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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-10-06##

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News
Transcription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:08Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce mardi 6 octobre 2024.
00:00:12Bon appétit à ceux qui sont à table.
00:00:15Aujourd'hui nous allons parler de sujets qui nous prennent aux tripes.
00:00:19Et oui, parce que je vais parler d'endouille, donc ça va nous prendre aux tripes.
00:00:22Et quand je dis d'endouille, je parle bien de l'aliment, je ne parle pas de personnalité politique.
00:00:25À mes côtés, Anissa Arfawi a préparé l'émission avec le doigté, la subtilité, la perspicacité.
00:00:33Qu'on lui connaît, trouver les sujets qui nous interpellent, qui nous font peur quelquefois.
00:00:39Anissa, elle aime bien.
00:00:42Autrefois, c'était le festival d'Avoriaz pour les films impressionnants.
00:00:47Julien Delmas est devant sa console, droit, comme un chêne des Pyrénées,
00:00:53pour s'assurer de l'irré, l'irré, l'irré, qu'est-ce que j'allais dire, irremplaçable, irréprochable qualité
00:00:59de cette émission.
00:01:01Et Zacharias Abrous est en ligne et vous attend au 0 826 300 300.
00:01:08Je le dis toujours, c'est mieux que les 6 numéros du loto.
00:01:10Parce qu'avec le 0 826 300 300, vous gagnez beaucoup à apprendre des choses
00:01:16et à nous en faire part et à partager avec nous vos émotions,
00:01:20qui est, j'allais dire, l'ADN de cette station, de cette radio.
00:01:25Et puis nous avons l'intellectuel du web, Elvin, qui est là et qui vous racontera à sa façon
00:01:32ce qui a été dit ici et vous pourrez le reconsulter, le relire et réfléchir dessus.
00:01:37C'est un grand instant de communication.
00:01:41Alors, touche pas au Grisby salope, répond Francis Blanche dans Les Tontons Flingueurs
00:01:47à la jeune fille qui veut mettre l'argent sur les billets qui sont sur la table.
00:01:51C'est l'expression qui me vient à l'esprit en apprenant que les intérêts de la dette vont dépasser
00:02:00le taux, le taux de prêt des intérêts de la dette va dépasser les 5%
00:02:04et que, acculé, le gouvernement serait peut-être amené, à un moment donné,
00:02:10à prélever quelques fonds sur l'épargne des Français.
00:02:12Le président du Sénat, on va l'entendre, est très inquiet.
00:02:15Le président, le gouverneur de la Banque de France,
00:02:18M. Emmanuel Moulin, s'est confié sur le Financent Times, pas en France,
00:02:22et il a dit, bon, on est au bord du gouffre, mais voilà, franchi les 5% de taux d
00:02:27'intérêt,
00:02:28on rentre dans une période extrêmement compliquée et extrêmement dangereuse.
00:02:31Donc, on va voir avec Benoît Perrin, qui est le directeur de Contribuables et Associés,
00:02:36si cette fameuse loi Sapin 2, qui autorise l'État à prélever sur les fonds des particuliers prouvés,
00:02:42pourrait être mis, peut-être pas demain matin,
00:02:44mais est-ce qu'on est rentré dans une phase où cette situation pourrait devenir une réalité ?
00:02:50On aura André Mercoff à 12h45, qui insiste sur la crise lycéenne, il aura son mot à dire,
00:02:56et puis, à 13h, nous verrons comment le narcotrafic finira probablement par contrôler le monde,
00:03:05par contrôler ses rouages planétaires, si rien n'est fait,
00:03:08tant la puissance acquise, la puissance de feu, la puissance d'argent,
00:03:12et on verra ça avec Benjamin Cyr, journaliste et auteur de La Drogue au pouvoir,
00:03:16aux éditions du CERF.
00:03:18Nous aurons ensuite deux personnes, Jean-Michel Vénéry, Moulin,
00:03:21un policier et un journaliste qui nous donneront leur avis et leur point de vue
00:03:24sur justement cette démultiplication de la puissance du narcotrafic en France et dans le monde.
00:03:29Et puis, Sud Radio, la France dans tous ses États, l'humeur de Péricault.
00:03:56Vous écoutez Annalard, qui veut dire le signe en breton,
00:03:59c'est le chant de guerre du duc Jean IV de Bretagne,
00:04:03qui revenant prendre possession de son duché en août 1379,
00:04:07avait soulevé l'engouement des Bretons pour retrouver leur liberté.
00:04:12Et je vous parle, je voulais qu'on écoute ce chant,
00:04:16chanté par le groupe Trian, emblématique du folklore et de la chanson bretonne,
00:04:21parce que je persiste.
00:04:25Philippe David l'a fait hier soir et après-midi dans Les Vraies Voix.
00:04:30Éric Revelle l'a fait ce matin aux côtés de Jacques Cardoz.
00:04:35Il y a une menace sur un des patrimoines alimentaires et traditionnels français,
00:04:41qui est l'Andouille de Guéméné.
00:04:42L'Andouille de Guéméné, qui est un des fleurons de la Salaison française et de la Salaison bretonne.
00:04:47Alors l'Andouille de Guéméné, qui est, j'allais dire, la voisine de l'Andouille de Vire,
00:04:51elle aussi patrimoine de la Salaison française, mais en Normandie.
00:04:55Et l'Andouille de Guéméné est menacée par une disposition européenne,
00:04:58mise en place depuis 2016,
00:05:00qui considère que les salaisons et les produits fumés peuvent atteindre un taux de toxicité,
00:05:06parce que le fait de fumer un aliment, ça engendre des hydrocarbures aromatiques polycycliques.
00:05:11Et là, on a des normes sanitaires très strictes qui ont été mises.
00:05:14Et il s'avère que l'Andouille de Guéméné, qui est fumée,
00:05:17pourrait passer les seuils de tolérance accordés par l'Europe.
00:05:21Alors, il y a trois manières de conserver des aliments.
00:05:24Et autrefois, comme on n'avait pas de réfrigérateur, qu'on n'avait pas de froid,
00:05:26on avait soit le séchage, on séchait du poisson,
00:05:29la salle et le sel, on salait aussi du poisson.
00:05:31La morue, c'est séché et salé.
00:05:34Donc, séchage, salage, et puis surtout, fumer.
00:05:36C'était surtout en pratique dans les pays scandinaves.
00:05:38On fume le poisson, ce qui est un moyen de conservation qui est exceptionnel.
00:05:42Qui dit fumaison, dit effectivement, à un moment donné,
00:05:44comme c'est sur un feu de bois,
00:05:47donc la fumée, il peut y avoir effectivement quelques toxines.
00:05:49Et aujourd'hui, les normes européennes,
00:05:51mises en place par des fonctionnaires tatillons,
00:05:53qui ne sont jamais venus en Bretagne, qui n'y connaissaient rien,
00:05:55ont considéré qu'au-delà d'un certain microgramme par kilo d'hydrocarbures,
00:06:01eh bien, ça commence à devenir dangereux.
00:06:03Or, l'endouille des gaménés, elle est fumée,
00:06:05et c'est la peau qui est fumée.
00:06:07Et on sait bien que l'on déguste de l'endouille des gaménés comme de l'endouille de vire,
00:06:10on ne garde pas la peau.
00:06:12On l'appelle.
00:06:12Par conséquent, la toxicité est évacuée.
00:06:15Mais il y a quelques consommateurs, peut-être des Scandinaves,
00:06:18des gens du Nord, des Anglais, des Allemands, des Hollandais,
00:06:21pour lesquels on a le plus grand respect,
00:06:22eux, ils aiment bien manger l'endouille avec la peau,
00:06:25parce que ça donne plus de goût.
00:06:26Sauf qu'avec la peau, c'est tellement fumé que ça devient désagréable pour un amateur.
00:06:29Et là, les fonctionnaires européens disent,
00:06:31ah mais oui, mais s'il y a des consommateurs qui mangent la peau,
00:06:35donc le taux d'hydrocarbures aromatiques polycycliques est trop fort,
00:06:40et il faut le réduire.
00:06:41Alors, la famille Rivalan-Kidu,
00:06:44et c'est M. Rivalan qui aujourd'hui tient cette maison ancestrale,
00:06:49à Gémené-sur-Scorfe, dans la terre des Comtes-de-Rouen,
00:06:52puis à la maison Lévesque,
00:06:53il y a deux maisons qui sont les deux derniers gardiens,
00:06:54qui se battent,
00:06:55donc ils ont essayé de rectifier par des formes de fumaison différentes
00:06:58pour réduire le taux d'hydrocarbures,
00:07:00mais il n'y a aucun danger.
00:07:02Vous savez, avant qu'on puisse déclencher un cancer ou une maladie
00:07:06par consommation d'endouille de Gémené,
00:07:08il faudrait en consommer deux tonnes par an.
00:07:10Vous voyez, je ne pense pas qu'on soit aujourd'hui au point de consommer
00:07:13deux tonnes d'endouille de Gémené par an,
00:07:15afin qu'il y ait un risque de toxicité.
00:07:18Donc voilà, on se bat contre des fonctionnaires de Bruxelles
00:07:21qui sont pointillés, obtus, ignorants,
00:07:24qui sont là pour emmerder le monde, tout simplement,
00:07:26et contrarier ceux qui font un travail,
00:07:28et qui perpétuent des traditions,
00:07:30qui n'ont jamais tué personne,
00:07:31qui sont l'emblème d'un patrimoine alimentaire,
00:07:33qui sont, j'allais dire, un trésor régional,
00:07:36et un trésor de bienfait et de bonheur,
00:07:37et on a des fonctionnaires européens, des administrations qui sont là.
00:07:41Alors, ces gens-là, évidemment,
00:07:43ils sont beaucoup moins regardants
00:07:45quand il s'agit de voir le nitrate et les nitrites
00:07:47qui sont dans les jambons blancs,
00:07:48qui eux tuent, on le sait, entre 3 à 6 000 personnes par an
00:07:51en provoquant des cancers du côlon.
00:07:53Là, la législation est beaucoup plus prudente,
00:07:55on va en retirer 20%, mais il faut faire attention.
00:07:57Nos élus français,
00:07:59qui se sont battus pour qu'il y ait moins de nitrate,
00:08:02dans les jeunes, je pense aux députés Richard Ramos,
00:08:05ceux-là, on leur dit, circulez, il n'y a rien à voir, dites rien,
00:08:07et là, enfin, les parlementaires de Bretagne,
00:08:10des députés, des sénateurs,
00:08:11et le gouvernement ont alerté,
00:08:13bon, ils ont alerté Mme Genevard,
00:08:14en disant, est-ce qu'on peut demander à la commission de Bruxelles
00:08:16d'être plus indulgente,
00:08:17de rectifier, voilà,
00:08:19de revoir les taux d'hydrocarbures
00:08:21dans les fumaisons,
00:08:22dans les salaisons,
00:08:23voilà.
00:08:24Pour vous dire tout ça,
00:08:25ces gens-là nous embêtent,
00:08:26ils nous empoisonnent,
00:08:27qui restent chez eux,
00:08:29nous, en France,
00:08:30on maintient et on préserve un patrimoine alimentaire
00:08:33qui n'a jamais tué personne,
00:08:34qui est le fleuron de notre agriculteur,
00:08:37entre autres,
00:08:37qui fait venir des millions de gens chaque année,
00:08:40et que les vaches soient bien gardées,
00:08:42que les gens de Bruxelles s'occupent de ce qu'il y a,
00:08:44il y a beaucoup de choses à faire en Europe,
00:08:45beaucoup de normes à rectifier
00:08:46sur le plan social, économique, sanitaire,
00:08:49et qu'on foute la paix aux artisans français,
00:08:51à ceux qui se battent pour préserver,
00:08:52et l'andouille de Troyes,
00:08:54et l'andouille de Vire,
00:08:54et l'andouille de Guémené,
00:08:55nos fromages au lait cru,
00:08:57enfin, toutes nos spécialités,
00:08:59derrière lesquelles il y a des fonctionnaires idiots,
00:09:00en France aussi,
00:09:01qui sont là pour nous emmerder,
00:09:02et qui guettent la petite mouche,
00:09:04ou le grain de poussière sur l'armoire,
00:09:06pour empêcher ces gens de vivre.
00:09:08Voilà.
00:09:08Ça va mal finir,
00:09:09parce que c'est un détail,
00:09:10mais si l'Europe ne sert qu'à ça,
00:09:12et bien on pourra peut-être se passer de l'Europe.
00:09:14Qui s'envole,
00:09:15une dette qui coûte toujours plus cher,
00:09:17et votre épargne est-elle à l'abri ?
00:09:19Vous travaillez,
00:09:20vous mettez de l'argent de côté,
00:09:21pourquoi les choix de nos dirigeants
00:09:22finissent-ils par menacer vos économies ?
00:09:25C'est faux soyeurs qui nous ruinent,
00:09:27c'est notre fait du jour,
00:09:28avec Benoît Perrin,
00:09:29directeur de Contribuables et Associés.
00:09:31Et appelez-nous dès maintenant,
00:09:32pour nous dire si vous sentez vos économies menacées
00:09:34au 0,826 300 300.
00:09:38Midi 14h, Sud Radio,
00:09:41la France dans tous ses états,
00:09:43le fait du jour.
00:09:44C'est vrai que nous sommes au bord de la crise financière.
00:09:48Ça c'est une réalité.
00:09:50Quand vous êtes à près de 5 points de taux d'intérêt,
00:09:55et que l'écart, notamment avec l'Allemagne,
00:09:58ne cesse, vous allez dire, de grandir,
00:10:01vous vous dites que,
00:10:03pour les finances publiques,
00:10:04l'heure est venue,
00:10:05enfin, enfin,
00:10:07de retrouver une trajectoire de réduction
00:10:09de la dépense publique.
00:10:11Vous avez reconnu Gérard Larcher,
00:10:13président du Sénat,
00:10:14qui était sur le micro de nos collègues de BFM TV ce matin.
00:10:17Il lance le signal d'alarme.
00:10:19Il n'est pas le seul.
00:10:20Le gouverneur de la Banque de France,
00:10:21Emmanuel Moulin,
00:10:22a fait une déclaration au Financial Times,
00:10:24en disant que la situation financière de la France
00:10:26était catastrophique,
00:10:27et qu'on était au bord d'une crise majeure.
00:10:30La situation est très simple.
00:10:32On annonce depuis longtemps que
00:10:34ces intérêts de la dette vont engendrer
00:10:36des taux d'emprunt qui sont de plus en plus hauts,
00:10:394,4,3, 4,6.
00:10:41Là, on est à 5, et peut-être 5,4.
00:10:43C'est-à-dire que le remboursement des intérêts de la dette,
00:10:46qui est à 70-75 milliards cette année,
00:10:48pourrait monter à 110, peut-être 120,
00:10:50c'est-à-dire 115% du PIB.
00:10:53Ce sont des chiffres absolument catastrophiques,
00:10:55pour lesquels on nous a annoncé,
00:10:56et tous les experts en conviennent,
00:10:58que c'est tragique,
00:11:00et qu'on est vraiment...
00:11:01Si on était à 100 km du mur,
00:11:03puis à 50, puis à 10, puis à 1 km,
00:11:05là, on est à 100 m du mur.
00:11:07Je suis d'ailleurs étonné que ton confrère
00:11:08ait pas donné plus d'importance à cette information,
00:11:10parce qu'elle inquiète vraiment les milieux financiers
00:11:12et le sommet de l'État,
00:11:13et surtout le risque,
00:11:14et c'est pour ça que vous êtes là,
00:11:15cher Benoît Perrin,
00:11:16je le disais tout à l'heure,
00:11:18en reprenant la phrase de Francis Blance,
00:11:20dans Les Tontons Flingueurs,
00:11:21tous pas aux gris-bis salopes,
00:11:23est-ce qu'à un moment donné,
00:11:24et c'est un thème que l'on a souvent évoqué
00:11:26dans cette émission et sur cette antenne,
00:11:28est-ce qu'à un moment donné,
00:11:29l'État, le gouvernement,
00:11:32faute de pouvoir trouver des fonds
00:11:33pour justement compenser ces intérêts de la dette
00:11:35qui deviennent exorbitants
00:11:36et qui sont asphyxiants,
00:11:38pourraient prélever chez les contribuables français,
00:11:41dans certaines conditions
00:11:42très précisément définies par la loi Sapin 2,
00:11:45est-ce qu'on pourrait voir le jour
00:11:46où ce n'est peut-être pas immédiatement
00:11:48là pour demain matin,
00:11:49mais on sait que ce protocole financier existe,
00:11:52ce protocole économique existe,
00:11:54et est-ce qu'à un moment donné,
00:11:54est-ce qu'on ne va pas être obligés, nous,
00:11:56de mettre la main au portefeuille des contribuables
00:11:57pour, j'allais dire,
00:11:59compenser les carences, les défaillances,
00:12:01les lâchetés, les insouciences
00:12:02et les imprévisions de l'État ?
00:12:07La difficulté, c'est que
00:12:08on a aujourd'hui,
00:12:10vous savez, on nous parle depuis des années
00:12:11de la dette, de la dette, de la dette,
00:12:13et on voit ça de très loin.
00:12:14Et on nous dit, mais de toute façon,
00:12:16ce n'est pas très grave,
00:12:17ce sont, en quelque sorte,
00:12:18nos enfants et nos petits-enfants
00:12:20qui régleront ce problème-là,
00:12:21donc ce n'est pas un problème à régler aujourd'hui.
00:12:23Ça fait des années qu'on nous dit ça.
00:12:25Mais on oublie une chose,
00:12:26on oublie la chose que vous venez de rappeler,
00:12:28c'est-à-dire qu'en fait,
00:12:28les intérêts de la dette,
00:12:29on les paie tous les ans.
00:12:31Je vais donner un truc tout bête.
00:12:32En 2026, on a payé à peu près
00:12:3475 milliards d'euros de dette.
00:12:36J'ai fait un calcul tout bête,
00:12:38j'ai divisé ce nombre-là
00:12:40par le nombre d'habitants en France,
00:12:41et vous arrivez à 1100 euros.
00:12:43Ça veut dire quoi ?
00:12:44D'habitants, vous n'avez pas de contribuables.
00:12:45D'habitants, vous avez raison.
00:12:46C'est-à-dire vraiment du nourrisson
00:12:48jusqu'au plus grand des seniors.
00:12:50Donc ça veut dire quoi ?
00:12:50Très concrètement,
00:12:51ça veut dire qu'en 2026,
00:12:53chaque Français aura fait un chèque
00:12:55de 1300 euros à nos créanciers.
00:12:58Pas du tout pour rembourser
00:12:59le capital de la dette,
00:13:00simplement pour rembourser
00:13:01les intérêts de la dette.
00:13:02Imaginez.
00:13:03En 2027, a priori,
00:13:05on devrait payer 90 milliards d'emprunts.
00:13:10Eh bien, 90 milliards,
00:13:11ça fait 1300 euros par tête.
00:13:13Donc, une famille de 4 enfants
00:13:14fait un chèque tous les ans
00:13:16de plus de 4000 euros seulement
00:13:18pour engraisser nos créanciers.
00:13:20Pour que ceux qui nous écoutent
00:13:20comprennent bien
00:13:21ce qu'on appelle les intérêts de la dette,
00:13:22c'est ce qu'on appelle vulgairement
00:13:23pour en particulier les agios.
00:13:25C'est-à-dire,
00:13:25quand vous empruntez de l'argent
00:13:26à votre banque,
00:13:27elle ne vous prête pas l'argent gratuitement,
00:13:29que ce soit pour acheter
00:13:29un appartement ou une voiture,
00:13:31elle vous le prête,
00:13:31bon, à 2,5, 2, 3, 4,
00:13:33c'est descendu quelquefois très bas,
00:13:34ensuite c'est voilà.
00:13:35Et là, la France, tous les ans,
00:13:37elle doit rembourser les intérêts
00:13:39qu'engendre cette dette de 3600 milliards
00:13:42dont on peut supposer
00:13:43qu'elle ne sera jamais vraiment remboursée,
00:13:44sauf qu'elle engendre des intérêts
00:13:46qu'il faut payer rubis sur long,
00:13:48sinon ça s'appelle faire défaut
00:13:49et là, c'est une faillite totale.
00:13:50Et là, aujourd'hui,
00:13:51c'est le montant de ces intérêts de la dette,
00:13:5275 milliards cette année,
00:13:5490 ou 100, peut-être plus
00:13:56dans les années qui arrivent,
00:13:58plombent littéralement
00:13:59l'économie française.
00:14:00Parce qu'en fait,
00:14:01c'est autant d'argent
00:14:01qui ne sert pas par définition
00:14:02à financer les services publics.
00:14:03On ne peut pas se plaindre
00:14:04d'un côté que les services publics s'effondrent
00:14:06et de l'autre côté,
00:14:09entre les dépenses et les recettes de l'État.
00:14:11Puisque quand vous avez un écart
00:14:12entre les dépenses et les recettes de l'État,
00:14:14l'État, c'est comme un particulier.
00:14:15Qu'est-ce qu'il fait ?
00:14:16Comme malheureusement, en France,
00:14:17on n'ose pas toucher aux dépenses,
00:14:18qu'est-ce qu'on fait ?
00:14:19Eh bien, on va voir sa banque pour emprunter.
00:14:21Sauf que la banque,
00:14:21qu'est-ce qu'elle regarde ?
00:14:22Elle regarde la manière
00:14:23dont vous gérez votre argent.
00:14:24Et si vous gérez mal votre argent,
00:14:26eh bien, vous avez un taux d'intérêt
00:14:27plus important
00:14:28parce qu'elle se protège du risque.
00:14:30Donc, des comptes bien tenus,
00:14:31c'est la possibilité
00:14:33d'avoir des taux d'intérêt plus bas.
00:14:35Le problème de la France,
00:14:36au-delà du fait que les taux d'intérêt
00:14:38montent partout dans le monde,
00:14:38il faut quand même le dire,
00:14:39c'est que, par rapport à l'Allemagne,
00:14:42qui est en quelque sorte
00:14:42une espèce d'étalon,
00:14:44vous l'avez dit aussi tout à l'heure,
00:14:45malheureusement,
00:14:46l'écart se creuse considérablement.
00:14:47On est à peu près à 200 points de base,
00:14:49ce qui est absolument énorme.
00:14:49Normalement, on est à peu près
00:14:50à 60 points de base de l'Allemagne.
00:14:52Et là, on voit que par rapport
00:14:53à cet étalon,
00:14:54qui est en quelque sorte
00:14:55une espèce de taux,
00:14:57on va dire convenable,
00:14:58et bien on voit que
00:14:59l'écart se creuse considérablement
00:15:01avec une nation
00:15:02qui gère plutôt bien son argent,
00:15:03enfin plutôt l'argent des Allemands.
00:15:05Et donc, la conséquence directe,
00:15:07c'est qu'effectivement,
00:15:07plus le temps passe,
00:15:08plus on emprunte cher,
00:15:10plus on emprunte cher,
00:15:11plus les Français
00:15:12sont obligés de travailler
00:15:13tous les jours
00:15:13pour rembourser, encore une fois,
00:15:15seulement les intérêts de la dette.
00:15:16Je rajoute quand même
00:15:17juste un mot
00:15:18que l'année prochaine,
00:15:19en 2027,
00:15:20on va, tenez-vous bien,
00:15:22emprunter 340 milliards d'euros
00:15:23sur les marchés.
00:15:24Un, pour payer le déficit,
00:15:25puisque encore une fois,
00:15:26nos dépenses sont plus importantes
00:15:27que nos recettes.
00:15:28Et deux, on va emprunter
00:15:30pour rembourser les dettes
00:15:31qu'on a empruntées
00:15:32il y a quelques années.
00:15:33340 milliards d'euros,
00:15:34ça ne veut rien dire.
00:15:35Retenez juste un chiffre,
00:15:36340 milliards d'euros,
00:15:37c'est 34 fois le budget
00:15:38de la justice.
00:15:4034 fois le budget de la justice.
00:15:41Vous imaginez un peu
00:15:42dans quel état financier nous sommes.
00:15:44Et là aussi,
00:15:45ce sont des contribuables
00:15:46qui vont mettre la main
00:15:46aux porte-monnaie.
00:15:47Alors, ce sont toujours
00:15:48les contribuables
00:15:48qui, de toute façon,
00:15:49finissent par payer l'addition,
00:15:51en tout cas la mauvaise gestion
00:15:52de nos gouvernants.
00:15:53Et là, le risque.
00:15:54Donc, les marchés disent
00:15:55à la France,
00:15:56pour vous c'est plus cher,
00:15:57pour les Allemands,
00:15:58les Italiens,
00:15:58les Espagnols,
00:15:59c'est un peu moins cher
00:15:59parce qu'ils sont sérieux
00:16:00et qu'ils ont une gestion
00:16:01de leur économie
00:16:02qui est plus rigoureuse.
00:16:03Là, vous avez laissé filer
00:16:04votre déficit.
00:16:05Le quoi qu'il en coûte,
00:16:06on le touche là aujourd'hui
00:16:07du doigt,
00:16:08qui était peut-être nécessaire
00:16:09mais il fallait peut-être
00:16:09le gérer différemment
00:16:10par la suite.
00:16:11On a ouvert les caisses,
00:16:12on est en disant
00:16:13écoutez, après moi le déluge.
00:16:15C'est exactement
00:16:15la phrase de Louis XV.
00:16:16C'est François Mitterrand
00:16:17qui est le premier des couffres
00:16:18qu'on peut emprunter
00:16:26le mis à peu près saine
00:16:27et la gauche arrive
00:16:28parce qu'il faut faire du social
00:16:29et ensuite les autres
00:16:30se sont encoufrés
00:16:30que ce soit Chirac,
00:16:31Sarkozy, Hollande,
00:16:32hop, on ouvre.
00:16:33Malheureusement,
00:16:33il n'y a pas vraiment
00:16:34beaucoup de différence
00:16:35entre la droite et la gauche
00:16:35sur la manière
00:16:36de gérer l'argent des Français
00:16:37puisque vous pouvez voir
00:16:38avec le temps,
00:16:39ça fait effectivement,
00:16:40vous venez de le dire,
00:16:41plus de 50 ans
00:16:41qu'on n'a pas voté
00:16:42un budget à l'équilibre
00:16:43et malheureusement,
00:16:44les déficits continuent de gonfler,
00:16:46la dette continue de gonfler.
00:16:47J'aurais tendance
00:16:48à vous dire que sur le papier,
00:16:50les candidats de droite
00:16:51ont toujours des vérités
00:16:53de mieux gérer l'argent des Français
00:16:54mais malheureusement,
00:16:55quand ils arrivent au pouvoir,
00:16:56en fait,
00:16:57ils mettent leur pas
00:16:58dans ceux de leurs prédécesseurs.
00:16:59Alors le risque,
00:17:00est-ce que Bercy
00:17:02peut décréter à un moment donné
00:17:03que pour payer
00:17:03ces intérêts de la dette exorbitant,
00:17:05eh bien,
00:17:05on va faire appel
00:17:06de façon exceptionnelle
00:17:07au fond,
00:17:08au fond que détiennent les Français
00:17:09dans l'épargne
00:17:10puisqu'ils ne sont pas protégés.
00:17:12Il paraît que les actions
00:17:13sont totalement protégées,
00:17:14c'est une propriété
00:17:14mais tout ce qui est obligation
00:17:16et compte bancaire,
00:17:17assurance vie,
00:17:17ce n'est pas protégé,
00:17:18c'est un contrat avec une banque
00:17:19et là-dessus,
00:17:20le gouvernement peut prélever.
00:17:21Alors,
00:17:21la difficulté,
00:17:22c'est que,
00:17:23on l'a dit tout à l'heure,
00:17:24quand vous avez un problème
00:17:25de déficit,
00:17:27ça veut dire que soit
00:17:27vous avez un problème
00:17:28de dépense
00:17:29ou un problème de recette.
00:17:30Le problème de dépense,
00:17:31il est assez vite vu
00:17:32parce que nos responsables
00:17:33ne veulent pas toucher
00:17:33la dépense publique.
00:17:34Donc,
00:17:34on va dire que le sujet est clos.
00:17:36Leur seule obsession,
00:17:37c'est effectivement
00:17:37de trouver de l'argent partout
00:17:38et notamment
00:17:39de faire la poche des Français
00:17:40et vous avez raison,
00:17:41il y a un enjeu sur l'épargne.
00:17:42Pourquoi il y a un enjeu
00:17:43sur l'épargne ?
00:17:44Parce que vous avez à peu près
00:17:466600 milliards
00:17:47effectivement d'épargne.
00:17:48Alors,
00:17:496600 milliards d'épargne,
00:17:50c'est quoi ?
00:17:50Ce sont des actions,
00:17:51ce sont des livrets réglementés,
00:17:53ce sont des assurances vie,
00:17:54enfin bref,
00:17:55tout un panel
00:17:57de placements financiers.
00:17:58Et donc,
00:17:58du coup,
00:17:59la crainte,
00:17:59ou en tout cas,
00:18:01on va dire que cette somme
00:18:02fait saliver
00:18:03nos responsables politiques
00:18:04puisque 6600 milliards,
00:18:05c'est quasiment
00:18:05le double de notre dette.
00:18:06Et donc,
00:18:06l'enjeu,
00:18:07c'est effectivement de se dire
00:18:08est-ce que demain,
00:18:09l'État va piocher
00:18:10sur nos comptes ?
00:18:11La réponse,
00:18:12me semble-t-il,
00:18:12en tout cas,
00:18:13demain,
00:18:13la réponse est non.
00:18:15Après-demain,
00:18:15j'en sais rien.
00:18:16Demain,
00:18:17qu'est-ce qu'ils font ?
00:18:18Ils vont continuer
00:18:19à renier sur,
00:18:20effectivement,
00:18:20les différents dispositifs fiscaux
00:18:22qui sont intéressants
00:18:24pour les Français.
00:18:24Je pense notamment
00:18:25à l'assurance vie
00:18:25que vous avez cité,
00:18:26qui est un placement
00:18:27qui est plébiscité
00:18:28par les Français
00:18:29et qui est vraiment intéressant
00:18:31socialement et fiscalement.
00:18:33Et la crainte,
00:18:33c'est qu'en fait,
00:18:34nos responsables
00:18:36continuent à renier
00:18:37de l'argent,
00:18:38enfin,
00:18:38à renier les avantages
00:18:39que confère
00:18:40un certain nombre
00:18:40de placements financiers.
00:18:41Anissa a été regardée
00:18:42et l'a enquêtée
00:18:42pour savoir
00:18:43quels sont les fonds
00:18:44que l'État pourrait racler.
00:18:46Alors,
00:18:46effectivement,
00:18:47l'État ouvre
00:18:48tous les tiroirs.
00:18:49La charge de la dette
00:18:50devrait augmenter
00:18:51de 9,6 milliards d'euros
00:18:52en 2027,
00:18:53n'est-ce pas ?
00:18:53Et pour trouver
00:18:54de l'argent,
00:18:55le gouvernement
00:18:55explore plusieurs pistes
00:18:56très concrètes.
00:18:57D'abord,
00:18:58l'argent oublié.
00:18:58Le projet de budget
00:19:00prévoit de prélever
00:19:0117% des avoirs
00:19:02en déshérence
00:19:03déposés à la Caisse
00:19:04des dépôts,
00:19:04compte bancaire,
00:19:05assurance vie,
00:19:06épargne salariale,
00:19:07rendement attendu,
00:19:081,4 milliard d'euros.
00:19:12Faites toutefois
00:19:12le droit de récupérer
00:19:13l'intégralité des sommes,
00:19:15prélèvements compris
00:19:16dans les délais légaux,
00:19:17on l'espère.
00:19:18Ensuite,
00:19:19les réserves
00:19:19des organismes publics
00:19:20avec 125 millions d'euros
00:19:22qui seraient prélevés
00:19:23sur l'Agence nationale
00:19:24pour les chèques vacances
00:19:25et 3 millions
00:19:26sur le fonds de compensation
00:19:27des risques
00:19:28de l'assurance construction
00:19:29direction le budget
00:19:30de l'État également.
00:19:32Autre piste,
00:19:32réduire l'avantage fiscal
00:19:34des retraités,
00:19:35évidemment.
00:19:36Le plafond de l'abattement
00:19:37de 10% sur leur pension
00:19:38passerait de 4 439
00:19:40à 3 000 euros
00:19:42par foyer.
00:19:42Le gouvernement
00:19:43en attend également
00:19:441,4 milliard d'euros
00:19:46supplémentaires.
00:19:46Ce sont donc
00:19:47des propositions concrètes
00:19:48pour 2027,
00:19:49encore soumises
00:19:50au Parlement,
00:19:51précisons-le.
00:19:52Et voilà comment
00:19:52on racle finalement
00:19:53les fonds de tiroirs,
00:19:54argent oublié,
00:19:55réserve disponible,
00:19:56avantages fiscaux réduits.
00:19:57Mais les prélèvements
00:19:58exceptionnels
00:19:59rapportent une fois.
00:20:00Les intérêts de la dette,
00:20:01eux, reviennent
00:20:02chaque année.
00:20:04Benjamin,
00:20:04quelles sont les conditions
00:20:05de la loi SAPA2,
00:20:06l'application de la loi SAPA2 ?
00:20:07Alors,
00:20:07SAPA2,
00:20:08c'est une loi
00:20:09qui a été votée en 2016
00:20:10qui, en fait,
00:20:11en cas de crise,
00:20:13interdit les retraits
00:20:14d'argent sur une période
00:20:16de 3 mois,
00:20:16revendable une fois,
00:20:17donc très concrètement
00:20:18sur 6 mois.
00:20:19Donc,
00:20:19on ne vient pas vous piocher
00:20:20votre argent,
00:20:20on ne vient pas récupérer
00:20:21de l'argent,
00:20:21en revanche,
00:20:22on vous empêche
00:20:23de le récupérer.
00:20:23Et pour rebondir
00:20:24sur ce que vient de dire
00:20:25Anissa,
00:20:25qui est très juste,
00:20:26nos responsables politiques
00:20:26ne sont pas fous,
00:20:27ils ne vont pas augmenter
00:20:37le taux de prélèvement
00:20:38obligatoire,
00:20:39parce que qu'est-ce qu'ils font ?
00:20:40Ils ne vont pas augmenter
00:20:40le taux de l'impôt sur le revenu,
00:20:42ils ne vont pas augmenter
00:20:43le taux de la TVA,
00:20:44ce serait trop visible.
00:20:44Donc,
00:20:45qu'est-ce qu'ils font ?
00:20:45Ils rognent sur les niches fiscales
00:20:47et ils rognent,
00:20:48effectivement,
00:20:48sur des taux de cotisation.
00:20:49Par exemple,
00:20:50l'indemnité journalière,
00:20:51quand vous êtes malade,
00:20:52vous savez,
00:20:52vous recevez de l'argent
00:20:54de la Sécurité sociale,
00:20:55bon,
00:20:56et bien là,
00:20:56ils vont augmenter,
00:20:57justement,
00:20:57la fiscalisation
00:20:58de ces indemnités journalières
00:21:00et donc,
00:21:01du coup,
00:21:01en fait,
00:21:02il y a une augmentation d'impôts
00:21:03qui est en fait masquée.
00:21:04Bon,
00:21:05écoutez,
00:21:05on en est là aujourd'hui,
00:21:07on vous reconsultera,
00:21:08docteur,
00:21:08parce que je pense
00:21:09que ce dossier n'est pas terminé
00:21:10et qu'il ne va hélas
00:21:11que s'aggraver.
00:21:12C'est quand même le bilan
00:21:13d'une inconséquence politique
00:21:15parce que je me doute
00:21:16qu'il le voyait venir,
00:21:17que ce soit le gouverneur
00:21:18de la Banque de France,
00:21:18Emmanuel Moulin,
00:21:19qui a été directeur à Bercy,
00:21:20directeur de cabinet,
00:21:22voilà,
00:21:22qui a eu des postes
00:21:23et on s'inquiète maintenant
00:21:24quand il est trop tard.
00:21:25En fait,
00:21:25il y a deux enjeux,
00:21:26Péricault,
00:21:26c'est un,
00:21:27on dépense trop
00:21:27et deuxième point,
00:21:29on ne produit pas assez,
00:21:30il y a un vrai sujet
00:21:31de richesse en France
00:21:32et ça,
00:21:32il faut absolument tout faire
00:21:33pour que nos entreprises
00:21:35retrouvent de la croissance.
00:21:36Ce sera,
00:21:37je crois,
00:21:37au cœur du débat
00:21:38de la campagne électorale
00:21:39pour la présidentielle 2027.
00:21:40Je vous remercie
00:21:41d'avoir été avec nous
00:21:42aujourd'hui sur Sud Radio,
00:21:43vous êtes toujours le bienvenu,
00:21:44on vous accueille
00:21:45avec des dictations
00:21:46et on ne doute pas
00:21:47que vous reviendrez
00:21:48pour nous donner votre avis.
00:21:50Alors,
00:21:50on va revenir
00:21:51dans quelques instants
00:21:52sur Sud Radio,
00:21:53sur les lycées,
00:21:54les violences,
00:21:54les cours interrompus
00:21:55et ces élèves
00:21:56qui s'inquiètent
00:21:56pour leur avenir.
00:21:57Pourtant,
00:21:57la mobilisation continue
00:21:58et peut-être même
00:21:59plus forte que jamais.
00:22:00Nous parlerons également
00:22:02d'un buzz
00:22:02qui a enflammé
00:22:03les réseaux sociaux
00:22:04suite à la publication
00:22:05d'une photo
00:22:06par le préfet des Hauts-de-Seine
00:22:07mais qui a déchaîné
00:22:08les passions de la France insoumise
00:22:10et puis direction
00:22:11la primaire à gauche.
00:22:13Les ambitions de chacun
00:22:14se sont exprimées
00:22:15dans un débat
00:22:15et puis nous terminerons
00:22:17avec l'intelligence artificielle
00:22:18qui livre un nouveau visage,
00:22:20celui de la création
00:22:21de virus.
00:22:23Sud Radio
00:22:29Sud Radio,
00:22:30la France dans tous ses états,
00:22:32les perles du jour.
00:22:34Ce que nous attendons évidemment
00:22:34c'est que les lycéens
00:22:36continuent à nous solliciter
00:22:38nous avons besoin absolument
00:22:39que les lycéens
00:22:40continuent à nous faire part
00:22:41de leurs revendications.
00:22:43Aujourd'hui,
00:22:43on a encore des problématiques,
00:22:45on a des scènes de violence
00:22:46qui sont absolument abjectes
00:22:47et si je pense
00:22:48que nous pouvons faire passer
00:22:49un message aux lycéens,
00:22:50il serait d'être responsable
00:22:52de ne pas se lier
00:22:54à ces mouvements
00:22:56qui sont violents
00:22:56et qui desservent
00:22:57complètement notre cause
00:22:58tout en donnant raison
00:22:59aujourd'hui à ceux
00:22:59qui tentent
00:23:00de nous décrédibiliser.
00:23:01Voilà,
00:23:02on reconnaît la voix
00:23:02d'un jeune leader étudiant
00:23:05qui appelle les lycéens
00:23:06évidemment à la raison,
00:23:08tout en continuant
00:23:10à manifester.
00:23:10C'est une journée,
00:23:11le 6 octobre a été décrété
00:23:13journée de grande mobilisation
00:23:15de masse
00:23:16par les syndicats,
00:23:17par les lycéens.
00:23:18Ils veulent marquer
00:23:19un grand coup,
00:23:19est-ce que ce sera
00:23:20le grand soir ?
00:23:20Enfin,
00:23:21c'est l'intention
00:23:21de certaines mobilisations
00:23:23à Paris,
00:23:23Lille,
00:23:24évidemment,
00:23:25Toulouse,
00:23:25Clermont-Ferrand,
00:23:26dans les grandes villes
00:23:27jusqu'à Marseille,
00:23:28bien sûr,
00:23:28des cortèges de syndicalistes.
00:23:30Voilà,
00:23:30en fait on espère
00:23:31et ceux qui veulent
00:23:32que ce mouvement
00:23:33prenne une ampleur nationale
00:23:34espèrent que la mobilisation
00:23:35sera générale
00:23:37et puis même je crois
00:23:38que la Confédération Paysanne
00:23:39s'y mêle aussi,
00:23:40donc en agriculture.
00:23:41Les syndicats veulent encadrer
00:23:42et Jean-Luc Mélenchon
00:23:43a lancé un grand appel
00:23:45solennel
00:23:45en disant,
00:23:46il appelle tous les supporters
00:23:47de la France Insoumise,
00:23:48en gros tous ses électeurs,
00:23:49les Françaises et les Français
00:23:50qui votent pour lui,
00:23:51à descendre dans la rue,
00:23:52à de se coiffer
00:23:53d'un casque blanc de chantier
00:23:54pour bien marquer
00:23:55qu'ils soient là
00:23:55en interposition
00:23:57ou un brassard blanc
00:23:58sur les épaules
00:23:59ou aux bras
00:24:00pour faire interposition
00:24:01entre les manifestants
00:24:03et les violences policières.
00:24:05Donc le président
00:24:06de la France Insoumise,
00:24:06pas le président,
00:24:07le leader de la France Insoumise,
00:24:09parce que justement
00:24:09il n'est pas président,
00:24:10il n'est que gourou,
00:24:12jette là l'intem immédiat
00:24:13sur les forces de l'ordre,
00:24:15décrète que ce sont
00:24:15elles qui sont violentes
00:24:16et pas les cassaires
00:24:19qui ont mis le pays
00:24:20un petit peu à feu
00:24:21et pas à sang,
00:24:22mais enfin,
00:24:23qui ont tout cassé.
00:24:24Et on a aujourd'hui
00:24:25une confrontation
00:24:26extrêmement tendue.
00:24:27Il est clair
00:24:27que le gouvernement
00:24:28est très inquiet.
00:24:29Monsieur Lunez,
00:24:30ministre de l'Intérieur,
00:24:31est à son poste
00:24:32pour surveiller
00:24:33tous les points chauds
00:24:34qu'il pourrait y avoir
00:24:35de débordements.
00:24:35Les policiers ont reçu
00:24:36des consignes
00:24:37comme il y a eu effectivement
00:24:38des bavures
00:24:39ou des accidents
00:24:40avec une tragédie,
00:24:41un oeil perdu,
00:24:41une main arrachée.
00:24:42Je pense que les forces de l'ordre
00:24:43ont reçu une consigne
00:24:45drastique de faire très attention
00:24:46à leur intervention
00:24:47et on a en face
00:24:48au contraire une volonté
00:24:49d'en découdre
00:24:50de façon très violente.
00:24:51On va voir si ça fonctionne,
00:24:53on va voir si le message
00:24:54de Mélenchon a été entendu
00:24:55qui est quand même
00:24:55une forme d'apaisement,
00:24:57on va voir si la mobilisation
00:24:59est responsable
00:24:59et j'allais dire
00:25:01coordonné
00:25:01et qui respectera la loi.
00:25:04On a le droit de manifester
00:25:05sans obligé de casser
00:25:06ou alors est-ce qu'on sera
00:25:07une fois de plus débordé
00:25:08par ceux qui veulent
00:25:09foutre le bordel
00:25:10et tout casser ?
00:25:11On verra si les forces
00:25:12de police sont dépassées
00:25:13et si les agitateurs
00:25:15finalement en façade
00:25:17disent mais on est là
00:25:18pour réguler
00:25:18et puis au contraire
00:25:20derrière les murs
00:25:21chauffent
00:25:22et mettent la pression
00:25:23pour que les choses
00:25:24se passent mal.
00:25:24C'est une journée cruciale
00:25:25et évidemment Sud Radio
00:25:26est à l'écoute.
00:25:27Nous sommes présents
00:25:28sur le terrain
00:25:28et si la situation
00:25:30nous évolue
00:25:30dans un sens
00:25:31ou dans un autre
00:25:32nous ne manquerons pas
00:25:33de vous en faire part
00:25:33à cette antenne.
00:25:37Alors Alissa,
00:25:38il y a eu un petit buzz
00:25:38en rapport justement
00:25:39avec ces émeutes lycéennes.
00:25:41Il y a eu un petit buzz
00:25:42parce qu'il y a un préfet
00:25:43qui a joué un petit peu
00:25:45j'allais dire quoi ?
00:25:45Les redresseurs de temps ?
00:25:46Oui c'est un petit peu ça
00:25:47vous pouvez dire ça
00:25:48effectivement c'est une image
00:25:49choc qui s'est transformée
00:25:50hier en véritable
00:25:51tempête numérique
00:25:52sur les réseaux sociaux
00:25:54X.
00:25:54Dans la matinée d'hier
00:25:56le préfet des Hauts-de-Seine
00:25:57Alexandre Brugère
00:25:58publie une photo
00:25:59sur son compte X
00:26:00face à lui
00:26:01les parents
00:26:01de trois lycéens
00:26:02soupçonnés de dégradation
00:26:04lors des blocus
00:26:05de Clichy
00:26:05et Saint-Cloud.
00:26:06Sur la photo
00:26:07il n'est pas seul
00:26:08à ses côtés
00:26:09le procureur de Nanterre
00:26:10et puis le directeur académique.
00:26:12Et en dessous
00:26:12le titre claque
00:26:13comme un avertissement
00:26:14vous êtes responsable
00:26:16moralement et juridiquement
00:26:17de vos enfants.
00:26:18Ce qui est vrai.
00:26:19Il faut dire que
00:26:19la tension est élevée
00:26:20dans le département
00:26:21et les violences réelles
00:26:22les autorités ont tout de même
00:26:24recensé 19 policiers blessés
00:26:26et l'action du préfet
00:26:27se veut être une forme
00:26:28d'opération
00:26:29de responsabilisation
00:26:30à un pacte maximal.
00:26:31Mais sur les réseaux sociaux
00:26:33ce n'est pas pris
00:26:33de cette manière-là
00:26:34et ce tweet met immédiatement
00:26:35le feu aux poudres.
00:26:36Les réactions
00:26:37ne se sont pas faites attendre.
00:26:39La gauche
00:26:40et le monde judiciaire
00:26:41aussi d'ailleurs
00:26:42répliquent par une salve
00:26:43de postes
00:26:43d'une rare violence verbale.
00:26:45Mathilde Panot
00:26:46dénonce une pitrerie
00:26:47et interpelle le préfet.
00:26:49Pour qui vous prenez-vous ?
00:26:50Le député
00:26:51Hugo Bernalicis
00:26:52fustive une inquiétante
00:26:55préfectorialisation
00:26:55de la justice
00:26:57rappelant qu'un préfet
00:26:58n'est pas juge.
00:26:59Ça c'est vrai aussi.
00:27:00Et au-delà
00:27:01de la France insoumise
00:27:02sur le terrain légal
00:27:03des avocats
00:27:03s'emparent aussi
00:27:04de leur clavier
00:27:05pour pointer du doigt
00:27:06une violation flagrante
00:27:08du secret de l'enquête
00:27:09et une confusion
00:27:09des pouvoirs.
00:27:10D'autant que
00:27:1110 enquêtes de l'IGPN
00:27:12visent parallèlement
00:27:13quelques violences policières
00:27:14face à ce bad buzz.
00:27:16La préfecture ne recule pas.
00:27:17Ses partisans
00:27:18défendent sur les réseaux
00:27:19une mesure de salubrité publique
00:27:21basée sur le volontariat
00:27:22des familles
00:27:22parce qu'effectivement
00:27:23les familles ont été invitées
00:27:24et elles sont venues
00:27:25et le pouvoir de prévention
00:27:27du préfet.
00:27:27Une certitude
00:27:28c'est qu'au-delà
00:27:28du débat juridique
00:27:29sur les compétences de chacun
00:27:30la guerre de communication
00:27:31politique est totale.
00:27:32C'est hallucinant
00:27:33parce que le préfet
00:27:35qui est le représentant
00:27:35de l'État
00:27:36dans un département
00:27:36représentant du gouvernement
00:27:37représentant l'autorité
00:27:39de la République
00:27:39donc tout ministère confondu
00:27:41il a le droit
00:27:42d'interpeller
00:27:42vu l'évolution
00:27:44catastrophique
00:27:45de la situation
00:27:45il a le droit
00:27:46d'interpeller les familles
00:27:47et de faire savoir
00:27:48évidemment que vos enfants
00:27:50surtout qui sont mineurs
00:27:51ont le droit de manifester
00:27:51faites en sorte
00:27:53qu'ils se tiennent bien
00:27:54et qu'ils n'enfreignent pas
00:27:55la loi
00:27:56sans ça
00:27:56évidemment la police
00:27:57est obligée d'intervenir.
00:27:59Lorsque l'on enfreint la loi
00:28:00quand la manifestation
00:28:02est un droit constitutionnel
00:28:03lorsque l'on enfreint la loi
00:28:04et qu'on passe à un acte violent
00:28:06on passe de manifestant
00:28:07à délinquant
00:28:08et si on va plus loin
00:28:09et qu'on casse
00:28:09on passe de délinquant
00:28:11à émeutier
00:28:11et là la réponse
00:28:12est fort de l'ordre
00:28:12alors on regrette évidemment
00:28:14qu'il y ait eu des tragédies
00:28:15mais la réponse
00:28:16des forces de l'ordre
00:28:17elle est proportionnée
00:28:18contrairement à ce que disent
00:28:18les monats iraniens
00:28:19qui reprennent les slogans
00:28:20de la France insoumise
00:28:21c'est curieux
00:28:22que la France insoumise
00:28:23ne soit pas gênée
00:28:24par le fait que
00:28:25l'Iran porte les mêmes mots
00:28:27les mêmes condamnations
00:28:28de ce mouvement
00:28:28voilà
00:28:29donc le préfet était dans son rôle
00:28:30voilà
00:28:30il ne cesse pas
00:28:31à substituer au magistrat
00:28:32il y avait d'abord
00:28:33un procureur à côté de lui
00:28:34et je pense que voilà
00:28:35quand le préfet d'un département
00:28:37dit aux familles
00:28:37faites attention
00:28:38à vos enfants d'Hitler
00:28:39de manifester en respectant
00:28:41la république
00:28:41je pense qu'il a le droit
00:28:43à exceller
00:28:43en tout cas il a annoncé
00:28:44que d'autres convocations
00:28:45de ce type auraient lieu
00:28:46cette semaine
00:28:46et tant mieux
00:28:47et tant mieux
00:28:50ça m'a particulièrement choqué
00:28:52parce que c'est une agression
00:28:54en plus la connotation sexuelle
00:28:56quand vous entendez
00:28:57je fais la danse du vent
00:28:58pour obtenir des postes
00:28:59je n'ai jamais demandé de poste
00:29:00à Emmanuel Macron
00:29:01jamais
00:29:03vous reconnaissez la voix
00:29:04de Ségolène Royal
00:29:04qui lorsqu'elle s'est affrontée
00:29:07à Raphaël Guzman
00:29:09dans ce débat
00:29:09de la primaire socialiste
00:29:12et Raphaël Guzman
00:29:13et on est revenu plusieurs fois
00:29:15sur cette antenne
00:29:16sur cette radio
00:29:16sur cette déclaration
00:29:17il a été entendu
00:29:19dans une conversation privée
00:29:20il parlait de Ségolène Royal
00:29:22à qui il reprochait
00:29:23d'avoir fait la danse du ventre
00:29:25pour obtenir un poste
00:29:26d'Emmanuel Macron
00:29:27moi je fais la danse du ventre
00:29:29de tous les ventres
00:29:29vous annisez
00:29:30pour avoir des informations
00:29:32pertinentes
00:29:32et on fait tous
00:29:33à un moment donné
00:29:34la danse du ventre
00:29:35ce n'est pas une remarque
00:29:37une formule sexiste
00:29:38ou sexuelle
00:29:40danse du ventre
00:29:41ça veut dire qu'on se dandine
00:29:42pour se faire remarquer
00:29:44pour attirer l'attention
00:29:44et obtenir une faveur
00:29:46qu'on n'a pas
00:29:46voilà
00:29:47qu'on n'a pas
00:29:47à avoir naturellement
00:29:49bon et bien effectivement
00:29:50on confirme
00:29:51quand on enquête
00:29:52un petit peu
00:29:53Ségolène Royal
00:29:54a eu des rapports
00:29:55extrêmement cordiaux
00:29:57et amicaux
00:29:58avec Emmanuel Macron
00:29:59quand il était en campagne
00:30:00en 2016-2017
00:30:01ils se sont envoyés
00:30:02souvent des clins d'oeil
00:30:03lui a admiré beaucoup
00:30:05la liberté de ton
00:30:05de l'ancienne candidate
00:30:07à la présidence de la république
00:30:08pour le parti
00:30:09pour le parti socialiste
00:30:10et lui
00:30:10elle a été séduite
00:30:11par le talent
00:30:12et la capacité
00:30:13d'entreprendre
00:30:14de ce garçon
00:30:15ensuite
00:30:15les relations
00:30:16se sont un peu grippées
00:30:17entre les deux
00:30:18elle a été
00:30:20à un moment donné
00:30:21ambassadrice d'épaule
00:30:22elle a pensé vraiment
00:30:23qu'elle pouvait avoir
00:30:24un ministère
00:30:25et puis bon
00:30:26il n'a pas
00:30:27acquissé
00:30:27ça n'a pas donné suite
00:30:28enfin personne n'était dupe
00:30:30de l'attitude de Ségolène Royal
00:30:31qui était extrêmement
00:30:32complaisante
00:30:32et conciliante
00:30:33avec Emmanuel Macron
00:30:34ce qui est tout à fait
00:30:35le droit de Ségolène Royal
00:30:36elle avait le droit
00:30:36de prétendre
00:30:37apporter sa contribution
00:30:38au redressement de la France
00:30:39par Emmanuel Macron
00:30:40elle a même eu le droit
00:30:41d'y croire
00:30:41puisque je suppose
00:30:42qu'elle a voté pour lui
00:30:43en 2017
00:30:44et peut-être en 2022
00:30:45je ne sais pas
00:30:45mais enfin
00:30:46il n'y avait pas
00:30:46de raison d'une amitié
00:30:47et effectivement
00:30:47quand elle a vu
00:30:48qu'il n'y avait pas
00:30:48de débouché
00:30:49comme beaucoup de gens
00:30:50autour d'Emmanuel Macron
00:30:51et bien
00:30:51elle a décidé
00:30:52de le prendre en crime
00:30:53donc voilà
00:30:53Raphaël Glucksmann
00:30:54n'a pas commis un crime
00:30:55je ne sais pas pourquoi
00:30:56excuser
00:30:57il n'a rien fait
00:30:58de très grave
00:30:59en disant que Ségolène Royal
00:31:00elle espérait un poste
00:31:00de ministre
00:31:01auprès de Macron
00:31:02qu'elle n'a pas eu
00:31:02voilà
00:31:02et ça fait partie
00:31:03du débat politique
00:31:04surtout dans une primaire
00:31:05où on est entre soi
00:31:06et qu'on s'entend
00:31:06des petites fléchettes
00:31:24On connaissait le film
00:31:25Contagion
00:31:25Ben oui bien sûr
00:31:27évidemment
00:31:27on parle de virus
00:31:29et d'intelligence artificielle
00:31:32jusqu'à présent
00:31:33on pensait que
00:31:34l'intelligence artificielle
00:31:35allait écrire nos mails
00:31:36et bien
00:31:37elle commence à écrire
00:31:38également
00:31:38des codes génétiques
00:31:40de virus
00:31:40des chercheurs de Stanford
00:31:42ont demandé à une IA
00:31:43de concevoir
00:31:44des virus
00:31:44qui attaquent des bactéries
00:31:46ils en ont testé
00:31:47pris de 300
00:31:48à laboratoire
00:31:49et 16 ont fonctionné
00:31:50le but est médical
00:31:52trouver de nouvelles armes
00:31:53contre des bactéries
00:31:54qui résistent au traitement
00:31:55ces virus là
00:31:56sont des phages
00:31:57c'est comme ça
00:31:58qu'ils s'appellent
00:31:58ils ciblent des bactéries
00:32:00pas les humains
00:32:00et c'est précisément
00:32:01ce qui rend
00:32:02cette découverte vertigineuse
00:32:04parce que pour la première fois
00:32:05on ne se contente plus
00:32:06d'étudier les virus
00:32:07que la nature nous donne
00:32:09on démontre
00:32:10qu'une machine
00:32:10peut aider
00:32:11à en concevoir
00:32:12de nouveau
00:32:13les chercheurs
00:32:14n'ont pas encore créé
00:32:15de super virus
00:32:16enfin en tout cas
00:32:16pas officiellement
00:32:17mais ils ont franchi
00:32:19une étape
00:32:19qui oblige à penser
00:32:20dès maintenant
00:32:21aux usages malveillants
00:32:22de l'IA
00:32:24la découverte
00:32:25est une promesse
00:32:26pour les malades
00:32:26bien sûr
00:32:27mais elle est aussi
00:32:28un avertissement
00:32:29et franchement
00:32:29attention
00:32:30parce qu'on ne peut pas
00:32:31s'empêcher de faire
00:32:32le parallèle
00:32:33avec la vague
00:32:34de démissions
00:32:35inédites
00:32:36et de prises
00:32:37de paroles
00:32:38qui ont secoué
00:32:39les plus grands laboratoires
00:32:40d'intelligence artificielle
00:32:41de la Silicon Valley
00:32:43ces derniers mois
00:32:43souvenez-vous
00:32:44plusieurs figures majeures
00:32:45affirment désormais
00:32:46ouvertement
00:32:47que l'intelligence artificielle
00:32:49présente un risque
00:32:50d'extinction
00:32:51pour l'humanité
00:32:52alors je ne vais pas
00:32:53vous donner tous les noms
00:32:54en tout cas
00:32:55de toutes ces personnes
00:32:56mais on était quand même
00:32:57sur des pontes
00:32:57de la Silicon Valley
00:32:58qui sont partis
00:33:00en dénonçant
00:33:00un risque accru
00:33:01et en estimant
00:33:02même la destruction
00:33:04de l'humanité
00:33:04d'ici 10 à 30 ans
00:33:06et là
00:33:06on ne peut pas
00:33:07s'empêcher
00:33:07Péricault
00:33:08de mettre
00:33:08les deux informations
00:33:09en exergue
00:33:10en se disant
00:33:10ok
00:33:10donc si maintenant
00:33:11on lance
00:33:11l'intelligence artificielle
00:33:13dans la fabrication
00:33:14de super virus
00:33:15finalement
00:33:16il n'avait peut-être
00:33:16pas si tort
00:33:17ces gens
00:33:17que de réjouissantes nouvelles
00:33:20on va retrouver
00:33:22André Bercov
00:33:22dans quelques heures
00:33:29vous êtes bien
00:33:30sur Sud Radio
00:33:31et nous allons écouter
00:33:32la voix délicate
00:33:33de André Bercov
00:33:34qui revient
00:33:34sur les émeutes lycéennes
00:33:35ici Sud Radio
00:33:38les français
00:33:39parlent au français
00:33:41les carottes
00:33:43sont cuites
00:33:43Sud Radio
00:33:45Bercov
00:33:45dans tous ses états
00:33:54Voilà
00:33:55voilà
00:33:56la jeunesse
00:33:57en tout cas
00:33:57celle qui est
00:33:58dans la rue
00:33:59dit tout son amour
00:34:01pour le Front National
00:34:02c'est le Rassemblement National
00:34:03mais ça ne fait rien
00:34:04qu'importe
00:34:05le label
00:34:07pourvu qu'on ait l'ivresse
00:34:08alors
00:34:08qu'est-ce qui se passe
00:34:09encore une nouvelle journée
00:34:11effectivement
00:34:12allez j'allais dire
00:34:13d'une petit fada
00:34:14non non non
00:34:15effectivement
00:34:16de juste révolte
00:34:17de la jeunesse
00:34:18parce que ça ne va pas
00:34:20du tout
00:34:20du tout
00:34:21du tout
00:34:21du tout
00:34:21il y a un vrai
00:34:22vrai vrai problème
00:34:23c'est vrai
00:34:23c'est vrai qu'il y a
00:34:24des vrais problèmes
00:34:24en même temps
00:34:25quelque part
00:34:26on se demande
00:34:27quel problème
00:34:28parce que
00:34:29quand vous écoutez
00:34:30ce jeune
00:34:30et vraiment
00:34:32ce jeune
00:34:33je ne sais pas
00:34:34lycéen
00:34:34étudiant
00:34:35je ne sais pas
00:34:36mais voilà
00:34:37en fait
00:34:37ce qu'il reproche
00:34:39au système
00:34:39écoutez
00:34:40dans une classe
00:34:41on est à 35
00:34:42il fait 35 degrés
00:34:43et des fois
00:34:44on ne peut pas
00:34:45dormir
00:34:45en classe
00:34:46parce que
00:34:46les professeurs
00:34:47ne sont pas d'accord
00:34:47avec ça
00:34:49c'est vrai ça
00:34:50c'est une injustice
00:34:51terrible
00:34:52ils ne sont pas d'accord
00:34:53avec ça
00:34:54on ne peut pas dormir
00:34:54on ne peut pas dormir
00:34:56en classe
00:34:56mais c'est incroyable
00:34:57il y a une injustice
00:34:58profonde
00:34:59qui explique
00:35:00ce mouvement là
00:35:01bon
00:35:02j'exagère
00:35:03j'exagère
00:35:03mais à peine
00:35:05en fait
00:35:05ce qui se passe
00:35:06c'est très intéressant
00:35:08c'est une espèce
00:35:10de révolte
00:35:10avec le tout
00:35:11alors il y a
00:35:12à tous les étages
00:35:13il y a préoccupation
00:35:14préoccupation
00:35:16effectivement
00:35:16de pouvoir dormir
00:35:18mais au-delà
00:35:19pas assez de profs
00:35:21c'est vrai
00:35:21pas assez d'élèves
00:35:22c'est vrai
00:35:23mais alors
00:35:23les 8 heures de classe
00:35:25c'est pas possible
00:35:26etc
00:35:26mais ce qui nous intéresse
00:35:28aujourd'hui
00:35:28juste rapidement
00:35:29c'est le paysage politique
00:35:31alors c'est très simple
00:35:32en fait
00:35:34Jean-Luc Mélenchon
00:35:35sonne la charge
00:35:37en tout cas c'est lui
00:35:38la force politique
00:35:39aujourd'hui
00:35:41peut-être pas
00:35:42derrière le mouvement
00:35:42enfin qu'il anime
00:35:43et alors Jean-Luc Mélenchon
00:35:45il est passé
00:35:46à la période
00:35:48apaisante
00:35:48regardez
00:35:49lui il dit
00:35:50attention
00:35:50maintenant
00:35:51il faut apaiser
00:35:52maintenant qu'on a lancé
00:35:53le mouvement
00:35:54il faut montrer
00:35:55que nous sommes
00:35:55là pour la paix
00:35:57écoutez Jean-Luc Mélenchon
00:35:58moi j'invite
00:35:59les adultes
00:35:59les parents
00:36:01à se mettre
00:36:02en casque blanc
00:36:02ou un brassard blanc
00:36:03et à entourer
00:36:05les manifestations
00:36:05pour que
00:36:06on l'avait déjà fait
00:36:07dans les années
00:36:08après la mort de Malik Ousekine
00:36:10ou dans les années 90
00:36:11pour protéger
00:36:12on a un devoir
00:36:14d'abord de protection
00:36:15à leur égard
00:36:17et voilà
00:36:17il faut un devoir
00:36:19de protection
00:36:20voilà
00:36:20regardez
00:36:21je suis l'homme
00:36:22de l'apaisement
00:36:23et non pas du tout
00:36:24comment on ose dire
00:36:25l'homme de la confrontation
00:36:26pas du tout
00:36:27alors voilà
00:36:28brassard blanc
00:36:29casque blanc
00:36:30et montrer
00:36:31pattes blanches
00:36:32voilà
00:36:33et on verra
00:36:33sur la suite
00:36:34mais alors voyez
00:36:35ce que chacun se prépare
00:36:36parce que derrière cela
00:36:37il y a comme vous le savez
00:36:38dans quelques mois
00:36:39les présidentielles
00:36:40alors ça annonce quoi
00:36:42ça c'est très clair
00:36:43Mélenchon est là
00:36:44on voit très très bien
00:36:45la révolte
00:36:46étudiante
00:36:47lycéenne
00:36:47etc
00:36:48etc
00:36:48avec toutes ses connotations
00:36:50d'un autre côté
00:36:52il y a
00:36:53le rassemblement national
00:36:54fort de ses 11 millions
00:36:56d'électeurs
00:36:57qui dit non
00:36:58non non
00:36:58on est en train
00:36:59effectivement
00:37:00d'activer
00:37:01on est en train
00:37:01de jeter
00:37:03nos adversaires
00:37:04de lui
00:37:04sur le feu
00:37:05et puis il y a
00:37:06tous les autres
00:37:07alors
00:37:07les socialistes
00:37:08qui se débattent
00:37:09et les macronistes
00:37:10les centristes
00:37:12les républicains
00:37:12les modérés
00:37:13qui disent
00:37:13comment on va s'en sortir
00:37:15là c'est pas simple
00:37:16et bien on va s'en sortir
00:37:17on va essayer
00:37:18de faire jouer les extrêmes
00:37:19et oui
00:37:20vous comprenez
00:37:21si Marine Le Pen passe
00:37:22ça va être l'insurrection
00:37:23partout
00:37:24si c'est Mélenchon
00:37:25ça va être la dictature
00:37:27donc
00:37:28re
00:37:29ne nous quittez pas
00:37:31ne me quittez pas
00:37:32rejoignez
00:37:33tout ce merveilleux marais
00:37:35et cela quand même
00:37:36oui c'est vrai
00:37:37qu'on n'a pas très bien réussi
00:37:38jusqu'ici
00:37:39mais nous allons nous rattraper
00:37:41bien sûr
00:37:41nous sommes la modération
00:37:43nous sommes le calme
00:37:45alors est-ce qu'on sent
00:37:46derrière
00:37:47l'arbre des manifestations
00:37:48la forêt politique
00:37:50évidemment aujourd'hui
00:37:51ça a l'air du contraire
00:37:53mais dans quelques mois
00:37:54si les petits cochons
00:37:56du FMI
00:37:57ne nous mangent pas
00:37:59et bien on verra
00:38:00ce qui va se passer
00:38:01très intéressant
00:38:02merci
00:38:03et à demain
00:38:07et bien voilà
00:38:08vous avez entendu André Bercoff
00:38:09vous êtes bien sûr
00:38:09sur ce de radio
00:38:10il est 12h51
00:38:12André Bercoff est revenu
00:38:13sur
00:38:13voilà
00:38:14cette dégradation
00:38:15de la situation
00:38:17parce que
00:38:18on voit bien
00:38:19que le pays
00:38:19est partagé
00:38:20entre ceux qui veulent
00:38:21la castagne
00:38:21et ceux qui veulent
00:38:22la solution
00:38:23cela ne retire rien du tout
00:38:24au fait que les revendications
00:38:26des lycéens
00:38:27sont légitimes
00:38:28que les différents
00:38:29gouvernements
00:38:30qui supervisent
00:38:32l'éducation nationale
00:38:33ont laissé
00:38:33la situation
00:38:34se délabrer
00:38:35de façon honteuse
00:38:36et scandaleuse
00:38:37leur responsabilité
00:38:38est totale
00:38:38leur culpabilité
00:38:40est complète
00:38:40et le mécontentement
00:38:41des parents
00:38:42des enseignants
00:38:43et des élèves
00:38:44et des lycéens
00:38:46est totalement légitime
00:38:47ce qui n'est pas
00:38:47ce qui n'est pas acceptable
00:38:48c'est que certains
00:38:49récupèrent ce malaise
00:38:50cette souffrance
00:38:51cette tragédie
00:38:52pour mettre le pays
00:38:53en désordre
00:38:55semer la haine
00:38:56et la colère
00:38:56et abîmer le matériel public
00:38:58qui justement sert
00:38:59à l'éducation
00:38:59des enfants
00:39:00nous avons Laurent
00:39:01qui nous appelle
00:39:01de Mérignac
00:39:03bonjour Laurent
00:39:04vous êtes un parent d'élève
00:39:07ou au contraire
00:39:08vous avez été
00:39:09vous même étudiant
00:39:10je suppose
00:39:12j'ai été étudiant
00:39:14j'ai été
00:39:15parent d'élève aussi
00:39:17puisque ça y est
00:39:17mes enfants
00:39:18bon j'en ai un
00:39:18qui portait encore
00:39:19les études
00:39:19mais il n'est plus au lycée
00:39:23moi je suis
00:39:24complètement partagé
00:39:25sur ce mouvement
00:39:28de toutes
00:39:29les époques
00:39:30il me semble
00:39:32avoir toujours
00:39:32connu des manifestations
00:39:33d'étudiants
00:39:34pour revendiquer
00:39:35à peu près
00:39:36toujours les mêmes choses
00:39:38toujours plus de moyens
00:39:39plus de moyens
00:39:40bon ça c'est
00:39:41ok
00:39:41pas de problème
00:39:42il faut des moyens
00:39:43pour la jeunesse
00:39:44puisque c'est l'avenir
00:39:45du pays
00:39:46donc
00:39:47il n'y a pas de débat
00:39:49maintenant
00:39:50que ça soit téléguidé
00:39:51par des mouvements
00:39:53politiques
00:39:54ça a toujours été
00:39:55le cas aussi
00:39:56le problème
00:39:56c'est que les mouvements
00:39:57sont de plus en plus
00:39:58extrémistes
00:39:59aujourd'hui
00:40:00je me demande
00:40:00qui peut encore croire
00:40:01au Jean-Luc Mélenchon
00:40:02qui fait la girouette
00:40:03et un jour
00:40:04il met de lui sur le feu
00:40:05puis dans le main
00:40:06il joue l'apaisement
00:40:07il faut arrêter
00:40:08d'être influençable
00:40:11mais c'est vrai
00:40:11qu'on est dans une société
00:40:12où les influenceurs
00:40:13gagnent de l'argent
00:40:15donc il va falloir
00:40:16que le peuple
00:40:16se réveille aussi
00:40:17et qu'on arrête
00:40:18de prendre pour des idiots
00:40:19il plaît à ceux
00:40:21qui veulent en découdre
00:40:22il va dans le sens
00:40:24de ce que certaines personnes
00:40:25ont envie d'entendre
00:40:26en ce moment
00:40:27tout à fait
00:40:28et moi je trouve
00:40:29qu'on est une société
00:40:30qui agit un petit peu
00:40:31comme une bande d'ados
00:40:32attardés
00:40:33qui se rebelle
00:40:34contre l'autorité
00:40:36sauf que
00:40:36en faisant ça
00:40:37on ne construit pas grand chose
00:40:39et on ne construit pas l'avenir
00:40:40ça c'est vraiment
00:40:41un truc embêtant
00:40:42et je suis convaincu
00:40:44qu'il y a pas mal
00:40:45de français
00:40:45comme moi
00:40:46qui vont voter
00:40:47plutôt pour des gens
00:40:48qui vont jouer
00:40:50l'apaisement
00:40:51et la construction
00:40:51sur la durée
00:40:52plutôt que des gens
00:40:53qui vont s'écharper
00:40:55et servir des choses
00:40:57avec des propos
00:40:58un peu violents
00:40:59etc
00:40:59Laurent
00:41:00vous pensez
00:41:02comme beaucoup
00:41:02de françaises
00:41:03et de français
00:41:03que ce pays
00:41:04a besoin quand même
00:41:05d'ordre
00:41:05je dis bien
00:41:06d'ordre républicain
00:41:07qu'on a besoin
00:41:08d'ordre de cohérence
00:41:10et de se remettre
00:41:11au travail
00:41:11quand vous entendez
00:41:12le gamin
00:41:13qui dit
00:41:13les profs ne sont pas gentils
00:41:14parce qu'ils nous empêchent
00:41:15de dormir
00:41:16c'est quand même
00:41:17juste hallucinant
00:41:18il n'est juste pas
00:41:19sa place
00:41:20moi mon fils
00:41:21il est étudiant
00:41:22je peux vous dire
00:41:22il veut réussir
00:41:23et il bosse
00:41:24et il bosse toute la journée
00:41:25et il bosse le soir
00:41:26et il prend de l'avance
00:41:27et il veut réussir
00:41:30voilà
00:41:30donc il faut savoir
00:41:31ce qu'on veut dans la vie
00:41:33et c'est pas normal
00:41:35d'entendre des discours
00:41:35comme ça
00:41:36ça veut quand même
00:41:37dire quelque chose
00:41:37de notre société
00:41:38c'est que la valeur
00:41:38travaille
00:41:39elle a pris un sacré coup
00:41:40dans l'aile
00:41:40et depuis le plus jeune âge
00:41:41c'est clair
00:41:42et là
00:41:42la responsabilité
00:41:44de la classe politique
00:41:44et de l'Etat
00:41:46est probable
00:41:47mais la responsabilité
00:41:48des familles
00:41:48là
00:41:49cet enfant
00:41:50quelle éducation
00:41:51a-t-il reçu
00:41:51pour qu'il peut penser
00:41:53qu'il a le droit
00:41:53de dormir à l'école
00:41:54les parents
00:41:55qui doivent driver
00:41:56leurs enfants
00:41:57effectivement
00:41:57même si c'est
00:41:57de plus en plus difficile
00:41:58parce qu'ils sont
00:41:59sous influence
00:42:00des réseaux sociaux
00:42:00ça tue notre société
00:42:03mais après
00:42:04il faut aussi
00:42:05que l'Etat
00:42:05intervienne
00:42:06d'une manière ferme
00:42:06je regardais tout à l'heure
00:42:08à la télé
00:42:08sur Strasbourg
00:42:09j'ai vu
00:42:11la manifestation
00:42:11des jeunes
00:42:12cagoulés
00:42:13qui manifestent
00:42:14en emmenant
00:42:15avec eux
00:42:15des pelles
00:42:17donc
00:42:18ces jeunes-là
00:42:19ils n'ont pas
00:42:20des intentions
00:42:22tout à fait louables
00:42:23donc je pense
00:42:23que ça serait bien
00:42:24qu'on puisse
00:42:25les arrêter
00:42:25avant qu'ils passent
00:42:26à l'action
00:42:27plutôt qu'on se contente
00:42:28de les regarder passer
00:42:29avec leurs pelles
00:42:30pour les mettre
00:42:30le feu un petit peu
00:42:31plus loin
00:42:32mais je pense
00:42:32que c'est à ça
00:42:33que s'attellent
00:42:34bien entendu
00:42:34les forces de l'ordre
00:42:35même si de temps en temps
00:42:36il peut y avoir
00:42:36hélas
00:42:37un moment de tension
00:42:38ou un accident
00:42:39voilà
00:42:39merci Laurent
00:42:40pour votre témoignage
00:42:42qui nous appelait
00:42:42de Mérignac
00:42:43Olivier nous appelle
00:42:44de Maine
00:42:44dans le Gard
00:42:47Olivier vous êtes
00:42:49aussi inquiet
00:42:50parce que vous voyez
00:42:51ce que vous entendez
00:42:52oui je suis inquiet
00:42:53parce que là
00:42:54j'ai vu par exemple
00:42:56la police à Boquer
00:42:58arrêter 4 jeunes
00:42:59qui faisaient des dégradations
00:43:01alors je comprends pas
00:43:02le but de l'histoire
00:43:04parce que le collège
00:43:05il est tout neuf
00:43:07donc ils peuvent pas dire
00:43:08que c'est des ruines
00:43:10il est neuf le collège
00:43:11donc ils abîment
00:43:12quelque chose
00:43:12qui est en bon état
00:43:13voilà
00:43:13voilà
00:43:14donc ils revendiquent
00:43:16que c'est pas en bon état
00:43:17donc là
00:43:18ils se font arrêter 4
00:43:19et vont aller au tribunal
00:43:21et j'espère que
00:43:23ils seront punis
00:43:25et surtout que les parents
00:43:26vont payer ce qu'ils ont qu'à faire
00:43:27ah ça c'est
00:43:28c'est pas normal
00:43:29c'est pas normal
00:43:30que moi je paye des infos
00:43:32je paye des taxes
00:43:32et ça va servir
00:43:34à réparer
00:43:35ceux des petits cons
00:43:35ou cassés
00:43:36là honnêtement
00:43:37on n'est pas d'accord
00:43:38et je pense que tout le monde
00:43:40est de mon avis
00:43:41beaucoup de gens
00:43:42sont de votre avis
00:43:43y compris au soleil d'État
00:43:45oui bien sûr
00:43:46mais après
00:43:47il faudrait peut-être
00:43:48que les politiques
00:43:49ne s'en mêlent pas
00:43:50parce que j'ai connu
00:43:51moi aussi
00:43:52moi j'ai pu avoir
00:43:5370 ans
00:43:54mais ils étaient à l'école
00:43:55comme tout le monde
00:43:56j'ai eu des enfants
00:43:57j'ai eu 3 enfants
00:43:58qui ont été à l'école
00:43:59et j'ai vécu moi
00:44:01la loi de Vaquet
00:44:02la loi de Bré
00:44:03les manifestations
00:44:04on n'a rien cassé
00:44:05par contre
00:44:06dans les manifs
00:44:07on avait des gens
00:44:08alors à la fois
00:44:09c'était pas des filles
00:44:10c'était le parti communiste
00:44:11qui venait
00:44:11toute la merde
00:44:12nous motiver
00:44:13dire
00:44:13il ne faut pas vous laisser faire
00:44:15casser tout
00:44:15et c'était les politiques
00:44:17les responsables politiques
00:44:19qui venaient le faire
00:44:20et je pense
00:44:21qu'ils continuent
00:44:22à l'heure actuelle
00:44:23mais en tout cas
00:44:24voilà
00:44:24ils n'incitaient peut-être pas
00:44:25aux violences
00:44:26auxquelles on assiste
00:44:27mais merci Olivier
00:44:28pour votre colère
00:44:29évidemment
00:44:29elle est partagée
00:44:30par un grand nombre
00:44:31d'auditeurs
00:44:32de françaises
00:44:33et de français
00:44:34de l'argent
00:44:35des armes
00:44:35de la corruption
00:44:36jusqu'où peut s'étendre
00:44:38le pouvoir
00:44:38des narcotrafiquants
00:44:40et nos états
00:44:40ont-ils encore
00:44:41les moyens
00:44:42de leur résister
00:44:43on s'intéresse
00:44:44à cette emprise
00:44:44avec Benjamin Cyr
00:44:45journaliste
00:44:46et auteur
00:44:47de la drogue au pouvoir
00:44:48édité aux éditions du Cerf
00:44:50le narcotrafique
00:44:51peut-il finir
00:44:52par contrôler le monde
00:44:54c'est notre face à face
00:44:54à suivre sur Sud Radio
00:44:57Sud Radio
00:44:58Midi 14h
00:44:59Sud Radio
00:45:00la France dans tous ses états
00:45:03le face à face
00:45:05vous êtes bien sur Sud Radio
00:45:06il est 13h04
00:45:07et nous allons nous poser
00:45:09une question absolument tragique
00:45:10est-ce que le narcotrafique
00:45:12va finir un jour
00:45:13par contrôler
00:45:14le monde
00:45:15et je reçois
00:45:16pour en parler
00:45:17Benjamin Cyr
00:45:18qui est journaliste
00:45:19qui écrit
00:45:20à l'ébdomadeur Frontierreur
00:45:21qui a été chroniqueur
00:45:22à l'Express
00:45:23et au Figaro
00:45:23qui est vice-président
00:45:24de l'association française
00:45:25des grands reporters
00:45:26et correspondants
00:45:28et vous avez récemment
00:45:29confondé le média
00:45:30les électrons libres
00:45:32dont vous êtes rédacteur en chef
00:45:34vous avez commis
00:45:35vous avez commis
00:45:37pas un crime
00:45:37vous avez commis
00:45:38un travail journalistique
00:45:40une enquête absolument gigantesque
00:45:41et terrifiante à la fois
00:45:42dont le titre est
00:45:44La drogue au pouvoir
00:45:45cinq siècles de flirte
00:45:47entre géopolitique
00:45:48et narcotrafic
00:45:49aux éditions du CERF
00:45:51un document
00:45:51à la fois politique
00:45:53historique
00:45:54économique aussi
00:45:55qui nous révèle
00:45:57de façon très synthétique
00:45:58parce que
00:45:58lorsqu'on lit le livre
00:45:59on se rend compte
00:46:00qu'on avait des paramètres
00:46:01différents
00:46:01qu'on entendait
00:46:02de la part de la classe politique
00:46:03des policiers
00:46:04des magistrats
00:46:05et là vous avez résumé
00:46:06depuis le début
00:46:08j'allais dire
00:46:09de l'aventure
00:46:10du narcotrafic
00:46:11des stupéfiants
00:46:11qui rentrent à la nuit des temps
00:46:12voilà
00:46:13vous révélez comment
00:46:14ce narcotrafic
00:46:15ce trafic de la drogue
00:46:17des stupéfiants
00:46:17s'est organisé petit à petit
00:46:19et qu'aujourd'hui
00:46:20il constitue
00:46:20une toile d'araignée
00:46:21absolument sophistiquée
00:46:24dans la totalité du monde
00:46:25selon les époques
00:46:27selon les pays
00:46:27et qu'il y a une imbrication
00:46:29avec
00:46:30j'allais dire
00:46:30l'univers politique
00:46:31l'univers économique
00:46:32qui fait qu'aujourd'hui
00:46:33on voit mal
00:46:34comment on pourrait démonter
00:46:35ce macabre
00:46:37ce macabre édifice
00:46:38si ce n'est par une grande
00:46:40grande révolution
00:46:41culturelle
00:46:42et sociale
00:46:42dont on peut espérer
00:46:44un jour
00:46:45qu'elle attire
00:46:46les consciences
00:46:47Benjamin Cyr
00:46:48merci d'être avec nous
00:46:50en direct
00:46:50ici en sérieux
00:46:51sur
00:46:51voilà
00:46:52et moi qui suis
00:46:53voilà
00:46:54qui suis sensible
00:46:55aux causes alimentaires
00:46:57vous commencez
00:46:57cet ouvrage
00:46:58en expliquant
00:46:59que le stupéfiant
00:47:00ça vient d'abord
00:47:01de ce besoin
00:47:02d'améliorer son alimentation
00:47:03les épices
00:47:04les herbes aromatiques
00:47:05parce que
00:47:05si on se contentait
00:47:06de nos aliments locaux
00:47:08en tout cas en Europe occidentale
00:47:09ça aurait été un brouet
00:47:11des bouillies de céréales
00:47:12des choses totalement insipides
00:47:13il n'y avait pas de sel
00:47:13il n'y avait pas de poivre
00:47:14et puis le fait
00:47:15qu'il faille agrémenter
00:47:16cette alimentation
00:47:17avec des adjuvants aromatiques
00:47:19et bien on a découvert
00:47:20que certaines herbes
00:47:22que certaines plantes
00:47:23que certains végétaux
00:47:24avaient des vertus
00:47:25évidemment qui amélioraient
00:47:26le repas
00:47:26l'ordinaire du repas
00:47:27qui avaient du goût
00:47:27qui avaient des arômes
00:47:28mais qui avaient des effets secondaires
00:47:29qui pouvaient aller
00:47:30ce qu'on appelle
00:47:30le spirituel
00:47:33sensoriellement
00:47:34il y avait un effet stupéfiant
00:47:35et que ça engendrait
00:47:36dès la nuit des temps
00:47:39des trafics
00:47:39des rapports de force
00:47:40vous racontez très intelligemment
00:47:42que l'Angleterre
00:47:43comme elle importait
00:47:44beaucoup de thé de Chine
00:47:45ça a créé un déficit commercial
00:47:47et pour le compenser
00:47:49elle a exporté
00:47:50de l'opium
00:47:50de l'Inde
00:47:51qui était sa colonie
00:47:52vers la Chine
00:47:53et puis les français
00:47:54ont fait un petit peu
00:47:55le même jeu
00:47:55avec l'opium
00:47:56en Indochine
00:47:57et ensuite
00:47:58tout le monde
00:47:58a trouvé prétexte
00:47:59à jouer
00:48:00sur ces produits stupéfiants
00:48:01pour équilibrer des comptes
00:48:03ou tirer des profits
00:48:04c'est un
00:48:05j'allais dire
00:48:06c'est un réseau
00:48:07totalement macabre
00:48:08que vous dépeignez
00:48:09absolument
00:48:09il y a une chose
00:48:10particulière
00:48:11les stupéfiants
00:48:13en soi
00:48:14ils sont connus
00:48:15depuis vraiment
00:48:15comme dit
00:48:16la nuit des temps
00:48:17on parle de moins 5000 ans
00:48:19avant Jésus-Christ
00:48:20pour certains d'entre eux
00:48:21d'ailleurs
00:48:22que ça soit
00:48:23l'opium
00:48:25les substances
00:48:27cannabiques
00:48:27mais ils n'étaient
00:48:28effectivement pas du tout
00:48:29utilisés
00:48:30dans un cadre de trafic
00:48:31et en plus
00:48:32ils n'étaient pas utilisés
00:48:35comme un produit addictif
00:48:37qui engrenait
00:48:39une population
00:48:39c'était souvent
00:48:40utilisé dans des rituels
00:48:41spécifiques
00:48:42ou effectivement
00:48:44pour la pharmacologie
00:48:46en réalité
00:48:47par la suite
00:48:49le rapport
00:48:50avec les plaisirs
00:48:51de la table
00:48:51c'est effectivement
00:48:53à l'époque
00:48:54du Moyen-Âge
00:48:55et autres
00:48:55et
00:48:56par la grâce
00:48:57de la nature
00:48:58qu'on a devant soi
00:49:00en Europe
00:49:00les repas étaient
00:49:02d'une fadeur
00:49:03apocalyptique
00:49:04et
00:49:05il fallait bien
00:49:06quand on a su
00:49:07par les marchands arabes
00:49:08qu'existaient
00:49:09ces épices merveilleuses
00:49:10à l'autre bout du monde
00:49:11il fallait bien
00:49:12aller les chercher
00:49:13et puis surtout
00:49:13ça permettait
00:49:14parce qu'il y a toujours
00:49:15de la géopolitique
00:49:16dans chaque acte
00:49:17même culinaire
00:49:18ça permettait
00:49:19de rompre
00:49:19les routes commerciales
00:49:21qui étaient totalement
00:49:22dominées par les marchands arabes
00:49:24un monopole
00:49:25quasiment un monopole
00:49:27et qui avait évidemment
00:49:28le chemin le plus court
00:49:29par la Méditerranée
00:49:30pour arriver
00:49:33à vendre leurs produits
00:49:34ce qui a justifié
00:49:35les grandes découvertes
00:49:36ce qui a justifié
00:49:37les voyages de Magellan
00:49:38les voyages
00:49:39au préalable
00:49:40de Christophe Colomb
00:49:42etc
00:49:42qui ont effectivement
00:49:43pu ramener des épices
00:49:45ou des choses
00:49:45comme le poivre
00:49:46qui est devenu
00:49:47elle-même une monnaie
00:49:48mais
00:49:49on payait du poivre
00:49:50à la naissance
00:49:51au Moyen-Âge
00:49:51on donnait des grains de poivre
00:49:52et non pas des pièces d'or
00:49:53pour une raison
00:49:54qui était simple
00:49:54avec le poivre
00:49:55c'est que le poivre
00:49:56est quelque chose
00:49:56qui se conserve
00:49:57extrêmement longtemps
00:49:58et donc
00:49:59qui permettait
00:50:00d'avoir en fait
00:50:01une monnaie solide
00:50:02mais au fur et à mesure
00:50:03évidemment
00:50:04c'est là
00:50:04que sont arrivés
00:50:05d'autres produits
00:50:05qui ont commencé
00:50:06eux-mêmes
00:50:07à être bien que l'ego
00:50:08des produits addictifs
00:50:09là on pense au café
00:50:11même si
00:50:11c'est pas tout à fait
00:50:12les mêmes sources
00:50:13c'est un stimulant
00:50:14quand même
00:50:14c'est un excitant
00:50:14absolument
00:50:15c'est un stimulant
00:50:16il n'est pas arrivé
00:50:17lui par les grandes découvertes
00:50:18tout à fait
00:50:19mais par le représentant
00:50:22du sultan turc
00:50:23à Paris
00:50:25jusqu'à devenir célèbre
00:50:27par la création
00:50:27des cafés
00:50:28dont le premier
00:50:28fut le café Procope
00:50:30et puis ensuite
00:50:31il y a eu le sucre
00:50:32qui lui est devenu
00:50:33une vraie matière d'addiction
00:50:34et en fait
00:50:35le thé
00:50:36qui joue le double rôle
00:50:37c'est à dire
00:50:38qui joue le rôle
00:50:39qui va précipiter
00:50:40à partir de la fin
00:50:42du 18ème siècle
00:50:44l'engrenage
00:50:45de la guerre de l'opium
00:50:46et parce que lui-même
00:50:47était devenu
00:50:48une matière d'addiction
00:50:48on ne se rend pas compte
00:50:50on a dans sa tête
00:50:51la tradition
00:50:52du thé anglais
00:50:53on imagine toujours
00:50:54l'anglais
00:50:55le tea time
00:50:56mais il faut savoir
00:50:57qu'il y avait une réalité
00:50:57absolument incroyable
00:50:59c'est que c'était devenu
00:51:00un vrai problème
00:51:01quasiment de santé publique
00:51:03une vraie obsession
00:51:04une vraie addiction
00:51:05particulièrement
00:51:06dans les milieux aisés
00:51:07et que cette obsession
00:51:09a tout simplement
00:51:10ruiné le pays
00:51:12et effectivement
00:51:13c'est là qu'intervient
00:51:15la question de l'opium
00:51:16il faut compenser
00:51:17le commerce extérieur
00:51:18pour récupérer
00:51:19le thé
00:51:21chinois
00:51:22à moindre frais
00:51:23il fallait bien
00:51:24avoir un produit
00:51:24en échange
00:51:25et c'est là
00:51:26qu'on a assisté
00:51:27en fait
00:51:27au premier grand conflit
00:51:29culturel
00:51:29et géopolitique
00:51:30entre deux empires
00:51:32deux empires
00:51:33qui se méprisaient
00:51:33royalement
00:51:34l'un l'autre
00:51:35chacun pensait
00:51:36que l'autre
00:51:37était le sauvage
00:51:38de l'autre
00:51:38c'est un choc culturel
00:51:39absolument énorme
00:51:40et le problème
00:51:41qu'avaient les anglais
00:51:42c'est qu'ils se sont rendus
00:51:43compte qu'il était impossible
00:51:44de commercer
00:51:44avec les chinois
00:51:45et les chinois
00:51:46voulaient empêcher
00:51:46évidemment cette affrique
00:51:47d'opium
00:51:47ils voulaient d'abord
00:51:49l'opium
00:51:50et la drogue
00:51:50étaient globalement
00:51:51interdites
00:51:52depuis 1729
00:51:54en chine
00:51:56mais le problème
00:51:58c'est que les chinois
00:51:58interdisaient
00:51:59toute forme
00:52:00de commerce
00:52:00avec l'étranger
00:52:01et il n'y avait
00:52:02qu'une seule porte
00:52:03pour le commerce
00:52:03avec la Chine
00:52:04qui était un empire
00:52:06colossal
00:52:07c'était effectivement
00:52:08Canton
00:52:08c'était le seul endroit
00:52:10par lequel on pouvait passer
00:52:11et c'était évidemment
00:52:12difficile de faire
00:52:14véritablement du trafic
00:52:15alors l'opium a fini
00:52:17par arriver
00:52:17par la corruption
00:52:18évidemment
00:52:19comme toujours
00:52:20alors justement
00:52:20Benjamin Cyr
00:52:21comment passe-t-on
00:52:22de ces enjeux
00:52:23commerciaux et économiques
00:52:24qui sont quelque part
00:52:25un peu réguliers
00:52:26quand c'est une rivalité économique
00:52:27à des réseaux de trafic
00:52:29à des mafias
00:52:30et aujourd'hui
00:52:30à une pieuvre
00:52:31absolument gigantesque
00:52:33qui à travers le monde
00:52:35contrôle ce marché
00:52:36du narcotrafic
00:52:36qu'est-ce qui a fait
00:52:37que c'est la classe politique
00:52:39qui s'en est mêlée
00:52:40les états
00:52:40à un moment donné
00:52:41ont mis la main à la patte
00:52:42pour se dire
00:52:43par ici la monnaie
00:52:43forcément ont mis
00:52:44la main à la patte
00:52:45parce que c'est exactement
00:52:46ce que raconte
00:52:47la guerre de l'opium
00:52:47c'est à travers
00:52:49la compagnie orientale
00:52:51des Indes
00:52:52anglaise
00:52:52en réalité
00:52:53c'est le gouvernement
00:52:54anglais
00:52:54qui est à la manœuvre
00:52:56c'est lui
00:52:57qui décide
00:52:58à un moment
00:52:58d'appuyer sur la détente
00:53:00contre la Chine
00:53:01qui avait une armée
00:53:02qui n'était pas
00:53:04au niveau
00:53:04de l'armée anglaise
00:53:06et qui décide
00:53:07de totalement
00:53:08noyer un territoire
00:53:09en le commercialisant
00:53:10en le commercialisant
00:53:11parce que
00:53:12après la deuxième guerre
00:53:13de l'opium
00:53:14en 1842
00:53:15avec le traité de Nankin
00:53:16ils obtiennent
00:53:17la légalisation de l'opium
00:53:18en Chine
00:53:19plus l'ouverture
00:53:20de tonnes de porcs
00:53:21qui vont permettre
00:53:22sa diffusion
00:53:22et avec une conséquence
00:53:24qui joue encore
00:53:25un rôle extrêmement important
00:53:27dans les relations internationales
00:53:28avec la Chine
00:53:29aujourd'hui
00:53:29c'est que
00:53:31plus de 10%
00:53:32de la population chinoise
00:53:33s'est retrouvée
00:53:34totalement
00:53:35addict
00:53:36avec les conséquences sanitaires
00:53:39les conséquences professionnelles
00:53:40et les conséquences
00:53:41y compris économiques
00:53:42qui en ont suivi
00:53:44et qui est devenu
00:53:45l'un des motifs
00:53:46de revanche
00:53:47de l'état chinois
00:53:49à partir de Mao
00:53:51c'est un sujet
00:53:52qui est toujours
00:53:53extrêmement important
00:53:54ils ont considéré
00:53:54que c'était une humiliation
00:53:56et une domination
00:53:57de la part des occidentaux
00:53:57de les avoir drogués
00:53:59si je puis dire
00:53:59absolument
00:54:00aujourd'hui
00:54:01on est carrément
00:54:02avec des oligarchies
00:54:03qui se sont constituées
00:54:04comment se fait-il
00:54:05que ça ait pu prendre
00:54:06cette ampleur
00:54:07la consommation
00:54:08de stupéfiants
00:54:09de drogue
00:54:09a gagné
00:54:10tout d'un coup
00:54:11les mœurs
00:54:11des pays occidentaux
00:54:12atteignant
00:54:13toutes les couches
00:54:13de la population
00:54:14autrefois
00:54:15c'est Thérèse Améoriche
00:54:15et tout d'un coup
00:54:17tout le monde a voulu
00:54:17il y a effectivement
00:54:19aujourd'hui
00:54:20une grande transformation
00:54:22du narcotrafic
00:54:23et de cette emprise
00:54:24qui est que
00:54:25jusqu'à présent
00:54:27la plupart
00:54:27des substances
00:54:28qui
00:54:30du moins
00:54:30les substances
00:54:31les plus courantes
00:54:33et les plus
00:54:34dangereuses
00:54:34étaient connues
00:54:35à travers
00:54:35l'héroïne
00:54:37l'opium
00:54:38la plus vieille drogue
00:54:39c'est quoi ?
00:54:40c'est le cannabis
00:54:41c'est l'opium
00:54:42elles ont toutes
00:54:43des milliers
00:54:44c'est-à-dire
00:54:44la fleur de pavot
00:54:45le coquelicot
00:54:46c'est ça ?
00:54:47le coquelicot
00:54:48est une forme
00:54:49de pavot
00:54:50de la même manière
00:54:51qu'il y a un autre
00:54:52coquelicot
00:54:52un peu malin
00:54:53alors je dis bien
00:54:54ceux qui nous écoutent
00:54:54vous n'aurez pas fumé
00:54:55du coquelicot
00:54:55vous n'aurez pas
00:54:56l'effet recherché
00:54:57pareil avec le pavot
00:54:58du pédial
00:55:00pareil il ne faut pas
00:55:01le fumer
00:55:02mais c'est autre chose
00:55:02en fait c'est le pavot blanc
00:55:03qui est le pavot
00:55:05le plus redoutant
00:55:06mais c'était
00:55:07une bonne question
00:55:07en fait il y a eu
00:55:08à un moment
00:55:09une vraie bascule
00:55:09dans l'histoire
00:55:10du narcotrafic
00:55:11qui s'est située
00:55:12dans les années 80
00:55:12en réalité
00:55:14avec l'explosion
00:55:16du marché de la cocaïne
00:55:17avant il y en avait
00:55:18on voit bien
00:55:19dans les gangsters
00:55:20partout aux Etats-Unis
00:55:21la cocaïne
00:55:22elle a commencé
00:55:22à se diffuser
00:55:24en Europe
00:55:25au 19ème siècle
00:55:27au début du 20ème siècle
00:55:28on sait très bien
00:55:29que des gens
00:55:29comme Freud
00:55:30ou Jung
00:55:31étaient de très grands
00:55:32cocaïnomanes
00:55:33après quand on remonte
00:55:34à la seconde guerre mondiale
00:55:35Hitler était un
00:55:36un cocaïnoman
00:55:39absolument
00:55:39Gering aussi
00:55:40paraît-il
00:55:40enfin voilà
00:55:41Hitler c'était à la fois
00:55:43méta-amphétamine
00:55:44cocaïne
00:55:45c'était absolument
00:55:47je crois que certains
00:55:48de nos leaders mondiaux
00:55:49continuent
00:55:49et même nos dirigeants
00:55:50ont besoin d'un petit renfort
00:55:51de temps en temps
00:55:52on ne veut accuser personne
00:55:52c'est sûr
00:55:53mais la cocaïne
00:55:55la bascule de la cocaïne
00:55:56elle se fait
00:55:57dans les années 80
00:55:581980
00:56:00à partir du moment
00:56:01d'abord où la mafia
00:56:03américaine
00:56:03qui jusqu'à présent
00:56:04n'était pas très fan
00:56:05de trafic de drogue
00:56:06même si elle en faisait
00:56:07beaucoup
00:56:07mais elle ne voulait pas
00:56:09de cocaïne
00:56:10parce qu'elle pensait
00:56:11que ça
00:56:11ça allait atteindre
00:56:11ses enfants
00:56:12alors qu'il se disait
00:56:13l'héroïne
00:56:14c'est des drogues de pauvres
00:56:16ça ne nous concerne pas
00:56:17et c'est là
00:56:18que ça va prendre
00:56:18un tour géopolitique
00:56:19voilà
00:56:20je suis avec
00:56:21Benjamin Cyr
00:56:21je reçois
00:56:22Benjamin Cyr
00:56:22auteur de
00:56:23La drogue au pouvoir
00:56:245 siècles de flir
00:56:25entre géopolitique
00:56:26et narcotrafic
00:56:26aux éditions du CER
00:56:28à Nissan
00:56:28on poursuit évidemment
00:56:29évidemment
00:56:29comment le narcotrafic
00:56:31finira par contrôler le monde
00:56:32c'est effectivement
00:56:33le sujet de notre discussion
00:56:34avec Benjamin Cyr
00:56:35et puis dans quelques minutes
00:56:36nous retrouverons
00:56:37Jean-Michel Verne
00:56:38journaliste d'investigation
00:56:40spécialiste du grand banditisme
00:56:42et du narcotrafic
00:56:43ainsi qu'Éric Moulin
00:56:44policier
00:56:45secrétaire départemental
00:56:46de l'UNSA Police
00:56:47dans les bouches du Rhône
00:56:48avec leurs enquêtes
00:56:49et leurs expériences
00:56:50ils nous diront
00:56:50ce qu'ils constatent
00:56:51sur le terrain
00:56:52et on peut nous appeler
00:56:53au 0826 300 300
00:56:55d'autant que c'est
00:56:56Emmanuel Galasso
00:56:57qui est au standard
00:56:57et qui attend vos appels
00:56:58avec impatience
00:56:59je ne doute pas
00:57:00vous êtes soit
00:57:02des parents
00:57:02qui avaient été confrontés
00:57:04au problème de la drogue
00:57:04soit vous vivez dans un quartier
00:57:05où il y a du narcotrafic
00:57:07où vous êtes touché par ça
00:57:08vous êtes évidemment interpellé
00:57:09appelez-nous au 0826 300 300
00:57:11on a besoin de votre témoignage
00:57:13à tout de suite sur Sud Radio
00:57:14vous êtes bien sur Sud Radio
00:57:16il est 13h20
00:57:16je reçois
00:57:18Benjamin Cyr
00:57:20auteur de la drogue
00:57:21au pouvoir
00:57:215 siècles de flirte
00:57:23entre géopolitique
00:57:24et narcotrafic
00:57:25aux éditions du Cerf
00:57:26Benjamin Cyr
00:57:27a enquêté
00:57:28son ouvrage
00:57:29est un
00:57:30est un condensé
00:57:32j'allais dire
00:57:32de constats
00:57:33de déductions
00:57:34d'analyses
00:57:35et surtout des révélations
00:57:36qui nous font froid
00:57:37dans le dos
00:57:37qui nous font peur
00:57:38parce que le narcotrafic
00:57:39est en train
00:57:40il s'est organisé
00:57:42mais il est en train
00:57:42de devenir aujourd'hui
00:57:43une puissance mondiale
00:57:45très structurée
00:57:47très pertinente
00:57:48avec des abrications
00:57:49avec les pouvoirs politiques
00:57:50avec les intérêts économiques
00:57:52et on dirait
00:57:52qu'il fait un peu
00:57:53aujourd'hui partie
00:57:54du paysage
00:57:55qui régule
00:57:56cette planète
00:57:57Benjamin Cyr
00:57:59on en est là
00:57:59aujourd'hui
00:58:00il y a vraiment
00:58:00une explosion
00:58:02il y a une véritable explosion
00:58:04et puis après
00:58:05il y a le rôle
00:58:06effectivement ambigu
00:58:07de certains états
00:58:08qui ont toujours été
00:58:09mais qui là
00:58:11franchissent
00:58:11certaines limites
00:58:14avec d'un côté
00:58:15de fausses volontés
00:58:16d'endiguer
00:58:18totalement le phénomène
00:58:19et de l'autre côté
00:58:21des complaisances
00:58:22voire des complicités
00:58:23si on regarde
00:58:24ce qui se passe
00:58:24aux Etats-Unis
00:58:25ces derniers temps
00:58:27par rapport à Trump
00:58:28c'est assez drôle
00:58:29en termes de complaisance
00:58:31et d'hypocrisie
00:58:32c'est-à-dire
00:58:32il va chercher Maduro
00:58:35au prétexte
00:58:36du narcotrafic
00:58:38il le ramène
00:58:39et finalement
00:58:40on s'aperçoit
00:58:42que Delcy Rodriguez
00:58:43sa vice-présidente
00:58:44qui maintenant
00:58:45tient le pouvoir
00:58:47il n'y a plus d'un coup
00:58:48de question
00:58:49de narcotrafic
00:58:49à partir du moment
00:58:50où les licences pétrolières
00:58:51ont été remises
00:58:52dans la compagnie américaine
00:58:55et pendant ce temps-là
00:58:56le même Donald Trump
00:58:57qu'on a vu
00:58:59bombarder
00:58:59des bateaux
00:59:00de narcotrafiquants
00:59:01supposés
00:59:02jusqu'à aller
00:59:03d'ailleurs
00:59:03bombarder une famille entière
00:59:05qui n'avait strictement
00:59:06rien à voir
00:59:07avec l'histoire
00:59:07et qui faisait du tourisme
00:59:08sur son bateau
00:59:09et qui a tué
00:59:09la mère et l'enfant
00:59:12pendant ce temps-là
00:59:13il donnait l'absolution
00:59:15en faisant libérer
00:59:17le précédent
00:59:18président du Honduras
00:59:20condamné juste
00:59:21à 45 ans
00:59:22de prison
00:59:22lors de la dernière année
00:59:24du mandat Biden
00:59:25pour avoir participé
00:59:28à un narcotrafic
00:59:29qui avoisine
00:59:32plusieurs centaines
00:59:33de millions de dollars
00:59:34donc un double
00:59:35voilà
00:59:36c'est ce double discours
00:59:37qui a profité
00:59:39en fait
00:59:39à l'extension
00:59:40du narcotrafic
00:59:41partout
00:59:41si on revient
00:59:42on parlait tout à l'heure
00:59:43de l'Indochine
00:59:44une seconde
00:59:47les drogues
00:59:48l'opium
00:59:49comme la cocaïne
00:59:50d'ailleurs
00:59:50ont été interdites
00:59:51en France
00:59:53de manière très ferme
00:59:55en début du XXème siècle
00:59:56il y a commencé
00:59:57à y avoir
00:59:58les grandes conférences
01:00:00internationales
01:00:00sur les drogues
01:00:01comme la conférence
01:00:02de l'année de 1912
01:00:03et puis pendant ce temps-là
01:00:05on a un monsieur
01:00:06qui est devenu plus tard
01:00:07président de la République française
01:00:08qui s'appelle
01:00:09Paul Doumer
01:00:10qui est arrivé
01:00:11comme gouverneur
01:00:12d'Indochine
01:00:12en 1897
01:00:15et qui
01:00:17elle existait déjà
01:00:18mais qui a fait exploser
01:00:20la régie autonome
01:00:22de l'opium
01:00:23il faut savoir
01:00:24que le pavillon
01:00:26de la régie autonome
01:00:27sa maquette
01:00:29a été exposée
01:00:30à l'exposition universelle
01:00:31donc il y avait
01:00:32d'un côté
01:00:33une transparence totale
01:00:34sur le fait
01:00:35qu'on a fait
01:00:36le monopole
01:00:37de la gestion
01:00:38de l'opium
01:00:38par l'état
01:00:39français
01:00:40qui est arrivé
01:00:41avant la première guerre mondiale
01:00:43à offrir
01:00:45plus de 20%
01:00:46de l'ensemble
01:00:46des recettes fiscales
01:00:48de l'Indochine
01:00:49c'est-à-dire
01:00:49quelque chose de colossal
01:00:51et qui après
01:00:51pendant la première guerre mondiale
01:00:53elle est même montée
01:00:53autour de 30%
01:00:55si je comprends bien
01:00:55la French Connection
01:00:57a été créée par la France
01:00:58par un homme
01:00:58qui s'appelait Paul Doumer
01:00:59le pauvre il est mort
01:00:59assassiné en 1932
01:01:00après avoir été
01:01:01le président du public
01:01:02mais voyez
01:01:03il n'a pas profité
01:01:04de sa présidence
01:01:05parce qu'il a été élu
01:01:06en 1931
01:01:06et après
01:01:08il a involontairement
01:01:09il était de Saint-Flour
01:01:10on ne suppose pas
01:01:11que c'était un narcotrafiquant
01:01:12mais c'est lui qui a mis en place
01:01:13un système officiel
01:01:14et dont beaucoup
01:01:16se sont inspirés
01:01:17par la suite
01:01:18bien sûr
01:01:18parce que c'était vraiment
01:01:19une rentabilisation
01:01:22parfaitement technocratique
01:01:24avec des résultats
01:01:25formidables
01:01:25nous avons en ligne
01:01:26Jean-Michel Verne
01:01:27bonjour Jean-Michel Verne
01:01:28merci d'être avec nous
01:01:29en direct
01:01:30sur Sud Radio
01:01:30est-ce que cette French Connection
01:01:32dont Benjamin Cyr parle
01:01:34il nous raconte
01:01:35la genèse
01:01:35avec l'Indochine
01:01:37est-ce qu'aujourd'hui
01:01:38elle se porte bien
01:01:39en France
01:01:40cette French Connection
01:01:43si vous voulez
01:01:44aujourd'hui
01:01:44elle se porte
01:01:45particulièrement bien
01:01:46je vous donne les chiffres
01:01:48du dernier rapport
01:01:48de l'OFAS
01:01:49c'était le dernier
01:01:50on était à 6 milliards
01:01:51d'euros
01:01:53vous parliez
01:01:54de millions de dollars
01:01:55non c'est des milliards
01:01:55donc on est face
01:01:57à
01:01:57si vous voulez
01:01:58quelque chose
01:02:00qui relève
01:02:00de l'entreprise
01:02:01et de la logique
01:02:03d'entreprise
01:02:03avec une offre
01:02:05une demande
01:02:06dans mon livre
01:02:07Inside
01:02:08des aides mafias
01:02:09qui va apparaître
01:02:10le 15 octobre
01:02:11en édition de poche
01:02:13je fais parler
01:02:14un policier
01:02:17qui rencontre
01:02:18il y a une quinzaine d'années
01:02:19un des plus grands
01:02:21trafiquants français
01:02:22et il dit
01:02:24ceci
01:02:24il dit
01:02:25écoute
01:02:26tu sais
01:02:27on sait très bien
01:02:28qu'un jour-là
01:02:28vous allez légaliser
01:02:30le cannabis
01:02:31mais
01:02:32nous on va vous inonder
01:02:33de cocaïne
01:02:34on va faire baisser
01:02:35les prix
01:02:36on va vous envoyer
01:02:37des tonnes de cocaïne
01:02:38et c'est exactement
01:02:39ce qui s'est passé
01:02:39on a aujourd'hui
01:02:41un gramme de cocaïne
01:02:42à Marseille
01:02:43c'est 54 euros
01:02:44en 1989
01:02:45c'était 230 euros
01:02:46c'est ça
01:02:47voilà
01:02:47vous avez le rapport
01:02:49donc on est face
01:02:50à des gens
01:02:51qui sont dans une logique
01:02:52d'entreprise
01:02:53celui qui décrit
01:02:54très bien ça
01:02:56c'est Roberto Saviano
01:02:58je vous renvoie
01:02:59à l'excellent documentaire
01:03:00qui est passé sur Arte
01:03:01sur la construction
01:03:03du livre Gomorra
01:03:04et sur l'analyse
01:03:06de Saviano
01:03:08sur ce phénomène
01:03:09il explique comment
01:03:10la drogue
01:03:11a permis justement
01:03:12le développement
01:03:13exponentiel
01:03:13de la Camorra
01:03:14qui s'est par la suite
01:03:16développée
01:03:16en véritable entreprise
01:03:17et c'est ça
01:03:19toute la difficulté
01:03:21je dirais
01:03:21qu'on ne va jamais
01:03:22arrêter le trafic de drogue
01:03:23d'autant qu'aujourd'hui
01:03:25arrivent sur le marché
01:03:26alors les drogues
01:03:27de synthèse
01:03:28avec d'autres réseaux
01:03:30on a un éclatement
01:03:32une fragmentation
01:03:35je dirais
01:03:36de tout le panorama
01:03:39du trafic de drogue
01:03:40en Europe
01:03:41dans le monde
01:03:42en France
01:03:42c'est devenu
01:03:44un vrai business
01:03:44c'est incroyable
01:03:46il faut dire quelque chose
01:03:47quand on parlait
01:03:48du 6 milliards
01:03:49dans le rapport parlementaire
01:03:51d'il y a deux ans
01:03:52on estimait
01:03:53entre 3 et 6 milliards
01:03:54effectivement
01:03:54le trafic
01:03:55on sait aujourd'hui
01:03:56que le chiffre équivalent
01:03:58est au-delà
01:03:58des 7 milliards
01:03:59on parle de la France
01:04:00sauf que
01:04:01quand on fait
01:04:02ces estimations
01:04:03c'est toujours
01:04:04quand même
01:04:04sur la base
01:04:05des saisies
01:04:06et par définition
01:04:07les saisies
01:04:08ce sont que
01:04:09la partie
01:04:11émergée
01:04:11de la guerre
01:04:12c'est quoi
01:04:12c'est 20% ?
01:04:14on ne peut pas le déterminer
01:04:16et il faut savoir
01:04:17que ces chiffres là
01:04:18ils prennent
01:04:19des pourcentages colossaux
01:04:22vraiment
01:04:22d'une année sur l'autre
01:04:23en 2025
01:04:25on a
01:04:26saisi
01:04:2784 tonnes
01:04:29de cocaïne
01:04:31c'est
01:04:32quasiment
01:04:33deux fois plus
01:04:33que l'année d'avant
01:04:34bien sûr
01:04:35Jean-Michel Verne
01:04:36on est dépassé
01:04:38en 2023
01:04:39je crois que c'est
01:04:40Bruno Le Maire
01:04:41qui parlait de 3 milliards
01:04:42et deux ans après
01:04:43au FAS
01:04:44on commence à parler
01:04:45de 6 milliards
01:04:45on connait
01:04:46nous sommes dépassés
01:04:50là Jean-Michel Verne
01:04:50ou non aujourd'hui
01:04:51au niveau de la France
01:04:52je vous poserai
01:04:53après la question
01:04:53on est dépassé
01:04:55complètement
01:04:57avec ceci dit
01:04:58prise de conscience
01:04:59de l'état
01:05:00du danger
01:05:01parce que là
01:05:02on a vu la loi
01:05:03narcotrafic
01:05:04on voit les super prisons
01:05:05il y a quelque chose
01:05:07qui se passe
01:05:07ceci étant
01:05:09on manque
01:05:10cruellement
01:05:10de moyens
01:05:11vous savez
01:05:12la mafia
01:05:13il faut la frapper
01:05:14au portefeuille
01:05:15et pour
01:05:16frapper ces gens
01:05:17au portefeuille
01:05:18il faut des enquêteurs
01:05:19il faut de l'investigation
01:05:20financière
01:05:21et là
01:05:21excusez-moi
01:05:22c'est la cata
01:05:23la réforme de la police
01:05:25n'a pas permis
01:05:26de développer
01:05:27ce secteur
01:05:29je pense
01:05:30à l'APJ
01:05:31sur Marseille
01:05:32l'APJ
01:05:33les enquêteurs
01:05:34sont passés
01:05:35de 40 à 25
01:05:36c'est vrai qu'on a
01:05:39la gendarmerie
01:05:40les gendarmes
01:05:41de la SR
01:05:41sont très bons
01:05:42dans ce secteur
01:05:43mais on manque
01:05:44vraiment
01:05:45de moyens
01:05:46il faut beaucoup
01:05:47de fonctionnaires
01:05:48beaucoup de gendarmes
01:05:49pour travailler
01:05:50sur les dossiers
01:05:51ce sont des enquêtes
01:05:52de longue haleine
01:05:53vous avez des réseaux
01:05:55entiers de blanchiment
01:05:56qui marchent
01:05:57depuis des années
01:05:58sur tout le territoire
01:05:59et qu'on n'a pas
01:06:01troublé
01:06:02le moindre
01:06:03du monde
01:06:03le moindre instant
01:06:05je veux dire
01:06:06ça continue à tourner
01:06:07l'argent arrive
01:06:09vous avez
01:06:10toute une nébuleuse
01:06:12de commerçants
01:06:14banquiers au milieu
01:06:15en fait tout ça
01:06:16tout ça
01:06:17n'est pas
01:06:18n'est pas pris en compte
01:06:20parce que
01:06:21on n'a pas
01:06:21les moyens
01:06:23pour aller jusqu'au bout
01:06:24des enquêtes
01:06:25qui réclament
01:06:26des matières financières
01:06:27il faut des preuves juridiques
01:06:29c'est très compliqué
01:06:30le financier
01:06:31et là
01:06:32c'est vrai
01:06:33qu'on a
01:06:34on a un talent d'achine
01:06:35je suppose que vous expliquez
01:06:36tout ça dans
01:06:37Inside des aides mafias
01:06:38que vous publiez
01:06:39la semaine prochaine
01:06:40mercredi 14 octobre
01:06:42Jean-Michel Verne
01:06:43vous viendrait nous expliquer ça
01:06:44en studio
01:06:44voilà
01:06:45et on le saura encore davantage
01:06:46parce que c'est un dossier
01:06:47que nous n'allons pas clore
01:06:47merci d'avoir été
01:06:48avec nous quelques minutes
01:06:49vous restez avec nous
01:06:50je reçois Benjamin Cyr
01:06:51la drogue au pouvoir
01:06:525 siècles de flirte
01:06:54entre géopolitique
01:06:55et narcotrafic
01:06:56et puis on peut nous appeler
01:06:57bien sûr
01:06:580826 300 300
01:07:00quand on achète de la drogue
01:07:01peut-on dire que les violences
01:07:02liées au trafic
01:07:03ne nous concernent pas
01:07:04est-ce que vous vous sentez concerné
01:07:05vous vivez près d'un point de deal
01:07:07dites-le nous
01:07:08appelez-nous
01:07:0914h
01:07:09Sud Radio
01:07:10la France dans tous ses états
01:07:12Péricault Légas
01:07:13vous êtes bien sûr
01:07:14Sud Radio
01:07:15il est 13h33
01:07:17nous sommes avec
01:07:18Benjamin Cyr
01:07:19nous parlons
01:07:20nous parlons
01:07:21du narcotrafic
01:07:22dans des propos
01:07:23qui sont quand même
01:07:24l'actualité elle est chargée
01:07:25je suis d'accord
01:07:26depuis longtemps
01:07:27on a des inquiétudes
01:07:28sur l'économie
01:07:28sur la jeunesse
01:07:29sur l'hôpital
01:07:30sur la santé
01:07:31sur l'agriculture
01:07:33mais là ce que nous annonce
01:07:34Benjamin Cyr
01:07:35est tout simplement
01:07:36pré-apocalyptique
01:07:37parce qu'il constate
01:07:38dans son livre
01:07:39et c'est une évidence
01:07:40ce sont des éléments
01:07:41très précis
01:07:42qu'il a compilés
01:07:42pendant des années
01:07:43d'expérience
01:07:43il a lui-même
01:07:44une expérience personnelle
01:07:46et il a accès
01:07:47à des éléments
01:07:48auxquels nous n'avons pas
01:07:49tous accès
01:07:49qui prouvent aujourd'hui
01:07:50que l'organisation
01:07:51du narcotrafic
01:07:53international
01:07:54peut se comparer
01:07:56à une pieuvre
01:07:57qui mettrait la main
01:07:58petit à petit
01:07:58sur la planète
01:07:59dans la mesure
01:08:00où elle a pénétré
01:08:01toutes les structures
01:08:02de la société
01:08:03du pouvoir économique
01:08:04du pouvoir politique
01:08:05et même
01:08:06on parlait à l'instant
01:08:06du hors-antenne
01:08:07du Mexique
01:08:08où le gouvernement mexicain
01:08:09s'est rendu compte
01:08:10en combattant
01:08:11de l'acotrafic
01:08:11qu'il avait en face de lui
01:08:12un état bis
01:08:13avec presque une armée
01:08:14et une administration
01:08:16Benjamin Cyr
01:08:18on en est arrivé là
01:08:19par démission politique
01:08:21par insouciance
01:08:22ou parce que
01:08:23les profits engendrés
01:08:24par la drogue
01:08:25ont permis aux trafiquants
01:08:26de devenir vraiment
01:08:27des gens
01:08:27une oligarchie
01:08:28ultra puissante
01:08:29à cause de tout ça
01:08:30c'est à dire
01:08:31déjà
01:08:32il y a une méconnaissance
01:08:33du politique
01:08:34moi je me suis rendu compte
01:08:35en travaillant
01:08:36il y avait jusqu'à présent
01:08:38une vraie méconnaissance
01:08:39du politique
01:08:39de la réalité
01:08:40de la situation
01:08:41ensuite
01:08:42il y a tout ce que je raconte
01:08:43et ce dont parlait
01:08:44au précédent
01:08:45vous êtes d'accord
01:08:46qu'on les appelle
01:08:47à lire leurs livres
01:08:47tous les parlementaires
01:08:48concernés
01:08:49les hommes politiques
01:08:51et les hommes politiques
01:08:51qui le lisent
01:08:52c'est un document
01:08:53dont ils peuvent avoir besoin
01:08:54pour gouverner ce pays
01:08:56sur cet aspect là
01:08:57oui
01:08:57je ne suis pas sûr
01:08:58que ça résonne
01:08:59la crise lycéenne
01:08:59mais sur cet aspect là
01:09:01oui
01:09:02je pense que ça peut être
01:09:04un support documentaire
01:09:06intéressant
01:09:07ça méritrait une commission
01:09:09le contenu
01:09:10le contenu
01:09:11qu'on trouvera
01:09:11je me suis mérité
01:09:12on parlait
01:09:12de la question
01:09:13de la complaisance
01:09:15ou de la méconnaissance
01:09:16la commission
01:09:16d'enquête parlementaire
01:09:19sénatoriale
01:09:19de 2024
01:09:20a quand même
01:09:21permis
01:09:22d'éclairer
01:09:23énormément les choses
01:09:24et c'est elle aussi
01:09:26qui a pu donner
01:09:27des pistes
01:09:27sur la loi
01:09:28narcotrafic
01:09:29mais comme je disais
01:09:31méconnaissance
01:09:32complaisance
01:09:33et surtout
01:09:33quand vous avez
01:09:34des siècles
01:09:35en fait
01:09:37de rapports
01:09:38un peu incestueux
01:09:39entre les états
01:09:41et l'état français
01:09:42et le narcotrafic
01:09:44parce que
01:09:44l'histoire
01:09:45on parlait
01:09:47de Paul Dumère
01:09:48on parlait
01:09:49de Paul Dumère
01:09:50et de la régie
01:09:51autonome d'opium
01:09:51mais le système
01:09:52en question
01:09:53il a perduré
01:09:55jusqu'à
01:09:56la guerre
01:09:57d'Indochine
01:09:58avec la France
01:09:59il a perduré
01:10:00ensuite
01:10:01avec les états unis
01:10:02qui ont repris
01:10:03avec la guerre
01:10:04du Vietnam
01:10:05le même principe
01:10:07la drogue
01:10:08contre les armes
01:10:10il a repris
01:10:11ensuite
01:10:12pendant toute
01:10:13la période
01:10:14du containment
01:10:15contre
01:10:15de la guerre froide
01:10:18où
01:10:18les états
01:10:20et c'est comme ça
01:10:21que naît d'ailleurs
01:10:22aussi la French Connection
01:10:24avec
01:10:24les Corses
01:10:26alors au début
01:10:26c'est les Corses
01:10:27et CHL artisanales
01:10:28vous l'expliquez
01:10:28dans le bouquin
01:10:29au tout début
01:10:29à Marseille
01:10:30à partir des fameux
01:10:31carbonés spiritaux
01:10:33qui sont les pertes
01:10:34de la French Connection
01:10:35c'est des nœuds
01:10:36par rapport à ce qui se passe
01:10:37oui mais après
01:10:38ça devient
01:10:38politiquement
01:10:39un vrai support
01:10:41à l'époque
01:10:42des frères Guérini
01:10:43la bonne époque
01:10:45où Gaston Deferre
01:10:46est maire de Marseille
01:10:47où
01:10:49la CIA
01:10:50va utiliser
01:10:51les Corses
01:10:52en France
01:10:53déjà avec
01:10:54Sabiani
01:10:54qui est député marseillais
01:10:56qui commence avant-guerre
01:10:57Sabiani
01:10:58lui c'en était un
01:10:59ça n'était un
01:11:01effectivement
01:11:01et
01:11:01un des frères Guérini
01:11:03avait un emploi
01:11:05très important
01:11:05aussi à l'Amérique
01:11:07ils ont pu
01:11:08prospérer
01:11:09parce que c'est
01:11:10contrairement à
01:11:10Carbon et Spirito
01:11:11qui avaient été
01:11:12des collabos
01:11:12pendant la guerre
01:11:14eux
01:11:14justement
01:11:15étaient la mafia
01:11:16qui a aidé
01:11:17la résistance
01:11:18et
01:11:19les alliés
01:11:20mais
01:11:22le truc essentiel
01:11:23c'est que
01:11:23les Américains
01:11:24se servent
01:11:24y compris en France
01:11:27des Corses
01:11:28des mafieux Corses
01:11:29qui sont les trafiquants
01:11:31pour
01:11:32combattre
01:11:33les mouvements sociaux
01:11:33ils le font
01:11:34aux Etats-Unis
01:11:35ils le font en France
01:11:36les dockers
01:11:37cégétistes de Marseille
01:11:38empêchent la machine
01:11:39de tourner
01:11:39et l'Etat
01:11:40et la CIA
01:11:41surtout
01:11:42pour que le trafic
01:11:43international puisse
01:11:44continuer
01:11:44la CIA
01:11:45avec la complicité
01:11:46du gouvernement français
01:11:47envoie
01:11:48les mafieux
01:11:49mater les grèves
01:11:50casser les grèves
01:11:52parfois
01:11:53avec des
01:11:54et il y a une des grèves
01:11:55ils ont fait plus de
01:11:56plus de 10 morts
01:11:57d'un coup
01:11:57c'est les grèves
01:11:58de 53
01:11:59etc.
01:12:00de l'époque
01:12:00où en fait
01:12:01on leur dit
01:12:02on leur lâche la grappe
01:12:03sur le trafic
01:12:04avec derrière
01:12:06les têtes de pont
01:12:07du trafic
01:12:07international
01:12:08de la mafia
01:12:09américaine
01:12:10d'origine italienne
01:12:11avec
01:12:11Santo Traficante
01:12:13Junior
01:12:13avec
01:12:14Luca
01:12:15Luciano
01:12:16qui font
01:12:17exactement la même chose
01:12:18aux Etats-Unis
01:12:19et
01:12:20cette manière
01:12:21de composer
01:12:22ce que fait la Chine
01:12:23avec les triades
01:12:24également
01:12:24de composer
01:12:26de faire
01:12:27des cartels
01:12:28des variables
01:12:28d'ajustement
01:12:29des intérêts politiques
01:12:31des Etats
01:12:31et en fait
01:12:32la raison
01:12:32qui fait que les Etats
01:12:34se retrouvent totalement
01:12:35gangrénés
01:12:35au final
01:12:36parce que
01:12:37c'est le baiser du diable
01:12:39systématiquement
01:12:40et on sait que
01:12:42dans certains cartels
01:12:43marseillais
01:12:43on nous explique
01:12:44que les imams
01:12:45ont passé un deal
01:12:46avec
01:12:46c'est le cas de se dire
01:12:47avec les narcos trafiquants
01:12:48qui font la police
01:12:49dans le quartier
01:12:50sur le plan religieux
01:12:51en échange de quoi
01:12:51on les laisse trafiquer
01:12:53normalement
01:12:53nous sommes en ligne
01:12:54avec Eric Moulin
01:12:55bonjour Eric Moulin
01:12:57oui bonjour
01:12:58bonjour
01:12:59voilà
01:12:59vous êtes policier
01:13:00vous êtes secrétaire départemental
01:13:02de l'UNSA
01:13:02dans les bouches du Rhône
01:13:03donc vous êtes un policier
01:13:04de terrain
01:13:05vous connaissez bien ce dossier
01:13:06on s'est déjà parlé
01:13:07sur Sud Radio
01:13:10Benjamin Cyr
01:13:10nous explique
01:13:11l'imbrication ancienne
01:13:12de la drogue
01:13:14et du milieu marseillais
01:13:15bon
01:13:15carbone et spirito
01:13:16sont morts
01:13:17mais est-ce qu'ils ont
01:13:17des successeurs
01:13:18à Marseille
01:13:19aujourd'hui
01:13:19Eric Moulin
01:13:21oui alors
01:13:22on pourrait
01:13:22on pourrait leur trouver
01:13:24des successeurs
01:13:25au travers
01:13:25de divers
01:13:26bourbuscules
01:13:27qui se sont montés
01:13:27comme la DZ
01:13:28pour parler
01:13:29des pédagogues
01:13:29bien sûr
01:13:31alors on sait
01:13:33qu'aujourd'hui
01:13:34la drogue
01:13:35est un fléau
01:13:35qui touche
01:13:36toutes les couches
01:13:37de la société
01:13:38et la police
01:13:40aujourd'hui
01:13:41son action
01:13:42c'est
01:13:43c'est une digue
01:13:44qui a besoin
01:13:45de moyens
01:13:46ça a été dit
01:13:48sans moyens
01:13:49la police
01:13:50ne peut pas
01:13:50être efficace
01:13:51et effectivement
01:13:52il nous manque
01:13:52crûment de moyens
01:13:53ça a été dit
01:13:54également
01:13:55au travers
01:13:55d'une réforme
01:13:56qui est venue
01:13:58affaiblir
01:13:59ce qu'on appelait
01:13:59anciennement
01:14:00la police judiciaire
01:14:02pourquoi ?
01:14:03parce qu'on a perdu
01:14:04des sachants
01:14:05et que ces sachants
01:14:07aujourd'hui
01:14:08ne peuvent plus
01:14:08assurer
01:14:09la formation
01:14:10des jeunes
01:14:11et puis on est
01:14:12dans une période
01:14:12des baby-boomers
01:14:14où la police
01:14:15a du mal
01:14:17à revuter
01:14:17à sédentariser
01:14:19son personnel
01:14:21et où
01:14:22elle doit affronter
01:14:23d'énormes départs
01:14:25donc c'est aussi
01:14:25une source
01:14:27de complexité
01:14:29pour qu'on puisse
01:14:30faire front
01:14:32contre le fléau
01:14:33mais de manière générale
01:14:35oui
01:14:36non non
01:14:37allez-y
01:14:37je vous sens inquiet
01:14:38parce que
01:14:39Benjamin Cyr
01:14:39lui est très pessimiste
01:14:41même s'il dit
01:14:42il y aura peut-être
01:14:43toujours
01:14:43on en parlera
01:14:43à la fin de cette émission
01:14:44il y a peut-être
01:14:45un espoir
01:14:45j'allais dire
01:14:46pédagogique
01:14:47de culturer
01:14:48de cultiver
01:14:49le consommateur
01:14:49vous vous dites
01:14:50aujourd'hui
01:14:51la république
01:14:51manque de moyens
01:14:52les adversaires
01:14:53n'ont jamais été
01:14:54aussi puissants
01:14:54jamais aussi présents
01:14:55ils ne reculent
01:14:56devant aucun moyen
01:14:57et ils ont évidemment
01:14:58beaucoup d'argent
01:14:59et en face
01:15:00au contraire
01:15:01vous trouvez
01:15:01qu'il y a un affaiblissement
01:15:02de la capacité
01:15:03de réponse de l'état
01:15:04face à ce narcotrafic
01:15:05en France en tout cas
01:15:07voilà exactement
01:15:07et si on veut
01:15:09aujourd'hui
01:15:10éviter effectivement
01:15:11que cette drogue
01:15:12vienne gangréner
01:15:13d'autres sphères
01:15:15de notre société
01:15:16nous faisons évoluer
01:15:17possiblement
01:15:18vers un narcotrafic
01:15:18je pense que
01:15:19nous en sommes
01:15:20encore loin
01:15:20mais pas aussi loin
01:15:22qu'on pouvait l'être
01:15:24voilà
01:15:24narco-état
01:15:25il y a 30 ans
01:15:28je pense qu'effectivement
01:15:29si on veut pouvoir
01:15:31affaiblir
01:15:33ceux
01:15:33les barons de la drogue
01:15:34d'aujourd'hui
01:15:35il faut donner les moyens
01:15:36à la police
01:15:37et à la justice
01:15:37puisque ce n'est pas
01:15:39que la police
01:15:40ou la gendarmerie
01:15:41qui peut affronter
01:15:43ces situations
01:15:44mais il faut bien
01:15:45donner le pouvoir
01:15:46et les prérogatives
01:15:47à la police
01:15:48et la justice
01:15:48et les moyens
01:15:49pour pouvoir lutter
01:15:50efficacement
01:15:50et amoindrir
01:15:53ce fléau
01:15:54qui gangrène
01:15:54notre société
01:15:55aujourd'hui
01:15:55Jean-Michel Verne
01:15:56disait tout à l'heure
01:15:57il faut les frapper
01:15:57au portefeuille
01:15:58par des mesures fiscales
01:15:59ou des mesures
01:16:01contraignantes
01:16:01par rapport à leur
01:16:02est-ce qu'il y a moyen
01:16:03de les contrarier
01:16:04là-dessus
01:16:04de les coincer
01:16:05bien évidemment
01:16:06alors ça a été pris en compte
01:16:08aujourd'hui
01:16:09ce pan
01:16:10effectivement
01:16:10de la contrainte
01:16:11a été mis en oeuvre
01:16:12ça va faire
01:16:13peut-être une petite décennie
01:16:14qu'on a amorcé déjà
01:16:16la possibilité
01:16:17de les taper au portefeuille
01:16:18on est assez efficace
01:16:20on a développé
01:16:21des méthodes
01:16:21et des moyens
01:16:22ce qui nous manque
01:16:23c'est des moyens humains
01:16:24c'est vraiment
01:16:25de l'effectif
01:16:26et pouvoir intéresser
01:16:27s'énoncariser
01:16:28mobiliser les gens
01:16:29autour de ces actions
01:16:31je vous rappelle
01:16:32que la police fédérale
01:16:34c'est comme ça
01:16:34qu'ils avaient coincé
01:16:34Al Capone
01:16:35c'était sur un accident fiscal
01:16:37c'est toujours
01:16:37à travers l'enquête financière
01:16:39qu'on peut y arriver
01:16:40plus facilement
01:16:41c'est pas sur les points de deal
01:16:42c'est pas aller démanteler
01:16:44des points de deal
01:16:44faire des opérations
01:16:47comme on a dit
01:16:47mais là il faut des enquêteurs
01:16:48sur le financier
01:16:49il faut des enquêteurs
01:16:49il faut des moyens
01:16:50très pointus
01:16:51est-ce que la magistrature
01:16:52suit lorsque la sanction
01:16:54doit tomber
01:16:54parce qu'il y a une polémique
01:16:56sur la sévérité
01:16:57ou pas des magistrats
01:16:58est-ce que sur les questions
01:16:59d'un co-trafic
01:16:59les magistrats français
01:17:00sont intraitables ?
01:17:03oui alors on a un arsenal
01:17:04quand même
01:17:05qui nous permet
01:17:06de taper fort
01:17:08il faut peut-être
01:17:10le refermer
01:17:11sur d'autres dispositifs
01:17:12pour affliger
01:17:14peut-être
01:17:14des petites peines
01:17:16mais là
01:17:16effectivement
01:17:16on s'intéresse plutôt
01:17:17aux consommateurs
01:17:19pour qu'on soit plus efficace
01:17:20parce que c'est l'histoire
01:17:21de l'offre et de la demande
01:17:22si vous avez beaucoup de demandes
01:17:23vous continuerez à avoir de l'offre
01:17:24aujourd'hui
01:17:25dire qu'on va stopper
01:17:27la drogue
01:17:28dans n'importe quel pays du monde
01:17:30c'est une utopie
01:17:31on sert pas une utopie
01:17:32mais là
01:17:33pour la réduire
01:17:34à son minima
01:17:35voilà
01:17:36elle existera toujours
01:17:37ça continuera
01:17:38parce que ça fait vivre
01:17:39un certain nombre de personnes
01:17:40mais nous avons les moyens
01:17:41si on nous les donne
01:17:42de pouvoir lutter efficacement
01:17:43en tout cas
01:17:43Eric Moulin
01:17:44vous restez sur le terrain
01:17:45je pense que vous êtes entouré
01:17:46par une équipe déterminée
01:17:47que votre hiérarchie aussi
01:17:49est constante dans cet enjeu
01:17:50et on sait que les Bouches-du-Rhône et Marseille
01:17:52sont exposées
01:17:53c'est une plaque tournante
01:17:54aujourd'hui en France
01:17:55sur l'incotrafic
01:17:56où la République
01:17:57est quand même très vigilante
01:17:58merci pour votre témoignage
01:17:59Eric Moulin
01:17:59et puis bon
01:18:00j'aurai certainement l'occasion
01:18:01de vous réinviter
01:18:02parce que hélas
01:18:02ce dossier n'est pas terminé
01:18:04vous restez avec nous
01:18:05je reçois
01:18:06Benjamin Cyr
01:18:07auteur de la drogue
01:18:08au pouvoir
01:18:08cinq siècles
01:18:09de flirte
01:18:09entre la géopolitique
01:18:10et narcotrafic
01:18:11aux éditions du Cer
01:18:12et nous continuons
01:18:13cet échange
01:18:14Anissa
01:18:15je vous sens
01:18:17bouleversée
01:18:17par ce que vous entendez
01:18:18fascinée
01:18:19et intéressée
01:18:20évidemment
01:18:21pour ne pas être trop fascinée
01:18:22midi 14h
01:18:24Sud Radio
01:18:25la France dans tous ses états
01:18:27Eric Colégas
01:18:29vous êtes bien sûr
01:18:30Sud Radio
01:18:30il est 13h48
01:18:31et Anissa et moi
01:18:33sommes à l'écoute
01:18:34de Benjamin Cyr
01:18:35qui nous sidère
01:18:36totalement
01:18:36j'ai lu l'ouvrage
01:18:38La drogue au pouvoir
01:18:39cinq siècles
01:18:39de flirte entre géopolitique
01:18:41et narcotrafic
01:18:42aux éditions du Cer
01:18:42c'est une bombe
01:18:44parce que ce que vous expliquez là
01:18:46très posément
01:18:47avec des éléments très précis
01:18:48chiffres à l'appui statistique
01:18:50historique
01:18:51parce que le phénomène
01:18:51est très ancien
01:18:52et là vous expliquez
01:18:54que non pas
01:18:54qu'il est trop tard
01:18:55mais qu'en tout cas
01:18:56pour rémédier à ce fléau
01:18:59et pouvoir inverser la dynamique
01:19:01il ne suffira pas
01:19:01que de moyens policiers
01:19:02ou de moyens politiques
01:19:03ou de moyens administratifs
01:19:04il faudra des moyens
01:19:05j'allais dire intellectuels
01:19:06et culturels
01:19:07et certainement
01:19:08et certainement pédagogiques
01:19:09Benjamin Cyr
01:19:10il y a quand même
01:19:11un espoir
01:19:12d'inverser un jour
01:19:12cette tendance
01:19:14ou est-ce que...
01:19:16Alors je suis désolé
01:19:18je pense que
01:19:19la pente que les chevaux
01:19:21sont en train
01:19:21de prendre actuellement
01:19:23pour rester là
01:19:25très diplomate
01:19:26et très langue de bois
01:19:27ne va pas tout à fait
01:19:29dans le sens
01:19:29de votre interrogation
01:19:30du moins
01:19:31dans une réponse
01:19:32politique
01:19:33de votre interrogation
01:19:33quand on voit
01:19:35la manière
01:19:36notamment
01:19:37dont les nouvelles
01:19:38mafias européennes
01:19:40je pense
01:19:40évidemment
01:19:41on a parlé
01:19:42de la DZ
01:19:42tout à l'heure
01:19:43je pense aussi
01:19:43à la macromafia
01:19:46aux Pays-Bas
01:19:47qui est un peu
01:19:48en gros la DZ
01:19:49c'est la mafia
01:19:51algérienne
01:19:53d'origine algérienne
01:19:54c'est le code ISO
01:19:57de l'Algérie
01:19:58qui est implanté
01:20:00à Marseille
01:20:00qui est en train
01:20:01maintenant
01:20:01de remonter
01:20:02sur tout le territoire
01:20:03la Mocro
01:20:04c'est la mafia
01:20:06d'origine marocaine
01:20:08qui est implantée
01:20:10aux Pays-Bas
01:20:11de manière encore
01:20:12plus intense
01:20:14encore
01:20:15elle est un peu
01:20:16plus ancienne
01:20:17et elle a profité
01:20:18du rapport particulier
01:20:21des Pays-Bas
01:20:22avec la question
01:20:23des stupéfiants
01:20:26c'était
01:20:26cette manière
01:20:28de prendre
01:20:28vraiment
01:20:28tout le territoire
01:20:30jusqu'à présent
01:20:32on pensait
01:20:33au sud
01:20:33de l'Italie
01:20:35Jean-Michel Verne
01:20:36a parlé tout à l'heure
01:20:37de Roberto Saviano
01:20:38qui a quand même
01:20:40révélé
01:20:40des choses
01:20:41absolument extraordinaires
01:20:42et effrayantes
01:20:43sur la mafia italienne
01:20:45et particulièrement
01:20:46évidemment
01:20:46sur ce qui se passe
01:20:46dans le sud
01:20:47de l'Italie
01:20:47c'était l'idée
01:20:48qu'on avait
01:20:49de la corruption
01:20:50sud-américaine
01:20:52et du narcotrafic
01:20:54en Colombie
01:20:54ou en Amérique centrale
01:20:56notamment au Mexique
01:20:58mais aujourd'hui
01:20:59le fait
01:21:00que
01:21:01ces mafias
01:21:02dont le narcotrafic
01:21:03est le principal pilier
01:21:05puissent
01:21:08vraiment
01:21:10se répandre
01:21:11sur le territoire
01:21:13et surtout
01:21:13ne plus être
01:21:14uniquement
01:21:15dans les principales
01:21:16villes du pays
01:21:17mais justement
01:21:18à commencer
01:21:20à prendre
01:21:20les petites
01:21:22et moyennes villes
01:21:23même presque
01:21:23dans la ruralité
01:21:24d'ailleurs
01:21:26c'est un truc
01:21:26sur ce qu'on appelle
01:21:27les nourrices
01:21:27les nourrices
01:21:28c'est les personnes
01:21:29qui sont chargées
01:21:30de conserver
01:21:33la drogue
01:21:34en gros
01:21:35et après
01:21:36les différents
01:21:37fournisseurs
01:21:37viennent servir
01:21:38avant les nourrices
01:21:39elles étaient
01:21:40en banlieue
01:21:40en ville et haute
01:21:41et maintenant
01:21:41on les retrouve partout
01:21:42sur le territoire
01:21:43justement
01:21:43nous avons Camel
01:21:45qui nous appelle
01:21:45d'Avignon
01:21:46bonjour Camel
01:21:48je peux intervenir
01:21:49là
01:21:49je vous appelle
01:21:52parce que
01:21:52vous vous dites
01:21:52justement
01:21:53que pour vous
01:21:54les dealers
01:21:54ne se cachent plus
01:21:56c'est même pas
01:21:58ils ne se cachent plus
01:21:59mais
01:22:00je ne suis pas
01:22:00d'accord
01:22:01même pas d'accord
01:22:02avec votre
01:22:02qu'il a reçu
01:22:03il ne mélange pas
01:22:06mais il ne connait pas
01:22:07la France lui
01:22:09vous ne connaissez pas
01:22:10la France
01:22:11parce que
01:22:11si vous connaissez
01:22:12la France
01:22:12vous croyez
01:22:13que la
01:22:13des aide
01:22:13marquée
01:22:14la roule
01:22:15la mort
01:22:15vous croyez
01:22:16vous croyez
01:22:16qu'elle a du mal
01:22:17elle ne rentre pas
01:22:18en France
01:22:18elle est là
01:22:19mais en France
01:22:22maintenant j'ai envie
01:22:22de parler
01:22:23parce que
01:22:23j'ai entendu
01:22:24des trucs
01:22:24que
01:22:25en France
01:22:26quand on a voulu
01:22:27que la DZ
01:22:27marche à stop
01:22:28ils l'ont stoppé
01:22:29dans son propre pays
01:22:30le gars
01:22:30ils sont allés
01:22:31le chercher
01:22:31là-bas
01:22:31chez eux
01:22:32tout le monde
01:22:33savait qu'il était
01:22:33à haut rang
01:22:34tout le monde
01:22:35savait qu'il était
01:22:35machin
01:22:36donc ne sous-estimez
01:22:38pas
01:22:38le travail
01:22:39de la police
01:22:40française
01:22:40en parlant
01:22:41en mettant
01:22:41des trucs
01:22:41sur l'arrestation
01:22:45dont vous parlez
01:22:46c'est plus compliqué
01:22:46que ça
01:22:47c'est simplement
01:22:47c'est un dit
01:22:49lié au DG
01:22:50des relations diplomatiques
01:22:51entre l'Algérie
01:22:52et la France
01:22:53c'est ça
01:22:54ça s'arrête là
01:22:54c'est une variante
01:22:55justement
01:22:56quand les gens
01:22:56ils vous écoutent
01:22:57c'est l'angoisse
01:22:57on va se retrouver
01:22:58aux Etats-Unis
01:22:59non
01:23:00en France
01:23:01monsieur
01:23:01en France
01:23:02ne vous inquiétez pas
01:23:03il y a de quoi
01:23:04on a tous les outils
01:23:05qu'il faut
01:23:05c'est vrai que la politique
01:23:07à ce moment
01:23:07les policiers
01:23:08ne sont pas d'accord
01:23:09avec vous
01:23:09quand même
01:23:11attendez
01:23:11je connais des gens
01:23:12qui sont des opiles
01:23:13de police
01:23:13ils ont les moyens
01:23:14simplement
01:23:15il y a un petit problème
01:23:17c'est pas qu'on les laisse
01:23:18pas travailler
01:23:19on leur fait faire
01:23:20des missions
01:23:20de merde
01:23:21alors que c'est pas
01:23:22leur mission
01:23:22on leur fait faire
01:23:23de la sécurité sociale
01:23:24pratiquement
01:23:25ils sont devenus
01:23:26pratiquement
01:23:26s'ils vous disent
01:23:27bonjour
01:23:28ils ont peur
01:23:28de vous dire bonjour
01:23:29parce qu'ils ont peur
01:23:30d'être attaqués
01:23:30par le gars
01:23:31à qui vous avez dit bonjour
01:23:32parce que vous lui avez
01:23:33mal parlé
01:23:35la police d'aujourd'hui
01:23:36en plus
01:23:37les recrutements
01:23:38qu'il y a eu
01:23:38dernièrement
01:23:38c'est grave
01:23:39les gars
01:23:40ce sont des jeunes
01:23:41qui vont parler
01:23:41avec des jeunes
01:23:42avec un langage de jeunes
01:23:43quand vous avez deux jeunes
01:23:45qui se confrontent
01:23:45on oublie l'uniforme en face
01:23:47donc à un moment donné
01:23:49il y a beaucoup de choses
01:23:49qu'il faut régler
01:23:50avant de dire ces choses là
01:23:51en France
01:23:52quand on a voulu
01:23:53que la DZ mafia
01:23:54se stoppe
01:23:55il y a de suite
01:23:56allo allo
01:23:57tac tac
01:23:57ça s'arrange
01:23:58entre les deux pays
01:23:59le mec là
01:23:59il est sous cellule
01:24:01donc à un moment donné
01:24:03il faut taper
01:24:03là où il faut taper
01:24:04pour la drogue
01:24:05ben excusez-moi
01:24:06la droguée
01:24:07si on veut l'arrêter
01:24:08la drogue
01:24:08elle est au vu
01:24:09elle a commencé à l'époque
01:24:11c'était bien dans les soirées mondaines
01:24:12dans les barattes
01:24:13dans les bars
01:24:14après c'est descendu tout doucement
01:24:15dans les facultés
01:24:16après c'est descendu tout doucement
01:24:17dans les lycées
01:24:18et maintenant c'est dans les collèges
01:24:19c'est là
01:24:20il est là le danger
01:24:21bon quand vous parlez
01:24:22des Etats-Unis
01:24:23des trucs
01:24:23on n'a pas la même politique
01:24:25qu'est-ce qui vous met le plus en colère
01:24:26aujourd'hui ?
01:24:28pardon ?
01:24:28qu'est-ce qui vous met le plus en colère ?
01:24:30ce qui me met le plus en colère
01:24:32c'est qu'on a les moyers
01:24:33pour limiter les dégâts
01:24:35et on ne laisse pas faire
01:24:36les gens qui savent faire
01:24:37et on les bride
01:24:39voilà
01:24:40et alors quand on a des gens
01:24:41qui sont olvidés
01:24:42on a des gens qui sont frustrés
01:24:43on a des policiers
01:24:44qui sont frustrés
01:24:45ils sont de colère
01:24:46mais ils ne sont pas racistes
01:24:47c'est juste de la colère
01:24:48d'indignation
01:24:49parce qu'on ne les laisse pas
01:24:50bosser
01:24:51on ne laisse pas faire leur travail
01:24:53voilà
01:24:54alors donc ils ne savent plus quoi faire
01:24:55ils attrapent un petit
01:24:56ah il a mal attrapé
01:24:57ils font ça
01:25:00ils attendent
01:25:00ils se comprennent
01:25:01que beaucoup de gens
01:25:03contre les recrutements
01:25:04les derniers recrutements
01:25:05c'est de la merde
01:25:06qu'on plaît
01:25:07on nous a mis des bombes
01:25:08sur le terrain
01:25:09on nous a mis des justiciers
01:25:10on ne nous a pas mis des policiers
01:25:11qui veulent faire un travail
01:25:12faire le travail du policier
01:25:14Camel
01:25:14il y a beaucoup de policiers
01:25:16confirment effectivement
01:25:17en partie
01:25:18ce que vous dites
01:25:19et il y a une vraie carence
01:25:20aujourd'hui
01:25:20dans le recrutement
01:25:21dans la formation
01:25:22qui n'est pas du tout
01:25:22incomplet
01:25:23dans l'engagement
01:25:24Camel
01:25:24merci pour votre
01:25:26démoniage passionné
01:25:26mais on voit bien
01:25:27que vous connaissez
01:25:27la réalité sur le terrain
01:25:28et que vous la retranscrivez
01:25:30tel que vous le sentez
01:25:32on a Christiane
01:25:33Christiane
01:25:33juste un tout petit mot
01:25:34pour la fin
01:25:34vous dites vous aussi
01:25:35que la drogue est partout
01:25:36malheureusement
01:25:37vous nous appelez de Versailles
01:25:38ce que je dis aussi
01:25:40c'est que tant que les médecins
01:25:43ne feront pas le drame là-dessus
01:25:46parce que c'est le rôle
01:25:47de la médecine
01:25:48bien sûr
01:25:50oui mais il n'y a aucune campagne
01:25:52en disant
01:25:52la drogue c'est dangereux
01:25:54aucune
01:25:55donc les gamins
01:25:56qui commencent
01:25:56il n'y a rien
01:25:58on pense que c'est induit
01:25:59que c'est acquis
01:25:59mais ce n'est pas si acquis
01:26:00que ça
01:26:01non mais les médecins
01:26:02doivent vraiment
01:26:03se mettre en colère
01:26:04et récupérer là-dessus
01:26:06vous avez d'autant plus raison
01:26:08qu'il n'y a un nouveau phénomène
01:26:10à travers les drogues de synthèse
01:26:12qui explose
01:26:12et qui pose actuellement
01:26:14de nouveaux problèmes sanitaires
01:26:16assez importants
01:26:16Benjamin Cyr
01:26:17on vous réinvitera
01:26:18pour les drogues de synthèse
01:26:19je pense que ce sujet
01:26:20peut faire une émission mensuelle
01:26:21et qu'on pourrait tenir
01:26:22une dizaine d'années
01:26:23en espérant peut-être
01:26:24qu'on aura fait évoluer
01:26:26la situation dans le bon sens
01:26:27d'ici là
01:26:27merci Benjamin Cyr
01:26:28d'avoir été avec nous
01:26:29la drogue au pouvoir
01:26:30cinq siècles de flirte
01:26:31entre géopolitique
01:26:32et narcotrafic
01:26:33aux éditions du CERF
01:26:35pour 20 euros
01:26:36il faut le lire
01:26:37c'est pas drôle
01:26:38c'est parfaitement écrit
01:26:40et bien documenté
01:26:41mais si on veut évoluer
01:26:42sur ce sujet
01:26:43il faut être conscient
01:26:44de ce que vous racontez
01:26:45dans ce livre
01:26:45et j'espère que
01:26:46nos responsables politiques
01:26:48et nos dirigeants
01:26:48prendre connaissance
01:26:50de ce dossier
01:26:50pour prendre l'ampleur
01:26:51de la gravité du problème
01:26:52et merci également
01:26:54à Benoît Perrin
01:26:55à Jean-Michel Verne
01:26:56et à Eric Moulin
01:26:57d'avoir été avec nous
01:26:58un petit peu plus tôt
01:26:59évidemment à suivre
01:27:00Brigitte Lae
01:27:00qui vous retrouve
01:27:01pour une édition spéciale
01:27:03Octobre Rose
01:27:04à demain

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