc à l'inverse, quand il y a des violences particulières,
20:05et on ne parle pas de violences policières à l'égard des lycéens,
20:07vous dites aussi évidemment que là,
20:09il faut le condamner totalement.
20:10– Heureusement, oui bien sûr.
20:14Voilà.
20:14– Aussi clair.
20:15– Oui.
20:15– Merci Luayot d'avoir été notre invité.

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