00:00Ces états, les perles du jour.
00:05Anissa, on va parler encore des lycéens privés de cours.
00:08Bien sûr, on prolonge le débat.
00:10Ils ne sont pas contents.
00:11Alors ils ne sont pas contents, alors effectivement on peut soutenir les revendications des lycéens et vouloir retourner en cours.
00:17C'est le cas de plusieurs jeunes et ce matin c'est ce qu'on découvre dans les colonnes du
00:21Parisien
00:22qui racontent que des jeunes sont choqués par les violences mais s'inquiètent tout de même pour leur avenir.
00:26On parle par exemple d'Alicia, alors ce n'est pas son vrai prénom, elle est en Terminal Pro en
00:31Seine-et-Marne
00:31et puis il lui manque des profs, ok, bah oui.
00:34Alors la semaine dernière, elle écrit au ministre, son cabinet lui répond qu'il travaille durement au recrutement
00:38mais ce lundi, elle attend encore et aujourd'hui c'est le feu.
00:41Selon le ministre, les cours devraient être totalement ou partiellement suspendus dans 400 à 500 établissements aujourd'hui.
00:47Seulement les cours qui sautent, ça n'a pas commencé avec les blocus.
00:50Dès le 4 septembre, selon la SNES-FSU, 53% des collèges et lycées publics
00:56manquaient d'au moins un prof, des postes vacants ou des remplacements non assurés.
01:02Et dans ce contexte, le gouvernement a tout de même acté, il faut le préciser pour cette rentrée 2026,
01:094018 suppressions d'emplois d'enseignants pour cette rentrée.
01:14Donc 1891 dans les écoles publiques, 1365 dans les collèges et lycées publics
01:19et 762 dans le privé sous contrat.
01:21Donc le gouvernement a expliqué, justifié cette suppression de postes d'emplois d'enseignants
01:26pour cette rentrée, je vous rappelle le contexte tout de même,
01:29parce que ce serait pour des raisons de carte démographique.
01:33Alors, ils expliquent qu'il y a moins d'élèves, soit chaque cours perdu ne vient pas d'un poste
01:38supprimé, ok.
01:40Mais quand des jeunes attendent déjà leur prof, pourquoi supprimer des emplois ?
01:44Faire cesser les violences, oui, donner aux élèves les cours auxquels ils ont droit, aussi.
01:48Et oui, et oui, et oui.
01:50Mais là, on voit bien, et on a eu la préve avec ce débat entre l'Union et les Jeunesses
01:55du Parti Communiste,
01:56qu'il y a des positions qui sont très très très clivées.
01:59C'est très clivant, bien sûr.
02:01Et on retrouve cette tension dans la rue, et on retrouve cette tension dans le débat politique.
02:05Et on voit bien quand même qu'il y a des forces politiques qui voudraient que le mouvement s'étende
02:08maintenant aux étudiants
02:09et de provoquer un petit grand soir.
02:12En revanche, ils sont d'accord sur le fond, quand même.
02:13Sur le fait d'avoir plus de moyens au niveau de l'éducation nationale.
02:16L'école est dans un état d'élabrement total, l'éducation nationale est dans un échec et d'un fiasco
02:20absolument retentissant,
02:21responsabilité totale de la classe politique.
02:23Et pourtant, les jeunes sont dans la rue, et on est arrivé quand même à les diviser.
02:27J'allais vous dire, s'ils étaient unis, le mouvement serait encore plus violent.
02:30Donc on verra bien comment ça évolue.
02:34J'ai jamais rêvé d'être un héros, mais que mes cours éveillent une vocation, ça oui, j'avoue que
02:38j'en ai rêvé.
02:41Bonjour Monsieur Paty.
02:43Aujourd'hui, on va faire une étude de cas.
02:45Liberté de l'expression, liberté de la presse.
02:47Ça vous dit quelque chose ?
02:48C'est Charlie Hebdo ?
02:49Exactement.
02:50Voilà, vous avez reconnu une scène du film L'Abandon,
02:54où la tragédie ayant abouti à la décapitation de Samuel Paty est racontée dans les moindres détails,
03:03avec la vérité sur cette tragique affaire qui abîme la France, qui abîme la République,
03:10et qui reste aujourd'hui un sujet de profonde actualité.
03:13On sait la pudeur avec laquelle l'administration a abordé cette thématique,
03:19et notamment dans le débat scolaire,
03:20et donner le nom Samuel Paty à un lycée n'a pas été une chose évidente.
03:24Et là, il devait y avoir la programmation d'un téléfilm coproduit par France Télévisions,
03:30qui s'appelle La Rumeur, réalisé par Rodolphe Tissot,
03:34qui devait être normalement programmé cet automne,
03:36et on apprend que cette programmation est reportée à une date ultérieure.
03:42Donc évidemment, il y a une énorme déception chez tous les Françaises et tous les Français
03:48qui attendaient que le service public s'implique, évidemment, dans cette tragédie,
03:53dans cette affaire politique qui prend des proportions absolument épouvantables,
03:58parce que la décapitation d'un professeur dans ces conditions,
04:00et ensuite à mort de Doug Bini et Biennard,
04:02prouvent qu'il y a dans ce pays un malaise énorme,
04:06et on attendait que la télévision, justement, s'implique.
04:09Donc, écoutez, on n'a pas les raisons exactes, elles sont techniques.
04:13Peut-être que France Télévisions veut attendre que la situation soit un peu plus apaisée,
04:17que l'impact du film, l'abandon, soit un petit peu plus, j'allais dire, éteint pour diffuser.
04:24Enfin, on attend avec impatience,
04:25et j'espère que si ce n'est pas au mois d'octobre ou novembre, cet automne,
04:29que ce soit en début d'année prochaine,
04:31que La Rumeur, qui paraît-il est un formidable documentaire,
04:34sera diffusée sur les ondes de France Télévisions.
04:37Je me suis retrouvée aux urgences,
04:40où j'ai été tout de suite bien accueillie,
04:43gentiment,
04:44on m'a fait enfiler la casacque classique des hôpitaux,
04:48on m'a mise sur un brancard,
04:51et ce brancard,
04:52on l'a mis ensuite dans un box,
04:55en me faisant traverser des couloirs.
04:57Hallucinant !
04:58C'était bondé de gens sur des brancards,
05:01et s'ils sont là sur des brancards,
05:03c'est qu'ils souffrent, qu'ils ont besoin de soins.
05:05Plein, plein, plein.
05:06A ce moment-là, je ne savais pas que ce brancard
05:10allait devenir mon lieu de vie pendant six jours.
05:13Et voilà, un brancard qui devient un lieu de vie pendant des jours.
05:16C'est un témoignage assez difficile à écouter,
05:19mais c'est aussi un témoignage qu'on pourrait entendre à peu près cent fois par jour,
05:23puisque notre hôpital public, aujourd'hui,
05:25ne sait plus recevoir ces malades.
05:28Dans une enquête qui a été publiée dans le journal Le Parisien il y a quelques jours,
05:32mais qui est passée un peu inaperçue en raison de l'actualité bouillante que l'on traverse,
05:36eh bien, on découvre un peu la situation de la PHP
05:40et des efforts de guerre qu'ils tentent de mettre en place pour améliorer
05:43la situation dans leur couloir,
05:45remplie donc de ce qu'on appelle les patients brancards.
05:48C'est un peu le témoignage que vous venez d'écouter.
05:50Vous savez, donc, ces personnes qui se retrouvent à patienter,
05:52des heures, leur prise en charge.
05:54On rappelle que s'ils sont sur un brancard, c'est pas par hasard.
05:57En général, si on va à l'hôpital, c'est pas pour le plaisir.
05:59C'est qu'on ne se sent vraiment pas bien.
06:00Les chiffres évoqués par l'enquête du journal révèlent que ces fameux patients brancards
06:05ont été en moyenne 118 chaque jour en 2025 contre 109 en 2024.
06:09Donc, il y a une augmentation avec une attente en moyenne de 19 heures.
06:13On apprend que ce décompte est suivi de très près
06:16et que les hôpitaux remontent les chiffres au siège trois fois par jour.
06:20Donc, il y a une attention toute particulière.
06:22Soit 19 heures quand on est malade, âgé, épuisé.
06:25C'est une épreuve douloureuse, traumatique.
06:27Et le sujet dépasse finalement de loin celui du simple confort.
06:30Pour sortir de cette situation,
06:33la PHP travaille depuis plusieurs années sur l'organisation
06:36pour mieux repérer les lits, faciliter les transferts,
06:39coordonner les urgences avec les services qui peuvent accueillir les malades.
06:41Alors, évidemment, bravo à la PHP qui fait de son mieux pour améliorer la situation.
06:45Alors, ils font de leur mieux, ça c'est sûr.
06:46Mais rappelons tout de même les responsabilités politiques
06:49qui se cachent derrière cette situation
06:51et rendons à César ce qui appartient à César.
06:54Ces objectifs budgétaires de suppression, de personnel,
06:57ils ont été encouragés, et je dis encouragés,
07:00même si je pense au fond, ordonnés, par l'Union européenne.
07:02En 2015, le Conseil de l'Union européenne
07:04relevait les 11 milliards d'économies sur la santé déjà prévues par la France
07:08pour 2015-2017.
07:09Il demandait des efforts supplémentaires,
07:11notamment sur les dépenses hospitalières.
07:13C'est écrit dans sa recommandation.
07:15J'en profiterai également pour rappeler que Jean Castex,
07:17Premier ministre lors de la crise Covid,
07:19a participé au pilotage des réformes hospitalières.
07:22En 2006, directeur de l'hospitalisation
07:24et de l'organisation des soins au ministère,
07:26il défendait devant les députés la tarification à l'activité
07:28instaurée en 2004.
07:30Il lui reconnaissait lui-même un effet restructurant.
07:32Donc, ces décisions ont été prises par les autorités françaises.
07:35L'organisation de l'hôpital et l'allocation de ces ressources
07:37restent de leur responsabilité.
07:39Et aujourd'hui, on demande à la PHP de trouver des solutions.
07:42Donc, des solutions à des problèmes qui ont été créés
07:45et pas par la PHP.
07:46D'autant, Anissa, qu'on sait que 60% du personnel hospitalier
07:50aujourd'hui est dans la partie administrative.
07:52Donc, on serait dire que puisque ce sont des génies
07:54qui sont à l'organisation de l'hôpital,
07:56il ne devrait y avoir pas ce genre de problème.
07:58Et là, quand on voit ces images,
08:00mais ce sont des images de documentaires des années 70-80,
08:03quand on est allé voir les pays du quart monde,
08:05voilà, en Asie ou en Afrique,
08:06on voyait des situations.
08:07Et bien, la France, aujourd'hui, est dans la même situation
08:10que ces pays désastreux.
08:12Il y a quand même une responsabilité des politiques majeures,
08:14un aveuglement, un foutage de gueule,
08:16de la lâcheté de la démission.
08:17On peut tous les passer en vue.
08:19C'est toujours le même résultat.
08:22Alors, il semblerait que l'Iran nous donne des leçons de gestion.
08:25Alors, on a cru à une blague.
08:27On s'est dit que ce n'est pas le 1er avril,
08:29ce n'est pas une fake news,
08:31il y a quelqu'un qui a mal compris.
08:33Non, le porte-parole du gouvernement iranien s'inquiète,
08:36mais alors, avec une voix tout à fait compassée,
08:40du traitement disproportionné,
08:42c'est la formule en iranien, en farsi,
08:46qui est celle qu'il reproche au gouvernement français.
08:48De la part d'un gouvernement,
08:50je ne vais même pas citer les chiffres,
08:51qui a massacré sa population,
08:53qui a fusillé sa jeunesse,
08:56qui continue à la pendre.
08:58L'Iran a donné l'image
09:00d'une des plus violentes répressions
09:02du XXe siècle,
09:03du XXIe siècle, en tout cas,
09:04ces derniers temps,
09:05et dire que la France,
09:07aujourd'hui,
09:08traite mal ses lycéens.
09:09Alors, je pense qu'ils ont dû être informés
09:11par un certain parti politique,
09:14peut-être à France Insoumise,
09:15je ne sais pas,
09:16mais en tout cas,
09:17les condamnations de l'Iran
09:18ressemblent mot à mot
09:19aux dénonciations
09:20que certains partis politiques
09:22font de la situation en France.
09:23Alors, on dit aux imams et aux mollahs,
09:26écoutez,
09:26occupez-vous de votre population
09:29qui est déjà bien maltraitée,
09:31nous occupons de notre jeunesse,
09:32et les vaches,
09:33alors est-ce qu'on peut dire les vaches
09:34ou les brebis,
09:35ou ce que l'on veut ?
09:36Voilà, en tout cas,
09:37les lois de l'humanité
09:38seront bien gardées,
09:38mais recevoir des leçons de morale
09:40et d'éthique politique
09:41de la part de ces monstres
09:43et de ces barbares,
09:44ça ne fait pas chaud au cœur,
09:46mais c'est quand même
09:47source d'une profonde colère,
09:49et j'espère que le Président de la République
09:50ou le Premier ministre
09:51sauront leur trouver
09:52une réponse adéquate
09:53à cet incroyable incident.
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