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Laure Lavalette, porte-parole du Rassemblement national et députée du Var, était l’invitée de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Laure Lavalette.
00:04Bonjour à vous, porte-parole du Rassemblement National, député du Var.
00:08Commençons par les lycées, c'est reparti ce matin.
00:10La mobilisation lycéenne partie de Créteil s'étend à toute la France,
00:14avec un appel aux étudiants qui sont appelés à venir rejoindre les lycéens.
00:18Est-ce qu'il y a un risque de contagion qui est réel ?
00:20Est-ce que vous pensez que le pire est à venir, Laure Lavalette ?
00:22C'est sûr que les images d'hier sont assez frappantes.
00:24Il y a des revendications qui sont légitimes de la part des lycéens, bien sûr.
00:27Elle montre aussi les carences et les échecs de la politique éducative d'Emmanuel Macron.
00:32Mais rien ne justifie la violence telle qu'on l'a vue dans la rue hier.
00:35Je crois qu'il y a eu 600 interpellations, 80 policiers blessés, 7 jets d'acide.
00:41Rendez-vous compte, Madame Ferrari, des jets d'acide dans une manifestation lycéenne.
00:45C'est quasiment du terrorisme, enfin c'est hallucinant.
00:48Donc voilà, le problème c'est que ça a été instrumentalisé par la France insoumise
00:51qui n'arrête pas de mettre de l'huile sur le feu.
00:54Quand vous voyez M. Boyard qui appelle à étendre...
00:56On parlait de feu, on a des images en direct.
00:58À étendre le mouvement, quand vous avez Jean-Luc Mélenchon
01:01qui dit que les lycéens sont inoffensifs,
01:03moi je trouve qu'on ne dirait pas des enfants de cœur,
01:05qu'il appelle ses militants à se mettre entre les forces de police et les lycéens.
01:10C'est vrai que quand Coquerel dit tout se passait bien avant que la police arrive,
01:14on sent bien qu'il y a une volonté de faire naître cette contestation dans la rue.
01:20Je trouve qu'on peut presque faire un parallèle avec les émeutes de 2023
01:23où LFI déjà n'arrivait pas à appeler au calme.
01:26Je n'appellerai pas au calme, il doit se passer ce qu'il se passera.
01:29La violence est légitime.
01:31Dans certains cas, a dit le maire de Saint-Nib, Ali Bagayoko,
01:34tout son président, il faut toujours l'éviter.
01:36Il y a eu un article 40 qui a été fait par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
01:39Il faut pouvoir poursuivre ces propos-là ?
01:42Non, mais ils sont scandaleux.
01:43Je pense que les gens qui tiennent ces propos-là,
01:45surtout quand vous êtes un élu de la République,
01:47là pour le coup, vous sortez du champ républicain.
01:49Je veux dire, comment un maire peut appeler à des violences,
01:53alors qu'encore une fois, il y a des revendications ?
01:54On s'est dit, la violence peut être légitime dans certains cas,
01:57mais il faut l'éviter.
01:57Il faut l'éviter, on a bien vu que ça a galvanisé
02:01évidemment les jeunes avec qui il était.
02:03Il y a des revendications qui sont effectivement entendantes.
02:06Quand il fait 45 degrés dans une salle de classe,
02:09c'est la raison pour laquelle on a un grand plan de climatisation
02:11au Rassemblement national.
02:12Quand vous avez des plafonds qui s'effondrent,
02:14bien sûr que ça pose une vraie question.
02:17Après, être 30 par classe, malheureusement,
02:19ça a sûrement été votre lot, ça a été aussi le mien.
02:21Ça ne nous a pas non plus empêché d'étudier.
02:24Par contre, il y a un vrai problème dans le salaire des professeurs.
02:27Pour le coup, on est très en dessous,
02:29on est 18% en dessous de la moyenne de l'OCDE,
02:31la moitié de la carrière d'un professeur.
02:33Donc, nous attendons le contre-budget de la semaine prochaine
02:35pour voir, et Marine Le Pen expliquera comment on va rattraper ce retard.
02:39Vous voulez augmenter les salaires des professeurs ?
02:40Bien sûr, pour rattraper ce retard de l'OCDE,
02:44ça part de là aussi.
02:45Le respect que l'on doit à un professeur,
02:47c'est qu'il soit payé correctement.
02:49Il y a des personnels enseignants qui ont été agressés.
02:51On a vu des images vraiment terribles.
02:53des élèves aussi.
02:55Est-ce qu'il faut penser à ceux qui veulent tout simplement
02:57aller au lycée et travailler et étudier ?
02:59Oui, c'est l'éternel problème de ces blocages.
03:02Blocages qu'il faut évidemment
03:05arrêter le plus vite possible.
03:06Mais quand vous voyez, regardez encore une fois,
03:08Louis Boyard, il avait fait un blocus challenge
03:10après les émeutes de 2023.
03:12Il avait invité à l'Assemblée nationale des bloqueurs
03:14qu'il avait tirés au sort.
03:15Il leur avait fait en récompense de leur action
03:18visiter l'Assemblée nationale.
03:19Vous voyez bien qu'il y a deux Frances qui s'affrontent.
03:22Pour le coup, ces images font aussi écho
03:24aux 800 000 personnes qui étaient dans la rue
03:26pour le pape la semaine dernière
03:27où tout le monde s'est dispersé dans le calme.
03:30C'était plutôt la France de la bienveillance.
03:31Ce n'est pas tout à fait ce que l'on voit sur ces images-là.
03:33Laure Lavalette, vous êtes porte-parole du RN.
03:35On est sur CNews et sur Europe 1.
03:36Est-ce que tout ça n'est pas un prélude
03:37à ce qui pourrait se passer en mai 2027
03:40si d'aventure Marine Le Pen accédait à l'Élysée ?
03:42Est-ce que ce n'est pas le tour de chauve,
03:44la démonstration de force que cherche la France insoumise
03:47pour montrer ce qu'ils sont capables de faire
03:49en cas d'accession au pouvoir du RN ?
03:51Oui, alors on savait déjà ce qu'ils étaient capables de faire.
03:53Souvenez-vous des émeutes au moment de la mort d'Anaëlle.
03:56Ils ont quand même mis la France à feu et à sang
03:59pendant plusieurs jours.
04:00Voilà, la violence, c'est le chaos.
04:02C'est le mode opératoire d'LFI.
04:04C'est sûrement la raison pour laquelle,
04:05j'espère bien que les Français ne leur feront pas confiance
04:07parce que ça pose une vraie question
04:09quand vous êtes des responsables politiques.
04:10Mais cette violence, elle est inhérente.
04:12Souvenez-vous, au moment des retraites,
04:13M. Porte jouait au foot
04:15avec un ballon qui était à l'effigie
04:16de la tête du ministre du Travail.
04:19Voilà, ces gens-là sont violents.
04:20Je vous rappelle que M. Mélenchon,
04:22M. Raphaël Arnaud, M. Delogui
04:24ont été condamnés pour violences en réunion.
04:27Voilà, enfin, oui, ou violences.
04:29Violences en réunion, je ne suis pas sûre.
04:30Pas en réunion, mais pour violences.
04:32M. Delogui, typiquement, sur un CPE
04:34et sur un proviseur.
04:36Donc voilà, c'est leur mode de fonctionnement.
04:38Je ne pense pas que ce soit le cas de M. Mélenchon.
04:40Non, M. Mélenchon, c'était au moment,
04:41vous vous souvenez, de La République,
04:42c'est moi, où il y avait, lui,
04:43c'était pour intimidation.
04:44Qui doit payer la facture,
04:46Laure Lavalette ?
04:47Valérie Pécresse propose d'envoyer
04:49la facture de 100 000 euros
04:50à M. Bagayoko à Saint-Denis.
04:52Est-ce que ce sont les contribuables ?
04:54Est-ce que ce sont les casseurs
04:55qui doivent payer ?
04:55Mais ils portent une responsabilité.
04:56Effectivement, quand vous êtes
04:57un responsable politique,
04:58vous portez une responsabilité.
04:59Et après, voilà, ceux qui cassent
05:00ont quand même aussi leur liberté.
05:02Il faut aller chercher.
05:03Et on a toujours dit, nous,
05:04les casseurs doivent être les payeurs.
05:05Ça n'est pas aux Français
05:06de continuer à payer.
05:07Vous savez à quel point
05:08la situation financière des Français
05:11est catastrophique.
05:12Ça rajoute.
05:12Et puis, ça décrédibilise.
05:14Vous dites que votre lycée
05:15est en mauvais état.
05:16Mais du coup, vous continuez
05:18à le délabrer.
05:19On a vu des portes d'établissement
05:20complètement en feu.
05:22On voit bien que ça ne va pas.
05:23Et on voit bien que la revendication
05:24derrière, elle est politique.
05:26Le ministre de l'Intérieur,
05:28M. Nouniez, a dit que ses instructions,
05:30c'est la fermeté
05:31avec la plus stricte proportionnalité.
05:33Ce qui ne veut pas dire inaction.
05:35Mais on sait bien que la moindre bavure
05:37serait absolument dramatique
05:39et mettrait encore plus le feu aux poudres.
05:41C'est sûr.
05:42Et c'est d'ailleurs pour ça
05:43qu'il y a des provocations terribles.
05:44Je voyais des images
05:45où des lycéens
05:47donnaient des coups de pied
05:48à un policier,
05:50à renacher.
05:51Pourtant, on voit bien
05:51qu'il y a de la provocation.
05:53Donc, je pense que le travail
05:54des policiers est difficile.
05:56Ils ne doivent pas bien savoir
05:58comment gérer.
05:59Parce que la police,
06:01vous savez, c'est une institution...
06:02Ils ont des instructions
06:03assez précises selon vous ou pas ?
06:04Oui, mais c'est quand même
06:04l'institution qui est
06:05la plus contrôlée, j'allais dire.
06:07Donc, c'est vrai que
06:08tous les policiers
06:09que je rencontre
06:09me disent la peur
06:10qu'ils ont aussi
06:10de se retrouver dans une situation
06:12qui ferait qu'après,
06:13il n'ait pas la justice
06:14de leur côté.
06:14C'est aussi la raison
06:15pour laquelle nous demandons
06:16au Rassemblement national
06:17la présomption
06:19de légitime défense,
06:21ce qui ferait tomber la pression.
06:22La loi qui est passée
06:23la dernière fois
06:23n'allait pas assez loin.
06:24Je pense qu'il faut
06:26réarmer moralement
06:26aussi nos policiers.
06:27Et quand Jean-Luc Mélenchon
06:28évoque la sauvagerie policière,
06:31c'est un blanc-seing
06:32qu'ils donnent
06:32à tous ces casseurs ?
06:33Oui, c'est pas nouveau.
06:34On ne tombe pas
06:35de notre chaise.
06:36Oui, l'EFI pense
06:37que la police tue,
06:38que la police assassine.
06:39Ils n'ont eu de cesse
06:39de le dire.
06:40Voilà, on ne le découvre pas.
06:42Ils sont fidèles à eux-mêmes.
06:43Mais ça met de l'huile
06:44sur le feu.
06:44J'ai quand même eu l'impression
06:45que Jean-Luc Mélenchon
06:46avait un peu peur
06:47du monstre
06:47qu'il était en train de créer.
06:48Il y avait un espèce
06:49hier de ralentissement.
06:51J'ai trouvé,
06:51M. Léoman a dit
06:52que c'était un peu débile
06:53quand même
06:53de mettre le feu partout.
06:54Je pense qu'ils se rendent compte
06:55que le mouvement
06:56qui est en train de naître
06:58peut leur échapper.
06:59Évoquons maintenant
07:00l'actualité
07:01au Rassemblement National
07:02avec cette affaire
07:03désormais qu'il faut appeler
07:04l'affaire Bardella.
07:05Emmanuel Macron,
07:06en Espagne,
07:06a appelé les responsables
07:08du RN
07:08à clarifier la ligne,
07:10les mots et les gens
07:10dans leur parti.
07:12Il estime que les propos
07:13qui sont attribués
07:14par Mediapart
07:15à Jordan Bardella
07:16sont gravissimes
07:17et inacceptables.
07:17Que répondez-vous
07:18à Emmanuel Macron ?
07:19Déjà, je réponds
07:19à Emmanuel Macron
07:20qu'il n'aura eu de cesse
07:21que d'abaisser
07:21la fonction présidentielle.
07:23En principe,
07:23un président,
07:24quand il est à l'étranger,
07:25ne commente pas
07:26une action,
07:27ce qui se passe
07:28à l'intérieur du pays.
07:30Vous nous avez déjà
07:32habitués
07:32à rabaisser cette fonction
07:33mais là,
07:33je trouvais que c'était
07:34vraiment le summum.
07:35Nous pensons
07:36et nous disons
07:37que ce sont des faux,
07:38des faux grossiers.
07:39Jordan Bardella
07:40a d'ailleurs porté plainte
07:41hier pour diffamation,
07:42diffamation publique.
07:44Mediapart,
07:45il faut voir d'où ça vient.
07:46Mediapart,
07:46ce n'est pas un journal
07:47comme les autres.
07:48Ce n'est pas vraiment un média.
07:49Ce sont nos adversaires politiques.
07:51qu'ils ne s'en cachent pas.
07:52C'est une officine
07:53d'extrême-gauche
07:54pour qui la fin
07:55justifie les moyens.
07:57C'est vrai que je pense
07:58que notre avance
07:59dans les sondages,
08:00le fait que les Français
08:01nous font confiance,
08:02probablement pour l'alternance,
08:03met une certaine fébrilité
08:05chez nos adversaires
08:06qui sont prêts à tout,
08:07à des diffamations
08:08et à des propos
08:09absolument ignobles
08:10qu'évidemment,
08:11Jordan Bardella récuse.
08:12Nous saisirons
08:13la justice jusqu'au bout.
08:15La justice donc
08:15avec cette plainte
08:16en diffamation,
08:17avec constitution de parti civil.
08:19Il y a d'autres moyens
08:20d'aller peut-être plus vite
08:20parce qu'on sait
08:21que ces plaintes
08:21en diffamation
08:22mettent des mois
08:22à être instruites,
08:24voire jugées.
08:24Il y a la possibilité
08:25d'une citation directe
08:26au pénal,
08:27assignation civile
08:28à jour fixe
08:28avec l'offre de presse.
08:29Pourquoi ne sont pas
08:30ces moyens-là
08:30qui ont été choisis ?
08:32Parce que ça permettrait
08:33aussi de forcer
08:34Mediapart à prouver
08:35ce qu'ils disent.
08:36L'affaire n'a que deux jours
08:37Madame Ferrari
08:38donc j'imagine bien
08:38que Jordan Bardella
08:39est avec ses conseils,
08:40avec ses avocats
08:41et qu'on cherche
08:41la meilleure façon
08:42pour que la vérité éclate.
08:44Je sais que Jordan Bardella
08:45avait déjà demandé
08:45à être confronté aux écrits.
08:47Mediapart a refusé
08:48certainement parce qu'ils
08:49ne sont pas authentifiés.
08:50Donc la question
08:51qu'il va falloir se poser aussi
08:52c'est est-ce que Mediapart
08:53est entre guillemets
08:54de bonne foi
08:54quand il fascifie des documents
08:55ou est-ce que Mediapart
08:57aurait été enfumé
09:00comme disait Jordan Bardella ?
09:01Ce qui est certain
09:02c'est que cette affaire
09:03c'est une ingérence
09:04dans la campagne présidentielle
09:05au moment où les français
09:06n'arrivent pas à remplir
09:07ni leur frigidaire
09:08ni leur plein d'essence.
09:09Bientôt il va falloir
09:10remplir la cuve de fioul.
09:11Pendant ce temps
09:12on ne parle pas de rien.
09:12Ce n'est pas une surprise
09:13chaque présidentielle
09:14désormais est impactée
09:14par les affaires.
09:15Puis en plus on le savait
09:16je veux dire
09:17on est des marins
09:18de gros temps
09:19on savait que ça allait être difficile.
09:21La dernière fois
09:22sur votre plateau
09:22il y a 15 jours
09:23j'ai dit qu'il y aurait
09:23des turbulences
09:24vous voyez on ne s'est pas trompé
09:25là c'est particulièrement abject
09:27la façon dont Jordan Bardella
09:29est diffamé.
09:29Il est atteint personnellement ?
09:31Bien sûr qu'il est atteint
09:31mais vous ne pouvez pas
09:32ne pas être atteint
09:33quand on dit ça
09:34sur la place publique
09:35et que ça n'est pas vrai
09:36c'est absolument épouvantable.
09:37Il va se battre.
09:38Vous savez il a sa conscience
09:39pour lui en 2025
09:40il a été reçu
09:41par le gouvernement israélien
09:42il est allé à une conférence
09:43sur la lutte
09:44contre l'antisémitisme
09:45il a marché
09:46contrairement à Emmanuel Macron
09:47à la marche
09:48contre l'antisémitisme
09:49et puis je vais vous dire
09:50les français ont bien compris
09:51que le bouclier
09:51contre l'antisémitisme
09:52c'était le rassemblement national
09:54et d'ailleurs
09:55qui a fait fuir
09:56Et pas ce que dit le CRIF
09:59c'est un peu pavlovien le CRIF
10:00mais moi je peux vous assurer
10:01que j'ai des gens
10:02proches du consistoire
10:04voilà
10:04je ne vais pas les mettre mal à l'aise
10:05mais qui m'ont écrit
10:06en me disant
10:07voilà le CRIF
10:07un réflexe qui est pavlovien
10:08nous à côté
10:09on sait que vous êtes le rempart
10:10on sait que l'antisémitisme
10:12à l'heure actuelle décomplexé
10:13il est du côté d'Alafi
10:14Mais est-ce que votre parti
10:15l'ERN n'est pas secoué
10:16par ces accusations
10:17qui réveillent ces vieux démons
10:19et ce vieux soupçon
10:20sur l'antisémitisme
10:21que Marine Le Pen avait réglé
10:22évidemment
10:23on le soit rappel
10:23en éjectant son propre père
10:25du parti
10:25Exactement
10:26non vraiment
10:27je ne le crois pas
10:27quand vous avez
10:28les époux Clarsfeld
10:29qui vont à Perpignan
10:30recevoir de la main
10:31de Louis Alliot
10:31la médaille de la ville
10:33pensez-vous un seul instant
10:34qu'ils l'auraient fait
10:35ces chasseurs de nazis
10:36qu'ils l'auraient fait
10:37s'ils avaient eu
10:37le moindre soupçon
10:38d'antisémitisme
10:39bien sûr que non
10:40c'est encore de la diffamation
10:41mais on connaît
10:42ces procédés d'extrême gauche
10:43le problème c'est
10:44que pendant que vous parlez de ça
10:44on ne parle pas d'autre chose
10:46et malheureusement
10:47ça laisse toujours des traces
10:48au moins personnellement
10:49Jordan Bardella
10:49restera sur cette stratégie
10:51de la dénégation
10:52il ne dira pas
10:53peut-être c'était
10:54une erreur de jeunesse
10:55parce qu'il estime
10:56qu'il ne l'a pas dit
10:57ce n'est pas une stratégie
10:58de dénégation
10:58il n'a pas tenu ses propos
11:00donc il ne va pas s'accuser
11:01de choses qu'il n'a évidemment
11:02pas faites
11:03Marine Le Pen le soutiendra
11:04jusqu'au bout
11:04bien sûr que Marine Le Pen
11:05le soutiendra
11:06mais vous savez
11:06les français vont se soutenir
11:07jusqu'au bout
11:08on a derrière nous
11:09des millions de français
11:10et c'est ça aussi
11:10qui est toujours très douloureux
11:12c'est que derrière
11:12Jordan Bardella
11:13ce sont ces français-là
11:14qui se font attaquer
11:15ce sont ces français
11:16qui ont envie de vivre
11:17de leur travail
11:17qui ont envie de nous donner
11:18les clés pour que nous
11:19renversions la table
11:20pour qu'on reprenne en main
11:21notre politique migratoire
11:22pour qu'on reprenne en main
11:23l'hôpital
11:25l'éducation
11:25voilà pour qu'on ne soit pas
11:26dernier dans les classements PISA
11:28tout ça nos adversaires politiques
11:29l'ont bien compris
11:30je pense qu'ils sont prêts à tout
11:31mais je vais vous dire
11:32Madame Ferrari
11:32je pense que ça n'est pas terminé
11:33jusqu'au 18 avril
11:35ça va être long
11:35vous pensez qu'il y aura
11:36d'autres épisodes
11:37à ce feuilleton
11:38sur Jordan Bardella ?
11:39on connaît Mediapart
11:40c'est leur façon de faire
11:41ils ne s'en cachent pas
11:42ils vont feuilletonner
11:44le plus longtemps possible
11:45et puis oui
11:45moi je pense que
11:46d'ici le 18 avril
11:47ils vont nous chercher
11:48des poux ailleurs
11:49vous avez des points de faiblesse
11:50que vous avez déjà
11:51nous sommes très sereins
11:53nous sommes très sereins
11:54mais non
11:54est-ce que ça peut avoir
11:55un impact sur les électeurs ?
11:56est-ce que vous le redoutez ?
11:58en tout cas moi
11:58je n'ai eu aucun texto
12:01de mes administrés
12:02en circonscription
12:03ou alors les textos
12:04que j'ai eu
12:04c'était pour me dire
12:04c'est lamentable
12:05vous êtes encore
12:06voilà sous les feux
12:08vous savez
12:08il y a presque un effet câlin
12:09au bout d'un moment
12:10les gens ils n'en peuvent plus
12:11quand vous êtes systématiquement
12:13diffamés
12:13moi j'aimerais que
12:14nos adversaires politiques
12:15nous attaquent sur le fond
12:16venez nous dire
12:17que voilà
12:18sur le régalien
12:19ce que nous pensons
12:19ne va pas
12:20venez nous dire
12:21qu'il faut continuer
12:22à donner de l'argent
12:23à l'Union Européenne
12:23ce que nous ne croyons pas
12:24parce que nous voulons
12:25faire des économies
12:25plutôt que d'aller chercher
12:27l'argent dans la poche
12:27des Français
12:28attaquez-nous sur le fond
12:29mais ne nous diffamez pas
12:30en tout cas
12:31on ne se laissera pas faire
12:31vous parlez du pouvoir d'achat
12:33effectivement
12:33c'est ce qui concerne
12:34au premier chef
12:35les Français
12:36on a dans quelques heures
12:37la présentation du budget
12:39de la France
12:40avec le réel
12:41qui nous rattrape
12:42dit Sébastien Lecornu
12:4354 milliards d'euros
12:44d'économies à la clé
12:46la classe politique
12:47est-elle enfin prête
12:48à regarder la dette en face
12:49et quelle sera l'attitude
12:50du RN
12:51face à ce budget
12:52censure, pas censure
12:53pousse en haut
12:53pousse en bas
12:54alors on a hâte déjà
12:55de savoir comment est-ce
12:56qu'il va faire
12:56ces 53 milliards d'économies
12:58parce que ce sont les mêmes
12:59quand même
12:59qui ont fait 1300 milliards
13:00de dettes en 10 ans
13:01qui sont censés maintenant
13:02là faire des économies
13:03nous nous disons
13:04depuis le début
13:04que c'est très simple
13:05il faut aller chercher l'argent
13:06dans l'Union Européenne
13:07nous sommes contributeurs nets
13:08de 9 milliards
13:09c'est beaucoup trop
13:09c'est-à-dire que
13:10pour que les Français
13:10qui nous écoutent comprennent
13:11on donne plus à l'Union Européenne
13:13que ce qu'elle nous rend
13:13il faut aller chercher
13:14dans le train de vie de l'État
13:15il faut aller chercher évidemment
13:16dans cette politique migratoire
13:17il faut réserver
13:18les aides de solidarité
13:19aux Français
13:20mais c'est pas forcément
13:21une question de suppression
13:22de fonctionnaires
13:23on peut ne pas
13:24remplacer
13:25Marine Le Pen
13:27parle je crois
13:28le 6 octobre
13:28pour son contre-budget
13:29donc on va en parler
13:29mais encore une fois
13:30il peut y avoir
13:31des non-remplacements
13:32de fonctionnaires
13:33qui partent à la retraite
13:33mais on peut aussi
13:34gérer différemment
13:35c'est exactement comme vous
13:36Madame Ferrari
13:36quand vous avez votre budget
13:37soit vous allez en vacances
13:39soit vous refaites
13:39votre salle de bain
13:40là c'est pareil
13:40ce que vivent les Français
13:41c'est la conséquence
13:42de choix politiques
13:43qui n'ont pas été bons
13:44qui n'auraient pas été les nôtres
13:45et on va leur expliquer
13:46comment nous
13:46on va reprendre en main
13:47la dépense publique
13:48Pour autant il y aura
13:49un vote sur ce budget
13:50Marine Le Pen a dit
13:51qu'elle préférait
13:52un budget imparfait
13:53que pas de budget
13:54ça veut dire qu'à priori
13:55on ne se dirige pas
13:56vers une censure du RN
13:57qui serait décisive
14:02par l'opposition
14:03puisque par définition
14:04c'est la traduction comptable
14:05de choix politiques
14:06donc en fait
14:07l'opposition au mieux
14:08elle laisse passer le budget
14:09en s'abstenant
14:10Il y a des motions de censure
14:11Il y a des motions de censure
14:11Ce qui est sûr
14:12c'est que ce budget
14:13il sera amendé
14:13il sera rectifié
14:15par l'équipe
14:15qui gagnera la présidentielle
14:17donc s'il n'y a pas
14:18de dinguerie
14:19si le gouvernement
14:21ne va pas chercher l'argent
14:22dans la poche des Français
14:23s'il revient
14:24sur sa prime d'activité
14:25dont il voulait
14:26geler l'indice
14:28à ce moment-là
14:29Les retraités aussi
14:29c'est une ligne rouge
14:31En tout cas
14:32Marine Le Pen
14:32va le dire
14:33dans pas longtemps
14:34elle va exprimer
14:35quelles sont nos lignes de rouge
14:35mais voilà
14:36on sera quand même
14:37très vigilants
14:38on est là
14:38et on l'a dit
14:39pour défendre
14:39le pouvoir d'achat
14:40des Français
14:41il faut que nous soyons
14:42en garde-fou
14:42mais peut-être
14:43que le gouvernement
14:44aura été touché
14:45par la grâce
14:45d'ici là
14:46Attendons 9h
14:47Taxe sur les produits sucrés
14:49a annoncé
14:49le ministre du Commerce
14:50Serge Papin
14:51c'est sur la table
14:52en tout cas
14:52pour ce budget
14:53encore des taxes
14:54vous les voterez ?
14:56C'est sûr qu'encore des taxes
14:57c'est un problème
14:57mais il y a aussi un problème
14:58sur les produits sucrés
14:59il y a aussi un problème
15:00sur l'obésité
15:01sur les enfants
15:01qui font plus de sport à l'école
15:02donc il faut réfléchir
15:03à une politique de santé
15:04de façon plus globale
15:05mais peut-être que plutôt ça
15:07il faut revaloriser
15:08le sport à l'école
15:09voir comment faire
15:11les Français n'en peuvent plus
15:12des taxes
15:12nous sommes le pays
15:13le plus taxé au monde
15:14et malgré tout
15:14nous vivons mal
15:15c'est ça qui va passer
15:17cette dichotomie
15:18il n'y a plus de consentement
15:19à l'impôt
15:20dans la mesure où
15:20on a un taux
15:21prélèvement obligatoire
15:22qui est record
15:23et à côté de ça
15:23quand vous allez à l'hôpital
15:24vous attendez encore
15:255 heures sur un brancard
15:26ça n'est pas possible
15:27mais on est soigné
15:29mais on peut tellement
15:30mieux faire
15:30en fait c'est ça
15:31alors la valette
15:32parlons un instant
15:33des retraites
15:33Edouard Philippe a présenté
15:34hier sa réforme des retraites
15:35il reprend la réforme
15:37de 2023
15:39en moins de 10 ans
15:40il veut porter l'âge légal
15:41à 65 ans
15:41avec une durée de cotisation
15:42à 45 ans
15:43est-ce que ce n'est pas courageux ?
15:45Edouard Philippe
15:45c'est Macron en pire
15:46c'est-à-dire que
15:48Emmanuel Macron
15:49n'a jamais proposé ça
15:49non alors il s'est fait élire
15:51au départ quand même
15:51sur 65 ans
15:53la dernière fois
15:54mais là il va encore plus loin
15:56et effectivement
15:57il faut que les français comprennent
15:58c'est 65 ans
15:59plus 45 années d'annuité
16:00donc si vous commencez
16:01à travailler à 23 ans
16:02l'âge légal
16:02ça sera 68 ans
16:03il faut savoir
16:04qu'il y a déjà
16:05une personne sur deux
16:06à l'heure actuelle
16:06alors que l'âge de départ légal
16:07est de 62,9 mois
16:09enfin 62 ans et 9 mois
16:10il y a déjà une personne sur deux
16:11qui arrive à la retraite
16:13sans emploi
16:14une personne sur toi
16:14ne serait pas concernée
16:15par la décide
16:16ça veut dire quand même
16:17qu'il mise sur le fait
16:20que les gens travaillent plus
16:21alors que déjà
16:22pour arriver à 62 ans
16:23nous n'y arrivons pas
16:24et que ce que l'on ne gagne pas
16:25d'un côté
16:25on le dépense
16:26en assurance maladie
16:28en assurance chômage
16:29la vraie question
16:30c'est faire rentrer
16:30plutôt les jeunes
16:31sur le marché du travail
16:32c'est là où notre retraite
16:34notre projet de réforme de retraite
16:35est pertinent
16:36l'âge moyen de départ
16:38du premier job en France
16:39est de 27 ans
16:40ce qui est évidemment
16:40beaucoup trop tard
16:41mais pour ça
16:42c'est un peu vertigineux
16:43mais il va falloir s'attaquer
16:44aussi au collège unique
16:44refaire de nos filières
16:46manuelles des filières d'excellence
16:47un peu comme font
16:48l'Allemagne et la Suisse
16:49pour remettre rapidement
16:50nos jeunes
16:51sur le marché du travail
16:52et vous êtes toujours
16:52sur votre projet
16:53de 60 ans
16:55avec 40 annuités
16:57alors si vous avez commencé
16:59souvent avec des métiers pénibles
17:0140
17:01et après de façon progressive
17:03jusqu'à 62 ans
17:04avec 42 annuités
17:05parce que la retraite
17:06c'est aussi un choix de société
17:07mais tout ça
17:08on le financera
17:09et on le financera
17:10parce qu'on va relancer
17:11l'industrie
17:12et la natalité
17:13Laure Lavalette
17:14un mot de Robert Ménard
17:16qui a été jugé hier
17:17le maire de Béziers
17:18pour avoir refusé
17:18de marier un Algérien
17:20sous OQTF
17:21le tribunal a requis
17:237500 euros d'amende
17:25ce qui est le plus bas échelon
17:26parce qu'il risquait
17:27l'inéligibilité
17:28ce ne sont que les réquisitions
17:29on aura évidemment
17:30le jugement au mois de décembre
17:31vous soutenez Robert Ménard
17:33mais bien sûr
17:33on soutient Robert Ménard
17:35et on soutient tous les maires
17:36qui s'opposent
17:37à marier des gens
17:37qui n'ont rien à faire
17:38sur notre sol
17:38alors déjà
17:39moi j'aurais aimé
17:40que les 100% d'OQTF
17:41soient exécutés
17:42comme nous l'avait promis
17:43Emmanuel Macron
17:44mais évidemment
17:45et même avec nos alliés
17:47d'Éric Ciotti
17:48et de l'UDR
17:49nous avions
17:49lors de leur niche
17:50ils avaient proposé
17:51une loi justement
17:52pour protéger les maires
17:53nous n'avons jamais pu
17:54voter cette loi
17:55parce que toute la gauche
17:56l'extrême gauche
17:57et la gauche
17:58a fait obstruction
17:59donc nous ne sommes jamais arrivés
18:01au bout du texte
18:02alors que c'est un texte
18:03qui est évidemment demandé
18:04par les maires
18:04il faut protéger les maires
18:05ça n'a pas de sens
18:06que l'État vous demande
18:07à la fois à quelqu'un
18:08de ne pas être là
18:09et au maire de les marier
18:10ça pourrait être aussi
18:11le procureur a rappelé
18:12que les maires
18:13ne peuvent pas refuser
18:14de célébrer un mariage
18:15c'est évidemment au procureur
18:16mais ça pose une vraie question
18:18parce qu'après
18:18vous savez bien
18:18qu'une fois qu'ils sont mariés
18:19ils sont encore
18:20plus difficilement expulsables
18:22donc il est temps
18:23que cette politique
18:24soit reprise en main
18:25avec de la volonté politique
18:26madame Ferrari
18:2671% des Français
18:27s'opposent ainsi au mariage
18:29lorsque l'un des deux futurs époux
18:31est en situation irrégulière
18:32c'est une des mesures
18:33que vous prendriez
18:34si vous arriviez au pouvoir
18:36vous savez
18:36la première chose
18:37qu'on va faire
18:37quand on arrivera au pouvoir
18:38c'est ce grand référendum
18:39constitutionnel
18:40en mettant le droit
18:41des étrangers
18:41dans la constitution
18:42il faut que nous gravions
18:43dans le marbre
18:44les outils juridiques
18:45politiques administratives
18:46qui vont nous permettre
18:46ça va être la fin
18:47du droit du sol
18:48ça va être typiquement
18:49de ne pas pouvoir marier
18:50un OQTF
18:51la fin du regroupement familial
18:53stop
18:54les Français veulent reprendre
18:55en main
18:55leur politique migratoire
18:57ça fait trop longtemps
18:58qu'on ne leur a pas demandé
18:59ce qu'ils voulaient en faire
19:00et comme la constitution
19:01sera au-dessus de tout
19:02alors on pourra
19:05être efficace
19:06et mettre notre volonté politique
19:07en action
19:08Laure Lavallette
19:08était notre invitée
19:09ce matin
19:10je précise pour nos auditeurs
19:11que vous portez
19:12le ruban rose
19:13que je porte aussi
19:14d'Octobre Rose
19:15pour la prévention
19:16du cancer du sein
19:16allez vous faire dépister
19:17bien sûr
19:18merci beaucoup Laure Lavallette
19:19bonne journée à vous
19:20sur CNews et Europe 1
19:25Sous-titrage Société Radio-Canada