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NewsTranscription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:08Mais si vous êtes bien sur Sud Radio, et heureusement que vous y êtes, parce que vous y entendez des
00:00:12choses qu'on n'entend pas ailleurs.
00:00:15Lundi 21 septembre 2026, je vous l'annonce, je sais que ça va faire un choc, c'est le dernier
00:00:19jour de l'été.
00:00:21Voilà.
00:00:21Il était temps.
00:00:22D'ailleurs, ça dépend des années, quelquefois c'est le 21, le 22, enfin voilà.
00:00:27Voilà, visiblement l'été a du mal, et c'est pour ça que je voudrais un jour que M. Rémy
00:00:31vienne nous donner l'explication
00:00:33pourquoi l'été a du mal à partir en vacances.
00:00:35Là, il faut qu'il remonte dans son train et qu'il reparte, voilà.
00:00:38Il a l'air de s'accrocher, peut-être qu'on rends nous un automne un peu plus pluvieux, parce
00:00:41qu'on a besoin d'eau dans les campagnes.
00:00:43Voilà, à mes côtés, à mes côtés, j'ai vécu 67 ans sans la connaître, c'est Anissa Arfawi, je
00:00:49m'en suis sorti quand même,
00:00:50mais là, ça va aller de mieux en mieux, voilà, qui a préparé avec moi cette émission et qui va
00:00:55l'animer en ma compagnie,
00:00:57parce qu'il va falloir animer, les nouvelles ne sont pas toujours réjouissantes, il va falloir mettre un petit peu
00:01:01d'animation.
00:01:03Daisy Brito, qui est là sur son clavier, qui nous fait l'orfèvrerie radiophonique,
00:01:08avec des sons d'une limpidité cristalline et une qualité d'émission qui fait des envieux sur le service public,
00:01:14à RTL, à France Inter, partout, ils sont là, RMC.
00:01:16Et pourquoi on n'a pas des hybrides avec nous ? Parce qu'à côté, il y a Jérémy, Jérémy,
00:01:20lui, il appelle,
00:01:22il appelle les gens qui nous écoutent, appellent Jérémy, ils se bousculent pour parler à cette antenne,
00:01:29et c'est normal parce que nous suscitons chez eux de telles interrogations qu'ils ont besoin de s'exprimer
00:01:33ou de poser des questions.
00:01:34Et puis, M. De Fazio, que j'appelle si souvent Elvin, c'est Elvin De Fazio,
00:01:39qui représente ici l'autorité numérique de Sud Radio,
00:01:43et qui retranscrira avec une fidélité absolue, quitte à l'améliorer un petit peu,
00:01:48les propos qui ont été tenus sur cette antenne entre midi et 14h.
00:01:52On ne va pas chercher midi et 14h sur Sud Radio, parce que c'est Anissa et moi qui tenons
00:01:55l'antenne.
00:01:56Donc là, il n'y aura pas de problème.
00:01:57Anissa, on va parler de liberté d'expression.
00:02:00Est-elle en régression aujourd'hui ?
00:02:02On se brasse au finement ton, qui muselle le service public ?
00:02:07Et l'actualité est là, avec l'affaire Charles Sapin, il y a de quoi se poser la question.
00:02:14Ensuite, nous aurons des pères, bien sûr.
00:02:16André Bercov reviendra d'ailleurs sur le sujet, y a-t-il une censure à France Inter ?
00:02:21Et puis, on va revenir depuis le début de cette saison,
00:02:25depuis que nous sommes à l'antenne, Anissa et moi.
00:02:27On est venus souvent, on s'est intéressés souvent à l'école,
00:02:29parce que la situation est dramatique, qu'il y a beaucoup de choses à dire,
00:02:32qu'il y a eu des ouvrages qui ont été publiés,
00:02:33qui sont très importants, qui mettent les points sur les i.
00:02:36Et là, nous allons franchir une étape.
00:02:38On va demander qui a confisqué...
00:02:40Ce n'est pas qui a inventé l'école, comme je ne t'en parle pas.
00:02:42Qui a confisqué l'école ?
00:02:44Et c'est bien le sujet.
00:02:45Nous allons recevoir Joachim Leflonimat, qui est un spécialiste,
00:02:48qui a écrit « Ma basse sur l'éducation nationale ».
00:02:51Pendant une heure, on va discuter avec lui.
00:02:53Son ouvrage est percutant et pertinent.
00:02:55Il dit des choses très graves et très sérieuses.
00:02:57Anissa nous ferait un petit décryptage, d'ailleurs, justement, sur l'éducation nationale.
00:03:00Voilà. Et puis, on a des perles.
00:03:02Et puis, on a des perles, bien sûr.
00:03:03Alors, on va revenir sur l'ouverture possible d'un deuxième front au Yémen,
00:03:07qui menace les routes maritimes et fait planer un risque de pénurie.
00:03:10Et comment ? Et comment ?
00:03:11En France, nous allons voir que des familles ne parviennent plus à terminer le mois,
00:03:15malgré deux salaires, et basculent dans ce qu'on appelle le système D.
00:03:18Nous verrons également à Saint-Pierre-des-Corps, en Indre-et-Loire,
00:03:21une nouvelle flambée de violence qui interroge réellement la capacité de l'État à rétablir l'ordre.
00:03:26Et puis enfin, au Porges, 183 familles attendent toujours de reconstruire leur vie.
00:03:31Voilà. C'est sûr que la situation financière et économique du pays fait qu'il y a des gens
00:03:35qui sont en train de rentrer dans une précarité qui va, à mon avis, être au cœur de l'actualité
00:03:40dans les semaines et les mois à venir.
00:03:41Voilà le programme d'aujourd'hui.
00:03:42Sud Radio. La France dans tous ses États. L'humeur de Pericot.
00:03:48Faire peur avec la guerre pour détourner la colère des Français.
00:03:52C'est une suggestion que je fais. On écoute le chef de l'État.
00:03:56À notre demande, le ministre de l'Intérieur a réuni hier l'ensemble des préfets de zone
00:04:01pour monter la posture et la vigilance à l'égard des attaques hybrides russes.
00:04:05Demandé au gouvernement de préparer un plan de protection de nos infrastructures critiques
00:04:09ainsi que des sites les plus sensibles de notre base industrielle et technologique de défense
00:04:13contre les attaques de drones et les attaques cyber.
00:04:16C'est vieux comme le monde.
00:04:18Quand un régime vacille, il brandit le risque de guerre pour dire à son peuple
00:04:22« Nous sommes attaqués, faisons corps ».
00:04:24La nouvelle n'est pas passée inaperçue, mais presque sur sa déclaration du Président de la République.
00:04:28Recevant en urgence les responsables des partis politiques pour les informer de la gravité de la situation,
00:04:33Emmanuel Macron a annoncé depuis l'Élysée la création des États-majors,
00:04:37de la défense et de la sécurité nationale dans chaque département.
00:04:41Le Président de la République estime que face à la menace russe, il faut commencer à s'organiser.
00:04:45Les préfets devront donc réunir autour d'eux les représentants de l'autorité militaire,
00:04:49celles des forces de l'ordre, de l'éducation nationale et des entreprises.
00:04:53Un ersatz de comité de salut public qui, en cas d'attaque,
00:04:56devra prendre les mesures de protection adéquates.
00:04:58Initiatives parfaitement légitimes s'il y a risque de guerre avec des mouvements de troupes à nos frontières.
00:05:02Pour l'heure, les éléments justifiant cette petite mobilisation générale
00:05:06sont les cyberattaques et l'envoi de drones dans le ciel européen.
00:05:09Certes, des faits certes sérieux, mais pas si nouveaux que cela.
00:05:14En tout cas, pas au point d'interpeller tous les candidats à l'élection présidentielle
00:05:17en les appelant à la prudence, vu l'urgence de la situation.
00:05:21On se demande vraiment qui le premier doit être appelé à la prudence.
00:05:25Quelle que soit la réalité du moment,
00:05:27Emmanuel Macron voudrait faire peur aux Français
00:05:30qu'il ne s'y prendrait pas autrement ?
00:05:32Le terrain est d'ailleurs préparé depuis quelque temps
00:05:34par les déclarations du chef de nos armées
00:05:36et d'autres vêtements en guerre planqués sur les plateaux télé
00:05:39suggérant que nos enfants devront sans doute un jour aller au combat.
00:05:41Comme papa dans maman.
00:05:43D'autant que les Français sont aujourd'hui à juste titre
00:05:46infiniment plus préoccupés par la fin du mois que par la fin du monde
00:05:49et en aucun cas par la fin de la Macronie.
00:05:51Et c'est là que le pas blesse.
00:05:53Car si danger imminent il y a,
00:05:54c'est davantage du côté du détroit d'Hormuz,
00:05:57du Yémen, de l'Arabie Saoudite, on va le voir,
00:05:58et de l'Iran qu'il faut le regarder.
00:06:00Avec des incidences immédiates sur notre économie
00:06:02et notre vie quotidienne.
00:06:04Taillés comme des gueux au Moyen-Âge,
00:06:06des Français en difficulté
00:06:07qui sont aujourd'hui le premier parti de France,
00:06:09commencent à sortir les faux
00:06:10et se rappellent au bon souvenir du chef de l'État
00:06:12en menaçant de se rapprocher des ronds-points.
00:06:15Les faits semblent porter ses fruits
00:06:16puisque visiblement la panique gagne l'Élysée
00:06:19et Matignon, au secours, la populace revient.
00:06:22Mais si le danger est si proche
00:06:24et que le gouvernement révèle qu'il dispose de moyens d'exception
00:06:26pour faire face à une menace supposée,
00:06:28pourquoi n'a-t-on pas mis ce mécanisme
00:06:30des États-majors de la défense et de la sécurité
00:06:32quand la France a été attaquée pour de bon,
00:06:34sur son sol, dans sa chair,
00:06:36en payant le prix du sang,
00:06:37et pas qu'une fois ?
00:06:38Sans faire l'inventaire assourdissant
00:06:40de toutes les attaques terroristes islamiques
00:06:42depuis 40 ans.
00:06:42Pourquoi n'a-t-on pas mis en place des États-majors
00:06:45au moment où des crimes de Mohamed Merah,
00:06:47des attentats contre Charlie et l'hypercachère ?
00:06:49Peut-être aurions-nous pu prévenir le massacre du Bataclan
00:06:52et le mitraillage des rues de Paris.
00:06:53Peut-être que les 86 morts du 14 juillet 2016 à Nice
00:06:56seraient encore vivants.
00:06:57Peut-être même, vu les énergies mobilisées
00:07:00par le ministère de l'Intérieur pour tout prévenir,
00:07:02tout verrouiller,
00:07:03que Samuel Paty et Dominique Bernard
00:07:04seraient encore de ce monde.
00:07:06Peut-être que tout ce qui contribue à pourrir l'ordre public
00:07:08depuis si longtemps,
00:07:09en juin 2023,
00:07:10ou avant-hier encore à Saint-Pierre-des-Corps,
00:07:12on va en parler avec Anissa,
00:07:13aurait pu être évité ou réduit dans sa gravité.
00:07:17Nous ne pouvons que féliciter le président de la République
00:07:19pour sa lucidité et le bon sens
00:07:21qu'il fait preuve et des précautions
00:07:23et regretter que ses prédécesseurs
00:07:24n'aient pas fait preuve d'un tel sens de la vigilance.
00:07:27Pour autant,
00:07:28si les satrapes du Kremlin ont de quoi sérieusement nous inquiéter,
00:07:31il y a des dangers plus menaçants
00:07:32au sein même de ce pays
00:07:33dont on aimerait que l'État s'occupe pour de vrai.
00:07:35Le rôle d'un père n'est pas de faire peur aux petits-enfants,
00:07:38mais de les rassurer.
00:07:39Et puis dans quelques instants,
00:07:41nous nous demanderons
00:07:42qui décide encore
00:07:43de ceux qui ont le droit
00:07:44de parler dans les médias.
00:07:46Invité, écarté,
00:07:47journaliste soumis à des lignes éditoriales,
00:07:50la censure officielle a presque disparu,
00:07:52mais la pression et l'autocensure
00:07:54gagnent du terrain.
00:07:55Nous en parlerons avec Sophie Demanton,
00:07:56présidente du mouvement patronal éthique.
00:08:00Midi 14h, Sud Radio,
00:08:03la France dans tous ses états,
00:08:05le fait du jour.
00:08:25Vous avez reconnu la voix de Guy Béard
00:08:28dans Celui qui a dit la vérité doit être exécutée.
00:08:30Il parle même d'un journaliste
00:08:32qui en savait un peu trop
00:08:34sur l'assassinat du président Kennedy.
00:08:36Quick ! Terminé.
00:08:37Alors, vous connaissez le proverbe,
00:08:39toute vérité n'est pas bonne à dire.
00:08:40Alors, c'est très vrai,
00:08:41c'est très vrai aujourd'hui dans certains médias.
00:08:43Et on se pose la question en particulier
00:08:45avec l'affaire Charles Sapin.
00:08:46Je rappelle les faits.
00:08:47Donc, il était pressenti pour avoir une tribune,
00:08:50un édito sur France Inter.
00:08:52Il y a eu un mouvement social, politique,
00:08:55d'humeur, enfin voilà, une crise.
00:08:57On a frôlé les scandales d'État.
00:08:59Et finalement, la direction de France Inter,
00:09:02Radio France, qui avait dit qu'elle ne céderait pas
00:09:04puisqu'il est normal que la diversité des opinions,
00:09:06comme si Charles Sapin représentait un extrémisme,
00:09:09il a été journaliste au point.
00:09:10Et là, il arrive à Valeurs Actuelles
00:09:12qui, pour l'instant, est un journal
00:09:13qui est reconnu comme une publication de La République.
00:09:16Enfin, voilà, c'est pas un parti,
00:09:18c'est pas un pamphlet d'extrême droite,
00:09:20c'est hallucinant.
00:09:21Donc, Caval contre Charles Sapin
00:09:23et la direction de France Inter a donc dit,
00:09:26bon, alors, on ne cède pas,
00:09:28mais ça ne sera plus un édito,
00:09:30il animera un débat face à face.
00:09:32Charles Sapin, qui est un homme d'honneur,
00:09:33a jeté l'éponge,
00:09:34et dit, puisque c'est comme ça,
00:09:35je reste chez moi.
00:09:36Donc, voilà, j'allais dire,
00:09:38le mouvement social, la gauche, l'extrême gauche,
00:09:40la cabale, les insultes, les menaces,
00:09:42ont eu gain de cause.
00:09:43Et finalement, Charles Sapin
00:09:44ne sera pas éditorialiste sur France Inter.
00:09:47C'est pour ça qu'on veut en parler
00:09:49avec Sophie de Menton,
00:09:50qui connaît bien,
00:09:51bonjour Sophie,
00:09:52qui connaît bien les médias.
00:09:53Nous nous dissertons ici,
00:09:54sur Sud Radio,
00:09:55tous ensemble,
00:09:56depuis quelques semaines,
00:09:57sur cette affaire
00:09:58qui a pris des proportions
00:09:59absolument inquiétantes.
00:10:00Et la conclusion,
00:10:01et je vous pose la question,
00:10:02Sophie de Menton,
00:10:04est-ce qu'il y a encore
00:10:05une liberté d'expression absolue
00:10:07dans les médias français,
00:10:08quelle que soit leur tendance,
00:10:11et est-ce qu'on n'est pas en train,
00:10:13tout simplement,
00:10:14on savait déjà qu'il y avait
00:10:14une orientation sur le service public,
00:10:16est-ce qu'on n'est pas en train
00:10:17de museler carrément le service public
00:10:19vers une orientation précise
00:10:20et pas une autre ?
00:10:22Alors, deux commentaires,
00:10:23c'est ce que vous avez dit
00:10:24qui est parfaitement juste,
00:10:25mais deux commentaires.
00:10:26D'abord, je trouve ça formidable
00:10:27que ça ait pris une belle ampleur.
00:10:29Parce que,
00:10:30ça veut dire qu'il y a des gens
00:10:31qui trouvent ça scandaleux,
00:10:32mais à la limite,
00:10:33plus personne ne trouvait ça scandaleux.
00:10:35Donc, il y a au moins
00:10:36des journaux,
00:10:37des tendances qui râlent.
00:10:38Les Français sont outrés.
00:10:40Moi, j'étais à la campagne même,
00:10:42ils ont entendu ça,
00:10:43ils ne savent pas très bien
00:10:44qu'il n'y ait pas
00:10:45ni les valeurs actuels,
00:10:46mais ils sont furieux.
00:10:47Donc, il y a une réaction,
00:10:49ça c'est une chose.
00:10:51Je pense que nous sommes
00:10:53à un moment très inquiétant
00:10:54de la société française.
00:10:55Parce que,
00:10:56je n'ai pas envie de vous dire
00:10:57que les médias,
00:10:59on s'en fout,
00:10:59mais ça a des teintes.
00:11:00Ça a des teints
00:11:01et que dans les déjeuners
00:11:03de famille le dimanche,
00:11:05il y a même des gens
00:11:06qui vous disent
00:11:06« Ah ben non,
00:11:07ça c'est une opinion,
00:11:08c'est news ».
00:11:08Ou il y a des gens
00:11:09qui vous disent
00:11:12« D'ailleurs là,
00:11:13on n'appelle plus
00:11:13ça France Inter,
00:11:14on appelle ça LFI maintenant,
00:11:16pour les initiales.
00:11:16LFI, LFI. »
00:11:17Oui, c'est vrai,
00:11:18je n'y ai pas pensé.
00:11:20C'est terrifiant.
00:11:22Moi, je suis furieuse
00:11:23parce que j'ai un grand défaut,
00:11:24c'est de dire,
00:11:27ce n'est pas un défaut
00:11:28de dire la vérité,
00:11:28mais de dire ce que je pense,
00:11:29un peu sans filtre.
00:11:32Donc,
00:11:32ça ne m'a pas toujours
00:11:33réussi d'ailleurs,
00:11:34mais c'est une métaposite
00:11:36de faire autrement.
00:11:37Il y a des gens
00:11:38qui me disent
00:11:38« Vous avez du courage
00:11:40de dire ça ? »
00:11:40Je dis « Non,
00:11:40le courage serait
00:11:41de me taire. »
00:11:44je trouve ça insoutenable.
00:11:45Je vous ai connu,
00:11:46Sophie de Menton,
00:11:47on vous voit à peu près
00:11:49sans caricature
00:11:51sur tous les médias,
00:11:52vous vous exprimez
00:11:53partout librement.
00:11:54Je pense que vous avez
00:11:54toujours été reçu
00:11:55partout librement,
00:11:56on n'a jamais cherché
00:11:57d'influencer vos propos.
00:11:59Mais je viens d'être virée,
00:12:00je vous interromps,
00:12:01je viens d'être virée
00:12:02pour la première fois.
00:12:04Expliquez-nous ça,
00:12:05expliquez-moi ça,
00:12:06un scoop à l'antenne.
00:12:07figurez-vous que
00:12:09j'étais,
00:12:11bon,
00:12:12j'allais sur tous les médias
00:12:13et je suis invitée
00:12:14à la première
00:12:15de Sonia Mabrouk
00:12:17sur BFM.
00:12:19J'arrive contente,
00:12:20moi,
00:12:20je parle normalement,
00:12:23je mangeais normalement
00:12:25et les syndicats
00:12:27de BFM
00:12:28vont voir la direction
00:12:30et disent
00:12:31« C'est une honte,
00:12:31Sonia Mabrouk
00:12:32importe l'extrême droite
00:12:34de CNews. »
00:12:35Il se trouve que
00:12:36j'étais intervenue
00:12:37souvent à CNews
00:12:38et elle invite
00:12:40en particulier
00:12:41Sophie de Menton
00:12:42d'extrême droite
00:12:43chroniqueux
00:12:44chez CNews,
00:12:44ce qui est faux,
00:12:46faux.
00:12:47Et la direction,
00:12:49mais alors,
00:12:49c'est hallucinant,
00:12:52Fabienne Amiens,
00:12:53parce qu'il faut citer les gens
00:12:54parce qu'il a eu le courage
00:12:54de répondre aux syndicats,
00:12:56Fabienne Amiens,
00:12:57que je connaissais par ailleurs
00:12:58et qui me trouvait
00:12:58plutôt sympathique
00:12:59il y a quelques années,
00:13:01a dit « Oui,
00:13:01c'était une erreur,
00:13:03elle ne sera plus
00:13:04bienvenue sur nos plateaux. »
00:13:07Fabienne Amiens
00:13:07a dit que
00:13:08vous étiez une erreur,
00:13:09votre présence
00:13:10à l'antenne de BFM
00:13:11et de TV
00:13:11est une erreur.
00:13:12Oui.
00:13:14C'est quand même
00:13:15faux le faire.
00:13:16C'est nouveau.
00:13:16L'erreur pour moi,
00:13:17je peux très bien comprendre
00:13:18que je sois une erreur,
00:13:19mais l'erreur,
00:13:20c'est que je suis présidente
00:13:21quand même
00:13:21du syndicat patronal
00:13:22qui s'appelle Éthique,
00:13:23bien sûr.
00:13:25avec un nombre
00:13:26d'entrepreneurs,
00:13:27avec des fédérations,
00:13:31j'ai 12 fédérations
00:13:33qui adhèrent à Éthique,
00:13:34avec 4 boîtes du 440,
00:13:37enfin,
00:13:37et puis plein de petits,
00:13:39surtout ça,
00:13:39qui est bien,
00:13:40c'est que c'est un...
00:13:40Voilà.
00:13:41Alors,
00:13:42donc,
00:13:42je suis sous le coup
00:13:43de l'erreur,
00:13:44mon erreur n'est rien
00:13:45à côté de sa part.
00:13:46Ce qui me choque le plus,
00:13:47Sophie de Menton,
00:13:49c'est pas qu'il y ait
00:13:49des soviets
00:13:50et des inquisiteurs
00:13:51dans les médias
00:13:53venus d'extrême-gauche
00:13:54qui sont là
00:13:55de façon un peu
00:13:55trotskiste ou autre,
00:13:57mais les méthodes
00:13:58sont absolument détestables,
00:14:00c'est qu'ils aient gain de cause
00:14:01et que des responsables
00:14:02d'antenne,
00:14:03des patrons de médias
00:14:04que nous avons connus
00:14:07qui ont...
00:14:07Alors,
00:14:08je sais que,
00:14:08oui,
00:14:09Fabien Lamia,
00:14:09c'était sur LCI,
00:14:10il est allé sur BFM TV,
00:14:12bon,
00:14:12on voit quelquefois
00:14:13un mouvement,
00:14:14on s'est dit,
00:14:15tiens,
00:14:15c'est curieux,
00:14:16pour autant,
00:14:17le fait qu'ils cèdent
00:14:19à cette pression,
00:14:21surtout que ce sont
00:14:21des médias indépendants
00:14:22qui appartiennent
00:14:23à des capitalistes,
00:14:24il n'y a pas de...
00:14:25il y a toutes les garanties
00:14:26pour que ces médias
00:14:27restent en tout cas
00:14:28libres de leurs opinions
00:14:29ou de celles
00:14:31du propriétaire.
00:14:32On sait bien que sur ces news,
00:14:33il y a peut-être
00:14:33une orientation
00:14:34qui est suscitée
00:14:35par Vincent Bolloré,
00:14:36mais ça fait partie
00:14:37des médias aujourd'hui,
00:14:38ils appartiennent
00:14:39à des sociétés privées,
00:14:40à des capitalistes
00:14:41qui ont droit
00:14:42de donner des,
00:14:42j'allais dire,
00:14:43des orientations,
00:14:44même si les journalistes
00:14:44se disent libres,
00:14:45voilà.
00:14:46Et puis le directeur Pigas,
00:14:48Pigas,
00:14:48il ne regarde pas
00:14:49ces journaux ?
00:14:50C'est pour ça,
00:14:51c'est pour ça.
00:14:52Donc la presse libre,
00:14:54ce n'est pas vrai,
00:14:56le journalisme objectif,
00:14:57neutre,
00:14:58ce n'est pas vrai,
00:14:59on parle toujours
00:14:59de quelque part,
00:15:00l'important,
00:15:01c'est de dire
00:15:02d'où l'on parle,
00:15:03qui l'on est,
00:15:04ceux en quoi on croit,
00:15:04d'assumer ces engagements
00:15:06et de...
00:15:07Voilà,
00:15:07on s'engage
00:15:08et on assume.
00:15:09Et d'accepter
00:15:10ceux qui ne sont pas d'accord,
00:15:12et de faire intervenir
00:15:13surtout à l'antenne.
00:15:14Et surtout,
00:15:15et nous nous réjouissons
00:15:16Sophie de Menton,
00:15:17vous faites partie
00:15:17de notre équipe
00:15:18ici sur Sud Radio,
00:15:19nous nous réjouissons
00:15:20à Sud Radio,
00:15:21nous avons des gens
00:15:21qui ont évidemment
00:15:23des sensibilités,
00:15:24des convictions,
00:15:25on les exprime,
00:15:26on débat,
00:15:26nous recevons tout le monde.
00:15:28Pour peu qu'on respecte
00:15:29les lois de la République,
00:15:30nous recevons tout le monde.
00:15:31Mais oui,
00:15:32c'était à côté
00:15:32d'un charmant
00:15:34et les fils.
00:15:35Mais bien sûr,
00:15:36mais à Sud Radio,
00:15:38tout le monde vient
00:15:38sans exception.
00:15:39D'ailleurs,
00:15:39on nous le reproche.
00:15:40Parce que quand vous recevez
00:15:41des gens d'extrême gauche,
00:15:42c'est que vous êtes gauchiste
00:15:43et si vous recevez
00:15:43quelqu'un du RN
00:15:44ou quelqu'un qui est proche
00:15:45de Zemmour,
00:15:46vous êtes fasciste.
00:15:46On a besoin de mettre
00:15:47des étiquettes
00:15:47et de ranger des gens
00:15:48dans des cas.
00:15:49C'est épouvantable.
00:15:50Mais quand ça se traduit
00:15:51au niveau du choix
00:15:52d'un collaborateur
00:15:53ou d'un invité
00:15:54et qu'on dise
00:15:54au fil de Menton
00:15:55ne viendra plus,
00:15:55c'est une erreur.
00:15:56Je trouve que c'est
00:15:57une information
00:15:59dramatique,
00:16:00très grave
00:16:01pour la liberté.
00:16:02Pour l'image des médias.
00:16:04Pour l'image.
00:16:04Mais on est tous concernés
00:16:05par ce genre d'aberration.
00:16:06Donc là,
00:16:07je vous sens très inquiète
00:16:08à ce point.
00:16:09Entre Charles Sapin
00:16:10et vous-même.
00:16:11Vous expliquez ça
00:16:12comment il y aurait
00:16:14une pression
00:16:14de la gauche
00:16:15plus véhémente,
00:16:16plus prégnante ?
00:16:19Incomparable.
00:16:20Alors franchement,
00:16:21objectivement,
00:16:23mon objectivité,
00:16:23mais je pense
00:16:24que la pression
00:16:25de gauche
00:16:26est infiniment
00:16:27plus forte
00:16:28et depuis toujours
00:16:29que la pression
00:16:30de droite.
00:16:31D'abord,
00:16:31la droite culpabilise.
00:16:33Elle est coupable.
00:16:34Depuis toujours,
00:16:35nous sommes un pays
00:16:35un peu révolutionnaire.
00:16:37On n'aime pas l'argent.
00:16:39Le président de la République
00:16:40nous l'a dit
00:16:40avant d'être élu
00:16:41la dernière fois.
00:16:42On n'aime pas
00:16:42ceux qui réussissent.
00:16:43On n'aime pas
00:16:44les dividendes.
00:16:45On n'aime pas
00:16:46les super profits,
00:16:47les super dividendes,
00:16:49les super riches.
00:16:51Et donc,
00:16:51on a...
00:16:52Et quelque part,
00:16:53même ceux
00:16:54qui nous écoutent,
00:16:55s'ils ne sont pas d'accord,
00:16:58finissent par être
00:16:59un peu convaincus.
00:16:59Même le super retraité
00:17:01aussi,
00:17:01pendant qu'on est...
00:17:01Alors justement,
00:17:02je voudrais que
00:17:03Anissa Arfraoui
00:17:04nous dise
00:17:04est-ce qu'il y a
00:17:04une polarisation
00:17:05des médias,
00:17:06Anissa ?
00:17:06Alors on va répondre
00:17:07brièvement oui.
00:17:08Oui, c'est très clair.
00:17:09Il y a une polarisation
00:17:10des médias
00:17:10qui est née
00:17:11il y a une bonne
00:17:12dizaine d'années.
00:17:13Alors autrefois,
00:17:14un grand média
00:17:15cherchait plutôt
00:17:16à rassembler
00:17:16le public
00:17:17le plus large possible.
00:17:18Aujourd'hui,
00:17:19dans un marché saturé,
00:17:20multiplication des chaînes,
00:17:23et sur internet
00:17:24et partout,
00:17:27avoir une identité
00:17:28idéologique forte
00:17:29permet de fidéliser
00:17:30une communauté.
00:17:31Voilà finalement
00:17:31la stratégie aujourd'hui
00:17:33de la plupart des antennes.
00:17:34Je ne parle pas
00:17:35évidemment que de la radio,
00:17:35je parle évidemment
00:17:36des médias
00:17:37tout support.
00:17:38Certaines chaînes
00:17:39radio-publications
00:17:40ne vendent donc plus seulement
00:17:41de l'information,
00:17:42elles vendent une vision
00:17:43du monde.
00:17:44Et cela se traduit
00:17:45par des invités choisis
00:17:47parce qu'ils correspondent
00:17:48à l'identité de l'antenne,
00:17:50des sujets traités
00:17:50ou écartés
00:17:51selon cette ligne.
00:17:52toujours dans la polarisation.
00:17:54Des éditorialistes
00:17:56de plus en plus nombreux,
00:17:57alors qu'avant
00:17:57il y avait peut-être
00:17:58plus de journalistes
00:17:59que d'éditorialistes
00:18:00ou de polémistes,
00:18:01des débats conçus
00:18:02comme des affrontements,
00:18:04on rentre dans l'arène,
00:18:05et une confusion croissante
00:18:07entre informations,
00:18:08commentaires et opinions.
00:18:10Les réseaux sociaux
00:18:11et les chaînes d'information
00:18:12en continu
00:18:13ont accéléré
00:18:14cette évolution
00:18:15et la nuance
00:18:16produit rarement
00:18:16une séquence virale
00:18:18alors que la colère,
00:18:19le clash
00:18:19et l'indignation
00:18:20captent l'attention.
00:18:21Vous voulez dire à Nyssa
00:18:22que vous justifiez
00:18:23cette polarisation
00:18:24par la place
00:18:25des réseaux sociaux
00:18:25dans le partage
00:18:26de l'information ?
00:18:27Absolument.
00:18:27Le développement
00:18:28des réseaux sociaux
00:18:29a profondément changé
00:18:30la ligne et les méthodes
00:18:31des médias traditionnels.
00:18:32Non pas parce que
00:18:33Facebook,
00:18:34X,
00:18:34TikTok ou autres
00:18:35imposent officiellement
00:18:37leurs opinions,
00:18:37mais parce qu'ils ont
00:18:38bouleversé la manière
00:18:39dont l'information
00:18:40attire et conserve
00:18:42le public.
00:18:43Les réseaux sociaux
00:18:44ont volé l'attention.
00:18:45C'est un secret
00:18:45pour personne,
00:18:46malheureusement,
00:18:46on le sait.
00:18:47avant,
00:18:48dans les médias,
00:18:49vous aviez la rédaction
00:18:49qui se réunissait,
00:18:51qui choisissait l'information
00:18:52et le public
00:18:53la recevait
00:18:54à heure fixe.
00:18:55Vous aviez le matin,
00:18:56le 13h,
00:18:56le JT de 20h,
00:18:57les grands rendez-vous radio.
00:18:59Aujourd'hui,
00:18:59l'auditeur ou le lecteur
00:19:00est sollicité en permanence.
00:19:02Donc,
00:19:02pour survivre
00:19:03dans cette économie
00:19:04de l'attention,
00:19:05les rédactions ont adopté
00:19:06les codes des plateformes,
00:19:07des titres plus agressifs,
00:19:08des séquences plus courtes,
00:19:10des personnalités
00:19:11plus clivantes
00:19:12et puis des sujets
00:19:13choisis en fonction
00:19:14de leur potentiel de partage.
00:19:16La priorité est donnée
00:19:17à l'émotion
00:19:18avec la multiplication
00:19:19des débats
00:19:20et des idées torialistes.
00:19:22Et si on est plus
00:19:23sur l'émotion
00:19:23que l'information,
00:19:24il y a un risque
00:19:25qui s'appelle
00:19:25la manipulation.
00:19:27Alors,
00:19:27attention !
00:19:28Sophie de Menton,
00:19:29vous partagez cette analyse,
00:19:30je suppose.
00:19:31Il n'y a vraiment rien à dire.
00:19:32Il y a quelque chose
00:19:33presque à ajouter,
00:19:34c'est le désespoir
00:19:35que je vois
00:19:36devant l'abandon
00:19:38de la presse écrite.
00:19:39Parce que la presse écrite,
00:19:42il y avait la force
00:19:43de l'écrit,
00:19:45on se disait
00:19:45j'ai lu ce matin
00:19:47un excellent article
00:19:48d'Atali
00:19:49sur François Hollande
00:19:50qui donnait sa position
00:19:52et qui considérait
00:19:53que c'était un très bon
00:19:54déclinard.
00:19:54Il n'a pas été pour lui
00:19:55carrément,
00:19:55c'est très clair.
00:19:56Ah, c'était étonnant.
00:19:58Oui, mais c'est ça
00:19:59l'avantage de la presse écrite.
00:20:00C'est que dans le même journal,
00:20:01vous avez des signatures
00:20:03que vous reconnaissez
00:20:04et moi,
00:20:05je trouve qu'ils ne lisent plus.
00:20:07D'ailleurs,
00:20:07ça fait partie
00:20:08d'un problème terrible.
00:20:09que va-t-on faire
00:20:10avec des jeunes
00:20:11qui ne lisent plus ?
00:20:12Lire sur Internet
00:20:13et les réseaux sociaux,
00:20:14c'est pas lire.
00:20:15Non, c'est autre chose.
00:20:16Je dirais que
00:20:18c'est très mal parti
00:20:19sur le fond, même.
00:20:20Sophie de Menton,
00:20:21merci pour ce témoignage.
00:20:22Vous restez
00:20:23évidemment en contact
00:20:24dans ce Croix-Fré-Roux
00:20:25et très très régulièrement
00:20:26dans les couloirs
00:20:27de Sud Radio.
00:20:27J'aurais peut-être
00:20:28certainement besoin
00:20:29de faire un nouveau appel
00:20:30à vous
00:20:30pour avoir la suite
00:20:31de cette dégradation
00:20:33dans le service public.
00:20:34Merci.
00:20:34Merci, à très bientôt.
00:20:35Le conflit au Yémen
00:20:36menace les grandes routes
00:20:37maritimes et fait planer
00:20:38le risque de nouvelles pénuries.
00:20:40Malgré deux salaires,
00:20:42des familles françaises
00:20:42terminent désormais le mois
00:20:44au régime du système D.
00:20:46Saint-Pierre-des-Cors
00:20:47a connu une nouvelle nuit
00:20:48de violence urbaine.
00:20:49On reviendra sur tous ces sujets
00:20:51dans un court instant.
00:20:53A tout de suite
00:20:54sur Sud Radio.
00:20:56Sud Radio,
00:20:57la France dans tous ses états,
00:20:59les perles du jour.
00:21:00Vous êtes bien sur Sud Radio,
00:21:02il est 12h32.
00:21:03Anissa et moi allons faire
00:21:05communiquer quelques informations
00:21:06qui défrayent la chronique.
00:21:08Notamment ce qui se passe
00:21:10au Proche-Orient.
00:21:12Je faisais dans mon humeur
00:21:13allusion aux avertissements
00:21:15du président de la République
00:21:16qui parle de menaces de guerre
00:21:17du côté de la Russie
00:21:18qui va créer les comités
00:21:19de sécurité et de défense nationale.
00:21:22La situation,
00:21:23il y a la guerre,
00:21:24cette tragédie russo-ukrainienne
00:21:26qui est une réalité,
00:21:27il n'y a pas de problème
00:21:27et que la Russie puisse
00:21:29à un moment donné supposer
00:21:30être menaçante,
00:21:31il n'y a aucun problème
00:21:32et que M. Vladimir Poutine
00:21:33soit un tyran
00:21:35totalement incontrôlable,
00:21:36il n'y a pas de problème.
00:21:37Le danger aujourd'hui
00:21:38très concret,
00:21:38il arrive du Proche-Orient
00:21:39de cette guerre
00:21:40avec l'Iran
00:21:42et les Etats-Unis
00:21:44suscitées par le gouvernement
00:21:45et par M. Netanyahou
00:21:46pour se maintenir au pouvoir.
00:21:48Aujourd'hui,
00:21:48les choses sont très claires.
00:21:49Qui a tourné au vinaigre
00:21:50un fiasco total
00:21:51avec des conséquences
00:21:52économiques mondiales
00:21:52épouvantables
00:21:53et là-dessus,
00:21:54vient de se surgreffer
00:21:55à l'intérieur de la guerre
00:21:56le conflit avec les rebelles
00:21:57houthis du Yémen
00:21:59qui, soutenus par l'Iran,
00:22:01s'en prennent
00:22:01à l'Arabie Saoudique
00:22:03et là,
00:22:03ils sont en train
00:22:04d'attaquer.
00:22:05Alors,
00:22:05il y a le détroit d'Ormuz
00:22:06qui est bloqué
00:22:06et là,
00:22:07les rebelles houthis
00:22:08s'attaquent au détroit
00:22:09de Bab el-Mandeb
00:22:10qui est donc
00:22:11à l'autre pointe
00:22:12de la péninsule arabique
00:22:13et ils sont en train
00:22:15de paralyser
00:22:15le trafic pétrolier
00:22:17qui permettait
00:22:18de faire passer
00:22:19ce qui ne passe pas
00:22:20par l'étroit d'Ormuz
00:22:20et en plus,
00:22:21ils ont envoyé
00:22:22des drones
00:22:23sur un oléoduc
00:22:24qui alimente
00:22:25le pétrole
00:22:26d'Arabie Saoudite
00:22:27et l'Arabie Saoudite
00:22:28a fait savoir
00:22:28que s'il y a
00:22:29d'autres oléoducs
00:22:30qui sont détruits,
00:22:31ce sont des cibles faciles,
00:22:32eh bien,
00:22:33l'approvisionnement
00:22:34en pétrole
00:22:35du monde entier
00:22:36venant d'Arabie Saoudite
00:22:36sera menacé
00:22:38et donc,
00:22:38nous risquons
00:22:39dans quelques jours
00:22:40ou dans quelques semaines
00:22:41de véritables pénuries,
00:22:42c'est-à-dire
00:22:43des pompes avec zéro.
00:22:44Hier,
00:22:44je me suis arrêté
00:22:45faire un plein
00:22:46dans une station
00:22:47sur l'autoroute
00:22:47dans le département
00:22:48de Réloir,
00:22:49j'ai payé mon litre
00:22:50de diesel
00:22:512,85 euros.
00:22:52Je n'avais pas le choix,
00:22:54c'était sur l'autoroute,
00:22:55je ne pouvais pas faire autrement.
00:22:562,85 euros.
00:22:57J'ai fait un plein,
00:22:58voilà,
00:22:58et j'ai pris 35 litres
00:23:00pour 100 euros.
00:23:01Enfin,
00:23:02c'est monstrueux
00:23:02et encore heureux
00:23:03d'avoir trouvé
00:23:04les stations d'avant.
00:23:05Il y avait une station
00:23:06totale à Orléans,
00:23:07il y avait au moins
00:23:08500,
00:23:09600 mètres
00:23:09de fil d'attente
00:23:10parce qu'il y a des pompes
00:23:12qui n'ont plus
00:23:14de carburant
00:23:14et là,
00:23:15si l'Arabie Saoudite
00:23:16ne peut plus fournir
00:23:17et que les rebelles outils
00:23:19commencent à frapper
00:23:20l'infrastructure pétrolière
00:23:21des pays du Golfe,
00:23:22on peut avoir
00:23:22des pénuries catastrophiques.
00:23:23Le danger,
00:23:24il est là.
00:23:25Et aujourd'hui,
00:23:25j'ai l'impression
00:23:26qu'on se concentre
00:23:27parce qu'évidemment,
00:23:28il y a un mécontentement
00:23:29dans l'opinion publique,
00:23:30on parle de gilets jaunes.
00:23:32Si des mesures
00:23:33ne sont pas prises,
00:23:34si on ne trouve pas
00:23:34une solution au Proche-Orient,
00:23:35c'est facile à dire
00:23:36parce que M. Trump
00:23:37est devenu fou,
00:23:38les Iraniens
00:23:38ne veulent rien entendre,
00:23:39or il a perdu cette guerre
00:23:40visiblement sur le plan
00:23:41en tout cas,
00:23:41sur le plan de l'énergie.
00:23:43Si des résolutions
00:23:44ne sont pas prises
00:23:44au niveau international
00:23:45pour arrêter ce conflit,
00:23:47nous nous avançons
00:23:48dans quelques semaines
00:23:48vers une situation
00:23:49qui sera cataclysmique
00:23:51du jamais vu
00:23:52depuis la guerre
00:23:53au niveau de pénurie.
00:23:54Mais nous dépendons
00:23:55de ces carburants.
00:23:55Je ne vous parle pas
00:23:56des gens,
00:23:57mes voisins en Touraine
00:23:58qui ont dû faire le plein
00:23:59de leur citerne de fioul
00:24:00pour le chauffage
00:24:01de cet hiver,
00:24:02ils n'en ont rempli
00:24:03que la moitié,
00:24:03ils sont allés chercher du bois
00:24:04parce qu'ils disent
00:24:05je pense qu'on se chauffera
00:24:05à la cheminée,
00:24:06on n'a plus les moyens
00:24:07de remplir la citerne.
00:24:08Voilà, on en parlera
00:24:08tout à l'heure avec vous
00:24:09Anissa,
00:24:10c'est absolument tragique.
00:24:13Des escrocs,
00:24:13voilà ce que c'est
00:24:14que le gouvernement.
00:24:15Sur quoi on rogne aujourd'hui ?
00:24:16Surtout,
00:24:17on fait attention à tout.
00:24:18On a trois enfants
00:24:19et on sait qu'on a zéro aide,
00:24:21rien du tout.
00:24:22Et si on ne travaillait pas,
00:24:23on ne paierait pas.
00:24:23Il y a tout qui ne va pas.
00:24:25Tous ces fainéants
00:24:26qu'on a au gouvernement
00:24:27qu'on nourrit à rien faire.
00:24:29Il faut changer de politique.
00:24:31Anissa,
00:24:31les Françaises et les Français
00:24:33sont au bout du rouleau.
00:24:35Au bout du rouleau.
00:24:35Parce qu'il y a des gens
00:24:36qui sont aujourd'hui
00:24:39totalement désespérés.
00:24:42Leur pouvoir d'achat
00:24:43se restreint.
00:24:44Et là,
00:24:44le carburant,
00:24:45l'énergie,
00:24:45c'est le principal
00:24:46pour rouler,
00:24:47pour se chauffer.
00:24:47Et surtout,
00:24:48ils sont de plus en plus nombreux.
00:24:49Je vous rappelle
00:24:49que la semaine dernière,
00:24:50on avait déjà parlé
00:24:51d'un article publié
00:24:52chez nos confrères
00:24:53du journal Le Parisien
00:24:54qui parlait d'un père
00:24:56de famille
00:24:56qui choisissait sa boulangerie
00:24:58à 10 centimes près
00:24:59pour le prix de la baguette.
00:25:00Eh bien,
00:25:00le Parisien a remis ça
00:25:02aujourd'hui
00:25:02en parlant d'une famille,
00:25:05avec le témoignage
00:25:06d'une mère de famille
00:25:07âgée de 43 ans
00:25:08et qui explique
00:25:09que le 16 septembre,
00:25:10quelques jours avant-hier,
00:25:11avant-hier,
00:25:12à peine la moitié du mois
00:25:13écoulé,
00:25:14il ne lui restait plus
00:25:15que 150 euros
00:25:16pour nourrir sa famille
00:25:17et tenir jusqu'à la fin du mois.
00:25:18Les Français
00:25:19n'en peuvent plus.
00:25:19Ils n'ont plus d'argent.
00:25:21Au supermarché,
00:25:22elle explique
00:25:23regardez,
00:25:24ça nous rend dingue.
00:25:24Une entrecôte,
00:25:25une bouteille de vin,
00:25:26un bouquet de roses,
00:25:27mais il n'y aura ni viande,
00:25:28ni vin,
00:25:28ni fleurs.
00:25:29Chaque achat est calculé,
00:25:31chaque plaisir supprimé.
00:25:33Et pendant que Fanny
00:25:35compte ses derniers euros,
00:25:36la France compte
00:25:37ses nouveaux millionnaires.
00:25:39Il en faut des millionnaires.
00:25:40Je ne dis pas
00:25:40qu'il faut des millionnaires,
00:25:42mais il faut peut-être
00:25:43qu'on rééquilibre un peu
00:25:44l'équilibre financier de tous.
00:25:48Selon le dernier rapport
00:25:49de la banque UBS,
00:25:50c'est 35 000 personnes supplémentaires
00:25:52qui sont devenues millionnaires
00:25:53en dollars en France
00:25:55au cours de la seule année 2025.
00:25:56Le pays en compte
00:25:58désormais plus de 2 millions.
00:25:59C'est génial.
00:26:00Essentiellement,
00:26:00grâce à leur patrimoine
00:26:01immobilier et financier.
00:26:03Et pas nécessairement
00:26:04à leur revenu.
00:26:05Et finalement,
00:26:05c'est un peu ça,
00:26:05Péricault,
00:26:06le souci.
00:26:07C'est que le contraste français,
00:26:08c'est ça.
00:26:08D'un côté,
00:26:09des patrimoines
00:26:10qui s'apprécient
00:26:10sans travailler davantage,
00:26:11de l'autre,
00:26:12des salariés qui travaillent
00:26:13mais ne peuvent plus
00:26:14acheter un morceau de viande
00:26:15après le 15 du mois.
00:26:17On appelle cela
00:26:18le système D.
00:26:18C'est mignon,
00:26:19on a l'impression
00:26:20que c'est sympa
00:26:20vu comme ça,
00:26:21mais non.
00:26:21Parce que derrière
00:26:22les promotions,
00:26:23les coupons,
00:26:23les calculs,
00:26:24il y a surtout
00:26:24une fracture.
00:26:25Les riches et les pauvres
00:26:26ne dépendent plus
00:26:27du même moteur économique.
00:26:30D'abord,
00:26:30le travail rapporte
00:26:31moins vite
00:26:31que le patrimoine.
00:26:32Deuxiaux,
00:26:33l'immobilier
00:26:33a creusé une frontière.
00:26:35Tertiaux,
00:26:35l'héritage
00:26:36remplace progressivement
00:26:37l'ascenseur social
00:26:38qui était quand même
00:26:39une des fiertés hexagonales.
00:26:41Les dépenses indispensables
00:26:42frappent sur tout
00:26:43ce qui on peut.
00:26:44Enfin,
00:26:44le patrimoine
00:26:45est déjà extrêmement concentré.
00:26:46Bref,
00:26:47ce ne sont pas 35 000 Français
00:26:49qui se sont soudain
00:26:50mis à travailler davantage
00:26:51pendant que Fanny
00:26:51travaillait moins.
00:26:52C'est juste que les uns
00:26:54possèdent des patrimoines
00:26:55que les autres,
00:26:55que la majorité,
00:26:57grande majorité
00:26:57des Français
00:26:58ne possèdent pas.
00:26:59Le système D
00:26:59peut très bien faire allusion
00:27:01à la lettre D
00:27:01qui est celle de Dizette.
00:27:02C'est une forme de Dizette
00:27:03des temps modernes.
00:27:04Des gens se restreignent,
00:27:05se refusent,
00:27:06refusent à leurs enfants,
00:27:07ne peuvent pas accéder.
00:27:08C'est le prémice
00:27:09d'une fracture sociale
00:27:10et comme toute fracture sociale,
00:27:12quelquefois,
00:27:12on peut la résorber
00:27:13par la réforme
00:27:13ou par des positions
00:27:14politiques intelligentes.
00:27:15Aujourd'hui,
00:27:16on a l'impression
00:27:16que le gouvernement
00:27:17et l'exécutif
00:27:18sont totalement dépassés.
00:27:19Les finances de la République
00:27:20sont à l'os.
00:27:21Il ne reste pas un centime
00:27:22pour pouvoir corriger le tir
00:27:23et on a une population
00:27:24qui est en exaspération.
00:27:25Donc, on est en année
00:27:27électorale présidentielle.
00:27:28On entend partout
00:27:29des candidatures
00:27:30qui ne proposent qu'une solution.
00:27:31C'est moi qui vais trouver
00:27:32la solution
00:27:33parce que je suis le meilleur.
00:27:34Enfin, c'est terrifiant.
00:27:35Et un gouvernement
00:27:35qui est totalement dépassé.
00:27:37On a de quoi s'inquiéter.
00:27:38Ça, puisque je disais tout à l'heure
00:27:39avec la pénurie hypothétique
00:27:41probable des carburants,
00:27:43on s'attend vraiment
00:27:44à une situation
00:27:45explosive dans ce pays.
00:27:46J'espère que nos élus
00:27:47qui ne sont pas à la hauteur
00:27:49seront au moins
00:27:50pour remonter une marche d'escalier
00:27:51pour être digne
00:27:51des responsabilités
00:27:52qui sont les leurs.
00:28:03C'est le son de l'émeute
00:28:05qu'il y a eu samedi soir
00:28:06à Saint-Pierre-des-Corses.
00:28:07Saint-Pierre-des-Corses
00:28:07est une commune
00:28:10à l'ouest de Tours,
00:28:11à l'est de Tours.
00:28:12Grande ferroviaire
00:28:13très connue,
00:28:14cité cheminote,
00:28:15longtemps dirigée
00:28:15par le Parti communiste.
00:28:17C'est une ville
00:28:18où il y a de la fracture sociale.
00:28:20Au mois de juin 2023,
00:28:21on avait vu
00:28:22les autobus brûler.
00:28:23Nous sommes en Touraine.
00:28:24C'est un pays,
00:28:25c'est le Val-de-Loire,
00:28:26c'est la Touraine,
00:28:26c'est plutôt un pays
00:28:28de gens calmes.
00:28:29C'est la douceur
00:28:31tourangelle.
00:28:32C'est le pays
00:28:32de Rabelais,
00:28:32de Ronsard.
00:28:33Et là,
00:28:33on voit que la fracture sociale
00:28:34fait des dégâts
00:28:35avec des quartiers sensibles
00:28:36extrêmement difficiles.
00:28:38Et il y a eu
00:28:38un rodeo samedi,
00:28:40un rodeo qui a mal tourné.
00:28:42Des policiers sont intervenus,
00:28:43puis d'autres voitures
00:28:44de police sont arrivées
00:28:45parce que le policier
00:28:46n'arrivait pas
00:28:46à juguler ce rodeo.
00:28:47Il y a eu à un moment donné
00:28:48un accident,
00:28:49la justice dira
00:28:50ce qui s'est passé.
00:28:51Celui qui faisait du rodeo
00:28:52sur sa moto
00:28:53est gravement blessé,
00:28:55ses jours sont pas
00:28:55dans un mille
00:28:55est gravement blessé.
00:28:56Le policier a tout de suite
00:28:57été mis en examen.
00:29:01La police est arrivée
00:29:02et donc émeute,
00:29:04enchaînement,
00:29:04comme ça se passe,
00:29:05enchaînement, déchaînement,
00:29:06et plusieurs voitures
00:29:07ont été brûlées.
00:29:08Donc Saint-Pierre-des-Corps
00:29:09n'était pas à sang,
00:29:11mais en tout cas à feu
00:29:11dans les meutes,
00:29:12à fumée.
00:29:14Situation totalement inexplicable.
00:29:17Aujourd'hui,
00:29:17parce que les forces
00:29:18de l'ordre sont là,
00:29:19on connaît les problèmes,
00:29:19il y a des quartiers sensibles,
00:29:21et les autorités,
00:29:22il y a des élus locaux
00:29:23qui sont proches
00:29:23de la réalité.
00:29:25Je les connais tous
00:29:26puisque moi,
00:29:26j'habite à Zendrideau,
00:29:27à 20 kilomètres.
00:29:28Et là,
00:29:29il y a de quoi s'inquiéter.
00:29:29Vous voyez,
00:29:30si ce simple détail
00:29:31peut provoquer
00:29:34ce genre de conflit,
00:29:34ça veut dire
00:29:35que les gens sont à boucle,
00:29:36que la situation
00:29:37est crispée,
00:29:38et que les gens
00:29:39n'en peuvent plus.
00:29:39A Toro a raison,
00:29:41la situation est extrêmement,
00:29:42extrêmement inquiétante.
00:29:45Tant que je vois
00:29:45des titres
00:29:46et des articles
00:29:47en disant
00:29:47on n'a pas abandonné le port,
00:29:49vous n'y étiez pas !
00:29:50Vous n'y étiez pas !
00:29:52C'est tout !
00:29:53C'est un échec !
00:29:54C'est tout !
00:29:55Une mère de famille
00:29:55du port, Janissa,
00:29:56qui crie sa colère
00:29:58parce qu'on fait des promesses
00:29:59et tout,
00:30:00ils sont totalement abandonnés.
00:30:01Qui crie sa colère,
00:30:02ils ont évidemment
00:30:03été abandonnés,
00:30:05ils se sont sentis abandonnés
00:30:06au moment des feux,
00:30:08les lendemains des feux
00:30:09et aujourd'hui encore.
00:30:10Et c'est effectivement
00:30:11ce témoignage
00:30:12qui ressort encore
00:30:13dans les colonnes
00:30:13du journal Le Parisien
00:30:14où nous avons
00:30:16le témoignage
00:30:16presque deux mois
00:30:17après le méga-feu
00:30:18de Somos.
00:30:19Je vous rappelle
00:30:2042 000 hectares
00:30:20de forêts
00:30:21qui sont partis en fumée,
00:30:22258 maisons
00:30:23qui ont été détruites
00:30:24et dans la seule commune
00:30:25du Porsche,
00:30:26183 familles
00:30:27qui ont perdu
00:30:28leur toit.
00:30:29Et là,
00:30:30dans ce témoignage
00:30:31que nous livre
00:30:31Ludivine,
00:30:32mère de deux enfants,
00:30:33elle a vu sa maison
00:30:34brûler à distance
00:30:35et son traumatisme,
00:30:37son choc
00:30:37est apparu précisément
00:30:38le 24 juillet.
00:30:40À 16h17,
00:30:41elle reçoit
00:30:42un message
00:30:42de son voisin
00:30:43dont la caméra filme
00:30:44l'arrivée des flammes
00:30:45et lui dit
00:30:46on prend feu.
00:30:47Elle hurle de douleur
00:30:48et puis deux mois plus tard,
00:30:49relogée provisoirement
00:30:50à Andernos,
00:30:51elle se réveille
00:30:52et c'est ce qu'elle dit
00:30:53aujourd'hui encore
00:30:53la nuit
00:30:54en hurlant,
00:30:55en criant.
00:30:56Et bon,
00:30:57je précise
00:30:58la terrible ironie
00:30:59du sort,
00:30:59c'est que sa maison
00:31:00de location
00:31:00se trouve elle aussi
00:31:01en lisière de forêt.
00:31:02ce n'est peut-être pas
00:31:02le plus malin
00:31:03effectivement
00:31:03pour quelqu'un
00:31:04qui souffre
00:31:04d'un tel traumatisme.
00:31:08Ce qui est important
00:31:09de souligner
00:31:10en fait aujourd'hui,
00:31:11c'est qu'ils ont eu
00:31:12l'impression
00:31:12d'avoir été oubliés,
00:31:13ne les oublions pas
00:31:14encore aujourd'hui
00:31:14parce que pour nous
00:31:15cet incendie
00:31:16il appartient
00:31:16à l'actualité passée,
00:31:17disons-le.
00:31:18Nous avons regardé
00:31:19les flammes,
00:31:19on a admiré
00:31:20les pompiers,
00:31:20on a versé
00:31:21notre petite larme
00:31:22sincèrement
00:31:23devant les maisons
00:31:24calcinées
00:31:24et puis une information,
00:31:26on a chassé une autre
00:31:26pour les sinistrer,
00:31:27le reportage lui
00:31:28ne s'est jamais terminé.
00:31:29Ils vivent encore
00:31:30aujourd'hui
00:31:30avec les assurances,
00:31:32les relogements provisoires,
00:31:33les objets disparus,
00:31:33cette sensation
00:31:34d'avoir perdu
00:31:35non seulement une maison
00:31:36mais toute leur vie
00:31:37en réalité,
00:31:38leur vie d'avant.
00:31:39Les recherches
00:31:40sur les victimes
00:31:40d'incendies
00:31:41montrent d'ailleurs
00:31:41que l'anxiété,
00:31:42les cauchemars,
00:31:42la dépression,
00:31:43les stress post-traumatiques
00:31:44peuvent persister
00:31:45pendant plusieurs années.
00:31:47Le feu de porges
00:31:48était officiellement éteint
00:31:49mais il continue
00:31:50de brûler
00:31:50dans la tête
00:31:50de ceux qui l'ont vécu.
00:31:51Le temps médiatique
00:31:52se compte en jour
00:31:53et le temps des victimes
00:31:54en année.
00:31:56D'autant à Nissa
00:31:57que l'on est en train
00:31:58de faire le point
00:31:59sur les raisons
00:31:59de l'ampleur
00:32:00de ces incendies.
00:32:01Il y a eu des faillances,
00:32:03il y a eu des carences.
00:32:04Là aussi,
00:32:04des millions d'euros
00:32:06qui sont dépensés
00:32:07dans des choses inutiles
00:32:08et qui ne servent à rien
00:32:08auraient pu être consacrés
00:32:10justement au parment
00:32:11de la forêt
00:32:12à l'achat des canadaires
00:32:13et des gens ont perdu
00:32:14leur maison
00:32:15toute leur vie,
00:32:15tout un destin
00:32:16parce que des gens
00:32:17aux responsabilités
00:32:18n'ont pas été capables
00:32:18d'assumer les leurs
00:32:19des toccards,
00:32:20des vauriens
00:32:21et des nuls.
00:32:22Et on paye aujourd'hui
00:32:23dans cette république française.
00:32:24On vit des détresses,
00:32:25on vit des tragédies
00:32:26parce que nous avons
00:32:27des gens nuls,
00:32:27incompétents,
00:32:28lâches et sordis
00:32:30de quelquefois
00:32:30qui dirigent ce pays.
00:32:32Dans quelques instants,
00:32:33André Bercoff
00:32:34prendra le relais
00:32:35dans Bercoff
00:32:36dans tous ses états.
00:32:37Il reviendra
00:32:37sur la censure
00:32:39du service public.
00:32:41Midi 14h,
00:32:42Sud Radio,
00:32:43la France
00:32:44dans tous ses états,
00:32:45Péricolegas.
00:32:46La liberté d'expression
00:32:48est au cœur du débat
00:32:49aujourd'hui
00:32:49parce que l'actualité
00:32:50est riche.
00:32:51On a eu Sophie Menton
00:32:52tout à l'heure
00:32:52qui nous parlait.
00:32:53Là, vous allez écouter
00:32:54le grand André Bercoff
00:32:56qui donne son avis
00:32:57sur ce qui se passe
00:32:59à France Inter
00:33:00dans le service public.
00:33:02Voilà,
00:33:03il fait allusion
00:33:03justement
00:33:04à cette censure.
00:33:06L'ordre règne
00:33:07à Varsovie.
00:33:08Y a-t-il
00:33:09de la censure
00:33:09en France ?
00:33:10Ici Sud Radio.
00:33:13Les Français
00:33:14parlent au français.
00:33:16Les carottes
00:33:17sont cuites.
00:33:19Sud Radio Bercoff
00:33:20dans tous ses états.
00:33:21Si tu veux pas
00:33:22te retrouver seul,
00:33:23t'as l'intérêt
00:33:23de fermer ta gueule,
00:33:24on peut plus rien dire.
00:33:26On peut plus rien dire.
00:33:29Sûr qu'on est d'accord
00:33:30avec toi,
00:33:31mais c'est pas nous
00:33:32qu'on fait la loi,
00:33:32on peut plus rien dire.
00:33:34Ah non, non, non,
00:33:36le dit Bourdon.
00:33:37On peut dire,
00:33:38mais à condition
00:33:39qu'on soit
00:33:39dans le bon camp.
00:33:41Évidemment,
00:33:42quand on est
00:33:42le camp du bien
00:33:43et qu'on sait,
00:33:45on sait,
00:33:46qu'on détient
00:33:47la vérité,
00:33:48quelqu'un
00:33:48qui n'est pas d'accord
00:33:49avec nous
00:33:50ne doit pas
00:33:50pouvoir s'exprimer
00:33:52parce que sinon,
00:33:54eh ben,
00:33:54il a tort,
00:33:55il sait qu'il a tort
00:33:56et donc,
00:33:57au nom du pluralisme,
00:33:59de la liberté d'expression,
00:34:00de la démocratie,
00:34:02de la tolérance,
00:34:03et de la bienveillance,
00:34:05eh ben,
00:34:05on l'interdit.
00:34:07Vous allez me dire,
00:34:08mais qu'est-ce que vous racontez,
00:34:09mais qu'est-ce que vous racontez ?
00:34:11Eh bien,
00:34:11c'est ce qui s'est passé encore,
00:34:13on en a suffisamment parlé,
00:34:14mais il faut revenir là-dessus
00:34:16avec l'affaire Charles Sapin,
00:34:19Charles Sapin,
00:34:20rédacteur en chef adjoint
00:34:21de Valeurs Actuelles,
00:34:23de l'hebdomadaire Valeurs Actuelles,
00:34:25eh bien,
00:34:25il devait avoir,
00:34:27écoutez-moi bien,
00:34:282 minutes 40
00:34:29de chronique
00:34:30sur France Inter.
00:34:32France Inter,
00:34:33radio de service public,
00:34:35ça s'appelle le service public,
00:34:36payé entièrement
00:34:38par les contribuables français,
00:34:41eh bien,
00:34:42syndicat hurlant,
00:34:44le personnel
00:34:45de France Inter
00:34:48disant,
00:34:48ce n'est pas possible
00:34:49d'accepter quelqu'un,
00:34:51Valeurs Actuelles,
00:34:52c'est évidemment
00:34:53un journal néo-nazi,
00:34:54ah bon ?
00:34:54D'extrême droite,
00:34:55ah bon ?
00:34:56Et Charles Sapin
00:34:57étant son représentant,
00:34:59en tout cas,
00:34:59un de ses cadres,
00:35:00pas question.
00:35:02Alors,
00:35:02on se dit,
00:35:03mais on regarde,
00:35:04on regarde,
00:35:04et c'est drôle,
00:35:05les lois sur la liberté
00:35:06d'expression,
00:35:07la charte des journalistes
00:35:09de France Inter
00:35:10et de service public
00:35:11demandant le pluralisme total,
00:35:14l'expression équilibrée,
00:35:16être ouvert,
00:35:17indépendant
00:35:18et impartial
00:35:19selon les propres paroles
00:35:21de la directrice
00:35:22de France Inter,
00:35:23de la patronne
00:35:23de France Inter,
00:35:24c'est Émile Veil,
00:35:25et bien tout ça,
00:35:27aucune espèce d'importance,
00:35:29les syndicats décident,
00:35:31les syndicats décident,
00:35:31et qu'est-ce qui se passe ?
00:35:32La direction de France Inter
00:35:34s'incline
00:35:35et propose à Sapin,
00:35:37ou écoutez,
00:35:38on ne va pas faire une,
00:35:38je rappelle,
00:35:392 minutes 40
00:35:40une fois par semaine,
00:35:42les dimanches matin
00:35:43à 7 heures.
00:35:44Non, non,
00:35:44on ne va pas faire ça,
00:35:45on va faire un débat.
00:35:46Bon,
00:35:47Sapin refuse,
00:35:49mais qu'est-ce que ça veut dire
00:35:51de l'état
00:35:52de ce service public ?
00:35:54Je rappelle,
00:35:55payé par dizaines de millions,
00:35:57je ne parle que de France Inter,
00:35:58le service public entier,
00:35:59c'est 4 milliards d'euros par an,
00:36:01je rappelle,
00:36:01radio et télévision confondus.
00:36:03Mais attendez,
00:36:04les Français,
00:36:05ils ne sont pas un peu pluralistes ?
00:36:06Il n'y a pas des différences d'opinion ?
00:36:07Ah non,
00:36:08non,
00:36:08non,
00:36:08non,
00:36:09là,
00:36:09il y a
00:36:11une opinion absolument
00:36:13dominatrice,
00:36:15dominante,
00:36:15et qui doit régner
00:36:18sans partage.
00:36:19Voilà.
00:36:20Ça s'appelle effectivement
00:36:21la liberté d'expression,
00:36:24et syndicat décide,
00:36:26mais le plus grave pour moi,
00:36:27c'est que la direction
00:36:28s'est inclinée,
00:36:29et qu'on entend
00:36:31le silence assourdissant
00:36:32du ministère de la culture,
00:36:34car je rappelle
00:36:34que le service public
00:36:35est sous la tutelle
00:36:37de l'état,
00:36:38donc du ministère
00:36:39de la culture
00:36:40qui,
00:36:41effectivement,
00:36:41dirige.
00:36:42Et alors,
00:36:43la loi audiovisuelle
00:36:44de 1946,
00:36:45on s'assoit dessus,
00:36:46la liberté d'expression,
00:36:47mais on s'assoit dessus,
00:36:48le pluralisme,
00:36:49on s'assoit dessus,
00:36:49la déontologie,
00:36:50mais qu'est-ce que ça veut dire ?
00:36:51Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, écoutez,
00:36:54il faut un brevet de respectabilité,
00:36:56voilà,
00:36:56il faut que vous montriez
00:36:57pas de blanche.
00:36:57Si vous avez le malheur
00:36:59d'être à la gauche de,
00:37:00allez, disons,
00:37:01Jean-Luc Mélenchon
00:37:02pour ne pas le nommer,
00:37:03vous êtes d'extrême droite,
00:37:05c'est clair,
00:37:06donc l'extrême droite,
00:37:07pas question, hein,
00:37:08on va pas se retrouver
00:37:09sous la botte,
00:37:10comme en 40,
00:37:11les temps les plus sombres
00:37:12de notre histoire.
00:37:14Écoutez,
00:37:15je ne sais pas
00:37:15si ce sont
00:37:17les fous
00:37:18qui ont pris le pouvoir
00:37:19dans l'asile,
00:37:21je ne sais pas
00:37:22si on sait encore
00:37:23ce que ça veut dire
00:37:24que la liberté,
00:37:25mais je crois que là,
00:37:26il y a urgence
00:37:27à la demeure,
00:37:28quand même.
00:37:29Le pluralisme,
00:37:30ça existe,
00:37:31est-ce qu'il faudra
00:37:32dorénavant
00:37:32que ce soit uniquement
00:37:33le privé
00:37:34qui ait le monopole,
00:37:36je dirais,
00:37:37presque,
00:37:37de la liberté d'expression ?
00:37:38Les radios
00:37:39sans subvention,
00:37:41les...
00:37:41c'est ceux-là
00:37:42alors qu'ils vont décider,
00:37:43alors que je rappelle
00:37:44que tous les Français,
00:37:46quels qu'ils soient,
00:37:47que les foyers français,
00:37:48payent France Inter,
00:37:50payent le service public,
00:37:51où il y a des gens
00:37:52de talent, d'ailleurs.
00:37:53Mais alors,
00:37:54le silence radio,
00:37:55formidable.
00:37:56Ce n'est plus
00:37:57les bruits de bottes,
00:37:58c'est le bruit
00:37:59des pantoufles
00:37:59et le ronflement
00:38:01de ceux qui dorment.
00:38:02Eh bien,
00:38:03c'est très,
00:38:03très,
00:38:04très, très grave.
00:38:05Faut-il aller
00:38:06jusqu'au boycott
00:38:07de France Inter
00:38:08et du service public ?
00:38:09On peut,
00:38:10en tout cas,
00:38:11se poser la question
00:38:12quand on voit
00:38:13une direction
00:38:13qui se couche,
00:38:15quand on voit
00:38:16des syndicats
00:38:17qui vont dire
00:38:17d'orée d'avance
00:38:18et nous
00:38:18qui vont autoriser
00:38:19tout recrutement là,
00:38:21à France Inter
00:38:22ou ailleurs.
00:38:23Très grave.
00:38:24Liberté,
00:38:25liberté chérie,
00:38:26que de crimes
00:38:27on commet
00:38:28en ton nom.
00:38:31La parole
00:38:31d'André Bercoff
00:38:32est d'or
00:38:33et je dois dire
00:38:34qu'il avait
00:38:34la partie facile
00:38:35sur France Inter
00:38:36parce que la situation
00:38:37est tellement,
00:38:37j'allais dire,
00:38:38gigantesque
00:38:39qu'on comprend
00:38:40l'émoi
00:38:40et la colère
00:38:41d'André Bercoff.
00:38:42Nous suivrons ça
00:38:43de très près
00:38:43parce que nous sommes
00:38:44extrêmement soucieux
00:38:45sur Sud Radio.
00:38:46Nous nous sentons
00:38:47concernés,
00:38:48nous sommes impliqués,
00:38:49nous sommes solidaires.
00:38:50Bien entendu,
00:38:51la liberté d'expression,
00:38:52nous l'appelons ici,
00:38:52le parlons vrai
00:38:53et le parler vrai
00:38:54est vraiment
00:38:55l'ADN
00:38:55de cette maison
00:38:56et si vous sentiez
00:38:58un jour,
00:38:58chère personne
00:39:00qui nous écoutait,
00:39:02françaises,
00:39:02français de partout,
00:39:03si vous sentiez
00:39:04que nous altérions
00:39:05ce parler vrai
00:39:06et que nous serions
00:39:07à un moment donné
00:39:07sous emprise
00:39:08ou que vous sentiriez
00:39:09une prudence
00:39:10ou de la mesure
00:39:11ou de la retenue,
00:39:12n'hésitez pas
00:39:13à nous le dire
00:39:14au 0826 300 300
00:39:16appelez-nous.
00:39:17Nous ne sommes
00:39:18que votre porte-voix,
00:39:19c'est vous
00:39:19qui exprimez
00:39:20l'humeur,
00:39:21l'opinion des Français,
00:39:23ce qui se passe,
00:39:23la richesse de ce pays,
00:39:25les passagers
00:39:25et le débat politique
00:39:27et nous nous sommes
00:39:28ici pour vous écouter,
00:39:29pour donner notre avis
00:39:30bien entendu,
00:39:31donner des informations.
00:39:32Le parlons vrai
00:39:33reste ici
00:39:34à Sud Radio
00:39:36notre raison d'être
00:39:37et André Bercoff
00:39:39l'exprime
00:39:39de façon tout à fait parfaite.
00:39:41Nous sommes en ligne
00:39:42avec Jean-Paul
00:39:44qui nous appelle
00:39:44de Toulouse.
00:39:45Bonjour Jean-Paul.
00:39:48Bonjour Péricault.
00:39:51Et Anissa
00:39:52qui est à côté de moi.
00:39:53Jean-Paul,
00:39:53vous vous êtes interpellé
00:39:54par la France
00:39:55qui veut faire peur.
00:39:57Le gouvernement français
00:39:58veut faire peur
00:39:58avec la guerre.
00:40:00Oui,
00:40:00ça c'est la vieille recette.
00:40:02Il est bien connu
00:40:03que les Russes,
00:40:04ils sont à plus
00:40:05de 2000 kilomètres
00:40:05de chez nous
00:40:06donc vont venir
00:40:07nous attaquer,
00:40:09attaquer le Capitole
00:40:10à Toulouse,
00:40:11défiler sur les Champs-Elysées,
00:40:13etc.
00:40:13Donc,
00:40:13il faut arrêter
00:40:14les âneries quand même.
00:40:18Ils ont déjà du mal
00:40:20à maintenir
00:40:21ce qu'ils ont conquis
00:40:21en Ukraine
00:40:22donc effectivement,
00:40:23ce n'est pas
00:40:23qu'on s'en réjouisse.
00:40:24Mais voilà,
00:40:25avant de voir défiler
00:40:26les chars russes
00:40:27sur les Champs-Elysées,
00:40:28il y a peut-être
00:40:28un petit délai
00:40:30qui sera plus long
00:40:31que prévu.
00:40:32Oui,
00:40:33il y a un petit délai
00:40:33et puis il y a aussi
00:40:34des notions de logistique,
00:40:36on ne va pas détailler.
00:40:38Mais par contre,
00:40:39ce que je voulais dire,
00:40:40c'est qu'à l'heure actuelle,
00:40:42on a flambé
00:40:43des prix du gazole.
00:40:46Quel est le gros fournisseur
00:40:49de gazole ?
00:40:49C'était la Russie.
00:40:50Donc la Russie,
00:40:52malgré les soi-disant
00:40:53embargo et tout,
00:40:54donc avait toujours
00:40:55à exporter
00:40:56et on approvisionnait
00:40:58donc du gazole
00:40:59de Russie,
00:40:59que ce soit la France,
00:41:00l'Italie,
00:41:01l'Espagne.
00:41:02Et que fait la France ?
00:41:04La France fournit
00:41:05des missiles
00:41:06à l'Ukraine,
00:41:07à tour de bras.
00:41:09Donc on a des entreprises
00:41:10comme Safran
00:41:11en France
00:41:12qui fabriquent
00:41:12des moteurs de missiles.
00:41:13Ils ont fabriqué
00:41:14à tour de bras
00:41:15comme des fous.
00:41:17Et donc tout
00:41:18part à l'export.
00:41:19Tout part à l'export.
00:41:20Et ces missiles
00:41:20servent à quoi ?
00:41:21Ces missiles servent
00:41:22à bombarder,
00:41:23donc à détruire
00:41:24les raffineries russes.
00:41:25C'est-à-dire
00:41:26qu'on fournit
00:41:27le matériel
00:41:28pour détruire
00:41:28les raffineries russes
00:41:29qui nous approvisionnent
00:41:30en pétrole.
00:41:31Ce n'est pas beau ça ?
00:41:32Ce que vous soulevez,
00:41:34Jean-Paul,
00:41:35est évident.
00:41:35Il y a des contradictions
00:41:36et on achète
00:41:37malgré tout
00:41:37le pétrole russe
00:41:38en passant par l'Inde
00:41:39ou par la Chine.
00:41:40Et il y a des moyens
00:41:41de contournement
00:41:42ainsi que d'autres
00:41:43produits chimiques.
00:41:44Monsieur Poutine
00:41:45n'a jamais fait,
00:41:45n'a jamais accumulé
00:41:46autant de milliards
00:41:47de dollars
00:41:47que depuis qu'on est
00:41:48en train de le punir
00:41:49sur le plan économique.
00:41:50Jean-Paul,
00:41:50merci pour vos témoignages.
00:41:51Le temps passe vite.
00:41:52Voilà.
00:41:53Mais comme c'est un sujet
00:41:53qui reviendra évidemment
00:41:54à l'antenne,
00:41:55je compte sur vous
00:41:56de Toulouse,
00:41:57surtout qu'on sera
00:41:57demain à Toulouse
00:41:58avec Anissa.
00:41:59On vous en parlera
00:42:00avant la fin de l'émission.
00:42:01Et bien entendu,
00:42:01vous êtes le bienvenu
00:42:02sur Sode Radio.
00:42:02A tout de suite.
00:42:03Sur Sode Radio,
00:42:04vous restez avec nous.
00:42:05D'ici peu,
00:42:06qui gouverne réellement
00:42:07l'éducation nationale ?
00:42:09Les ministres se succèdent,
00:42:10les réformes s'empilent
00:42:11mais l'administration reste
00:42:13et le niveau continue
00:42:14de baisser.
00:42:15Nous chercherons
00:42:15à identifier
00:42:16ceux qui fabriquent réellement
00:42:17les programmes
00:42:18et les méthodes pédagogiques
00:42:19avec Joachim Lefloquima,
00:42:21enseignant et auteur
00:42:21de Mains basse
00:42:22sur l'éducation nationale.
00:42:24C'est tout de suite
00:42:25sur Sode Radio.
00:42:27Midi 14h,
00:42:28Sode Radio,
00:42:29la France dans tous ses états,
00:42:32le face-à-face.
00:42:33Ce n'est pas qui,
00:42:35mais qui a inventé l'école.
00:42:37C'est qui a confisqué l'école.
00:42:40Et je reçois pour en parler
00:42:42la personnalité la plus compétente
00:42:44pour disserter sur le sujet,
00:42:45pour nous expliquer.
00:42:46C'est Joachim Leflo de Imad.
00:42:49Joachim est un universitaire
00:42:51qui a fait Sciences Po
00:42:52qui s'est souvent penché
00:42:53sur les questions de l'éducation.
00:42:54Là, il a fait une enquête
00:42:55exceptionnelle,
00:42:57Mains basse
00:42:58sur l'éducation nationale.
00:43:00La question est de savoir
00:43:02tout simplement
00:43:03qui gouverne réellement
00:43:05l'éducation nationale.
00:43:06On a eu beaucoup de théories,
00:43:07on a eu beaucoup d'hypothèses.
00:43:08On se souvient de la célèbre phrase
00:43:09de Claude Allègue,
00:43:10ministre de l'éducation nationale,
00:43:11de Lionel Jospin.
00:43:13Il faut dégraisser le mammouth.
00:43:14Ça a fait scandale.
00:43:15Je vous demanderai,
00:43:16Joachim, tout à l'heure,
00:43:17est-ce que le mammouth existe toujours ?
00:43:18Est-ce qu'il a les mêmes cornes,
00:43:20les mêmes poils ?
00:43:21Et en tout cas,
00:43:21aujourd'hui,
00:43:22vous êtes la quatrième personne
00:43:24que nous recevons,
00:43:24Anissa et moi,
00:43:25pour parler de l'école
00:43:25depuis la rentrée.
00:43:26Parce que la situation est tragique,
00:43:28les études PISA,
00:43:29le rapport PISA
00:43:30est absolument accablant
00:43:31et on n'a que des témoignages
00:43:32d'enseignants ou de proviseurs
00:43:33qui vous disent
00:43:34que tout est en train
00:43:34de s'effondrer.
00:43:35Et vous,
00:43:37non seulement,
00:43:37vous ne vous contentez pas
00:43:38de donner le diagnostic,
00:43:39les raisons,
00:43:40en décryptant les raisons
00:43:41de ces fiascos
00:43:42alors que l'école
00:43:42était la gloire de la République,
00:43:44vous nous expliquez
00:43:45qui a mis
00:43:46main basse
00:43:46sur l'éducation nationale.
00:43:51Est-ce que ce mammouth tragique
00:43:53qui est à l'origine
00:43:54de l'effondrement de l'école,
00:43:55est-ce qu'il existe toujours
00:43:56en tant que tel
00:43:57ou il a eu une métamorphose ?
00:44:00Je dirais que le mammouth
00:44:01existe toujours
00:44:02mais qu'il a muté.
00:44:04Et ce que j'ai voulu faire
00:44:05à travers cet ouvrage
00:44:06qui n'est pas qu'un catalogue
00:44:07de bonnes intentions
00:44:08mais qui est une vraie enquête
00:44:09puisque pendant deux ans,
00:44:10j'ai rencontré
00:44:10tous les acteurs de l'État,
00:44:12de ce que je nomme
00:44:13l'État profond,
00:44:14tous les politiciens
00:44:15qui se sont succédés aux manettes,
00:44:17tous les ministres
00:44:17qui bien souvent
00:44:18sont arrivés
00:44:19avec des feuilles de route
00:44:19extrêmement ambitieuses
00:44:21et qui ont échoué
00:44:22à réformer l'école.
00:44:24Et j'ai voulu poser
00:44:25une question
00:44:26très simple,
00:44:27c'est de me demander
00:44:29pourquoi est-ce que
00:44:30l'éducation nationale
00:44:31est à ce point
00:44:32frappée par un mal
00:44:33qui frappe bien
00:44:33d'autres ministérieurs
00:44:34mais qui je crois
00:44:34frappe particulièrement l'école
00:44:35et ce mal,
00:44:37c'est selon moi
00:44:37l'impuissance publique.
00:44:39C'est-à-dire qu'on a
00:44:39dans l'éducation nationale
00:44:41une démission
00:44:42à peu près totale
00:44:43du personnel politique,
00:44:44gauche, centre
00:44:45et droite confondus.
00:44:47On a des ministres
00:44:47qui défilent
00:44:48à un rythme extrêmement rapide
00:44:49et on en a huit
00:44:50sous Emmanuel Macron.
00:44:52Des ministres
00:44:52qui pour l'essentiel
00:44:53sont sans vision,
00:44:55sans méthode,
00:44:56sans courage,
00:44:57sans cap clair
00:44:58pour l'école.
00:44:59Il laisse celle-ci
00:45:00naviguer à vue
00:45:01au gré
00:45:02de la gestion
00:45:03des affaires courantes
00:45:04à tel point
00:45:05qu'on a mis
00:45:05un bureaucrate
00:45:06à la tête du ministère.
00:45:08Il laisse l'école
00:45:09naviguer à vue
00:45:09également au gré
00:45:10de débats
00:45:10toujours plus périphériques.
00:45:11Regardez Péricault
00:45:12de quoi on a parlé
00:45:13pendant l'année écoulée.
00:45:14On a parlé
00:45:14de l'éducation
00:45:15et de la sexualité,
00:45:16on a parlé
00:45:16du calendrier
00:45:17et de l'organisation
00:45:17des épreuves du bac
00:45:18en période de forte chaleur.
00:45:20On a parlé
00:45:20du e-sport à l'école,
00:45:22on a parlé
00:45:23de la question
00:45:23des quotas
00:45:24dans le privé,
00:45:25de tout un tas
00:45:26de problèmes
00:45:27qui peuvent avoir
00:45:27leur importance
00:45:28mais qui ne constituent pas
00:45:29selon moi
00:45:29une finalité éducative,
00:45:31un cap ambitieux
00:45:32à prendre en parler.
00:45:33Et ce que j'ai voulu montrer
00:45:34c'est que sur fond
00:45:35de cette démission
00:45:36du politique,
00:45:37on a un État
00:45:38dans l'État
00:45:39dont j'ai voulu décrire
00:45:40les acteurs,
00:45:40la sociologie,
00:45:41l'idéologie
00:45:42qui bien souvent
00:45:43se substitue
00:45:44au ministre
00:45:45et entend reléguer
00:45:46celui-ci
00:45:46à une posture
00:45:47de communicants,
00:45:50de pur gestionnaire
00:45:52des affaires courantes
00:45:53pour finalement
00:45:53corseter
00:45:54la souveraineté populaire
00:45:56et imposer
00:45:56des vues éducatives
00:45:57qui lui sont propres.
00:45:58Notre confrère
00:45:59et ami Alexandre Vecchio
00:46:00dit
00:46:01le floc imade
00:46:02a le courage
00:46:02de désigner les coupables
00:46:03et c'est vrai
00:46:04quand on lit
00:46:05ce document
00:46:07c'est plus qu'un document
00:46:09c'est un traité
00:46:10c'est une enquête
00:46:10c'est hallucinant
00:46:11et ça fait
00:46:12ça fait froid dans le dos
00:46:13vous donner
00:46:14les noms
00:46:15alors c'est pas
00:46:15une inquisition
00:46:16c'est que vous dénoncez
00:46:18les systèmes
00:46:18et vous dénoncez
00:46:19les fonctions
00:46:20et les titres
00:46:21de ceux qui sont
00:46:22responsables
00:46:23de ce fiasco.
00:46:24Il y a eu
00:46:24quelques bons ministres
00:46:26dans l'histoire
00:46:26on va dire
00:46:27la cinquième publique
00:46:27on ne va pas parler
00:46:28d'instruction publique
00:46:29on a eu quelques
00:46:29grands noms
00:46:30dans l'histoire
00:46:30on a eu
00:46:31quelques bons ministres
00:46:32quand même
00:46:32on a eu l'espoir
00:46:33d'avoir des bons ministres
00:46:36du temps du général
00:46:36de Gaulle
00:46:37bon
00:46:37vous racontez une anecdote
00:46:39vous allez voir
00:46:40Gabriel Attal
00:46:40quand il est ministre
00:46:41de l'éducation nationale
00:46:43il le sera
00:46:43six mois
00:46:45il entend bien
00:46:46et c'est ce qu'il vous dit
00:46:47prendre le taureau
00:46:47par les cornes
00:46:48prendre des mesures
00:46:49vous êtes accompagné
00:46:49de Jean-Pierre Chevènement
00:46:50qui lui sait très bien
00:46:51il a été ministre
00:46:51de l'éducation nationale
00:46:52aussi
00:46:52il connait bien les enjeux
00:46:54vous êtes confronté
00:46:56vous êtes en face
00:46:57d'un Gabriel Attal
00:46:58totalement déterminé
00:46:59qui vous dit
00:46:59qu'il va y arriver
00:47:00on le sent passionné
00:47:01d'ailleurs quand il était
00:47:02en exercice
00:47:02quand on regardait
00:47:03en disant
00:47:03enfin
00:47:04quelqu'un qui va peut-être
00:47:05faire bouger les lignes
00:47:06total
00:47:07ça se finit par le fait
00:47:08qu'il est nommé premier ministre
00:47:09il va l'hôtel Matignon
00:47:10il abandonne toutes les réformes
00:47:12il est remplacé par
00:47:12Mme Oudé à Castérin
00:47:13c'est une catastrophe
00:47:15ce genre d'épisode
00:47:16c'est le symptôme
00:47:17de ce qui se passe en France
00:47:18on prend un ministre
00:47:19il commence à faire une réforme
00:47:20on dégage
00:47:21quelqu'un arrive derrière
00:47:22et puis on efface tout
00:47:23lui-même succéder à M. Pamdiaye
00:47:25qui succédait à Blanquer
00:47:26qui aurait pu faire
00:47:27quelque chose de bien
00:47:27c'est absolument catastrophique
00:47:29cette espèce de valse
00:47:30hésitation des ministres
00:47:31et on envoie à la poubelle
00:47:32toute réforme
00:47:33qui a été entamée
00:47:34je pense que le cas
00:47:35de Gabriel Attal
00:47:36mais on pourrait prendre
00:47:37bien d'autres exemples
00:47:38et je reviens sur tout un tas
00:47:39de précédents dans mon ouvrage
00:47:40sur 60 ans d'histoire
00:47:42des politiques éducatives
00:47:43montre bien que
00:47:44dans l'éducation nationale
00:47:45on souffre de ce que j'appelle
00:47:47le biais performatif
00:47:48c'est-à-dire qu'on a des ministres
00:47:49qui arrivent aux manettes
00:47:50et qui bien souvent
00:47:52sont ambitieux
00:47:53valeureux
00:47:54sincères dans leur discours
00:47:55je ne remets pas du tout ça
00:47:56en question
00:47:57mais ce sont des gens
00:47:58qui croient en quelque sorte
00:47:59que dire c'est faire
00:48:00or dire ce n'est pas faire
00:48:02puisque dans l'éducation nationale
00:48:04on a un état dans l'état
00:48:05qui a bien souvent
00:48:06détricote les réformes
00:48:09voire les vides
00:48:10de toute leur substance
00:48:11on l'a vu par exemple
00:48:11avec le choc des savoirs
00:48:12de Gabriel Attal
00:48:13dont il ne reste en réalité
00:48:14quasiment rien aujourd'hui
00:48:16puisque tout ce qu'il a proposé
00:48:18a été détricoté
00:48:20voire tout simplement annulé
00:48:21soit par ses successeurs politiques
00:48:23soit par l'administration elle-même
00:48:25je vais prendre un seul exemple
00:48:26mais je pourrais en prendre plein
00:48:27c'est la question
00:48:28des groupes de niveau
00:48:29alors moi je ne sais pas
00:48:29s'il faut faire des groupes de niveau
00:48:31c'est un débat
00:48:31qu'on peut avoir démocratiquement
00:48:33mais ce que je constate
00:48:34c'est qu'on a le politique
00:48:35qui est quand même censé avoir
00:48:36la légitimité populaire
00:48:37c'est à l'issue du verdict des urnes
00:48:39qui propose une réforme
00:48:40et que cette réforme
00:48:41en l'occurrence
00:48:41n'a pas été mise en oeuvre
00:48:42dans près d'un établissement
00:48:44sur deux
00:48:45et il me semble
00:48:46que c'est un problème majeur
00:48:47et qu'il faut rompre
00:48:49avec cette impuissance politique
00:48:51qui il me semble
00:48:51est consentie et fabriquée
00:48:52c'est un peu comme si
00:48:53dans l'éducation nationale
00:48:54en fait on avait un médecin
00:48:56qui faisait des prescriptions
00:48:57mais sans se soucier
00:48:58ensuite de savoir
00:48:59si l'ordonnance est lisible
00:49:01par le patient
00:49:01et si le patient
00:49:02suit bel et bien
00:49:03le traitement qui est prescrit
00:49:05Joachim Nuflo-Quimade
00:49:06main basse sur l'éducation nationale
00:49:09le titre dit bien ce qu'il dit
00:49:10quelle est votre première cible ?
00:49:14qui dénoncez-vous en premier ?
00:49:16alors il y a plusieurs responsabilités partagées
00:49:19est-ce qu'il y a quand même
00:49:19une hiérarchie des responsabilités
00:49:22et une hiérarchie des aberrations ?
00:49:24je dirais qu'il y a d'abord
00:49:26une faillite à peu près totale
00:49:28du politique
00:49:29encore une fois
00:49:30centre, gauche et droite
00:49:31donc là on parle du gouvernement
00:49:32quelle que soit la couleur politique
00:49:33les ministres qui sont désignés
00:49:35pour diriger l'éducation nationale
00:49:37ne sont soit pas à la hauteur
00:49:38soit à la hauteur
00:49:39et qui n'ont pas le courage
00:49:40soit ils n'ont pas de vision
00:49:41soit ils proposent des demi-mesures
00:49:43soit ils font pour l'essentiel
00:49:45de la communication
00:49:46mais il y a un président de la république
00:49:48il y a un premier ministre
00:49:48qui devrait donner des directives
00:49:49dans les campagnes électorales
00:49:51on a entendu souvent
00:49:51je ferai de l'école ceci
00:49:53je ferai de l'école cela
00:49:54rien n'a jamais goûté
00:49:55la merde de toutes les batailles
00:49:56c'est pour ça que je pense
00:49:57que la première cause
00:49:59est politique
00:50:00et il faut arrêter
00:50:02avec ces politiciens
00:50:02qui se cachent
00:50:03derrière leur administration
00:50:04lorsqu'on est politique
00:50:05on est chef de son administration
00:50:06la première cause
00:50:07est-ce que c'est viable
00:50:10imaginez qu'on désigne
00:50:11un ministre de l'éducation nationale
00:50:12le président de la république
00:50:13le premier ministre
00:50:13désigne quelqu'un
00:50:14qui est féru
00:50:16qui a des convictions
00:50:17qui a de la détermination
00:50:18qui va se donner des moyens
00:50:20est-ce que cette personne
00:50:21femme ou homme
00:50:22s'ils arrivent au poste
00:50:22de l'éducation nationale
00:50:23on peut aujourd'hui
00:50:25dégraisser
00:50:25secouer
00:50:27désarticuler le mammouth
00:50:27ou c'est aujourd'hui
00:50:28structurellement impossible
00:50:29ah non
00:50:30je pense pas que ce soit
00:50:30structurellement impossible
00:50:31sinon j'aurais pas écrit
00:50:33cet ouvrage
00:50:33et je vous dirais
00:50:34qu'on peut mettre
00:50:35la clé sous la porte
00:50:36et pour le pays mourir
00:50:37je pense qu'il est très tard
00:50:39mais qu'il n'est pas trop tard
00:50:40et que si on s'y prend bien
00:50:41si on a une méthode
00:50:43si on a du courage
00:50:43si on a une capacité
00:50:44à assumer de faire des vagues
00:50:45pour une fois
00:50:46parce que oui ça fera des vagues
00:50:47si on a en oeuvre
00:50:48les politiques
00:50:48donc passer en force
00:50:49provoquer des grèves
00:50:50des mouvements
00:50:50pas passer en force
00:50:52puisqu'il faut avoir
00:50:53le peuple derrière soi
00:50:54et le juge de paix
00:50:55dans ce pays
00:50:55c'est l'élection présidentielle
00:50:56ce qu'il faut faire
00:50:57c'est mettre la question
00:50:58de l'éducation
00:50:59au coeur d'un programme
00:51:00présidentiel
00:51:00ambitieux pour la France
00:51:01montrer que ce n'est pas
00:51:02une crise parmi d'autres
00:51:03mais la crise
00:51:04la plus grave de toutes
00:51:05puisqu'elle compromet
00:51:06l'avenir économique
00:51:07de la nation
00:51:08qu'elle défait la France
00:51:10à la fois
00:51:10comme république
00:51:12et à la fois
00:51:13comme nation
00:51:14et que par ailleurs
00:51:15elle précipite
00:51:16l'explosion
00:51:17des violences
00:51:18parce qu'il y a
00:51:18tout un tas d'études
00:51:19qui le montrent
00:51:20je pense à cette étude
00:51:21américaine
00:51:22selon laquelle
00:51:23un élève
00:51:24qui a un niveau en lecture
00:51:25inférieur à son niveau scolaire
00:51:26a trois fois plus de chances
00:51:27de se retrouver
00:51:28dans des bagarres
00:51:29conduisant
00:51:30des blessures physiques
00:51:30donc il faut que le politique
00:51:32fixe un programme
00:51:33ambitieux
00:51:34pour l'école
00:51:34et ensuite
00:51:35il faut qu'il se donne
00:51:36les moyens
00:51:37de reprendre concrètement
00:51:37la main
00:51:38sur un état dans l'état
00:51:39qui est devenu
00:51:40dans l'éducation nationale
00:51:40plus autonome
00:51:41et plus puissant que jamais
00:51:42et moi ce que j'ai voulu faire
00:51:43à travers cet ouvrage
00:51:44c'est expliquer
00:51:45qui sont les acteurs
00:51:46de cet état dans l'état
00:51:47alors je donne tout un tas
00:51:48d'exemples
00:51:48il y a d'abord
00:51:49les bureaucrates
00:51:50des directeurs
00:51:51d'administration
00:51:52de services
00:51:53c'est ce que Laurent Lafort
00:51:54vous savez le mathématicien
00:51:55à médaillé Fields
00:51:56en 2005
00:51:56avait appelé
00:51:57la nomenclatura
00:51:58de l'éducation nationale
00:51:59et il avait dit
00:52:00que miser sur
00:52:01les experts
00:52:02de l'éducation nationale
00:52:03pour redresser l'école
00:52:04c'était comme faire appel
00:52:05au Khmer Rouge
00:52:06pour espérer défendre
00:52:07les droits de l'homme
00:52:08je pense que son diagnostic
00:52:09était bon
00:52:10et ce que j'ai voulu montrer
00:52:11c'est que même si
00:52:12plus de 20 ans
00:52:13se sont écoulés
00:52:14on a toujours
00:52:15une petite caste
00:52:16qui se croit
00:52:16intouchable
00:52:17inémovable
00:52:18et qui n'a que faire
00:52:18du verre du désir
00:52:18ils ont été nommés
00:52:19par qui
00:52:20et pourquoi
00:52:21pourquoi ces gens-là
00:52:22à ce poste-là
00:52:23ils avaient une compétence
00:52:24particulière
00:52:24il y a un réseau
00:52:26j'allais dire
00:52:26il y a des rapports de force
00:52:27il y a beaucoup de cooptation
00:52:30et ce sont des gens
00:52:31qui répondent
00:52:31à des lames
00:52:32de fond idéologiques
00:52:33ils ont une formation
00:52:34je suppose quand même
00:52:35ils ont des titres
00:52:36ce sont des gens
00:52:37qui sont diplômés
00:52:39compétents
00:52:39qui parfois sont sincères
00:52:41dans leur combat
00:52:41mais qui correspondent
00:52:44à des lames de fond idéologiques
00:52:45qui me semblent
00:52:46ont conduit notre école
00:52:47dans le mur
00:52:47et sont aujourd'hui
00:52:49massivement rejetés
00:52:50par les français
00:52:50et donc ce que j'ai voulu faire
00:52:52au-delà des descriptions
00:52:52des acteurs
00:52:53que ce soit les bureaucrates
00:52:54les syndicats
00:52:55les pédagogistes
00:52:56les associations
00:52:57les juges
00:52:58qui corsètent le politique
00:52:59j'ai voulu décrire
00:53:00les grandes lames de fond idéologiques
00:53:02dont l'éducation nationale
00:53:03encore aujourd'hui
00:53:04est prisonnière
00:53:05je pense qu'il y en a plusieurs
00:53:06il y a par exemple
00:53:07tout ce fantasme
00:53:08de l'éducation
00:53:09sans contrainte
00:53:10qui ne vient pas de mai 68
00:53:11mais qui vient d'encore plus loin
00:53:12j'ai analysé tout ça
00:53:13à travers le cours
00:53:14de l'éducation nouvelle
00:53:14Jean Piaget
00:53:15qui disait
00:53:16Jean Piaget
00:53:16qui disait
00:53:17qu'il fallait traiter
00:53:17les élèves
00:53:18en législateurs
00:53:18et souverains
00:53:19le pédagogisme
00:53:21exactement
00:53:21les pédagogies
00:53:23anti-transmissives
00:53:23l'idée en quelque sorte
00:53:25que l'enseignant
00:53:26doit cesser d'enseigner
00:53:27pour que l'élève
00:53:28commence à apprendre
00:53:28Joachim Lefloquimade
00:53:29enseignant et auteur
00:53:30de main basse
00:53:31sur l'éducation nationale
00:53:32aux éditions du CERF
00:53:33reste avec nous
00:53:34il sera rejoint
00:53:35au téléphone
00:53:36par téléphone
00:53:38par Philippe Wattrelau
00:53:39ancien enseignant
00:53:40et militant pédagogiste
00:53:42il viendra répondre
00:53:43à Joachim Lefloquimade
00:53:44et défendre une autre lecture
00:53:45de l'éducation nationale
00:53:46si vous avez envie
00:53:47de réagir
00:53:48si vous voulez commenter
00:53:49vos propres expériences
00:53:52ou celles de vos enfants
00:53:53appelez-nous au 0826 300 300
00:53:55d'autant que c'était
00:53:56Emmanuel Galasso
00:53:56qui est à l'heure
00:53:57Sud Radio
00:53:57la France dans tous ses états
00:53:59Péricault-Légas
00:54:01L'école est finie
00:54:19alors cette chanson de Céla
00:54:20que vous avez reconnue
00:54:21elle a bercé notre jeunesse
00:54:22elle fait allusion
00:54:23au dernier jour de l'école
00:54:24au mois de juin
00:54:24mais là l'école est finie
00:54:25c'est au sens propre
00:54:26que nous en parlons
00:54:27avec Joachim Lefloquimade
00:54:29main basse sur l'éducation nationale
00:54:31c'est le titre de son ouvrage
00:54:32et effectivement
00:54:33on est en train de constater
00:54:34que cette école française
00:54:35telle qu'on l'a rêvé
00:54:37telle qu'elle l'a porté
00:54:38la République
00:54:38et telle qu'elle nous a grandi
00:54:40est en train d'aller dans le mur
00:54:42à la vitesse
00:54:42grand V
00:54:43Joachim Lefloquimade
00:54:45on va avoir M. Batreleau
00:54:46tout à l'heure
00:54:46et Addissa nous fera un point
00:54:48dans les différents aspects
00:54:50que vous dénoncez
00:54:51multiplication des réformes
00:54:52bureaucratisation
00:54:53et complexification
00:54:55de l'institution
00:54:56il y a aussi
00:54:57pouvoir accru
00:54:57des structures administratives
00:54:59et des acteurs intermédiaires
00:55:00qui sont ces acteurs intermédiaires
00:55:02ces structures administratives
00:55:05ce que j'ai voulu montrer
00:55:06dans l'ouvrage
00:55:06c'est que le ministère
00:55:07de l'éducation nationale
00:55:08est l'un des plus mal gérés
00:55:09financièrement
00:55:10avec l'agriculture
00:55:12et qu'on a tendance
00:55:13à dilapider
00:55:14les ressources disponibles
00:55:16c'est-à-dire
00:55:16le budget du ministère
00:55:18et à allouer davantage
00:55:20celui-ci
00:55:21vers la bureaucratie
00:55:22énorme budget
00:55:22on est d'accord
00:55:23dans la République
00:55:24énorme budget
00:55:25même s'il faut prendre en compte
00:55:26les 25 à 30%
00:55:27qui vont au financement
00:55:28des retraites
00:55:28bien sûr
00:55:29mais il faut bien voir
00:55:30que dans l'éducation nationale
00:55:31on a 20% de la dépense
00:55:32des établissements
00:55:33qui va vers la bureaucratie
00:55:34c'est deux fois plus
00:55:35que chez nos voisins
00:55:37espagnols
00:55:38par exemple
00:55:38et qu'on a 357 000
00:55:41personnels administratifs
00:55:42et techniques
00:55:42alors évidemment
00:55:43dans ces 350 000 personnels
00:55:45il n'y a pas que des purs bureaucrates
00:55:46il y en a tout un tas
00:55:47qui sont sur le terrain
00:55:48et qui assurent
00:55:49des missions
00:55:50tout à fait louables
00:55:51mais ce que je constate
00:55:52c'est que dans l'éducation nationale
00:55:53on a un gel du recrutement
00:55:55des personnels enseignants
00:55:56et à l'inverse
00:55:57une inflation
00:55:58des recrutements
00:56:00de personnels
00:56:00disons
00:56:02bureaucratiques
00:56:02et moi ce que je propose
00:56:03c'est de flécher davantage
00:56:04la dépense publique
00:56:05vers le terrain
00:56:06et je crois que c'est
00:56:07d'autant plus urgent
00:56:07que les professeurs
00:56:09aujourd'hui se sentent
00:56:09extrêmement dévalorisés
00:56:11précarisés
00:56:11ils ont le sentiment
00:56:12et ce n'est pas qu'un sentiment
00:56:13d'ailleurs
00:56:13qu'on ne leur donne pas
00:56:13les moyens de leur mission
00:56:14si bien qu'on a 4% seulement
00:56:16des enseignants
00:56:17selon l'enquête Thalys
00:56:18qui se sentent valorisés
00:56:18par la société
00:56:19et que lorsqu'on les interroge
00:56:21ces enseignants
00:56:21on en a 0,3%
00:56:23selon les données
00:56:23du syndicat UNSA
00:56:24qui se disent optimistes
00:56:26pour l'avenir
00:56:26du système éducatif français
00:56:28donc moi je crois
00:56:29qu'il y a urgence
00:56:29à redonner aux professeurs
00:56:31les moyens matériels
00:56:32intellectuels et moraux
00:56:33de leur mission
00:56:33et de dire aux français
00:56:34qu'on ne redressera pas
00:56:35l'école avec un corps enseignant
00:56:36à ce point
00:56:37à mal en point
00:56:37et bien justement
00:56:38ça tant bien
00:56:39nous avons en ligne
00:56:40Philippe Vatreleau
00:56:42qui est auteur
00:56:43un ancien enseignant
00:56:45Philippe Vatreleau
00:56:46bonjour
00:56:47bonjour
00:56:48est-ce que vous partagez
00:56:50le pessimisme
00:56:50de Joachim Leflodimad
00:56:52et l'inquiétude
00:56:53qui règne sur ce plateau
00:56:55quant à l'avenir
00:56:56de l'école de la république
00:56:58alors je partage
00:57:00certains des constats
00:57:02qui sont faits
00:57:03j'entendais à l'instant
00:57:04ce qu'il disait
00:57:06sur le fait
00:57:07qu'il y avait
00:57:09effectivement
00:57:10des enseignants
00:57:11qui vont mal
00:57:11et ça c'est une certitude
00:57:13par ailleurs
00:57:16sur la discontinuité
00:57:19pardon
00:57:20plutôt des réformes
00:57:22et des ministres
00:57:23je partage
00:57:24là aussi
00:57:25ce constat
00:57:26qui a été d'ailleurs fait
00:57:27également par plusieurs
00:57:28rapports récents
00:57:29le haut commissariat
00:57:30au plan
00:57:31le conseil d'analyse économique
00:57:32bref
00:57:33oui oui
00:57:33il y a des constats voisins
00:57:35en revanche
00:57:35bien sûr
00:57:36vous vous en doutez
00:57:37je n'ai pas tout à fait
00:57:39la même vision
00:57:40des remèdes
00:57:42et des solutions
00:57:42et puis
00:57:43j'ai quelques points
00:57:44de désaccord important
00:57:46notamment
00:57:47sur
00:57:48cette idée
00:57:49qu'il y aurait
00:57:50un état
00:57:51dans l'état
00:57:53j'ai entendu
00:57:54cette expression
00:57:55alors j'ai entendu
00:57:56aussi une comparaison
00:57:56absolument indigne
00:57:58sur les Khmer rouges
00:57:59mais ça
00:57:59je passe très vite
00:58:01donc un état
00:58:02dans l'état
00:58:03non
00:58:03moi je pense
00:58:04qu'il y a surtout
00:58:07un problème
00:58:08c'est que
00:58:09on a des ministres
00:58:11et d'ailleurs
00:58:11Joachim
00:58:12le Flaquimat
00:58:13l'a dit tout à l'heure
00:58:14on a souvent
00:58:15des ministres
00:58:16qui instrumentalisent
00:58:17l'école
00:58:17et Gabriel Attal
00:58:18à ce sujet
00:58:19a été particulièrement
00:58:21dans cette direction là
00:58:22avec un discours
00:58:24performatif
00:58:25mais comme on l'a dit
00:58:26il ne suffit pas
00:58:26de dire pour faire
00:58:28et ce qu'on appelle
00:58:29l'état dans l'état
00:58:30moi j'appelle ça
00:58:31tout simplement
00:58:32le réel
00:58:32voilà
00:58:33le réel
00:58:34c'est à dire que
00:58:36on peut décider
00:58:37quelque chose en haut
00:58:38si
00:58:39ce n'est pas faisable
00:58:40ou s'il faut du temps
00:58:41pour le mettre en place
00:58:42et bien voilà
00:58:43on se cogne au réel
00:58:45Philippe Atreleau
00:58:46les rapports PISA
00:58:47signalent quand même
00:58:48qu'il y a
00:58:49plus qu'un dysfonctionnement
00:58:50pour ne pas parler
00:58:51d'un effondrement
00:58:52vous en faites porter
00:58:54la faute à qui
00:58:54alors si ce n'est pas
00:58:55l'état dans l'état
00:58:57alors sur les rapports PISA
00:58:58on peut dire rapidement
00:59:00que la situation
00:59:02du niveau
00:59:03est assez globale
00:59:04à part quelques exceptions
00:59:05au niveau des pays
00:59:06et que la France
00:59:08n'est pas particulièrement
00:59:09concernée là-dessus
00:59:11en revanche
00:59:12qu'il y ait des pistes
00:59:14bah oui
00:59:15il suffit de le lire
00:59:17dans le détail
00:59:18parce qu'il y a beaucoup
00:59:19de gens qui l'ont lu
00:59:20mieux que je ne pourrais lire
00:59:21des gens haut placés
00:59:22dans l'éducation nationale
00:59:23qui ont eu des responsabilités
00:59:25ils sont tous consternés
00:59:26je veux dire
00:59:27moi ce que je vous demande
00:59:28c'est dû à quoi
00:59:29cet effondrement
00:59:30le discours
00:59:31le discours décliniste
00:59:33sur l'école
00:59:34il sert beaucoup de monde
00:59:36et ça
00:59:37on pourrait faire
00:59:38toute une émission de radio
00:59:39là-dessus
00:59:40moi je ne rencontre
00:59:41que des analfabètes
00:59:42de 15, 16, 17 ans
00:59:43qui ne savent pas
00:59:44écrire le français
00:59:44qui ne savent à peine parler
00:59:45qui ne savent pas lire un livre
00:59:46moi j'ai fréquenté des élèves
00:59:49ils ne sont pas tous comme ça
00:59:50j'en connais d'autres
00:59:51qui sont exemplaires
00:59:51mais j'en connais beaucoup
00:59:52beaucoup beaucoup
00:59:53des plus en plus
00:59:54qui ne peuvent pas lire
00:59:55la deuxième page
00:59:56ils décrochent
00:59:57bien sûr
00:59:58c'était mieux avant
00:59:59mais
01:00:00merci de reconnaître
01:00:01et puis il n'y a pas que ça
01:00:02qui était mieux avant
01:00:03non non
01:00:03c'était un peu ironique
01:00:06hein
01:00:06monsieur le gars
01:00:08donc
01:00:10Joachim Lefloquimade
01:00:11il y a une divergence
01:00:12avec
01:00:13avec Philippe Vatreleau
01:00:14là-dessus
01:00:15il y dit
01:00:16il n'y a pas
01:00:16c'est pas vrai l'état
01:00:17dans l'état
01:00:17c'est le réel
01:00:19je vais répondre
01:00:21sur PISA
01:00:21d'abord
01:00:22et de dire
01:00:23à monsieur Vatreleau
01:00:24que la France
01:00:25selon la dernière étude
01:00:26PISA
01:00:27décroche à un rythme
01:00:28encore plus rapide
01:00:29que la moyenne
01:00:30de l'OCDE
01:00:31et que par ailleurs
01:00:32PISA
01:00:32ce n'est que
01:00:33la face émergée
01:00:34de l'iceberg
01:00:35et qu'absolument
01:00:36tout
01:00:36ce qu'il nomme
01:00:37le réel
01:00:38concourt vers l'idée
01:00:39non pas d'une chute
01:00:41mais d'un effondrement
01:00:41du niveau
01:00:42là on parle de PISA
01:00:43mais on pourrait parler
01:00:44de TIMSS
01:00:44qui montre que
01:00:45les élèves français
01:00:46sont les derniers
01:00:47de l'Europe
01:00:48en maths
01:00:49en primaire
01:00:49et qu'au collège
01:00:50on est derrière
01:00:51l'Albanie
01:00:51et l'Azerbaïdjan
01:00:52ça pour moi
01:00:53c'est un décrochage
01:00:54je pourrais vous citer
01:00:55également les données
01:00:55internes du ministère
01:00:56issues des évaluations
01:00:58faites par le ministère
01:00:58de l'éducation nationale
01:00:59qui montrent
01:01:00qu'un jeune sur deux
01:01:00est en difficulté
01:01:01en maths et en français
01:01:02au collège
01:01:03donc là on n'est pas
01:01:03dans le ressenti
01:01:04et par ailleurs
01:01:05si on convoque
01:01:05attendez
01:01:06je finis juste là-dessus
01:01:07si on convoque
01:01:09l'expérience vécue
01:01:10des professeurs
01:01:11on a 85%
01:01:12de ceux-ci
01:01:12selon Opinion Way
01:01:14qui disent
01:01:15qu'il y a une baisse
01:01:16du niveau
01:01:17au fil des années
01:01:17donc on n'est pas juste
01:01:18dans une rangaine
01:01:20politicienne
01:01:22réactionnaire
01:01:22sur la baisse du niveau
01:01:23il y a une chute
01:01:25du niveau
01:01:26qui est dramatique
01:01:26pour absolument
01:01:28tout le monde
01:01:28mais vous en convenez
01:01:29Philippe Ventreleau
01:01:30qui a quand même
01:01:30à un moment donné
01:01:31j'ai essayé juste
01:01:32d'introduire quelque chose
01:01:33qui est de moins en moins
01:01:34présent dans les débats
01:01:36médiatiques
01:01:37c'est-à-dire un peu
01:01:37de nuance
01:01:38non mais
01:01:39évidemment
01:01:40non mais je vous écoute
01:01:41Philippe Ventreleau
01:01:41je vous écoute
01:01:42il y a des élèves
01:01:43qui réussissent
01:01:44des élèves qui se battent
01:01:45des professeurs
01:01:46qui font encore
01:01:46remarquablement leur travail
01:01:48il ne s'agit pas de dire ça
01:01:49il s'agit juste
01:01:50de poser le bon diagnostic
01:01:51futile anxiogène
01:01:53futile radical
01:01:54pour demain espérer
01:01:55apporter les bons remèdes
01:01:57Philippe Ventreleau
01:01:58où vous disiez
01:01:58que l'état dans l'état
01:01:59c'est un leurre
01:02:00c'est le réel
01:02:01est-ce que vous ne semblez
01:02:02pas un petit peu
01:02:03contourner le réel
01:02:04justement de la situation
01:02:05de l'école aujourd'hui
01:02:06vous savez mieux que moi
01:02:08et je pense que vous rencontrez
01:02:09plus de cas
01:02:09d'élèves qui ne sont pas
01:02:10au niveau
01:02:11qui ont décroché
01:02:12et d'un apprentissage
01:02:13de la langue française
01:02:14et de recul
01:02:15dans les mathématiques
01:02:16je pense que vous savez
01:02:17ça mieux que moi
01:02:17tout ce qu'on demande
01:02:18c'est comment on en est arrivé là
01:02:19et est-ce qu'on peut s'en sortir
01:02:20est-ce que vous avez une idée
01:02:21là-dessus ?
01:02:23Alors je reviens moi
01:02:25sur la question
01:02:27des moyens
01:02:28d'y parvenir
01:02:29en effet
01:02:29je pense que
01:02:32la bonne démarche
01:02:35c'est bien
01:02:36au contraire
01:02:38d'impliquer
01:02:39les enseignants
01:02:40plus que
01:02:40de les considérer
01:02:42comme
01:02:42de simples exécutants
01:02:45j'entendais tout à l'heure
01:02:46des propositions
01:02:47qui allaient dans le sens
01:02:48de
01:02:48forcer un petit peu
01:02:50les choses
01:02:51de
01:02:52de bousculer la table
01:02:53etc
01:02:53moi je crois au contraire
01:02:55que le temps
01:02:56de l'éducation
01:02:56n'est pas celui
01:02:57du politique
01:02:58et que si on veut
01:02:59parvenir
01:02:59à affronter
01:03:02des problèmes
01:03:02que je ne nie pas du tout
01:03:04je ne suis absolument
01:03:04pas dans le déni
01:03:05il faut que
01:03:06les enseignants
01:03:08en soient
01:03:09partie prenante
01:03:10et ce n'est pas
01:03:11en considérant
01:03:12qu'il y aurait
01:03:13un état dans l'état
01:03:14qu'il y aurait
01:03:15des supposés
01:03:17pédagogistes
01:03:17etc
01:03:18autrement dit
01:03:19en créant
01:03:19des épouvantails
01:03:20qu'on va y arriver
01:03:21ce qui est important
01:03:22c'est d'abord
01:03:24et avant tout
01:03:24de se donner
01:03:25des objectifs
01:03:26les plus clairs
01:03:27possibles
01:03:28moi par exemple
01:03:29dans PISA
01:03:30il y a quelque chose
01:03:31qui m'inquiète beaucoup
01:03:32c'est que
01:03:33la France est un des pays
01:03:35où
01:03:36la position sociale
01:03:38l'origine sociale
01:03:39joue le plus
01:03:40dans la réussite
01:03:42au diplôme
01:03:42et ça
01:03:43c'est vraiment inquiétant
01:03:44Philippe Atreleau
01:03:45on continue à en parler
01:03:46avec vous
01:03:46vous restez avec nous
01:03:47on fait une petite pause
01:03:47vous restez avec nous
01:03:48et on vous retrouve
01:03:49tout à l'heure
01:03:49vous nous appelez
01:03:51au 0826 300 300
01:03:52c'est Emmanuel Galasso
01:03:53en plus qui était au téléphone
01:03:54à l'Issa
01:03:55et on continue à parler
01:03:55de l'éducation nationale
01:03:56bien sûr
01:03:57qui gouverne vraiment
01:03:58l'éducation nationale
01:03:59les ministres que l'on voit passer
01:04:00ou une administration
01:04:01et des pédagogues
01:04:02qui imposeraient leurs méthodes
01:04:03dans l'ombre
01:04:04parents, enseignants, anciens élèves
01:04:05racontez-nous
01:04:06ce que vous vivez
01:04:07sur le terrain
01:04:080826 300 300
01:04:1113h Sud Radio
01:04:12la France dans tous ses états
01:04:14Péricault Légace
01:04:15vous êtes bien sur ce radio
01:04:17il est 13h33
01:04:18nous parlons école
01:04:20alors qui a confisqué l'école
01:04:22est-ce qu'il y a une main basse
01:04:23sur l'éducation nationale
01:04:24comme l'affirme
01:04:25et j'allais dire
01:04:26le démontre quelque peu
01:04:27Joachim Leflodimad
01:04:29dans son livre
01:04:29main basse sur l'éducation nationale
01:04:31divergence avec Philippe Vatreleau
01:04:33qui lui aussi est un enseignant
01:04:34qui considère que les choses
01:04:35ne sont pas aussi tragiques
01:04:36même s'il y a des points de convergence
01:04:37avec Joachim Leflodimad
01:04:41Philippe Vatreleau
01:04:41est-ce que vous rendez grâce
01:04:44à un ou deux ministres
01:04:46de l'éducation nationale
01:04:47qui selon vous
01:04:48sont allés dans le bon sens
01:04:49de ce qu'il fallait mettre en place
01:04:51pour sauver l'école ?
01:04:54Oui
01:04:55il y a quelques ministres
01:04:56qui ont joué ce rôle
01:04:58alors comme je suis très vieux
01:05:00je dirais qu'Alain Savary
01:05:02a été dans ce sens-là
01:05:03Vincent Péillon aussi
01:05:06bon mais
01:05:06il ne s'agit pas ici
01:05:07de décerner un palmarès
01:05:09comment on fait
01:05:10un palmarès
01:05:11avec plusieurs autres
01:05:12Est-ce que le mammouth a existé ?
01:05:13Est-ce qu'il existe ?
01:05:14Pour vous c'est un leurre total
01:05:15où il y a bien
01:05:15un phénomène mammouth ?
01:05:17Alors moi
01:05:17moi je n'utilise pas
01:05:18la métaphore du mammouth
01:05:19je vous ai dit
01:05:20que l'éducation nationale
01:05:21c'est un diplodocus
01:05:22c'est la légende
01:05:24parce qu'on ne les a pas connus
01:05:26disait que
01:05:28l'information
01:05:29remontait
01:05:30pendant très très longtemps
01:05:31entre
01:05:32par exemple
01:05:32on lui donnait un coup de pied
01:05:34dans la cheville
01:05:35jusqu'au cerveau
01:05:36ça prenait plusieurs minutes
01:05:37et ça résume assez bien
01:05:40finalement
01:05:40ce que c'est
01:05:41cette grosse machine
01:05:42en effet
01:05:43de l'éducation nationale
01:05:43c'est-à-dire que
01:05:45le temps que
01:05:45les informations
01:05:47la formation
01:05:48les décisions
01:05:49descendent
01:05:50et que ça remonte ensuite
01:05:51pour qu'il y ait
01:05:52de la négociation
01:05:53et de
01:05:54finalement
01:05:55de la concertation
01:05:56et bien
01:05:57ça prend du temps
01:05:58voilà
01:05:58et je pense que
01:06:00pour terminer
01:06:01juste par un mot
01:06:03le titre de ma dernière chronique
01:06:04dans Alternative économique
01:06:05c'est qu'il faut
01:06:06réformer
01:06:07la manière de réformer
01:06:08d'accord
01:06:09merci Philippe Atreleau
01:06:10pour votre témoignage
01:06:11et puis comme c'est un sujet
01:06:12qui
01:06:13récurrent
01:06:13qui aura
01:06:14souvent l'occasion
01:06:15d'être mis
01:06:16sur le débat
01:06:18sur Sud Radio
01:06:18je pense qu'on aura l'occasion
01:06:19de vous réécouter
01:06:20à très bientôt
01:06:22on a un désaccord
01:06:24en effet
01:06:25moi je considère
01:06:25qu'il existe
01:06:26un état
01:06:27dans l'état
01:06:27autonome
01:06:28et immuable
01:06:30et indépendant
01:06:31du verdict
01:06:32des urnes
01:06:33pardonnez-moi
01:06:33mais quand on a
01:06:34un ministre
01:06:34en l'occurrence
01:06:35Edouard Jeffrey
01:06:36qui donne des consignes
01:06:37très claires
01:06:37sur la prise en compte
01:06:38de l'orthographe
01:06:39dans l'annotation du bac
01:06:40et qu'ensuite
01:06:41on a des inspecteurs
01:06:41pédagogiques régionaux
01:06:42qui disent aux correcteurs
01:06:43de ne pas prendre en compte
01:06:45ces consignes
01:06:45j'appelle ça
01:06:46un état
01:06:47dans l'état
01:06:47quand sous Jean-Michel Blanquer
01:06:49des centaines de milliers
01:06:50de copies du baccalauréat
01:06:51ont été confisquées
01:06:52prises en otage
01:06:53par des professeurs
01:06:54à l'occasion du baccalauréat
01:06:56j'appelle ça
01:06:56un état
01:06:57dans l'état
01:06:57quand on a
01:06:58des syndicalistes
01:06:59par exemple
01:07:00la FSU
01:07:01qui disent que l'orthographe
01:07:02est une arme dressée
01:07:03contre les classes populaires
01:07:04et qui disent
01:07:05que la méthode syllabique
01:07:07je cite
01:07:07c'est d'un parti pris idéologique
01:07:08pour flatter les nostalgiques
01:07:09d'un pseudo
01:07:10âge d'or
01:07:11de l'école
01:07:11j'appelle ça
01:07:12un état
01:07:13dans l'état
01:07:13qui avance
01:07:14indépendamment
01:07:15du verdict
01:07:16des urnes
01:07:16et qui conduit notre école
01:07:17droit dans le mur
01:07:18et ce que j'ai voulu
01:07:20proposer dans ce livre
01:07:21c'est un diagnostic
01:07:22mais c'est aussi une méthode
01:07:23pour reprendre la main
01:07:24sur cet état dans l'état
01:07:25ça ne veut pas dire
01:07:26une caporalisation
01:07:27ça ne veut pas dire
01:07:28une dictature
01:07:29ça ne veut pas dire
01:07:29une dérive autoritaire
01:07:30ça veut dire
01:07:31revenir au principe
01:07:32de la république
01:07:33et que le politique
01:07:33fixe le cap
01:07:34et que l'administration
01:07:35l'exécute
01:07:35et parallèlement
01:07:36on remet de l'humanité
01:07:37sur le terrain
01:07:38pour aider tous ces professeurs
01:07:40en première ligne
01:07:40qui portent l'école
01:07:41à bout de bras
01:07:42alors précisément
01:07:43Anissa
01:07:44est-ce que
01:07:45Édouard Geffray
01:07:46est un vrai ministre
01:07:47de l'éducation nationale
01:07:48Justement
01:07:49et en fait
01:07:50Joachim Leflocimède
01:07:51vous venez de faire
01:07:51une transition parfaite
01:07:53puisque vous parlez
01:07:55de ce gouvernement
01:07:55de cette éducation nationale
01:07:57de l'ombre
01:07:58Édouard Geffray
01:08:00en est un exemple parfait
01:08:01du coup
01:08:01on peut se poser la question
01:08:02de l'ombre à la lumière
01:08:03Édouard Geffray
01:08:04est-il finalement
01:08:05le vrai premier ministre
01:08:08de l'éducation nationale
01:08:09il n'est pas
01:08:10un politique traditionnel
01:08:12puisque de 2019
01:08:13à 2024
01:08:14il a dirigé
01:08:15la DGESCO
01:08:17qui est la direction générale
01:08:18de l'enseignement scolaire
01:08:20souvent présentée
01:08:21comme le poste
01:08:22de ministre bis
01:08:23et pendant ces 5 années
01:08:25il a quand même
01:08:25vu passer
01:08:26Jean-Michel Blanquer
01:08:27pas à peine d'aille
01:08:28Gabriel Attal
01:08:29Amélie Oudea Castera
01:08:30et Nicole Belloubet
01:08:31et encore Elisabeth Borne
01:08:32et lui pendant tout ce temps
01:08:33n'a pas bougé
01:08:34on se demande
01:08:35qui est vraiment
01:08:35ministre de l'éducation nationale
01:08:37on a ceux
01:08:37qu'on agite
01:08:38si vous voulez
01:08:38en couverture
01:08:39un peu comme des marionnettes
01:08:40finalement
01:08:40et qui récitent des textes
01:08:42et puis il y a effectivement
01:08:43des gens derrière
01:08:44qui travaillent
01:08:45Edouard Geoffray
01:08:46vraisemblablement
01:08:47en a fait partie
01:08:48votre livre
01:08:48Joachim Lefloquimat
01:08:49évoque vraiment
01:08:50le poids
01:08:51de cette administration
01:08:52permanente
01:08:53le parcours d'Edouard Geoffray
01:08:55peut apparaître
01:08:56par ailleurs
01:08:58aujourd'hui
01:08:59le haut fonctionnaire
01:09:00qui était chargé
01:09:02d'exécuter
01:09:02la politique des ministres
01:09:03a fini par prendre
01:09:05leur place
01:09:05du coup
01:09:06est-ce qu'on peut dire
01:09:07que l'état profond
01:09:08de l'éducation
01:09:09serait finalement
01:09:09sorti du bois
01:09:10et pris officiellement
01:09:11le ministère
01:09:12aujourd'hui
01:09:13ce ministre bis
01:09:14est devenu
01:09:15ministre tout court
01:09:16un symbole saisissant
01:09:17pour reprendre le contrôle
01:09:18d'une institution
01:09:19réputée ingouvernable
01:09:20le pouvoir politique
01:09:21a finalement choisi
01:09:22l'un de ceux
01:09:23qui faisait fonctionner
01:09:24la machine dans l'ombre
01:09:26alors concrètement
01:09:26le fait qu'il soit là
01:09:27ça veut dire
01:09:29que peut-être
01:09:30il peut faciliter
01:09:31on va dire
01:09:32le bon fonctionnement
01:09:33de l'éducation nationale
01:09:34ça veut dire a priori
01:09:35qu'il sait
01:09:35où les réformes bloquent
01:09:36ça veut dire a priori
01:09:38qu'il peut éviter
01:09:39les annonces irréalisables
01:09:40et est-ce que selon vous
01:09:42cela peut aussi expliquer
01:09:43pourquoi est-ce que
01:09:44depuis son arrivée
01:09:45aucune grande réforme
01:09:46n'a été lancée
01:09:47pour 2026 ?
01:09:48Alors déjà il faut dire
01:09:49à ceux qui nous écoutent
01:09:50qu'il y a différents
01:09:51états dans l'état
01:09:52il y a un état
01:09:53dans l'état pédagogiste
01:09:54il y a un état
01:09:55dans l'état technocratique
01:09:57un état dans l'état
01:09:58gestionnaire
01:09:59un état dans l'état
01:09:59néolibéral
01:10:00qui considère que l'école
01:10:01n'a pas à transmettre
01:10:02des savoirs
01:10:03mais qui doit éduquer
01:10:03des savoir-être
01:10:04des savoir-faire
01:10:05et transmettre
01:10:05des compétences
01:10:06ça c'est toute la vision
01:10:07qui est celle de la commission européenne
01:10:09je vous renvoie au livre vert
01:10:10sur la dimension européenne
01:10:11de l'éducation
01:10:12qui avait été publié
01:10:13en 1993
01:10:14Edouard Geoffrey
01:10:15c'est très intéressant
01:10:15je dressais son portrait
01:10:17dans mon enquête
01:10:18qui avait été publié
01:10:19une première fois
01:10:19à la rentrée 2025
01:10:21à une époque
01:10:22où il était encore
01:10:23dégesco
01:10:24donc numéro 2
01:10:25de l'éducation nationale
01:10:26vous l'avez dit
01:10:27et depuis
01:10:28il est devenu ministre
01:10:29donc ça montre bien
01:10:30que j'avais touché juste
01:10:31qu'on avait auparavant
01:10:32dans l'éducation nationale
01:10:33un état dans l'état
01:10:34qui gouvernait dans l'ombre
01:10:35et que désormais
01:10:36cet état dans l'état
01:10:37administre
01:10:38en pleine lumière
01:10:39maintenant il administre
01:10:40pour quoi faire
01:10:41malheureusement
01:10:42je le crains
01:10:42pour accompagner
01:10:43l'immobilisme
01:10:44gérer les affaires courantes
01:10:46en le revendiquant
01:10:47d'ailleurs
01:10:48n'avoir aucune
01:10:49grande réforme
01:10:50on consolide
01:10:51on consolide déjà
01:10:52ce qui est en place
01:10:52sans doute
01:10:53parce que le contexte
01:10:54politique actuel
01:10:55ne le permet pas
01:10:56et on en vient encore
01:10:56de mon sujet
01:10:57qui est que
01:10:58si on a une telle
01:10:59confiscation de l'école
01:11:00par un état dans l'état
01:11:01qui n'en fait à peu près
01:11:02qu'à sa guise
01:11:02c'est parce qu'on a
01:11:04un politique
01:11:04qui refuse de fixer
01:11:05le cap pour l'école
01:11:07et qui ne prend pas
01:11:09le temps
01:11:09si vous voulez
01:11:09d'impulser
01:11:10une politique éducative
01:11:12dans la durée
01:11:13dans l'éducation nationale
01:11:14depuis qu'Emmanuel Macron
01:11:15est aux responsabilités
01:11:16on a eu 300 modifications
01:11:18du code
01:11:19de l'éducation
01:11:20on a une valse
01:11:20des ministres
01:11:21on a une valse
01:11:22des contre-ordres
01:11:23moi ce que je demande
01:11:24dans ce livre
01:11:24c'est simple
01:11:25c'est qu'on renoue
01:11:26avec un principe
01:11:26qui est que
01:11:27l'école est par excellence
01:11:28le ministère de la raison
01:11:29et le ministère du temps long
01:11:30regardez au Royaume-Uni
01:11:31ils ont une politique éducative
01:11:32cohérente depuis 2010
01:11:33qui est conduite
01:11:34indépendamment
01:11:35des ministres
01:11:36en place
01:11:36et ça porte ses fruits
01:11:38comme le montre
01:11:39le rebond de ce pays
01:11:40à Thames
01:11:40et au classement PISA
01:11:42moi je demande
01:11:42est-ce qu'on fasse
01:11:43la même chose
01:11:44en France
01:11:44et qu'on arrête
01:11:45avec la valse
01:11:46des contre-ordres
01:11:47la valse des ministres
01:11:48on peut même se demander
01:11:48si Edouard Jeffrey
01:11:49ne fait pas partie
01:11:51des mécanismes
01:11:52de ceux qui ont aggravé
01:11:53la situation
01:11:54alors de deux choses l'une
01:11:55où voilà
01:11:56il était quand même
01:11:57à des manettes importantes
01:11:58sur l'exigence
01:11:59sur la transmission
01:12:00sur la nécessité
01:12:01du retour de l'ordre
01:12:03de l'autorité à l'école
01:12:03il dit des choses
01:12:04de bon sens
01:12:05maintenant il a été partie
01:12:06prenante de réformes
01:12:07qui ont aggravé
01:12:07la situation
01:12:08je pense à la réforme
01:12:09du lycée
01:12:09du baccalauréat
01:12:10qui était absolument
01:12:12calamiteuse
01:12:13c'est ce à quoi je faisais
01:12:14nous avons Yamina
01:12:16qui nous appelle
01:12:17d'Ivry sur scène
01:12:19Yamina est prof
01:12:20à la fac
01:12:20et elle considère
01:12:22que la baisse
01:12:23du niveau est criante
01:12:23vous le confirmez
01:12:24Yamina la baisse
01:12:25du niveau
01:12:25est absolument effarante
01:12:27oui bonjour
01:12:29merci de m'avoir
01:12:29à l'antenne
01:12:30d'abord je partage
01:12:31parfaitement
01:12:31mais totalement
01:12:32ce que dit
01:12:34votre interlocuteur
01:12:35Joachim Leflokumat
01:12:36que je félicite
01:12:37donc excellent
01:12:37livre ouvrage
01:12:38et je partage
01:12:40parfaitement
01:12:40parce que
01:12:41effectivement
01:12:42on retrouve
01:12:42exactement
01:12:43des élèves
01:12:44en première année
01:12:45universitaire
01:12:46avec énormément
01:12:47de difficultés
01:12:48niveau catastrophique
01:12:50en mathématiques
01:12:51principalement
01:12:52mais dans
01:12:53d'autres
01:12:54matières scientifiques
01:12:55et en français
01:12:57là en l'occurrence
01:12:58c'est aussi
01:12:59un témoignage
01:13:00de ce que
01:13:01l'éducation nationale
01:13:02est aujourd'hui
01:13:03parce qu'effectivement
01:13:04l'état dans l'état
01:13:04c'est une réalité
01:13:06et il faut pas juste
01:13:09faire des déclarations
01:13:10ou des déclarations
01:13:12d'intention
01:13:12pour réformer la chose
01:13:15mais il faut le faire
01:13:16il faut passer à l'action
01:13:17parce qu'il y a un réel
01:13:17problème
01:13:19je dis un exemple
01:13:20la réforme du bac
01:13:21c'est à bénir
01:13:22tout simplement
01:13:25le contrôle
01:13:26contenu
01:13:28est totalement
01:13:29biaisé
01:13:30puisqu'il y a
01:13:31une concurrence
01:13:31entre l'IC
01:13:32et des élèves
01:13:33nous arrivent
01:13:34en première année
01:13:34avec des notes
01:13:36en mathématiques
01:13:36avoisinant les 20
01:13:38et quand on les a
01:13:39face à nous
01:13:40on va dire
01:13:41si je renote
01:13:42sa copie
01:13:42je pense qu'il n'y aura
01:13:43pas plus de 2
01:13:44en mathématiques
01:13:45en l'occurrence
01:13:45vous voyez
01:13:46donc il y a
01:13:48un vrai souci
01:13:49et il y a tout
01:13:50à réformer
01:13:51et à revenir
01:13:53à l'essentiel
01:13:53la transmission
01:13:55de l'essentiel
01:13:57ça veut dire
01:13:58compter
01:13:59savoir dire
01:14:01comprendre
01:14:02former des élèves
01:14:04ayant une capacité
01:14:05de raisonnement
01:14:06d'analyse
01:14:07de frais critiques
01:14:08voilà
01:14:08ce dont on a besoin
01:14:10pour
01:14:11pour
01:14:11espérer
01:14:13remonter
01:14:13dans
01:14:14dans les classements
01:14:16internationaux
01:14:17en l'occurrence
01:14:17parce que là
01:14:18c'est une vraie catastrophe
01:14:19même à l'université
01:14:20je le confie
01:14:20et je dirais même
01:14:21qu'à l'université
01:14:22c'est exactement pareil
01:14:23qu'à l'éducation nationale
01:14:24il y a un état dans l'état
01:14:26et l'autonomie
01:14:27des universités
01:14:28a eu du bon
01:14:29mais du mauvais aussi
01:14:31il y a quand même
01:14:32une main basse
01:14:32de certains
01:14:33particulièrement
01:14:34la gauche
01:14:34et l'extrême gauche
01:14:35je dirais
01:14:36Yamina
01:14:36vous vous sentez seule
01:14:38ou beaucoup de vos collègues
01:14:39partagent cette opinion
01:14:41ce sentiment
01:14:41bien sûr
01:14:42beaucoup de collègues
01:14:43partagent cette opinion
01:14:44surtout qu'on
01:14:46avant
01:14:47vous voyez
01:14:48donc quand on avait
01:14:49une marge de manœuvre
01:14:50avec des moyens
01:14:51puisqu'il n'y a plus de moyens
01:14:52pour mettre en place
01:14:53des remises à niveau
01:14:54étant donné la quantité
01:14:55d'élèves
01:14:56qui sont en grosse difficulté
01:14:58on n'a plus de moyens
01:14:59de mettre en place
01:15:00au début d'année
01:15:01des remises à niveau
01:15:03ce qui fait
01:15:04ce qui fait qu'il y a
01:15:04des taux d'échec
01:15:06abyssaux
01:15:06en première année
01:15:08universitaire
01:15:09et c'est
01:15:10voilà
01:15:11donc c'est l'ensemble
01:15:13de ces paramètres
01:15:14qui font que
01:15:15on n'y arrive plus
01:15:16on n'y arrive plus
01:15:17et
01:15:18il est urgent
01:15:19il est vraiment urgent
01:15:20pour sauver
01:15:21l'avenir de nos enfants
01:15:22parce qu'il s'agit
01:15:23de l'avenir de nos enfants
01:15:24et de leur donner
01:15:25des perspectives
01:15:27positives
01:15:27je dirais
01:15:28de reprendre
01:15:29les choses en main
01:15:30que le politique
01:15:31reprenne les choses en main
01:15:32merci Yamina
01:15:33pour votre témoignage
01:15:34on voit bien que vous allez
01:15:35bien sûr dans le sens
01:15:36de ce que dénonce
01:15:37Joachim Leflodimad
01:15:38dans la main basse
01:15:39sur éducation nationale
01:15:40et que ce sentiment
01:15:41est partagé par nombre
01:15:42d'enseignants
01:15:43beaucoup plus
01:15:44que l'on ne pense
01:15:44mais hélas
01:15:45ils ne peuvent pas
01:15:45s'exprimer
01:15:46ou ils ne peuvent pas
01:15:47se fédérer
01:15:48parents, enseignants
01:15:49vous avez parfois
01:15:50le sentiment que l'école
01:15:51échappe au bon sens
01:15:52pensez-vous aussi
01:15:52comme le dit notre invité
01:15:53Joachim Leflodimad
01:15:55qu'un état
01:15:55agit dans l'état
01:15:56dites-nous ce que vous pensez
01:15:58au 0 826 300 300
01:16:01Sud Radio
01:16:04vous êtes bien sûr
01:16:05Sud Radio
01:16:06il est 13h48
01:16:06nous parlons de l'école
01:16:07qui a confisqué l'école
01:16:09et plus particulièrement
01:16:11qui a mis main basse
01:16:12sur l'éducation nationale
01:16:13telle que le démontre
01:16:14Joachim Leflodimad
01:16:15dans son excellent
01:16:16entreté
01:16:19paru
01:16:19ça c'était
01:16:20l'édition du CERF
01:16:22l'édition du CERF
01:16:23voilà
01:16:23la réédition
01:16:24de son bouquin
01:16:25qui avait rencontré
01:16:26beaucoup de succès
01:16:26et qui est totalement
01:16:27dans l'actualité
01:16:28on a eu plusieurs témoignages
01:16:29d'ailleurs nous continuons
01:16:30nous avons Patrick
01:16:31qui nous appelle de Limoux
01:16:32bonjour Patrick
01:16:34oui bonjour à tous
01:16:35bonjour à tous
01:16:36merci de me laisser
01:16:38quelques moments
01:16:38je suis un peu en colère
01:16:40sur le fait
01:16:42qu'on ne parle jamais
01:16:43du modèle
01:16:45finlando-singapourien
01:16:46c'est-à-dire un modèle
01:16:47où on a très peu
01:16:48d'élèves par classe
01:16:49déjà
01:16:50ça c'était un premier point
01:16:51c'est vrai
01:16:51c'est vrai
01:16:52oui oui non non
01:16:53il faut quand même
01:16:54le noter
01:16:55deuxièmement
01:16:56pour faire le plus concis possible
01:16:58c'est ce qui m'agace aussi
01:16:59c'est le fait que
01:17:00on puisse sous-entendre
01:17:01que les enseignants
01:17:02ne travaillaient pas assez
01:17:03etc
01:17:03bon ça c'est la tarte à la crème
01:17:05qu'on nous a servi
01:17:05dans les années 90
01:17:06les médias
01:17:07je ne parle pas de vous
01:17:08bien sûr
01:17:10c'est pour généraliser
01:17:11et troisièmement
01:17:12le pédagogisme
01:17:14avec ces marottes
01:17:15qu'on appelle
01:17:15alors la dernière
01:17:17c'était les compétences
01:17:18moi j'étais prof de lycée
01:17:19pendant 40 ans
01:17:20alors voilà
01:17:21les compétences
01:17:21après l'inclusion
01:17:22etc
01:17:23bon d'accord
01:17:24comme si on ne le faisait pas
01:17:25vous savez
01:17:26donc on invente quelque chose
01:17:27le pédagogisme
01:17:28et puis hop
01:17:28on le sort à toutes les sources
01:17:30et on nous l'impose
01:17:31avec bon
01:17:32tout un système
01:17:33de notation
01:17:34d'annotation
01:17:35enfin
01:17:35il faudrait voir un peu
01:17:37et pour terminer
01:17:39si vous voulez
01:17:40le fait que
01:17:41les enseignants
01:17:42sont quand même
01:17:43quelque part
01:17:45sous-payés
01:17:46et alors
01:17:47je ne dis pas
01:17:48parce qu'on est sous-payés
01:17:49qu'on ne fait pas son travail
01:17:50c'est pas ce que je veux dire
01:17:51mais je pense que ça participe
01:17:53un petit peu
01:17:53voilà
01:17:54j'ai été le plus court possible
01:17:55merci Patrick
01:17:56vous avez été court
01:17:57pertinent
01:17:58et vous avez mis le point
01:17:59sur les aspects
01:18:00les plus
01:18:00les plus doux
01:18:01de cette tragique
01:18:03tragique affaire
01:18:04qu'elle est fondament de l'école
01:18:05Joachim Lefloquimat
01:18:06vous entendez Patrick
01:18:07bien entendu le salaire
01:18:08mais à l'université aussi
01:18:10il y a des
01:18:10il y a des faiblesses
01:18:12terribles
01:18:12il n'y a pas que l'école
01:18:13je pense que l'un des grands angles
01:18:15morts
01:18:15du débat éducatif
01:18:17dans ce pays
01:18:17c'est la question
01:18:18de la massification
01:18:19pour vous donner
01:18:20quelques ordres de grandeur
01:18:21on a huit fois plus
01:18:22d'étudiants aujourd'hui
01:18:22à l'université
01:18:23que dans les années 1960
01:18:24et il me semble
01:18:25qu'on est en train
01:18:26d'organiser
01:18:27pour reprendre une formule
01:18:27qui était celle
01:18:28du général de Gaulle
01:18:29en son temps
01:18:29la submersion de l'université
01:18:31par la médiocrité
01:18:33en fait
01:18:33on entasse
01:18:34dans des amphithéâtres
01:18:36surchargés
01:18:37des jeunes
01:18:38des cohortes
01:18:39d'étudiants
01:18:40dont les diplômes
01:18:41il faut le dire
01:18:42seront déclassés
01:18:43dévalorisés
01:18:44et qui ne trouveront pas
01:18:45de débouchés
01:18:46sur le marché
01:18:47du travail
01:18:49au prix d'ailleurs
01:18:50d'un échec
01:18:51en premier cycle universitaire
01:18:53qui est l'un des plus importants
01:18:54de l'OCDE
01:18:54ce qui coûte à la nation
01:18:55près d'un demi milliard par an
01:18:57selon les chiffres
01:18:58de la Cour des Comptes
01:19:00moi je crois
01:19:00qu'il n'y a pas de fatalité
01:19:01à ce système inique
01:19:03et qu'on gagnerait
01:19:04dans ce pays
01:19:04avoir une vraie revalorisation
01:19:06de la voie professionnelle
01:19:07d'abord pour pourvoir
01:19:09aux besoins
01:19:10du marché du travail
01:19:11mais aussi pour renouer
01:19:12avec l'idée
01:19:13que la France
01:19:15ne restera pas la France
01:19:16si elle ne produit pas
01:19:17davantage
01:19:18si elle ne garantit pas
01:19:20les conditions
01:19:21de la croissance
01:19:22demain
01:19:23et c'est un système
01:19:24en quelque sorte
01:19:25qui est gagnant
01:19:25puisqu'on garantit
01:19:27le développement économique
01:19:28de la nation demain
01:19:29mais on redonne aussi
01:19:30des perspectives
01:19:31à des jeunes
01:19:32qui selon moi
01:19:33n'ont pas tous vocation
01:19:34à être dans un moule unique
01:19:35et à s'enfermer
01:19:36dans des études généralistes
01:19:37longues
01:19:38souvent en sciences sociales
01:19:39moi je suis profondément
01:19:40convaincu
01:19:41qu'il est tout à fait
01:19:42aussi honorable
01:19:43d'être chaudronnier
01:19:44que d'être un crétin diplômé
01:19:45et que la France
01:19:46a davantage besoin
01:19:47de couvreurs
01:19:48de trioteurs
01:19:49qu'elle n'a besoin
01:19:50d'influenceurs
01:19:51je pense qu'on gagne
01:19:52à marteler
01:19:53que les métiers
01:19:54de l'industrie
01:19:55les métiers de la restauration
01:19:56les métiers
01:19:57de l'agriculture
01:19:58sont des beaux métiers
01:19:59des métiers qui sont nécessaires
01:20:00au rebond productif
01:20:01sans lequel
01:20:02dont dépend
01:20:03la reconquête
01:20:04de la grandeur
01:20:04de la France demain
01:20:05vous voulez dire
01:20:06qu'on envoie
01:20:07par charrette entière
01:20:09des étudiants
01:20:10en université
01:20:11avec aucun débouché
01:20:13et qu'on les condonne
01:20:14c'est ce que
01:20:15l'intellectuel américain
01:20:16Peter Turchin
01:20:17nomme le chaos
01:20:18qui vient
01:20:19c'est à dire
01:20:19qu'on est en train
01:20:20de produire
01:20:20des cohortes
01:20:21de diplômés
01:20:22déclassés
01:20:22et frustrés
01:20:23dont le seul débouché
01:20:25possible
01:20:25post-université
01:20:27sera la radicalité
01:20:28politico-militante
01:20:30je crois que ce modèle
01:20:30est profondément
01:20:32malsain
01:20:32qu'il est perdant
01:20:33pour tout le monde
01:20:34et qu'il est nécessaire
01:20:35de flécher davantage
01:20:36notre jeunesse
01:20:37vers la voie technique
01:20:39en revalorisant
01:20:40bien sûr
01:20:41celle-ci
01:20:42en parallèle
01:20:42ça ne doit pas rester
01:20:43un slogan
01:20:44mais j'en suis profondément
01:20:44convaincu
01:20:45et je suis d'autant plus
01:20:46convaincu
01:20:46en tant que
01:20:47chevènementiste
01:20:47c'était Jean-Pierre
01:20:48chevènement
01:20:49qui avait créé
01:20:49le bac professionnel
01:20:50lorsqu'il était
01:20:51ministre de l'éducation
01:20:51nationale
01:20:52moi je déplore
01:20:53que l'enseignement
01:20:53professionnel
01:20:54soit trop souvent
01:20:54devenu dans ce pays
01:20:55une voie de garage
01:20:56parce que c'est une voie
01:20:57qui est très noble
01:20:58et où les bonnes familles
01:20:59doivent aussi être capables
01:21:00de mettre leurs enfants
01:21:01demain
01:21:01c'est une absolue réalité
01:21:03et raison de plus
01:21:05pour penser que ce débat là
01:21:07sera
01:21:07devra être au coeur
01:21:10de la campagne présidentielle
01:21:12on n'en entend pas
01:21:13beaucoup parler
01:21:13quelques balbutiements
01:21:14j'espère que
01:21:16ils auront lu
01:21:16main bas sur l'éducation nationale
01:21:18tous les candidats
01:21:19on les invite à le lire
01:21:20Joachim Lefloc
01:21:21Imade aux éditions du CERF
01:21:23c'est un véritable traité
01:21:24un point
01:21:25un document
01:21:26un constat
01:21:27alarmant
01:21:28alarmant
01:21:28mais qui pourtant
01:21:29comme il dit la vérité
01:21:30et qu'il met les points
01:21:31sur les i
01:21:31et souligne
01:21:32les aspects douloureux
01:21:33si on en tient compte
01:21:34peut-être qu'on pourra
01:21:35trouver des solutions
01:21:35pour redresser l'école
01:21:37de la république
01:21:38merci Joachim Lefloc
01:21:39Lefloc
01:21:39Imade
01:21:40vous restez avec nous
01:21:40parce que le débat
01:21:41continue avec les gens
01:21:43qui nous appellent
01:21:44Julien
01:21:44vous nous appelez
01:21:45de Chambéry
01:21:45lui
01:21:46vous vous êtes plutôt inquiet
01:21:47par la tentative
01:21:48de diversion
01:21:49d'Emmanuel Macron
01:21:50avec ses comités nationaux
01:21:52de défense et de sécurité
01:21:53oui tout à fait
01:21:54je pense qu'il nous avait
01:21:56déjà fait le coup
01:21:57du Covid
01:21:57il nous avait fait le coup
01:21:58après la guerre
01:21:59en Ukraine
01:22:00je pense que maintenant
01:22:01personne n'est dupe
01:22:01les français sont
01:22:03dans une forme
01:22:05désaspération
01:22:05et je pense qu'il n'en faut
01:22:06pas beaucoup
01:22:07pour qu'on devienne
01:22:07un pays révolutionnaire
01:22:09tant les personnes
01:22:10maintenant
01:22:10doivent faire le choix
01:22:12entre aller bosser
01:22:13et nourrir leur famille
01:22:14et monsieur Macron
01:22:16au lieu d'essayer
01:22:16de trouver des solutions
01:22:17dans l'urgence
01:22:18parce que c'est de cela
01:22:19dont il s'agit
01:22:20il nous remet encore
01:22:22sur le dos
01:22:22sur le plateau
01:22:24le coup
01:22:25de la défense nationale
01:22:27alors que moi
01:22:27je suis désolé
01:22:28les russes
01:22:29ils n'ont pas progressé
01:22:30200 kilomètres
01:22:31en 4 ans et demi
01:22:33je ne vois pas encore
01:22:34demain à Paris
01:22:35donc je pense
01:22:36qu'il faut qu'il arrête
01:22:37le mieux
01:22:38pour tout le monde
01:22:39c'est que je pense
01:22:40qu'il faut
01:22:40soit qu'il reste à l'Elysée
01:22:41soit qu'il se taisent
01:22:42mais qu'il attend
01:22:42de la fin de son mandat
01:22:43mais qu'il ne prenne plus
01:22:43aucune initiative
01:22:45et que l'on ait
01:22:46des politiques
01:22:47et un gouvernement
01:22:48qui se préoccupent
01:22:49de ce que veulent
01:22:50les français
01:22:50c'est-à-dire
01:22:51pouvoir aller se déplacer
01:22:52pour aller bosser
01:22:53et pouvoir nouer leur famille
01:22:55parce que l'urgence
01:22:55elle est là
01:22:56vivre de leur travail
01:22:59les français en sont rendus
01:23:00au point
01:23:00vivre de leur travail
01:23:01Joachim Leflodimat
01:23:02c'est une vieille pratique
01:23:03du pouvoir
01:23:04quand ça va très mal
01:23:04on invoque la guerre
01:23:05comme ça on détourne
01:23:06un peu la douleur
01:23:07comme dans les bronzés
01:23:08qui font du ski
01:23:09divisé pour mieux régner
01:23:11en effet
01:23:11mais ce que je constate
01:23:12c'est qu'on a dans ce pays
01:23:13des millions de français
01:23:14qui sont à l'euro près
01:23:15à la fin du mois
01:23:17des jeunes gens
01:23:18qui ont des grandes difficultés
01:23:19pour se loger
01:23:20qui sautent des repas
01:23:22des gens qui voient
01:23:23la voie de la France
01:23:24s'effacer
01:23:25dans les affaires du monde
01:23:27et ce qu'il faut
01:23:27c'est recréer de l'unité
01:23:29recréer du commun
01:23:29et ça ça passe aussi
01:23:31par l'école
01:23:31par une école
01:23:32qui transmet les savoirs
01:23:34et en transmettant les savoirs
01:23:35qui construit le sentiment
01:23:36d'appartenance
01:23:37c'est tout ce que nous avons perdu
01:23:39de mauvaise réforme
01:23:40en mauvaise réforme
01:23:41au fil des décennies
01:23:42et c'est tout ce
01:23:43avec quoi je propose
01:23:44de renouer dans ce livre
01:23:45la meilleure défense nationale
01:23:46c'est une grande école
01:23:47de la république
01:23:47face des citoyens responsables
01:23:49et donc peut-être
01:23:50des dirigeants politiciens
01:23:51formés
01:23:52et qui nous aidera
01:23:52à relever les défis
01:23:53de demain
01:23:54en tout domaine
01:23:55des patriotes
01:23:55et des démocrates
01:23:56nous sommes d'accord
01:23:56nous sommes sur les deux
01:23:57même longueur
01:23:58merci Joël Kibnou Flodimad
01:23:59Anissa
01:24:00c'est terminé
01:24:01pour aujourd'hui
01:24:02mais demain
01:24:04nous nous retrouvons
01:24:05à Toulouse
01:24:06qui est l'un des
01:24:07un berceau
01:24:08de Sud Radio
01:24:09nous serons au salon
01:24:09CEPEM
01:24:10CEPHIA
01:24:11le salon de l'industrie
01:24:12avec les fleurons
01:24:13de l'industrie française
01:24:14la preuve que ce pays
01:24:15a gardé de la ressource
01:24:16a gardé de l'intelligence
01:24:18a gardé du courage
01:24:19avec des gens qui réussissent
01:24:20ah si seulement
01:24:21on n'avait pas une classe politique
01:24:22de merde
01:24:23pour nous bousiller
01:24:24ce merveilleux patrimoine
01:24:25et bien demain
01:24:26ce sera à Toulouse en direct
01:24:27et je peux vous dire
01:24:28que ça va
01:24:29ben ça sera
01:24:30mon pays
01:24:31c'est Toulouse-la-Rouge
01:24:32c'est Nougaro
01:24:32on va chanter Toulouse
01:24:34on va chanter l'industrie française
01:24:35Surtout
01:24:36restez avec nous
01:24:37écoutez bien
01:24:37de 13h à 14h
01:24:39en direct
01:24:39du salon de l'industrie
01:24:40de Toulouse
01:24:41on se dit à demain
01:24:42On se dit à demain
01:24:43avec plaisir
01:24:43merci Joachim Lefloquimad
01:24:44merci également
01:24:45à Philippe Poitreleau
01:24:46ainsi qu'à Sophie Demonton
01:24:48d'avoir été présente
01:24:49pour notre émission
01:24:50et on se retrouve demain
01:24:52à suivre évidemment
01:24:52Brigitte Laé
01:24:54on ne bouge pas
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