- il y a 3 semaines
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, candidat à l'élection présidentielle, était l'invité de BFM Politique sur BFMTV.
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00:00Bonjour à tous, bienvenue dans BFM Politique, notre invité et candidat à l'élection présidentielle.
00:05Il s'agit de Fabien Roussel. Comment calmer la colère étudiante alors que des débordements majeurs se sont produits ces
00:12derniers jours ?
00:12Est-ce qu'il appelle au calme ? Est-ce qu'il appelle à la manifestation mardi prochain ?
00:16BFM Politique, c'est parti !
00:31Bonjour à tous, vous êtes bien dans BFM Politique, notre invité Fabien Roussel.
00:35Bonjour, secrétaire national du Parti communiste, candidat à l'élection présidentielle à mes côtés.
00:40Amandine Attalaya de la tribune de BFM.
00:44Absolument, et Jules Pécnard de la tribune dimanche.
00:47On disait, attention extrême ces derniers jours autour des lycées.
00:51On a vu 5000 interpellations, 500 blessés selon le ministère de l'Intérieur.
00:55Les associations étudiantes appellent une nouvelle fois à la mobilisation.
01:00Ce sera mardi prochain.
01:02Fabien Roussel, est-ce que vous serez à leur côté dans la rue, ces lycéens ou ces étudiants ?
01:10Oui, je serai à leur côté.
01:12Je serai à leur côté et j'appelle surtout à ce que le gouvernement, la société toute entière,
01:19toutes les forces politiques, entendent le malaise profond qui existe dans notre jeunesse.
01:25Parce que c'est d'abord ça qui s'exprime aujourd'hui.
01:28Je sais qu'on va parler des violences, c'est normal.
01:32Mais il faut comprendre qu'il y a un malaise profond qui fait qu'aujourd'hui,
01:37elle s'exprime par une colère, mais par plus de 1000 lycées qui se sont mis en grève,
01:44par des jeunes qui sortent spontanément de leur bahut,
01:47avec l'idée qu'on ne nous écoute pas, on ne nous respecte pas.
01:51Ça fait des semaines, des mois que l'on réclame des profs, du respect, de l'écoute.
01:56On n'est pas entendu.
01:57Et donc, il y a un malaise profond qui s'exprime.
02:00J'aimerais que l'on s'attaque aux causes du problème et pas forcément aux conséquences, aux symptômes,
02:07mais qu'on prenne conscience que notre jeunesse, elle souffre.
02:11Elle a vécu le Covid, la crise sanitaire, l'angoisse des changements climatiques.
02:18On a une jeunesse aujourd'hui qui est en perte de sens de repère
02:23dans une société qui est de plus en plus violente, malade.
02:27Prenons conscience de tout ça.
02:29J'appelle à ce qu'on soit à leur côté.
02:31Tous.
02:31D'ailleurs, je vais même vous faire une confidence, c'est que nous appelons, nous, les militants communistes,
02:37à être présents aux côtés des manifestants mardi pour aider les organisations syndicales,
02:43les organisations de jeunesse, à sécuriser leur parcours, à éviter les débordements, la violence,
02:48et faire en sorte que ces rassemblements puissent se dérouler pacifiquement
02:57et que les mots d'ordre puissent être entendus plutôt que les feux.
03:02Voilà.
03:03Tout simplement.
03:04On a vu, et vous le disiez, il y a cette colère des lycéens,
03:07mais il y a eu aussi, malgré tout, beaucoup de débordements,
03:11des lycées en partie brûlés, du personnel de l'éducation nationale agressé,
03:15des policiers violentés.
03:17Est-ce que vous condamnez sans aucune ambiguïté ces violences ?
03:21Mais, bien sûr, le Parti communiste français n'a jamais tourné autour du pot,
03:26à chaque fois, à condamner toutes les agressions physiques contre des personnes,
03:31quelles qu'elles soient, toute dégradation de biens publics,
03:35et donc, il ne devrait pas y avoir de débat là-dessus.
03:39Enfin, là, ces dernières heures, quand je vois une policière mise à terre et tabassée par cinq hommes,
03:49quand je vois aussi qu'un jeune lycéen perd un œil,
03:54quand je vois des lycées publics qui brûlent, parfois neufs,
03:59c'est inconcevable, c'est inadmissible.
04:03Et cette violence, d'où qu'elle vienne, elle est inexcusable et inqualifiable.
04:09Mais, encore une fois, on pourrait le dire,
04:12en parler pendant des heures et des heures,
04:14et avoir des images qui tournent en boucle sur ces feux.
04:17Mais à qui faut-il l'attribuer, d'après vous ?
04:19Est-ce que ce sont certains lycéens qui dérapent, des casseurs venus de l'extérieur ?
04:22Est-ce que c'est causé par les jeunes ou par les policiers qui répondent fermement, parfois ?
04:27Vous savez, même quand il y a des manifestations organisées par les syndicats
04:30sur le mouvement des retraites ou le 1er mai,
04:33mais malheureusement, il y a des individus, des groupuscules
04:37qui pourrissent les manifestations, et d'ailleurs on ne parle que de ça.
04:39Il y a aussi une politique de maintien de l'ordre qui n'est pas adaptée,
04:43elle a été dénoncée.
04:44D'ailleurs, les policiers se retrouvent en première ligne,
04:47et parfois on leur demande de faire des choses
04:49qui les mettent en situation de danger.
04:52Avec le moyen.
04:52On propose une politique de maintien de l'ordre qui n'est pas adaptée.
04:57On devrait avoir une politique de maintien de l'ordre qui protège notre jeunesse.
04:59Or, j'ai vu, j'ai constaté, d'ailleurs il y a plusieurs enquêtes
05:02de l'inspection générale de la police sur des faits à l'encontre de nos enfants,
05:07de jeunes lycéens qui se sont pris des tirs de LBD,
05:09l'un dans la manchoire, l'autre dans l'œil, une autre dans les jambes,
05:14et donc c'est grave, on ne peut pas accéder à ça.
05:19Mais à qui la faute ? Au gouvernement ou aux manifestants ?
05:22– Mais moi je mets en cause, je vous l'ai dit, je voudrais qu'on parle de ça,
05:26je mets en cause le fait que notre école, notre jeunesse souffre depuis longtemps.
05:32– Est-ce que vous avez le sentiment que cette jeunesse, elle sent sauvage ?
05:35Le mot est connoté, mais est-ce que vous avez ce sentiment-là ?
05:37– Pas du tout, je ne veux pas dire ça.
05:39La violence qui provient dans certains endroits,
05:43elle vient d'individus isolés, parfois même…
05:46– Vous n'avez pas l'impression que c'est un phénomène plus général ?
05:48– Non, parfois même extérieur au lycée même.
05:51Et la violence policière qui s'exprime et que l'on a vue,
05:56et c'est pour ça qu'il y a des enquêtes de l'EGPN,
05:59elle va être le fait de policiers qui vont se prendre pour des cow-boys,
06:04ou parfois par des ordres qui sont malvenus.
06:07J'ai vu moi devant des lycées, j'ai entendu des professeurs dans l'Ariège
06:14dénoncer la manière dont la sécurité avait été gérée par la préfecture.
06:18Ils ont chargé n'importe comment, ils ont gazé tout le monde sans distinction.
06:24– Ce matin, le ministre de l'Intérieur, Fabien Roussel, explique que les forces de l'ordre
06:26ne répriment pas la jeunesse, mais protègent les élèves et les étudiants
06:30désireux de porter leurs revendications.
06:32C'est ce qu'il dit, il dit qu'il n'y a pas d'intervention disproportionnée.
06:35Ce sont les termes de Laurent Nunez.
06:36Je mets en cause ces propos, l'inspection générale de la police, j'espère, devra faire son travail.
06:43Je souhaite que toutes les personnes mises en cause puissent être jugées et condamnées,
06:48que ce soit des jeunes qui ont dégradé, agressé,
06:52ou que ce soit des policiers qui ont mal fait leur travail,
06:54ou des commissaires qui ont donné des ordres inappropriés dans le maintien de l'ordre.
07:00Aujourd'hui, en tout cas, il y a une situation grave, elle ne doit pas se dégrader.
07:05Il y a un problème de fond, il doit être traité.
07:08Et c'est ce que j'appelle, et j'aimerais bien que l'on parle maintenant du fond,
07:12et des problèmes que subissent, que vivent nos enfants,
07:15que les enseignants pointent du doigt eux aussi.
07:18Je rappelle que ce mouvement, il est né mi-septembre.
07:22À la base, ce sont des enseignants qui sont en grève dans un lycée de Créteil.
07:27Et ce sont les lycéens qui viennent en soutien de ce mouvement et qui se mettent en grève.
07:30Vous avez vu cette dame à Marseille, par exemple, qui a été victime et agressée par un GEC,
07:35qui a été utilisée un peu comme un chalumeau.
07:38Regardez ces images, elle a témoigné.
07:40Écoutez-la, écoutez ce qu'elle dit.
07:43Je ne m'attendais vraiment pas à des gamins qui soient si violents,
07:47parce que j'ai revu les images après, et c'était terrible de voir.
07:52Heureusement, je n'ai pas la gravité des images de séquelles sur mon visage.
07:56Mais de voir un gamin qu'on ne connaît pas, avec qui on parlait normalement,
08:01qui vous vise délibérément au visage.
08:03Il n'a pas visé les habits, il n'a pas visé les jambes, il m'a visé au visage.
08:08Quand je le vois qu'il me vise au visage, j'ai dit pourquoi ? Pourquoi ?
08:12C'est quand même terrible ce genre de témoignage pour des mobilisations,
08:15qui se veulent des mobilisations pour défendre les revendications lycéennes.
08:22Mais, bien sûr.
08:24Et c'est affligeant, c'est terrible.
08:26Mais voyez aussi, vous, la responsabilité que vous avez
08:31de présenter ce témoignage, vous avez raison,
08:34mais présenter aussi le témoignage de ces jeunes qui ont été chargés,
08:38des parents de cet enfant qui a perdu un œil,
08:42les parents de cet enfant qui a perdu toutes ses dents
08:44parce qu'il a reçu un tir de flashball dans les dents.
08:48Enfin, vous aussi, vous voulez me dire, vous avez une responsabilité.
08:51Parce qu'à passer des heures et des heures, vos caméras...
08:53Ça ne justifie pas pour autant la violence que certains...
08:55Ça exerce à notre égard, enfin, à l'égard des journalistes,
08:57on est bien d'accord.
08:58Et tout à fait.
08:59Et d'ailleurs, les journalistes doivent, eux aussi, être protégés.
09:02Mais, encore une fois, aucune violence n'est justifiable,
09:06ne doit être justifiée.
09:07Aucune violence n'est légitime, si je devais rebondir
09:10sur l'expression qui a été utilisée par un autre.
09:13Aucune violence.
09:13Aucune violence n'est légitime.
09:14Aucune violence n'est légitime.
09:15Vous démarquez du maire de sonnage.
09:17Mais ça veut dire...
09:18Mais ça veut dire que je pointe du doigt aussi
09:20la violence de notre société, la violence de la politique du maintien de l'ordre.
09:24Parce que les témoignages de lycéens, d'enseignants, de parents d'élèves
09:29qui ont été chargés, gazés, qui se sont fait tirer dessus,
09:33ceux-là aussi sont nombreux.
09:34Et on va pouvoir en parler, si vous voulez.
09:36On a une heure devant nous.
09:37Si vous voulez, on peut parler pendant une heure de ça.
09:39Mais on ne traitera pas le problème.
09:42Et je souhaite que l'on puisse traiter le problème, puisque c'est ça le problème de fond.
09:46Mais le problème central, c'est que nous avons une jeunesse qui souffre.
09:50Nous avons même l'éducation nationale, la politique d'enseignement,
09:54aujourd'hui, qui est mal traitée par le gouvernement.
09:57La violence primaire, elle est là.
09:59Je reviens sur l'étude PISA, dont tout le monde a parlé, il y a quelques semaines,
10:04qui fait que nous sommes devenus les baudés des pays de l'OCDE,
10:07en matière d'enseignement, en mathématiques, en français, dans plein de domaines.
10:11Nous avons des enfants, nos enfants, des enseignants,
10:14qui tirent la sonnette d'alarme depuis des mois et des mois.
10:18Il y a une baisse démographique dans notre pays, elle n'est pas utilisée.
10:21Mais comment on y répond concrètement ?
10:22Elle n'est pas utilisée pour baisser le nombre d'élèves par classe.
10:25Il n'y a pas de moyens qui sont mis pour rendre nos lycées, nos collèges dignes, décents.
10:31Et donc, on voit bien que cette situation, elle est explosive.
10:36Alors, je vais lancer ici un appel.
10:37Allez-y.
10:37Je vais lancer un appel un peu solennel.
10:41Je vais m'adresser à l'ensemble des forces politiques.
10:45N'y a-t-il pas un pacte républicain à passer ensemble pour garantir à nos enfants la meilleure éducation,
10:53le meilleur accès à l'enseignement ?
10:55Est-ce que nous avons des différences entre nous sur le niveau du curseur où il faut le mettre ?
11:00Mais quand même, ne pourrions-nous pas nous mettre d'accord, et c'est l'appel que je leur lance
11:04à chacun,
11:05nous mettre d'accord ensemble pour définir un budget pour 2027 qui garantisse à ce qu'il y ait un
11:13professeur dans chaque classe,
11:15pas un professeur absent.
11:18Toute force politique confondue ?
11:20Voilà.
11:20Garantir à ce que dans chaque classe, il y ait à chaque fois un professeur.
11:25Garantir à ce que chacun de nos lycées, de nos collèges, soit des lycées, des collèges décents, sans rats, sans
11:31cafards, sans fuite, sans 10 degrés l'hiver, ni 40 degrés l'été.
11:36Des lycées dignes, des professeurs par classe, et j'en finis, et dernier point, je vous donne le minimum syndical
11:43qui devrait faire partie d'un pacte républicain.
11:46Nos enfants en situation de handicap, qui sont aussi dans ces établissements, notamment dans le primaire,
11:54qu'il y ait à chaque fois un adulte, une AUSH, un AUSH présent pour les accompagner, parce qu'il
12:00y a là aussi un niveau de souffrance extrême.
12:02Vous voyez ces revendications ? Est-ce que c'est un débat de gauche et de droite ? Je dis
12:06non.
12:06Il devrait y avoir l'impact de toute la nation, de la France entière, pour garantir à nos enfants le
12:13minimum syndical,
12:14pour faire en sorte qu'ils aient un avenir, l'accès à la formation, à l'enseignement, à la connaissance.
12:19Comment allons-nous redresser la France si nos enfants sont abandonnés ? C'est la question que je pose.
12:25Tout le monde est d'accord pour mettre davantage de moyens, mais en fait, question concrète, cet argent déjà, un,
12:30vous le prenez où ?
12:31Et deux, vous savez aujourd'hui que l'éducation nationale est déjà le premier budget en termes de ministère,
12:36et que les régions mettent par exemple plus de 2 milliards d'euros par an dans les lycées, c'est
12:39énorme.
12:40Donc, combien vous voudriez, et cet argent, vous le prenez où en compensation ?
12:45Je présenterai le plan que nous nous proposons pour l'école, mardi, en conférence de presse.
12:49Je détaillerai ce que nous...
12:50Vous n'avez pas quelques pistes déjà ?
12:52Ah ben si, j'ai quelques pistes. J'ai déjà été candidat à l'élection présidentielle,
12:55et nous avions déjà présenté ces propositions pour l'école et la jeunesse,
13:01dont nous avions fait une priorité de ma campagne en 2022.
13:03Donc, j'avais déjà fait une série de propositions.
13:06Ce qui est sûr, c'est que nous avons besoin d'embaucher des profs, et pas d'en supprimer.
13:10C'est ce que fait ce gouvernement.
13:12Ce que nous avons besoin, c'est de mettre un coup d'accélérateur dans la réhabilitation des équipements,
13:18des établissements scolaires, et de faire en sorte qu'il soit digne, décent.
13:21Et donc, il va falloir investir, donner plus de moyens à nos régions, à nos départements,
13:28à nos communes, pour pouvoir y répondre.
13:30Que fait le gouvernement aujourd'hui ?
13:32Il va réduire de 5,4 milliards d'euros les dotations aux collectivités.
13:36Les communes, qui gèrent les écoles primaires, maternelles,
13:40les départements, qui gèrent les collèges, et les régions, qui gèrent les lycées,
13:44vont voir leurs dotations baisser.
13:45Comment voulez-vous, dans cette situation ?
13:47Je suis maire, moi aussi.
13:47Oui, mais vous, vous ne m'avez pas dit que vous preniez l'argent pour clore ce débat.
13:51Ah, mais alors là, parlons d'un budget.
13:53Non, mais sans trop s'étendre.
13:54Non, mais parlons du budget de la France.
13:56Bien sûr, dans le budget de la France, il va falloir faire des choix,
13:59et nous disons, nous, qu'il faut augmenter le budget de l'éducation nationale.
14:02Il est important, et il y a des économies à faire dans d'autres secteurs.
14:07Et nous avons ouvert des pistes de ce côté-là.
14:09Fabien Roussel.
14:10Quand nous versons, par exemple, 211 milliards d'euros d'aides publiques
14:15à des grands groupes financiers qui distribuent des dividendes,
14:19nous disons qu'il y a matière à faire des économies.
14:21Investissons plutôt dans l'école,
14:22plutôt que donner des sous à des entreprises qui n'en ont pas besoin.
14:26Fabien Roussel, dans ces manifestations,
14:27on voit que les regards se sont tournés,
14:29plus particulièrement, vers la France insoumise.
14:31Jean-Luc Mélenchon appelle les parents à venir dans les manifestations
14:33avec des brassards ou des casques blancs pour protéger leurs enfants.
14:37C'est une bonne idée ou pas ?
14:38Je pense que si nous voulons protéger nos enfants,
14:42si nous voulons faire en sorte que les revendications émergent
14:46plutôt que la violence,
14:48nous aurions plutôt intérêt à nous en mêler.
14:51Et c'est la raison pour laquelle, moi, j'ai invité
14:53à ce que les militants de ma formation politique soient présents
14:56pour aider à la disposition des organisations de jeunesse,
14:59pour aider à sécuriser les parcours,
15:02à être présents à leurs côtés,
15:03comme on sait le faire.
15:04On met des cordes,
15:06on se met à l'intérieur,
15:08on ne sort pas,
15:08on ne casse pas les commerces,
15:10on est ensemble,
15:10comme ça se fait dans les manifestations
15:13à l'appel des organisations syndicales.
15:14Donc plutôt bonne idée, dites-vous.
15:15Et donc nous travaillons à cela.
15:17Et d'ailleurs, il va y avoir des enseignants,
15:19il va y avoir des adultes,
15:20il va y avoir des salariés qui vont décider.
15:22Vous appelez les salariés à être présents aussi ?
15:24Mais oui, je pense qu'on a intérêt à s'unir.
15:28On a intérêt à s'unir.
15:29Les parents qui se trouvent aujourd'hui confrontés
15:30à des baisses de pouvoir d'achat,
15:32à des prix d'essence qui augmentent,
15:34et qui ont du mal à répondre aux besoins de leur famille,
15:39et qui voient qu'en plus,
15:40les enfants à l'école n'ont pas de profs,
15:43sont dans des conditions d'enseignement insalubres.
15:47Mais la colère, elle se rejoint.
15:48Vous avez une coagulation et une coalition des luttes.
15:51Juste question qu'on avance.
15:53On parlait de la France insoumise.
15:54Quelle lecture vous avez de l'origine du mouvement ?
15:56Est-ce que pour vous, la France insoumise a noyauté,
15:58créé, encouragé ce mouvement lycéen ?
16:00Il y a une note des renseignements aujourd'hui
16:02qui indique que LFI a participé à l'explosion de ce mouvement.
16:08Et Sébastien Lecornu voit LFI et ses proxys de gauche,
16:12je cite le Premier ministre, à l'origine du mouvement.
16:15Oui, c'est incroyable.
16:15On a des renseignements généraux, des services secrets
16:18qui disent que les syndicats sont à l'origine de manifestations.
16:21Non, la France insoumise.
16:23Et ses proxys de gauche.
16:24Ils ont bossé.
16:24Mais est-ce que pour vous, la France insoumise attise la violence ?
16:27Oui ou non ?
16:27Non, non.
16:28Non, arrêtez.
16:29Oui ou non ?
16:30Non, non, non.
16:31Non, je vais vous parler des organisations de jeunesse.
16:34Mais la France insoumise.
16:35Des syndicats d'enseignants.
16:36Non, laissez-moi finir, M. Larré.
16:37Allez-y.
16:39Ceux qui, aujourd'hui, sont à l'initiative de ces mouvements
16:42sont des organisations de jeunesse.
16:45Des syndicats d'enseignants.
16:47Je vous ai parlé du lycée de Créteil,
16:49qui ont été à l'origine du Premier mouvement.
16:50Mais la question, c'est est-ce que la France insoumise attise le feu ?
16:53Mais je vais vous parler de la jeunesse communiste.
16:54Mais vous n'avez pas répondu à la question.
16:56La jeunesse, mais je vais vous parler de ce que l'on fait.
16:58Vous avez remarqué qu'il y a des députés LFI qui sont présents.
17:00– Mais les élus, les députés communistes aussi,
17:04sont présents pour aller discuter avec les enseignants.
17:05– Donc pour vous, la France insoumise n'a aucune responsabilité ?
17:08– Avec les lycéens, non pas pour aller brûler des poubelles,
17:14mais pour faire émerger les revendications.
17:16– Mais est-ce que oui ou non, répondez à l'écran,
17:18est-ce que oui ou non, comme le pointe le gouvernement,
17:21est-ce que oui ou non, la France insoumise attise la violence à vos yeux ?
17:24Oui ou non ?
17:25– Non. Voilà. Je peux passer à la suite ?
17:27– On peut continuer, il n'y a pas de souci.
17:28– Je vais vous parler maintenant…
17:30– Mais pourtant, vous êtes bien différencié de Bagayoko
17:32qui a dit que la violence était légitime.
17:34Vous avez dit non, il n'y a jamais de violence légitime.
17:35– Oui, d'accord, mais c'est parce que je ne veux pas rentrer
17:38dans ce piège dans lequel vous voulez m'emmener,
17:40d'attiser, de stigmatiser une force politique,
17:44alors que ceux qui sont à l'origine de ce mouvement
17:48sont des lycéens, des organisations lycéennes.
17:50– Bruno Retailleau, il dit qu'il faut interdire la France insoumise.
17:52– Oui, mais vous savez, dès 1922, des partis fascistes en Italie,
17:57puis en 1936 en Espagne, ont interdit le Parti communiste français,
18:01ont mis en place des tribunaux militaires fascistes
18:03pour condamner les partis communistes.
18:06– Bruno Retailleau est un fasciste ?
18:07– Non, mais je peux vous dire que l'interdiction des partis
18:13sont le symbole des régimes dictatoriaux.
18:18C'est ce qu'a fait Poutine en Russie.
18:20C'est ce que, ben oui, je veux dire, quand on interdit des partis…
18:24– Mais donc vous comparez Bruno Retailleau à Vladimir Poutine ?
18:26– Ah ben on peut, oui.
18:27Est-ce que je peux aller sur ma démonstration ?
18:29– Oui, est-ce qu'on peut juste vous finir sur…
18:30– Non, un dernier point, juste.
18:31– On voudrait savoir qui va payer ce qui s'est passé quand même, Fabien Roussel.
18:33– Un dernier point.
18:34– Oui, mais alors, je vous préviens, quel que soit le sujet après,
18:36je viendrai quand même sur la revendication.
18:38– Oui.
18:38– Et vous me direz pas, ça n'a pas le temps.
18:39– Allez-y.
18:39– La France insoumise, il y a des faits.
18:41Et par exemple, le maire de Saint-Denis, Balibagayoko,
18:43était devant le lycée Paul-et-Loire,
18:45où il était près des feux, avec les casseurs, etc.
18:48Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France,
18:50dit qu'il faut maintenant lui envoyer la facture des dégâts,
18:53qu'elle chiffre à 100 000 euros,
18:55notamment le portail détruit et d'autres,
18:57et que c'est au maire de Saint-Denis de les prendre en charge,
19:00puisqu'il a attisé les violences.
19:01Vous êtes favorable à cette idée ou pas ?
19:03– Mais d'abord, Mme Pécresse n'aurait pas dû réduire les budgets
19:06pour restaurer, rénover les établissements, les lycées de sa région.
19:11Or, c'est ce qu'elle a fait, de un, de deux.
19:12Donc, moi, en Île-de-France,
19:14qu'elle règle ce problème avec Valérie Pécresse,
19:16parce que les budgets pour restaurer les lycées sont en baisse.
19:19La deuxième chose, le principe casseur-payeur.
19:25D'abord, il faudrait l'appliquer en premier lieu au gouvernement
19:28qui casse l'école publique.
19:31Ces gouvernements, 8 ministres de l'éducation…
19:32– C'est un peu caricatural.
19:33– Gérald Darmanin dit, il faut faire payer les parents.
19:35– C'est caricatural, mais quand on supprime…
19:37– On parle de dégâts concrets de plusieurs millions d'euros en ce moment.
19:39– Mais j'y vais là-dessus.
19:41– Je vais y aller sur la justice.
19:42Mais quand il y a 15 millions d'heures de profs non remplacés,
19:48vous ne pensez pas qu'il y a une facture à payer vis-à-vis de nos enfants ?
19:51– Ça, ça fait partie de vos revendications.
19:52– Il n'y a pas une fracture éducative vis-à-vis de nos enfants.
19:56On devrait, j'invite le ministère,
19:58à payer une astreinte pour chaque prof non remplacé
20:01aux familles des enfants concernés.
20:02– Ça peut être une lecture, mais on parle de la casse par l'ailleurs.
20:05– Deuxième chose, la justice aujourd'hui, dans le code civil,
20:12il est prévu, article 1240, que ceux qui cassent puissent payer les réparations.
20:18Et il est prévu, article 1242, que les mineurs responsables
20:24peuvent aussi engager, les parents des mineurs responsables
20:27peuvent aussi être appelés à payer, indemniser les dégâts.
20:32Donc, la loi le prévoit déjà.
20:34– Vous disiez…
20:34– Alors, encore une fois, on peut…
20:35– Oui, mais on a du mal à les identifier.
20:37– Oui, mais…
20:37Donc, le problème, ce n'est pas la loi.
20:39Le problème, c'est qu'il faut l'appliquer.
20:41– Donc, le problème pour vous, c'est quoi vous dites
20:42dans vos propositions et vos revendications ?
20:44– Je reviens là-dessus.
20:45– Allez-y.
20:45– Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est entendre ce qui se dit.
20:47La jeunesse communiste qui fait partie des organisations
20:50qui appellent justement à ce que l'on entende
20:52et à ce qu'on écoute enfin la jeunesse.
20:55La jeunesse communiste, elle fait remplir des cahiers de doléances.
20:57Ils se réunissent en Assemblée Générale.
20:59Je les invite à le faire lundi.
21:00– Ce qui remonte.
21:00– Voilà ce qui remonte.
21:02Avez-vous des profs…
21:04Avez-vous tous vos profs ?
21:05Non, pas de profs d'histoire.
21:07Non, pas de profs de maths.
21:08Combien vous êtes dans votre classe ?
21:0934.
21:10Je vous en lis un deuxième.
21:11Et ici, vous êtes combien dans votre classe ?
21:1439.
21:15Quels sont vos plus grands soucis dans le lycée ?
21:17Les portes cassées des toilettes,
21:18les chaises cassées et le côté ouest en travaux
21:21depuis plus d'un an
21:22et des profs absents, inexistants.
21:25Voilà, et j'en ai comme ça.
21:26Mais on en a comme ça des milliers et des milliers.
21:30Ces cahiers de doléances,
21:32il faut que les jeunes les remplissent
21:34et il faut que le gouvernement les entende.
21:36Et c'est pour ça que j'en appelle
21:37un pacte républicain pour notre jeunesse.
21:40Ce n'est ni de gauche ni de droite
21:41que de dire que nos enfants ont le droit
21:43à la meilleure éducation,
21:44la meilleure formation,
21:45le meilleur environnement
21:46pour retrouver une France grande et forte,
21:49innovante,
21:50qui sache investir, créer, bâtir, produire.
21:53Nous avons besoin justement
21:54que nos enfants soient les meilleurs du monde
21:56dans ces domaines.
21:57Or, aujourd'hui, tout est fait
21:58pour les démoraliser
22:00et pour faire en sorte
22:02qu'ils abandonnent.
22:02Eh bien, créons les conditions
22:04qu'ils puissent accéder à une école digne,
22:06décente, avec des professeurs
22:08correctement rémunérés,
22:09avec un encadrement dans les écoles
22:11puissant pour les enfants
22:12en situation de handicap,
22:13avec des personnels médico-sociaux.
22:16Et enfin, qu'ils aient tous
22:18accès à des études supérieures.
22:20Nous demandons l'abrogation de Parcoursup.
22:22On n'est pas d'accord,
22:23tous là-dessus, à droite, à gauche.
22:24Mais enfin, quand même,
22:25disons qu'il y a des dizaines de milliers
22:27de nos enfants
22:28qui ne peuvent pas accéder
22:29à l'enseignement auquel ils aspirent
22:31parce qu'il n'y a pas de place.
22:32C'est grave quand on dit
22:34qu'il n'y a pas de place
22:34pour nos enfants dans nos écoles.
22:36Unissons-nous
22:37pour leur garantir
22:38à tous la meilleure école.
22:39Un grand pacte républicain.
22:41Merci Fabien Roussel.
22:42On vous retrouve dans quelques instants.
22:44On va bien sûr
22:44poursuivre vos propositions.
22:46On va venir bien sûr aussi
22:47à ce grand débat de la gauche
22:49qui aura lieu ce soir
22:49sur notre antenne.
22:50Vous me direz si celui qui en sort,
22:52ce sera un partenaire
22:52ou un adversaire pour vous.
22:53A tout de suite.
23:00Vous êtes bien sûr BFM Politique.
23:02Notre invité Fabien Roussel,
23:03secrétaire national du Parti communiste,
23:05candidat à l'élection présidentielle.
23:07À mes côtés aussi,
23:07Amandie Nathalie Ayad,
23:08BFM et Jules Pécnard
23:09de La Tribune dimanche.
23:10C'est l'événement du jour
23:12ce soir sur BFM TV.
23:14Le grand débat décivif
23:15de cette primaire de la gauche
23:17qui réunira Olivier Faure,
23:18Raphaël Luxman,
23:19Jérôme Gage,
23:20Emmanuel Morel
23:21et Ségolène Royal.
23:22Alors, vous n'êtes pas sur cette affiche,
23:24Fabien Roussel.
23:25Vous ne participez pas à cette primaire.
23:28On a vu les candidats,
23:29les différents candidats
23:30à cette primaire.
23:31Duquel vous vous sentez
23:32le plus proche, Fabien Roussel ?
23:33– Ah, je ne me permettrai pas ça.
23:35Ah non.
23:36Non, je laisse les militants socialistes
23:40de toute tendance choisir leur candidat.
23:43C'est bien normal.
23:44Et je vois qu'il y a des débats,
23:45même forts,
23:48des grosses différences
23:49qui existent entre eux
23:50sur les salaires,
23:52la hausse des salaires,
23:53ceux qui veulent supprimer la CSG,
23:56rapprocher le groupe du Met.
23:57– Ils siègent Emmanuel Morel
23:58au sein du groupe communiste.
24:00– J'allais y dire.
24:01Et ceux qui proposent,
24:02par exemple,
24:03pour relancer l'économie,
24:05l'industrie,
24:06un plan de relance massif,
24:08comme Emmanuel Morel
24:09avec qui j'ai parlé,
24:10parce qu'on se connaît bien,
24:11on a siégé ensemble
24:11au sein du groupe communiste,
24:13ils siègent au sein du groupe GDR,
24:14au sein du groupe communiste
24:15de l'Assemblée nationale
24:15et on partage beaucoup de choses.
24:18Je me reconnais aussi
24:19dans les propos de Ségolène Royal
24:20sur la diplomatie active
24:23que la France devrait relancer
24:25par rapport au conflit en Ukraine.
24:27– Mais si vous deviez voter,
24:28vous voteriez pour lequel ?
24:29– Bref, ils ont des débats,
24:31c'est sain, c'est normal.
24:33Moi, les débats,
24:33je ne les ai jamais considérés
24:35comme des problèmes,
24:36des handicaps.
24:38Ils vont voter,
24:40il y aura un choix
24:40et puis après, on verra.
24:42– Vous n'êtes pas langue de bois,
24:43vous voteriez pour lequel ?
24:44– Ah non, mais je ne voterai pas,
24:45mais je ne me permettrai pas ça.
24:48– Vous ne regrettez pas
24:48de ne pas avoir participé
24:49à cette primaire ?
24:50Ça aurait pu donner un écho
24:51à votre candidature ?
24:52– Vous m'ingérez dans les choix
24:53du Parti Socialiste,
24:54je suis communiste.
24:55– Vous pourriez soutenir
24:55votre ami Emmanuel Morel ?
24:56– Oui, mais on a des différences
24:59quand même de fond entre nous
25:01sur la construction européenne.
25:03Nous avons toujours dénoncé,
25:04nous, l'Europe libérale,
25:05la concurrence déloyale
25:07organisée par les traités
25:09de Maastricht,
25:11puis ensuite les autres.
25:12Et donc, on a des différences
25:14de fond sur l'économie,
25:16sur le partage de la richesse.
25:18Et c'est pour cela que,
25:19et d'ailleurs,
25:20il y a vraiment
25:21une différence fondamentale
25:22par rapport à la crise
25:23dans laquelle nous sommes.
25:23C'est que, moi je dis que,
25:25avant de la répartir la richesse,
25:27il faut la créer.
25:28Il faut produire de la richesse,
25:30une richesse utile,
25:31socialement utile,
25:32respectueuse de l'environnement.
25:33Et ça, c'est essentiel pour nous.
25:35Et c'est sur ce terrain-là
25:36que je souhaite aller,
25:37pendant la campagne présidentielle,
25:39avec mon slogan,
25:40« Vivre heureux,
25:42je veux vivre en France,
25:43je veux vivre en paix ».
25:43On a compris votre distinction
25:45avec la plupart des candidats
25:47de cette primaire.
25:49Le gagnant de cette primaire,
25:50est-ce qu'il sera, pour vous,
25:52un partenaire ou un adversaire ?
25:55Au sein de la gauche,
25:57si nous voulons que la gauche
25:58l'emporte aux élections,
26:00enfin, plus que la gauche,
26:01un programme qui va enfin répondre
26:04à l'injustice,
26:07au mépris que les classes populaires,
26:09les classes moyennes ont subi,
26:10si nous voulons qu'il y ait
26:11un tel programme de progrès,
26:13de justice,
26:13qui soit mis en œuvre,
26:14il ne faut pas que la gauche
26:16s'échappe,
26:17il faut que la gauche,
26:19au contraire,
26:20débattre devant les citoyens,
26:22avec leur programme,
26:23et que les Français choisissent
26:25qui de ces candidats de gauche
26:26ils soient mis en avant.
26:27– Mais ça veut dire pas débattre.
26:28– Ce que je souhaite,
26:30c'est que les Français constatent,
26:33regardent nos programmes,
26:34qu'ils choisissent qui de nous
26:35doit arriver en tête
26:37et être qualifiés au second tour,
26:38et qu'ensemble,
26:40on crée une dynamique de victoire
26:42au second tour.
26:42– Après la primaire.
26:43– Exactement,
26:44le premier tour,
26:45c'est une primaire
26:45parmi les forces de gauche
26:46et parmi nos programmes.
26:48Ce que je souhaite,
26:49c'est que nous arrivions
26:50à faire,
26:51à dépasser les 40%
26:53avec les 3-4 candidats
26:55que nous serons,
26:55pour être certain
26:56qu'il y en ait un d'entre nous
26:57qui soit qualifié,
26:58mais que surtout,
26:58on l'emporte.
26:59Parce que l'objectif,
27:00ce n'est pas d'être qualifié
27:01au second tour.
27:01Au second tour,
27:02c'est de le gagner,
27:03le second tour.
27:03L'objectif, c'est ça.
27:04Et donc, pour ça,
27:05il faut créer une dynamique
27:06sur un programme.
27:07Il faut donner envie
27:08aux gens de voter
27:10pour l'un ou l'autre
27:12d'entre nous.
27:13Et donc,
27:13sans nous écharper.
27:14– Un grand sujet de débat
27:15entre eux
27:16et parmi vous aussi,
27:17c'est la place
27:18de la France Insoumise.
27:19Est-ce que si vous étiez
27:20chef de l'État,
27:21il y aurait dans votre gouvernement
27:22des ministres
27:23de la France Insoumise ?
27:24– Ce n'est pas le grand sujet
27:25de débat.
27:25Je suis désolé.
27:26– C'est un grand sujet
27:27de débat pour vous.
27:28– À clarifier.
27:28– De savoir.
27:29– Non, entre eux aussi.
27:30– Quel est votre...
27:30Alors, certains en font...
27:34Certains en font un totem,
27:36jamais avec un tel.
27:36– Dans les deux débats,
27:37dans les deux débats
27:38qui ont déjà eu lieu,
27:38ça a été le plus beau sujet de clivage.
27:40– Justement,
27:41je ne veux pas rentrer
27:43dans ce jeu-là.
27:44Vous connaissez
27:45les différences que j'ai.
27:45– Vous ne répondez à rien.
27:46– Mais si, mais c'est pas que...
27:47– Il y aurait des ministres
27:48à la FI dans un gouvernement
27:49de la France,
27:50oui ou non ?
27:50– Vous avez envie
27:52de nous classer
27:54avec des étiquettes,
27:55nous ranger dans des tiroirs
27:56et qu'on s'exprime
27:57noir, blanc, blanc, noir, etc.
27:57– C'est vous qui en faites
27:58une étiquette ?
27:59– C'est une question simple.
28:00– Laissez-nous avoir
28:01un débat sur le fond
28:02avec nos concitoyens.
28:03Ne me demandez pas aujourd'hui
28:05s'il va y avoir
28:06des ministres insoumis
28:07si demain je suis président
28:08de la République.
28:09C'est pas le président
28:10qui décide,
28:10c'est le Premier ministre
28:11qui compose son gouvernement
28:12et le Premier ministre
28:13qui compose son gouvernement
28:14en fonction...
28:15– Bon, vous n'y seriez pas fermé
28:16en tout cas.
28:17– Mais non, mais en fonction
28:17des élections législatives
28:19et de la composition
28:19de la FI.
28:19– Mais vous pourriez gouverner
28:20avec la FI ?
28:21La question est simple.
28:21– Quand je vous parle
28:22d'un débat avec les conseils...
28:24– Est-ce que vous pouvez
28:24répondre à une question ?
28:25– Mais...
28:27– Est-ce que vous pourriez
28:29gouverner, appartenir
28:30à la même majorité
28:30que la FI ?
28:31Oui ou non ?
28:31– Nous sommes à 8 mois
28:33du premier tour
28:34et vous êtes déjà
28:36en train de nous dire
28:37quel sera le gouvernement
28:38de gauche qui pourrait
28:40présider au destiné
28:41de la France.
28:41Remarquez, c'est bien...
28:42– Ça intéresse les électeurs
28:43de savoir avec qui
28:44on va gouverner.
28:44– Vous nous voyez déjà
28:45au gouvernement.
28:46– Ça intéresse les électeurs
28:47de savoir avec qui
28:48on va gouverner.
28:48– Moi, je vais vous dire
28:48comment je vais me déterminer.
28:50Je vais vous dire
28:51comment je vais me déterminer.
28:52– C'est quoi votre différence
28:53fondamentale avec
28:53Jean-Luc Mélenchon par exemple ?
28:54– Je me déterminerai
28:56sur une participation.
28:58Nous nous déterminerons
28:59parce que nous sommes
28:59une force démocratique
29:00donc on en parlera
29:01entre nous.
29:01Nous nous déterminerons
29:02en fonction du programme
29:04qui sera mis en œuvre.
29:05Et il y a pour nous
29:06des choses qui sont importantes.
29:08Sur la question internationale,
29:10c'est une politique diplomatique
29:12et favoriser la paix.
29:13Sur les questions nationales,
29:15c'est faire en sorte
29:16que l'on reconstruise
29:17une France qui produise
29:19des richesses socialement utiles.
29:21Je l'ai dit tout à l'heure.
29:21Ce qui veut dire
29:22que la question énergétique
29:25sera essentielle.
29:26On va peut-être parler
29:27de Total,
29:28des prix du carburant,
29:29des prix du gaz
29:29et de l'électricité.
29:31Vous voyez que cette question-là,
29:32elle est centrale.
29:33Et enfin,
29:33la question du pouvoir d'achat
29:35et des salaires.
29:36Sur ces questions-là,
29:37nous avons des différences.
29:38Mais j'ai des différences
29:39avec le Parti socialiste.
29:39– Avec Jean-Luc Mélenchon par exemple.
29:41– Comme avec la France insoumise.
29:41– Quelle est votre différence
29:42fondamentale avec Jean-Luc Mélenchon ?
29:43– Nous n'avons pas du tout
29:44la même politique
29:46en matière de climat
29:48et la trajectoire
29:49que la France doit prendre
29:50pour respecter
29:50ses engagements climatiques.
29:53Lui,
29:53il fait une phobie
29:54sur la production
29:55d'énergie nucléaire.
29:56Je le regrette.
29:57Mais c'est un débat
29:58que nous avons entre nous.
29:58Il ne souhaite pas par exemple
30:01la nationalisation de Total.
30:02– On va y venir,
30:03c'est l'une de vos propositions.
30:04– C'est un débat
30:04que nous avons entre nous.
30:05Mais c'est pour ça
30:06que j'appelle les Français…
30:06– Mais il n'y a que le climat
30:07qui vous…
30:08– Non, par exemple sur le travail.
30:09Mais sur le travail.
30:11Quand moi je dis
30:11qu'on peut avoir…
30:13On est tous d'accord
30:14pour mieux répartir les richesses.
30:16Parce que M. Macron
30:16a fait un choix,
30:18c'est préserver les plus riches
30:20et taper sur les classes moyennes
30:21et les classes populaires.
30:21Nous nous disons
30:22qu'il vaut mieux les répartir.
30:24Là-dessus,
30:24on est d'accord à gauche.
30:25Mais moi je pose un autre sujet.
30:28Je suis le seul à poser ça.
30:29La réindustrialisation de la France.
30:31Une politique énergétique
30:32pour créer des richesses utiles
30:34au pays,
30:34pour reconstruire
30:35notre souveraineté économique,
30:36pour retrouver une France
30:37qui enfin innove,
30:40produit,
30:42exporte
30:42plutôt qu'être dépendant
30:43de plein de puissances.
30:45Et donc c'est un tout autre projet
30:47que nous portons.
30:47Et nous sommes différents en cela
30:49et du Parti Socialiste
30:50et des Insoumis.
30:51Et même des écologiques,
30:53j'en parle même pas.
30:54Et donc laissons les Français choisir
30:56et en fonction de ça,
30:57nous choisirons
30:58la composition d'un gouvernement.
31:00– D'accord.
31:00Donc vous avez des projets différents.
31:02Cela dit,
31:02si vous pouviez nuire…
31:05Enfin,
31:05si jamais vous empêchiez
31:06Jean-Luc Mélenchon
31:07éventuellement d'accéder
31:08au second tour,
31:09vous n'êtes pour l'instant
31:10pas dans les sondages,
31:12lui est très haut,
31:13est-ce que vous pourriez
31:13éventuellement vous retirer ou pas ?
31:15Je précise que vous aviez
31:16eu la dernière fois
31:17800 000 voix,
31:18il en a manqué
31:18420 000 à Jean-Luc Mélenchon.
31:20– Mais même Jean-Luc Mélenchon
31:20ne dit plus ça aujourd'hui.
31:21Même Clémence Guettet
31:22dernièrement a dit
31:23ce n'est pas à cause
31:24de Fabien Roussel
31:25que nous ne sommes pas
31:26les 11 secondes.
31:27Non mais ça y est,
31:27ils le disent maintenant.
31:28C'est bien qu'ils le verbalisent,
31:29je suis content.
31:30Je suis content qu'enfin…
31:31– Ce n'était pas la même chose avant.
31:32– Non, mais maintenant ils le disent.
31:33– Oui mais c'est vous
31:34et votre conscience entre guillemets.
31:35– Mais non mais…
31:36– Est-ce que vous pourriez
31:37vous retirer si vous étiez
31:38un élément bloquant ?
31:39– Je vous réponds clairement,
31:42jamais.
31:42– Jamais ?
31:43– Jamais.
31:44Jamais parce que nous avons
31:46un projet,
31:48nous avons des différences,
31:50des nuances et des différences
31:51avec les autres forces de gauche,
31:53fortes, importantes,
31:54avec la France insoumise,
31:56avec le Parti socialiste
31:57ou les écologistes.
31:58Je demande aux Français
32:00de s'intéresser à ce débat à gauche
32:03et de choisir le candidat
32:06dont ils se sentent le plus proche
32:07pour nous donner de la force.
32:09Et en fonction du rapport de force à gauche,
32:11eh bien c'est là où on détermine
32:12les idées qui présideront demain
32:15à la reconstruction de la France.
32:16Et c'est comme ça
32:17qu'on compose un gouvernement.
32:18Si aujourd'hui vous dites
32:20que les Français ont peur
32:21de Jean-Luc Mélenchon, etc.,
32:22ben ils ne voteront pas pour lui,
32:23ils voteront peut-être pour moi.
32:24– Fabien Roussel.
32:25– Laissons les choisir.
32:26Et donc je souhaite
32:27que le débat il ait lieu
32:27puis on verra après.
32:28– Il y a l'une des actualités
32:29marquantes de ces derniers jours,
32:31c'est effectivement la mise en cause
32:32de Jordan Bardella par Mediapart
32:33qui a publié notamment
32:34des captures de messages antisémites
32:36attribués à Jordan Bardella.
32:37Il nie en bloc,
32:38il dénonce des montages grossiers.
32:40Ce matin,
32:40chez nos confrères de la tribune dimanche,
32:42eh bien Marine Le Pen
32:43redit sa confiance…
32:45– Total.
32:45– Total, j'ai totalement confiance en Jordan dit-elle.
32:49Qui croire Fabien Roussel,
32:50Mediapart ou Jordan Bardella ?
32:52– D'abord, la justice va être saisie.
32:55J'espère qu'elle pourra dire
32:57si les propos qui ont été révélés sont vrais.
33:02Et c'est d'abord là-dessus qu'il faut se prononcer.
33:04Mais si les propos sont vrais,
33:07c'est inqualifiable.
33:08L'antisémitisme est criminel.
33:11Le racisme est criminel.
33:12C'est écrit dans la loi,
33:14par la loi Guesso,
33:15ministre député communiste à l'époque,
33:17qui a fait inscrire dans la loi
33:19l'interdiction, la pénalisation,
33:21la condamnation de propos racistes,
33:23antisémites, homophobes, discriminatoires.
33:26Et donc, quand un responsable politique
33:28de premier plan tient des propos,
33:30a tenu des propos antisémites,
33:32mais il n'a plus rien à faire dans la vie politique.
33:35Il doit s'en retirer.
33:35Et je dirais même,
33:36quand en tant que député européen,
33:38c'est la honte pour la France
33:40d'avoir un représentant au Parlement européen
33:44antisémite
33:45qui a tenu de tels propos.
33:46C'est inadmissible.
33:48Pour l'instant, lui, il s'en défend.
33:49Il est présumé totalement innocent.
33:50Mais si les propos étaient avérés,
33:52s'il les avait tenus,
33:53est-ce que d'après vous,
33:53ça le disqualifie pour un jour
33:58occuper une fonction
33:58comme celle de Premier ministre ?
34:00Non, mais ça le disqualifie
34:01de toute fonction politique.
34:03Personnellement, j'ai déposé
34:04un texte à l'Assemblée nationale
34:06en 2021 ou 2022
34:08qui demandait à durcir la loi,
34:12en tout cas, à demander aux juges
34:14d'être plus fermes
34:15quand des responsables politiques
34:16ont des propos antisémites ou racistes.
34:18Et je demande à ce que,
34:20quand de tels propos sont ou ont été prononcés,
34:23que ces élus soient rendus inéligibles
34:26et que les choses soient claires.
34:27En République, nous devons être capables
34:30de défendre les valeurs qui nous sont fortes
34:32et des valeurs républicaines
34:34qui excluent du débat politique
34:36l'antisémitisme et le racisme.
34:38Et que ce soit clair.
34:39Parce que ça grandit en France.
34:41Ça grandit.
34:41Et la France a une histoire
34:42avec l'antisémitisme qui est terrible.
34:43Et si on n'en prend pas conscience,
34:45eh bien, on laisse cette porosité
34:48de l'antisémitisme grandir.
34:49Et donc, il faut le condamner fermement.
34:51Je regrette que la loi ne soit pas assez ferme.
34:52On va vous demander
34:53pour condamner les responsables politiques.
34:55Plus de fermeté.
34:56Vous dites que c'est une honte pour la France.
34:57Vous parliez tout à l'heure du pouvoir d'achat.
34:59Ça fait partie, évidemment, des mobilisations.
35:00Le prix des carburants
35:01reste extrêmement élevé en France.
35:03Et vous mettez une proposition sur la table.
35:05Vous voulez la nationalisation de Total.
35:08Vous allez nous expliquer dans un instant
35:09qui paye, comment on fait.
35:10Est-ce que c'est possible ?
35:11Je vous propose d'écouter
35:12Michel-Édouard Leclerc.
35:13Il était sur ce plateau
35:14il y a quelques minutes,
35:14juste avant vous.
35:15On lui a parlé de votre proposition.
35:17Écoutez ce qu'il en dit.
35:19J'en discute avec lui.
35:20C'est quelqu'un qui est ouvert à la discussion.
35:23Et nous nous pratiquons intellectuellement.
35:26Fabien Roussel est très actif
35:28sur les sujets de consommation.
35:30Il vient vérifier dans les magasins
35:32les prix.
35:33C'est très bien que vous le receviez.
35:36Mais je lui ai dit
35:37que je ne crois pas
35:38au principe de nationalisation de Total
35:40parce qu'il n'y a rien à nationaliser.
35:42D'abord, il n'y a pas grand-chose
35:44qui est français dans Total aujourd'hui
35:45à part le PDG.
35:46On a quand même une certaine chance
35:48d'avoir un PDG français
35:50à la tête d'une société
35:51qui a un actionnariat
35:53très dispersé.
35:55Vous entendez ?
35:56Il n'y a rien à nationaliser.
35:57Vous entendez ces réserves ?
35:58C'est impossible ce que vous proposez.
35:59Oui, j'entends ces réserves.
36:00Je confirme qu'on se parle
36:01avec Michel-Édouard régulièrement,
36:03y compris sur l'approvisionnement
36:05de ces stations en essence.
36:06Et la réalité,
36:07c'est que Total aujourd'hui
36:08a un quasi-monopole
36:10et qu'il distribue
36:12son essence,
36:13son diesel
36:14à tout le monde,
36:15y compris
36:15donc
36:16aux grandes surfaces.
36:17À prix plafonné,
36:18c'est l'essentiel à faire ça ?
36:19Oui, mais
36:20d'accord,
36:20ils se font de la pub avec ça.
36:22Il faut arrêter.
36:22Ils vont gagner.
36:23Ça va leur coûter
36:25quelques dizaines
36:25de millions d'euros.
36:26Et de l'autre côté,
36:27ils vont faire
36:28à la fin d'année,
36:29je vous fais le pari,
36:30je vous le dis ici,
36:30vous ressortirez les affiches,
36:31plus de 20 milliards d'euros
36:32de bénéfices.
36:33Est-ce que les deux
36:33ne sont pas compatibles ?
36:34Finalement,
36:34ils se font de la pub,
36:35mais ça profite aux Français.
36:36Pourquoi pas ?
36:36La nationalisation de Total,
36:37pourquoi ?
36:38Parce qu'aujourd'hui,
36:39il faut mettre un frein
36:40à un groupe
36:41qui est normalement français,
36:43mais qui tire contre
36:44les intérêts de la France
36:45et de notre économie,
36:46de nos entreprises
36:47comme des familles.
36:48C'est fini,
36:48on ne peut plus accepter ça.
36:49Il y a pour moi
36:50une forme de trahison
36:51du pacte républicain.
36:53Les actionnaires de Total
36:54sont devenus
36:55majoritairement étrangers.
36:56Il a raison,
36:57Michel-Edouard.
36:58Il a raison.
36:58Américains notamment.
36:59Ça devient un groupe américain
37:01depuis son entrée
37:01à la bourse américaine.
37:03Mais ça pose la question
37:03de la faisabilité
37:04et de la nationalisation.
37:05C'est très simple.
37:06On est quand même français,
37:08on pèse,
37:09on est une nation.
37:10On a le pouvoir
37:11de nationaliser un groupe,
37:13de racheter des actions,
37:14d'en faire des obligations publiques
37:16et de reprendre le contrôle
37:17sur une industrie
37:18que nous considérons
37:19comme stratégique.
37:20Il y a plein d'autres pays
37:21en Europe
37:21qui décident
37:22de bloquer les marges,
37:23de prendre la main
37:24sur la politique énergétique.
37:26Je viens de lire
37:26que le Premier ministre slovaque
37:28venait de bloquer
37:29les marges
37:30de la pétrochimie.
37:31Et nous,
37:32on va regarder
37:32les autres faire
37:33et on va laisser Total
37:35nous faire les poches.
37:36Quand on a un prix...
37:37Total nous fait les poches,
37:38franchement.
37:39Mais vous rigolez,
37:41Guillaume Daré.
37:42Le prix du diesel.
37:43Le prix du diesel.
37:44Vous êtes allé faire le plan
37:45chez Total ?
37:46Vous avez vu les queues
37:47devant chez Total ?
37:49J'ai l'impression
37:50de voir l'URSS
37:50des années 80.
37:51C'est bien la preuve
37:52que les Français
37:52sont satisfaits.
37:53Aujourd'hui,
37:54aujourd'hui,
37:56ces groupes pétrochimiques
37:57dont Total
37:58se font des marges
38:01indignes,
38:02scandaleuses,
38:03en profitant de la guerre.
38:05Et ils nous font payer
38:06à nous.
38:07Non seulement nous,
38:08pauvres et misérables
38:10travailleurs français
38:11qui n'avons pas d'autre choix
38:12que de prendre notre voiture
38:13pour aller travailler,
38:13mais aussi les agriculteurs
38:15avec leur tracteur.
38:16Comment...
38:17Ils n'ont pas d'autre choix
38:18que de mettre du diesel,
38:19du gazole non routier dedans.
38:20Fabien Roussel, président,
38:22c'est quoi le juste prix
38:23du carburant ?
38:23Mais comment on fait
38:24pour sauver notre économie
38:26quand il y a
38:27une telle pression
38:28sur les prix
38:29de l'essence,
38:30du diesel,
38:31mais aussi sur l'électricité
38:32et le gaz ?
38:33Et c'est pour ça
38:33que je demande
38:34la baisse de la TVA
38:35sur l'essence,
38:37diesel,
38:38sur les carburants,
38:39mais aussi sur le gaz
38:41et sur l'électricité.
38:42Vous ne vous demandez pas
38:43le blocage des prix.
38:45Et on peut arriver
38:47à avoir un blocage des prix
38:50ou en tout cas
38:50à réguler les prix.
38:51Il y avait la proposition
38:53de taxes flottantes,
38:55il y a la proposition
38:55qui émane du G7
38:56de dégager une partie
38:59des réserves pétrolières
39:00pour injecter du carburant
39:02moins cher,
39:03ce qui permettrait
39:04de baisser les prix.
39:04On a une série...
39:06Le taux de TVA,
39:06vous le baissez à combien
39:07le taux de TVA ?
39:08Ah, je le ramène
39:09à 5,5 ?
39:095,5.
39:10Vous saviez que...
39:10C'est une proposition
39:10que Marine Le Pen,
39:12je crois.
39:12Bien sûr.
39:13C'est toujours pareil,
39:13ça coûte 10 milliards d'euros,
39:15Fabien Roussel.
39:16C'est marrant.
39:17Je ne sais comment.
39:17C'est marrant.
39:18C'est le même montant
39:19que les bénéfices de Total.
39:21Ah, alors,
39:22d'un côté,
39:22on nous prend des sous
39:23et de l'autre,
39:24ça pourrait financer
39:24une baisse de la TVA.
39:25On ne peut pas...
39:26On est des responsables politiques
39:29où on laisse faire le privé,
39:31les actionnaires américains
39:32chez Total,
39:33nous faire les poches.
39:34Moi, je veux une France forte
39:35avec un pouvoir politique
39:37qui reprend de la main
39:37sur son économie.
39:38C'est bon pour le pouvoir
39:39d'achat des ménages
39:40qui, si ils gagnent
39:41plus d'argent,
39:43vont dépenser
39:44et vont faire tourner l'économie.
39:45Et c'est bon pour
39:45nos entreprises,
39:46le bâtiment,
39:47les travaux publics.
39:48Vous avez vu
39:48ce qui se passe
39:49dans le bâtiment en ce moment ?
39:50La grande crise du logement
39:51qui arrive
39:52parce que, justement,
39:53on ne construit plus,
39:54on ne bâtit plus.
39:55Les entreprises des TP
39:56du bâtiment
39:56vont mettre les clés
39:57sous la porte.
39:58Le prix du carburant
39:59va peser aussi sur elles.
40:00Et donc,
40:00on a besoin de reprendre
40:01la main sur une politique
40:02énergétique ambitieuse.
40:03Et comment vous expliquez
40:03sa boucle avec le début
40:04de l'émission
40:05que les Français
40:06ne se mobilisent pas vraiment
40:07sur ces sujets-là ?
40:09On voit aujourd'hui
40:09la colère des jeunes,
40:10mais on ne voit pas
40:11la colère des Français
40:12dans la rue.
40:12Et si demain,
40:13ils sortent dans la rue
40:14et qu'il y a trois poubelles
40:15brûlées,
40:15vous allez parler de quoi ?
40:16Des poubelles qui brûlent
40:17ou de ça ?
40:17Vous êtes analyste
40:18de la situation.
40:19Alors moi, je vais vous le dire.
40:20Eh bien, justement,
40:20justement, j'appelle,
40:22mais j'appelle,
40:23et je le fais depuis
40:23plusieurs semaines,
40:24à ce que les Français
40:27n'acceptent plus
40:28de se faire tondre
40:29comme ça arrive maintenant.
40:31J'appelle les Français
40:32à ce qu'ils se mobilisent
40:33fortement
40:34contre ce budget
40:35qui arrive.
40:36Ce budget qui arrive,
40:37pour moi,
40:38c'est le pire budget
40:40de la Ve République.
40:425 milliards,
40:43plus de 5 milliards
40:44qui vont être pris
40:44aux retraités,
40:46gel du point d'indice
40:47pour les fonctionnaires,
40:49gel des APL,
40:51baisse des budgets
40:52du logement,
40:53justement encore,
40:54baisse des budgets
40:55pour les collectivités
40:56et les communes.
40:56On va devoir,
40:57nous, les communes,
40:58on va devoir mettre
40:58un frein sur les investissements
41:00alors que nous représentons
41:0170% des investissements
41:03dans le pays,
41:03des investissements publics.
41:04C'est un budget
41:05qui conduit le pays
41:06à la récession.
41:07Alors oui,
41:07j'appelle nos concitoyens
41:08à ce qu'ils se mobilisent,
41:10mais largement.
41:11dans le calme,
41:12pacifiquement,
41:13mais pour dire
41:13pas de budget
41:16qui nous conduise
41:17à la récession.
41:17On veut un budget
41:18qui produise
41:19de l'activité,
41:20qui relance la consommation,
41:22qui redonne du pouvoir d'achat
41:23qui nous permette
41:23de vivre
41:24et de vivre
41:25par notre travail.
41:25Vous êtes candidat
41:26à l'élection présidentielle.
41:27Je vous propose
41:27de me suivre
41:28pour la minute présidentielle.
41:29Vous allez nous dire
41:30ce que vous ferez,
41:31Fabien Roussel,
41:32dans quelques secondes,
41:34dans les toutes premières minutes
41:35de votre arrivée au pouvoir.
41:37Mettez-vous ici même.
41:38Vous le voyez.
41:39Attention,
41:39vous allez avoir 60 secondes.
41:41C'est là où vous souhaitez accéder
41:42au Palais de l'Elysée.
41:43Top, c'est parti.
41:44Si vous êtes élu,
41:45Fabien Roussel,
41:46quelle est la première personne
41:48que vous allez appeler
41:48le soir de votre élection ?
41:50La première personne
41:51que je vais appeler
41:52sera le premier ministre
41:55que j'envisagerai
41:55pour mettre en place
41:57un gouvernement.
41:58Vous avez déjà son nom ?
41:58Un gouvernement.
41:59Ça sera en fonction
41:59des résultats
42:00de l'Assemblée nationale.
42:00Et la première personne
42:01à titre personnel
42:01que vous appelez ?
42:03Je pense que j'appellerai
42:05certainement le chancelier allemand
42:07pour échanger avec lui
42:08du travail que nous aurons
42:10à faire en commun.
42:10Quel objet personnel
42:11vous emportez
42:11dans votre bureau présidentiel ?
42:13La photo de ma famille
42:14et des cinq enfants
42:16que j'ai avec ma compagne.
42:17Vous habitez à l'Elysée
42:18ou vous rentrez chez vous le soir ?
42:20Je rentrerai le plus possible
42:22que je peux à Saint-Amand
42:23pour être collé à la réalité
42:26et j'assurerai mes missions
42:28élyséennes.
42:28Et qui est-ce que vous faites
42:29entrer au Panthéon ?
42:31Martha Derumeau,
42:32une grande résistante
42:35et syndicaliste du Nord.
42:36Quel chanteur vous invitez
42:37pour votre première fête
42:37de la musique à l'Elysée ?
42:39Là, vous me posez une colle.
42:42Marine.
42:43Dîner d'État ou barbecue ?
42:45Qu'est-ce que vous demandez
42:46au chef de l'Elysée
42:47pour votre premier repas à l'Elysée ?
42:48Premier repas d'État.
42:49Qu'est-ce que vous faites ?
42:50La célébration de la gastronomie française
42:53avec un bon vin,
42:55une bonne viande
42:56et un bon fromage.
42:58On a une gastronomie française
43:00que l'on doit faire vivre
43:01et justement,
43:03ces postes à responsabilité,
43:04c'est l'occasion
43:05de montrer l'excellence
43:06de notre pays en la matière.
43:08Alors, il y a...