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  • il y a 13 minutes
Une mauvaise maîtrise l’anglais est-elle un frein pour votre carrière ? Qu’il s’agisse d’un entretien d’embauche, d'une négociation pour une promotion ou d’un rendez-vous client, les moins à l’aise dans la langue de Shakespeare sont pénalisés sur le plan professionnel. L’anglais, nouveau RPS ?

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Transcription
00:09BISMART
00:12Ne pas bien parler anglais, est-ce que ça peut freiner votre carrière ?
00:15Qu'à extrême, est-ce que vous pourriez perdre un emploi, perdre un contrat ?
00:19C'est peut-être un peu exagéré, mais en tout cas, ne pas avoir confiance en vos capacités à parler
00:24anglais dans l'entreprise,
00:25dans le cadre professionnel, ça peut rendre l'expérience beaucoup moins agréable.
00:28On va en parler avec François Fourmentin, cofondateur du Cercle des Langues,
00:33l'une des grandes structures avec d'autres concurrents qui sont sur ce marché,
00:37qui offrent des cours, il y a des cours personnels, il y a des cours en groupe,
00:41et il y a aussi beaucoup de visio, j'imagine, depuis le Covid et même un peu avant.
00:45Vous avez fait une étude qui est sortie en septembre,
00:49et ce qu'on voit, c'est qu'on a 36% des sondés qui estiment qu'une mauvaise maîtrise
00:55de la langue anglaise
00:57a pu les pénaliser dans leur carrière.
00:59Avant toute chose, est-ce qu'un tiers, c'est beaucoup au final par rapport à ce type de situation
01:06?
01:07D'avoir eu un tiers des personnes qui se sentent pénalisées ?
01:09Alors oui, il y a un tiers des personnes qui se sentent avoir eu vraiment à un moment donné
01:14un vrai blocage dans leur carrière, mais au global, si on regarde le chiffre plus de la confiance,
01:19il y en a plutôt deux tiers qui ne se sentent pas à l'aise
01:23pour justement pouvoir progresser dans un milieu qui mobilise beaucoup l'anglais.
01:28Donc ça va être pour leur carrière personnelle, mais aussi en tant que représentant de leur entreprise
01:33pour conquérir un nouveau contrat, lancer un nouveau produit, un nouveau marché.
01:37Oui, ça peut être la maîtrise de la langue anglaise dans un entretien d'embauche,
01:40dans un rendez-vous client, dans une réunion d'équipe avec des collègues internationaux.
01:45Alors, il y a un peu un mythe comique dans le monde du travail, c'est de mettre niveau C2,
01:50le plus haut niveau en anglais sur le CV, puis arriver à l'entretien, on galère à faire une phrase.
01:54Ça, est-ce que les gens osent encore ? Ou est-ce qu'on n'est plus du tout dans
02:00ce niveau-là ?
02:00On est vraiment sur des gens qui ont peur de leur niveau d'anglais, mais qui pourtant ne parlent pas
02:05si mal ?
02:06Alors aujourd'hui, niveau C2, c'est sûr qu'à l'écrit, on peut faire beaucoup de choses,
02:11donc c'est plus simple d'afficher.
02:12On le rappelle, c'est le niveau le plus haut dans les classifications.
02:15Oui, tout à fait, il y a A, B et C.
02:17Et si on est C1, c'est déjà bien.
02:18Et si on est C1, c'est déjà très très bien, on a un anglais fluide.
02:22Non, donc aujourd'hui, effectivement, les candidats savent que l'anglais peut être un frein à l'embauche,
02:27et donc on a toujours tendance à un peu inflater son propre niveau lorsqu'on postule.
02:33Ce n'est pas forcément une bonne idée, en fait, en réalité ?
02:35Non, pas toujours, parce que si vous tombez sur un emploi qui réellement nécessite l'anglais,
02:40le recruteur va tester votre anglais, et là, vous allez vous retrouver en live.
02:44Et la relation de confiance est brisée d'entrée.
02:45Exactement.
02:46Mais quand on regarde les chiffres, moi, ce qui m'a marqué, c'est qu'on n'est pas tant
02:50sur une évaluation du vrai niveau d'anglais,
02:52mais plutôt le ressenti des gens par rapport à leur niveau d'anglais.
02:55Et c'est pour ça que je vous parlais aussi des questions d'accent.
02:58C'est que certaines personnes parlent très bien anglais, mais estiment que leur accent va les décrédibiliser.
03:04Dans ce cas spécifique, combien de personnes s'autocensurent, non pas parce qu'elles parlent mal anglais,
03:09mais parce que leur accent, elles ne l'estiment pas assez crédible.
03:12Oui, on va avoir 7 personnes sur 10 qui vont s'autocensurer.
03:15À cause de l'accent ?
03:16À cause de l'accent, à cause de cette nécessité de devoir s'exprimer à l'oral.
03:21On a l'impression d'être complètement mis à nu.
03:24Et donc, effectivement, c'est ce côté psychologique qui va nous freiner et qui va nous empêcher de parler.
03:29Et du coup, qui va effectivement faire à terme que notre niveau va baisser.
03:33Donc, il y a vraiment un côté psychologique.
03:35Et à l'inverse, si on a un niveau qui est correct, mais sans plus, mais qu'on a de
03:39la confiance,
03:39on va être dans une dynamique positive et on va plus parler et progresser.
03:43Mais justement, là-dedans, ce qui est marquant, c'est qu'en fait, la prononciation,
03:49on peut très bien travailler très bien sur 5 phrases et parfaitement maîtriser la prononciation de 5 phrases
03:54et ne pas avoir le vocabulaire pour tenir la route.
03:56Donc, il faut aussi convaincre les gens que l'accent, en fait, ce n'est pas sur quoi on est
04:01jugé,
04:01notamment quand on parle avec un collègue américain ou irlandais.
04:04Non, complètement. La base de la communication, c'est juste se faire comprendre.
04:08Vocabulaire, syntaxe.
04:09Vocabulaire, syntaxe. Et puis aussi toute la communication non corporelle.
04:13Donc, je pense qu'en France, on a tendance à être très dur avec soi-même.
04:17Là où, si on prend le sujet de l'accent en particulier, globalement,
04:22quel que soit notre accent, on réussit plus ou moins toujours à se faire comprendre.
04:25Donc, il ne faut pas se focaliser là-dessus.
04:27L'accent dans la grande vadrouille, pour citer un classique du cinéma français,
04:32en fait, cet accent-là ne pose aucun problème sur le plan professionnel
04:35quand on deal avec un client potentiel américain, en fait.
04:37Non, pas du tout. C'est plus les Français qui vont s'auto-juger là où les Américains font ça
04:41charmant.
04:42C'est les non-natifs, souvent, qui sont critiques sur la prononciation.
04:45Exactement.
04:45Surtout qu'il y a un point, alors vous allez le confirmer ou l'infirmer,
04:48mais notre manière de prononcer dépend aussi du contexte.
04:52C'est-à-dire que quand on parle avec quelqu'un avec qui on discute régulièrement,
04:55on va être plus à l'aise et donc notre prononciation va peut-être être plus fluide.
04:59Puis, je ne sais pas, on appelle quelqu'un au téléphone,
05:01on s'attend à voir un interlocuteur français.
05:03Finalement, la personne ne parle pas français.
05:05J'imagine que pendant les premières minutes, notre accent est très mauvais
05:08parce qu'on est surpris, on est tendus.
05:11Le stress génère aussi des dérives, des mauvaises prononciations.
05:15Effectivement. Après, le stress, chacun le vit différemment.
05:19Moi, j'aurais plutôt tendance à dire que sur les premières minutes,
05:22on va au contraire essayer de beaucoup s'appliquer justement sur cette notion de prononciation
05:26pour pouvoir bien se faire comprendre.
05:29Mais la difficulté, c'est de maintenir le niveau de langage
05:32et aussi de prononciation dans le temps.
05:34Et donc, peut-être qu'après, il va un petit peu péricliter,
05:37mais ce n'est pas non plus gravissime.
05:39Et donc, si on devait garder un conseil, c'est quoi ?
05:42C'est de ne pas avoir peur de votre accent ?
05:44Exactement. C'est les erreurs.
05:46On s'en fiche.
05:46Osez, foncez.
05:48Nous, on dit souvent à nos élèves, faites des erreurs.
05:50Ce n'est pas grave.
05:50L'essentiel, c'est de se faire comprendre.
05:51Et c'est comme ça qu'on avance.
05:53Merci beaucoup, François Fourmentin.
05:55Je le rappelle qu'au fondateur du Cercle des Langues,
05:57avoir un mauvais accent en anglais ou en espagnol ou en chinois ou en japonais,
06:01ce n'est pas grave.
06:02Si vous avez la bonne syntaxe, c'est le bon vocabulaire.
06:04C'est un peu ça qu'on retiendra de cette interview.
06:06Merci beaucoup.
06:07On va s'adresser à un autre sujet qui est essentiel, l'IA.
06:11L'IA qui a été que les grands groupes se sont appropriés depuis 2022.
06:16Est-ce que les TPE, PME arrivent à suivre ?
06:18On sait que c'est beaucoup plus compliqué pour les petites structures,
06:21moins équipées, mais ce n'est pas une fatalité.
06:24Et deux spécialistes du sujet vont venir nous expliquer
06:26comment mettre en place des bonnes pratiques
06:28quand on a 50, 100, 150 salariés,
06:32comment les former,
06:33comment faire en sorte qu'on utilise cette technologie de manière efficace.
06:37?

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