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  • il y a 8 minutes
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00...d'attentant.
00:0113h, 14h,
00:04Europe 1 Info.
00:05Vous écoutez Clémy Macias à 13h31 sur Europe 1
00:08et c'est chroniqueur avec vous aujourd'hui
00:10Michel Fayad-Dultores et Jean-Michel
00:12Salvatore.
00:13Le gouvernement a donc dévoilé son budget 2027
00:15qui comprend 43 milliards d'euros de mesures
00:18de redressement, par exemple
00:20baisse du nombre de fonctionnaires,
00:21mise à contribution des retraités, taxes sur les
00:23produits sucrés ou encore inscription payante
00:25en BTS ou en classe préparatoire
00:27pour les non-boursiers.
00:30Jean-Michel Salvatore, c'est un budget
00:32technique ou politique ?
00:34C'est un budget de sauf qui peut.
00:36Parce que c'est vrai qu'en temps normal, on aura
00:38envie de critiquer ce budget parce qu'il y a plein de choses qui
00:40ne vont pas, il n'y a pas assez d'économie, il y a quand même
00:4217 milliards d'impôts
00:44supplémentaires, donc évidemment
00:46qu'on aura envie de critiquer ce
00:48budget, sauf que là, si vous voulez,
00:50on est entré dans la
00:52crise financière.
00:53On est en plein dedans puisque chaque jour,
00:56les taux d'intérêt augmentent, on est à
00:574,9%, vous l'avez dit, il y avait
00:59jamais eu des taux aussi importants depuis 2002
01:02et il y a 2-3 chiffres qui, moi je trouve,
01:04font froid dans le dos. La dette française
01:06augmente de 5 000 euros
01:08chaque seconde.
01:095 000 euros chaque seconde. Et il y a un
01:12deuxième chiffre.
01:12Il faudrait faire le calcul en une heure
01:14d'émission, là.
01:15Il y a 31 millions de secondes dans une année,
01:18donc c'est pour ça qu'on est arrivé à ce calcul-là.
01:20Et il y a un deuxième chiffre qui est aussi
01:22très spectaculaire,
01:23c'est que la France va devoir emprunter
01:251 milliard par jour,
01:281 milliard par jour. C'est-à-dire,
01:29non pas pour investir dans des équipements,
01:32non pas pour l'armée, non pas pour la santé,
01:34non pas pour les écoles,
01:34mais en intérêt, en intérêt de dette.
01:37Donc, 1 milliard,
01:391 milliard par jour,
01:40c'est considérable.
01:41Et donc, ça donne une petite idée du fait
01:43que le mur de la dette, il est là,
01:45que la dette, elle augmente tous les jours,
01:47et que si on ne fait pas des choses
01:49extrêmement énergiques, ça va être
01:51la catastrophe avant la présidentielle.
01:53Et je pense qu'elle va arriver,
01:54parce que, comme je le disais tout à l'heure,
01:56la crise financière, elle est déjà là.
01:57Jules Torres ?
01:58J'ai répondu à votre question
01:59pendant que Jean-Michel était en train de parler.
02:01Pour votre heure,
02:01donc de 13h à 14h,
02:03ce sera 18 millions d'euros
02:04que la dette, eh bien, sera alourdie.
02:07Donc, évidemment que ce budget
02:08est en effet un budget de...
02:10Sauf qu'il peut.
02:10Évidemment que c'est un budget
02:11que moi, je considère comme peu courageux.
02:13Le problème étant qu'on a une majorité...
02:16Peu courageux, même ?
02:17Peu courageux, oui.
02:18Quand vous ne vous en prenez pas,
02:20à ce mammouth
02:21qui est le budget de l'État,
02:23quand vous n'allez pas,
02:24pardonnez-moi,
02:25sur la question des retraites,
02:26quand vous n'allez pas
02:27sur la question du coût...
02:28Un peu, ils y vont un peu.
02:30Très légèrement, très légèrement.
02:32Quand vous n'allez pas
02:33sur la question du coût de l'immigration,
02:35quand vous n'allez pas
02:36sur la question,
02:37de manière massive,
02:38sur la question de la contribution française
02:39et de l'Union européenne,
02:40on peut considérer
02:41que ce n'est pas un budget très courageux,
02:43mais c'est évidemment
02:44à mettre en balance
02:44avec la majorité,
02:45en tout cas avec l'Assemblée nationale
02:47que nous avons aujourd'hui,
02:48avec 577 députés
02:50qui sont socialistes,
02:51avec 577 pas appartenant
02:53au Parti Socialiste,
02:54mais qui ont une doctrine
02:54qui est une doctrine socialiste.
02:56Ensuite,
02:57vous avez trois couloirs de nage,
02:59ce qui fait qu'on aura
03:00les mêmes discussions.
03:01C'est pour cela
03:01qu'un certain nombre de personnes
03:02disent qu'il faut les ordonnances,
03:04que certains autres disent
03:05qu'il faut le 49-3
03:07pour passer,
03:07pour éviter ce débat-là,
03:09parce que le sujet aujourd'hui,
03:11c'est d'avoir un budget.
03:12Rappelons quand même
03:13que si une loi spéciale est votée,
03:15c'est-à-dire,
03:15pas le budget au sens noble du terme,
03:18pas un budget comme celui
03:19qui est présenté comme cela,
03:20le prochain président
03:21qui sera élu en mai 2027
03:23ne pourra rien changer.
03:25Donc le sujet,
03:26il est qu'il faut absolument
03:27voter aujourd'hui
03:27un budget
03:28pour pouvoir ensuite,
03:30quand il y aura
03:30une nouvelle majorité
03:31en juin prochain,
03:33sans nul doute,
03:34avoir un budget
03:35qui soit peut-être
03:36un petit peu mieux,
03:37parce que,
03:37espérons-le là encore une fois,
03:38mais c'est encore une incertitude,
03:40on aura une majorité
03:41plus que relative.
03:43Moi, je trouve que
03:45dans tous ces débats,
03:46je suis quand même
03:46assez effaré de voir
03:47que les candidats
03:49à la présidentielle
03:49ne se positionnent pas
03:51sur cette question
03:52de la dette
03:53d'une façon
03:53vraiment sérieuse.
03:55Il n'y a pas un seul candidat
03:57qui présente
03:57un vrai programme
03:59de désendettement du pays
04:00sur deux ou trois ans.
04:01Aucun candidat.
04:02On est dans la surenchère
04:04des dépenses
04:04et quand on assiste
04:06au débat parlementaire,
04:07on se rend compte
04:08qu'il n'y a pas un seul
04:09il n'y a pas un seul parti
04:11qui prend ses responsabilités
04:14et moi,
04:15j'ai vraiment le sentiment
04:16qu'il y a une responsabilité
04:17historique
04:18devant le pays
04:19parce que
04:20si on reste
04:22comme l'année dernière
04:23et comme il y a deux ans
04:23dans une politique
04:24de surenchère permanente,
04:26la catastrophe va arriver
04:27encore plus vite
04:28et c'est vrai que là,
04:29ce qu'il faut bien voir,
04:30c'est que les marchés
04:31nous regardent.
04:32C'est-à-dire que
04:32lorsque Mélenchon dit
04:33on va mettre la dette
04:34à la poubelle,
04:35ça fait monter les taux.
04:36Quand Mme Le Pen dit
04:39la retraite,
04:39pas de problème,
04:4060-62 ans,
04:41on a les moyens,
04:41c'est un choix de société,
04:42les taux montent.
04:43Et si...
04:44Et puis il y a Pigasse aussi.
04:46Non, non, mais oui,
04:46mais enfin quand même,
04:47elle est en position de gagner,
04:48pas Pigasse.
04:49Non, non, je veux dire en plus de...
04:51Et Sébastien Lecornu,
04:53s'il ne prend pas un budget
04:55très volontariste
04:56dès maintenant,
04:57les taux monteront également.
04:59Donc on est,
04:59si vous voulez,
05:00dans une nasse terrible,
05:02c'est un nœud coulant,
05:03la dette,
05:03c'est un nœud coulant
05:04et là,
05:05on voit bien
05:05que les choses s'aggravent
05:06de jour en jour.
05:09de programme,
05:10j'allais dire.
05:10Écoutez,
05:11Laure Lavalette,
05:11la porte-parole du Rassemblement National,
05:13députée du Var,
05:14elle était l'invité de Laurence Ferrari
05:15ce matin sur Europe 1.
05:16Ce sont les mêmes quand même
05:17qui ont fait 1300 milliards de dettes
05:19en 10 ans
05:19qui sont censés maintenant
05:20là faire des économies.
05:22Nous, nous disons depuis le début
05:23que c'est très simple,
05:23il faut aller chercher l'argent
05:24dans l'Union Européenne.
05:25Nous sommes contributeurs nets
05:26de 9 milliards,
05:27c'est beaucoup trop,
05:28c'est-à-dire que
05:28pour que les Français
05:29qui nous écoutent comprennent,
05:29on donne plus à l'Union Européenne
05:31que ce qu'elle nous rend.
05:32Il faut aller chercher
05:38qui n'auraient pas été bons,
05:39qui n'auraient pas été les nôtres
05:40et on va leur expliquer
05:40comment nous,
05:41on va reprendre en main
05:42la dépense publique.
05:43Jean-Michel Salvatore ?
05:45Oui, tout ça c'est très joli
05:46mais le problème c'est que
05:47si Madame Le Pen est élue
05:49en mai prochain,
05:51son premier sujet,
05:52ça ne sera pas l'immigration,
05:53ça ne sera pas la sécurité,
05:54ça sera la dette.
05:55Mais bien sûr.
05:55Michel Fayad ?
05:56Oui, il y a une chose
05:57dont on n'a pas encore parlé
05:58par rapport à la dette,
05:59c'est la balance commerciale
06:00parce qu'une des manières
06:01justement de réduire
06:03le pourcentage de la dette
06:04par rapport au PIB,
06:05c'est d'augmenter notre richesse
06:06notamment par les exportations.
06:08Or aujourd'hui,
06:09ça fait des années et des années
06:10qu'on est dans une balance
06:11commerciale complètement négative
06:12et il n'y a personne
06:13qui parle non seulement
06:14de la dette
06:15mais qui parle aussi
06:16de ce problème structurel
06:17qu'on n'exporte rien.
06:18Enfin, on n'exporte bien sûr
06:19mais pas suffisamment
06:20par rapport à nos importations.
06:22Et ce n'est pas en faisant
06:24ce budget-là
06:24qu'on va exporter davantage,
06:27produire davantage en France.
06:29Donc il y a quand même
06:30un vrai sujet de fond
06:31qui n'est pas abordé
06:32ni par ce gouvernement
06:33ni par les candidats actuels.
06:35Et il y a aussi une autre chose,
06:37c'est dire qu'on parle
06:38de 17 milliards,
06:38vous avez dit,
06:40d'impôts supplémentaires.
06:41Mais enfin,
06:42on va quand même confier
06:4217 milliards
06:44au plus mauvais gestionnaire
06:45du pays,
06:46l'État.
06:48Jean-Michel Savator.
06:50Oui, bien sûr,
06:51c'est vrai qu'on exporte
06:52en fait du luxe,
06:54des avions,
06:57éventuellement de l'armement
06:57et puis c'est quasiment tout.
06:58Mais ça,
06:59on paye toutes les additions
07:00en même temps.
07:00On paye les 35 heures,
07:02on paye la retraite à 60 ans,
07:04on paye toutes les largesses,
07:07toutes les politiques
07:07de facilité
07:08qu'on a connues
07:10depuis 30 ou 40 ans,
07:11la désindustrialisation,
07:13on paye tout ça
07:13en même temps
07:14et ça va être
07:15extrêmement douloureux.
07:16Et je pense que les Français
07:17doivent quand même
07:18prendre conscience du fait
07:19que lorsqu'on aura bien
07:20pris le mur,
07:21tout le monde paiera.
07:22Tout le monde paiera
07:23et ça sera très douloureux
07:25pour tout le monde.
07:25personne ne pourra
07:28s'extraire
07:28de l'effort collectif
07:29qu'il faudra faire
07:30pour redresser le pays.
07:31Enfin, on en est là.
07:32Je pense que...
07:33Vous êtes très grave aujourd'hui.
07:34Mais bien sûr,
07:35il faut quand même voir
07:36les choses comme elles sont
07:36si vous voulez.
07:37Il y a une espèce
07:38de déconnexion totale
07:39entre la réalité économique
07:40que l'on constate
07:41et puis le débat politique
07:43qui est complètement lunaire.
07:45Lunaire.
07:46Et puis il faut dire aussi
07:46que le système de retraite
07:47c'est une escroquerie.
07:48Il faut pour toutes
07:49dire qu'il va y avoir
07:50de moins en moins
07:51de personnes capables
07:52de cotiser
07:53et de plus en plus
07:54de bénéficiaires
07:55et donc c'est un système
07:56qui est appelé
07:57en fait à aller dans le mur.
07:58Donc à un moment donné
07:59il faut que les politiciens
08:00l'assument.
08:00Il n'y en a quasiment aucun
08:01et à part Sarah Knoffo
08:02dans son livre
08:03pareil, il n'y a qui
08:04qu'il l'a assumé
08:05sur la scène ?
08:05Personne, comme disait Jules.
08:06Ils sont tous socialistes
08:07à l'Assemblée.
08:09Non mais,
08:09même au-delà de ça
08:10il y a un véritable problème
08:11qui est que là
08:12qu'est-ce que fait le gouvernement
08:13si ce n'est présenter
08:14l'addition finale
08:15du décès d'un Macron ?
08:16On est dans une situation
08:17économique qui est cataclysmique.
08:19La dette a augmenté
08:20de quasiment 1500 milliards
08:21sous Emmanuel Macron
08:23et évidemment que
08:24quand on a un gouvernement
08:25qui est le gouvernement
08:26je le rappelle
08:26le plus instable
08:28de la Vème République
08:29avec un Premier ministre
08:30qui a assumé
08:30devant les partenaires sociaux
08:32de dire qu'il était
08:32le Premier ministre
08:33le plus faible
08:34de la Vème République
08:35il ne faut pas s'étonner
08:36qu'on ait un budget pareil.
08:37Donc encore une fois
08:38je ne veux pas tirer
08:39à boulet rouge
08:39sur ce gouvernement
08:40parce que de toute manière
08:41il n'a pas de majorité
08:42c'est extrêmement compliqué
08:43mais j'en veux bien davantage
08:45aux oppositions
08:46qui en effet nous vendent.
08:46Jean-Michel a complètement
08:47raison de le dire
08:48on va avoir une campagne
08:49présidentielle
08:49où il n'y aura que des mensonges
08:51où la question
08:51de la baisse de la dépense publique
08:52sera abordée
08:54mais jamais dans son ensemble
08:55avec notamment les retraites.
08:57Oui il faut absolument
08:58revoir notre système
08:58des retraites
08:59mais qui va aujourd'hui
09:00oser dire
09:00qu'il faut le revoir
09:01alors que c'est 422 milliards
09:03d'euros chaque année
09:0414% du PIB
09:05sauf que la balance là-dedans
09:08c'est qu'il y a un électeur
09:09sur deux
09:10le 18 avril prochain
09:11qui sera sans doute
09:12un retraité.
09:13Donc comment voulez-vous
09:13vous adresser
09:14à une partie de la population
09:16qui va mal prendre
09:17un certain nombre
09:18de vos mesures
09:19quand elle représente
09:20la moitié de l'électorat ?
09:22Oui et moi j'ajoute
09:22que sur l'histoire
09:24des lycéens
09:25pour reboucler la boucle
09:26je pense que
09:27LFI qui déclenche
09:29un mouvement de lycéens
09:30je trouve que c'est
09:31absolument criminel
09:31parce qu'ils savent très bien
09:33qu'il n'y a plus d'argent
09:35ils savent très bien
09:36qu'on ne peut rien accorder
09:37de tangible
09:38aux lycéens
09:39aux étudiants
09:40parce qu'il n'y a plus
09:41d'argent
09:41Ils vont taxer les riches
09:42Jean-Michel
09:43Oui mais si tu taxes
09:44les riches
09:46les taux remontent
09:47il faut faire attention à ça
09:48il faut faire très attention
09:49à ça
09:49Ils en ont à faire
09:49ils suppriment la dette
09:50Oui
09:52Jean-Michel
09:52Saint-Vator
09:53Jules Therès
09:53Michel Fayad
09:54Que s'est-il passé sur ce vol
09:55Fly Dubaï
09:56à destination de Tel Aviv
09:57Les passagers qui sont intervenus
09:59et ont empêché un crash
10:00ont été accueillis en héros
10:01On en parle avec vous 3 sur Europe 1

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