- il y a 15 minutes
Tous les matins à 7h42, l'invité qui fait l'actualité. Un acteur incontournable, un expert renseigné... 10 minutes d'interview sans concession avec Apolline de Malherbe et les témoignages des auditeurs de RMC au 3216.
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00:00Il est 7h41, vous êtes bien sûr RMC et RMC Story, la France insoumise accusée par le gouvernement de mettre
00:05de l'huile sur le feu de la contestation lycéenne.
00:08L'accusation du gouvernement et des renseignements généraux alors que plusieurs élus LFI sont allés ces derniers jours sur les
00:13blocus des lycéens.
00:14C'était votre cas Manon Aubry, bonjour.
00:15Bonjour.
00:16Vous êtes députée européenne insoumise, hier je crois que vous étiez auprès des lycéens du lycée Berthelot à Pantin.
00:22La journée d'hier simplement, un lycée en grande partie brûlé à Nantes, 4 bus et un véhicule de pompiers
00:27brûlés à Marseille.
00:29des dégradations à Lille, à Strasbourg.
00:31Que dites-vous ce matin ? Est-ce que vous appelez au calme ?
00:33Évidemment, je regrette ces violences, je les condamne parce qu'elles desservent le mouvement, très clairement.
00:40Il suffit d'ailleurs de voir l'image en fond que vous avez derrière vous.
00:43Ici, dans ce studio de RMC Story.
00:46Pour ceux qui nous écoutent à la radio, l'image que vous retenez, c'est une image d'un feu
00:52et ce n'est pas l'image des revendications des lycéens.
00:55Et moi, j'aimerais que c'est cette image que vous reteniez.
00:57Et tout le temps où on parle de ces feux, de ces violences-là, qui ne représentent pas l'écrasante
01:02majorité du mouvement,
01:04eh bien, on ne parle pas du nombre de professeurs qui manquent, on ne parle pas de parcours sup, on
01:08ne parle pas des lycées qui sont vétustes.
01:11Donc, évidemment que les violences desservent le mouvement.
01:13La question des violences et des lycéens.
01:17On entendait ce matin des lycéens qui ont été interrogés par nos reporters sur place,
01:21qui se désolaient eux-mêmes de cette situation,
01:25estimant par exemple à Nantes que c'était des individus,
01:27et c'est aussi ce que disent les premiers constats des professeurs sur place,
01:31qui n'avaient rien à voir avec les lycéens de cette école-là,
01:35qui étaient des individus extérieurs, semble-t-il, venus pour mettre le chaos.
01:40L'enquête va suivre son cours, mais ce que l'on sait à ce stade,
01:45c'est qu'en effet, le plus vraisemblable, c'est que ce soit des éléments extérieurs.
01:48Je peux vous raconter mon expérience aussi au lycée Berthelot hier.
01:52Il y avait certains de vos confrères de BFM qui étaient présents.
01:55Je constate d'ailleurs que la seule image qui a été retenue,
01:58c'est une poubelle qui a brûlé pendant dix minutes,
02:01mais à aucun moment on a parlé de la mobilisation des centaines de lycéens qui étaient présents,
02:05et ceux qui sont venus foutre le feu à la poubelle,
02:07c'était a priori des éléments extérieurs au lycée,
02:09puisque les lycéens sur place ne les connaissaient pas de nouveau.
02:12Et il est intéressant de préciser, Manon Aubry,
02:14et je l'ai déjà raconté ici hier parce que ça m'a beaucoup frappée,
02:16pendant mon émission de 9 à 10 sur BFM TV,
02:19on a posé une caméra au milieu d'une avenue devant le lycée Montebello à Lille,
02:23et on a montré précisément et en temps réel les deux mouvements
02:26qui étaient, et qui en quelque sorte étaient très distincts.
02:29L'un, c'était les lycéens qui étaient devant leur lycée,
02:32avec des pancartes, avec des revendications très précises
02:34sur le manque de moyens, sur le manque de profs,
02:36et face à eux, dans la même avenue, mais sur le couloir d'en face,
02:40plusieurs centaines, plus nombreux, je dois dire,
02:43des individus cagoulés, masqués,
02:45qui venaient visiblement pour en découdre.
02:47Les deux coexistent aujourd'hui et ne se mélangent pas.
02:50Moi, ce que j'ai pu en voir hier, je vous parle de mon expérience,
02:53c'est que pour une dizaine d'individus qui étaient venus pour brûler une poubelle,
02:57vous aviez des centaines de lycéens qui étaient mobilisés,
03:00et ce que BFM a retenu hier matin,
03:03du lycée Berthelot où j'étais présente.
03:05Donc le problème, c'est quoi ?
03:06C'est uniquement cette image-là ?
03:07Le problème, je vais vous dire, le fond du problème,
03:10c'est ni la France Insoumise, ni les lycéens.
03:13Le fond du problème, c'est un système éducatif qui est à l'abandon.
03:18Y a-t-il des liens entre LFI et les leaders de ces mouvements-là ?
03:22Mais sérieusement, Apolline de Malherme,
03:23vous pensez qu'on a ce pouvoir ?
03:26Et le gouvernement qui l'affirme, le mouvement lycéen, je cite,
03:29est une manœuvre organisée par LFI et ses proxys d'ultra-gauche.
03:32Quand ils disent les proxys d'ultra-gauche,
03:33ils font référence à des mouvements comme Révolution Permanente.
03:37Vous avez raison de préciser que c'est le gouvernement qui le dit.
03:40Et je pense que c'est à la fois infantilisant pour les jeunes de notre pays
03:44de considérer qu'ils sont incapables de penser par eux-mêmes,
03:47de réfléchir par eux-mêmes, de se mobiliser par eux-mêmes,
03:50et que pour cela, ils auraient besoin de la mobilisation de la France Insoumise.
03:54Mais sérieusement, vous pensez que les centaines de milliers de lycéens
03:59qui sont mobilisés ces derniers jours dans plus de 1000 lycées,
04:02c'est parce que la France Insoumise leur a demandé,
04:04ou parce que le plafond leur tombe sur la tête,
04:06parce qu'ils ont eu des profs manquants au début de l'année,
04:09parce qu'ils crèvent de froid l'hiver et qu'ils crèvent de chaud l'été,
04:11parce que quand dans leur toilette, ils n'ont pas de papier toilette.
04:16Je veux dire, vous avez des enfants, je crois Apolline de Malherme,
04:19personne ne veut que nos enfants étudient dans ces conditions-là.
04:21On est bien d'accord, Pierre.
04:22Non, mais vous n'ayez pas tout de même qu'il y a tout de même,
04:24de la part de LFI, une récupération ?
04:26Moi, j'entendais par exemple cette semaine le maire de Saint-Denis,
04:28donc maire LFI, qui parlait de violence légitime,
04:31qui parlait de compréhension de la violence.
04:33Quand bien même vous la dénoncez, quand bien même vous mettez en avant
04:35le fait qu'il y ait plus d'actions lycéennes et étudiantes
04:38que de poubelles brûlées,
04:39on a quand même des élus LFI qui admettent
04:41qu'avoir une certaine légitimité à ces actes de violence.
04:44D'abord, sur la récupération,
04:46on était présents dans la manifestation des fonctionnaires mardi,
04:48vous ne nous avez pas dit qu'on l'a récupérée.
04:50Il y a une nouvelle mobilisation qui est appelée par les syndicats enseignants
04:53et par les lycéens mardi prochain,
04:55elle n'est pas appelée par nous, on y sera présents.
04:57Est-ce que vous allez dire qu'on va la récupérer ?
04:59Sur la récupération, franchement,
05:01je trouve ça un peu fort de café,
05:03et surtout injuste vis-à-vis de la mobilisation des lycéennes et des lycéens.
05:06Sur le reste, pour la violence,
05:08je crois avoir été extrêmement clair à votre micro,
05:11et je le redis ce matin,
05:13et on peut égrener tous les faits de violence que vous voulez,
05:15ce n'est pas notre méthode,
05:16jamais je ne partagerai ça,
05:18jamais ce ne sera d'une quelconque manière
05:20une méthode pour arriver à notre temps.
05:22Vous rogniez les paroles de Bali Bagayoko sur la question de la violence.
05:25Mais elles ont été coupées de son contexte,
05:26en l'occurrence Bali Bagayoko a dit dans la phrase...
05:28Il répondait aux questions d'une de mes consœurs...
05:31A dit dans la phrase qui suit,
05:32exactement chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux.
05:35Tout à fait, il dit exactement,
05:36la violence peut être légitime,
05:39et il dit, mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux.
05:42Un mot quand même, vous dites récupération,
05:43mais s'agit-il de récupération ou tout simplement d'infiltration ou de mélange des genres ?
05:48Quand on voit que le président de l'union syndicale lycéenne,
05:52qui est donc l'un des leaders de ce mouvement aujourd'hui,
05:54Thierry Duell, est également un membre de LFI.
05:57Il a été candidat LFI au municipal à Waterloo dans le Nord.
06:03J'ai un scoop pour vous, Apolline de Malherbe.
06:06La jeunesse soutient massivement la France insoumise.
06:09Et donc, oui, vous avez des jeunes qui peuvent être engagés à la France insoumise,
06:12et oui, peut-être qu'aujourd'hui, il y a une jeunesse dans notre pays
06:15qu'on a abandonnée et qui se dise qu'il faut un débouché politique,
06:18que si on arrive au pouvoir en 2027,
06:21oui, on abrogera Parcoursup,
06:22et cette sélection et cette éducation nationale à deux vitesses,
06:26que oui, si on arrive au pouvoir,
06:28on mettra les moyens nécessaires dans l'éducation nationale,
06:30pour les profs, pour les infirmières scolaires,
06:32pour les assistants d'éducation.
06:33Donc le fait qu'il y ait une passerelle, en quelque sorte,
06:34je précise d'ailleurs qu'il est sur la liste de Thierry Duell,
06:37mais il s'agit de Riyad Rani-Schreuerz.
06:39Je voudrais pouvoir donner la parole également à ceux qui nous écoutent.
06:42Il y a Émilie et Enzo, qui ont composé le 32-16.
06:44Bonjour Émilie.
06:45Bonjour.
06:46Émilie, vous êtes mère de famille,
06:47et je crois que vous avez un fils en première, donc à Tours.
06:51Oui, tout à fait, j'ai un fils au lycée Balzac,
06:53qui a fait parler de lui cette semaine,
06:55puisqu'il y a un jeune qui a manifestement perdu un oeil.
07:00Donc si j'entends Manon Oubry, en fait, c'est la faute des médias.
07:03Moi, je suis sur place, donc je peux vous dire que les images qu'on voit sur BFM,
07:07c'est la vraie vie, ce n'est pas les médias qui manipulent ce qui se passe.
07:11Donc ça fait peur.
07:12Moi, ça fait trois jours que, excusez-moi, je suis élue,
07:17mais que je vois ça.
07:17Je comprends, je comprends Émilie.
07:19Et mon fils, que j'interdis du coup d'aller au lycée,
07:22parce que j'ai peur, parce que l'État n'est pas capable d'assurer la sécurité de nos enfants,
07:27non seulement ça, aux abords du lycée,
07:29mais en plus, il n'y a même pas de plan de gestion de crise, quoi.
07:32C'est-à-dire qu'il y a des émeutes toutes les cinq minutes dans ce pays qu'on n
07:36'est pas capable de contenir.
07:37Peu importe qui c'est, si c'est la France Insoumise, si c'est les Black Blocs, peu importe.
07:41La réalité, c'est que l'avenir de nos enfants, il est aussi compromis pour ça, en fait.
07:46Vous vous sentez démunions, Émilie ?
07:47Oui, il n'y a pas de plan B, il n'y a rien.
07:50Je veux dire, avec ce qu'on a vécu pour le Covid,
07:53vous ne pensez pas qu'il pourrait y avoir, je ne sais pas, des solutions dans ces cas-là,
07:57où on puisse se connecter en classe virtuelle, je ne sais pas, des moyens technologiques.
08:01Ça va être le cas aujourd'hui dans un certain nombre de...
08:03Non, non, Apolline, il a reçu un PDF, mon fils, à lire, et trois questions à répondre.
08:09Vous trouvez ça normal ?
08:10C'est ça, le cours en ligne, vous voulez dire ?
08:12C'est ça, le cours en ligne.
08:14Donc voilà, ça fait trois jours qu'il est en première, il a le bac français à la fin de
08:17l'année,
08:18et après, on se plaindra des classements PISA.
08:20On fera ouin ouin, on pleurera.
08:22En fait, vous êtes désespérée, Émilie, sur globalement la situation qui échappe à tout le monde, en fait.
08:27Complètement. Je ne sais pas où on va, Apolline, moi, ça me fait peur.
08:32Mais on y va, on y va, et on y va à grands enjambés.
08:34Et on est là à regarder, et on est impuissants.
08:37Restez avec nous, Émilie, il y a aussi Enzo, qui lui nous appelle d'Aix-en-Provence.
08:40Je crois qu'Enzo, vous êtes étudiant à Aix.
08:42Oui, bonjour, madame de Malheur, bonjour, madame Aubry.
08:46Bonjour. On vous écoute, Enzo.
08:48Moi, ce que je remarque, madame Aubry, c'est que dans vos propos,
08:50alors, certes, vous condamnez la violence, mais en fait, vous n'appelez pas au calme,
08:54alors que c'est ce qui est nécessaire.
08:56Aujourd'hui, on a des manifestations, presque dans tous les lycées de France,
08:59des manifestations qui débordent, avec des policiers qui se font agresser,
09:03des jeunes qui se font aussi violenter.
09:06Ce n'est pas normal, en fait.
09:08On insiste à quelque chose qui n'est pas normal pour des lycéens.
09:11Vous vous rendez, en plus, à ces manifestations,
09:13vous avez une forme de cautionnement de ces violences à LSI.
09:16Au lieu, justement, de vous, en tant qu'élus, vous représentant de la nation,
09:20de faire la morale à ces jeunes et de dire que des solutions démocratiques existent dans les lycées.
09:24Vous le savez très bien, il existe les conseils de vie lycéenne,
09:27il existe les conseils académiques de vie lycéenne,
09:29les conseils nationaux de vie lycéenne, dans lesquels des lycéens sont élus par leur père
09:33pour représenter auprès des lycées, des académies et du ministère.
09:37Aujourd'hui, vous l'avez dit, votre collègue Balibagayoko dit que la violence peut être une solution.
09:43Mais non, la solution, ça a toujours créé le chaos.
09:47Et en fait, c'est ce que vous semblez dire, en fait.
09:49Enzo, je voudrais que Manon Aubry puisse vous répondre.
09:52D'abord, je voudrais répondre à Émilie aussi, dont je partage l'émotion.
09:56Parce qu'à Tours, il y a un jeune qui a été éborgné manifestement par un tir de flashball.
10:02Et donc ça, c'est pas normal aussi dans notre pays qu'un jeune pour avoir manifesté
10:07se retrouve avec un œil en moins.
10:08Ça nous rappelle le terrible moment des Gilets jaunes, la répression polissaire.
10:12Et je crois qu'envoyer des flashballs, des matraques ou des gaz lacrymogènes,
10:16c'est pas ça qui va régler aujourd'hui le problème de la jeunesse.
10:19Ensuite, j'aimerais dire à Enzo quel a été notre rôle dans ces mobilisations.
10:24Moi, quand j'étais sur le terrain, justement, notre rôle était d'essayer de faciliter une médiation.
10:29D'essayer de faciliter l'organisation entre, d'un côté, les forces de l'ordre
10:35et de l'autre côté, les jeunes, pour qu'il y ait un lien de confiance qui puisse se rétablir,
10:39pour que les jeunes puissent manifester, pour qu'ils puissent être entendus,
10:43que leurs revendications puissent être entendues auprès du proviseur, auprès du rectorat.
10:47Sur votre rôle, et je pense que c'est quelque chose auquel vous ne pensez pas,
10:49pas vous spécialement, mais votre parti, vous êtes des députés.
10:52On a vu hier des images de députés de la France Insoumise qui sont sur des barricades.
10:56Alors pardon, mais c'est pas le travail d'un député.
10:58Et j'ajoute, qu'est-ce que vous dites aux gens qui, aujourd'hui, sont obligés de payer de leur
11:03poche
11:03du carburant hors de prix pour aller travailler,
11:06qui voient des jeunes qui ne peuvent pas aller en cours parce que ces lycées sont bloqués
11:10et qu'ils les voient soutenus par des députés,
11:11alors qu'eux payent justement pour que leurs enfants puissent aller à l'école.
11:14Vous vous rendez compte qu'il y a une forme d'inhumanité là-dedans ?
11:17Vous savez quoi ? Le meilleur moyen de répondre à cette colère sociale,
11:22de faire en sorte que les jeunes retournent à l'école,
11:24le meilleur moyen de répondre aux attentes de la jeunesse de notre pays
11:29et au bout d'un moment de répondre à leurs revendications.
11:31Vous trouvez ça normal qu'on ait en France, dans l'un des pays ?
11:34Mais est-ce qu'il ne faut pas y répondre par les urnes ?
11:36Manon Brie, il y aura des élections ?
11:38Mais d'ici là, on a...
11:40Moi, les jeunes que je rencontrais hier,
11:42et je crois que vous interrogez le ministre de l'Éducation tout à l'heure,
11:46je vous invite à l'interroger sur l'interpellation des jeunes.
11:49Je vais vous parler d'une jeune qui s'appelle Salma,
11:51que j'ai rencontrée hier et qui m'a dit
11:52« Je n'ai pas de prof de SES depuis la rentrée. »
11:55Depuis la rentrée, je n'ai pas de prof de SES,
11:56je passe mon bac à la fin de l'année.
11:58Moi, je suis dans un lycée du 93,
12:00je sais très bien qu'avec Parcoursup,
12:01je vais être tout en bas de la liste
12:03que chaque année, il y a des milliers de jeunes
12:05qui n'ont aucun débouché scolaire,
12:07qu'eux, ils ont étudié dans un lycée
12:10où il y a une fenêtre qui est tombée l'an dernier.
12:11Et vous voyez, vous dites,
12:12la France Insoumise est responsable de ce mouvement.
12:15Je veux dire, les vrais responsables de ce mouvement,
12:17ils s'appellent Sébastien Lecornu,
12:19ils s'appellent Emmanuel Macron,
12:22qui ont supprimé 10 000 postes d'enseignants
12:25ces 10 dernières années
12:26et dont on paye aujourd'hui le prix.
12:27Donc le meilleur moyen de ramener le calme,
12:29c'est de précisément mettre ces moyens
12:31qui sont nécessaires dans notre système éducatif.
12:32Et je poserai la question tout à l'heure
12:33au ministre de l'Éducation,
12:34il sera là à 8h30.
12:36Merci Manon Aubry.
12:37Merci à vous.
12:37Émilie, un dernier mot.
12:38Vous avez entendu les mots de Manon Aubry
12:42qui dit partager votre émotion.
12:44Oui, j'ai entendu.
12:45Je pense que LFI souffle sur les braises
12:49dans le cadre d'une année électorale.
12:52Je ne suis pas très étonnée
12:54et malheureusement,
12:55je pense que nos jeunes se font instrumentaliser.
12:57Il n'ira pas à l'école aujourd'hui ?
12:59Il n'ira pas en cours aujourd'hui ?
13:01Non, il n'y a pas de cours aujourd'hui
13:02parce que le portail a été brûlé
13:04parce que la sécurité n'est pas attirée
13:06pour nos enfants.
13:07Donc en fait, pour moi,
13:09la priorité, c'est ça.
13:11C'est la sécurité.
13:11D'abord, avant tout,
13:12avant la récupération politique
13:13et avant tout ce que Manon Aubry vient de dire.
13:17Ceux qui ont soufflé sur les braises,
13:19c'est d'abord le gouvernement
13:21en voulant faire le BTS
13:22et les études supérieures payantes,
13:25les cases préparatoires payantes.
13:26C'est le gel des appels.
13:28C'est ça qui souffre aujourd'hui sur les braises
13:29et l'annonce du budget du gouvernement.
13:32C'est la démonstration qu'ils ont soufflé
13:35sur les braises
13:36et jeté de l'huile sur le feu.
13:37La suppression de 1 600 postes supplémentaires
13:39en plus de ceux qui ont lieu.
13:40Et fallait-il aller dans la rue pour qu'il le supprime ?
13:42C'est aussi une des questions.
13:46Manifestement, aujourd'hui,
13:46il n'y a pas d'autre moyen de se faire entendre
13:48et je le regrette.
13:48Manon Aubry, merci d'avoir répondu à nos questions.
13:50Merci aussi à Émilie et à Enzo
13:52pour leur témoignage.
13:54Émilie d'Indéloir et Enzo
13:55des Bouches-du-Rhône-Aix en Provence.
13:56Il est 7h55.