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Le Parrain des Mots en scène 2025, Benjamin Lacombe, illustrateur et auteur d’un renouveau des contes traditionnels donnait le ton de cette édition : on sera proche des contes ou des légendes qui nourrissent la littérature. Mais pas seulement. Avec la marraine Agnès Ledig, la légende de la nuit dans les forêts devient un polar. Le pays d’écriture d’Anne Berest est peuplé de ses ancêtres. Paul Gasnier livre son histoire, l’analyse journalistique du rodéo criminel qui tua sa mère. Thomas VDB donne la pire (et drôle) image de lui-même dans un Fiascorama. Bref autant d’histoires qui épousent le réel ou le réinventent… le sel même de livres qui donnent envie de rencontrer leurs auteurs. Une sélection faite au hasard, avec quelques images de ces passionnants Mots en scène.
Réalisation Chantale Joassard
Réalisation Chantale Joassard
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00:00Et bonjour, bonsoir, bienvenue dans Côté Seine pour la fête du livre 2025,
00:04une fête qui n'a pas de thématique, qui verrouillerait l'imaginaire.
00:09Pourtant, pour cette édition, on peut dire, il était une fois,
00:12on ne plonge pas uniquement dans les contes du classique,
00:16sauf peut-être avec le parent, des mots en scène, Benjamin Lacombe.
00:20Dans Côté Seine, les auteurs se racontent,
00:23Anne Berest qui raconte son histoire familiale dans Finistère,
00:26un portrait de famille autour de son père, Paul Gassnier,
00:29qui raconte cette collision qui lui a arraché sa mère à peine 20 ans.
00:34Agnès Ludig, marraine de l'édition, nous conduit dans la forêt, la nuit,
00:39des sensations, observations, qui basculent dans un polar, un mort,
00:43des personnages typés de Ludig, qui reviennent dans ce 11e roman
00:47et endossent les places de suspects, la nuit et la forêt,
00:51qui bruise de son de brame du cerf et huppétisent le mystère.
00:55Voilà, c'est une fête du livre qui, comme à chaque fois, est un conte,
00:58qui nous embarque, procure des rencontres, même furtives, avec ses auteurs.
01:03Et on commence avec Agnès Ludig, pour qui c'est une série de première fois,
01:08première venue à Saint-Étienne, premier rôle de marraine.
01:10Et c'est son anniversaire, une fête pour Agnès Ludig,
01:14cette ex-sage-femme, désormais écrivain, agricultrice.
01:18Après la disparition de son fils, elle écrit ces personnages un peu cabossés
01:22qui nous aident à mieux respirer.
01:23Et elle cite là l'écrivain Ralph Waldo Emerson,
01:27un essayiste américain du début du 19e.
01:30Elle marche aussi dans ses pas d'écriture.
01:33Il a beaucoup écrit sur le sujet.
01:35Nature sauvage, forêt habité et réaliste.
01:38Elle sera le décor de ce polar enlevé.
01:41Agnès Ludig, ici, en musique, pour les mots en scène.
01:47Et vous, vous souhaitez les immerger dans le monde de la nature,
01:50à travers « Répondre à la nuit »,
01:52qui est comme une manière d'interroger ce qu'est l'obscurité de notre monde aujourd'hui.
01:57Il y a beaucoup de choses obscures.
02:00Oui, c'est exactement ça.
02:01« Répondre à la nuit », c'est pas juste la nuit dans la forêt,
02:04les cris des animaux nocturnes, etc.
02:06« Répondre à la nuit », c'est aussi répondre à cette obscurité
02:09qui est en train, je trouve, d'envahir le monde.
02:12Et je crois que chacun, dans son désir de défendre la nature,
02:19a cette petite lumière en lui pour lutter contre cette obscurité.
02:25La soirée d'inauguration, prononcez quelques mots,
02:27histoire de rappeler que vous n'écrivez pas que sur l'écologie, la nature.
02:32Enfin, vous n'êtes pas un bisounours, quoi.
02:34Ah non, non, j'ai prononcé les quelques mots,
02:37parmi les plus de 100 mots qui sont interdits par l'administration Trump,
02:40en disant « attention », parce que pour l'instant, en France,
02:43on est encore libre d'utiliser tous les mots qu'on veut.
02:47Mais il faut être très, très vigilant pour garder cette liberté d'expression,
02:52parce qu'elle correspond à la liberté d'un peuple tout entier.
02:57Et moi, j'y tiens à cette liberté.
02:59C'est écrit sur le fronton de toutes nos mairies.
03:00Liberté, égalité, fraternité, il faut vraiment de plus en plus qu'on y soit vigilant.
03:05L'écriture, c'est quelque chose qui permet de digérer le monde,
03:10de le raconter, parfois d'inventer un monde meilleur
03:15à travers des petites histoires ou des grandes histoires,
03:19créer des personnages comme on aimerait voir des vraies personnes dans la vie.
03:22Et je trouve que c'est cette force-là qu'on a de pouvoir embarquer nos lecteurs
03:29dans des récits qui peuvent changer les consciences,
03:34changer les récits de société.
03:36L'écriture est quelque chose qui transcende un certain nombre de douleurs.
03:41Souvent, les artistes sont des gens un peu écorchés.
03:45Mais je crois que si on n'a pas ces écorchures,
03:47peut-être qu'on fait des choses un peu trop lisses
03:49et qui vont peut-être moins toucher les gens qui accueillent nos œuvres.
03:54J'aime écrire sur les écorchés qui vivent des choses difficiles
04:00parce que je pense qu'il y a toujours de l'espoir
04:03par le contact humain, par la tendresse, par l'amour.
04:09Et puis les lectrices et les lecteurs un peu écorchés eux aussi
04:13peuvent s'identifier et se sentir moins seuls.
04:20Voilà Agnès Ledig qui nous dit qu'il faut répondre à la nuit.
04:25Et ce n'est pas juste un songe, c'est un engagement pour la nature.
04:30On retrouve Anne Berest qui fut aussi marraine de la fête du livre par le passé,
04:34une auteure qui, après la carte postale où elle transmet l'histoire de ses ancêtres
04:38disparue pendant la Seconde Guerre mondiale et exécutée.
04:42Dans Finister, elle engage un dialogue patient avec son père
04:46et cette lignée paternelle qui inventa les premières coopératives agricoles.
04:50On va le découvrir, c'est un livre émouvant sur ses transmissions invisibles,
04:54ses pères taiseux, inventifs, qu'on cherche.
04:58C'est un vrai roman sincère.
05:00Et Anne Berest qui a écrit beaucoup de sagas familiales pour les autres,
05:05vous dites que tous vos livres seront sur vos ancêtres.
05:09Vous dites, comme cela, je suis entrée dans mon pays d'écrivain.
05:13C'est très beau.
05:18La question de la transgénéalogie et de nos rapports à nos ancêtres,
05:23c'est une question qui m'intéresse depuis longtemps.
05:29Et de savoir, en fait, qu'est-ce qui se joue dans un arbre généalogique.
05:36Comment, qu'est-ce qui se répète, qu'est-ce qui se transmet,
05:42comment on peut s'en défaire aussi.
05:44En fait, quand j'ai commencé à écrire Gabriel avec ma sœur,
05:48un livre que nous avons écrit à quatre mains,
05:51sous notre arrière-grand-mère,
05:52j'ai eu la sensation d'entrer dans ce que j'appelle mon pays d'écrivain,
05:55mon pays d'écrivaine, mon territoire d'écriture.
05:58C'est dans ce pays-là que j'ai la sensation d'être quelqu'un qui écrit juste.
06:05Comme un musicien.
06:06Exactement, comme un musicien qui joue juste.
06:10C'est cette vibration-là qui me correspond.
06:15De raconter à travers mon livre et à travers mes livres
06:21une histoire de France, c'est ça qui m'intéresse.
06:24Et là, c'est une histoire bretonne,
06:26une histoire qui commence en 1909
06:29avec la création des premières coopératives agricoles
06:36et puis des premiers syndicats.
06:38Et puis, ensuite, on va traverser le siècle.
06:40C'est une histoire du collectif.
06:42C'est une histoire...
06:44En fait, ce qui m'intéresse, c'est de voir
06:46comment l'histoire, elle a été fabriquée par des...
06:49faite par des individus,
06:50mais par des gens...
06:54Oui, par les...
06:56Ce sont des êtres qui l'ont fabriquée, l'histoire.
06:59Anne, une partie de la thématique de cette fête du livre
07:02ici à Saint-Etienne, porte sur les contes.
07:05Toi qui écris sur tes ancêtres des vies réelles
07:09et pas fantasmées,
07:10quel rapport est-ce que tu as avec le conte,
07:12avec cette écriture-là ?
07:14En fait, quand on travaille sur la transgénéalogie,
07:17on essaye de comprendre quels sont les contes
07:19et les légendes de sa propre famille.
07:21Quels sont les récits qu'on nous a donnés
07:26et qui sont, oui, proprement des légendes,
07:28c'est-à-dire des récits racontés
07:30de génération en génération.
07:31Et qu'est-ce qu'on fait de ces récits ?
07:33Voilà.
07:33Ça, j'en parle beaucoup dans Finisterre.
07:35C'est-à-dire, j'essaye d'expliquer
07:39comment...
07:41Comment...
07:41À l'intérieur d'un arbre généalogique
07:43se construit des narrations
07:45qui sont de l'ordre de la légende
07:47et qu'est-ce qu'on en fait ?
07:48Comment on en hérite
07:48et comment aussi on peut les déconstruire ?
07:51Voilà.
07:51Une âne béresse dont le talent
07:53est de faire parler les ancêtres
07:55qui nous fait connaître la langue
07:56des Théseus austères, discrète,
07:58comme un frémissement, écrit-elle.
08:01Rencontre avec Paul Gassnier,
08:03il est journaliste à quotidien,
08:04mais dans La Collision,
08:06il décrit son histoire.
08:08Sa mère, fauchée par un jeune,
08:09emportée par un rodéo à 80 heures,
08:11il raconte aussi le parcours
08:13du meurtrier.
08:14Rencontre.
08:15J'ai eu le courage d'écrire ce livre.
08:17En tout cas, il m'a fallu plus de 10 ans
08:20de réflexion, de maturation,
08:24de tourner en rond dans la colère
08:26et le ressentiment qui m'habitaient
08:27pour avoir l'envie d'en sortir.
08:30Et ce qui a été le déclic de l'écriture,
08:32ça a été la campagne présidentielle de 2022
08:34que j'avais suivie en tant que journaliste.
08:36Je suivais notamment les meetings d'extrême droite
08:38et j'avais assisté à un meeting en particulier
08:40d'un candidat qui avait un discours très radical
08:42sur la délinquance, sur l'insécurité,
08:45sur le laxisme judiciaire,
08:46sur les récidivistes, etc.
08:49Et j'ai trouvé dans ces discours-là
08:51un écho avec l'histoire que j'avais vécue,
08:53avec l'histoire du jeune qui avait tué ma mère.
08:55Et c'est à la suite de cette campagne présidentielle
08:58et de ce meeting en particulier
08:59que j'ai décidé de me plonger
09:00dans le dossier d'instruction
09:01pour refaire l'enquête sur ce jeune
09:04qui avait tué ma mère en rodeo urbain.
09:06Comment dire ?
09:07La démarche de ce livre,
09:08c'était une volonté de maîtriser cet événement
09:11et de maîtriser le tueur,
09:13de maîtriser ce jeune qui avait tué ma mère
09:15en racontant son histoire.
09:16Alors je ne sais pas si je suis arrivé
09:18au bout de la démarche,
09:20je n'aurais jamais la prétention
09:21de le connaître entièrement aujourd'hui,
09:23mais rien que le fait d'avoir entrepris cette démarche,
09:26c'est presque une fin en soi.
09:27Et la tentative de compréhension,
09:30même si elle n'arrive pas au bout,
09:32même si elle termine en impasse,
09:35elle l'enseigne énormément
09:37et elle permet de tourner la page de la colère
09:39en donnant l'impression,
09:40peut-être l'illusion,
09:41qu'on maîtrise l'événement.
09:43La particularité de cette collision,
09:44c'est que je vis sous son emprise,
09:46sous sa férule depuis plus de dix ans.
09:48Et là, pour la première fois,
09:48je me suis retourné,
09:49je l'ai prise par les cornes
09:50et je lui ai dit maintenant,
09:51c'est moi qui vais te maîtriser
09:52en te connaissant le mieux possible.
09:54Et c'est ce que j'ai essayé de faire avec ce livre.
09:59Paul Gasly dans La Collision
10:01est un livre poignant sans concession.
10:04On va poursuivre cette fête du livre 2025
10:11aux presque 200 auteurs,
10:14des auteurs dont certains vivent à Saint-Etienne.
10:17Ils sont ici en signature,
10:19les illustrateurs Zelba ou Deloupier,
10:23dont les dernières histoires
10:24sont publiés dans de grandes maisons françaises.
10:27Notre couple de mangaka ligériens,
10:29Anne et Mine,
10:30et une double réécriture du Petit Chaperon Rouge.
10:33On retrouve un ex-parrain
10:34toujours entouré d'une file d'attente
10:36de publics plutôt curieux.
10:39Les jeunes publics qui dévorent des yeux
10:41leurs auteurs favoris.
10:43Il y a aussi l'ultra populaire Michel Bussy,
10:46pour une fois sur une liste
10:47des prix de la rentrée littéraire.
10:49Et il n'est pas peu fier.
10:50Il rencontre avec un presque célèbre Thomas VDB
10:53à l'état civil.
10:54Il s'appelle Thomas Vandenberghe,
10:56qui après avoir été critique musicale,
10:59chroniqueur à l'inter avec Charline Vandeneker,
11:01nous plonge dans son fiasco ramin,
11:04l'art du naufrage et de la maladresse,
11:08en presque 300 pages.
11:09Et c'est édité chez Boucher Chastel.
11:11Tout de même.
11:12Et là, je raconte mon parcours de comédien,
11:17mais en m'arrêtant sur tous les échecs,
11:21toutes les erreurs de jugement,
11:24les contradictions, les bides.
11:27Et voilà, je ne voulais pas raconter un truc
11:29où tous les trucs qui se passent bien,
11:31c'est plus marrant de parler des trains
11:35qui n'arrivent pas à l'heure.
11:36Donc c'est vraiment fiasco ramin,
11:39ça raconte un peu tous les trucs foireux
11:40que j'ai fait.
11:41Et il y en a.
11:44Je raconte comment mon pseudo-sens de l'humour
11:49s'est fabriqué avec les années.
11:52Je raconte vraiment comment
11:54la première blague que j'ai comprise,
11:57et puis comment finalement,
12:00je me suis mis à rêver de cinéma
12:03et de comédie en regardant des films
12:05quand j'étais petit.
12:07Et comment, quelque part,
12:09j'avais ce rêve un peu idiot
12:10de vouloir être connu.
12:12J'ai vraiment un rêve idiot.
12:14Et plus tard, quand on l'est,
12:15on se dit que ce n'est pas connu
12:16qu'on veut être reconnu
12:17pour ce qu'on aime faire.
12:20Mais voilà, quand j'étais petit,
12:22je me suis dit,
12:22je vais passer à la télé, moi.
12:24Bravo.
12:26On termine ce tour d'horizon
12:28de la fête du livre 2025
12:29avec le parrain,
12:31démo en scène,
12:31Benjamin Lacombe.
12:32Cet auteur-illustrateur
12:34dont le coup de crayon
12:35revisite les contes,
12:36notamment pour leur faire parler
12:38d'aujourd'hui,
12:39un dessin entre le visible
12:40et l'invisible.
12:42Comment je travaille le dessin ?
12:45J'essaie d'être au plus proche
12:47de ce que je ressens du texte
12:49et de véhiculer le maximum d'émotions
12:52à travers les dessins,
12:55les couleurs, le trait,
12:57mais également le livre, l'objet,
12:59la succession des images.
13:02J'apprécie beaucoup les contes,
13:04les classiques,
13:05les grands textes,
13:06parce que je trouve qu'ils peuvent
13:07toujours nous interroger
13:08sur notre présent.
13:10Ils peuvent toujours,
13:12avec un pas de côté,
13:14que permet le merveilleux,
13:16la fiction,
13:18et le temps aussi.
13:19Par exemple,
13:20la belle et la bête,
13:21il y a une histoire méconnue,
13:23cette histoire des Gonzalvus,
13:25qui était à l'origine du conte.
13:28Déjà, ne serait-ce que
13:30la thématique du conte,
13:31les gens passent souvent à côté,
13:33c'est-à-dire que les gens
13:35ne voient que le côté,
13:37la dimension fantastique,
13:38c'est-à-dire la belle,
13:38la bête,
13:39les objets enchantés.
13:40Ils ne voient pas
13:42la thématique profonde du conte,
13:43qui est un conte sur le consentement.
13:45Concrètement,
13:46la belle se refuse à la bête,
13:48jusqu'à ce que finalement,
13:49elle tombe amoureuse de lui
13:51et qu'elle l'accepte,
13:52elle l'accepte tel qu'il est.
13:55Donc c'est un conte là-dessus,
13:56parce que soir après soir,
13:57il lui redemande au dîner
13:59de l'accompagner dans sa chambre,
14:01ce qu'elle se refuse.
14:02Et donc c'est un conte sur le consentement,
14:04et c'est un conte qui a été inspiré
14:06d'une histoire vraie,
14:07qui s'est passé au XVIe siècle,
14:10entre Pietro Gonzalvus,
14:12qui était un homme atteint d'hypertricose,
14:15et qu'on prenait pour un animal,
14:17qu'on a élevé comme un aristocrate,
14:18et qu'on a fait se marier
14:19à la plus belle femme de France,
14:22Madame Raflin,
14:23pour voir ce qu'il allait advenir.
14:26Et ça, un siècle plus tard,
14:28inspire Madame de Villeneuve,
14:30puis Madame le Prince Beaumont,
14:32à sa suite,
14:33et c'est un conte qui a toujours été écrit
14:34par des femmes.
14:35Cette nouvelle version,
14:36c'est Cécile Romillière qui l'écrit,
14:38et ça aussi, ça dit beaucoup.
14:39Ce conte-là, en tout cas,
14:41c'est un conte profondément féministe,
14:43féministe, d'une certaine façon,
14:44et c'est un conte qui interroge
14:46quelque chose qui nous interroge toujours,
14:48c'est-à-dire les relations hommes-femmes,
14:51le rapport à la bestialité,
14:53à la brutalité,
14:54au fait qu'on ne peut pas
14:56acquérir l'amour par la force,
14:58la brutalité,
15:00mais que c'est quelque chose
15:02qui doit être consentie,
15:04éprouvée,
15:05ressentie.
15:06Tiens, donc, là, voilà.
15:08Viens t'asseoir, Raphaël.
15:09Qu'est-ce que je te commande ?
15:11Euh...
15:12Un café-crème.
15:13On n'a pas assez torsie, tout de même.
15:15Un cocktail.
15:16Ça te va ?
15:18Je suis content de te voir.
15:19Pour être honnête,
15:20je n'étais pas sûr que tu viendrais.
15:22Voilà, c'est une fête du livre
15:23qui aussi met les mots en scène
15:26via les arts de la piste,
15:28la musique,
15:28la lecture à voix haute.
15:30C'est une vingtaine
15:31de rendez-vous les mots en scène
15:33qui, chaque fois,
15:34réjouissent les auteurs.
15:36Explication du parrain
15:37pour cette édition 2025.
15:38Ce rapport entre texte et image.
15:41Le spectacle vivant,
15:42quand il part comme ça de l'écrit,
15:44c'est encore une dimension supplémentaire.
15:46Ça permet...
15:47Tout ce qui permet, quelque part,
15:50aux gens
15:50de rattraper le train
15:52de la culture et des livres,
15:54c'est intéressant.
15:55C'est-à-dire que je trouve
15:56que c'est un nouveau médium
15:58qui permet, peut-être,
16:00de raccrocher des gens
16:01et de leur donner envie de lire.
16:03Et ça, je trouve que c'est essentiel
16:04parce que la lecture,
16:06c'est vraiment un présent pour la vie.
16:09Voilà, les mots en scène
16:10apportés par les compagnies stéphanoises.
16:12C'est un vrai ton éditorial
16:14en complément des dédicats.
16:16C'est un vrai moment de bonheur, souvent.
16:18Sur ce, on se quitte
16:19pour se retrouver l'an prochain
16:20pour la 40e édition
16:22avec tous ces rendez-vous
16:23ici de la fête du livre,
16:25sur une fête
16:25encore et toujours
16:27qui n'attendra que vous.
16:29A très bientôt.
16:30Bye.
16:31Portez-vous bien.