00:00On est à Saint-Denis où les CRS avancent, mais cette fois les jeunes gens qui leur font face manifestement
00:06n'ont pas envie de reculer
00:08et sont donc prêts à en découdre face à la charge des CRS et ces gaz lacrymogènes qui sont envoyés
00:15de plus en plus fréquemment maintenant
00:18pour disperser ces regroupements. Tension ici en Seine-Saint-Denis qui est l'un des épicentres de cette contestation depuis
00:27le début Guillaume.
00:28Oui absolument, ça a été l'un des premiers endroits où ça a bougé. On a vu bien sûr le
00:32maire Balibagayoko, maire Saint-Denis, maire en blébantique
00:35des dernières élections municipales de la France Insoumise, très présents sur ces rassemblements.
00:40On a vu effectivement lui qui avait évoqué une violence parfois légitime et qui a redit ce matin qu'à
00:45ses yeux la place d'un élu, ça pouvait être dans ces manifestations.
00:49Alors qu'on voit certaines personnes qui sont manifestement aguerries à ce genre de situation, qui sont équipées, qui donnent
00:56des coups de pied
00:56dans les bombes lacrymogènes qui sont envoyées par les CRS pour les renvoyer vers les CRS.
01:03Et on voit cet incendie qui est en train de prendre du côté de Strasbourg.
01:09On entendait notre équipe à Nice, Alexandra Gonzales, parler des personnels de l'éducation nationale
01:14qui sont dans une situation évidemment très difficile, dans une forme, chaque fois qu'ils le peuvent, de médiation.
01:21Mais ils peuvent aussi, et on l'a vu à plusieurs reprises, hélas, être pris pour cible.
01:25Oui, et on nous a signalé ce matin, on est en train de vérifier avec les parquets, on nous a
01:30signalé ce matin plusieurs proviseurs
01:32qui ont été pris à partie, voire même blessés par un tir de mortier d'artifice.
01:39Ils jouent le rôle de médiateurs.
01:41Et comme vous le dites, c'est compliqué parce que pour beaucoup d'entre eux, ils partagent les revendications des
01:46élèves,
01:47des organisations syndicales sur les bâtiments, etc.
01:50Mais ils sont évidemment opposés à ces violences et ils essayent de dialoguer à la fois entre les lycéens et
02:00les forces de l'ordre.
02:01C'est l'une des difficultés de ce maintien de l'ordre.
02:03C'est que justement, il n'y a pas de réel organisateur avec qui discuter, avec qui permettre une désescalade,
02:12comme ça peut être le cas sur une manifestation classique, sur un mouvement social classique.
02:17Et ça conduit, on le voit, à une escalade depuis ce matin, des tensions,
02:25avec des consignes qui sont données aux forces de l'ordre, nous dit-on,
02:30de limiter au maximum l'usage de lanceurs de balles de défense,
02:36parce que ce sont des mineurs qui sont en face, parce qu'il y a eu hier un adolescent, un
02:42élève,
02:42qui a été victime d'un tir manifestement, ce sera l'enquête de le démontrer,
02:47mais qui pourrait s'apparenter à un tir de LBD.
02:50Donc il est préconisé aux forces de l'ordre d'utiliser plutôt les grenades lacrymogènes
02:57pour essayer de faire reculer les manifestants quand il y a des jets de projectiles.
03:01Et on nous fait remonter que ces jets de projectiles, justement,
03:03sont assez nombreux sur les forces de l'ordre dans certains points.
03:06On en voit très souvent.
03:08Il y a un peu plus de 300 lieux de blocage depuis ce matin.
03:11On voit sur ces images des élèves, des jeunes, qui ont pour certains le visage masqué.
03:18Donc c'est une population différente des lycéens qu'on a pu voir ces jours précédents,
03:24qui étaient en train de bloquer les établissements,
03:27mais pas forcément le visage masqué, pas forcément à faire preuve de violence.
03:34Donc le renseignement territorial est aussi en train d'observer ça de près,
03:39ce mouvement de près, pour essayer de voir s'il s'agit bien toujours de lycéens
03:44avec les mêmes revendications que depuis vendredi dernier,
03:47ou s'il y a des personnes qui se sont agrégées au mouvement
03:51et qui ont un mode de protestation beaucoup plus violent,
03:55de casse, de black bloc, comme on les appelle sur les autres mouvements sociaux.
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