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  • il y a 2 heures
À sept mois de l’élection présidentielle de 2027, la campagne semble déjà lancée. Entre les accusations visant Jordan Bardella, les violences lors des mobilisations lycéennes, les tensions politiques et une crise économique qui pèse sur les Français, le paysage politique connaît une nouvelle séquence de turbulences.

Le bloc central peut-il tirer profit de ces crises pour se maintenir au pouvoir après les années Macron ? Le Rassemblement national est-il fragilisé par les révélations de Mediapart ? La France insoumise peut-elle sortir indemne des violences qui marquent les manifestations ? Et quelles perspectives pour la présidentielle de 2027 ?

Pour ce nouveau numéro du Samedi Politique, Élise Blaise reçoit Pierre-Yves Rougeyron, essayiste, directeur de la revue Perspectives Libres et président du Cercle Aristote.

Au programme de cette émission : les rapports de force au sein du RN, les accusations visant Jordan Bardella, les fractures entre les entourages de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, mais aussi les mobilisations lycéennes, les violences, le rôle de LFI et les réponses du gouvernement.

Au sommaire de cet entretien :

– Jordan Bardella et l’affaire Mediapart : quelles conséquences pour le RN et la présidentielle de 2027 ?
– Marine Le Pen et Jordan Bardella : rivalités, clans et divergences au sein du Rassemblement National
– Le RN peut-il être durablement fragilisé par ces accusations ?
– Mobilisations lycéennes : violences, dégradations et tensions avec les forces de l’ordre
– LFI et Jean-Luc Mélenchon face aux manifestations et aux accusations de violences policières
– Black blocs, ultra-gauche et rôle des groupes radicaux dans les mobilisations
– Le gouvernement de Sébastien Lecornu face à la contestation
– Le bloc central peut-il profiter des difficultés du RN et de LFI ?
– Édouard Philippe, Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal : quelles ambitions pour 2027 ?
– Primaire à gauche, alliances politiques et recomposition des forces électorales
– Article 16, ingérences étrangères et tensions institutionnelles : quels scénarios pour la France ?

Alors que les grandes manœuvres s’accélèrent à l’approche de la présidentielle, cette émission propose un décryptage des stratégies politiques, des rapports de force entre les partis et des conséquences de cette séquence pour l’avenir de la France.

Macron, Jordan Bardella, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, LFI, RN, bloc central, crise politique, manifestations lycéennes, présidentielle 2027 : retrouvez l’analyse de Pierre-Yves Rougeyron dans Le Samedi Politique.

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Transcription
00:00:05Générique
00:00:14Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour ce nouveau numéro du samedi politique.
00:00:20Cette semaine, nous allons nous concentrer uniquement sur la politique nationale.
00:00:23Nous sommes à 7 mois de l'élection présidentielle
00:00:26et tout porte à croire que ça y est, la campagne est déjà lancée.
00:00:31Accusation de Mediapart contre Jordan Bardella,
00:00:34lissé à feu et à sang avec le soutien de LFI,
00:00:37crise économique qui ne fait que commencer.
00:00:40Eh bien, on a le sentiment qu'après l'échec,
00:00:42Macron, le bloc central, bouge encore et il tente même son va-tout.
00:00:46Peut-il réussir ? Eh bien, c'est ce que nous allons voir.
00:00:48Mais avant, n'oubliez pas, j'ai besoin de votre petit coup de pouce,
00:00:52le petit coup de pouce juste en dessous pour le référencement, bien sûr, sur YouTube.
00:00:55Pensez aussi à m'écrire dans les commentaires.
00:00:57Vous savez que c'est très important.
00:00:58Et puis, bien sûr, relayer cette émission.
00:01:00À tout de suite.
00:01:12Et à mes côtés, cette semaine, Pierre-Yves Rougeron.
00:01:14Bonjour, Pierre-Yves Rougeron.
00:01:15Bonjour.
00:01:15Vous êtes juriste et séiste, directeur de la revue Perspective Libre,
00:01:19également président du Cercle Aristote,
00:01:21qu'on peut suivre avec ses conférences tous les lundis dans la capitale, comme on dit.
00:01:25Vous êtes aussi journaliste, puisqu'on vous retrouve maintenant à la tête de la matinale sur Omerta.
00:01:30Et donc, on peut vous retrouver très régulièrement, tous les jours d'ailleurs.
00:01:33Oui, tous les jours.
00:01:34Donc, c'est très régulier, effectivement.
00:01:36Alors, Pierre-Yves, on va parler aujourd'hui, je l'ai dit essentiellement, de politique nationale,
00:01:41exclusivement de politique nationale, devrais-je dire.
00:01:43On va tenter de proposer une analyse assez objective de la situation,
00:01:48pas trop partielle, autant que l'être humain peut le faire.
00:01:52Ce que je vous propose, c'est aussi d'essayer de mettre en perspective tous les éléments
00:01:56pour que nos téléspectateurs puissent tenter de suivre, non pas fait parfait,
00:02:01mais bien l'engrenage qui semble se mettre en branle pour la présidentielle.
00:02:06Alors, cette semaine, bien sûr, elle a été marquée par Mediapart.
00:02:09Et c'est supposé révélation, pardon.
00:02:13Le média d'extrême-gauche a déclaré disposer de conversations
00:02:17où Jordan Bardella aurait tenu des propos antisémites.
00:02:20Pour vous, est-ce que c'est la mort politique de Jordan Bardella ?
00:02:23Non, non, non, non, non, non, non.
00:02:26Je pense que c'est une vraie peau de banane.
00:02:29C'est une vraie peau de banane.
00:02:31Ça n'entamera pas auprès des siens sa crédibilité,
00:02:34enfin, auprès de son électorat.
00:02:35Ça servira en interne à ceux qui ne peuvent déjà plus le sentir
00:02:41et ne le sentiraient pas plus si ça n'avait pas eu lieu.
00:02:47Donc, ça lui sera, ça lui collera un peu comme le sparadrap du capital ad hoc
00:02:52pendant quelques semaines, peut-être même quelques mois.
00:02:55Rien de plus.
00:02:56– Certains disent déjà que c'est son point de détail,
00:02:59pour faire référence à Jean-Marie Le Pen.
00:03:00– Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, le…
00:03:06Sauf si lui surréagit.
00:03:10Sa défense n'a pas été extraordinairement construite.
00:03:15Il peut tout aussi, c'est quelqu'un de relativement jeune,
00:03:18en disant, j'en ai marre, je fais des affaires, je claque la porte
00:03:21et se servir de ça comme prétexte, peut-être, mais…
00:03:25– C'est-à-dire pour quitter la politique ?
00:03:26– Oui, mais sincèrement, le pire, tous les scénarios
00:03:30où il sort du jeu à cause de cette affaire dépendent de lui.
00:03:37S'il ne veut pas sortir du jeu, il ne sortira pas du jeu là-dessus.
00:03:40Il peut être mis sur la touche pendant la campagne,
00:03:42mais ça, c'était déjà prévu par une partie de l'entourage mariniste.
00:03:46Donc là, ça ne change strictement rien.
00:03:49Ça pourrait peut-être faire évoluer le fait,
00:03:51parce que d'un point de vue technique,
00:03:52il est toujours directeur du parti, ses missionnaires sont bons.
00:03:55– Et on est à quelques semaines du Congrès.
00:03:57– Tout à fait.
00:03:58– Il est le seul candidat à sa réélection,
00:04:01et évidemment, on ne peut pas avoir de nouvelle candidature,
00:04:03c'est fermé depuis le mois de juillet.
00:04:04– Voilà, donc, si vous voulez, à la rigueur,
00:04:08ça l'obligerait à peut-être se mettre en second rideau,
00:04:12en retrait pendant quelques temps,
00:04:14vis-à-vis de l'entourage de Marine Le Pen,
00:04:15mais ça, c'était déjà prévu ça.
00:04:17– Ça, vous dites ça comme acquis,
00:04:19pour le téléspectateur, ce n'est pas forcément acquis.
00:04:21On n'a pas le sentiment que Jordan Bardella
00:04:23avait l'intention de se mettre en retrait pour la présidentielle en 2027.
00:04:27– Non, mais entre autres, le fait que Marine Le Pen
00:04:30ait refait venir dans son entourage proche Marion Maréchal
00:04:33était un message assez clair.
00:04:35C'est parce que n'oubliez jamais que Jordan Bardella
00:04:38a été façonné largement par Marine Le Pen
00:04:42contre Marion Maréchal à une époque.
00:04:45et qu'aujourd'hui, le fait qu'elle rappelle Marion Maréchal
00:04:48était quand même un message assez clair pour lui.
00:04:50– C'est un message de rassemblement, justement,
00:04:52de toutes les tendances compatibles avec l'Urène.
00:04:55– Ce n'est pas l'histoire du parti
00:04:56et ce n'est pas l'histoire des méthodes de management
00:04:59internes de Marine.
00:05:01C'est que généralement,
00:05:02et ça, c'est une méthode qu'elle tient de son père,
00:05:05on joue un clan contre l'autre.
00:05:08D'accord ?
00:05:09C'est-à-dire que son père savait faire ça
00:05:12avec une très grande maestra,
00:05:14une très grande subtilité.
00:05:16Marine est plus directe.
00:05:19Là, et d'ailleurs, c'est ce qui est sorti dans la presse,
00:05:22Bardella, lui, l'avait très bien compris
00:05:23et là, relativement mal pris.
00:05:26Mais là, objectivement,
00:05:29personne ne peut se payer le luxe
00:05:31d'un affrontement maintenant.
00:05:35Disons, entre guillemets, on verra plus tard
00:05:37entre les différents scénarios possibles
00:05:39de relations entre Marine Le Pen et Jordan Bardella
00:05:43qui peuvent aller de l'élimination pure et simple
00:05:47à la maigrée,
00:05:49à quelque chose que je crois beaucoup plus
00:05:51qui est une sorte de golnichisation.
00:05:53C'est-à-dire une mise en retrait
00:05:56de la plupart des lieutenants de Jordan Bardella
00:06:00à partir des législatives
00:06:01pour cumuler aux présidentielles
00:06:03la plupart des lieutenants de Jordan Bardella
00:06:05étant dans le groupe parlementaire
00:06:06à Strasbourg et à Bruxelles.
00:06:08Alors, on va voir quelles conséquences politiques
00:06:10ça peut avoir aussi sur l'orientation du mouvement.
00:06:12Mais avant, je vous propose qu'on écoute tout de suite
00:06:13la défense de Jordan Bardella
00:06:14après les déclarations de Mediapart.
00:06:16Ses propos et ses positions
00:06:18n'ont jamais été les miens.
00:06:20Je fais de la politique depuis suffisamment longtemps
00:06:23pour avoir été laserisé,
00:06:26mis à nu,
00:06:28passé au crible
00:06:29dans mes positionnements politiques
00:06:31mais aussi dans ma vie privée.
00:06:33On n'a jamais rien trouvé à me reprocher.
00:06:42Alors, Jordan Bardella a d'ores et déjà déclaré
00:06:45qu'il déposait plainte pour faux
00:06:47et usage de faux
00:06:48mais aussi pour diffamation,
00:06:50une procédure particulièrement longue
00:06:51qui devrait évidemment s'étendre
00:06:53bien après la présidentielle.
00:06:54Oui, et le but est avant tout
00:06:59de faire taire une partie de cette affaire.
00:07:03C'est-à-dire qu'à chaque fois
00:07:04qu'on la lèvera devant lui,
00:07:05il dira « oui, mais j'ai porté plainte,
00:07:06c'est en cours ».
00:07:07C'est la principale utilité
00:07:09de ce type de procédure.
00:07:11Bon, est-ce que ça aboutira ?
00:07:13Je ne...
00:07:14Connaissant un peu le droit de la presse,
00:07:16je n'y crois absolument pas.
00:07:18Et surtout pas contre Mediapart
00:07:20qui, comment dire,
00:07:24est coutumier du fait,
00:07:25coutumier des méthodes
00:07:26et savent très bien
00:07:28jouer des interstices
00:07:30du droit de la presse.
00:07:32J'en parle d'expérience
00:07:33parce que j'ai travaillé
00:07:35pour un homme politique
00:07:36dont la vie a été
00:07:38entre guillemets
00:07:39très lourdement malmenée
00:07:40par Mediapart
00:07:41pendant plus d'une dizaine d'années.
00:07:43Donc, si vous voulez,
00:07:44je sais exactement
00:07:45comment ces gens-là travaillent.
00:07:47ils ont des grands professionnels
00:07:49du fait.
00:07:50Je pense à Merentorshi particulièrement
00:07:51mais ça vaut pour tout l'entourage
00:07:53des douilles plenelles.
00:07:55Alors, on se dit finalement
00:07:59Jordan Bardella était un peu
00:08:00la nouvelle image
00:08:02du Rassemblement national.
00:08:03On va dire le RN 2.0
00:08:05après le FN 2.0
00:08:08et on se dit aujourd'hui
00:08:10avec ces accusations
00:08:11pour des propos antisémites,
00:08:14on se dit finalement
00:08:15la dédiabolisation
00:08:16n'aura jamais fonctionné.
00:08:17Quoi qu'il en soit,
00:08:18il y aura toujours
00:08:18le fameux paradrap
00:08:19dont vous parlez
00:08:20qui sera sorti
00:08:21par les médias
00:08:22d'extrême-gauche.
00:08:23A toujours raison d'ailleurs.
00:08:25Non mais justement
00:08:25parce qu'en réalité
00:08:26il y avait deux diabolisations
00:08:28historiquement
00:08:30et la dédiabolisation
00:08:31qui a été choisie
00:08:32ne pouvait pas marcher.
00:08:34Il y avait deux diabolisations
00:08:35et je vais les personnaliser
00:08:37j'espère que vous
00:08:38ne m'en voudrez pas
00:08:39mais ayant assisté
00:08:41au débat
00:08:41sur les deux dédiabolisations
00:08:43je peux me permettre
00:08:44de les personnaliser.
00:08:45Vous aviez d'un côté
00:08:46la dédiabolisation
00:08:48professionnalisation
00:08:48qui était l'oeuvre
00:08:49de Florian Philippot
00:08:50c'est-à-dire
00:08:51qui était
00:08:52de passer
00:08:53d'un parti
00:08:54avec des extrémistes
00:08:56en nombre modéré
00:08:57mais existant
00:08:58à un parti
00:08:59avec des radicaux.
00:09:01La différence
00:09:02entre un radical
00:09:02et un extrémiste
00:09:03un radical en politique
00:09:04c'est quelqu'un
00:09:04qui prend un problème
00:09:05à sa tête.
00:09:09Un extrémiste
00:09:10c'est un peu
00:09:11comme le fanatique
00:09:12chez Santayana
00:09:13c'est celui
00:09:14qui continue à taper
00:09:15parce qu'il a oublié
00:09:16pourquoi il tapait.
00:09:18Et ça
00:09:19c'était la optique
00:09:19de Florian Philippot
00:09:20c'est-à-dire
00:09:21nous restons
00:09:21des gens
00:09:24nous ne pactisons pas
00:09:26mais nous montons
00:09:27en compétence
00:09:28pour défier
00:09:29remplacer
00:09:29et détruire
00:09:30le système
00:09:30qui pour nous
00:09:31détruit notre pays.
00:09:32D'où la montée
00:09:33en compétence
00:09:33à l'échelle locale
00:09:34nationale
00:09:34des cadres
00:09:35du Front National
00:09:35pendant qu'il y était.
00:09:37Il suffit de voir
00:09:37les groupes régionaux
00:09:39on aime pas le personnage
00:09:40ça c'est un constat
00:09:41c'est un état de fait.
00:09:42Je l'ai vu
00:09:42au conseil régional
00:09:42de l'Alsace
00:09:43c'était le jour
00:09:45et la nuit.
00:09:48Il y avait…
00:09:49Pardon mais
00:09:50l'établissement local
00:09:52et j'allais dire
00:09:54la façon de faire
00:09:55ruisseler les cadres
00:09:56c'était aussi
00:09:56la stratégie de Maigret
00:09:57ça remonte.
00:09:59Alors attention
00:09:59attention
00:10:02Maigret
00:10:02c'était autre chose.
00:10:03Maigret
00:10:04c'était autre chose.
00:10:04Je ne dis pas
00:10:05que Maigret
00:10:05ne cherchait pas
00:10:05la compétence.
00:10:06Le problème
00:10:07c'est que…
00:10:07– Elle était narque
00:10:08quelqu'un déjà
00:10:09et je crois
00:10:10une autre engrée…
00:10:10– Non je crois
00:10:11qu'il était
00:10:12polytechnicien
00:10:12je crois qu'il était
00:10:13ingénieur d'État.
00:10:13– Je ne sais pas
00:10:13si ils n'étaient pas
00:10:13les deux.
00:10:15– Or le problème
00:10:16c'est qu'on ne peut pas
00:10:17nier qu'autour
00:10:17de Bruno Maigret
00:10:18il y avait des gens
00:10:19certes diplômés
00:10:21mais qu'on ne dise pas
00:10:21qu'il n'y avait pas
00:10:22d'extrémistes.
00:10:23En plus
00:10:26on était
00:10:26sur des antipodes
00:10:27idéologiques
00:10:28c'est-à-dire
00:10:28qu'on était
00:10:29quand même
00:10:29dans la vie
00:10:29extrême droite
00:10:30post-collabo
00:10:31européiste
00:10:34Florent Philippot
00:10:35on est plus
00:10:35dans le nationalisme
00:10:36beaucoup plus
00:10:37traditionnel français.
00:10:39S'opposer à Florent Philippot
00:10:40quelqu'un que vous connaissez
00:10:41qui est Louis Alliot
00:10:43Louis Alliot
00:10:43qui le disait très bien
00:10:44je ne veux pas
00:10:45de programme technique
00:10:45parce que je ne peux pas
00:10:47les assumer
00:10:49sur le marché
00:10:49à Perpignan
00:10:50moi j'y ai assisté
00:10:51c'était le colloque
00:10:52des économistes
00:10:53sur la question de l'euro
00:10:54il disait très bien
00:10:55peu importe
00:10:56qu'on ait raison
00:10:56moi j'y comprends rien.
00:10:58c'est-à-dire que
00:10:59tout système politique
00:11:00était donc
00:11:01rabougri
00:11:03aux compétences
00:11:03ou à l'absence
00:11:04de compétences
00:11:04de certains cadres
00:11:06et donc
00:11:06Si je peux me permettre
00:11:07ce que vous expliquez
00:11:08ce n'est pas tout à fait
00:11:08ce que vous dites
00:11:09parce que ce que vous expliquez
00:11:10c'est que les cadres du RN
00:11:12estiment peut-être
00:11:13que l'économie
00:11:14est un sujet
00:11:16méconnu par les Français
00:11:16et que rentrer
00:11:18dans les détails
00:11:19ne les intéresse pas
00:11:20ou en tous les cas
00:11:21n'est pas porteur
00:11:21sur le plan électoral.
00:11:23Ce n'était pas du tout
00:11:24la question
00:11:24la question c'était
00:11:27comment se faire
00:11:29accepter
00:11:31par une bourgeoisie
00:11:32largement francophobe
00:11:34c'est-à-dire
00:11:35on ne veut pas
00:11:36on ne veut rien changer
00:11:37on veut en être
00:11:38on veut être
00:11:39enfin accepté
00:11:40par le groupe social
00:11:41qui nous a craché
00:11:42à la gueule
00:11:42depuis le penne-père
00:11:44c'était ça le but
00:11:46vous voyez
00:11:47que les deux diabolisations
00:11:48ont des buts
00:11:48complètement différents
00:11:50bon
00:11:51une
00:11:54a été
00:11:55a été
00:11:56comment dire
00:11:57évincée
00:11:58évincée
00:11:59parce que
00:12:00on a dit
00:12:01qu'elle demandait
00:12:01trop d'efforts
00:12:02trop d'efforts
00:12:04et trop longue haleine
00:12:05très bien
00:12:06on en a choisi une autre
00:12:07bon
00:12:07le problème
00:12:09c'est que
00:12:09vous comprenez
00:12:10que cette diabolisation
00:12:11là
00:12:13implique
00:12:14que
00:12:15vous deviez
00:12:16avoir des gens
00:12:18communiquants
00:12:20qui ressemblent
00:12:21trait pour trait
00:12:21à la classe
00:12:22qui détruit ce pays
00:12:23trait pour trait
00:12:26et
00:12:26des gens
00:12:27qui soient le plus vide
00:12:28possible
00:12:29puisque les convictions
00:12:31font peur
00:12:31aux groupes sociaux
00:12:32du bloc central
00:12:33quelles que soient
00:12:34les convictions
00:12:35c'est pour ça
00:12:36par exemple
00:12:37qu'on s'est mis
00:12:38à faire du
00:12:39paramacron
00:12:40à peu près
00:12:40sur tout
00:12:41d'accord
00:12:42on a lâché
00:12:42sur tout
00:12:43ça c'est un état de fait
00:12:44le programme
00:12:44s'est vidé
00:12:46et bien
00:12:48manque de pot
00:12:49c'est que
00:12:50quand vous recrutez
00:12:51quand même
00:12:52dans le vivier sociologique
00:12:54qui est historiquement
00:12:55celui du Front National
00:12:56puis du Rassemblement National
00:12:59vous avez des gens
00:13:01vu que vous ne voulez pas
00:13:02de gens
00:13:03qui sont
00:13:03disons
00:13:06nationalistes
00:13:06et qui veulent
00:13:08travailler pour le bien
00:13:09de leur pays
00:13:09donc il n'y a que deux
00:13:11viviers de recrutement
00:13:12enfin trois
00:13:13vous avez
00:13:13le type de nationaliste
00:13:15qui était
00:13:16le cas typique
00:13:17du recrutement
00:13:18sous le Florian Philippot
00:13:19vous avez des déçus
00:13:20de la droite
00:13:21qui veulent avant tout
00:13:22un UMP bis
00:13:23et vous avez
00:13:25le grand vivier
00:13:26de l'extrémisme
00:13:26de droite
00:13:28vous n'en avez que trois
00:13:30c'est les grandes
00:13:31c'est les grandes
00:13:32bassines sociologiques
00:13:33ce que je vous décris
00:13:34et donc
00:13:34comme vous en avez
00:13:35éliminé une
00:13:36il reste soit
00:13:37des gens
00:13:37qui sont
00:13:38totalement plastiques
00:13:39et qui seraient
00:13:41chez Retailleau
00:13:42ou Darmanin
00:13:43sans aucun mal
00:13:45soit
00:13:46des gens
00:13:46qui ont
00:13:47certaines obsessions
00:13:48historiques
00:13:49de la droite
00:13:49radicale française
00:13:50mais comme
00:13:53vous voulez
00:13:54des gens
00:13:54très lisses
00:13:55soit
00:13:56vous traquez
00:13:59les détails
00:14:00de vie privée
00:14:00de chacun
00:14:01et donc
00:14:02vous devenez
00:14:02un parti de flic
00:14:03soit vous essayez
00:14:04de gommer
00:14:05de gommer
00:14:05de gommer
00:14:06en espérant
00:14:06que personne
00:14:07ne trouvera rien
00:14:09et dès que
00:14:10les médias trouvent
00:14:11vu que vous êtes
00:14:11dans cette dédiabolisation
00:14:13là
00:14:13qui est un
00:14:13trouillomètre
00:14:14vivant
00:14:16et bien
00:14:17dès que les médias
00:14:17trouvent
00:14:18ne serait-ce
00:14:18qu'un tout petit truc
00:14:19et bien
00:14:20vous êtes à quatre pattes
00:14:20en suppliant
00:14:21pardon
00:14:22au lieu de réagir
00:14:23assez simplement
00:14:24qui est dire
00:14:24si je peux me permettre
00:14:25il y a quand même
00:14:26une grande différence
00:14:27dans le cas présent
00:14:27avec Jordan Bardella
00:14:28parce qu'on a vu
00:14:29effectivement
00:14:30qu'il y avait
00:14:31d'un côté
00:14:31les médias
00:14:32d'extrême gauche
00:14:32Mediapart en tête
00:14:33de fait
00:14:33puisque c'est tout
00:14:34qui sont à l'origine
00:14:35de ces prétendues révélations
00:14:37mais on a vu aussi
00:14:39beaucoup de monde
00:14:39remettre en cause
00:14:40la probité
00:14:41du média Mediapart
00:14:43on a vu
00:14:44Éric Ciotti
00:14:44qui n'est pas au RN
00:14:45certes il est allié
00:14:46mais il n'est pas au RN
00:14:47on aurait pu imaginer
00:14:48il y a quelques années
00:14:49qu'il prenne au contraire
00:14:50ses distances
00:14:50qu'il dise qu'il faut attendre
00:14:52etc.
00:14:53c'est pas le cas
00:14:54aujourd'hui
00:14:55il a soutenu
00:14:55globalement
00:14:56Jordan Bardella
00:14:57on a vu
00:14:58un ministre
00:14:59du gouvernement israélien
00:15:00soutenir Jordan Bardella
00:15:02d'ailleurs
00:15:02il l'avait accueilli
00:15:03sur place
00:15:03lorsqu'il a fait
00:15:04un voyage en Israël
00:15:05on voit bien
00:15:06quand même
00:15:07qu'aujourd'hui
00:15:09les Français
00:15:10de confession juive
00:15:11n'ont pas l'air
00:15:11très inquiets
00:15:12et j'allais dire
00:15:14ils ne croient pas
00:15:16les révélations
00:15:17de Mediapart
00:15:18déjà il y a eu
00:15:19deux choses
00:15:20qui ont évolué
00:15:21entre l'époque
00:15:22de la naissance
00:15:25des diabolisations
00:15:26et aujourd'hui
00:15:27la première
00:15:29c'est qu'il y a eu
00:15:31l'affaire Fillon
00:15:32où Mediapart
00:15:33n'est pas innocent
00:15:34bien sûr
00:15:34et donc il y a
00:15:36toute une partie
00:15:36de la droite
00:15:37qui dit
00:15:39on ne va pas
00:15:40se laisser
00:15:43emmerder
00:15:43par Mediapart
00:15:44je le dis
00:15:45d'autant plus
00:15:46tout à loisir
00:15:46que le seul rapport
00:15:49qui a été fait
00:15:49contre Mediapart
00:15:50dans les institutions
00:15:50communautaires
00:15:51est l'offre
00:15:51de mon cabinet
00:15:52donc j'en dis
00:15:53tout à loisir
00:15:54et je me rappelle
00:15:55de Brice Hortefeux
00:15:56venant gratter
00:15:56à notre porte
00:15:57en disant
00:15:57vous avez été
00:15:58très courageux
00:15:59et ensuite
00:15:59de retourner se planquer
00:16:00de peur d'être
00:16:01vu avec nous
00:16:02en public
00:16:02mais ils étaient
00:16:04très contents
00:16:04parce qu'ils vivaient
00:16:06ou ils vivaient
00:16:07dans la terreur
00:16:08de Mediapart
00:16:10déjà il y a eu ça
00:16:11donc Mediapart
00:16:12il faut
00:16:13et surtout
00:16:15comment Mediapart
00:16:16a eu Fillon
00:16:16parce que Fillon
00:16:17s'est mis à s'excuser
00:16:18parce que Fillon
00:16:19a reculé
00:16:20donc la leçon
00:16:22ne jamais reculer
00:16:23face à Mediapart
00:16:23certains l'ont appris
00:16:24surtout quand ils n'ont
00:16:25pas le choix
00:16:25de l'apprendre
00:16:26c'est le cas
00:16:26de M. Ciotti
00:16:27parce que M. Ciotti
00:16:28s'il avait fait
00:16:29trop de pas en arrière
00:16:30bon il a quand même
00:16:31besoin du Front
00:16:32du Rassemblement National
00:16:34et il y a une autre chose
00:16:36qui a eu lieu
00:16:37c'est le tournant
00:16:39pro-israélien
00:16:40qui a commencé ailleurs
00:16:42dans d'autres parties
00:16:43de droite européens
00:16:44mais qui est arrivé
00:16:45au Rassemblement National
00:16:47et qui s'incarne
00:16:48dans les personnes
00:16:48de Jordan Bardella
00:16:49et de Marion Maréchal Le Pen
00:16:50qui ont été reçues
00:16:51en Israël
00:16:51tous les deux
00:16:52donc
00:16:54résultat
00:16:55et ça c'est quelque chose
00:16:57qui existe
00:16:57y compris dans
00:16:58l'évangélisme américain
00:16:59la question de l'antisémitisme
00:17:01et c'est là
00:17:02où les médias
00:17:03d'extrême-gauche français
00:17:04ne comprennent plus
00:17:05le monde dans lequel
00:17:06ils sont
00:17:06c'est que la question
00:17:07de l'antisémitisme
00:17:08est devenue secondaire
00:17:09par rapport
00:17:10à la question
00:17:10du soutien
00:17:11ou non à Israël
00:17:13c'est-à-dire que
00:17:14je ne doute pas
00:17:15que M. Mélenchon
00:17:15à titre personnel
00:17:16je dis bien
00:17:17à titre personnel
00:17:17ne soit pas antisémite
00:17:19mais il apparaît
00:17:20antisioniste
00:17:23et entouré
00:17:24d'antisionistes
00:17:25et soit dit en passant
00:17:25on a vu
00:17:26avec l'affaire Bardella
00:17:27entre guillemets
00:17:27l'affaire Bardella
00:17:29et les filles
00:17:30se réjouir
00:17:31parce que pour une fois
00:17:31ce n'était pas eux
00:17:32qui étaient dans la cible
00:17:33oui tout à fait
00:17:33mais ça ne marchera pas
00:17:34ça ne marchera pas
00:17:35parce que
00:17:38parce que
00:17:39comment dire
00:17:41une partie
00:17:42des droites
00:17:43des droites dures
00:17:44européennes
00:17:45sont pro-israéliennes
00:17:46alors qu'elles ont
00:17:47un passé
00:17:48d'un philo-sémitisme
00:17:49tout à fait relatif
00:17:51je pourrais vous parler
00:17:52des hommes de M. Strare
00:17:54du FPO
00:17:55ou de beaucoup d'autres
00:17:56autrichiens
00:17:57d'accord
00:17:58donc
00:17:58ce qui compte
00:18:00et ça c'est une stratégie
00:18:01qui a commencé
00:18:02avec Wilders
00:18:03aux Pays-Bas
00:18:03avec les hommes
00:18:04de Strare
00:18:05vu que c'est parmi
00:18:05les premiers
00:18:07et également
00:18:07avec John Franco
00:18:09Fini
00:18:09en Italie
00:18:10c'est arrivé
00:18:11très tard en France
00:18:13certainement
00:18:13à cause de la personne
00:18:14de l'open pair
00:18:16parce que
00:18:17l'open pair
00:18:18après la guerre du Golfe
00:18:19il a essayé
00:18:20il a essayé
00:18:23disons que
00:18:23soit c'est arrivé
00:18:24très tard à cause de lui
00:18:25soit parce qu'il a essayé
00:18:27en premier
00:18:27parce qu'on l'oublie beaucoup
00:18:28c'est qu'il a essayé
00:18:30pendant les années 80
00:18:33et que ça n'a pas marché
00:18:36peut-être que
00:18:36comme l'homme était
00:18:37quand même
00:18:39fier
00:18:40et breton
00:18:41pléonasme
00:18:43peut-être que c'est arrivé
00:18:44plus tard chez nous
00:18:46et donc ça ne marquera pas
00:18:48Jordan Bardella
00:18:48il a raison d'ailleurs
00:18:49parce que pour ce que c'est
00:18:50c'est quand même pas grand chose
00:18:52et surtout
00:18:54Mediapart
00:18:54ne se rende plus compte
00:18:55du monde dans lequel ils vivent
00:18:56ce n'est pas ça la question
00:18:57– Vous ne dites pas grand chose
00:18:57si c'est vrai
00:18:58parce que dans les faits
00:18:59aujourd'hui
00:18:59c'est parole contre parole
00:19:01comme on l'a dit
00:19:02on n'aura le fin mot de l'histoire
00:19:03peut-être jamais
00:19:04– Bien sûr
00:19:04mais quand bien même
00:19:06ce serait vrai
00:19:08quand bien même ce serait vrai
00:19:09– Il aurait fallu choisir
00:19:10une autre défense
00:19:10– Alors il aurait fallu choisir
00:19:11une autre défense
00:19:12je vous l'accorde bien volontiers
00:19:13mais entre ça
00:19:16et toute une partie
00:19:19disons du pas de deux
00:19:20que certains médias
00:19:21d'extrême gauche
00:19:22proches
00:19:22soit de Pigas
00:19:23soit de la LFI
00:19:24font avec le Hamas
00:19:26ou autre
00:19:26lequel des deux
00:19:28rejaillit dans l'opinion
00:19:29de nos compatriotes
00:19:29de confession juive
00:19:30– Bien sûr
00:19:31– Bon
00:19:32voilà
00:19:32c'est ça que Mediapart
00:19:33n'a pas compris
00:19:34– Il y a d'ailleurs eu
00:19:36Guillaume Bigot
00:19:37qui a soulevé
00:19:38un argument
00:19:39assez surprenant
00:19:39je vous propose
00:19:40qu'on l'écoute tout de suite
00:19:41– Moi je vous dis simplement
00:19:42il y a d'un côté Mediapart
00:19:43il y a de l'autre côté
00:19:43quelque chose
00:19:43qui s'appelle le Mossad
00:19:44c'est juste le service
00:19:45de renseignement
00:19:46vraisemblablement
00:19:47le plus efficace du monde
00:19:48est-ce que vous pensez
00:19:49sérieusement
00:19:49que si Mediapart
00:19:51a des informations
00:19:52le Mossad
00:19:53ne l'a pas
00:19:53et si le Mossad
00:19:54avait des informations
00:19:55Jordan Baradella
00:19:56aurait été invité
00:19:57par le Premier ministre
00:19:57d'Israël
00:19:58par le gouvernement
00:19:58d'Israël
00:19:59par la communauté juive
00:20:00à des conférences
00:20:01contre l'antisémitisme
00:20:08– Qu'est-ce que ça vous évoque ça ?
00:20:10– Alors premièrement
00:20:12peut-être qu'on n'a pas
00:20:14qu'on n'a pas d'argument
00:20:16il faut peut-être éviter
00:20:17d'en utiliser de ce calibre là
00:20:19parce que non mais
00:20:21alors déjà premièrement
00:20:23personne ne
00:20:24alors déjà de dire
00:20:25que c'est lieu de se lancer
00:20:28dans les classements
00:20:30de services spéciaux
00:20:30moi je veux bien
00:20:31tout ce qu'on veut
00:20:32par contre surtout
00:20:33ce n'est pas la question
00:20:36l'État d'Israël
00:20:38a déjà invité
00:20:39sur son sol
00:20:40des gens qui avaient
00:20:41des CV
00:20:42en termes de philosémitisme
00:20:43qui n'étaient pas top
00:20:44et je vous rappelle quand même
00:20:46que entre autres
00:20:48l'État israélien
00:20:49invite à intervalles réguliers
00:20:50des délégations évangéliques
00:20:52si on voit
00:20:54ce qu'est pour les évangéliques
00:20:57la Bible
00:20:58c'est-à-dire
00:20:59une pièce d'interprétation
00:21:01stricte en cinq actes
00:21:02où les juifs disparaissent
00:21:03au quatrième
00:21:04d'accord
00:21:05et donc il faut être avec eux
00:21:06pour les quatre premiers
00:21:07en attendant le dernier
00:21:09c'est pas d'un philosémitisme
00:21:10extraordinaire
00:21:11vous voyez
00:21:11et ça
00:21:12la seule chose
00:21:13c'est que
00:21:15Benyamin Netanyahou
00:21:15a été l'un des premiers
00:21:17dès les années 80
00:21:18à l'époque où il écrit
00:21:19War on Terror
00:21:20où il dit
00:21:21il va falloir
00:21:22que nous changions
00:21:23nos alliances
00:21:24parce que
00:21:25il faut identifier
00:21:27les palestiniens
00:21:28au djihad international
00:21:28et donc aller chercher
00:21:29les pires ennemis
00:21:30du djihad international
00:21:31et des immigrations
00:21:33arabo-musulmanes
00:21:34c'est-à-dire
00:21:34les droites européennes
00:21:36point
00:21:36c'est pas
00:21:37et c'est d'ailleurs
00:21:39de la très bonne tactique
00:21:40moi c'est ça
00:21:42donc si vous voulez
00:21:43là
00:21:44c'est comment dire
00:21:47je veux dire
00:21:48sincèrement
00:21:48et c'est pour ça
00:21:49d'ailleurs
00:21:49que les autorités israéliennes
00:21:50ont réagi
00:21:51comme elles réagissent
00:21:52et qu'elles trouvent
00:21:52que cette affaire
00:21:53est un non-événement
00:21:55et de leur point de vue
00:21:56elles ont entièrement raison
00:21:57ça n'a rien à voir
00:21:58avec le Mossad
00:22:01ou je ne sais quoi
00:22:02pour Jordan Bardella
00:22:03on ne peut pas dire
00:22:03quand même
00:22:04que c'est un non-événement
00:22:06au vu de la
00:22:06non ça ne doit pas être
00:22:07sympathique à vivre
00:22:08ça je l'entends bien volontiers
00:22:09à plus forte raison
00:22:09qu'il faut quand même
00:22:10se souvenir
00:22:10qu'il y a encore
00:22:11quelques mois
00:22:12on ignorait
00:22:12si Marine Le Pen
00:22:13pourrait être candidate
00:22:14et Jordan Bardella
00:22:15se préparait
00:22:16à être candidat
00:22:17à la présidentielle
00:22:18aujourd'hui
00:22:18on peut imaginer
00:22:20qu'après cette affaire
00:22:23Matignon pourrait lui échapper
00:22:26Déjà
00:22:28si Marine Le Pen
00:22:29est élue
00:22:30si Marine Le Pen
00:22:31est élue
00:22:31si les législatives
00:22:33se passent bien
00:22:33ça fait beaucoup de si
00:22:34pour mettre Paris en bouteille
00:22:36mais
00:22:37On parlait juste
00:22:37de mettre Jordan Bardella
00:22:38à Matignon
00:22:40Peut-être que
00:22:41mettre Paris en bouteille
00:22:42serait moins difficile
00:22:43à l'instant T
00:22:44mais
00:22:46admettons
00:22:49déjà de toute façon
00:22:52tout le monde
00:22:53entend
00:22:53dans les bruits de coursive
00:22:55autour du Rassemblement National
00:22:56que pour pouvoir plaire
00:22:57à la droite bourgeoise
00:22:59Monsieur Ciotti
00:23:00fait des pieds et des mains
00:23:02pour obtenir Matignon
00:23:04et que de toute façon
00:23:07il est vrai
00:23:08que pour une majorité
00:23:10de toute évidence
00:23:10faible et détestée
00:23:13Monsieur Ciotti
00:23:14qui est plus indiqué
00:23:17parce que
00:23:17il a
00:23:19comment dire
00:23:20un CV
00:23:22qui rassure
00:23:23toute une part
00:23:24du bloc central
00:23:24je vous rappelle par exemple
00:23:25qu'il a voté
00:23:26la trahison du traité
00:23:26de Lisbonne
00:23:28ce qui est un fait grave
00:23:29pour un parlementaire
00:23:30donc
00:23:31lui il ne fera pas peur
00:23:32parce que le système
00:23:33reconnaîtra l'un des siens
00:23:34Il a voté le traité
00:23:35de Lisbonne
00:23:36sous Sarkozy
00:23:36qu'il avait mis
00:23:37dans son programme
00:23:38avec le traité de Versailles
00:23:39Oui
00:23:40mais donc
00:23:41ça veut dire
00:23:41qu'il a participé
00:23:42à la réécriture
00:23:43d'un référendum
00:23:44par une assemblée parlementaire
00:23:45oui bon
00:23:45c'est ce qu'on appelle
00:23:47une fraude à la constitution
00:23:48et donc
00:23:48d'un point de vue légal
00:23:49il est complice
00:23:50très bien
00:23:51donc
00:23:53je comprends tout à fait
00:23:54que ce CV là
00:23:55il essaye de le faire passer
00:23:57partout
00:23:57donc d'ores et déjà
00:23:59Jordan Bardella
00:23:59n'était peut-être plus
00:24:00le candidat idoine
00:24:02pour Matignon
00:24:02de l'avis
00:24:03de l'entourage
00:24:04de Marine Le Pen
00:24:05déjà
00:24:06pour ce qui est
00:24:08comment dire
00:24:09de
00:24:09Je vous interromps
00:24:10mais ça soulève
00:24:11quand même une question
00:24:11parce qu'on a entendu
00:24:13déjà avant cette affaire
00:24:14de Mediapart
00:24:15on a déjà entendu
00:24:15pendant des jours
00:24:17et des jours
00:24:18qu'il y avait une taupe
00:24:19au sein du Rassemblement National
00:24:20qui donnait des informations
00:24:23à la presse d'extrême gauche
00:24:24à savoir Libération
00:24:25notamment un journaliste
00:24:27en particulier
00:24:28finalement cette taupe
00:24:29elle est restée cachée
00:24:31c'est René Lataupe
00:24:32là maintenant
00:24:34il y a l'affaire
00:24:34de Mediapart
00:24:36on a l'impression
00:24:37que les coups
00:24:37viennent peut-être aussi
00:24:38de l'intérieur
00:24:39mais c'est avant tout
00:24:40mais toute cette affaire
00:24:41vient avant tout
00:24:42de l'intérieur
00:24:43avant tout
00:24:45alors
00:24:46oh mon dieu
00:24:48des gens du front
00:24:49par la libération
00:24:51vous ne vous souvenez même pas
00:24:53de l'affaire Maigret
00:24:53l'affaire Maigret
00:24:55les différents clans du front
00:24:57appelaient tous les journalistes
00:24:58de gauche
00:24:58résultat
00:24:59le meilleur canard
00:25:00pour pouvoir lire
00:25:02au jour le jour
00:25:02l'affaire Maigret
00:25:03c'était Libé
00:25:04Libé et Luma
00:25:06d'accord
00:25:07non mais
00:25:07c'est un état de fait ça
00:25:08n'importe quel journaliste
00:25:10de droite
00:25:10un peu honnête
00:25:11vous le dira
00:25:13donc
00:25:15ce sont des partis
00:25:18là pour le coup
00:25:19objectivement
00:25:19quand l'extrême centre
00:25:21veut se faire
00:25:22des crocs en jambes
00:25:23internes
00:25:23ils utilisent
00:25:24leur organe interne
00:25:25quelqu'un a enchaîné
00:25:27qui n'a jamais été
00:25:27indépendant du pouvoir
00:25:28et qui ne le sera jamais
00:25:31dans les deux côtés
00:25:33de l'omelette
00:25:34du PN
00:25:35vous avez
00:25:37une part
00:25:37de l'extrême gauche
00:25:38où on règle
00:25:39généralement
00:25:40ses affaires
00:25:41en famille
00:25:42c'est-à-dire
00:25:43là prenez
00:25:43ce qui se passe
00:25:44à Radio Nova
00:25:45dans les coups
00:25:46pour
00:25:49rendre la monnaie
00:25:49de sa pièce
00:25:50à M. Pigasse
00:25:51c'est entre organes
00:25:52de gauche
00:25:53mais
00:25:54dans
00:25:55la droite nationale
00:25:56ça a toujours
00:25:57été par la délation
00:25:59auprès du camp d'en face
00:26:00toujours
00:26:01toujours
00:26:01toujours
00:26:02ce qui est normal
00:26:04il n'y a pas
00:26:05de culture
00:26:05du débat d'idées
00:26:06dans ces familles
00:26:06de pensée
00:26:07donc tout problème
00:26:08devient un problème
00:26:09de personne
00:26:09et comme il faut
00:26:10éliminer une personne
00:26:11le plus simple
00:26:12c'est de passer
00:26:12par le camp d'en face
00:26:15donc
00:26:15si vous voulez
00:26:16dans une lignée
00:26:17j'entends ce que vous dites
00:26:18dans une lignée
00:26:19présidentielle
00:26:20comme c'est le cas
00:26:20aujourd'hui
00:26:21c'est quand même
00:26:22très dangereux
00:26:23ah bah ça c'est certain
00:26:25ça c'est certain
00:26:26mais objectivement
00:26:28si vous voulez
00:26:29quand vous avez
00:26:30des partis
00:26:30qui n'ont plus
00:26:31de programme
00:26:33et qui n'ont quasiment
00:26:34plus d'organigramme
00:26:35au sens strict
00:26:36ce qui compte
00:26:36c'est le sociogramme
00:26:37vous avez deux types
00:26:39de partis comme ça
00:26:39le parti socialiste
00:26:41et le rassemblement national
00:26:44qui à ce niveau là
00:26:44sont exactement les mêmes
00:26:45c'est à dire
00:26:46mis à part que
00:26:47les autres
00:26:48ils n'ont plus de partis
00:26:48du tout
00:26:49alors ils n'ont plus de partis
00:26:50mais surtout
00:26:51mais surtout pendant des années
00:26:53ils avaient réussi à sublimer
00:26:55les problèmes de personnes
00:26:56en créant des courants
00:26:57artificiels
00:26:58c'est à dire
00:26:59pour éviter qu'on vous dise
00:27:00que Hollande et Montebourg
00:27:00se détestaient personnellement
00:27:01on leur a collé
00:27:02des idées différentes
00:27:04coup de bol
00:27:04dans le cas de Montebourg
00:27:05il en avait une ou deux
00:27:06mais entre par exemple
00:27:09Payon et Hollande
00:27:10vous allez me les trouver
00:27:11les idées différentes
00:27:12mais au rassemblement national
00:27:16à cause de la volonté centralisatrice
00:27:19de l'open pair
00:27:19qui est poursuivie par Marine Le Pen
00:27:25comme il n'y a pas de débat interne
00:27:28il n'y a pas de culture du débat interne
00:27:30tout problème devient un problème de personne
00:27:31et tout problème de personne
00:27:32finit par se régler devant les hiérarchies
00:27:36voilà
00:27:37si vous voulez
00:27:39les partis qui ont avant tout
00:27:40des sociogrammes
00:27:41sont des partis
00:27:43si vous voulez
00:27:44vous prenez un parti
00:27:45comme les républicains
00:27:45qui est un parti droitelé
00:27:47maintenant un parti droitelé de province
00:27:48c'est à dire
00:27:49Rotary Club de province
00:27:50c'est pour ça d'ailleurs
00:27:51que l'homme le plus imposant
00:27:53dans tous les sens du terme
00:27:53du parti
00:27:54c'est l'archer
00:27:55or
00:27:57si vous voulez
00:27:58eux c'est des petites clientèles
00:27:59vous voyez
00:28:01il faut que je garde ça
00:28:02il faut que je garde ça
00:28:03là on est proche
00:28:04de l'épicerie politique
00:28:05quand vous avez une machine
00:28:07une grande machine centralisée
00:28:08comme l'île-rassemblement national
00:28:09où ce qui compte
00:28:11c'est la survie
00:28:13de l'organe hiérarchique
00:28:14et bien
00:28:16là pour le coup
00:28:17on ne transige pas
00:28:19entre les différents courants
00:28:21on transige
00:28:22on ne transige pas
00:28:24entre les différents duels de personnes
00:28:25voilà
00:28:26c'est malheureux
00:28:28mais
00:28:29si c'est la survie
00:28:30de l'organe hiérarchique
00:28:31ou la perte de l'élection
00:28:34on ne balancera pas
00:28:36c'est la structure elle-même
00:28:37qui le veut
00:28:38il n'y a pas à être
00:28:40à accuser
00:28:41qui que ce soit
00:28:41de quoi que ce soit
00:28:43si vous voulez
00:28:43c'est un système
00:28:45qui
00:28:46comment dire
00:28:46c'est un système
00:28:47qui suit ses propres rails
00:28:51bon vous m'avez dit tout à l'heure
00:28:52que finalement
00:28:53pour Jordan Bardella
00:28:54ce n'était pas
00:28:54le coup de grâce
00:28:55en tous les cas
00:28:56non je ne pense pas
00:28:57force est de constater
00:28:57que pour le mouvement
00:28:59le rassemblement national
00:29:00et particulièrement
00:29:00pour la candidate
00:29:01Marine Le Pen
00:29:03cette affaire
00:29:03semble n'avoir
00:29:04aucun impact
00:29:05dans les sondages
00:29:06bien sûr que non
00:29:07bien sûr que non
00:29:08parce que
00:29:08pour l'électeur
00:29:09attendez
00:29:10on va vers
00:29:11on va vers
00:29:14des prix à la pompe
00:29:15qui flambent
00:29:16on continue
00:29:17dans un marché
00:29:18européen de l'électricité
00:29:19qui fait
00:29:19que vous trouvez
00:29:21des boulangers
00:29:21morts dans le pétrin
00:29:26et on vous emmerde avec
00:29:28vous savez
00:29:28quand il avait 17 ans
00:29:29peut-être a-t-il
00:29:30sur un forum
00:29:31dérapé à 3h du matin
00:29:33en disant
00:29:34à un mec
00:29:34dont le pseudo
00:29:35haut internet
00:29:36est elle en foiron
00:29:381488
00:29:38que
00:29:41qu'est-ce que vous voulez
00:29:43enfin si vous voulez
00:29:44là pour le coup
00:29:45c'est un safari
00:29:47atalien quoi
00:29:48c'est-à-dire
00:29:49rendez-vous
00:29:50en terre inconnue
00:29:51derrière le périph
00:29:52non mais
00:29:53tout le monde
00:29:54tout le monde
00:29:54s'en fout
00:29:55ma chère
00:29:57pardonnez-moi
00:29:57mais
00:29:58voilà
00:29:59c'est des safaris
00:29:59par Gabriel Attal
00:30:00vous vous rendez compte
00:30:02je suis allé jusqu'au
00:30:04Crème Limpicette
00:30:04il y a encore
00:30:05des bipèdes là-bas
00:30:05non mais
00:30:06vous voyez
00:30:08il n'y a que
00:30:09Mediapart
00:30:09pour penser ça
00:30:10ça veut dire une chose
00:30:11c'est que
00:30:12l'antifascisme
00:30:13est un gâtisme
00:30:14idéologique
00:30:14c'est tout
00:30:16c'est tout
00:30:18quand vous n'avez plus que ça
00:30:20quand vous n'avez plus que ça
00:30:22et aussi pour une raison
00:30:23si vous me la permettez
00:30:25pardonnez-moi
00:30:25c'est un petit peu provoquant
00:30:26c'est rare avec vous
00:30:29moi qui suis si gentil
00:30:31vous le soulignez
00:30:32en intervalle régulier
00:30:34vous vous rappelez peut-être
00:30:35d'un jour
00:30:35un écrivain
00:30:36qu'on goûte ou qu'on goûte pas
00:30:38qui s'appelle
00:30:38Marc Edornab
00:30:39avait dit
00:30:41que pour une partie
00:30:42de la gauche
00:30:43les plus belles fesses
00:30:44de la galaxie
00:30:45ne valaient pas la tête
00:30:45de Jean-Marie Le Pen
00:30:47parce que
00:30:48c'est vraiment
00:30:49que Le Pen
00:30:49était l'aphrodisiaque
00:30:51de la gauche
00:30:52et bien là
00:30:54et c'est très vrai
00:30:55mais c'est très vrai
00:30:56c'est très vrai
00:30:57et voyez là
00:31:00grâce à ça
00:31:00ça y est
00:31:01ils ont trouvé un biais
00:31:03pour faire revenir
00:31:03le fantôme de Jean-Marie
00:31:04alors ils l'utilisent
00:31:05à travers
00:31:06des influenceurs
00:31:07comme sera l'autre
00:31:09qui auraient formé
00:31:10Bardella
00:31:10pourquoi ?
00:31:11parce que c'est les fantasmes
00:31:12de la gauche actuelle
00:31:14c'est à dire
00:31:14oui
00:31:14le mal est là
00:31:16l'antisémitisme est là
00:31:17tout est là
00:31:17non non
00:31:19vous êtes
00:31:20les
00:31:21vous êtes
00:31:22les
00:31:23les néandertaliens
00:31:25croisés
00:31:25les néandertaliens
00:31:26antifascistes
00:31:28gelés dans la banquise
00:31:29c'est tout
00:31:30vous êtes
00:31:30capitaine caverne
00:31:31c'est tout
00:31:33c'est terrible
00:31:34mais de la part
00:31:34d'Edoui Plenel
00:31:35ça ne me surprend
00:31:36absolument pas
00:31:38Pierre-Yves Rougeron
00:31:39on va terminer
00:31:41cette première partie
00:31:42de l'émission
00:31:43vous disiez
00:31:44tout à fait à propos
00:31:45dans la conclusion
00:31:46que les français
00:31:47étaient par-dessus tout
00:31:49inquiets
00:31:49par la situation économique
00:31:50de notre pays
00:31:52cette situation économique
00:31:53n'empêche visiblement pas
00:31:55les lycéens
00:31:56de descendre dans la rue
00:31:58ni les parents
00:31:59de les laisser
00:32:00descendre dans la rue
00:32:01pour une partie
00:32:02depuis une grosse semaine
00:32:04il y a des mobilisations
00:32:05dans les établissements scolaires
00:32:07globalement
00:32:08pour demander plus de moyens
00:32:09et on peut le comprendre
00:32:10d'ailleurs
00:32:10certains font état
00:32:11de la canicule
00:32:12absolument ingérable
00:32:13dans les salles de classe
00:32:14de l'été dernier
00:32:15on sait que les enseignants
00:32:17réclament des revalorisations
00:32:18depuis longtemps
00:32:18on sait aussi
00:32:19que beaucoup d'enseignants
00:32:20manquent à l'appel
00:32:21et pour cause
00:32:22ce que je vous propose
00:32:23c'est de regarder
00:32:24justement un petit peu
00:32:24d'image de cette mobilisation
00:32:26cette dernière semaine
00:32:38c'est de regarder
00:33:07pas le piano
00:33:09pas le piano
00:33:11non non non
00:33:13pas le piano
00:33:14non pas le piano
00:33:15je vous vois
00:33:16il faut les fermer ceux là
00:33:18oui mais on peut pas
00:33:19ils accèdent dans le lycée
00:33:20non mais ils vont nous agresser
00:33:22non mais après
00:33:3110 c'est
00:33:38bon évidemment
00:33:38on sait qu'à 17 ans
00:33:39on peut faire des bêtises
00:33:41ouais
00:33:42ok
00:33:43disons ça comme ça
00:33:44vous avez déjà vu
00:33:45une infirmière
00:33:49manifestée pour ses conditions
00:33:50de travail
00:33:51en brûlant une salle d'attente
00:33:53c'est assez rare
00:33:54on est d'accord
00:33:56là
00:33:56dans les images
00:33:57qu'on a vues
00:33:57on est d'accord
00:33:59ils disent
00:33:59on va être très clair
00:34:01on n'a pas assez de moyens
00:34:02très bien
00:34:04on n'a pas assez de moyens
00:34:06il y en aura encore moins
00:34:07après
00:34:07il y en aura encore moins
00:34:09une fois que le piano
00:34:09sera flingué
00:34:10c'est sûr
00:34:11on n'a pas assez de profs
00:34:12c'est sûr que quand vous en expédiez
00:34:13trois à l'hôpital par semaine
00:34:14ils ne seront pas remplacés immédiatement
00:34:16on a des emplois du temps surchargés
00:34:18oui si vous avez des emplois du temps surchargés
00:34:20c'est tout simplement
00:34:21parce qu'à la fois
00:34:22il n'y a pas assez de personnel
00:34:23il n'y a pas assez de salles
00:34:24et surtout
00:34:26on vous fait faire des matières à la con
00:34:28type
00:34:30travaux dirigés
00:34:31etc
00:34:31au lieu de vous faire faire de vraies matières
00:34:32tout simplement
00:34:33parce que
00:34:35on pense
00:34:36malheureusement
00:34:36et on part du principe
00:34:38j'ai été
00:34:39je suis encore enseignant
00:34:40donc je peux malheureusement
00:34:42en témoigner
00:34:42beaucoup de collègues
00:34:44partent du principe
00:34:44que malheureusement
00:34:45vous êtes des cons
00:34:46et donc il faut vous faire faire
00:34:48de la semi-garderie
00:34:49au lieu de vous faire faire
00:34:50moins d'heures
00:34:50mais de travaux plus substantiels
00:34:54et ce n'est pas comme ça
00:34:55que vous allez
00:34:55vous aviez trois revendications
00:34:57ce n'est pas comme ça
00:34:58que vous n'allez sauver
00:34:59aucune des trois
00:34:59la seule chose
00:35:00c'est qu'une partie
00:35:01du lumpenproletariat
00:35:02s'est fait plaisir
00:35:03et la jonction
00:35:04lumpenproletariat
00:35:05petit blanc de centre-ville
00:35:06fait le reste
00:35:07et je vous rappelle quand même
00:35:08que tout le reste autour
00:35:09ne bouge pas une oreille
00:35:11absolument
00:35:12et on voit par exemple
00:35:14le lycée Nantais
00:35:14qui est peut-être
00:35:15le plus significatif
00:35:16puisqu'il avait été refait
00:35:18il y a très peu de temps
00:35:18plus de 77 millions d'euros
00:35:20pour le construire
00:35:22le lycée Nantais
00:35:23Nelson Mandela
00:35:24parce que c'est important
00:35:24c'est une grande figure
00:35:25du roman national français
00:35:26comme on sait
00:35:26et puis c'est une grande figure
00:35:28nantaise
00:35:28aux côtés de Jean-Marc Ayrault
00:35:30exactement
00:35:32donc pendant ce temps-là
00:35:33où vont aller étudier
00:35:34ces lycéens
00:35:35qui réclament plus de cours
00:35:36plus de profs
00:35:37etc.
00:35:40je pense que
00:35:41ils vont avoir
00:35:42ce qu'ils veulent
00:35:43c'est-à-dire
00:35:43ils seront en quartier libre
00:35:45ils seront en quartier libre
00:35:46où ils vont être dispatchés
00:35:47dans les établissements
00:35:48de la région
00:35:49et donc ils vont pouvoir
00:35:50comment dire
00:35:51se disséminer
00:35:52comme on dissémule
00:35:55comme on dissémule
00:35:57en épidémiologie
00:35:57se disséminer
00:35:59pardon
00:35:59comme on se dissémine
00:36:00en épidémiologie
00:36:01alors ce qui est aussi
00:36:02assez frappant
00:36:03c'est que là
00:36:04tout le monde semble
00:36:04découvrir ces images
00:36:05alors certes
00:36:06ces heures
00:36:07ces mobilisations violentes
00:36:08etc.
00:36:08sont nouvelles
00:36:10elles viennent d'apparaître
00:36:11pour autant
00:36:13en réalité
00:36:14les enseignants
00:36:15une partie des enseignants
00:36:16en France
00:36:16tirent la sonnette d'alarme
00:36:18depuis des lustres
00:36:18en expliquant
00:36:19qu'ils sont face
00:36:20à certains élèves
00:36:22qui sont particulièrement
00:36:23violents
00:36:23particulièrement agressifs
00:36:25et voilà ce que ça donne
00:36:26quand on les laisse
00:36:28tranquilles
00:36:29ce sont des adolescents
00:36:30plein de testostérone
00:36:31qui ne sont pas cadrés
00:36:32avec un brocoli sur la tête
00:36:33pour paraphraser
00:36:34Laurent Ozom
00:36:35s'ils ont tous
00:36:35la même coupe de cheveux
00:36:36maintenant
00:36:36oui oui c'est vrai
00:36:37ils ont un côté
00:36:40ils ont un côté
00:36:41petit fend
00:36:41qui relève la tête
00:36:43dans les fourrés
00:36:43avec tous les fourrés dessus
00:36:44c'est ça
00:36:45ou qui s'est coiffé
00:36:45avec un col roulé
00:36:46et un truc pour pousser
00:36:48les feuilles
00:36:48enfin bref
00:36:49quoi qu'il en soit
00:36:51on se dit
00:36:52les enseignants
00:36:53je pense qu'ils ne découvrent pas
00:36:54la situation
00:36:54mais bien sûr que non
00:36:55attendez
00:36:58Liliane Lursa
00:36:59la grande Liliane Lursa
00:37:00nous avait prévenu
00:37:02il y a 25 ans
00:37:04Brighelli
00:37:04ça va faire 20 ans
00:37:07on les passe tous en vue
00:37:10Véronique Bouzou
00:37:11etc
00:37:11on a une quarantaine
00:37:13d'auteurs profs
00:37:14qui ont quasiment écrit
00:37:16les annales du stress
00:37:18post-traumatique
00:37:19enseignants français
00:37:19et c'est ceux
00:37:20qui ont survécu
00:37:21aux pas de vagues
00:37:21qui ont accepté
00:37:22de faire des vagues
00:37:23et c'est ceux
00:37:23qui ont accepté
00:37:24de faire des vagues
00:37:24et le problème
00:37:25c'est que le phénomène
00:37:26est occidental
00:37:26je vous rappelle
00:37:27que le grand ouvrage
00:37:28américain des années 90
00:37:30qui est
00:37:31Why Don't You Do Your Homeworks
00:37:33qui est devenu le film
00:37:34Esprit Criminel
00:37:35avec Michel Pfeiffer
00:37:36qui a été le symbole
00:37:37d'une génération
00:37:38sur justement
00:37:39ces adolescents
00:37:40dont on ne savait rien faire
00:37:42alors mis à part
00:37:43que ça se termine
00:37:43beaucoup plus tragiquement
00:37:44dans un pays
00:37:44où il y a autant d'armes
00:37:45que d'habitants
00:37:46et que là
00:37:46ça ne se termine pas
00:37:47tragiquement
00:37:47parce qu'ils deviendront
00:37:49non pas de grandes racailles
00:37:50mais de petites racailles
00:37:52voilà
00:37:52c'est à dire
00:37:54que la différence
00:37:56entre les deux modèles
00:37:57c'est le RSA
00:37:59donc voilà
00:38:00c'est tragique
00:38:02et ça fait des années
00:38:03que les profs le disent
00:38:04je rappelle quand même
00:38:05le rapport Robin
00:38:07les territoires perdus
00:38:08de la République
00:38:09les territoires perdus
00:38:10de la République
00:38:11c'est 2002
00:38:11c'était le livre
00:38:12de Chez de Chevènement
00:38:132002
00:38:16ça fait 24 ans
00:38:18donc il faut qu'on arrête
00:38:19les conneries
00:38:20il faut qu'on arrête
00:38:21les conneries
00:38:21on a
00:38:22et le pire
00:38:23c'est que
00:38:23c'est pas l'ignorance
00:38:24invincible non plus
00:38:25parce que des tentatives
00:38:26et certaines fructueuses
00:38:27ont eu lieu
00:38:28entre autres
00:38:29dans le cadre
00:38:29dans les pires zones
00:38:32le problème
00:38:32c'est que certaines
00:38:33ont trop bien marché
00:38:34à tel point
00:38:34que ça a effrayé
00:38:37la haute hiérarchie
00:38:38non pas militaire
00:38:39mais énergique
00:38:40et donc
00:38:40on a liquidé les crédits
00:38:42on a fermé boutique
00:38:43parce que
00:38:45parce que
00:38:46hors de question
00:38:46que
00:38:48les inspecteurs généraux
00:38:49qui sont des dieux sur terre
00:38:51et les ministres
00:38:51qui sont des dieux sur terre
00:38:52se fassent damer le pion
00:38:54par des mecs à képi
00:38:56qu'ils méprisent
00:38:56hors de question
00:38:58donc
00:38:59n'oubliez pas
00:39:00que pour ces gens-là
00:39:01l'armée est là
00:39:02pour ramasser les poubelles
00:39:03quand une grève des éboueurs
00:39:04et organiser les bar mitzvahs
00:39:06si jamais il y a
00:39:07une grève des DJ
00:39:08donc
00:39:09voilà
00:39:10c'est aussi simple que ça
00:39:11c'est d'ailleurs
00:39:12l'un des seuls trucs
00:39:13qui a marché
00:39:14c'est pour ça
00:39:15qu'on l'a arrêté
00:39:16des jeunes
00:39:16des manifestants
00:39:17du bruit
00:39:17de la casse
00:39:18forcément
00:39:19arrivaient les filles
00:39:20oui
00:39:21logique
00:39:21assez classique
00:39:22ils ont vu de la lumière
00:39:23ils ont entendu du bruit
00:39:24ils sont rentrés
00:39:24ils ont ouvert la porte
00:39:25ça tombait
00:39:26il n'y en avait plus
00:39:26et on va regarder
00:39:28quelques éléments
00:39:28justement des moments d'élus
00:39:30avec les manifestants
00:39:32bravo de vous mobiliser
00:39:33comme vous le faites ce matin
00:39:34et comme beaucoup d'autres jeunes
00:39:36beaucoup d'autres lycéens
00:39:37lycéennes le font
00:39:38actuellement en France
00:39:39c'est extrêmement important
00:39:41que vous vous fassiez
00:39:42entendre votre voix
00:39:47arrêtez
00:39:47arrêtez les projets
00:39:48c'est des élus
00:39:50c'est des élus
00:39:51c'est des élus
00:39:51c'est des élus
00:40:02on a plus d'une dizaine
00:40:03d'universités
00:40:04qui ont rejoint
00:40:05les lycéens
00:40:06et les étudiants
00:40:07se mobilisent
00:40:07à la fois
00:40:08contre la précarité
00:40:09contre aussi
00:40:10les politiques racistes
00:40:11qui sont menées
00:40:11à l'université
00:40:12mais aussi en solidarité
00:40:14avec leurs petits frères
00:40:14et avec la petite soeur
00:40:15et moi c'est un appel
00:40:16que je veux lancer
00:40:17aux étudiants de France
00:40:18une occasion comme celle-là
00:40:20elle ne se représente pas
00:40:21c'est débile
00:40:26éventualité
00:40:27éventualité
00:40:29éventualité
00:40:30éventualité
00:40:49éventualité
00:40:51du coup du manque de personnel par exemple quand on passe le bac de français
00:40:54qu'il y a des profs de français qui sont absents pendant 5 mois sans
00:40:58remplacement c'est compliqué ça vous est déjà arrivé ça ici oui nous l'année
00:41:01dernière on avait un prof d'histoire il n'a pas été là pendant combien de temps
00:41:04il y a eu deux mois sans histoire
00:41:06à niveau équipement l'année dernière pendant les canicules c'est pas possible
00:41:12c'est compliqué il y avait une salle qui avait des ventilateurs
00:41:30quand à un moment donné on vous balance quasiment je veux dire un flashball
00:41:33quasiment je veux dire soit sur l'abdomen ou soit au visage
00:41:36forcément qu'à un moment donné il y a un événement de solidarité d'abord de
00:41:38protéger la personne mais d'indignation parce que c'est normal mais la violence
00:41:41à un moment donné elle peut être légitime aussi elle peut être légitime
00:41:44c'est quoi cette affaire bien sûr qu'elle peut être légitime
00:41:53dans cette vidéo on a vu plusieurs députés Emeric Caron, Thomas Porte, Louis Boyard
00:41:57le célèbre Louis Boyard, Antoine Léaumant, François Ruffin
00:42:00mais on a vu aussi à la fin Bali Bakayoko
00:42:03le maire de Saint-Denis et je voulais montrer cette vidéo en entier
00:42:06parce qu'elle a longtemps été diffusée avec le début qui était tronqué
00:42:11présenté comme Bali Bakayoko s'associe au lycéen pour mettre le feu aux poubelles
00:42:16en l'occurrence c'est absolument pas le cas il a été retiré la poubelle pour pas qu'elle brûle
00:42:20le portail
00:42:21et certes après il a fait la fête avec les lycéens et il a essayé de parler avec eux
00:42:25mais faut pas exagérer ils en ont suffisamment à se faire reprocher
00:42:30pour ne pas mentir non plus et exagérer la situation
00:42:32enfin de mon point de vue en tous les jours
00:42:34– Oui c'est tout à votre honneur
00:42:36– Donc c'est pour ça que je voulais montrer bien la vidéo en entier
00:42:39et faire ce rectificatif parce que je trouve la manhonnêteté ne nous grandit pas
00:42:42il ne reste pas moins qu'il juge que la violence peut être légitime
00:42:46au moment où un mouvement dégénère c'est peut-être pas la déclaration la plus intelligente du monde
00:42:50– Non mais il joue avant tout son avenir personnel en termes de courant de la LFI
00:42:59surtout dans le contexte actuel pour la LFI
00:43:02ce mouvement tombe à pic c'est génial
00:43:05pourquoi ?
00:43:07il ne vous aura pas échappé que dans les trois dernières semaines
00:43:10M. Mélenchon s'est aplati sur tout le sérieux de son programme
00:43:13en politique économique comme en politique étrangère
00:43:17pourquoi s'aplatit-il maintenant ?
00:43:20il s'aplatit parce qu'il y a la primaire PS qui est en train de terminer en eau de
00:43:24boudin
00:43:26et donc…
00:43:27– Elle a commencé en eau de boudin aussi
00:43:28– Oui, si vous voulez c'est un peu comme le mandat d'Hollande
00:43:31c'est-à-dire au milieu c'était pas terrible, à la fin c'était pas génial
00:43:34et au début ça avait mal commencé, il y a une forme de constance
00:43:38vous voyez, ben là c'est pareil
00:43:40et donc M. Mélenchon fait du Canada Dry et de la plaventrisme
00:43:45pour dire aux gens déçus de cette primaire en eau de boudin
00:43:49vous voyez bien que je ne suis pas aussi méchant
00:43:52et alors là évidemment en plus il y a l'affaire Bardella
00:43:54alors vous voyez l'antisémite c'est pas moi c'est lui
00:43:56donc là vous voyez que comme M. Mélenchon est en train de s'aplatir sur tout
00:44:02il fait feu de tout bois
00:44:04– C'est le cas de le dire ?
00:44:06– Et là ce mouvement tombe à pic parce qu'il permet à la partie disons responsable
00:44:12de la stratégie de bordélisation dans son parti
00:44:15dont vous avez vu une partie du jeu qui est-ce pendant la vidéo
00:44:20c'est-à-dire M. Boyard, toute la fine équipe
00:44:23– J'ai raté Ersina Soudé, je l'avais oublié
00:44:26– Vous n'êtes pas la seule à l'avoir raté
00:44:28mais donc le problème c'est que toute cette fine équipe
00:44:35qui est quand même responsable de la stratégie de bordélisation
00:44:38continue elle sa bordélisation, pourquoi ?
00:44:40pour rassurer une part de leur électorat la plus énervée
00:44:44que Nostalgique 68 a énervé gauchiste etc.
00:44:48en disant non non non
00:44:49on laisse sur le sérieux mais on compense par quoi ?
00:44:53un vieux classique de gauche
00:44:55Philippe Murray serait là, il en serait fou
00:44:58par la fête
00:45:00vous voyez qu'au-delà des destructions matérielles
00:45:03l'aspect bordélico-offestif de ce mouvement
00:45:08– Ils dansent tous
00:45:08– Oui voilà
00:45:09– Les députés vont danser avec les magnifiques
00:45:11– Voilà, or vous savez
00:45:13– C'est là où ça brûle pas évidemment
00:45:15– Vous savez les vrais révolutionnaires
00:45:17de Che Guevara au commandant Marcos
00:45:20même si le commandant Marcos
00:45:21terminera par écrire quelque chose
00:45:24des textes sur la danse et la révolution
00:45:27mais lui il a réellement fait la révolution pour le coup
00:45:30au tout début c'est pas des mecs qui dansent
00:45:32Guevara c'est pas un mec qui danse
00:45:33or là vous savez
00:45:35la substitution de la fête à la politique
00:45:37c'est un vieux classique de gauche
00:45:39tout simplement c'est du languisme
00:45:41c'est tout simple que ça
00:45:42c'est du 68-arisme
00:45:45et vous voyez toute cette partie
00:45:48bordélisatrice de la LFI
00:45:49se retrouve dans la rue en disant
00:45:50vous voyez on s'aplatit
00:45:52mais quand même on fait brûler les poubelles
00:45:53et on casse les pianos
00:45:55– Oui
00:45:55– Voilà c'est…
00:45:56– On fait pas brûler que les poubelles
00:45:58parce qu'il y a quand même eu
00:45:59beaucoup de blessés
00:46:00alors il y a eu des blessés parmi les enfants
00:46:01170 blessés
00:46:02enfin élèves
00:46:04170 blessés
00:46:0440 proviseurs
00:46:0565 personnes liées à l'éducation nationale
00:46:07– Tout à fait
00:46:08– Plusieurs pompiers
00:46:08il y a un camion de pompiers
00:46:09qui a été brûlé
00:46:10– Tout à fait
00:46:11– Bon les lycées on en a parlé tout à l'heure
00:46:13des policiers sont blessés également
00:46:15on est quand même dans un mouvement extrêmement violent
00:46:17– Alors on est dans un mouvement violent
00:46:18pourquoi ?
00:46:19parce que outre
00:46:21de pousser les gamins à bout
00:46:23alors que leur constitution
00:46:26fait qu'il ne faut pas avoir fait normal sub
00:46:28pour les pousser à bout
00:46:29et que le rôle d'un adulte
00:46:30le problème c'est que plus personne n'est adulte
00:46:32aujourd'hui
00:46:32et particulièrement pas dans la vie politique française
00:46:34et en tout cas pas dans celle-là
00:46:37serait de les canaliser
00:46:38plutôt que de les envoyer au carton
00:46:39parce qu'envoyer des gamins au carton
00:46:40c'est pas un truc de politique
00:46:41c'est un truc de salopards
00:46:42mais là encore
00:46:45c'est vraiment la lignée 68 hard
00:46:47mais le problème c'est que
00:46:48qu'est-ce qui a apporté le plus de violence ?
00:46:50c'est un
00:46:51de pousser les gamins à bout
00:46:52deux
00:46:53vous envoyer les blocs
00:46:54donc des unités spécialisées
00:46:57dans la violence et le bordel
00:46:58– Les black blocs
00:46:59– Donc tous fils de magistrats
00:47:02fils de notaire
00:47:03pour ceux qui sont de nationalité française
00:47:05vu que je vous rappelle
00:47:05que chez les blocs
00:47:06il y a une large partie
00:47:08d'étrangers
00:47:09et entre autres
00:47:09d'Europe centrale et orientale
00:47:11c'est pas ma faute
00:47:13et le dernier
00:47:14la jonction
00:47:15avec une partie
00:47:16de l'umpenprolétariat
00:47:17une partie
00:47:17parce que
00:47:18le l'umpenprolétariat sérieux
00:47:20va faire que ça s'arrête
00:47:22suivez mon raisonnement
00:47:24dans une part
00:47:25des lycées de centre-ville
00:47:27ou dans une part
00:47:28des lycées neufs
00:47:29type Nantes
00:47:30oui on va foutre le bordel
00:47:31pendant un petit moment
00:47:33quand les lycées
00:47:34seront trop près
00:47:35des points de deal
00:47:35vous verrez
00:47:36et vous pourrez le cartographier
00:47:37que ça va se calmer très vite
00:47:40pourquoi ?
00:47:40parce que le l'umpen
00:47:41le vrai l'umpenprolétariat
00:47:43on n'a rien à foutre
00:47:44de la cause étudiante
00:47:46aime bien les filles
00:47:47mais il ne faut pas
00:47:48que ça nuise au business
00:47:50et donc
00:47:51qui dit manif
00:47:52avec CRS
00:47:53et pompiers blessés
00:47:54dit flic
00:47:55qui dit flic
00:47:55dit mauvais business
00:47:57vous voyez ?
00:47:59mais la jonction
00:48:00du petit l'umpenprolétariat
00:48:02d'une partie
00:48:03de l'extrême gauche violente
00:48:04et de gamins
00:48:05qui sont les tirailleurs
00:48:07sénégalais
00:48:07de la LFI
00:48:10et d'autres
00:48:11vous fait un mouvement
00:48:13qui peut déraper
00:48:14et qui pour l'instant
00:48:15ne dérape pas
00:48:16uniquement par le sang-froid
00:48:17des forces de l'ordre
00:48:18sang-froid
00:48:19que je mets en regard
00:48:21preuve quand même
00:48:22que le mouvement
00:48:23n'est pas pris
00:48:24comme extrêmement sérieux
00:48:27avec la violence
00:48:28déchaînée des flics
00:48:29contre les agriculteurs
00:48:30contre les forces productives
00:48:32contre les gilets jaunes
00:48:35là ils ne sont pas
00:48:36traités de la même façon
00:48:37preuve que le mouvement
00:48:38n'est pas vu
00:48:39c'est pas ce que pense
00:48:41Jean-Luc Mélenchon
00:48:41qui considère quand même
00:48:42qu'il y a de la violence policiale
00:48:43je vous propose
00:48:44qu'on l'écoute
00:48:44et qu'on regarde
00:48:45quelques séquences
00:48:45sur lesquelles il s'appuie
00:48:46j'imagine
00:48:46mon inquiétude moi
00:48:48c'est la violence policière
00:48:50contre les jeunes gens
00:48:51c'est ça ma plus grande inquiétude
00:48:53parce que
00:48:55je sais que ça ne fait pas plaisir
00:48:56à entendre
00:48:57et croyez bien
00:48:57que je suis le premier
00:48:59à qui ça ne fait pas plaisir
00:49:00de parler
00:49:01d'un corps d'autorité
00:49:03de cette manière là
00:49:04mais ce n'est pas possible
00:49:05ce que nous voyons
00:49:06est d'une insupportable violence
00:49:08la plupart d'entre nous
00:49:09sommes parents
00:49:10donc on se projette un peu
00:49:12pour nous c'est un peu
00:49:13comme si c'était
00:49:14je crois que tous les êtres humains
00:49:15sont faits comme ça
00:49:16quand on voit un jeune
00:49:17c'est comme si c'était le tien
00:49:19quoi
00:49:19voilà
00:49:19donc oui
00:49:20déjà un éborgné
00:49:22c'est quand même une police
00:49:23qui a été capable
00:49:23d'éborgné de sang-froid
00:49:2532 personnes
00:49:26dans le mouvement
00:49:27gilet jaune
00:49:27donc
00:49:28j'ai de la crainte
00:49:29j'ai de la crainte
00:49:30et je redis
00:49:31j'ai dit
00:49:32redis
00:49:33nous sommes pour les méthodes
00:49:35de lutte
00:49:36non-violente
00:50:05alors on a quand même
00:50:06l'impression que le pouvoir
00:50:09ne comprend plus
00:50:10que la violence
00:50:10ne s'est plus s'exprimée
00:50:11qu'en termes de violence
00:50:12on l'avait vu
00:50:13avec les gilets jaunes
00:50:13vous pouvez le rappeler
00:50:14et que en réalité
00:50:16c'est une forme
00:50:17d'auto-alimentation
00:50:18c'est-à-dire que les jeunes
00:50:19enfin les manifestants
00:50:20parce que là c'est les jeunes
00:50:21mais ça pouvait être
00:50:22d'autres manifestations avant
00:50:24ne sont pas entendus
00:50:25tant qu'il n'y a pas
00:50:25de dégradation
00:50:27c'est peu entendu
00:50:27quand il y en a
00:50:28mais ils ne sont pas du tout
00:50:29entendus quand il n'y en a pas
00:50:30et donc le pouvoir
00:50:32répond de plus en plus fort
00:50:34et ça continue
00:50:35comme ça sans cesse
00:50:35alors ça dépend
00:50:37de qui on parle
00:50:38c'est-à-dire que
00:50:39quand le pouvoir
00:50:40a une crainte particulière
00:50:42premièrement
00:50:43deuxièmement
00:50:45qu'il veut faire comprendre
00:50:49que
00:50:49puisque certains corps sociaux
00:50:51sont plus coagulants
00:50:53que d'autres
00:50:53ça s'est vu lors
00:50:54des manifs paysannes
00:50:55par exemple
00:50:57il faut briser
00:50:58les corps coagulants
00:50:59là
00:50:59pour l'instant
00:51:00vous n'avez pas
00:51:01de corps coagulants
00:51:02pour l'instant
00:51:03ça peut peut-être venir
00:51:04pour l'instant
00:51:05non
00:51:07dès qu'il y a un corps
00:51:08coagulant
00:51:08c'est-à-dire
00:51:09qui permet
00:51:09de faire un mouvement
00:51:10solide face au pouvoir
00:51:12il faut le briser
00:51:13tout de suite
00:51:15surtout que là
00:51:16vous avez
00:51:17l'archétype
00:51:18d'un pouvoir
00:51:19décadent
00:51:20ce qui est normal
00:51:21d'ailleurs
00:51:23bon
00:51:24pardonnez-moi
00:51:24de revenir
00:51:25aux fondamentaux
00:51:27mais
00:51:28vous élisez des gens
00:51:29qui n'ont pas de souveraineté
00:51:30bon
00:51:32donc dans la matérialité
00:51:33des choses
00:51:35ils ne peuvent
00:51:36ni ne veulent
00:51:38rien faire
00:51:38parce qu'ils en sont
00:51:39totalement conscients
00:51:40quand ils sont élus
00:51:41qu'ils ne feront rien
00:51:42donc ils ne veulent rien faire
00:51:43parce qu'ils savent
00:51:43qu'ils ne peuvent rien faire
00:51:44de toute façon
00:51:45donc pourquoi ils sont là
00:51:47pourquoi ils sont là
00:51:49pour la couronne
00:51:50pour les honneurs
00:51:52pour les facilités
00:51:53pour les réseaux
00:51:54pour leur vie d'après
00:51:56pour ce que
00:51:57Jean-François Probes
00:51:58s'appelait le niquisme
00:51:59c'est-à-dire
00:51:59je l'ai eu
00:52:00et pas toi
00:52:01ce qui était d'ailleurs
00:52:03la phrase extraordinaire
00:52:04du président Chirac
00:52:05le jour où il a été élu
00:52:05je les ai tous niqués
00:52:06c'est la première chose
00:52:07qu'il dit
00:52:08en tant que président
00:52:08de la République
00:52:09dans les bureaux
00:52:10devant face
00:52:10au président du Conseil
00:52:12constitutionnel
00:52:13c'est pour ça
00:52:15que Jean-François Probes
00:52:16appelait ça le niquisme
00:52:18parce qu'il était
00:52:18la une des hommes
00:52:19d'année de Chirac
00:52:19bon très bien
00:52:21donc résultat
00:52:22ces hommes-là
00:52:23on est d'accord
00:52:23que leur seul moteur
00:52:25c'est l'autopréservation
00:52:27et quand vous êtes
00:52:28dans l'autopréservation
00:52:29et que vous n'êtes pas
00:52:30dans le fait
00:52:31de gouverner réellement
00:52:32dans le fait
00:52:33de gouverner réellement
00:52:35vous êtes face
00:52:35à quelqu'un
00:52:36qui s'oppose à vous
00:52:37vous devez déjà
00:52:37le comprendre
00:52:38il peut être légitime
00:52:39il peut être légitime
00:52:41mais vous devez déjà
00:52:41le comprendre
00:52:42déjà un parce que
00:52:42c'est l'un des vôtres
00:52:43et que deux
00:52:44si vous gouvernez réellement
00:52:45vous gouvernez pour tout le monde
00:52:46lui compris
00:52:47donc c'est une tâche
00:52:48plus difficile
00:52:49on est d'accord
00:52:50alors que si vous êtes
00:52:51dans votre autopréservation
00:52:52ça devient un ennemi
00:52:53un ennemi ça s'écrase
00:52:55ça tombe bien
00:52:56vous avez le pouvoir constabulaire
00:52:58donc le pouvoir policier
00:52:59donc vous allez lui écraser
00:53:00les gueules
00:53:02et d'ailleurs
00:53:02c'est la grande particularité
00:53:03d'Emmanuel Macron
00:53:04c'est que lui le fait
00:53:05avec comment dire
00:53:07avec appétit
00:53:08avec gourmandise
00:53:09et sans remords
00:53:10là où les autres
00:53:12plus parce que
00:53:12ce sont des pétochards
00:53:13qu'autre chose
00:53:14je pense à Sarkozy particulièrement
00:53:16et je pense à Hollande particulièrement
00:53:17rappelez-vous
00:53:18qu'Hollande aurait bien voulu
00:53:19faire tirer pendant les Gilets jaunes
00:53:20mais c'est le gouverneur militaire
00:53:21de Paris
00:53:22qui lui a dit non
00:53:24il n'avait pas son préfet l'allemand
00:53:25voilà
00:53:26je vous rappelle
00:53:27qu'ils avaient demandé
00:53:31et c'est Édouard Philippe
00:53:32qui le demande
00:53:33au chef d'état-major des armées
00:53:35le chef d'état-major des armées
00:53:36dit non
00:53:37l'armée ne le fera pas
00:53:39demandez aux flics
00:53:42bon il a demandé aux flics
00:53:43a priori les flics ont pas dit
00:53:44mais vous voyez ce que je veux dire
00:53:47c'est ce qui est tout à fait normal
00:53:49parce que vous n'êtes plus face à un état
00:53:51un état ne fait pas ça
00:53:53vous êtes face à une classe dirigeante
00:53:55et bien une classe dirigeante
00:53:56elle agit
00:53:59elle a une pensée
00:54:00non pas policière
00:54:00mais miliciaire
00:54:01donc elle agit
00:54:02avec des gens tirés d'armes
00:54:04comme dans les temps médiévaux
00:54:06et donc
00:54:08vous aurez mécaniquement des dérapages
00:54:10des deux côtés
00:54:11alors Sébastien Lecornu
00:54:12justement
00:54:13il a vu une brèche
00:54:14il a appuyé sur ces dérapages
00:54:15bien sûr
00:54:16pour dire que cette situation
00:54:17était une manœuvre
00:54:18organisée par LFI
00:54:19et ses proxys d'ultra-gauche
00:54:22la question
00:54:22donc ses proxys d'ultra-gauche
00:54:24on imagine que
00:54:24c'est les Black Black
00:54:25oui d'accord
00:54:26c'est NPA
00:54:26c'est Black Black
00:54:27comme d'habitude
00:54:27bon ok
00:54:28oui voilà
00:54:29non mais c'est bien
00:54:30pour faire le parallèle
00:54:31avec les ingérents plus
00:54:32et l'international
00:54:33comme ça
00:54:33ça permet de bercer
00:54:34quand même toujours
00:54:35les gens avec le même vocabulaire
00:54:36et qu'il se rappelle
00:54:36que Vladimir Poutine
00:54:37veut aussi envahir Paris
00:54:39et brûler des poubelles
00:54:41toujours est-il
00:54:41que ces Black Blocs
00:54:42on l'a vu quand même
00:54:43pendant les Gilets jaunes
00:54:43on l'a vu pendant
00:54:44d'autres manifestations
00:54:45ils reviennent de manière incessante
00:54:47et je vous propose
00:54:47d'écouter rapidement
00:54:48ce que me disait
00:54:49Xavier Ruffeur à leur sujet
00:54:50le problème des Black Blocs
00:54:52dans les manifestations
00:54:54peut être résolu
00:54:56à la minute
00:54:57je témoigne du fait
00:54:59que la direction du renseignement
00:55:01de la préfecture de police
00:55:02dispose pour la région parisienne
00:55:04de la liste
00:55:05des 150-200 individus
00:55:08qui sont toujours concernés
00:55:09par ces affaires-là
00:55:10– Donc on en revient
00:55:17à la conversation
00:55:18qu'on avait juste avant
00:55:19s'ils n'ont plus rien
00:55:20sauf les manettes de la police
00:55:21s'il y a bien quelque chose
00:55:23qu'ils pourraient faire
00:55:23c'est empêcher les Black Blocs ?
00:55:25– Bien évidemment
00:55:25et là pour le coup
00:55:26c'est parole d'or
00:55:27s'il y avait un homme
00:55:30qu'on peut croire
00:55:30sur cette matière-là
00:55:31– C'est un patron Ruffeur
00:55:31– C'est un patron Ruffeur
00:55:34mais évidemment
00:55:35le problème
00:55:36c'est que là
00:55:36le pouvoir joue
00:55:37à se faire peur
00:55:38joue au bordel
00:55:39et il peut brûler des cierges
00:55:42à M. Mélenchon
00:55:42parce que là
00:55:43M. Mélenchon
00:55:44qui était déjà
00:55:45un candidat autobloquant
00:55:46parce qu'il crache
00:55:48sur le peuple historique
00:55:50de cette terre
00:55:50et sur les
00:55:52mettons les trois quarts
00:55:53de l'électorat au moins
00:55:54et donc il fout les boules
00:55:56à tout le monde
00:55:56pour pouvoir
00:55:58régler un problème
00:55:58qu'il a avant tout
00:55:59avec le Parti Socialiste
00:56:02le…
00:56:02et bien là
00:56:03pour le coup
00:56:03il est devenu un candidat
00:56:04encore plus bloquant
00:56:07surtout que là
00:56:08je ne veux pas être méchant
00:56:09– C'est quand même incroyable
00:56:10que le Bloc Central
00:56:11soit toujours
00:56:12la béquille de LFI
00:56:13et LFI est toujours
00:56:14la béquille du Bloc Central
00:56:15sauf dans certains cas
00:56:16où ils utilisent le RN
00:56:17rappelez-vous
00:56:18sur certains votes
00:56:18à l'Assemblée
00:56:19comme béquille
00:56:20si vous voulez
00:56:21c'est très simple
00:56:24revenez toujours
00:56:24aux fondamentaux
00:56:25vous êtes face
00:56:26à l'omelette du PN
00:56:27bon
00:56:28l'omelette du PN
00:56:29c'est-à-dire
00:56:30le monde commun
00:56:32où les gens biens
00:56:32se lont à la minque
00:56:33au centre
00:56:34donc ça
00:56:35ça va
00:56:35de Glucksmann
00:56:36de Glucksmann
00:56:37Tondelier
00:56:38jusqu'à Rotaillot inclus
00:56:40et de l'autre côté
00:56:41l'abomination
00:56:42de la désolation
00:56:42d'accord ?
00:56:44ok ?
00:56:44l'abomination d'un côté
00:56:45la désolation de l'autre
00:56:46bon
00:56:47donc le plus simple
00:56:49quand vous avez
00:56:50l'omelette du PN
00:56:50en pleine santé
00:56:51et bien vous écrasez
00:56:52l'abomination
00:56:53et la désolation
00:56:54quand vous ne l'avez plus
00:56:55en pleine santé
00:56:56qu'elle commence à être
00:56:57kakochime
00:56:57et valetudinaire
00:56:58ce qui est le cas aujourd'hui
00:56:59et bien elle utilise
00:57:00un des bouts de l'omelette
00:57:01contre l'autre
00:57:01et comme les deux
00:57:03sont dans ce que Peggy
00:57:04appelait le lutisme de classe
00:57:06c'est-à-dire
00:57:07ma petite différence
00:57:10ma petite différence
00:57:13moi je ne t'aime pas toi
00:57:15parce que tu as
00:57:15les classes populaires
00:57:16que je devrais avoir
00:57:19moi je ne t'aime pas
00:57:19parce que tu as
00:57:20les classes moyennes
00:57:21intellectuelles
00:57:21que moi je voulais
00:57:23etc etc
00:57:24et que chacun veut garder
00:57:26son fromage
00:57:27et qu'une partie
00:57:27de son fromage
00:57:28c'est de taper sur l'autre
00:57:30pour plaire
00:57:31à une partie
00:57:32de la bourgeoisie
00:57:32du bloc central
00:57:33en disant
00:57:33t'as vu moi
00:57:34je ne suis pas un gauchiste
00:57:35le couteau entre les dents
00:57:36ou t'as vu moi
00:57:36je ne suis pas un sale facho
00:57:38alors que fondamentalement
00:57:39vous recouvrez
00:57:40des classes sociales
00:57:41complémentaires
00:57:43qui n'ont peut-être
00:57:44qui n'ont pas encore
00:57:45peut-être sublimé
00:57:48intellectuellement
00:57:48le fait de devoir
00:57:49s'associer
00:57:49mais de toutes les manières
00:57:51l'extrême centre
00:57:52ne vous fera
00:57:53jamais une place
00:57:54il fera une place
00:57:55pour les transfuges
00:57:56de chez vous
00:57:57mais
00:57:57et c'est particulièrement
00:57:59le cas du Rassemblement National
00:58:00pourquoi
00:58:01c'est bien sûr
00:58:02qu'il y aura toujours
00:58:02une place et une gamelle
00:58:03pour certains cas
00:58:04du Rassemblement National
00:58:05pour ceux d'Elefi
00:58:06j'en parle même pas
00:58:07parce que eux
00:58:08les gamelles teintent
00:58:09mais c'est les groupes sociaux
00:58:10qu'ils représentent
00:58:12tous les deux
00:58:13qui n'ont pas de place
00:58:14vous disiez
00:58:15il y a quelques secondes
00:58:16Mélenchon était déjà
00:58:17autobloquant
00:58:18il devient encore plus
00:58:18autobloquant
00:58:19est-ce que
00:58:19cette situation
00:58:22avec les jeunes
00:58:24c'est pas ce qui va
00:58:25le priver du second tour
00:58:26par exemple
00:58:26de toute façon
00:58:27là le problème
00:58:30c'est qu'il voulait
00:58:31pirater une partie
00:58:32de ce qui reste
00:58:33parce qu'il a fait
00:58:34un vortex à gauche
00:58:36bon ce vortex
00:58:37c'est la raison
00:58:38entre autres
00:58:38de la primaire
00:58:39il faut lutter
00:58:40contre le vortex
00:58:40Mélenchon
00:58:41d'une manière
00:58:41ou d'une autre
00:58:42bon ils auraient dû
00:58:43le tuer il y a deux ans
00:58:44ils n'y sont pas arrivés
00:58:45bon théorique terminé
00:58:46je pense que pour moi
00:58:47c'est terminé
00:58:48c'est à dire que
00:58:49ils vont devoir
00:58:51faire avec
00:58:52et eux
00:58:54vraiment négocier
00:58:55très tôt
00:58:55avec le grand gouvernement
00:58:56central
00:58:56leur aliment
00:58:57je pense que
00:58:58le plus malin
00:58:59dans cette affaire
00:59:00ce sera certainement
00:59:00Gage
00:59:01parce que c'est lui
00:59:02qui est le
00:59:04je pense qu'il est déjà
00:59:05en train de négocier
00:59:07qui a une ligne
00:59:07très semblable
00:59:08à celle de Raphaël Glucksmann
00:59:09sauf qu'il n'en fait pas trop
00:59:10non mais lui
00:59:11il n'en fait pas trop
00:59:11le problème de Glucklue
00:59:13ce n'est pas
00:59:14l'absence de ligne
00:59:15c'est l'absence
00:59:16de colonne vertébrale
00:59:17et qu'il compense
00:59:18par le fait
00:59:19d'être trop verbeux
00:59:20donc Gage
00:59:21l'avantage
00:59:21c'est qu'il négocie
00:59:22off the record
00:59:22donc je pense que
00:59:23lui
00:59:25on en réentendra
00:59:26parler
00:59:27Glucksmann
00:59:27c'est d'ailleurs
00:59:28ni plus ni moins
00:59:28ce que dit
00:59:28Ségolène Royal
00:59:29pendant la primaire
00:59:30socialiste
00:59:31enfin pendant les débats
00:59:32elle dit
00:59:33vous me reprochez
00:59:33en gros
00:59:34si je traduis
00:59:35je parle de Ségolène Royal
00:59:37et elle dit en gros
00:59:38qu'on lui reproche
00:59:39d'être trop proche
00:59:40de Mélenchon
00:59:41de ne pas vouloir rompre
00:59:42avec les insoumis
00:59:44mais qu'il n'y a pas
00:59:46d'autre choix
00:59:46pour les socialistes
00:59:47que de rester
00:59:48en bon terme
00:59:49avec les insoumis
00:59:49parce que sinon
00:59:50il faudra faire une alliance
00:59:51avec le bloc central
00:59:52bah oui
00:59:53mais si vous voulez
00:59:54c'est la stratégie
00:59:55la stratégie habituelle
00:59:56de Gogolène
00:59:56c'est-à-dire
00:59:57casser le maximum
00:59:58de vaisselle
00:59:59pour être sûr
00:59:59que tout le monde
01:00:00entend le bruit
01:00:00donc
01:00:01ça marche plutôt bien
01:00:02non mais ça marche plutôt bien
01:00:03mais avant tout
01:00:04c'est sa marque de fabrique
01:00:05or le souci
01:00:07c'est que le vortex
01:00:08Mélenchon
01:00:11ce qui va le limiter
01:00:12mécaniquement
01:00:13c'est lui-même
01:00:14et la trouille
01:00:15qu'il met
01:00:16à toute une partie
01:00:18de la bourgeoisie
01:00:19et de la bourgeoisie
01:00:20fut-elle de gauche
01:00:21parce qu'il y en a
01:00:22toute une partie
01:00:23qui va s'en canailler
01:00:25avec lui
01:00:27mais là pour le coup
01:00:29il y en a toute une partie
01:00:30qui va aussi dire
01:00:30ouais stop
01:00:33c'était marrant
01:00:35c'était marrant
01:00:36mais stop
01:00:37et je pense que
01:00:38avant tout
01:00:39Jean-Luc Mélenchon
01:00:41parce qu'il a une structure
01:00:42qui est aujourd'hui
01:00:42très lâche
01:00:43au sens d'un filet
01:00:45est lâche
01:00:45vous voyez
01:00:46je pense qu'il n'a plus
01:00:47totalement tout en main
01:00:49parce qu'il a choisi
01:00:50une structure
01:00:51non autoritaire
01:00:52et ce
01:00:53après la fin
01:00:54du parti de gauche
01:00:54avant
01:00:55Mélenchon
01:00:56c'était un homme cadré
01:00:57c'est-à-dire
01:00:57c'est un homme
01:00:57de gauche autoritaire
01:00:58tout post-élu
01:01:00était doublé
01:01:00par un commissaire politique
01:01:01responsable devant lui
01:01:02donc les choses
01:01:03étaient organisées
01:01:04maintenant
01:01:06il a laissé gérer
01:01:08des comités locaux
01:01:09du gauchisme local
01:01:10etc
01:01:12tout ça
01:01:12pour attirer
01:01:13les écolos
01:01:13pour attirer
01:01:14des gens que lui
01:01:15en tant que Lambertiste
01:01:16il détestait historiquement
01:01:18et je pense
01:01:18qu'il est
01:01:20il est en face
01:01:21de son propre bordel
01:01:22et le Jean-Luc Mélenchon
01:01:23historique
01:01:24lui face à ça
01:01:25il noyait ses propres parties
01:01:27comme on
01:01:28comme on
01:01:29comme on
01:01:29comme on noie
01:01:30porté de chaton
01:01:31comme à la campagne
01:01:33on noyait des animaux
01:01:34sur numéraire
01:01:35et on recréait
01:01:36quelque chose
01:01:37là je pense
01:01:38qu'à la fois
01:01:38il n'en a plus le temps
01:01:40il faut dire
01:01:41c'est aussi
01:01:41un homme de son âge
01:01:43maintenant il n'a plus
01:01:44le même entourage
01:01:44donc là
01:01:46il est obligé
01:01:47de laisser filer
01:01:49il laisse en partie filer
01:01:51il est encore
01:01:52leader massimo
01:01:52pour ce coup là
01:01:53et malheureusement
01:01:54dans la bordélisation
01:01:56tout comme dans
01:01:58la volonté
01:01:58d'appel à ventrisme
01:01:59selon les courants
01:02:00internes de la LFI
01:02:01commence à se jouer
01:02:03en ombre chinoise
01:02:05sa succession
01:02:06bien sûr
01:02:07bien sûr
01:02:08et alors
01:02:08toute dernière question
01:02:09Pierre-Yves Rougéron
01:02:10pour conclure
01:02:10cette émission
01:02:11on l'a vu
01:02:12tout à l'heure
01:02:13une déstabilisation
01:02:14du parti favori
01:02:17pour l'élection présidentielle
01:02:18des heurts dans les rues
01:02:19qui effraient
01:02:21toujours une partie
01:02:21de la population
01:02:23un bloc central
01:02:24qui est aux aguets
01:02:25qui utilise tous les outils
01:02:27qui lui restent encore
01:02:28en sa possession
01:02:28est-ce qu'on pourrait
01:02:30aller jusqu'à imaginer
01:02:32une élection présidentielle
01:02:34perturbée
01:02:34par un article 16
01:02:37ou que sais-je
01:02:38quelque chose
01:02:39de ce genre là
01:02:40ou Emmanuel Macron
01:02:40c'est drôle
01:02:41il agite aussi
01:02:42l'ingérence
01:02:42évidemment étrangère
01:02:44le danger
01:02:45et l'ombre de la guerre
01:02:47c'est drôle
01:02:48théoriquement
01:02:49ça ne devrait pas
01:02:50se poser
01:02:50cette question
01:02:51sur toutes les lèvres
01:02:51c'est très étonnant
01:02:53c'est-à-dire que
01:02:56il a tellement
01:02:56brutalisé
01:02:57le corps social
01:03:00qu'on le sait
01:03:01bon à rien
01:03:02et prêt à tout
01:03:05alors que les autres
01:03:05on les savait
01:03:06juste bon à rien
01:03:07si vous voulez
01:03:08personne n'a dit
01:03:09tu te rends compte
01:03:10c'est Hollande
01:03:11pété les plombs
01:03:14vous voyez
01:03:15non mais
01:03:16voyez l'effet
01:03:17l'effet
01:03:17voyez l'effet
01:03:18de la phrase
01:03:19automatique
01:03:20alors que lui
01:03:21oui
01:03:23et c'est là
01:03:24où on voit
01:03:24le mal
01:03:25que cet homme a fait
01:03:27c'est peut-être pas fini
01:03:28de toute façon
01:03:29jusqu'à la dernière minute
01:03:30il sera là
01:03:31je veux dire
01:03:31il compte peser
01:03:32sur ses successeurs
01:03:33il l'a dit
01:03:33le problème
01:03:34de ce genre de maniaque
01:03:35c'est qu'ils annoncent
01:03:36toujours la couleur
01:03:38donc quand il dit
01:03:39qu'il va vous emmerder
01:03:40croyez-le
01:03:41croyez-le
01:03:42parce que c'est l'un des
01:03:42c'est le seul cas
01:03:43où on peut le croire
01:03:44donc le croyez-le
01:03:45et ce que je crains
01:03:49cette élection théoriquement
01:03:51est dans les mains
01:03:51du bloc central
01:03:52à une exception
01:03:53c'est un grand perturbateur extérieur
01:03:57une ingérence étrangère
01:03:58une ingérence étrangère
01:04:00une explosion
01:04:02en économique majeure
01:04:04ça peut être n'importe quoi
01:04:05c'est-à-dire que
01:04:09ça viendra de l'extérieur
01:04:11et malheureusement
01:04:14vous avez deux manières
01:04:15de réagir
01:04:17la crise économique
01:04:18pardon
01:04:18elle est assurée
01:04:19quand même
01:04:19elle elle est assurée
01:04:20mais si vous voulez
01:04:22l'étage auquel on va descendre
01:04:24lui ne l'est pas encore
01:04:26donc
01:04:27et quand vous êtes en face de ça
01:04:29il y a deux manières de réagir
01:04:30soit vous êtes un vrai gouvernant
01:04:32et donc vous vous dites
01:04:32bon
01:04:33vous êtes gouvernant
01:04:34gouvernaille
01:04:35vous dites bon
01:04:36la tempête est en face de moi
01:04:38je ne peux pas l'éviter
01:04:40donc ça va être
01:04:42ça va être une épreuve
01:04:44mais on en sortira
01:04:46et après vous avez
01:04:47ce que font
01:04:48les profiteurs de l'abandon
01:04:50et les petits malins
01:04:52c'est-à-dire
01:04:53moi je n'ai même plus
01:04:55les manettes
01:04:56et de toutes les manières
01:04:57je ne compte rien faire
01:04:58par contre
01:05:01l'effondrement
01:05:02fait que
01:05:03quand il y aura des
01:05:04quand tout va se mettre
01:05:05à se casser la gueule
01:05:07et bien
01:05:08coup de bol
01:05:09je serai en dessous
01:05:10pour récupérer
01:05:10ce qui est
01:05:11pour récupérer
01:05:12deux trois trucs
01:05:12un peu
01:05:13deux trois trucs
01:05:14que je pourrais revendre
01:05:17et malheureusement
01:05:17Emmanuel Macron
01:05:18est tout à fait
01:05:19de ce type-là
01:05:19c'est-à-dire que
01:05:21moins on peut le sentir
01:05:22plus il s'arrose
01:05:23plus il s'arrose
01:05:24et plus il est content
01:05:25donc pire ce sera
01:05:26plus il jouira
01:05:27c'est d'ailleurs
01:05:28les seuls cas
01:05:30où
01:05:31vous savez
01:05:32sous la quatrième république
01:05:34on disait du président
01:05:35de la république
01:05:36que c'était l'homme
01:05:37qui souriait
01:05:37dans les cimetières
01:05:38à cause de son
01:05:39inutilité constitutionnelle
01:05:42et
01:05:43Emmanuel Macron
01:05:44c'est un homme
01:05:45qui sourit face au chaos
01:05:46il n'y a que ça
01:05:47qui l'intéresse profondément
01:05:49c'est les seuls cas
01:05:51où on l'a vu
01:05:52on l'a vu
01:05:53disons
01:05:54épanoui
01:05:54donc je pense
01:05:56malheureusement
01:05:56que
01:05:57rien que le fait
01:05:58que vous posiez la question
01:05:59implique l'état
01:06:00dans lequel nous sommes
01:06:01c'est-à-dire que
01:06:04objectivement
01:06:04nous n'avons pas
01:06:05de signe avant-coureur
01:06:06majeur
01:06:08on se rend compte
01:06:09de ce que c'est
01:06:09de liquider
01:06:10une élection présidentielle
01:06:11alors que c'est
01:06:12l'élection angulaire
01:06:12de notre système
01:06:13constitutionnel
01:06:14bien sûr
01:06:15et cet homme-là
01:06:16nous a tellement brutalisés
01:06:18qu'on vit dans la crainte
01:06:20de se dire
01:06:21et si le dingue
01:06:22se levait du mauvais pied
01:06:25Merci pour ce mot de conclusion
01:06:27merci beaucoup Pierre-Yves Rougeron
01:06:28merci à tous
01:06:29de nous avoir suivis
01:06:30je vous rappelle
01:06:30que vous pouvez retrouver
01:06:32Pierre-Yves Rougeron
01:06:33dès lundi matin
01:06:33Oui
01:06:34dès lundi matin
01:06:35Lundi matin
01:06:35et puis si vous voulez encore
01:06:36Pierre-Yves Rougeron le soir
01:06:37vous pourrez aller le voir à Paris
01:06:38pendant sa conférence
01:06:39du Cercle Aristote
01:06:40chers amis
01:06:41j'espère donc que cette émission
01:06:42vous a plu
01:06:42que vous l'avez déjà relayée
01:06:43au maximum
01:06:44n'oubliez pas
01:06:45on vous attend dans les commentaires
01:06:46et puis je vous donne rendez-vous
01:06:47la semaine prochaine
01:06:48à bientôt

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