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Bruno Retailleau, candidat LR à l'élection présidentielle, était l'invité du Face à Face ce jeudi 1er octobre.
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00:00Bonjour Bruno Retailleau. Bonjour Apolline de Bonheur.
00:02Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle, vous êtes président les Républicains.
00:07On va revenir évidemment dans un instant sur les blocages de nombreux lycées à nouveau ce matin pour un acte
00:12de les étudiants d'ailleurs qui sont invités à suivre le mouvement.
00:15Le budget qui est annoncé aujourd'hui avec des coupes énormes, est-ce suffisant à vos yeux ?
00:20Mais je voudrais d'abord vous interroger sur le procès Robert Ménard. Vous y étiez hier, vous êtes rentré tard
00:25hier soir de Montpellier.
00:26Vous y étiez et vous avez plaidé en faveur de Robert Ménard. Vous avez dit peut-on sanctionner un maire
00:33sur la base d'un texte qui va être amené à évoluer ?
00:36C'était évidemment sur la question de l'obligation de marier versus l'obligation de quitter le territoire.
00:43Le parquet de Montpellier a requis une amende de 7500 euros. C'est en réalité très peu par rapport à
00:50ce qui l'encourt.
00:5175 000 euros d'amende et une peine d'illégibilité.
00:54Oui, surtout l'inéligibilité. C'était là le risque.
00:56Est-ce que ça veut dire que, alors les juges ne seront pas obligés de suivre le réquisitoire du parquet,
01:02mais est-ce que ça veut dire que finalement Robert Ménard a convaincu ?
01:07Écoutez, en tout cas, le procureur n'a pas demandé son inéligibilité. Et ça, c'est fondamental. Parce qu'on
01:15marche sur la tête.
01:16On a un système qui est plus dur avec le maire, un maire qui se dévoue au quotidien, qu'avec
01:22un clandestin.
01:22Et le fait de célébrer le mariage, c'est ce que j'ai expliqué hier devant le tribunal, aurait eu
01:27pour conséquence de neutraliser l'obligation de quitter le territoire que l'État avait lui-même pris.
01:34Donc on marche sur la tête et les Français, du reste, ne le comprennent pas.
01:37Pour vous, les Français ne le comprennent pas, mais le président du tribunal vous a répondu à vous, ici, c
01:41'est le droit qui prime.
01:43Et le droit, au moment où Robert Ménard était censé célébrer ce mariage, le lui imposait normalement.
01:48Oui, mais le droit, ça n'est certainement pas de faire échec aux décisions du droit de l'État.
01:52Voilà, de l'État de droit.
01:53Il y avait un individu clandestin, il y avait une obligation de quitter le territoire français, et le fait de
01:58célébrer le mariage revenait à ruiner la décision de l'État.
02:03Il y avait ce conflit, et c'est ce que j'ai expliqué.
02:05C'est que Robert Ménard s'est trouvé pris dans une injonction contradictoire, dans un conflit de normes juridiques.
02:11Voilà, alors le droit, effectivement, à l'État en État actuel des choses est ce que vous dites qu'il
02:17est, mais il va évoluer.
02:18Et de toute façon...
02:19Il va évoluer, vous en êtes sûr ? Il trouvera une majorité pour évoluer ?
02:23Il faut plus qu'une majorité. Il faut une révision des constitutions.
02:26C'est la raison pour laquelle, dans ma révision constitutionnelle, dans le référendum que je soumettrai au peuple français,
02:31j'ai inscrit textuellement, noir sur blanc, que pour se marier, il faut être en situation régulière.
02:38Attendez, mais c'est le bon sens. Il faut remettre la France à l'endroit.
02:41Et pour remettre la France à l'endroit, il faut simplement un peu de bon sens.
02:45C'est ce que pensent les trois quarts des Françaises et des Françaises.
02:48Bruno Retailleau, des lycées bloqués à nouveau ce matin.
02:52Et ça fait plus d'une semaine désormais que ça dure, avec de nombreux débordements.
02:57Hier, ce sont 119 personnes qui ont été blessées, 34 dans le personnel enseignant.
03:02Il y a eu 625 personnes interpellées, 83 policiers blessés.
03:07Est-ce que vous appelez au calme ?
03:10Évidemment, j'appelle au calme.
03:12D'abord, total soutien aux forces de l'ordre, policiers, gendarmes, mais aussi aux personnels de l'éducation nationale.
03:19C'est inédit.
03:19Le ministre l'a dit lui-même.
03:21Hier, plus d'une trentaine de personnes ont été blessées.
03:24Il y a une fabrique de la violence.
03:26Ce que je veux dire, c'est deux choses.
03:28D'abord, je pense qu'il faut qu'on en revienne à la loi anti-casseurs.
03:32Lorsque des individus sont pris dans un attroupement qui a fait des violences, des dégradations,
03:38ils doivent être tenus solidairement comme responsables.
03:41Pas question que ce soit le contribuable qui paye.
03:44Et je rends hommage à Valérie Pécresse, qui a eu le culot d'envoyer la facture de 100 000 euros
03:49à monsieur...
03:49Elle a dit, je vais envoyer la facture, notamment du remplacement du portail du lycée Paul-Éluard,
03:59100 000 euros au maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, ainsi que les frais de gardiennage et de nettoyage.
04:06Voilà, donc ce sont les casseurs qui doivent payer.
04:09Il faut là aussi faire une modification juridique.
04:12Bali Bagayoko n'est pas le casseur ?
04:14Non, mais d'un point de vue général, je vous dis, la loi anti-casseurs concerne ces attroupements
04:19parce qu'il est très difficile ensuite de voir individuellement qui a commis justement le délit.
04:24Première chose.
04:24On reprécise d'ailleurs que cette loi, elle existait, elle avait été abolie sous fonction de l'idérant.
04:32L'idée, c'est effectivement que vous pouvez participer à un attroupement
04:35si vous n'avez pas vous-même physiquement cassé le portail, par exemple.
04:38Vous allez quand même participer à le rembourser.
04:40Exactement, si vous êtes solidaires d'un attroupement.
04:44Deuxième chose.
04:45Elle est fille.
04:46On a clairement désormais un parti sédicieux.
04:49Sédicieux ?
04:49On a un parti absolument sédicieux qui a une fascination pour la violence.
04:55Résumons-nous.
04:56Le maire de Saint-Denis, toujours lui, déclare que la violence...
04:59Il est maire, officier de police judiciaire.
05:01Pourtant, on en parlait il y a quelques instants.
05:03Il déclare que la violence est légitime.
05:05Peut-être légitime.
05:06Vous avez, oui, peut-être, oui.
05:08Ça, si vous voulez, ça ne trompe que les nigaux.
05:11Voilà.
05:12Deuxième chose, vous avez M. Mélenchon qui déclare l'autre jour
05:16qu'il faut s'interposer entre les forces de l'ordre pour protéger les lycéens.
05:21Bien sûr.
05:22Je me souviens que M. Mélenchon, lorsque j'avais dissous la jeune garde,
05:28s'était solidarisé.
05:29Il a vu ces mots.
05:30Je leur donne raison.
05:31Bravo.
05:32Il faut continuer.
05:33La jeune garde est, de près ou de loin, impliquée dans le meurtre à Lyon du jeune de Ranck.
05:39Il s'est aussi solidarisé.
05:41Quentin de Ranck.
05:42Il s'est aussi solidarisé.
05:44On a un parti qui est fasciné par la violence.
05:46On a un parti qui appelle à la sédition.
05:48Et même, on a un parti qui essaie d'organiser l'insurrection.
05:51Ce qui se passe là, écoutez-moi bien.
05:53Ce qui se passe aujourd'hui devant les lycées, c'est la répétition générale de ce qui pourrait se passer
05:59en 2027
06:00si Mme Le Pen gagnait.
06:03Ils organiseraient une insurrection dans le pays.
06:06Je pense aujourd'hui qu'il y a une question qui se pose.
06:08Laquelle ?
06:09C'est la question de l'interdiction de LFI.
06:12Je sais que c'est très difficile en droit.
06:14Mais je la pose, je la lance dans le débat public,
06:16parce qu'on ne peut plus faire comme si de rien n'était.
06:19L'interdiction du parti LFI au motif d'un appel à la violence ?
06:24Il y a un cadre juridique qui existe dans le Code de la sécurité intérieure.
06:28Je le connais bien comme ministre de l'Intérieur.
06:31Il faut un certain nombre de conditions.
06:33Ces conditions sont-elles réunies ?
06:34En tout cas, la violence, se solidariser avec la jeune garde,
06:40appeler à l'insurrection, remettre en cause nos institutions,
06:44mettre une cible dans le dos de nos gendarmes, de nos policiers,
06:47ça dessine un parti qui, alors, c'est clair, n'est plus du tout républicain.
06:52J'appelle la gauche, d'ailleurs, dans ce qu'elle a de plus républicaine.
06:55D'ailleurs, des gens comme M. Kluxman sont des gens courageux.
06:58Mais je les appelle vraiment à se désolidariser de la façon la plus nette.
07:03Est-ce que ça veut dire que vous, au pouvoir, vous interdireriez
07:06ou vous lanceriez une procédure pour interdire LFI ?
07:09En tout cas, je ferai étudier par mes services ce cas-là.
07:12Parce qu'on ne peut plus, on ne peut pas s'habituer.
07:14Vous-même, BFM, vous en avez été d'ailleurs les victimes, récemment, il y a quelques jours.
07:20Il faut préciser, effectivement, et nous l'avons tous ensemble condamné,
07:25et je remercie d'ailleurs la solidarité d'un certain nombre de journalistes, d'autres médias.
07:32Nos équipes ont été violemment éjectées, notamment devant le lycée Paul-Éluard.
07:38Et il est vrai qu'il l'a retiré depuis, mais le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko,
07:44a retweeté ces vidéos dans lesquelles on entendait des injures et des insultes
07:48à l'endroit de nos journalistes sur le terrain qui donnaient la parole aux étudiants.
07:51Le docteur de la milice d'extrême-gauche, proche de LFI, proche de LFI,
07:56c'est M. Mélenchon d'ailleurs qui l'a avoué, qu'ils étaient proches,
07:59qu'ils étaient dans la continuité de LFI.
08:01La jeune garde, ça n'est autre que Raphaël Arnaud,
08:03qui ici, là, aujourd'hui, siège tranquillement sur les bancs de l'Assemblée nationale.
08:08Député qui siège sur les bancs de l'Assemblée nationale.
08:11Le préfet de la région Île-de-France a décidé de poursuivre, d'ailleurs...
08:15Le préfet de police.
08:16Le préfet de police, tout à fait, de poursuivre Bali Bagayoko en vertu de l'article 40.
08:22Et le ministre de l'Intérieur, votre successeur, Laurent Nunez,
08:25a dit que chaque fois que des élus tiendront des propos qui sont des incitations à la violence,
08:29il y aura des poursuites pénales.
08:31Oui, c'est l'article 40.
08:32Ils l'ont fait sur un objet très précis, c'est provocation au délit.
08:37Donc, tout ça dessine un arrière-plan extrêmement préoccupant.
08:41Que si ça n'était pas un parti d'extrême-gauche,
08:44je pense qu'on ne passerait à aucun autre parti futile de droite, ce genre d'exaction.
08:49Donc, je pense que cette question, en tout cas, je la pose.
08:52J'en connais les difficultés.
08:53J'en connais les difficultés.
08:54Mais je pense qu'aujourd'hui, on ne peut plus banaliser.
08:57On est en train de banaliser un parti qui est anti-républicain, y compris anti-démocratique.
09:02Vous demandez donc, effectivement, à ce que l'on suspende l'existence de LFI
09:07ou qu'on engage des procédures.
09:10Bruno Retailleau, sur la question de la sauvagerie policière.
09:13Jean-Luc Mélenchon parle de sauvagerie policière.
09:16On a vu, on a vu, effectivement, des échanges très violents.
09:19La police des polices s'est d'ailleurs ouvert, a d'ailleurs ouvert une enquête,
09:23notamment lorsque un jeune frappé de très près par un policier a perdu ses dents
09:29et a dû être hospitalisé.
09:31Cette sauvagerie policière, est-ce que vous reconnaissez qu'elle existe ?
09:34Qu'il y ait des dérives, des dérapages.
09:37Il ne peut toujours y en avoir.
09:38Parce que le niveau de la violence a tellement augmenté
09:40qu'il y a une forme de peur, parfois, qui peut amener à des dérapages.
09:44Il faut les sanctionner.
09:45Mais, en réalité, la technique de LFI, c'est l'amalgame.
09:50C'est la généralisation.
09:51C'est de passer d'un cas individuel en disant
09:54« Les policiers, voilà, ce sont tous des fascistes, ce sont tous des violents. »
09:58Mais ils veulent délégitimer, d'ailleurs, nos institutions,
10:01l'institution des forces de l'ordre.
10:03Je rappelle qu'en démocratie, l'État a le monopole de la force de la violence légitime.
10:08Ils veulent aussi, là encore, délégitimer les urnes,
10:11puisqu'ils nous ont déjà prévenus.
10:13Ils n'accepteraient pas le verdict démocratique des urnes
10:16« Si jamais, demain, Mme Le Pen était élue. »
10:19L'expression exacte utilisée, c'est aussi l'appel à la désobéissance civile
10:24si Marine Le Pen était élue.
10:27Mais c'est quoi la désobéissance civile ?
10:30C'est quoi la désobéissance civile ?
10:31Alors, si c'est la désobéissance civile au sens de l'Inde et de Gandhi,
10:35c'est une désobéissance tout à fait pacifique.
10:37Oui, mais vous voyez, Gandhi, la grande différence avec Jean-Luc Mélenchon,
10:41ça n'est pas la chevelure, vous voyez, ça n'est pas l'atoge, l'habillement.
10:45C'est le fait que M. Mélenchon a conçu une matrice idéologique
10:50qui est fascinée par la violence.
10:52Voilà.
10:52Bruno Retailleau, lorsque vous entendez les propos
10:55qui sont attribués à Jordan Bardella par le journal Mediapart,
11:00comment vous réagissez ?
11:02Écoutez, d'abord, je hurle jamais avec la meute.
11:05Si ces propos étaient exacts, ils sont accablants, affligeants,
11:10mais attendons pour en savoir plus.
11:11Le fait qu'Emmanuel Macron lui-même, hier, ait condamné ses propos.
11:17Je ne ferai pas de commentaire sur les commentaires.
11:21J'attends d'en savoir plus, tout simplement.
11:23Lorsque l'on retrouve des propos échangés à l'époque sur des boucles WhatsApp,
11:28pas forcément encore la preuve qu'ils sont attribués à Jordan Bardella,
11:32mais une fascination pour quelqu'un comme Soral,
11:35pour quelqu'un comme Dieudonné, en êtes-vous surpris ?
11:38En tout cas, croyez-moi, je n'ai jamais été, moi, fasciné par ces individus-là,
11:43qui ont été sanctionnés à juste titre.
11:46Vous voyez, la sanction de la violence, pour moi,
11:49elle doit être à l'extrême droite comme à l'extrême gauche.
11:52Je ne fais pas deux poids, deux mesures.
11:54Simplement, ce que je veux dire, c'est que ces propos sont tellement accablants,
11:59sont tellement lamentables,
12:01qu'il faut attendre ce que la justice va nous dire.
12:04et alors, on prendra position.
12:06Évidemment que ma position sera très dure
12:08si ces propos devaient être justifiés.
12:11Bruno Retailleau, c'est aujourd'hui que le gouvernement va dévoiler le détail de son budget.
12:1554 milliards d'euros d'économies,
12:185,5 milliards d'efforts demandés aux retraités.
12:21Voilà les grandes lignes.
12:22Est-ce que ça vous paraît suffisant ?
12:23Un, ce n'est pas 54 milliards d'économies.
12:26Vous le savez très bien.
12:27On a documenté pour l'instant à peine la moitié.
12:30Donc, on va voir.
12:31Simplement, ce que je veux dire, pour les retraités, un mot,
12:34c'est absolument injuste que tout le monde soit appelé à faire des efforts.
12:39Très bien.
12:40Mais on ne peut appeler les retraités à faire des efforts
12:43qu'à la condition de remettre sur la table
12:47la suspension de la suspension de la réforme des retraites.
12:50La suspension de la suspension.
12:51En effet, on en est là.
12:52C'est-à-dire qu'on en est là, bien sûr.
12:54C'est-à-dire qu'il faut, à ce moment-là,
12:56que pour justifier un tel effort,
12:58ça sera plus de 5 milliards,
12:59alors il faut que le gouvernement
13:02arrête et remette sur la table
13:04la réforme qui a été votée.
13:05Mais est-ce qu'il ne faut pas quand même
13:05qu'à un moment, les retraités actuels
13:07fassent des efforts ?
13:08On n'en est même pas là.
13:10On est aujourd'hui, ce matin,
13:11j'ai regardé les taux,
13:13les emprunts, le taux d'intérêt.
13:14On n'a jamais emprunté aussi cher depuis 2008.
13:16On est à 4,85%.
13:18À 10 ans.
13:19C'est 3600% de plus qu'il y a 5 ans.
13:23Le mécanisme qui est enclenché,
13:26le mécanisme qui va aboutir possiblement
13:28à la crise est déjà là.
13:30Moi, ce que je propose,
13:32un, pour le budget,
13:33c'est l'article 47.
13:35Le budget, c'est-à-dire désordonnance.
13:37Le budget doit être le moins mauvais possible.
13:40Article 47.
13:41Sinon, aucune autre voie n'est possible.
13:43Deuxième chose.
13:45Donc, on ne tente même pas de le faire voter ?
13:46On l'applique par ordonnance ?
13:48On travaille, bien sûr, au Parlement,
13:51mais la Constitution dit que
13:52si Slasenbourg, au-delà de 70 jours,
13:55le gouvernement peut prendre des ordonnances.
13:57Je lui demande de prendre ces ordonnances.
13:59Même s'il y a une censure,
14:01au moins, on aura un budget
14:02et le gouvernement pourra toujours
14:05expédier les affaires courantes
14:06jusqu'à l'élection.
14:07Première chose.
14:08Mais je pense que ça ne suffira pas.
14:10Si on veut éviter,
14:12avant l'élection présidentielle,
14:14une crise financière
14:15qui sera absolument terrible
14:17et encore une fois,
14:18on y va tout droit.
14:19Je demande au président de la République
14:21d'organiser,
14:21avant la fin de l'année,
14:23un référendum.
14:25Il y a des années
14:25qui cherchent à organiser un référendum.
14:28Un référendum sur la règle d'or
14:30puisqu'on a voté,
14:32il y a plusieurs années,
14:33au Sénat et à l'Assemblée nationale.
14:35On a voté une règle d'or.
14:37Donc, avec un vote
14:39qui est un vote
14:39exactement identique.
14:42Par conséquent,
14:42il suffit simplement
14:43que le président de la République
14:45dise
14:45« je vais convoquer les électeurs
14:47pour un référendum
14:48pour que la Constitution
14:50soit réformée ».
14:51Vous sentez vraiment
14:52qu'au moment où l'on se parle,
14:54c'est-à-dire dans cette fin de règne
14:55où Emmanuel Macron
14:56est au plus bas
14:58dans les opinions des Français,
15:00les Français répondraient
15:01à cette question ?
15:01Il est au plus bas
15:02dans les opinions
15:03et notre dette
15:04est au plus haut
15:06de notre histoire.
15:07Il est responsable
15:08d'avoir ruiné la France
15:091 400 milliards d'euros.
15:11C'est quand même inédit
15:12sous la Ve République.
15:13Simplement,
15:14ce que je dis,
15:15c'est que si on veut calmer
15:16les marchés,
15:17le seul bouclier,
15:18le seul bouclier,
15:19alors qu'il n'y a pas
15:19la majorité à l'Assemblée nationale,
15:21le seul bouclier,
15:22c'est le référendum,
15:23une règle d'or
15:24dans la Constitution.
15:25Et vous croyez au peuple,
15:26vous croyez à la légitimité
15:28dans ce cas-là
15:29du peuple français ?
15:30Je vous repose la question
15:30parce que lorsque vous disiez
15:31en ce début d'entretien
15:32qu'il fallait penser
15:34à aller jusqu'à interdire
15:36LFI
15:36parce que
15:38anti-républicain,
15:39dites-vous,
15:39est incitant à la violence
15:41ou fasciné par la violence,
15:43vous posez cette question.
15:44Est-ce qu'au fond,
15:46vous dites d'un côté
15:47« je crois au peuple français »
15:48et c'est à lui
15:49de répondre à cette question
15:50du référendum,
15:51mais de l'autre côté,
15:52est-ce que ce n'est pas
15:52une manière de censurer
15:54le peuple français
15:54que d'empêcher le parti même
15:56pour lequel une partie
15:57des Français,
15:58au moment où l'on se parle,
15:59Jean-Luc Mélenchon,
15:59se retrouve à 16%
16:00dans les sondages ?
16:01Mais je n'ignore pas
16:02cette difficulté.
16:03Simplement,
16:03on a des règles.
16:04Tous les partis,
16:05dans une démocratie,
16:06dans une république,
16:06on doit se plier aux règles.
16:08Et ça n'est pas possible
16:09à la violence.
16:10Notamment quand
16:12on instrumentalise
16:12des mineurs.
16:13Vous vous rendez compte
16:13de cette gravité ?
16:15Aucun père,
16:16mère de famille
16:16ne peut le tolérer.
16:17Mais simplement,
16:18ce que je demande
16:19au président de la République,
16:20c'est de porter
16:21devant le peuple français
16:23la règle d'or.
16:24C'est fondamental
16:24et croyez-moi,
16:25ce sera important
16:26pour aujourd'hui,
16:27pour éviter la crise,
16:28mais aussi pour demain,
16:29pour rétablir enfin,
16:31précisément,
16:31l'état de nos finances publiques.
16:33Bruno Rataillot,
16:34vous dites,
16:34voilà,
16:34il faut cette règle d'or.
16:36Si elle n'était pas adoptée
16:37maintenant,
16:37j'imagine que vous
16:38l'appliqueriez vous
16:39ou même vous feriez
16:41ce référendum également
16:42si vous étiez élu.
16:44Pourquoi pas la tronçonneuse ?
16:46Alors,
16:46je dis ça de manière provoquante,
16:47mais Ravier Mileï
16:48est en France aujourd'hui.
16:51Ce n'était pas
16:51des petits bouts
16:52par-ci par-là.
16:53Il a refait
16:54toutes les finances
16:55de l'Argentine.
16:57Il y a été
16:57à la tronçonneuse,
16:59littéralement.
17:00Est-ce que
17:00vous vous posez
17:01parfois la question
17:02d'une vraie remise en cause
17:04de renverser la table ?
17:05Ah non,
17:06mais renverser la table,
17:07c'est le sens,
17:08justement,
17:09de ma candidature.
17:10Je veux une rupture.
17:11Le système
17:12est en train
17:13de mourir sous nos yeux,
17:14mais il nous entraîne.
17:15Vous vous rendez compte
17:16que c'est
17:17la troisième fois seulement
17:18depuis 1960,
17:19les Français,
17:20en deux ans,
17:21ont perdu 1200 euros
17:22de pouvoir d'achat.
17:23Ça,
17:24c'est concret,
17:24vous voyez.
17:25Il y a
17:253 Français sur 10,
17:26le 17...
17:271200 euros
17:27de perte de pouvoir d'achat
17:28par foyer,
17:29en moyenne.
17:30Exactement.
17:313 Français sur 10
17:32sont dans le rouge
17:33pour leur compte bancaire
17:34le 17 du mois,
17:35simplement.
17:36Donc,
17:37moi,
17:37je veux renverser la table
17:38et bien entendu,
17:40la tronçonneuse...
17:40Vous couperiez quoi
17:41avec la tronçonneuse ?
17:43C'est d'abord les normes.
17:44Je pense qu'il y a
17:45un impôt caché
17:45qui est énorme
17:47et qui est encore supérieur
17:48d'ailleurs,
17:48je le pense,
17:50aux impôts
17:51au sens
17:52habituel du terme.
17:53Je pense qu'il faudra
17:54retirer de la Constitution
17:55par exemple
17:56le principe de précaution
17:57qui est devenu
17:58un principe de blocage,
17:59d'interdiction.
18:00Je pense qu'il faudra
18:01interdire par une loi organique
18:03toute transposition,
18:04surtransposition
18:05des règles européennes
18:06parce que l'Europe
18:07réglemente beaucoup
18:08et nous,
18:08on en rajoute une couche.
18:09Je pense qu'il faudra
18:11aussi par ordonnance
18:12supprimer des normes,
18:14notamment les seuils
18:14pour les relevés
18:15pour les entreprises.
18:16Là, oui,
18:17j'aurai la tronçonneuse
18:18en main
18:18et par ailleurs,
18:20j'aurai su tirer
18:2040 milliards d'euros
18:22d'impôts
18:23et de charges sociales
18:23à nos entreprises.
18:24Entre les deux extrêmes,
18:26il y a vous,
18:28il y a Gabriel Attal,
18:30il y a Édouard Philippe,
18:31Édouard Philippe qui hier
18:32propose une retraite
18:33d'ailleurs à 65 ans
18:34et 45 ans d'alignité.
18:38Qu'est-ce qui fait
18:38qu'à un moment ou à un autre,
18:39il n'y en aura plus qu'un ?
18:41Ce qui fait,
18:41c'est que je porte
18:43un projet singulier.
18:45Vous avez d'un côté...
18:46Mais chacun me dit ça.
18:47Pardon de vous le dire.
18:48Mais chacun me dit ça.
18:48Vous avez Marine Le Pen.
18:49Elle veut prolonger
18:50l'assistanat.
18:51Elle n'a pas voté
18:52la réforme des retraites.
18:53Elle n'a pas voté,
18:53par exemple,
18:54les 15 heures de contrepartie
18:55d'activité au RSA.
18:56Elle veut poursuivre
18:57le système d'assistanat.
18:58Moi, je veux, par exemple,
19:00plafonner à 70% du SMIC
19:02la totalité
19:02qu'un individu
19:04peut recevoir
19:04en aide sociale.
19:05Je ne veux pas que
19:07l'assistanat paye plus
19:08que le salaire,
19:09le travail.
19:10Et de l'autre côté,
19:11vous avez les anciens
19:12premiers ministres
19:13d'Emmanuel Macron.
19:15Ils sont co-responsables
19:16des 1 400 milliards de dettes.
19:18Ils ne parviendront pas
19:19à s'en détacher.
19:20Pour l'instant,
19:20ils n'ont pas envie
19:20de décrocher.
19:22Bien sûr,
19:23mais le peuple...
19:24Comment allez-vous
19:24les convaincre ?
19:25Je pose cette question
19:25à chacun de vous trois.
19:26Ce n'est pas moi
19:27qui les convaincre.
19:28Le peuple français
19:29ne voudra pas
19:30leur donner sa confiance.
19:32Je pense qu'à un moment
19:33ou à un autre,
19:34ils décrocheront.
19:35Parce que le peuple français
19:37ne veut pas
19:37d'une saison 3
19:38du macronisme.
19:39Mais sur quels critères,
19:39pardonnez-moi de vous le dire,
19:40mais je veux dire,
19:41si on regarde les sondages,
19:42vous êtes le dernier des trois.
19:43Si on regarde les partis,
19:45vous, vous avez
19:45l'onction de votre parti.
19:47Mais chacun dit
19:48je suis légitime
19:49à aller jusqu'au bout.
19:50Mais la légitimité,
19:52bien sûr que chacun pense
19:53qu'il est légitime.
19:54Simplement,
19:55j'essaie de raisonner
19:56objectivement.
19:56Pensez-vous un seul moment
19:58que le bilan désastreux,
20:00on vient d'en parler,
20:01d'Emmanuel Macron,
20:02absolument désastreux,
20:03l'appauvrissement des Français,
20:05le déclassement
20:05d'un grand pays,
20:06d'une grande nation
20:07comme la France,
20:08c'est lui.
20:09Eh bien,
20:09ce bilan-là,
20:10ils y ont pris part.
20:12Les Français le savent.
20:13Les Français sont
20:13un grand peuple politique.
20:14Et au moment
20:16où ils commenceront
20:16à s'intéresser
20:18à la campagne,
20:18ce qui n'est pas le cas.
20:20Justement,
20:20c'est un grand peuple politique.
20:22Et je vous repose
20:22quand même la question
20:23parce que vous dites
20:23interdiction de LFI,
20:24vous posez cette question,
20:25vous dites juridiquement
20:26il y a une voix.
20:28Vous faites quoi des élus ?
20:31Les élus peuvent se présenter.
20:32Ils peuvent se présenter.
20:33Ils doivent changer
20:34d'étiquette ?
20:34Ils renoncent
20:35à cette violence.
20:36Ils renoncent
20:37à la stratégie
20:39sédicieuse,
20:39factieuse,
20:40une stratégie
20:41clairement d'insurrection.
20:43Je ne parle même pas
20:43d'antisémitisme.
20:44Souvenez-vous,
20:46ils avaient attaqué
20:46M. Raphaël Antoven
20:48qui les avait traités
20:49de passionnément antisémites
20:50et le tribunal
20:51les a déboutés.
20:53Le tribunal les a déboutés.
20:54Vous vous rendez compte ?
20:55En effet.
20:56Votre annonce
20:57ce matin,
20:57en effet,
20:58posait la question
20:59de l'interdiction
21:00d'LFI.
21:01En tout cas,
21:02j'en ai marre
21:02de la routine,
21:04de cette habitude.
21:05Ils sont en train
21:06de créer dans l'esprit
21:07du petit monde
21:08politico-médiatique
21:09une sorte d'ambiance.
21:11Il y a une forme
21:12de brumisation
21:13de la violence,
21:15bien sûr dans les lycées,
21:16bien sûr,
21:17mais aussi dans toute la société
21:18et c'est inacceptable.
21:19Donc, je veux une réaction forte.
21:21Je ne veux plus
21:21qu'on s'habitue
21:22justement à cette matrice idéologique
21:24qui nous conduit
21:25tout droit
21:25dans le mur de la violence.
21:26dans le mur de la violence.
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