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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-11-05##

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News
Transcription
00:00:00Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:05Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce jeundi 5 novembre 2026.
00:00:09Ici ce n'est pas la grève générale, c'est la mobilisation générale.
00:00:12Anissa Arfaoui est à côté, le manque a préparé cette émission avec moi, avec l'exigence qu'on lui connaît.
00:00:17Elvin est là bien sûr, qui va retranscrire sur Sud Radio tous les propos absolument, j'allais dire, pertinents et
00:00:22géniaux qu'on va prononcer pendant deux heures.
00:00:23Julia Delmas est à sa console pour s'assurer de la réalisation exemplaire de cette émission.
00:00:27Et Zakaria Sabrous vous attend au 0826-300-300.
00:00:31Retenez ce code qui est presque mieux qu'un code bancaire en Suisse, 0826-300-300, parce qu'il va
00:00:36vous enrichir en intelligence et vous allez pouvoir nous dire tout ce que vous pensez de la situation du pays,
00:00:41de la manifestation, voilà.
00:00:42Nous allons parler grève générale, nous allons savoir ce qu'en pensent les patrons et nous avons parmi nous, il
00:00:47est déjà en studio, l'ancien patron des patrons, Pierre Gattaz, l'ancien patron du CNPF.
00:00:51Voilà, est-ce que les entrepreneurs français sont malheureux et quelle est la vision du patronat pour sortir ce pays
00:00:57de la chienlit dans laquelle il est ?
00:00:59Nous aurons évidemment l'avis d'André Bercoff à 12h45 et à 13h on va se poser la question, comment
00:01:06les élites ont-ils pu à ce point tromper, trahir le peuple ?
00:01:10Nous recevrons Naïman Fadel qui a écrit un livre qui était déjà venu nous parler justement de la détresse, le
00:01:16peuple sacrifié, la trahison des élites chez Fayard.
00:01:19Et puis on aura aussi le témoignage de Julien Cocao, un personnage, c'est un ancien détenu qui s'est
00:01:22réinséré et qui prouve que même quand on a eu des accidents de vie,
00:01:26eh bien on peut se surgir et retrouver le bon sens et la raison et l'espoir d'agir.
00:01:32Et puis nous aurons Anissa, Christine Bouillaud qui nous appellera de Toulouse puisqu'elle est dans la manif.
00:01:37Elle sera effectivement en direct de la manifestation, on verra également qui sont les français qui sont dans la rue
00:01:43aujourd'hui,
00:01:43qui manifestent ce jeudi, qu'est-ce qui fait descendre dans la même rue des salariés, des lycéens et des
00:01:48retraités.
00:01:48Et puis dans un second temps, Perico, on fera le point en temps réel sur cette journée de grève nationale,
00:01:53où est-ce qu'on débraye, quels cortèges sont déjà partis et puis que nous diront les premiers chiffres.
00:02:04Message à ceux qui doivent s'en aller pour sauver la présidentielle.
00:02:08Comment sortir la France de sa chien-lits dans laquelle Emmanuel l'a plongé, Emmanuel Macron vous l'avez reconnu,
00:02:13de sorte que l'élection du prochain président de la République retrouve enfin sa vertu.
00:02:17Sa démission, celle du président, annulerait la campagne électorale.
00:02:2040 jours ne suffisent pas et une nouvelle dissolution virait au fiasco.
00:02:23Il n'y a pas à tortiller, Emmanuel Macron doit prendre ses responsabilités et changer de Premier ministre
00:02:28pour constituer un gouvernement de conciliation, je ne dis pas d'Union Nationale, je dis de conciliation.
00:02:33Mais pour que cette initiative ne soit pas qu'un simple changement de casting à Matignon,
00:02:37il faut repenser la donne politique, passer d'un gouvernement aujourd'hui limité au socle commun
00:02:41à un gouvernement de concession obligatoire entre les familles politiques.
00:02:44Emmanuel Macron doit demander à Sébastien Lecornu de tirer sa référence,
00:02:48puis mettant carte sur table, ouvrir des consultations avec les présidents des groupes parlementaires
00:02:52et les responsables des partis.
00:02:54Ce pays a besoin d'apaisement et de cohésion juste le temps de la campagne présidentielle.
00:02:58Alors si, et avec des si, on pourrait mettre Marseille dans une boîte de sardines
00:03:01ou Strasbourg dans un bocal de choucroute,
00:03:03et je m'en réfère à la célèbre Maxime de Guillaume de Range,
00:03:06il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.
00:03:09Donc, si le président de la République obtenait des différents groupes à l'Assemblée Nationale,
00:03:14la possibilité d'un consensus évidemment provisoire,
00:03:16de sorte à pouvoir envoyer au peuple français la preuve que la classe politique est capable,
00:03:21vu l'ampleur de la crise, de faire une pause républicaine
00:03:23pour aborder cette étape historique que sera la prochaine élection présidentielle,
00:03:27alors peut-être que nous pourrions envisager un rétablissement,
00:03:29certes fragile, du fonctionnement de cette République.
00:03:32Six mois, ce n'est pas une chimère.
00:03:34Il s'agit de trouver un accord entre les partis prêts à participer à un compromis républicain
00:03:38et à rechercher à minima des solutions gouvernementales.
00:03:41Il ne s'agit en aucun cas de faire disparaître les divergences idéologiques,
00:03:44restant sérieux, mais de trouver un terrain d'entente sur quelques priorités nationales.
00:03:48Chaque formation décide librement de sa participation,
00:03:51et tant pis pour ceux qui refuseraient de s'associer à cette démarche
00:03:53ou qui choisiraient de rester dans une opposition systématique,
00:03:56ils marqueraient un mauvais point.
00:03:58En entente avec la représentation nationale de bonne volonté,
00:04:01Macron pourrait rechercher une personnalité qui ne soit pas identifiée
00:04:04à son ancienne majorité présidentielle
00:04:05et qui puisse dialoguer avec la gauche sociale-démocrate,
00:04:08le centre, la droite républicaine et pourquoi pas le Rassemblement National.
00:04:11On se réjouirait que Jean-Luc Mélenchon tende l'oreille à cette idée folle,
00:04:15mais n'ayant pas fumé la moquette en rigide dans cette humeur ce matin, je m'en tiens là.
00:04:18Trois profils seraient envisageables.
00:04:20Une personnalité politique expérimentée, issue du centre ou de la droite républicaine,
00:04:24mais capable de négocier avec les socialistes et le RN.
00:04:26Une personnalité de gauche réformiste, susceptible de raisonner le parti socialiste et les écologistes,
00:04:31tout en négociant avec le centre et la droite,
00:04:33ou, plus logique encore,
00:04:34une personnalité indépendante, ancien responsable du public
00:04:37ou personnalité reconnue pour son expérience de l'État
00:04:40ou pour sa reconnaissance de la société française sans appartenance partisane aucune.
00:04:45L'essentiel serait que ce nouveau Premier ministre dispose d'une véritable autonomie politique.
00:04:49Or, la Constitution de 1958 offre cette possibilité,
00:04:52de façon la plus régulière, par la stricte application de l'article 20
00:04:55qui stipule que le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation.
00:04:59Je répète dans le texte,
00:05:01le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation,
00:05:04pas le Président de la République.
00:05:05C'est ainsi que l'État fonctionne en période de cohabitation.
00:05:08Loin de toute ambition présidentielle,
00:05:10cette personnalité s'y engagerait formellement.
00:05:12Le chef du gouvernement provisoire, de fait,
00:05:14pourrait proposer un contrat politique limité à quelques engagements communs.
00:05:17Vote d'un budget consensuel de transition,
00:05:19autrement dit un budget sparadrap, osons le mot,
00:05:20et une réponse immédiate, pratique, concrète à la colère sociale,
00:05:23notamment étudiante et lycéenne,
00:05:25et aux tragédies énergétiques que rencontrent des millions de Françaises et de Français.
00:05:28Histoire de calmer le jeu et d'envisager 2027 à tête reposée.
00:05:32Je conclue ce délire de ravi de la crèche en poussant l'audace
00:05:34jusqu'à suggérer un nom.
00:05:36Laurent Berger, j'ai l'intime conviction que l'ancien patron de la CFDT
00:05:39accepterait cette mission et relèverait le défi,
00:05:42et j'ai aussi l'intime conviction,
00:05:43car je crois dans l'intelligence démocratique du peuple français
00:05:46qu'il parviendrait à susciter un consensus de bon sens et de courage
00:05:49jusqu'au dimanche 2 mai 2027.
00:05:51N'oublions pas, il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre,
00:05:54pour que vive la République et pour que vive la France.
00:05:57Après plusieurs semaines de mobilisation dans les lycées et les facs,
00:06:00place ce jeudi à une journée de grève nationale.
00:06:03Cinq syndicats appellent les salariés du public et du privé à débrayer
00:06:07avec une revendication au premier plan, la hausse des salaires.
00:06:10Et les patrons, justement, qu'en pensent-ils ?
00:06:12Eh bien, on pose la question à notre invité Pierre Gattaz,
00:06:15industriel et ancien président du MEDEF.
00:06:17Ce sera dans quelques instants sur Sud Radio.
00:06:19Et vous, d'ailleurs, qu'en pensez-vous ?
00:06:21L'augmentation des salaires est-elle une condition sine qua nonne
00:06:23pour calmer les foules ?
00:06:25Dites-nous ce que vous en pensez au 0826.
00:06:29Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:06:34Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 12h14,
00:06:37en ce jour d'agitation sociale,
00:06:39nous recevons l'ancien patron des patrons,
00:06:41mais qui reste un patron en pleine activité,
00:06:45et Pierre Gattaz est quelqu'un qui est doté d'une énergie incroyable.
00:06:48Nous allons discuter avec lui, on va avoir son avis.
00:06:51Grève générale, qu'en pense d'abord, qu'en pense l'entreprise française ?
00:06:53Je recevais hier Charles Gave qui me disait
00:06:55« Aujourd'hui, le bien le plus précieux qu'il faut sauver d'urgence,
00:06:58en plus de l'école, de la santé, c'est l'entreprise. »
00:07:00Voilà, c'est l'entreprise, et on a fait beaucoup de mal à l'entreprise.
00:07:03Bon, on en viendra un peu.
00:07:04Il dit que l'euro est vraiment la principale source du malaise,
00:07:08il en est convaincu, il a essayé de nous expliquer pourquoi.
00:07:11Ça ne sera pas le sujet du jour, mais on pourra en parler.
00:07:13Voilà, en tant qu'ancien président du MEDEF,
00:07:16Pierre Gattaz, vous voyez la situation.
00:07:18Vous avez vu que Sébastien Lecornu envisage,
00:07:20pour calmer le jeu, de faire grimper le SMIC,
00:07:22mais au frais d'entreprise, au frais des patrons.
00:07:25On va dans le mur, là, ou il y a quelques pistes, quand même,
00:07:28qu'on pourrait envisager ?
00:07:28Je crois qu'il y a des pistes.
00:07:29Le problème, c'est qu'il faut vraiment écouter la colère des Français
00:07:32sur le pouvoir d'achat.
00:07:34J'ai écrit un livre, il y a un an, qui s'appelait
00:07:35« Gagner plus, c'est maintenant ».
00:07:36Vous étiez venu pour ça ?
00:07:37J'étais venu pour ça, avec trois autres collègues,
00:07:39Michel de Rosen, Xavier Fontanet,
00:07:40et en fait, on s'est dit, il y a des réformes économiques
00:07:42à faire en France.
00:07:43Donc, vous n'êtes pas contre l'augmentation des salaires ?
00:07:45Je suis fondamental pour l'augmentation du salaire net,
00:07:50bien évidemment, sauf qu'il ne faut pas que ce soit au détriment
00:07:52de la compétitivité des entreprises,
00:07:54des commerçants, des artisans.
00:07:55Quand vous augmentez le SMIC de demain matin
00:07:57de 1, 2, 3, 4, 5 %,
00:07:59on sait, si vous voulez, dans une situation
00:08:01où l'économie ne va pas bien, pas bien du tout,
00:08:03que c'est des charges supplémentaires
00:08:04pour les entreprises,
00:08:06et donc, comment on répercute
00:08:09les hausses de salaire sur nos prix ?
00:08:11Alors, Pierre Gattaz, comment on fait
00:08:12pour déshabiller Jacques,
00:08:13ou habiller Paul sans déshabiller Jacques ?
00:08:15En fait, l'idée, si vous voulez,
00:08:16je crois qu'il y a deux choses,
00:08:18il y a un malaise autour de deux choses.
00:08:20D'abord, le travail ne paye pas assez.
00:08:22Un, ça c'est clair, d'où mon bouquin,
00:08:23et d'où toutes mes actions
00:08:24sur l'Institut des solutions qu'on a créé.
00:08:26Deuxièmement, il n'y a plus d'ascenseur social.
00:08:28Quelqu'un qui est au SMIC aujourd'hui,
00:08:30risque de se retrouver au SMIC toute sa vie.
00:08:32Avec, il y a 40 ans, un SMICAR pouvait se dire
00:08:35je vais doubler mon patrimoine en 10 ans.
00:08:37Et là, il paraîtrait que les sondages,
00:08:40les mesures, c'est 80 ans pour doubler son patrimoine.
00:08:43Ce n'est pas normal.
00:08:44Donc, en fait, on induit une sorte de double frustration.
00:08:47Un, je ne gagne pas assez ma vie en travaillant,
00:08:49et ça, c'est terrible.
00:08:50Ça, c'est terrible.
00:08:51Et deuxièmement, je ne gagne pas ma vie,
00:08:53mais en plus, demain, ce ne sera pas terrible.
00:08:54Donc, ascenseur social en panne pour vous ?
00:08:56Oui, oui.
00:08:57Alors, qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:08:58Et c'est là où, si vous voulez,
00:08:59tout le débat de la politique française depuis 40 ans,
00:09:01c'est qu'on a fait du social
00:09:03sans tenir compte des économies et de l'économie.
00:09:06Donc, en fait, on s'est endettés, on s'est endettés,
00:09:07on a passé la mesure de 65 ans à 60 ans.
00:09:10En allant chercher les richesses ailleurs,
00:09:11en empruntant à l'extérieur.
00:09:12Oui, en empruntant à l'extérieur.
00:09:13Mais surtout, si vous voulez,
00:09:14il faut dépenser les richesses qu'on crée.
00:09:16Ça, c'est la base de tous les pays qui réussissent.
00:09:19Quand on a passé la retraite de 65 ans à 60 ans
00:09:21par François Méditerran,
00:09:23on le paye encore, si vous voulez, aujourd'hui.
00:09:25En fait, il faut le faire,
00:09:26mais il faut créer de la richesse.
00:09:28Quand on est passé de 39 heures au 35 heures,
00:09:32on s'est dit, bon, l'entreprise va pouvoir tenir,
00:09:35l'économie va tenir.
00:09:36En fait, on a bafoué l'économie
00:09:37et on n'a pas fait d'économie en face des mesures.
00:09:41Notamment Emmanuel Macron, que j'ai bien connu,
00:09:44qui a fait des mesures d'offres,
00:09:45politiques de l'offre,
00:09:46de la fin de François Hollande.
00:09:48Ils ont baissé les charges,
00:09:50ils ont fait le CICE, ils ont resimplifié.
00:09:52En fait, le gros problème qui s'est passé,
00:09:55c'est qu'on n'a pas fait d'économie en face.
00:09:57Quand vous faites des allégements de charges
00:09:58ou quand vous baissez les impôts,
00:09:59ce qui est très vertueux,
00:10:00il faut impérativement faire des économies en face.
00:10:03Ce qu'on n'a pas fait.
00:10:04Vous voyez, tous les pays au monde ont fait des économies.
00:10:06Nous, on s'est retrouvés, en fait,
00:10:07à avoir un modèle social qui s'est développé.
00:10:12On travaille moins que les autres sur une vie, etc.
00:10:15Et on n'a pas du tout tenu compte
00:10:17de l'économie et des entreprises.
00:10:19Donc aujourd'hui, moi je dirais,
00:10:20le point fondamental,
00:10:22c'est comment redonner du pouvoir d'achat
00:10:23sans doute le moins le plus rapide possible,
00:10:27c'est de diminuer les charges sociales et patronales.
00:10:30Comment on recréer de la richesse, Pierre Gattard ?
00:10:32C'est la base de tout.
00:10:33Et reproduire en France, surtout.
00:10:34Pour créer de la richesse,
00:10:35sur le long terme, c'est facile.
00:10:36Il faut dire aux Français
00:10:37qu'on a un pays incroyable,
00:10:39des atouts incroyables,
00:10:40qu'il faut repasser à 2% de croissance
00:10:42et surtout, il faut produire,
00:10:44il faut réindustrialiser le pays.
00:10:45On peut passer de 10% du PIB
00:10:47à 15% du PIB en 15 ans.
00:10:49Les moyens existent ?
00:10:50Les moyens existent, pourquoi ?
00:10:51Parce que vous avez des choses formidables
00:10:52qui se passent.
00:10:53Aujourd'hui, Trump nous menace avec sa guerre.
00:10:56Poutine nous menace avec la guerre.
00:10:57Trump nous aime plus.
00:10:58Déjà, le militaire.
00:10:59Le militaire, nous sommes très forts en militaire en France.
00:11:01La défense ?
00:11:01La défense.
00:11:02La défense, c'est de la souveraineté maintenant.
00:11:04Il y a 10 ans, 10 ou 5 ans,
00:11:05on disait, c'est pas beau, c'est pas bien.
00:11:06Ça reste notre point fort, je crois.
00:11:08Et ça reste très important.
00:11:09Il y a plein de PME, de TI formidables,
00:11:10des start-up, de l'innovation dans le militaire.
00:11:12Et on est fort en Europe,
00:11:13pour les plus forts d'Europe.
00:11:14Deuxièmement, la santé.
00:11:15Il faut retrouver de la souveraineté en santé.
00:11:17Il faut arrêter d'aller chercher nos masques,
00:11:19nos doliprane, etc.
00:11:20On a des gens exceptionnels en santé.
00:11:22Biomérieux, Sanofi, des ETI incroyables.
00:11:25Bon, troisième chose,
00:11:26il y a tout ce qui est planète, planète, écologie.
00:11:28Pierre Gattard, est-ce que le MEDEF
00:11:29a toujours été soucieux de souveraineté ?
00:11:30Je parle dans l'histoire.
00:11:31Je ne vais pas revenir sur l'histoire
00:11:33parce qu'il y a des phases
00:11:34où il fallait être ouvert à tous les vents,
00:11:36la mondialisation vertueuse, ouverte, etc.
00:11:39Bon, là, on est dans un autre monde.
00:11:40On est dans un monde dur,
00:11:41dans un monde de compétition internationale.
00:11:43Les Chinois arrivent avec des prix extrêmement bas.
00:11:45Ils ont besoin d'exporter les Américains.
00:11:47Pourquoi ils peuvent arriver comme ça ?
00:11:48Ils peuvent arriver parce qu'ils ont un marché intérieur
00:11:50qui ne marche plus.
00:11:50Non, mais comment se passe-t-il qu'ils passent la frontière ?
00:11:52Eh bien, il ne faut pas.
00:11:53Il faut mettre des droits de douane.
00:11:54Il faut expliquer.
00:11:55Il faut faire aux Chinois ce qu'ils nous ont fait
00:11:59il y a 40 ans.
00:11:59Il y a 40 ans, pour aller en Chine,
00:12:00ils nous disaient, venez,
00:12:02ce seront des John Venture 50-50
00:12:04et en plus, vous allez transformer les meilleures technologies.
00:12:06Ça s'appelle le protectionnisme.
00:12:08En fait, ils l'ont fait pour copier, pour dépasser.
00:12:11Il faut faire l'inverse.
00:12:12Donc, vous êtes d'accord qu'il y a une forme de protection ?
00:12:16La souveraineté, c'est de la liberté.
00:12:17C'est de choisir son camp.
00:12:20C'est de ne pas subir.
00:12:21C'est de construire l'avenir.
00:12:23Et c'est de choisir, c'est d'être libre.
00:12:25Lorsque vous achetez vos munitions à vos pires ennemis,
00:12:26ça ne marche pas.
00:12:27Donc, il faut que les munitions, on les fasse.
00:12:29Ou vous donnez de l'argent à votre allié
00:12:30pour qu'il ait acheté des hommes aux Etats-Unis.
00:12:32Exactement.
00:12:33Les patriotes américains pour l'Ukraine,
00:12:35ce n'est pas très malin, ça.
00:12:36Il faut faire très attention, par contre.
00:12:37Parce que vous ne pouvez pas...
00:12:39La souveraineté, ce n'est pas le protectionnisme absolu.
00:12:41Parce qu'on a besoin d'exporter.
00:12:42On a besoin d'exporter intelligemment
00:12:43avec des règles du jeu transparentes, clairvoyantes.
00:12:46Quand vous jouez au foot,
00:12:47vous avez des règles du jeu qui sont les mêmes de chaque côté.
00:12:49Eh bien, on dit aux Chinois et aux Américains,
00:12:51nous, on joue dans la mondialisation nouvelle.
00:12:54On vous achète des choses, vous nous achetez des choses.
00:12:56Vous ne pouvez pas...
00:12:56Il y a certaines choses que vous ne pouvez plus nous acheter,
00:12:59parce que... etc. etc.
00:13:00Ça s'entend.
00:13:01Les Américains ont été très protectionnistes depuis 50 ans.
00:13:04Très protectionnistes.
00:13:05On le sait bien.
00:13:06Mais bien sûr.
00:13:07Et les Allemands aussi l'ont été à leur façon.
00:13:09Donc, l'oubli de ces valeurs a créé la pauvreté.
00:13:12C'est pour ça que les Français sont en arrière.
00:13:13Non, je crois que les Français,
00:13:15c'est que depuis 45 ans, on vit au-dessus de nos moyens.
00:13:17On a créé un modèle social très généreux,
00:13:19une dépense publique qui n'a pas été gérée.
00:13:20Et donc, vous avez trois problèmes.
00:13:23On ne travaille sans doute pas assez sur une vie.
00:13:26Il va falloir qu'on travaille un peu plus.
00:13:27Deuxièmement, il faudra que nos jeunes et nos seniors travaillent plus.
00:13:30Donc là, j'ai quelques idées sur les jeunes.
00:13:32Troisièmement, notre modèle social,
00:13:33il va falloir le revoir un peu, l'optimiser.
00:13:35Je ne dis pas le revoir, l'optimiser.
00:13:37Assurance chômage, on est encore à 18 mois non dégressif.
00:13:40Il faut sans doute s'intéresser à ce que font nos concurrents.
00:13:42Mais pourquoi ils sortent souvent dans la rue depuis les gilets jaunes ?
00:13:44Qu'est-ce qui se passe ?
00:13:45Les jeunes.
00:13:46Les jeunes et les moins jeunes.
00:13:47On a vu ce pouvoir d'achat, il faut absolument trouver des idées.
00:13:49Moi, je pense qu'il y a des idées, par exemple,
00:13:51de donner 100 euros de plus par mois aux Français
00:13:55en baissant des charges ponctuellement.
00:13:57À location chômage, on doit pouvoir faire une dégressivité.
00:14:01Des tickets modérateurs un peu plus élevés.
00:14:03Lorsqu'on va en consultation chez le médecin,
00:14:05si on paye 5 ou 10 euros, y compris...
00:14:07Il y a des choses à faire.
00:14:08Il y a plein d'idées.
00:14:09Tout le monde est touché, en fait.
00:14:10À toute façon, moi, je pense que, si vous voulez,
00:14:12c'est comme le Roosevelt.
00:14:13Il faut que tout le monde...
00:14:14L'effort de guerre, il sera réparti sur tout le monde.
00:14:16Et on ne peut pas dire, il n'y a que les retraités
00:14:18ou il n'y a que les riches ou il n'y a que ceci.
00:14:19Non.
00:14:19L'effort de guerre, il faut que ce soit réparti sur tout le monde.
00:14:22Ensuite, il faut éviter que cet effort de guerre,
00:14:24ce soit des taxes.
00:14:25Parce que ça, pour les entrepreneurs,
00:14:26et les plus petits, les moyens et les grands,
00:14:28taxer, c'est punir.
00:14:29Dans un pays déjà surtaxé,
00:14:31chaque fois qu'on nous parle d'une taxe supplémentaire,
00:14:33c'est de la punition.
00:14:33C'est si facile, Pierre Gattaz.
00:14:35Mais non, ce n'est pas si facile.
00:14:36Non, non, de taxer, de taxer.
00:14:37Alors que là, je demande, moi,
00:14:39au gouvernement et aux politiques,
00:14:40et toutes sous-bords confondus,
00:14:42faites des économies.
00:14:44Vous avez 57% de dépenses publiques.
00:14:46La moyenne européenne, c'est 49%.
00:14:48Les Suisses sont à 35%.
00:14:49Donc là, vous avez plein d'économies.
00:14:51Il y en a partout.
00:14:51On a 7 niveaux de territoire.
00:14:53Le gaspillage.
00:14:54Le gaspillage de partout.
00:14:55C'est aussi ce que crient les gens dans la rue.
00:14:57Anissa, dites-nous,
00:14:57qui sont les Français qui sont dans la rue aujourd'hui ?
00:14:59Des cheminots, des enseignants,
00:15:01des personnels hospitaliers,
00:15:03de la restauration et de l'intérim.
00:15:06Voilà qui les syndicats appellent
00:15:08à faire grève ce jeudi 5 novembre.
00:15:10Oui.
00:15:11Et dans les cortèges,
00:15:12on attend aussi des lycéens,
00:15:13des étudiants et des retraités.
00:15:15Et évidemment, la coordination des Gilets jaunes
00:15:17appelle, elles aussi, à manifester.
00:15:19Alors, qu'est-ce qui les amène dans la rue ?
00:15:20Eh bien, la SNCF,
00:15:21les quatre syndicats de cheminots
00:15:22font front commun sur les salaires,
00:15:24l'emploi et les conditions de travail.
00:15:27Dans les hôpitaux publics parisiens,
00:15:29la CGT et Force Ouvrière
00:15:30demandent le retrait des économies
00:15:32prévues dans le budget de l'État.
00:15:33Et de la sécurité sociale.
00:15:35Et puis, dans le privé,
00:15:36la CFDT réclame l'ouverture
00:15:37de négociations salariales
00:15:39dans toutes les branches
00:15:40avec 100 euros nets de plus
00:15:42pour les salariés du SMIC.
00:15:44Les syndicats lycéens et étudiants
00:15:45réclament notamment la suppression
00:15:47de parcours sup
00:15:47et davantage de places à l'université.
00:15:49Les organisations de retraite
00:15:50demandent quant à elles
00:15:51que les pensions augmentent
00:15:53au moins aussi vite que les prix.
00:15:54Et puis, pour les Gilets jaunes
00:15:55qui appellent à rejoindre les cortèges,
00:15:57c'est la vie chère
00:15:57qui reste au premier plan
00:15:58comme lors des manifestations
00:15:59du 17 octobre.
00:16:00Pierre Gattaz,
00:16:01il y a moyen de rassurer
00:16:02toutes ces catégories ?
00:16:03Il y a moyen de rassurer.
00:16:04Sur le long terme,
00:16:05encore une fois,
00:16:05je vois des tas de possibilités
00:16:07de recréer de la croissance
00:16:08avec les entreprises,
00:16:09de faire de l'innovation,
00:16:09de créer de l'emploi,
00:16:10de retourner au plein emploi
00:16:11dans 10-15 ans.
00:16:12Peut-être même une...
00:16:13Plein emploi ?
00:16:14Plein emploi.
00:16:14Si on recrée
00:16:15un million d'emplois industriels,
00:16:16ça fait 2 millions d'emplois au total.
00:16:17Avec des salaires décents ?
00:16:18Avec des salaires décents
00:16:19parce que l'industrie,
00:16:20ce sont des emplois
00:16:21à valeur ajoutée.
00:16:22Il faut juste réhabiliter
00:16:23les filières scientifiques,
00:16:25techniques, technologiques
00:16:26et mécaniques et manuelles.
00:16:28Les Suisses ont une force considérable.
00:16:3070% de leurs gamins
00:16:32de 17 ans
00:16:32sont en apprentissage.
00:16:34Il n'y a que 25%
00:16:35des élèves suisses
00:16:36qui vont au baccalauréat.
00:16:37Ça, c'est une révolution.
00:16:38C'est une révolution.
00:16:39Vous avez vu le problème
00:16:40de Parcoursup.
00:16:41Est-ce qu'il faut
00:16:41une sélection
00:16:42pour que la jeunesse française
00:16:43aille vers des destinations
00:16:45qui correspondent à un avenir
00:16:47et non pas les envoyer
00:16:48dans le mur
00:16:48avec des titres qu'ils n'ont ?
00:16:48Mais fondamentalement,
00:16:49il faut arrêter
00:16:50d'envoyer les gens
00:16:50à l'université.
00:16:51Il faut arrêter
00:16:52le 90% de baccalauréat
00:16:54de réussite
00:16:55parce que vous les envoyez
00:16:56tous dans le mur.
00:16:56Ils font quoi ?
00:16:57Ils font souvent.
00:16:58Malheureusement,
00:16:58des métiers comme sociologue,
00:17:01psychophilo,
00:17:01histoire de l'art,
00:17:02ce sont des métiers fabuleux
00:17:03mais il n'y a pas de débouchés.
00:17:05Donc, vous vous retrouvez
00:17:05avec 22% de chômage
00:17:07des jeunes.
00:17:08Donc, il faut arrêter
00:17:09de leurrer les jeunes
00:17:10en leur disant tout au bac.
00:17:12On manque d'artisans,
00:17:12on manque de professionnels.
00:17:14On manque de plombiers,
00:17:14on manque de soudeurs,
00:17:15on manque de pâtissiers,
00:17:16on manque de tout,
00:17:17de tous ces métiers.
00:17:18de l'intelligence de la main
00:17:19mais qui est lié
00:17:19à l'intelligence de la tête.
00:17:21Ce sont des métiers
00:17:22fabuleux,
00:17:23très rémunérés,
00:17:24très rémunérateurs.
00:17:25Un soudeur du nucléaire,
00:17:27c'est extrêmement rémunérateur.
00:17:28Et le type,
00:17:28il peut créer sa boîte.
00:17:29Il peut devenir artisan.
00:17:31Donc, il est libre.
00:17:32Il achète sa liberté.
00:17:33Et comme il dit ça,
00:17:33en plus,
00:17:34des secteurs qui attendent
00:17:35de la main d'oeuvre.
00:17:36Exactement.
00:17:37Donc, ce sont des moyens
00:17:37que j'en cherche à Radial.
00:17:38Je cherche des décolleteurs,
00:17:39je cherche des ouvriers professionnels.
00:17:40Qu'est-ce que vous fabriquez à Radial ?
00:17:41On fabrique des composants électroniques
00:17:43qui vont dans les systèmes
00:17:44très compliqués.
00:17:45On est monté en gamme
00:17:45toute notre vie.
00:17:46Donc, en fait,
00:17:47on a gardé nos usines en France.
00:17:48C'est la technologie de pointe.
00:17:49C'est la technologie de pointe.
00:17:50Ça va dans le spatial,
00:17:51ça va dans la défense,
00:17:52ça va dans l'aéronautique,
00:17:53dans les télécoms,
00:17:54ça va dans les basonnés,
00:17:55ça va dans le quantique.
00:17:55Vous avez des concurrents aussi ?
00:17:57Vous êtes protégé
00:17:58contre cette concurrence ?
00:17:59En fait,
00:17:59on est protégé
00:18:00par notre innovation.
00:18:01Moi, je dépense tout
00:18:02depuis 50 ans,
00:18:037% de mon chiffre d'affaires
00:18:04dans la R&D.
00:18:05J'ai voulu absolument
00:18:06garder mes usines,
00:18:07mes salariés
00:18:07qui sont formidables en France.
00:18:09Et en fait,
00:18:09ce que j'ai fait,
00:18:10c'est que je suis monté en gamme,
00:18:11monté en gamme.
00:18:11Tout ce qui était simple
00:18:12et facile,
00:18:13c'est les Taguanais
00:18:13et les Chinois qui le font.
00:18:14Et je suis resté,
00:18:15j'ai écrémé
00:18:16tous les marchés du monde.
00:18:17J'ai exporté beaucoup
00:18:18à 90% de mon chiffre d'affaires.
00:18:19Donc, votre protectionnisme,
00:18:20c'est de réinvestir
00:18:21tout, voilà,
00:18:22l'essentiel de vos bénéfices.
00:18:23Vous vous protégez comme ça.
00:18:24Et de former mes gars,
00:18:26de motiver mes gars.
00:18:27Je donne 2-3 mois
00:18:28d'intéressement
00:18:28et de participation
00:18:29quand ça marche bien.
00:18:30Je pense à l'accès
00:18:31d'un salarié
00:18:32parce que ça aussi,
00:18:33c'est un sujet extrêmement important.
00:18:34La participation du général de Gaulle,
00:18:36c'était une idée folle.
00:18:37C'était une idée formidable,
00:18:39révolutionnaire.
00:18:39Et aujourd'hui,
00:18:40moi, je pense qu'il faut
00:18:42encore minimiser la fiscalité
00:18:44de ce forfait social
00:18:45qui est monté à 20 ou 21%.
00:18:47Alors qu'elle était à 0%.
00:18:48Pourquoi le patronat
00:18:49n'en a pas voulu à l'époque ?
00:18:49C'était prématuré.
00:18:50Je ne sais pas.
00:18:51On était dans les années 68 ou 69.
00:18:53C'est NPF.
00:18:53C'est NPF.
00:18:54J'étais gamin.
00:18:56Donc, je ne sais pas.
00:18:56Non, mais,
00:18:57je pense qu'il faut
00:18:59réinventer un capitalisme
00:19:01made in France,
00:19:02très humain,
00:19:02très environnemental.
00:19:04Le profit n'est pas une fin en soi.
00:19:05Le profit,
00:19:06c'est un moyen.
00:19:08Ce n'est pas une raison d'être.
00:19:09Il y a des initiatives,
00:19:09Pierre Gattache,
00:19:10dans les forces françaises
00:19:11de l'industrie.
00:19:12Mais bien sûr,
00:19:12il y a beaucoup de choses.
00:19:13Mais ce que je veux dire,
00:19:13il faut réconcilier
00:19:14la classe politique
00:19:15avec l'entreprise et l'économie.
00:19:18Et je dirais,
00:19:19il faut associer
00:19:20le plus possible
00:19:20nos salariés au capital.
00:19:22Parce qu'on lui dit
00:19:22les riches enrichissent
00:19:23de plus en plus.
00:19:24Les travailleurs...
00:19:24Oui, mais il faut...
00:19:26Je veux qu'on approfondisse.
00:19:28Vous restez avec nous.
00:19:29Je veux qu'on approfondisse
00:19:30et on fait une petite pause
00:19:32à Nyssa.
00:19:32Et après,
00:19:33on repart sur la participation
00:19:34en version Pierre Gattache
00:19:35en 2026.
00:19:36Ce que ça pourrait donner.
00:19:37Ce jeudi de grève nationale,
00:19:38les syndicats réclament
00:19:39des hausses de salaire.
00:19:40Qu'en pensent les patrons ?
00:19:41Eh bien,
00:19:42on en parle avec Pierre Gattache,
00:19:43industriel et ancien patron
00:19:45du MEDEF.
00:19:45Et puis vous aussi,
00:19:46on vous pose la question
00:19:47dans votre entreprise,
00:19:48comment ça se passe ?
00:19:49Est-ce que vous avez demandé
00:19:50une augmentation ?
00:19:52Qu'est-ce que votre patron
00:19:53vous a répondu ?
00:19:54Et puis vous,
00:19:54évidemment,
00:19:56demandent 100 euros de plus par mois.
00:19:58Qu'est-ce que vous leur répondez ?
00:20:00Témoignez au 0826 300 300.
00:20:03France dans tous ses états.
00:20:05Vous êtes bien sûr
00:20:06sur Sud Radio
00:20:06en ce jeudi 5 novembre
00:20:07de Ville-Mensif.
00:20:08Il est 12h31
00:20:10et Nyssa et moi
00:20:11recevons Pierre Gattache,
00:20:12l'ancien patron du MEDEF.
00:20:13Votre père,
00:20:14Yvon Gattache,
00:20:14avait aussi des patrons.
00:20:16Oui.
00:20:16Patron du MEDEF.
00:20:17C'était encore le CNPF ?
00:20:18C'était en 1981.
00:20:19Et comme dirait l'autre,
00:20:20à chaque François son Gattache.
00:20:22A chaque François son Gattache.
00:20:23Il a connu François Mitterrand
00:20:24et moi François Hollande.
00:20:25Une dynastie
00:20:26qui représente
00:20:27l'entreprise française
00:20:27et vous avez écrit
00:20:29« Gagnez plus,
00:20:30c'est maintenant ».
00:20:31Oui.
00:20:32Chez VAR,
00:20:33aux éditions de Fayard.
00:20:33Vous êtes venu d'ailleurs
00:20:34vous en parler.
00:20:35« Gagnez plus, c'est maintenant ».
00:20:36Vous incluez là-dedans,
00:20:37on en parlait juste avant
00:20:38cette pause,
00:20:39vous incluez la participation
00:20:40auquel avait pensé
00:20:41le général de Gaulle
00:20:41en 69 dans ce référendum.
00:20:43Il y a moyen d'associer
00:20:44les employés,
00:20:45les travailleurs,
00:20:46on va dire,
00:20:46pour utiliser le main
00:20:47au bénéfice de l'entreprise.
00:20:49Moi je pousse
00:20:49pour un capitalisme
00:20:50made in France
00:20:51très humain,
00:20:52très environnemental.
00:20:52Social.
00:20:53Mais social.
00:20:54Social et écologique
00:20:55si vous voulez.
00:20:56Et le profit est nécessaire
00:20:57mais ce n'est pas une fin en soi
00:20:58quelque part.
00:20:59Quand on bosse
00:21:00dans les boîtes familiales
00:21:00comme la mienne,
00:21:01il faut faire du profit
00:21:03pour investir,
00:21:04pour innover.
00:21:04Et plus vous faites du profit,
00:21:06plus votre horizon se dégage,
00:21:07plus vous pouvez investir
00:21:08dans la planète,
00:21:09dans l'écologie,
00:21:09plus vous pouvez former vos gars.
00:21:10Pierre Gattaz,
00:21:11en édition.
00:21:11Et quand vous êtes en crise,
00:21:13votre horizon se réduit,
00:21:15se restreint,
00:21:15vous êtes en survie.
00:21:16Et la France
00:21:17est un peu comme ça.
00:21:17Un point de précision,
00:21:18Pierre Gattaz,
00:21:19la transition écologique
00:21:20pour l'appeler de façon d'octe,
00:21:22elle a un coût,
00:21:22elle a un prix.
00:21:23Il n'y a pas de transition écologique
00:21:25sans les moyens de la financer
00:21:26donc sans une forme de richesse.
00:21:27Pour moi,
00:21:28c'est une filière d'excellence,
00:21:29j'avoue dire.
00:21:29C'est une filière d'excellence
00:21:30de souveraineté
00:21:31comme le militaire,
00:21:32comme la santé,
00:21:32comme la sécurité.
00:21:33C'est une filière.
00:21:34Là-dedans,
00:21:34vous avez le nucléaire,
00:21:35l'eau,
00:21:36le retraitement des matériaux,
00:21:37le recyclage des matériaux.
00:21:38Vous avez plein d'idées,
00:21:39plein d'innovations
00:21:40et en fait ce qui permet
00:21:41de faire du bien au vivant
00:21:42et à la planète.
00:21:43Donc protéger la planète
00:21:43pour enrichir.
00:21:44Exactement,
00:21:45protéger la planète
00:21:46pour enrichir
00:21:46et pour créer des emplois surtout
00:21:47parce que l'écologie
00:21:48me gêne beaucoup
00:21:49quand on parle de décroissance.
00:21:50Comment j'ai une entreprise
00:21:51en décroissance ?
00:21:52Comment on gère un pays
00:21:53en décroissance ?
00:21:54Non, l'inverse,
00:21:55c'est que l'écologie,
00:21:56les idées,
00:21:56l'innovation
00:21:57peut nous permettre
00:21:58et nous permettre,
00:21:58vous voyez,
00:21:59à Radial,
00:21:59je fais des petits composants électroniques
00:22:00qui vont dans les avions
00:22:01qui permettent de réduire
00:22:02le poids des avions
00:22:03et qui permettent de réduire
00:22:04donc le kérosène consommé
00:22:06et donc les émissions
00:22:07de CO2 des avions.
00:22:08Ça, c'est hyper vertueux.
00:22:09C'est hyper vertueux.
00:22:10Et j'ai 50 projets
00:22:11comme ça à Radial
00:22:12avec mes jeunes salariés
00:22:13qui sont très contents
00:22:14de pouvoir travailler
00:22:15sur l'environnement.
00:22:16On enlève tous les pifaces,
00:22:17des matériaux
00:22:18qui sont des polluants éternels,
00:22:19on les remplace
00:22:20par d'autres matériaux
00:22:22biodégradables, etc.
00:22:23Il y a plein d'idées.
00:22:24L'eau,
00:22:24on le retraite,
00:22:25on fait attention à l'eau.
00:22:26L'électricité,
00:22:26on a mis des ombrières
00:22:27sur les parkings.
00:22:28On demande à nos salariés
00:22:29de venir en vélo
00:22:30ou d'en couvoir
00:22:30des voiturages
00:22:36certes,
00:22:36tout le monde
00:22:37et notamment les entreprises,
00:22:38il peut y avoir
00:22:39un gagnant, gagnant, gagnant.
00:22:40Gagnant pour la planète,
00:22:41gagnant pour les salariés,
00:22:43pour les emplois
00:22:43et gagnant pour les pays
00:22:45et les entreprises.
00:22:45Pierre Gattaz,
00:22:46est-ce que vous pouvez reconnaître
00:22:47sans polémique
00:22:48qu'il peut y avoir
00:22:48une croissance mal pensée
00:22:50négative qui abîme
00:22:51et une croissance
00:22:52bien entendu qui...
00:22:53Oui, bien sûr.
00:22:54Si elle n'est passée
00:22:55que sur le profit financier
00:22:56pour lui-même.
00:22:56Mais vous savez,
00:22:57je pense qu'il y a
00:22:58différents types de capitalisme.
00:22:59Le capitalisme chinois
00:23:00est un capitalisme d'État.
00:23:02Alors, ils ont fait les progrès
00:23:03mais ils ont pollué
00:23:03pendant des années
00:23:04pour rattraper le retard.
00:23:05Capitalisme dirigé.
00:23:06Dirigé.
00:23:06De façon totalement déloyale
00:23:07pour nous, Européens
00:23:08qui avons des règles libérales.
00:23:10Liberticide.
00:23:11Liberticide.
00:23:11Liberticide.
00:23:12Vous avez l'autre côté américain.
00:23:14Le capitalisme américain
00:23:15qui est complètement débridé.
00:23:17Dévoyé, débridé.
00:23:18Dérégulé, sans limite.
00:23:20Bon.
00:23:20Nous, on n'est pas comme ça.
00:23:21Nous, on veut un capitalisme humain.
00:23:23Et moi, je pense que les patrons
00:23:25sont des faux,
00:23:26des grands humanistes.
00:23:27Figurez-vous.
00:23:27Vous savez pourquoi ?
00:23:28Parce qu'en fait...
00:23:29Je veux bien vous croire.
00:23:30Vous avez 69 millions de Français,
00:23:32grosso modo.
00:23:32Vous avez 4 millions de patrons.
00:23:34Et sur les 4 millions de patrons,
00:23:35vous avez moins de 1,5 million
00:23:36qui ont des embauches,
00:23:38des salariés.
00:23:39Eh bien, c'est 1,5 million.
00:23:41Patrons,
00:23:42on devrait leur donner
00:23:42la Légion d'honneur.
00:23:43Parce que c'est eux
00:23:44qui créent de l'emploi.
00:23:45C'est eux qui embauchent.
00:23:46C'est eux qui se tapent
00:23:47le droit du travail.
00:23:48Qui motivent.
00:23:49Qui doivent motiver.
00:23:50Qui doivent licencier
00:23:50quand il faut le licencier.
00:23:51C'est très, très compliqué.
00:23:52Et quand on aime nos salariés,
00:23:53ce qui est mon cas,
00:23:54j'adore mes équipes,
00:23:56eh bien, on fait attention.
00:23:57Et dans les crises,
00:23:58on fait attention
00:23:58de ne pas les bazarder.
00:24:00Et on veut travailler
00:24:01dans le temps long.
00:24:02Le temps long,
00:24:03c'est protéger ses équipes
00:24:04et c'est protéger les rêves.
00:24:05C'est ça,
00:24:06l'entreprise de demain
00:24:07et le capitalisme humain
00:24:08et environnemental
00:24:09de la France.
00:24:10Pourquoi Vincent Bollor
00:24:11et Bernard Arnault,
00:24:13François Pinault,
00:24:14qui sont des entrepreneurs
00:24:15et des capitaines,
00:24:16je ne dis pas
00:24:16qu'ils ne sont pas courageux,
00:24:17mais ils s'enrichissent énormément.
00:24:19Pourquoi le petit patron
00:24:20que vous connaissez
00:24:20de la TPI en bas,
00:24:21celui-là,
00:24:22pourquoi celui-là
00:24:22est malheureux en France ?
00:24:23Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:24:24Plus vous êtes petit,
00:24:26plus c'est dur.
00:24:27Je vais vous le dire
00:24:27parce que j'ai un vignoble
00:24:28aussi dans le sud de la France.
00:24:29J'ai 10 personnes.
00:24:30Quand vous êtes patron
00:24:30de 10 personnes
00:24:31ou encore moins,
00:24:32vous n'avez pas de DRH,
00:24:33vous n'avez pas de DAF,
00:24:34vous n'avez rien,
00:24:35vous n'avez pas de comptable
00:24:36extérieur.
00:24:36Vous êtes industriel,
00:24:37des paysans.
00:24:38J'ai 4000 personnes
00:24:40où j'ai des DRH,
00:24:40des DAF,
00:24:41ça se passe bien
00:24:41et j'ai la structure
00:24:42qui m'aide.
00:24:43Quand vous êtes en ligne directe,
00:24:45vous prenez tout sur la figure.
00:24:46Là, vous touchez
00:24:47la réculture.
00:24:47Là, vous avez une sorte
00:24:48de bureaucratie
00:24:49qui est réelle,
00:24:50une administration
00:24:51qui est réelle
00:24:52et on le voit,
00:24:53vous passez la moitié
00:24:54de votre temps
00:24:54à gérer des papiers
00:24:55pour des...
00:24:56Vous saviez qu'elle existait
00:24:57ou vous l'avez créée ?
00:24:58Je le savais,
00:24:59mais là,
00:25:00je suis concret
00:25:00parce que je le vois,
00:25:01si vous voulez,
00:25:02on m'a envoyé,
00:25:03la préfecture m'a envoyé
00:25:03l'autre jour,
00:25:04un mètre de mail
00:25:06pour m'expliquer
00:25:07comment il fallait
00:25:07que je gère mes champs
00:25:08en jachère.
00:25:09Mais si vous voulez,
00:25:10vous devenez dingue,
00:25:10tout est contraint.
00:25:12Tout est absolument contraint.
00:25:14Et vous dites...
00:25:14Ça, c'est la bureaucratie.
00:25:15Le pauvre paysan tout seul
00:25:16mais qu'il se retrouve...
00:25:19Il y en a qui...
00:25:20S'il n'est pas installé,
00:25:21s'il arrache son arbre,
00:25:22il faut un formulaire rose,
00:25:23un formulaire vert,
00:25:24c'est dingue.
00:25:24C'est un des deux problèmes
00:25:25de la France.
00:25:26C'est un,
00:25:27on a cette dépense,
00:25:28lui,
00:25:28qui est devenue très grosse
00:25:30avec un million
00:25:30de fonctionnaires en trop.
00:25:31Alors,
00:25:32je le dis souvent,
00:25:32par rapport à l'Allemagne
00:25:33et aux pays européens,
00:25:34on a un million
00:25:35dans l'administration administrante,
00:25:36pas les policiers,
00:25:37les juges,
00:25:37les soignants,
00:25:38les enseignants.
00:25:38En ce moment,
00:25:38il faut les préserver,
00:25:39les motiver,
00:25:40les payer.
00:25:41Par contre,
00:25:46on se retrouve avec 80 codes,
00:25:47400 000 normes.
00:25:48Et quand vous êtes...
00:25:49Plus vous êtes petit,
00:25:50patron,
00:25:51et moi je pense beaucoup
00:25:51aux artisans,
00:25:52aux commerçants,
00:25:52quand je...
00:25:53Plus c'est dur,
00:25:54plus c'est très dur.
00:25:55Ce sont des héros de la nation.
00:25:56Pourtant, Pierre Gattaz,
00:25:57on a besoin d'un État
00:25:58qui accompagne,
00:25:59d'un État qui planifie,
00:26:00d'un État qui engendre,
00:26:02qui permette,
00:26:03qui ne fasse pas de l'argent,
00:26:04mais qui permette d'en faire.
00:26:05Un État facilitateur, chef.
00:26:06Non pas,
00:26:07surtout pas...
00:26:08Le général de Gaulle
00:26:08avait fait un État
00:26:09qui planifiait.
00:26:10Surtout pas,
00:26:10oui,
00:26:10mais c'est un autre temps.
00:26:12Moi je dis stratège peut-être,
00:26:13pour se dire,
00:26:13tiens,
00:26:14dans 20 ans,
00:26:15il faut qu'on ait
00:26:16une industrie de la défense,
00:26:17il faut de la santé,
00:26:18il faut du quantique sans doute,
00:26:19des banques privés,
00:26:20etc.
00:26:21Et puis il faut aider.
00:26:22Par contre,
00:26:22il faut un État facilitateur
00:26:23qui comprenne.
00:26:24Vous savez,
00:26:24en Suisse,
00:26:25ils ont trois niveaux.
00:26:25Ils ont la commune,
00:26:26le canton et le fédéral.
00:26:27Le fédéral est à ton niveau
00:26:29le plus simple.
00:26:31Il gère la monnaie,
00:26:31il gère un peu l'armée,
00:26:33l'armée et la justice,
00:26:34basta.
00:26:35Il reste tout le canton.
00:26:36Le canton s'occupe de tout,
00:26:37de la fiscalité,
00:26:38etc.
00:26:38Et la commune en partage.
00:26:40Donc vous êtes pour une très forte
00:26:41décentralisation ?
00:26:42Oui, je suis pour une très très forte
00:26:42décentralisation.
00:26:43Ou déconcentration.
00:26:44Je propose huit territoires,
00:26:47grandes comme la Suisse
00:26:47et gérées comme la Suisse.
00:26:48Alors, Pierre Gattaz.
00:26:49Vous voyez,
00:26:49à l'État,
00:26:50qui est revenu à son strict minimum.
00:26:51Alors c'est une révolution,
00:26:53il faut revoir la constitution,
00:26:54etc.
00:26:54Mais là,
00:26:55vous savez,
00:26:55vous avez une couche de gens au-dessus.
00:26:57Et c'est ce que disait Borloo,
00:27:00c'est ce que dit Borloo,
00:27:01c'est qu'on a inventé un système
00:27:03boursouflé de partout,
00:27:04plus personne ne comprend rien.
00:27:05Saturé.
00:27:06Vous vous rendez compte
00:27:06que vous avez communauté de communes,
00:27:09vous avez des trucs
00:27:09qui s'appellent l'agglomération,
00:27:10je ne sais pas ce que c'est.
00:27:11Vous avez des trucs
00:27:11qui s'appellent le métropole,
00:27:12je ne sais pas ce que c'est.
00:27:13Département, région et nation.
00:27:15Ça fait sept,
00:27:15ça fait six niveaux.
00:27:16Plus l'Europe au-dessus, sept.
00:27:18Charles Gave,
00:27:18vous confirmez aussi cette année.
00:27:20Non, non, mais essayez,
00:27:20vous donnez fou.
00:27:21Alors donc,
00:27:21excusez-moi,
00:27:22mais pour enlever un million de fonctionnaires,
00:27:23vous pouvez le faire très gentiment.
00:27:25Il y a 140 000 départs à la retraite
00:27:27qui partent tous les ans.
00:27:28Vous en replacez par
00:27:29un, deux sur deux
00:27:29ou deux sur trois.
00:27:30Et puis,
00:27:31vous faites monter l'industrie.
00:27:33Et l'industrie,
00:27:34pour la faire monter,
00:27:34je vous ai parlé
00:27:35de toutes les filières
00:27:36de ce fronté,
00:27:37des filières d'excellence
00:27:38et tous ces bassins territoriaux
00:27:39merveilleux
00:27:40de PME, de TI.
00:27:41Les arômes à grasse,
00:27:42le décolletage
00:27:43dans la vallée de l'arbre,
00:27:44le moulage d'un ionax,
00:27:45la sailing vallée
00:27:46qui font des ultimes
00:27:47de catamarans incroyables
00:27:48de courses
00:27:49dont le monde entier
00:27:50vient de chercher.
00:27:51Vous avez plein de TPE, PME
00:27:52discrètes, secrètes,
00:27:53qui bossent,
00:27:54qui sont adorables,
00:27:54qui sont formidables,
00:27:55qui sont exportatrices.
00:27:56Vous leur dites,
00:27:57je vous aime,
00:27:58je vous aime
00:27:59et je vais vous donner
00:28:00des preuves d'amour,
00:28:01notamment sur la fiscalité.
00:28:02Vous allez voir
00:28:03que ce petit monde-là,
00:28:04petit, moyen et grand,
00:28:05va repartir,
00:28:05mais à fond,
00:28:07j'en suis sûr,
00:28:07mais il ne faut pas nous dire
00:28:09qu'on va vous taxer.
00:28:10Si on vous dit,
00:28:11vous évanouissez tout le monde
00:28:12et tout le monde a envie
00:28:13de se barrer.
00:28:13On y vient, on y vient.
00:28:14Pergata, cette enseigne
00:28:16existe sous la devise
00:28:18du parle en vrai.
00:28:19Je vais vous demander,
00:28:19vous parlez vrai
00:28:20depuis le début,
00:28:21mais là,
00:28:21je vais vous demander
00:28:21les yeux dans les yeux.
00:28:22Encore plus vrai.
00:28:23Vous n'êtes pas libertarien ?
00:28:25Non.
00:28:25Vous n'êtes pas libertarien ?
00:28:28Dans le choix
00:28:28qui vous est proposé
00:28:29en 2027,
00:28:31est-ce qu'il y a aujourd'hui
00:28:31un candidat
00:28:32qui aurait peut-être
00:28:32est-ce que David Lissard
00:28:35aurait...
00:28:35Oui, moi,
00:28:36je pense que
00:28:38je ne peux pas
00:28:38vous donner
00:28:39un nom de préférentiel
00:28:40aujourd'hui,
00:28:41mais parce que
00:28:41j'ai créé la solution
00:28:43pour alimenter
00:28:44justement tous les candidats.
00:28:45Mais est-ce qu'il porte lui
00:28:46peut-être le projet
00:28:47le plus proche ?
00:28:48David Lissard est intéressant
00:28:49parce qu'il a un avantage,
00:28:50c'est qu'il a été
00:28:51commerçant,
00:28:51fils de commerçant
00:28:52et entrepreneur.
00:28:53Donc, si vous voulez,
00:28:54il a un franc parlé.
00:28:55Donc, je dirais,
00:28:56je trouve que
00:28:57c'est très intéressant
00:28:58de l'écouter.
00:28:58Il a une sorte d'énergie
00:28:59très intéressante
00:29:00et naturelle.
00:29:01Voilà.
00:29:02Alors après,
00:29:02si vous voulez,
00:29:03je m'entends,
00:29:04il y a des programmes
00:29:04politiques, économiques
00:29:05que je trouve intéressants,
00:29:06celui de Retailleau.
00:29:08J'ai lu le bouquin
00:29:09de Sarah Knafo
00:29:11qui est très intéressant
00:29:13parce qu'elle dit
00:29:13mais ça fait 40 ans
00:29:14qu'on vous gruge avec...
00:29:16etc.
00:29:16Je trouve qu'il y a...
00:29:17Donc, votre bulletin de vote
00:29:18n'est pas encore décidé.
00:29:19Mais écoutez,
00:29:20en fait, je regarde,
00:29:21j'avance,
00:29:21je nourris tout le monde.
00:29:22Quand on me demande
00:29:23de venir me voir,
00:29:25j'accepte les rendez-vous
00:29:26pour essayer de discuter
00:29:27comme on vient de le faire
00:29:28à la radio.
00:29:29C'est-à-dire,
00:29:29un, il y a un espoir,
00:29:30oui, pour le pays.
00:29:31Deux, on a des atouts formidables.
00:29:33Troisièmement,
00:29:33l'outil de travail,
00:29:34l'entreprise.
00:29:34J'appelle ça l'outil de travail
00:29:36est absolument fondamental
00:29:37qu'on soit à gauche
00:29:38ou à droite.
00:29:39C'est la clé de tout.
00:29:40Quatre, on donne
00:29:41les entreprises,
00:29:42l'outil de travail
00:29:42donne la dignité
00:29:43par le travail,
00:29:44par le salaire,
00:29:44etc.
00:29:45Cinq, il faut que le travail paye.
00:29:46Il faut que le travail paye
00:29:47beaucoup plus
00:29:47que quand on est au chômage.
00:29:49Je suis désolé.
00:29:50Et la participation.
00:29:51Et la participation,
00:29:52intéressant.
00:29:52Moi, je vous classe quand même
00:29:53dans le gaullisme social.
00:29:55Pour l'instant,
00:29:56vous êtes au 3 ans très large.
00:29:58Oui, bien sûr.
00:29:59Et actionnaire salarié,
00:30:00je vais plus loin.
00:30:00Et retraite par capitalisation,
00:30:02vous savez, en fait,
00:30:02c'est assez surprenant.
00:30:04Mais par tout le monde.
00:30:05Vous savez,
00:30:06quand vous avez...
00:30:07Même le patron ?
00:30:07Quand vous...
00:30:08Mais oui, il faut...
00:30:09Pourquoi pas ?
00:30:10Pourquoi pas ?
00:30:11On peut abonder,
00:30:12et si vous voulez
00:30:12l'actionnaire salarié,
00:30:13il y a de l'abondement.
00:30:14Moi, j'en ai mis un en place
00:30:15pour mes 34 principaux.
00:30:17C'est super, ça marche.
00:30:18Ils sont super contents,
00:30:19ça leur fait machin.
00:30:20Et je dis,
00:30:20on va étendre ça
00:30:21à plus de salariés, les gars.
00:30:23Parce que c'est quand même
00:30:23très intéressant
00:30:24de récompenser par un capital
00:30:25qui augmente,
00:30:26une performance.
00:30:27Et vous motivez les gens.
00:30:28Et puis vous arrêtez
00:30:29la lutte des classes stupides
00:30:30en disant,
00:30:30j'ai le travailleur d'un côté,
00:30:31le capital de l'autre.
00:30:32Non.
00:30:32Et quand vous investissez,
00:30:33vous regardez les indices
00:30:34Dow Jones et autres,
00:30:36sur 50 ans ou sur 100 ans,
00:30:37ils ont beaucoup progressé.
00:30:38Même malgré les crises,
00:30:39ils sont à 3, 4, 5%.
00:30:40C'est assez incroyable.
00:30:42Donc il faut que nos travailleurs,
00:30:43nos salariés,
00:30:44nos collaborateurs
00:30:45participent à la fête,
00:30:46je dirais.
00:30:47Et ça permettra d'éviter
00:30:48les riches sont de plus en plus riches,
00:30:50mais non,
00:30:50mais c'est des fortunes
00:30:51capitalistiques,
00:30:52virtuelles.
00:30:52On arrive presque au terme
00:30:53de notre échange passionnant,
00:30:54Pégatas.
00:30:55Donc profitez.
00:30:55Je reviendrai.
00:30:56Profitez, bien sûr,
00:30:56vous allez revenir.
00:30:57Profitez de cette campagne présidentielle
00:30:59pour tout mettre sur la table.
00:31:00Oui.
00:31:00À plat.
00:31:01Oui.
00:31:01Et prendre des décisions courageuses,
00:31:03tous ensemble.
00:31:04Oui.
00:31:04C'est fondamental.
00:31:05Vous y croyez ?
00:31:05Moi, je pense qu'il y a un slogan
00:31:07que je pousse,
00:31:07c'est construire tous ensemble
00:31:09avec enthousiasme et passion
00:31:10la France qui gagne de demain.
00:31:12On peut le faire,
00:31:12c'est pour ça que j'ai créé
00:31:13cette institut des solutions,
00:31:14figurez-vous,
00:31:15je suis un peu sur LinkedIn,
00:31:16un peu sur les réseaux,
00:31:17pour essayer de diffuser
00:31:18cette bonne parole très,
00:31:19je dirais, positive.
00:31:21On en a marre,
00:31:22vous voyez,
00:31:22de nous tirer vers le bas.
00:31:24Et on en a marre
00:31:24des discours anti-entreprise,
00:31:26Larvée,
00:31:27vous êtes dénuisible,
00:31:28etc.
00:31:28Mais c'est épouvantable,
00:31:29si vous voulez.
00:31:30Même les Chinois,
00:31:34de Mao Zedong,
00:31:35ont compris le rôle
00:31:36des entrepreneurs
00:31:36de l'entreprise,
00:31:37de la plus belle communauté humaine
00:31:39qu'est une entreprise
00:31:40d'après la famille.
00:31:41C'est une magnifique
00:31:42communauté humaine.
00:31:43Il faut le dire,
00:31:43le redire,
00:31:44et c'est mon boulot là.
00:31:46Enfin, si vous m'invitez.
00:31:47Le courage des Chinois
00:31:48à la française,
00:31:50avec la note de Pierre Gatta
00:31:52sur ce besoin.
00:31:53Capitalisme d'excellence
00:31:54humain environnemental.
00:31:55Et là,
00:31:56c'est le made in France.
00:31:57Un capitalisme made in France,
00:31:58c'est pas le Chinois,
00:31:58c'est pas l'Américain.
00:31:59Vous savez que c'est un slogan
00:32:01qui peut faire,
00:32:02qui a pour un grand succès,
00:32:03et qui peut peut-être
00:32:04donner des idées.
00:32:05Écoutez, j'espère que ça,
00:32:06c'est open source
00:32:07comme dirait l'autre,
00:32:08vous pouvez copier indéfiniment.
00:32:10À bientôt Pierre Gattaz.
00:32:11Au revoir.
00:32:11Merci d'être venu
00:32:12surtout avec nous.
00:32:13Dans un instant,
00:32:14André Bercoff revient
00:32:15sur le drame de Nice
00:32:17où une directrice
00:32:17d'école maternelle
00:32:18a été séquestrée
00:32:19et menacée avec une arme
00:32:21par une mère d'élèves.
00:32:22C'est à suivre sur Sud Radio.
00:32:24Vous êtes bien sur Sud Radio,
00:32:25il est 12h47
00:32:26et nous allons entendre
00:32:28André Bercoff
00:32:29qui va prendre position
00:32:30sur cette agression
00:32:31d'une professeure,
00:32:34d'une maîtresse d'école
00:32:36à Toulouse.
00:32:37On l'écoute.
00:32:37Ici Sud Radio,
00:32:39les Français parlent au français,
00:32:43les carottes sont cuites.
00:32:45Sud Radio Bercoff
00:32:47dans tous ses états.
00:32:48Il est bon
00:32:49que l'on manifeste,
00:32:51il est bon
00:32:52qu'on s'exprime,
00:32:54mais il est bon aussi
00:32:55peut-être
00:32:56qu'il y ait encore
00:32:57un état de droit.
00:32:59Ah oui,
00:32:59mais nous sommes
00:33:00dans l'état de droit.
00:33:01Ah bon ?
00:33:02Écoutez,
00:33:03on va quand même rappeler
00:33:04ce qui s'est passé
00:33:05il y a quelques jours.
00:33:06Vous avez un anci
00:33:06dans une école maternelle.
00:33:08Il y a une femme
00:33:09qui est arrivée
00:33:10qui a séquestré
00:33:12pendant 20 minutes,
00:33:13ces longs 20 minutes,
00:33:15une directrice
00:33:16d'école maternelle
00:33:17à Nice
00:33:18et deux enseignantes
00:33:20avec un revolver.
00:33:21Oui,
00:33:21elle avait un bon
00:33:22petit revolver,
00:33:23enfin petit,
00:33:24bon pistolet,
00:33:25elle a joué
00:33:26à la roulette russe
00:33:27pendant
00:33:28la séquestration.
00:33:30Alors,
00:33:31voilà,
00:33:31vous allez me dire
00:33:32mais vous savez
00:33:33c'est devenu quotidien
00:33:34tout ça
00:33:35en 12 France.
00:33:36Simplement,
00:33:38ce qu'on ne dit pas
00:33:39et qu'on a dit
00:33:40au fur et à mesure,
00:33:42c'est que non seulement
00:33:43elle était
00:33:44sous obligation
00:33:44de quitter
00:33:45le territoire français
00:33:47à un moment donné,
00:33:48elle était surtout
00:33:49depuis 2019
00:33:50en interdiction
00:33:52administrative
00:33:53de territoire.
00:33:55Ce qui est
00:33:55beaucoup plus important
00:33:56que l'OQTF.
00:33:58Pourquoi ?
00:33:59Parce qu'il s'agit
00:34:00d'une menace grave
00:34:01pour l'ordre public.
00:34:03Donc,
00:34:03situation régulière,
00:34:05ça c'est quelque chose.
00:34:08Interdiction administrative
00:34:09de territoire,
00:34:10donc elle est expulsée
00:34:12vers la Tunisie.
00:34:13Mais,
00:34:14comme elle avait
00:34:15des enfants scolarisés
00:34:16en France,
00:34:16de petits-enfants
00:34:17scolarisés en France,
00:34:18elle revient en 2023.
00:34:19et en Italie,
00:34:21il lui accorde d'ailleurs
00:34:22en 2022
00:34:22le statut de réfugié,
00:34:24donc,
00:34:24espace Schengen,
00:34:26allez,
00:34:26aucun problème,
00:34:29open bar,
00:34:30open source,
00:34:31maison,
00:34:33où passe le vent.
00:34:35Voilà.
00:34:36Donc,
00:34:36elle est assignée
00:34:37à résidence
00:34:38et puis,
00:34:39il se passe ça.
00:34:41Il se passe
00:34:42qu'elle vient,
00:34:42voilà,
00:34:43qu'elle menace,
00:34:45qu'elle séquestre,
00:34:47que donc,
00:34:49si vous voulez,
00:34:50on ne va pas faire
00:34:51la litanie
00:34:51des pompiers
00:34:52agressés,
00:34:54caillassés,
00:34:55des gendarmes
00:34:56qu'on essaye
00:34:57de brûler,
00:34:58des enseignants,
00:34:59etc.,
00:35:00etc.
00:35:00Mais on se dit,
00:35:02il y a,
00:35:02paraît-il,
00:35:04les OQTF.
00:35:05Rappelez-vous
00:35:05qu'il fallait
00:35:07effectivement
00:35:08exécuter
00:35:09ce que disait
00:35:10le président de la République
00:35:10en 2017
00:35:11lors de sa première campagne.
00:35:14Toutes les OQTF
00:35:15allaient être
00:35:16exécutées.
00:35:17On est à 10%
00:35:18d'exécution
00:35:19des OQTF.
00:35:20Donc,
00:35:20ne parlons pas
00:35:21des interdictions
00:35:22du territoire.
00:35:24On avait
00:35:24faire ceci,
00:35:25faire cela
00:35:25et,
00:35:26comme d'habitude,
00:35:27le ministre de l'Intérieur,
00:35:28les ministres de l'Intérieur
00:35:30répètent à sa ciété
00:35:32qu'on va être ferme,
00:35:34que tout va se passer
00:35:35pour le mieux,
00:35:36tout va bien.
00:35:37Les policiers
00:35:37viennent en disant,
00:35:38écoutez,
00:35:39nous,
00:35:39on essaie de faire
00:35:40ce qu'on peut,
00:35:40mais on ne peut plus
00:35:41parce que la justice.
00:35:43La justice dit,
00:35:44écoutez,
00:35:45nous aussi,
00:35:45on essaie de faire
00:35:46ce qu'on peut,
00:35:46mais on n'a pas de moyens
00:35:48et ça tourne en rond.
00:35:49C'est le serpent national
00:35:51qui se mord la queue.
00:35:52Voilà,
00:35:53il n'y a pas d'argent.
00:35:54On ne trouve pas d'argent
00:35:56ni pour l'hôpital,
00:35:57ni pour l'école,
00:35:58ni pour la sécurité,
00:35:59ni pour la santé.
00:36:02alors qu'est-ce qu'on fait ?
00:36:03Ah bah écoutez,
00:36:04il y a la guerre en Ukraine,
00:36:06il faut aider l'Ukraine,
00:36:07il y a ceci,
00:36:08il y a cela,
00:36:09il n'y a plus d'argent,
00:36:11mais il y a toujours
00:36:12les taxes.
00:36:13Voilà,
00:36:14ça s'appelle
00:36:14l'état de droit,
00:36:16ça,
00:36:17que ça puisse se passer
00:36:19presque quotidiennement
00:36:20en France,
00:36:21non,
00:36:21non,
00:36:22non,
00:36:22c'est pas l'état de droit,
00:36:23ça s'appelle
00:36:24l'état de tordu.
00:36:27Jusque à quand ?
00:36:28Eh bien écoutez,
00:36:29qui votera,
00:36:30verra.
00:36:31A demain.
00:36:34Vous venez entendre
00:36:35André Bercoff
00:36:35et moi j'étais un petit peu ému
00:36:36par ce qui se passait à Toulouse
00:36:37avec cette école qui a brûlé,
00:36:39donc c'était bien à Nice,
00:36:40évidemment,
00:36:40que cette tragédie est arrivée
00:36:43avec cette prise d'otage,
00:36:44heureusement,
00:36:44qui s'est bien finie
00:36:45et André Bercoff souligne
00:36:47les dysfonctionnements de l'état,
00:36:48on peut multiplier les cas
00:36:50même s'ils sont différents,
00:36:51que ce soit la petite Lola,
00:36:51que ce soit l'Iana
00:36:52et là,
00:36:53cette tentative
00:36:53de prise d'otage
00:36:55en près l'établissement scolaire
00:36:56avec une directrice
00:36:57et une professeure,
00:36:59évidemment,
00:36:59ça ne nous révèle que l'état de droit,
00:37:01mais d'ailleurs,
00:37:01il n'y a pas,
00:37:02c'est plus l'état de droit.
00:37:03Alors André a trouvé sa formule à lui,
00:37:06c'est l'état de non-droit quelquefois
00:37:08et quand Bruno Retailleau
00:37:10a évoqué l'idée
00:37:11non pas de le supprimer,
00:37:12il n'y a pas de démocratie,
00:37:14il n'y a pas de république
00:37:15sans état de droit,
00:37:16mais que l'état de droit
00:37:17soit repensé
00:37:18pour que justement
00:37:19il protège les droits
00:37:20des citoyens
00:37:21et que s'il y a état de droit,
00:37:23ça veut dire surtout,
00:37:24puisqu'il y a toujours
00:37:24une contrepartie,
00:37:25il y a un état de devoir
00:37:26et s'il n'y a plus de devoir,
00:37:28et bien il n'y a plus de droit.
00:37:29Je pense que cette république
00:37:30est malade
00:37:31parce qu'elle a oublié
00:37:32ses devoirs
00:37:33et elle ne retient que des droits
00:37:34de gens qui ne les respectent pas.
00:37:36Nous avons Gérald
00:37:37qui nous appelle d'Ausser.
00:37:38Bonjour Gérald.
00:37:41Vous m'entendez Gérald
00:37:42à Ausser ?
00:37:43Oui, je vous entends très très bien.
00:37:45Dans Lyon,
00:37:45au début de la Bourgogne
00:37:46avec de beaux vignobles
00:37:47autour d'Ausser,
00:37:48mais ce n'est pas le sujet.
00:37:50Mais écoutez,
00:37:50moi j'aime bien,
00:37:51quand ça va mal,
00:37:52j'aime bien parler
00:37:53des aspects
00:37:54de cette France
00:37:56qui nous fait rêver
00:37:57et des souvenirs
00:37:58qu'on a à côté de nous
00:38:00Naïma Fadel
00:38:00qui est là,
00:38:01qui elle aussi
00:38:01a connu cette nouvelle France.
00:38:03On va en parler avec elle.
00:38:04Là, pour l'instant,
00:38:05l'état de droit est malade.
00:38:07Vous aussi, Gérald,
00:38:07vous êtes d'accord
00:38:08avec André Bercoff ?
00:38:09Je suis totalement d'accord
00:38:11avec André Bercoff.
00:38:12Je veux dire qu'on a,
00:38:14avec toutes les politiques
00:38:17successives
00:38:18qui se sont présentées,
00:38:19bien évidemment,
00:38:20présidentielles
00:38:20avec leurs superbes promesses,
00:38:23promesses,
00:38:24c'est une catastrophe.
00:38:25Ah, c'est des superbes problèmes aussi,
00:38:26vous pouvez le dire.
00:38:27Exactement.
00:38:28Vous n'êtes pas sur paix,
00:38:28votre absence est tout à fait génial.
00:38:30Je veux dire,
00:38:31ils ont tous
00:38:32les mêmes discours.
00:38:33C'est une catastrophe.
00:38:34Je veux dire,
00:38:35comme disait André Bercoff,
00:38:37où est la sécurité,
00:38:38où est le respect,
00:38:39où est la religion,
00:38:40où est-il ?
00:38:41Je veux dire que,
00:38:42depuis des années,
00:38:43on...
00:38:43alors,
00:38:44les états
00:38:45qui se succèdent
00:38:48prennent effectivement
00:38:49des tas de promesses
00:38:50qui ne seront jamais tenues
00:38:52pour des raisons...
00:38:53Alors,
00:38:53je ne sais pas.
00:38:54Après,
00:38:54moi,
00:38:54je ne voudrais pas être
00:38:56dans leur cours
00:38:56parce que moi,
00:38:57promettre des choses
00:38:58que je ne peux pas tenir,
00:38:59je ne le sais pas.
00:38:59J'ai bossé dans un syndicat.
00:39:01Quand j'ai vu que ça n'allait pas,
00:39:02j'ai dit,
00:39:03j'arrête.
00:39:03Voilà,
00:39:03moi,
00:39:03je suis très clair.
00:39:04Maintenant,
00:39:06qu'une directrice soit séquestrée,
00:39:08menacée,
00:39:09avec une arme,
00:39:10que les OQTF restent en France
00:39:12parce qu'à un moment donné,
00:39:13ils ont la possibilité
00:39:14de se marier
00:39:15parce qu'on va les protéger.
00:39:17Mais à côté de ça,
00:39:18le peuple et les citoyens
00:39:19ne sont plus du tout,
00:39:21je dirais,
00:39:21en sécurité dans ce pays.
00:39:23D'ailleurs,
00:39:23on le voit,
00:39:24il y a des choses quand même
00:39:26qui me gênent beaucoup.
00:39:26Moi,
00:39:27les écoles brûlées,
00:39:28les magasins fracassent,
00:39:30etc.
00:39:30C'est ça qui ne va pas
00:39:31dans ce pays.
00:39:32Et on a un gouvernement.
00:39:33Alors,
00:39:34attention,
00:39:34je ne vais pas tout mettre
00:39:35sur Macron
00:39:35parce que ça ne remonte pas
00:39:36qu'à lui.
00:39:37Ça remonte à Sarkozy,
00:39:38ça remonte à Hollande,
00:39:40ça remonte à M. Chirac.
00:39:41Ça remonte à...
00:39:42Et tous ces...
00:39:44toute cette succession
00:39:45de gens
00:39:46qui ont promis
00:39:47des tonnes de choses,
00:39:48ça n'a jamais,
00:39:50jamais été tenu.
00:39:51Donc,
00:39:51on est dans un pays fracassé,
00:39:53divisé en plus,
00:39:54complètement divisé
00:39:55avec des extrêmes
00:39:56qui sont en train de monter
00:39:57et avec le gouvernement
00:39:59qui se frotte les mains.
00:40:00Je suis désolé,
00:40:01Macron ne fait rien.
00:40:02On a des extrêmes
00:40:03qui sont en train de monter
00:40:05et on risque effectivement
00:40:06à un moment donné
00:40:07d'avoir,
00:40:08je dirais,
00:40:09pas une guerre civile,
00:40:10mais on n'est pas loin.
00:40:11Et il faudrait vraiment
00:40:12prendre des mesures
00:40:13pour que tout le monde
00:40:15puisse redescendre sur Terre,
00:40:17parce que là,
00:40:17on est sur Mars.
00:40:18Mais à un moment donné,
00:40:19il va falloir
00:40:20descendre de Mars,
00:40:21redescendre sur Terre
00:40:22et prendre des mesures
00:40:23importantes
00:40:23pour que tout le monde
00:40:25puisse,
00:40:25je dirais,
00:40:27retrouver une sérénité
00:40:28et, je dirais,
00:40:29vivre en paix.
00:40:30ce qui n'est pas le cas.
00:40:31On a justement,
00:40:32elle est déjà dans le studio,
00:40:34Naïma M. Fadel
00:40:34qui vient pour l'épisode suivant
00:40:36sur ce peuple sacrifié.
00:40:38Naïma,
00:40:38ce que dit Gérald,
00:40:39vous touche ?
00:40:40Écoutez,
00:40:40ça me touche
00:40:41parce qu'en fait,
00:40:41il est en train de décrire
00:40:42ce que je raconte
00:40:43dans mon livre
00:40:44et effectivement,
00:40:46la trahison des élites
00:40:47depuis plus de 40 ans,
00:40:49le peuple sacrifié,
00:40:50c'est ce qu'il vient de dire.
00:40:52il n'est pas normal
00:40:53que dans un fameux
00:40:54état de droit,
00:40:55une démocratie,
00:40:56une république
00:40:56qui est censée protéger
00:41:00les citoyens que nous sommes,
00:41:01notre sécurité,
00:41:02notre protection,
00:41:03nous l'avons missionnée
00:41:05pour cela
00:41:06et que malheureusement,
00:41:07elle soit incapable
00:41:08d'appliquer des OQTF,
00:41:10des interdictions
00:41:11de territoire,
00:41:12de personnes
00:41:13qui soient un danger
00:41:14pour nous.
00:41:15Un danger.
00:41:16Quand vous voyez
00:41:16que cette personne-là
00:41:17effectivement a été expulsée
00:41:18dans son pays d'origine
00:41:20mais qu'elle a pu revenir
00:41:21via l'Italie,
00:41:23vous voyez que cette espèce
00:41:25Schengen
00:41:26ne nous prétendait absolument pas
00:41:28puisqu'il y a une passoire.
00:41:30Donc,
00:41:31toutes ces questions
00:41:31et vous avez dit
00:41:32quelque chose
00:41:32qui me semblait important aussi,
00:41:35Perico,
00:41:35c'est que vous avez parlé aussi
00:41:36de ce Retailleau
00:41:37quand il a parlé
00:41:38du fameux état de droit
00:41:39qu'aujourd'hui,
00:41:40il fallait peut-être revoir.
00:41:41Vous avez vu
00:41:42les cris d'orfraie.
00:41:42Ce n'est pas normal
00:41:43parce qu'effectivement,
00:41:45aujourd'hui,
00:41:46il n'est plus cet état de droit
00:41:47dont on attend
00:41:48les missions premières.
00:41:49Voilà le débat.
00:41:49Merci Gérard
00:41:50pour votre témoignage
00:41:51de POSR
00:41:52et puis vous appelez
00:41:52quand vous voulez,
00:41:53bien sûr,
00:41:54vous nous appelez
00:41:54au 0826 300 300,
00:41:56n'est-ce pas,
00:41:56Anissa ?
00:41:58Évidemment,
00:41:58au 0826 300 300,
00:42:00ce jeudi,
00:42:00en plein débat sur le budget,
00:42:02les syndicats appellent
00:42:02à la grève
00:42:03pour des salaires plus élevés
00:42:04et davantage de moyens
00:42:05pour les services publics.
00:42:06Est-ce que
00:42:06ceux qui prennent des décisions
00:42:08ont pensé aux conséquences ?
00:42:10Comment les élites
00:42:11ont sacrifié le peuple ?
00:42:12Eh bien,
00:42:12c'est la question
00:42:13de notre face-à-face.
00:42:14Vous l'avez déjà entendu,
00:42:15c'est Naïma M. Fadel,
00:42:16experte en politique
00:42:17de la ville
00:42:18et autrice du livre
00:42:19Le Peuple Sacrifié,
00:42:20la trahison des élites
00:42:21parue aux éditions Fayard,
00:42:23elle est avec nous.
00:42:24Et puis vous alors,
00:42:24quelle est votre opinion
00:42:25sur cette élite ?
00:42:26Avez-vous l'impression
00:42:27d'avoir été un sacrifice
00:42:28au profit de cette élite ?
00:42:290826 300 300.
00:42:33Sud Radio.
00:42:36Midi 14h,
00:42:38Sud Radio.
00:42:39La France dans tous ses états.
00:42:42Le face-à-face.
00:42:44Novembre 1968,
00:42:45j'ai huit ans.
00:42:46A la descente de l'avion,
00:42:48collé au hublot,
00:42:49je découvre la France
00:42:50pour la première fois.
00:42:51Le pays apparaît
00:42:52comme un immense drap blanc
00:42:53jeté sur la terre.
00:42:54Des champs à perte de vue,
00:42:55des routes qui s'effacent
00:42:56sous la neige,
00:42:57des villages figés
00:42:58dans un silence ouaté.
00:42:59Au Maroc,
00:43:00on m'avait prévenu
00:43:00que la France était froide.
00:43:02Personne ne m'avait dit
00:43:02que le froid
00:43:03pouvait être aussi beau.
00:43:06Merci Naïma Fadel
00:43:07d'être avec nous aujourd'hui
00:43:09pour le peuple sacrifié
00:43:10la trahison des élites.
00:43:11On vous a entendu tout à l'heure,
00:43:12c'est pour ça que je ne me suis pas
00:43:13pour vous présenter tout de suite,
00:43:14intervenir quand Gérard nous appelait
00:43:16pour parler de l'État de droit.
00:43:18Vous êtes là aujourd'hui
00:43:18pour témoigner qu'effectivement,
00:43:20il y a un peuple sacrifié.
00:43:21Le vôtre était plutôt
00:43:22celui de l'immigration.
00:43:23Mais aujourd'hui,
00:43:24on voit que c'est la totalité
00:43:25du peuple qui est sacrifié.
00:43:26Et en tout cas,
00:43:26le constat,
00:43:27j'allais dire,
00:43:28général,
00:43:29les élites ont trahi.
00:43:30En tout cas,
00:43:30le peuple français considère
00:43:32qu'il a été trahi
00:43:32par ses élites.
00:43:34Coïncidence des temps,
00:43:36aujourd'hui,
00:43:365 novembre,
00:43:37grande manifestation,
00:43:38grande journée de souffrance,
00:43:40j'allais dire,
00:43:41nationale,
00:43:41de fracture sociale.
00:43:43Et dans votre livre,
00:43:44vous abordez justement
00:43:45cette assimilation,
00:43:46cette intégration
00:43:46qui avait si bien commencé
00:43:48et vous en êtes la preuve.
00:43:50Et vos mots,
00:43:51quand vous décrivez la France
00:43:52de votre enfance en 68,
00:43:53votre papa qui est là,
00:43:54qui va vous chécher à Orly,
00:43:55on s'est dit,
00:43:56mais pourquoi ça n'a pas continué ?
00:43:57Pourquoi ça n'a pas continué comme ça ?
00:43:59Comme l'avait évoqué Devecchio.
00:44:00On était côte à côte,
00:44:01on s'est retrouvé face à face,
00:44:02célèbre formule de Gérard Collomb.
00:44:05Pourquoi aujourd'hui,
00:44:06ce pays est fracturé ?
00:44:07Pourquoi ce pays est divisé ?
00:44:09Pourquoi ce pays ne s'aime plus ?
00:44:10Oui.
00:44:11Pourquoi ce pays ne s'aime plus ?
00:44:13Écoutez,
00:44:14moi j'ai été
00:44:16le témoin
00:44:17de cette France
00:44:18qui a accueilli
00:44:19mon papa en 62
00:44:20et ensuite
00:44:21il est parti chercher
00:44:22sa petite famille.
00:44:24Je suis arrivée en 68,
00:44:25en fait,
00:44:25la France était vraiment
00:44:26une promesse
00:44:27et la France était
00:44:28une invitation
00:44:29à s'agréger
00:44:30à ce qu'elle était
00:44:31parce qu'elle était forte
00:44:32de son identité,
00:44:34de ses racines,
00:44:35etc.
00:44:35tout rayonnait
00:44:37de ce qu'est
00:44:38de cette culture française
00:44:40et elle ne rugissait pas,
00:44:43excusez-moi,
00:44:44elle ne rugissait pas
00:44:45de ce qu'elle était
00:44:46et moi,
00:44:47j'ai eu le bonheur
00:44:47de connaître cette France-là.
00:44:49Et c'est vrai
00:44:49que le changement
00:44:50que j'ai pu voir,
00:44:52c'était à partir
00:44:53de fin des années 70,
00:44:55il y a eu
00:44:55le regroupement familial
00:44:56qui a été important
00:44:58et massif
00:44:59et ce regroupement familial,
00:45:02malheureusement,
00:45:02il s'est retrouvé
00:45:03heurté
00:45:04à l'abandon
00:45:05de l'assimilation.
00:45:06Les années Mitterrand,
00:45:08dès les années 80,
00:45:10enfin,
00:45:1081,
00:45:11quand il a été élu,
00:45:12à ce moment-là,
00:45:14le président Mitterrand
00:45:16a voulu vraiment
00:45:17mettre une OPA,
00:45:19notamment sur les jeunes
00:45:20issus de l'immigration.
00:45:21Moi,
00:45:22quelque chose
00:45:22dont j'ai souvenir
00:45:24est marquant,
00:45:25marquant.
00:45:25Vous pensez à quoi ?
00:45:26Soyez ce racisme ?
00:45:27Oui, oui,
00:45:28parce que moi,
00:45:28j'ai fait partie
00:45:29des jeunes
00:45:29qui ont reçu
00:45:30les marcheurs
00:45:31dans ma ville.
00:45:32Donc,
00:45:32c'était une marche citoyenne.
00:45:34Une initiative généreuse,
00:45:35humaniste,
00:45:36il n'y a aucun problème.
00:45:36vous pouvez regarder
00:45:37les images,
00:45:38elles sont belles,
00:45:39des garçons,
00:45:40des filles
00:45:40issus de l'immigration
00:45:41qui marchaient
00:45:41pour la carte de 10 ans,
00:45:43pour leurs parents,
00:45:44grands-parents
00:45:45et tout de suite,
00:45:46il y a une OPA
00:45:47qui a été faite
00:45:48par le Parti Socialiste
00:45:51qui l'a appelée
00:45:52la marche des beurres
00:45:53et moi,
00:45:53je me souviens
00:45:54qu'on n'aimait pas...
00:45:54Avec Harlem Désir.
00:45:55Exactement.
00:45:56Et Julien Dré.
00:45:57Voilà,
00:45:57ils ont créé SOS Racisme
00:45:59et cette OPA
00:46:00a été faite.
00:46:00À ce moment-là,
00:46:02il y a eu
00:46:02une ethnicisation,
00:46:04il y a eu une volonté
00:46:04de faire de nous
00:46:06des Français à part.
00:46:07Et je me souviens
00:46:08de Toumi Djedja
00:46:09qui avait été
00:46:10le représentant
00:46:11de cette marche
00:46:13qui est partie
00:46:13des Maguettes
00:46:14qui avait dit
00:46:14mais nous,
00:46:15c'est une marche
00:46:16pour tout le monde,
00:46:17c'est une marche citoyenne,
00:46:18on ne veut pas
00:46:18qu'on nous ethnicise
00:46:20et malheureusement,
00:46:20c'est là que ça a commencé.
00:46:21Vous voulez dire que la formule
00:46:22touche pas à mon pote
00:46:23peut être mal interprétée
00:46:24avec la main jaune ?
00:46:26Effectivement,
00:46:27parce que d'abord
00:46:28c'est extrêmement
00:46:29condescendant,
00:46:30c'est paternaliste
00:46:31et ça crée encore une fois
00:46:32même vis-à-vis de la société
00:46:34un nous et un eux.
00:46:36Et ça,
00:46:36ça crée aussi
00:46:38tout ce qui a suivi
00:46:38par la suite
00:46:39puisqu'il y a eu
00:46:40tous les discours
00:46:42la France
00:46:43ne peut pas
00:46:44vivre sans mélange,
00:46:45enfin il y a eu
00:46:46des slogans comme ça
00:46:46qui ont été portés
00:46:47par SOS Racisme
00:46:48et il y a eu
00:46:49l'abandon de l'assimilation.
00:46:50L'assimilation,
00:46:52c'était dans l'ADN
00:46:53de la France universaliste.
00:46:55Intégration
00:46:56ou assimilation ?
00:46:57Vous faites une nuance ?
00:46:57Alors moi je fais une nuance
00:46:58parce que je sais
00:46:59que ça a été rendu tabou.
00:47:00Je veux vous dire,
00:47:01quand il y a eu
00:47:01le mot assimilation,
00:47:02tout de suite,
00:47:05la gauche...
00:47:06Donnez la définition
00:47:06de l'un et de l'autre.
00:47:07L'assimilation pour moi,
00:47:08s'assimiler,
00:47:09c'est rentrer dans le commun.
00:47:11En oubliant son passé
00:47:12ou non ?
00:47:12Pour moi, non.
00:47:13Vous voyez,
00:47:13moi je suis d'origine...
00:47:14On dit que c'est l'intégration
00:47:15qui dit...
00:47:16On s'intègre
00:47:17mais on n'oublie pas
00:47:17d'où on vient.
00:47:18Alors l'intégration
00:47:18c'est intéressant
00:47:19parce qu'on peut être intégré
00:47:20même professionnellement
00:47:22mais ne pas être
00:47:25dans l'habitus français.
00:47:26D'accord.
00:47:27Vous estimez que le processus
00:47:28ne va pas jusqu'au bout ?
00:47:29Exactement.
00:47:30Alors qu'on peut être
00:47:31parfaitement...
00:47:31Moi je me sens assimilée
00:47:32mais je n'ai pas oublié
00:47:33mon identité marocaine.
00:47:35Vous n'avriez rien
00:47:36de votre passé
00:47:36de vos origines.
00:47:37Absolument rien.
00:47:37Et vous en êtes fière ?
00:47:38Bien sûr.
00:47:39Vous venez chez moi
00:47:39je vous fais un excellent
00:47:40couscous marocain
00:47:41et je ne veux pas
00:47:42dénigrer le couscous tésir.
00:47:43Alissa et moi
00:47:43on est très gourmandes
00:47:44ne le redit pas deux fois
00:47:45parce que je pense
00:47:45que vous allez être...
00:47:46Je veux dire que ça n'a...
00:47:47Mais en fait vous voyez
00:47:48comment les mots
00:47:49ont été rendus tabous.
00:47:51Moi j'avais des amis polonaises
00:47:53j'avais des amis italiennes
00:47:55j'avais des amis espagnols
00:47:56dans mon quartier
00:47:57on était deux familles
00:47:58une famille marocaine
00:47:59et une famille tunisienne
00:48:00pour vous dire les choses.
00:48:02Eh bien on allait chez eux
00:48:02ils vivaient eux aussi
00:48:05avec leur gastronomie italienne
00:48:07et ça n'empêchait pas
00:48:08qu'on se sentait tous français.
00:48:10Mais ces migrants-là
00:48:10vous rappelez que les parents
00:48:11n'avaient pas été non plus
00:48:12si bien reçus que ça.
00:48:14C'est vrai.
00:48:14Les polonais, les itales
00:48:15les polacques
00:48:16bien sûr les tausses
00:48:17vous voyez
00:48:18et ils sont devenus aujourd'hui
00:48:19j'allais dire
00:48:20des français plus français
00:48:20que les français
00:48:21mais en passant
00:48:22par cette phase un peu douloureuse
00:48:23évidemment d'une assimilation
00:48:24qui n'est pas toujours évidente.
00:48:26Oui mais ils ont eu
00:48:26cette habitude quand même
00:48:27de rentrer dans ce qu'a été
00:48:28la France
00:48:29et de ne pas être
00:48:31à un moment
00:48:32faire l'objet d'une politique
00:48:33politique à part.
00:48:34Par exemple
00:48:36souvent je parle des Asiatiques
00:48:37excusez-moi
00:48:37mais c'est un bon exemple
00:48:38je dis heureusement
00:48:39pour leur bonheur
00:48:40ils n'ont pas rencontré
00:48:41la gauche.
00:48:42Je vous le dis franchement
00:48:42c'est comme ça que je le ressens.
00:48:44C'est-à-dire qu'à la gauche
00:48:45à un moment
00:48:45elle a décidé de faire
00:48:46une politique différenciée.
00:48:48Moi vous savez
00:48:49je le raconte dans mon livre
00:48:50quand je suis arrivée en France
00:48:51j'avais 8 ans et demi
00:48:52je n'avais jamais été scolarisée
00:48:54au Maroc
00:48:55et c'était très difficile
00:48:57parce que je ne parlais pas
00:48:58le français
00:48:59et je me souviens
00:49:00En 68
00:49:01quand vous descendez de l'avion
00:49:02vous ne parliez pas
00:49:03le français
00:49:03vous ne parliez qu'arabe
00:49:04Je parlais le marocain
00:49:05le dialecte marocain
00:49:07mais je me souviens
00:49:08on était dans un petit village
00:49:10à Main-Gournoir
00:49:11où tout le monde avait pris
00:49:13avec bonheur
00:49:14en charge
00:49:15la petite famille
00:49:16En Eureloir
00:49:16En Eureloir
00:49:17exactement
00:49:18ça dépendait de maintenant
00:49:19et ce qui était formidable
00:49:22c'est que le professeur
00:49:23je me souviens
00:49:23je me mettais au fond de la classe
00:49:24je vous assure
00:49:26parce que
00:49:27j'étais une petite fille
00:49:28qui était aussi nostalgique
00:49:29de son Maroc natal
00:49:30je me mettais au fond de la classe
00:49:31et je pleurais
00:49:32parce que je ne comprenais rien
00:49:33Vous avez quel âge en 68 ?
00:49:34J'avais 8 ans et demi
00:49:358 ans et demi
00:50:02heureuse
00:50:02qu'on m'accueille
00:50:04dans cette France
00:50:05Donc c'est une immersion
00:50:06ça s'appelle l'immersion
00:50:07et elle a marché
00:50:08parce qu'on vous dit
00:50:09l'immersion quelquefois
00:50:09ça peut être un choc violent
00:50:12dans le sein de jeter
00:50:13Oui mais voilà
00:50:14excusez-moi
00:50:15Péricault
00:50:16mais c'est vraiment
00:50:16tout le discours
00:50:17qu'on a aussi
00:50:18tout ce narratif
00:50:18mais vous comprenez
00:50:19les gens viennent comme ils sont
00:50:21ils ont gardé leur culture
00:50:23ils vont la garder
00:50:23mais accueillez-les
00:50:24la France était accueillante
00:50:27dans le sens
00:50:27d'agrégé
00:50:28à son habitude
00:50:29Votre papa
00:50:30qui est arrivé 6 ans avant
00:50:31alors lui vraiment
00:50:32premier contact
00:50:32il parle un peu le français
00:50:33ou non plus ?
00:50:34Non non pas du tout
00:50:34Comment ça se passe
00:50:35son intégration à lui ?
00:50:36Bah écoutez
00:50:37Je parle d'intégration d'abord
00:50:38assimilation ensuite
00:50:39Mon papa c'est simple
00:50:41il est arrivé du Maroc
00:50:42grâce à un contrat de travail
00:50:43du Maroc
00:50:44puisqu'il y avait
00:50:44le fameux bureau
00:50:45Oui j'ai appris ça
00:50:46à Casablanca
00:50:47Voilà à Casablanca
00:50:48donc il a fait la
00:50:48d'ailleurs c'est
00:50:51donc l'état français
00:50:51collaborait avec l'état marocain
00:50:53pour qu'il y ait déjà
00:50:54un bureau d'accueil
00:50:54où on faisait un visa
00:50:56Exactement
00:50:56c'était des
00:50:57en fait son patron
00:51:00c'était un patron
00:51:01Airbar
00:51:02l'entreprise Airbar
00:51:03qui était un maintenant
00:51:04bien sûr
00:51:04et en fait il cherchait
00:51:05des travailleurs
00:51:06et donc ça passait
00:51:08par le bureau
00:51:09des travailleurs
00:51:10au Maroc
00:51:11Donc immigration choisie
00:51:12on ne faisait venir
00:51:13que les gens
00:51:14à qui on pouvait assurer
00:51:15un emploi
00:51:16une vie décente
00:51:16et une intégration
00:51:17Voilà
00:51:17et mon papa
00:51:18il avait déjà
00:51:19un savoir-faire au Maroc
00:51:20il était forgeron
00:51:21soudeur
00:51:22serbrier
00:51:22Voilà
00:51:23excellent forgeron
00:51:24je me souviens
00:51:25de ses dessins
00:51:25On en manque
00:51:26au revenu des forgerons
00:51:27Ben voilà
00:51:27et donc il est arrivé
00:51:29à Main-Gournois
00:51:32maintenant il travaille
00:51:32dans cette entreprise
00:51:33Airbar
00:51:33le patron
00:51:35l'a pris en charge
00:51:36il lui a mis à disposition
00:51:37une petite maison
00:51:38donc avec un
00:51:39un loyer
00:51:39etc
00:51:40Vous voyez
00:51:40les choses se sont faites
00:51:42mais elles peuvent se faire
00:51:43que si
00:51:45enfin comment dirais-je
00:51:47si cette France
00:51:48elle est toujours
00:51:48dans cet accueil
00:51:50dans son
00:51:50encore une fois
00:51:51de s'agréger
00:51:52vous savez
00:51:53le pape Léon XIV
00:51:54a dit une phrase formidable
00:51:55il a dit
00:51:56le migrant
00:51:57doit rentrer
00:51:58dans l'esprit
00:51:59de la maison
00:52:00et mon papa
00:52:00il est rentré
00:52:00dans l'esprit de la maison
00:52:01il a pris le français
00:52:02avec ses collègues
00:52:07de travail
00:52:07petit à petit
00:52:08mon papa
00:52:09par exemple
00:52:10je venais le mois
00:52:10du Ramadan
00:52:10mais je peux vous dire
00:52:11qu'il ne demandait
00:52:12jamais la pause
00:52:13il s'organisait
00:52:15c'était vraiment
00:52:17et il était heureux
00:52:18d'être avec ses collègues
00:52:19français
00:52:20il participait
00:52:21aux différents événements
00:52:22dans l'usine
00:52:23ma maman
00:52:24elle participait aussi
00:52:25aux différentes rencontres
00:52:26avec ses voisines
00:52:27qui ont été formidables
00:52:28elle nous emmenait
00:52:28à l'école
00:52:29ma maman
00:52:30comme les autres
00:52:30donc une immigration
00:52:31heureuse
00:52:33ça ne veut pas dire
00:52:35que vous n'avez pas
00:52:36rencontré
00:52:36à un moment donné
00:52:37Naïma
00:52:37un petit peu de racisme
00:52:39ou un peu d'exégnophobie
00:52:40il y en a toujours eu
00:52:41oui
00:52:42alors moi
00:52:43je crois que c'est vraiment
00:52:44la manière
00:52:45dont nos parents
00:52:46nous ont élevés
00:52:46on est six enfants
00:52:47ça a été formidable
00:52:48parce que nos parents
00:52:49nous ont toujours appris
00:52:50une chose
00:52:51c'est que la France
00:52:52était une chance
00:52:53une chance
00:52:54et ils nous disaient
00:52:55mais ce pays
00:52:56comme le vôtre
00:52:57j'ai dû rencontrer
00:53:00peut-être du racisme
00:53:01oui
00:53:02mais en fait
00:53:03ma maman
00:53:04nous disait
00:53:04ne se laisse
00:53:06monter sur le dos
00:53:07que celui qui veut bien
00:53:08vous voyez
00:53:09alors
00:53:09c'était un racisme
00:53:11à l'époque
00:53:11qui quoi
00:53:11on ne se mélangeait pas
00:53:12on mettait un peu de côté
00:53:14il n'y avait pas d'agression
00:53:15sur le verbe
00:53:15moi j'avais pas
00:53:16vraiment
00:53:17je vous assure
00:53:18je n'ai pas eu le sentiment
00:53:19à l'école
00:53:19dans la cour de récréation
00:53:20toi t'es
00:53:21on ne disait pas
00:53:22Berrette à l'époque
00:53:23moi j'ai eu un problème
00:53:25avec qui je vais vous raconter
00:53:26parce que
00:53:26je n'ai jamais ressenti
00:53:27le racisme
00:53:28vraiment
00:53:28de problème
00:53:29avec mes camarades
00:53:30d'école
00:53:30et vous l'assumez
00:53:32je n'ai jamais rencontré le racisme
00:53:33oui je vous le dis franchement
00:53:34alors après
00:53:35peut-être que je ne l'ai pas perçu
00:53:36vous auriez été peut-être
00:53:37dans une banlieue
00:53:38ça aurait peut-être été
00:53:39plus marquant
00:53:40non mais c'est sûr
00:53:41que dans la cour d'école
00:53:43quand vous arrivez
00:53:43vous ne parlez pas le français
00:53:44bon vous essayez
00:53:46de votre coin
00:53:46mais je vais vous raconter
00:53:47une chose
00:53:47c'est que vous
00:53:48il faut que vous sachiez
00:53:49alors je ne l'ai pas
00:53:50peut-être que si
00:53:51je l'ai mis
00:53:51c'est que
00:53:53moi ma maman
00:53:54elle était arrivée
00:53:54un an avant moi
00:53:55bon c'est une histoire familiale
00:53:57j'étais restée avec ma tante
00:53:58ce qui fait que
00:53:59ma soeur et mon frère
00:54:00ont appris très bien
00:54:01le français rapidement
00:54:02ils avaient un peu d'avance sur vous
00:54:03voilà
00:54:03et dans la cour d'école
00:54:04ils ne voulaient pas jouer avec moi
00:54:05parce que je ne parlais pas le français
00:54:06oh
00:54:08oh
00:54:08j'allais dire
00:54:09j'allais dire
00:54:10pas le racisme
00:54:11mais le séparatisme
00:54:13venait de votre propre famille
00:54:14parce que forcément
00:54:15ils avaient envie de jouer
00:54:16avec leurs camarades
00:54:17hallucinant
00:54:18j'étais un petit peu un boulet
00:54:20hallucinant
00:54:20mais après j'ai appris très vite
00:54:22et moi vous savez
00:54:23qu'est-ce qu'au contraire
00:54:24il y avait des petites copines
00:54:25ou c'était une école de filles
00:54:26qui sont tout de suite venues vous chercher
00:54:28qui se sont rapprochées
00:54:28moi j'ai eu des
00:54:29moi je me rappelle d'Elisabeth
00:54:30vraiment
00:54:31qui se mettait à côté de moi
00:54:32qui me regardait
00:54:33qui m'amenait des bonbons
00:54:35qui
00:54:35non
00:54:36franchement
00:54:37écoutez
00:54:38moi j'ai envie de dire
00:54:39c'était peut-être Elisabeth Lévy
00:54:40non
00:54:40c'était pas elle
00:54:42non
00:54:43sincèrement Péricault
00:54:44moi je veux
00:54:45je veux vraiment rendre hommage
00:54:46à ce peuple de France
00:54:48qui est
00:54:48qui est un peuple
00:54:49extrêmement généreux
00:54:51extrêmement
00:54:52résilient
00:54:53et qui a quand même subi
00:54:56je peux le dire
00:54:57la trahison de ses élites
00:54:58parce qu'on a voulu
00:55:00à un moment
00:55:00mais on a voulu
00:55:02on l'a fait quand même
00:55:03depuis 40 ans
00:55:04effacer ce qu'il est
00:55:05effacer ses racines
00:55:06effacer son identité
00:55:08déboulonner son histoire
00:55:10vouloir qu'il soit
00:55:11flagellé
00:55:12du fait de la repentance
00:55:13coloniale
00:55:13moi souvent avec les jeunes
00:55:15je dis
00:55:15mais vous savez
00:55:15la repentance coloniale
00:55:17allons-y
00:55:17parlons de nos pays d'origine
00:55:19aussi
00:55:19s'ils n'ont pas aussi
00:55:21commis
00:55:22s'ils n'ont pas colonisés
00:55:23s'ils n'ont pas commis
00:55:24l'esclavagisme
00:55:25etc
00:55:25parlons-en
00:55:26il y a eu des deux aspects
00:55:27bien sûr
00:55:29mais ça fait partie
00:55:30de l'histoire
00:55:31Naïma vous restez avec nous
00:55:33on va poursuivre cet échange
00:55:34toujours sur cette thématique
00:55:35du peuple sacrifié
00:55:36la trahison des élites
00:55:37on va essayer de comprendre
00:55:38pourquoi aujourd'hui
00:55:39la non-intégration
00:55:40elle n'est pas avec les gens
00:55:42qui viennent de loin
00:55:42elle est avec les propres
00:55:44enfants de France
00:55:45qui sont sacrifiés
00:55:47qui sont trahis
00:55:48par les élites
00:55:49et qui n'arrivent pas
00:55:50ni à s'intégrer
00:55:50ni à s'assimiler
00:55:51alors qu'ils sont nés là
00:55:52ils sont français
00:55:53ils n'arrivent pas
00:55:54à s'assimiler
00:55:55dans la république française
00:55:55on va essayer de comprendre
00:55:56pourquoi avec vous
00:55:57d'accord
00:55:57effectivement
00:55:58et puis bon
00:55:58alors on va également
00:55:59se poser une autre question
00:56:00avec notre prochain invité
00:56:02Julien Cocoa
00:56:03alias Coco TKT
00:56:05sur les réseaux sociaux
00:56:06il a connu
00:56:07les braquages
00:56:07la prison
00:56:08avant de changer de vie
00:56:09il raconte son parcours
00:56:10dans le chemin du guerrier
00:56:12aux éditions
00:56:12le lisse bleu
00:56:13il s'est exprimé
00:56:14sur notre antenne
00:56:15il y a peu
00:56:15et aujourd'hui
00:56:16des responsables politiques
00:56:17le contact pour lui demander
00:56:19de l'aide
00:56:19pour communiquer justement
00:56:21avec cette jeunesse
00:56:22c'est à suivre
00:56:22sur Sud Radio
00:56:23Radio
00:56:24la France dans tous ses états
00:56:26Péricolegas
00:56:27Aurél
00:56:28vous êtes bien sur Sud Radio
00:56:30il est 13h20
00:56:31je reçois Naïma Amfadel
00:56:32auteur du Peuple Sacrifié
00:56:33la Trahison des élites
00:56:34chez Fayard
00:56:35nous parlons
00:56:36avec beaucoup d'émotion
00:56:37de l'arrivée
00:56:38dans son enfance
00:56:39de Fayma en France
00:56:40en 1968
00:56:41Naïma en France
00:56:42en 1968
00:56:42comment cette intégration
00:56:44s'est bien passée
00:56:45comment elle a été accueillie
00:56:46la France était un pays d'accueil
00:56:47et elle, sa famille
00:56:49se sont senties français
00:56:50très rapidement
00:56:51et les choses se sont bien passées
00:56:52on était bien côte à côte
00:56:53et pas face à face
00:56:55et aujourd'hui
00:56:55nous sommes dans une fracture sociale
00:56:56qui non seulement
00:56:57crée un problème
00:56:58d'intégration
00:56:59et d'assimilation
00:57:00on va encore y revenir dessus
00:57:01mais à l'intérieur même
00:57:02de la société française
00:57:03nous avons des générations
00:57:04qui n'arrivent pas à s'intégrer
00:57:05et qui n'arrivent pas
00:57:06à s'assimiler
00:57:07aux valeurs de la République
00:57:08on l'a vu
00:57:08par les scènes
00:57:09par les scènes récentes
00:57:12Anissa
00:57:13vous avez un point de vue
00:57:14là-dessus
00:57:14sur la situation
00:57:16sur la situation
00:57:17vous voulez dire
00:57:18de l'assimilation
00:57:19ou en tout cas
00:57:20des mouvements
00:57:21des mouvements
00:57:22des mouvements
00:57:23des mouvements d'assimilation
00:57:24justement
00:57:24il y a des gens
00:57:25qui ne s'assimilent pas
00:57:25ils manifestent
00:57:26alors il y a des gens
00:57:27qui manifestent
00:57:28alors ceux qui manifestent
00:57:28ne sont pas tous
00:57:30nécessairement
00:57:31issus
00:57:31d'immigration
00:57:33il faut quand même le dire
00:57:34mais je peux vous parler
00:57:35des premiers cortèges
00:57:36qui ont défilé ce matin
00:57:37déjà
00:57:38pour faire un état des lieux
00:57:39en temps réel
00:57:40de la situation
00:57:40à Lyon
00:57:41la manifestation
00:57:42s'était lancée
00:57:43vers 11h05
00:57:44de la manufacture
00:57:44des tabacs
00:57:45en direction
00:57:46de Jean Masset
00:57:47voilà pour les Lyonnais
00:57:48comme ça ils ont le détail
00:57:49à Tours
00:57:50le défilé a commencé
00:57:51à 10h30
00:57:51à Tarbes
00:57:52environ 3000 personnes
00:57:53ont manifesté
00:57:54selon le journal
00:57:55La Dépêche
00:57:56et puis à Paris
00:57:56normalement
00:57:57le départ est prévu
00:57:58à 14h
00:57:58de République
00:58:00vers Nation
00:58:01des incidents
00:58:02ont déjà été signalés
00:58:04à Lyon
00:58:04vers 11h30
00:58:05la préfecture
00:58:06a fait état
00:58:06de tir de mortier
00:58:07d'artifice
00:58:08en direction
00:58:08des forces de l'ordre
00:58:09la marche a été
00:58:10momentanément interrompue
00:58:12à hauteur de Garibaldi
00:58:13précisons-le
00:58:14avant de reprendre
00:58:14à midi
00:58:15des jets de projectiles
00:58:16contre des policiers
00:58:17étaient encore signalés
00:58:19près de Toulouse
00:58:21au lycée
00:58:21Françoise de Tournefeuille
00:58:22des individus
00:58:23cagoulés
00:58:24ont tiré des mortiers
00:58:25d'artifice
00:58:26dès 8h30
00:58:27provoquant
00:58:28des départs de feu
00:58:29un drame
00:58:30qui a donc commencé
00:58:31déjà très tôt
00:58:32selon les témoignages
00:58:32recueillis
00:58:33l'établissement
00:58:34a été évacué
00:58:34et fermé
00:58:35la mairie confirme
00:58:36l'intervention des pompiers
00:58:38à l'intérieur du lycée
00:58:39et indique que le feu
00:58:40a été circonscrit
00:58:41à Villeurbanne
00:58:42également
00:58:42des tirs de mortier
00:58:43ont entraîné ce matin
00:58:44l'évacuation du lycée
00:58:46Brossolette
00:58:46selon la préfecture
00:58:47enfin sur le suivi
00:58:48de la grève
00:58:49le ministère
00:58:50de l'éducation nationale
00:58:51annonce à la mi-journée
00:58:5215,81%
00:58:54d'enseignants grévistes
00:58:55avec environ
00:58:5519% dans les écoles
00:58:57et 13,5%
00:58:58dans les collèges
00:58:59et lycées
00:59:00ces premières remontées
00:59:02couvrent
00:59:02les académies
00:59:03de l'Hexagone
00:59:03sauf Toulouse
00:59:04ainsi que la Réunion
00:59:05mais Toulouse
00:59:05on aura des nouvelles
00:59:06tout à l'heure
00:59:07vous voyez bien
00:59:07il y a des jeunes français
00:59:08français qui ont du mal
00:59:09à s'assimiler
00:59:10aux valeurs de la république
00:59:11ils ont besoin
00:59:11de casser
00:59:11de brûler les poubelles
00:59:13mais je pense qu'on aura
00:59:13une solution
00:59:14et puis on aura tout à l'heure
00:59:14Christine Bouillaud
00:59:15vous l'aurez vous-même
00:59:16qui nous appellera Toulouse
00:59:18Julien Cocoa
00:59:19est-il en ligne ?
00:59:23Bonjour
00:59:24vous m'entendez ?
00:59:24Oui très bien
00:59:25bonjour Julien
00:59:26vous étiez là
00:59:26il y a quelques jours
00:59:27on avait été ému
00:59:28par votre témoignage
00:59:30allez on va dire comme ça
00:59:31un ancien brigand
00:59:32qui est allé en prison
00:59:33il a lu des livres
00:59:34et il est devenu
00:59:35un citoyen français exemplaire
00:59:37pour Naïma
00:59:38c'est un bel exemple
00:59:39Julien
00:59:40vous voyez la situation
00:59:42bon
00:59:42la souffrance des banlieues
00:59:43elle existe
00:59:44la colère des jeunes
00:59:45c'est une réalité
00:59:46vous
00:59:47vous y prendrez
00:59:49manifester c'est normal
00:59:51manifester sa colère
00:59:52sa souffrance
00:59:53la violence
00:59:54c'est pas trop votre truc
00:59:56c'est plus trop votre truc
00:59:58c'est plus trop mon truc
01:00:00très bien précisé
01:00:03en fait
01:00:03moi quand j'entends tout ça
01:00:06je me mets à la place
01:00:07un peu de
01:00:07de tous ceux
01:00:08qui foutent un peu le bordel
01:00:09il faut dire les choses
01:00:10comme elles sont
01:00:10oui allez on peut se permettre
01:00:11et je trouve ça
01:00:13vraiment
01:00:14très
01:00:14très
01:00:15très dommage
01:00:15et
01:00:17j'ai envie de leur passer
01:00:18un message à ces gens-là
01:00:18parce que j'aurais aimé
01:00:19qu'on me passe un message
01:00:20moi à l'époque
01:00:21où j'étais
01:00:23dans le mauvais chemin
01:00:24vous avez été un peu commun
01:00:25allez vous avez été un peu commun
01:00:26vous êtes passé par là
01:00:27disons que vous êtes passé
01:00:27par cette étape
01:00:29disons-le
01:00:30disons-le clairement
01:00:31aujourd'hui
01:00:32il faut que ces gens
01:00:34ces jeunes en général
01:00:35et ces autres personnes
01:00:37soient conscients
01:00:38de ce que c'est
01:00:40que d'être enfermés
01:00:41en prison
01:00:41c'est tous les jours
01:00:43pouvoir supporter
01:00:449 mètres carrés
01:00:45une cour de promenade
01:00:46grillagée
01:00:47quand on passe une détention normale
01:00:49on ne parle pas des zones
01:00:50d'isolement
01:00:50et de mitard
01:00:51qui se répètent tous les jours
01:00:52tous les jours
01:00:53tous les jours
01:00:54et vu ce qui se passe
01:00:56vu les incidents
01:00:56quand on parle d'agression
01:01:00s'il se passe
01:01:00quelque chose de grave
01:01:01c'est-à-dire un policier
01:01:02blessé
01:01:04et voilà
01:01:04un prof agressé
01:01:06une professeure agressée
01:01:07une dirigeuse agressée
01:01:09ça rentre dans la procédure criminelle
01:01:11du coup on parle de peine
01:01:12pour aller de 10 à 20 ans
01:01:14à 15 ans
01:01:14c'est très sérieux
01:01:16est-ce que ces jeunes
01:01:18et ces gens en général
01:01:20sont conscients
01:01:21de ce qu'ils encourt
01:01:23et moi
01:01:24c'est pour ça
01:01:24que j'aimerais vraiment
01:01:25leur faire passer ce message
01:01:26vraiment il vient du coeur
01:01:27il faut vraiment
01:01:28qu'ils manifestent
01:01:29tranquillement
01:01:29qu'ils fassent leur greffe
01:01:31tranquillement
01:01:31car ce n'est pas un jeu
01:01:33une fois là-dedans
01:01:34on regrette
01:01:36c'est trop tard
01:01:36il y a les suicides
01:01:37il y a le regret
01:01:38il y a la déprime
01:01:40pour sortir de ce chemin
01:01:42aujourd'hui je suis là
01:01:43j'ai l'impression
01:01:44que
01:01:44je donne l'impression
01:01:45que
01:01:46que tout va bien
01:01:47et tout
01:01:48c'est parce que voilà
01:01:49j'ai quand même
01:01:49ma force mentale
01:01:50mais je vous le dis
01:01:51si c'était à refaire
01:01:52jamais de la vie
01:01:54je repasserais
01:01:55par le chemin
01:01:56dans lequel j'étais
01:01:58c'est
01:01:59aujourd'hui
01:01:59on m'appelle le miraculé
01:02:00il faut que ces gens
01:02:01comprennent que la prison
01:02:02n'est pas un jeu
01:02:03tous les jours
01:02:04ils risquent leur vie
01:02:05entre les coups de couteau
01:02:06qui peuvent se prendre
01:02:07en train de l'âge
01:02:07Julien Cocoa
01:02:09ils vont vous dire
01:02:10que leur souffrance
01:02:11que leur colère
01:02:11que leur indignation
01:02:12les pousse
01:02:13à basculer
01:02:14de l'autre côté
01:02:15est-ce que la France
01:02:16est un pays
01:02:17où la seule réponse
01:02:17que l'on peut apporter
01:02:18quand on est en colère
01:02:19qu'on est en souffrance
01:02:20qu'on se sent
01:02:21soit discriminé
01:02:22soit injustement traité
01:02:23c'est de casser
01:02:24c'est de brûler
01:02:26je ne suis pas d'accord
01:02:27moi je pense vraiment
01:02:28qu'en manifestant
01:02:31paisiblement
01:02:31en sortant dans la rue
01:02:32et voilà
01:02:33en étant dans le calme
01:02:35et dans la paix
01:02:35en revendiquant leurs droits
01:02:38ils pourront obtenir
01:02:39gain de cause
01:02:40à un moment donné
01:02:40par rapport à ce qu'ils réclament
01:02:41et
01:02:42aujourd'hui
01:02:43ces personnes
01:02:44qui ont ce discours-là
01:02:45ce sont pour moi
01:02:46des inconscients
01:02:47ce sont des gens
01:02:47qui ne connaissent pas
01:02:48la détention
01:02:48qui ne savent pas
01:02:49ce qu'ils ont en cours
01:02:51et moi je suis là
01:02:52pour les alerter
01:02:53j'ai tout expliqué
01:02:54dans mon livre
01:02:55j'ai expliqué
01:02:56ce que j'ai vécu
01:02:58de la faute
01:02:59dû à mes mauvais choix
01:03:01j'ai expliqué
01:03:03le nombre de fois
01:03:04que j'ai failli mourir
01:03:06disons les choses
01:03:07à l'intérieur
01:03:08comme à l'extérieur
01:03:09vraiment
01:03:10les choses
01:03:11se passent
01:03:12par une manifestation
01:03:13calme
01:03:14posée
01:03:15des propos
01:03:15Julien
01:03:16je vais vous poser
01:03:16une question très délicate
01:03:18et douloureuse
01:03:18vous répondez comme vous le voulez
01:03:20on est sur le parlant vrai
01:03:20est-ce que c'est votre passage
01:03:22en détention
01:03:22la façon dont vous en êtes sorti
01:03:24qui vous a permis peut-être
01:03:26une intégration
01:03:26que vous aviez raté
01:03:27ou une assimilation
01:03:28que vous avez raté
01:03:28est-ce que c'est là
01:03:29où vous avez pris conscience
01:03:30qu'en France
01:03:30on pouvait entrer
01:03:32dans ce modèle social
01:03:34sans passer forcément
01:03:35par la fracture
01:03:38le plus franchement possible
01:03:39clairement
01:03:40on est en plein dedans
01:03:41c'est en prison
01:03:42que
01:03:43à force de fruits d'efforts
01:03:45que j'ai découvert
01:03:46cette passion pour l'écriture
01:03:47d'auto-interprétation
01:03:48aujourd'hui
01:03:48voilà j'écris mon livre
01:03:49mais ça a commencé
01:03:50à l'âge de 21 ans
01:03:52après un long travail fourni
01:03:55et tout ce qu'il fallait assumer
01:03:57à côté
01:03:57rappelez-moi votre délai
01:03:58votre délai d'emprisonnement
01:03:59combien de temps vous êtes resté ?
01:04:01j'ai fait plus que 17 ans de prison
01:04:02et plus de 12 prisons
01:04:06dans tout type de compartiment
01:04:07de l'état français
01:04:09c'est long
01:04:09c'est long
01:04:10et vous avez lu
01:04:11très long
01:04:11et vous avez lu
01:04:15moi j'étais plus
01:04:16dans l'auto-interprétation
01:04:17c'est-à-dire
01:04:18grâce à un instrumental
01:04:20créé
01:04:20dans la création
01:04:21de mots
01:04:22et de rimes
01:04:22aujourd'hui
01:04:23je suis
01:04:24je suis auteur
01:04:25entre temps
01:04:26j'ai sorti
01:04:263 mini-EP
01:04:28en 10 ans
01:04:29je lisais pas trop
01:04:30j'étais plus
01:04:31dans la création
01:04:32voilà
01:04:32je suis plus dans la lecture
01:04:33depuis maintenant
01:04:34plus d'un an
01:04:34on va dire
01:04:35aujourd'hui
01:04:36en vous entendant
01:04:37vous êtes venu ici
01:04:38sur Sud Radio
01:04:39vous vous êtes exprimé ailleurs
01:04:40il y a des politiciens
01:04:41des responsables politiques
01:04:42qui sont venus vous voir
01:04:43en vous demandant quelque part
01:04:44pas à l'aide
01:04:46mais aidez-nous à comprendre
01:04:47et votre exemple
01:04:48est formidable
01:04:49c'est ce qu'ils vous ont dit
01:04:51vous êtes au courant de tout
01:04:53vous avez de bonnes infos
01:04:54vous faites bien votre travail
01:04:56bah écoutez
01:04:58franchement
01:04:58je ne savais pas
01:05:00qu'un livre
01:05:00en fait
01:05:00aurait un tel impact
01:05:02je vous dis les choses
01:05:03le plus clairement possible
01:05:06des membres de l'équipe
01:05:07de monsieur Bruno Rotaillot
01:05:09comme des membres
01:05:09de l'équipe
01:05:10de David Guissnard
01:05:11m'ont approché
01:05:12j'ai eu des échanges
01:05:13avec eux
01:05:15après qu'ils aient lu
01:05:16après que mon livre
01:05:17ait été lu
01:05:19rappelez-nous le titre
01:05:20de votre livre
01:05:21mon livre c'est
01:05:22Coco t'inquiète
01:05:22c'est au C.O.E.S.P.T.K.T
01:05:24le chemin du guerrier
01:05:25témoignage autobiographique
01:05:26et bah voilà
01:05:28ils m'ont demandé
01:05:30des sainte-thérèse
01:05:31ils m'ont demandé
01:05:33des renseignements
01:05:34parce qu'ils savent
01:05:35ce que j'ai vécu
01:05:36ils savent
01:05:38les erreurs que j'ai fait
01:05:39aujourd'hui
01:05:39la résilience
01:05:40dans laquelle je suis
01:05:41et les choses
01:05:42que j'ai affrontées
01:05:44et les échanges
01:05:46il y a des échanges
01:05:46qui ont eu lieu
01:05:48et qui ont eu lieu
01:05:49jusqu'à présent
01:05:49avec ces personnes-là
01:05:52et d'autres
01:05:53politiciens également
01:05:54Julien vous restez avec nous
01:05:56Naïma aussi bien sûr
01:05:57on va continuer
01:05:58cet échange passionnant
01:05:59entre la rencontre
01:06:01de deux personnalités
01:06:02Naïma M. Fadel est avec nous
01:06:04experte en politique
01:06:05de la ville
01:06:06essayiste
01:06:06et auteur du livre
01:06:07Le peuple sacrifié
01:06:08la trahison des élites
01:06:09aux éditions Fayard
01:06:11on parle des mouvements
01:06:13qui ont lieu aujourd'hui
01:06:14dans tout le pays
01:06:15et de cette grève nationale
01:06:18vous pouvez témoigner
01:06:20vos inquiétudes
01:06:20si vous en avez
01:06:21au 0826 300 300
01:06:28Sur Sud Radio
01:06:29nous sommes au plus près
01:06:31du terrain
01:06:31pour vous faire vivre
01:06:32cette journée de mobilisation
01:06:34et tout de suite
01:06:34direction Toulouse
01:06:35où la manifestation
01:06:36doit démarrer
01:06:37dans une demi-heure
01:06:38mais un imbroglio
01:06:39subsiste autour du trajet
01:06:40Christine Bouillot
01:06:41vous êtes sur place
01:06:42pour Sud Radio
01:06:43est-ce qu'on sait finalement
01:06:44par où le cortège
01:06:45va passer
01:06:46et puis est-ce que
01:06:47les manifestants
01:06:47commencent à se rassembler
01:06:52Christine
01:06:54est-ce que
01:06:55Christine
01:06:56alors il y a un petit
01:06:56problème technique
01:06:58on reprend Christine
01:07:00dans quelques instants
01:07:01Nainem Fadel
01:07:03vous venez d'entendre
01:07:03Julien Cocoa
01:07:05qui raconte
01:07:05voilà
01:07:05son insertion
01:07:06c'est faite
01:07:07par le passage
01:07:08par la prison
01:07:09et puis bon
01:07:10la lecture
01:07:11l'écriture
01:07:11et voilà
01:07:13et les hommes politiques
01:07:14qui viennent maintenant
01:07:15le voir
01:07:16c'est très bien
01:07:17que les hommes politiques
01:07:18il n'est jamais trop tard
01:07:20vous vous avez connu
01:07:21une période
01:07:22justement les choses
01:07:23allaient plus simplement
01:07:25vous dites à la fin
01:07:26des années 70
01:07:27le problème
01:07:27a commencé à se poser
01:07:28fin des années 70
01:07:30c'est là
01:07:30où ça a commencé
01:07:31notamment
01:07:32dans ces quartiers
01:07:34qui sont devenus
01:07:35des quartiers
01:07:37où on a logé
01:07:38majoritairement
01:07:39les populations
01:07:40qui arrivaient
01:07:41dans le cadre
01:07:42du regroupement familial
01:07:43petit à petit
01:07:44il n'y avait plus
01:07:45cette mixité sociale
01:07:46et culturelle
01:07:46moi je
01:07:48les amis que j'avais
01:07:49ils avaient un parcours
01:07:50résidentiel
01:07:50souvent même
01:07:51quand vous étiez ouvrier
01:07:52en ce temps-là
01:07:53vous pouviez construire
01:07:54votre petite maison
01:07:56mais c'est là
01:07:57dans les fins des années 70
01:07:59qu'on a connu
01:07:59d'ailleurs les premières émeutes
01:08:01je voudrais juste parler
01:08:01des émeutes aux manguettes
01:08:03par exemple
01:08:03je vous reprends
01:08:04dans quelques instants
01:08:05parce que nous avons
01:08:05justement
01:08:06la liaison qui est rétablie
01:08:07avec Toulouse
01:08:07Anissa Christine Bouilloux
01:08:08est en ligne
01:08:09alors bonjour Christine
01:08:11est-ce qu'on sait
01:08:11par où le cortège
01:08:12va passer finalement
01:08:14alors je vais vous expliquer
01:08:16donc le cortège pour l'instant
01:08:17il est censé partir
01:08:17dans une demi-heure
01:08:18je vais vous expliquer
01:08:19le bras de fer
01:08:20et l'ambroglio juridique
01:08:22dans lequel
01:08:22les manifestants toulousains
01:08:24et tous les syndicats
01:08:25qui avaient déposé
01:08:25dès le 26 octobre
01:08:27un tracé
01:08:28pour cette mobilisation
01:08:29du 5 novembre
01:08:30ont vu avec stupeur
01:08:32donc la décision du préfet
01:08:33tombé il y a 48 heures
01:08:34qui leur interdisait
01:08:35ce tracé
01:08:36dont ils avaient l'habitude
01:08:37et qui avait été
01:08:38effectivement
01:08:39utilisé par 3 fois
01:08:41déjà
01:08:41lors des mobilisations
01:08:43toulousaines
01:08:4448 heures
01:08:45les syndicats
01:08:45ont déposé
01:08:46un recours
01:08:46devant le tribunal
01:08:47administratif
01:08:48la décision du tribunal
01:08:50administratif
01:08:51est tombée tôt
01:08:51ce matin
01:08:52et qui donne raison
01:08:54au préfet
01:08:54en interdisant
01:08:56ce tracé
01:08:56qui passe par les boulevards
01:08:58extérieurs toulousains
01:08:59et impose aux manifestants
01:09:00d'aller vraiment
01:09:01très à l'extérieur
01:09:02de Toulouse
01:09:03qui a mis
01:09:04l'ensemble des syndicats
01:09:05je dis bien
01:09:06l'ensemble des organisations
01:09:07syndicales
01:09:07hors d'elle
01:09:08en disant
01:09:09on nous empêche
01:09:10de manifester aujourd'hui
01:09:11c'est une atteinte
01:09:12à nos libertés
01:09:13en tous les cas
01:09:14aux droits de manifestation
01:09:15et nous maintenons
01:09:17le tracé
01:09:18que nous avons
01:09:19déposé
01:09:19le 26 octobre
01:09:21alors du coup
01:09:22le rendez-vous
01:09:23est ici à Saint-Cyprien
01:09:24un quartier effectivement
01:09:26très fréquenté
01:09:27par les manifestants
01:09:27et qui a l'habitude
01:09:28d'avoir ce genre
01:09:29de mobilisation
01:09:30et je peux vous dire
01:09:31qu'il y a déjà
01:09:31énormément de monde
01:09:32combien sont-ils
01:09:34ça c'est bien
01:09:34la question
01:09:35qu'il faudra se poser
01:09:36puisque a priori
01:09:37ce rendez-vous ici
01:09:39à place Saint-Cyprien
01:09:40est d'ores et déjà
01:09:41illégal
01:09:42donc pour l'instant
01:09:43il y a beaucoup
01:09:43de manifestants
01:09:44je ne vois pas
01:09:45la présence
01:09:45de policiers
01:09:46sur ce point
01:09:47de rendez-vous
01:09:48les policiers
01:09:49sont positionnés
01:09:50un tout petit peu
01:09:51ailleurs
01:09:51rappelons que
01:09:52les chiffres
01:09:53des manifestations
01:09:55et des mobilisations
01:09:56à Toulouse
01:09:56ont toujours été
01:09:57très importantes
01:09:57le 17 octobre
01:09:59dernier
01:09:59il y avait près
01:10:00de 35 000 personnes
01:10:02selon la préfecture
01:10:0380 000
01:10:04selon les organisations
01:10:05syndicales
01:10:06une mobilisation
01:10:07qui ne s'est jamais
01:10:08arrêtée
01:10:08jamais faiblie
01:10:09et là actuellement
01:10:10donc les syndicats
01:10:11sont en train
01:10:12de se réunir
01:10:12sur cette place
01:10:13Saint-Cyprien
01:10:14avec un cortège
01:10:15qui va s'élancer
01:10:16on ne sait pas comment
01:10:17on ne sait pas dans quel sens
01:10:18et pour l'instant
01:10:19c'est la grande incertitude
01:10:20mais tout est calme
01:10:21puisqu'à l'instant
01:10:21on assiste à un concert
01:10:23tout simplement
01:10:24un orchestre symphonique
01:10:25s'est installé
01:10:26et propose de la musique
01:10:27aux manifestants
01:10:28avec des banderoles
01:10:29aussi de la part
01:10:30des organisations
01:10:32agricoles
01:10:33aussi
01:10:33on voit effectivement
01:10:34que la Confédération Paysanne
01:10:35est venue ici
01:10:36en renfort
01:10:37pour cette mobilisation
01:10:38à Toulouse
01:10:39donc affaire à suivre
01:10:40au courant de l'après-midi
01:10:41merci Christine
01:10:42voilà vous restez avec nous
01:10:43Christine
01:10:43bien entendu
01:10:44on voit la subtilité
01:10:46de l'état de droit
01:10:47Naïman Fadel
01:10:48et Julien Cocoa
01:10:49la subtilité
01:10:50de l'état de droit
01:10:50un tribunal administratif
01:10:51à Paris
01:10:52dément la préfecture de police
01:10:54et dit non non
01:10:54les syndicats ont droit
01:10:55ils iront bien
01:10:56de Bastille à Nation
01:10:57et autres
01:10:57le conseil d'état
01:10:58dans la nuit
01:10:59dit non pas du tout
01:11:00c'est le préfet qui a raison
01:11:00et là à peu près
01:11:02pour la même configuration
01:11:02on n'est pas sur le terrain
01:11:03le tribunal administratif
01:11:05tout de suite
01:11:06dit ben non finalement
01:11:06c'est le préfet qui a raison
01:11:07il a droit de changer le parcours
01:11:09je comprends qu'on s'y perde
01:11:11un petit peu
01:11:11est-ce qu'il y a des codes
01:11:12est-ce qu'il y a des barèmes
01:11:13ou est-ce que c'est à l'humeur
01:11:14du tribunal administratif
01:11:15on se posera toujours la question
01:11:17Naïma vous étiez en train
01:11:18de nous expliquer justement
01:11:18oui j'expliquais juste
01:11:20cette évolution
01:11:22donc les quartiers
01:11:23ont commencé quand même
01:11:24à rencontrer des difficultés
01:11:26sociales
01:11:26et notamment
01:11:27de dégradation multiple
01:11:28de délinquance des mineurs
01:11:29je rappelle juste
01:11:30que le critère
01:11:31de la politique de la ville
01:11:32l'un des critères
01:11:33c'est la délinquance
01:11:34des mineurs
01:11:34notamment
01:11:35et je fais rebondisser
01:11:36sur ce qu'a dit Julien
01:11:38quand il dit
01:11:38qu'il aurait certainement voulu
01:11:40qu'à un moment
01:11:41on l'alerte
01:11:42qu'il y ait même une butée
01:11:43c'est ce dont
01:11:44le docteur Maurice Berger
01:11:46dont j'ai eu le plaisir
01:11:47de faire même une tribune
01:11:48ensemble
01:11:49dit
01:11:49c'est-à-dire que le problème
01:11:51qu'on a en France
01:11:52c'est qu'on a une délinquance
01:11:53des mineurs
01:11:53qui est extrêmement importante
01:11:55mais on n'a pas la butée
01:11:57qui
01:11:59comment dirais-je
01:11:59qui arrête
01:12:00les gardes fous
01:12:01on pourrait parler
01:12:02des gardes fous
01:12:02mais oui
01:12:03c'est-à-dire que
01:12:03dès le premier acte
01:12:04de délinquance
01:12:05et bien on peut se dire
01:12:05bien la responsabilité
01:12:07des parents
01:12:07parce que je rappelle
01:12:08que c'est eux
01:12:08les premiers responsables
01:12:10de leur enfant
01:12:11de mettre en place
01:12:13d'appliquer en tout cas
01:12:14un protocole
01:12:15qui fait qu'à un moment
01:12:15il y a une butée
01:12:16je parle moi
01:12:17il n'y a pas de tabou
01:12:18chez moi
01:12:19c'est-à-dire par exemple
01:12:20les prestations sociales
01:12:21nous sommes un pays
01:12:21le plus généreux au monde
01:12:23on a des droits
01:12:25mais on a aussi
01:12:26des devoirs
01:12:27l'état aide
01:12:28à ce qu'on soit
01:12:29qu'on élève
01:12:30son enfant
01:12:31mais à un moment
01:12:32l'état est en droit
01:12:32de demander
01:12:33justement
01:12:34qu'on en soit responsable
01:12:35et la butée
01:12:36ça permet tout simplement
01:12:37de porter assistance
01:12:40à enfants en danger
01:12:40et d'arrêter justement
01:12:42cette dérive
01:12:44enfin cette carrière délinquante
01:12:45parce que j'ai
01:12:46malheureusement
01:12:47rencontré trop de gamins
01:12:48qui ont commencé
01:12:49par de la petite délinquance
01:12:51qui se sont ensuite
01:12:53assis sur une carrière
01:12:55de délinquants
01:12:55et parfois
01:12:56ils en sont même morts
01:12:58Julien Coquois
01:12:59vous entendez ce que dit Naïma
01:13:00vous êtes passé par là aussi
01:13:01et pas de garde-fou
01:13:02pas d'avertissement
01:13:03vous avez découvert
01:13:05le fait que
01:13:05quand on fait des bêtises
01:13:06on va en prison
01:13:09je suis passé
01:13:09j'ai vraiment suivi
01:13:11cette courbe
01:13:12après bon
01:13:12le début a commencé
01:13:13vraiment par une injustice
01:13:15qui m'a mis dans une haine
01:13:16contre l'état
01:13:16mais j'ai eu
01:13:17beaucoup beaucoup de chance
01:13:19de me rattraper
01:13:19j'étais vraiment têtu
01:13:20et j'étais dans cet engrenage
01:13:23par contre
01:13:24le seul point
01:13:25où je ne suis pas
01:13:26trop d'accord
01:13:27avec ce que
01:13:30Naïma vient de dire
01:13:31c'est
01:13:31de mettre
01:13:33toute la responsabilité
01:13:35ou peut-être
01:13:36une grosse partie
01:13:37sur les parents
01:13:38personnellement
01:13:39mes parents faisaient tout
01:13:40pour que je me calme
01:13:42ils m'ont
01:13:43ils m'ont
01:13:44ils m'ont donné
01:13:45beaucoup de billes
01:13:45pour que je puisse
01:13:46me réinsérer
01:13:47mais
01:13:49surtout quand on est mineur
01:13:50avec l'engrenage
01:13:51les potes
01:13:52à la cité
01:13:52tout ça etc
01:13:53et tout ce qui se passe
01:13:54c'est pas toujours le cas
01:13:55c'est pas toujours le cas
01:13:56c'est bien qu'il y a des parents
01:13:57qui ne sont pas au rendez-vous
01:13:58quelquefois aussi
01:13:59hélas
01:14:00bien sûr qu'il y a des parents
01:14:01qui ne sont pas au rendez-vous
01:14:03ça c'est une certitude
01:14:03mais pas tout le temps
01:14:05moi je pense que
01:14:05pour aider ces mineurs là
01:14:08la meilleure chose à faire
01:14:09c'est leur montrer
01:14:10des exemples
01:14:11qui sont passés
01:14:11par ce qu'ils sont
01:14:12en train de vivre
01:14:13et par ce qu'ils risquent
01:14:14de vivre
01:14:16vraiment
01:14:16après
01:14:17bien sûr
01:14:18qu'il faut vérifier
01:14:19au niveau des parents
01:14:20de l'éducation
01:14:21c'est très important
01:14:22il y a des parents
01:14:23qui carrément
01:14:24qui délaissent
01:14:26ces jeunes
01:14:27quand on voit les parents
01:14:28qui ne se lavent pas le matin
01:14:29pour ne pas aller travailler
01:14:30oui
01:14:30écoutez Julien
01:14:31je vais vous dire
01:14:32j'ai beaucoup d'exemples
01:14:33alors effectivement
01:14:34il y a des parents
01:14:34qui peuvent être impuissants
01:14:36mais pour avoir travaillé
01:14:38au département de l'Eureloir
01:14:39où j'étais chargée
01:14:40de mission politique
01:14:40de la ville
01:14:41je peux vous dire
01:14:42que tout est fait
01:14:43notamment
01:14:43parce qu'il y a
01:14:44un accompagnement
01:14:45par l'aide sociale
01:14:46à l'enfance
01:14:47l'aide sociale à l'enfance
01:14:48c'est pas la panacée
01:14:49aujourd'hui
01:14:49par rapport à la prise en charge
01:14:51malheureusement
01:14:51des enfants
01:14:52qui sont placés
01:14:53mais il y a un accompagnement
01:14:54qui est fait
01:14:54avec des éducateurs
01:14:55donc il y a des choses
01:14:56il suffit que le parent
01:14:57quand à un moment
01:14:59il sent que
01:15:00malheureusement
01:15:00il perd son enfant
01:15:02entre guillemets
01:15:02il peut aussi s'adresser
01:15:04à l'aide sociale à l'enfance
01:15:06pour avoir cet accompagnement
01:15:07moi j'ai vu trop de gamins
01:15:08je vais vous dire
01:15:09j'ai vu dans une ville
01:15:10de je tairai le nom
01:15:12où les gamins
01:15:13c'était eux-mêmes
01:15:14qui se levaient le matin
01:15:15pour aller au centre de loisirs
01:15:16et le centre de loisirs
01:15:17était même obligé
01:15:18d'organiser des petits déjeuners
01:15:20pour les enfants
01:15:21et j'ai vu aussi des parents
01:15:22certains bien sûr
01:15:23évidemment
01:15:24qui disaient même
01:15:24vous ne pouvez pas les garder
01:15:25le midi
01:15:26pour leur donner le déjeuner
01:15:27moi je ne dis pas
01:15:28qu'il faut tomber sur les parents
01:15:29je dis jusqu'à un moment
01:15:30un état comme la France
01:15:32un état Providence
01:15:33doit juste rappeler
01:15:34le rôle
01:15:35la place des parents
01:15:36les parents sont responsables
01:15:38il y a un devoir
01:15:40de responsabilité
01:15:41vous savez
01:15:41être parent
01:15:42c'est facile pour personne
01:15:44c'est facile pour personne
01:15:45moi j'ai connu énormément
01:15:46de familles
01:15:48monoparentales
01:15:48où les mamans
01:15:49vraiment
01:15:49c'était très difficile
01:15:51elles devaient travailler
01:15:52en même temps
01:15:52s'occuper de leurs enfants
01:15:53et les faire garder
01:15:54etc
01:15:55et
01:15:55elle y est
01:15:56elle y allait
01:15:57donc moi je regrette
01:15:58mais on ne peut pas non plus
01:16:00voilà
01:16:00remettre en cause
01:16:01encore une fois
01:16:01c'est dans le sens
01:16:02de la responsabilité
01:16:03et encore une fois
01:16:04c'est une main tendue
01:16:05pour empêcher
01:16:06que des gamins
01:16:07des gamins
01:16:08tombent dans la délinquance
01:16:09et ils en meurent
01:16:10moi ça me fait mal au coeur
01:16:11de voir tous les gamins
01:16:12que j'ai pu voir
01:16:13qui ont été effectivement
01:16:14comme vous le dites Julien
01:16:17embrigadés
01:16:17dans les différents trafics
01:16:19moi je ne peux pas
01:16:19ça m'est insupportable
01:16:20depuis 40 ans
01:16:21où je vois dans les différentes villes
01:16:22où j'ai travaillé
01:16:23des gamins
01:16:24qui font le chouff
01:16:25qui font
01:16:27un gamin de maternelle
01:16:28qui avait dans ce sac
01:16:29un gamin
01:16:29qui transportait la drogue
01:16:30par exemple
01:16:31et ça c'est avec
01:16:32les enseignants
01:16:33qu'on l'avait
01:16:33vous restez tous les deux
01:16:34vous restez tous les deux
01:16:35avec nous
01:16:35on se retrouve dans un instant
01:16:36bien sûr
01:16:37Naïma Mfadel est avec nous
01:16:38elle parle d'un peuple sacrifié
01:16:40est-ce que vous trouvez
01:16:41que ces mots décrivent
01:16:42ce que vous vivez
01:16:43racontez-nous un moment
01:16:44peut-être
01:16:44où vous vous êtes dit
01:16:45ceux qui décident
01:16:46n'ont aucune idée
01:16:47de mon quotidien
01:16:48et puis cette grève
01:16:49est-ce qu'elle peut faire bouger
01:16:50les choses
01:16:51si vous avez déjà fait grève
01:16:52et obtenu quelque chose
01:16:53aussi dites-le nous
01:16:54pourquoi pas
01:16:54on vous écoute
01:16:55au 0826 300 300
01:16:56Perico Légas
01:16:58il est 13h47
01:16:59vous êtes bien sûr
01:17:00ceux de Radio Jeux de Soir
01:17:01je reçois Naïma Mfadel
01:17:02l'auteur du peuple sacrifié
01:17:04la trahison des élites
01:17:05et on est en plein dedans
01:17:05Naïma Mfadel parle évidemment
01:17:07de ces immigrations
01:17:08de ces assimilations ratées
01:17:11qui provoquent aujourd'hui
01:17:12la désolation
01:17:13la tristesse que l'on sait
01:17:14alors qu'il y avait des solutions
01:17:14puisque ça a longtemps
01:17:15bien marché
01:17:16nous avons Julien Cocoa
01:17:17qui est là
01:17:17qui lui au contraire
01:17:18après avoir fait des bêtises
01:17:19il s'est réinséré en prison
01:17:21par l'écriture
01:17:23et aujourd'hui
01:17:24il est là
01:17:24il est à sa place en France
01:17:25et tout le monde
01:17:26est à sa place en France
01:17:27sauf ceux évidemment
01:17:27qui ne se retrouvent pas
01:17:28nous avons Julien
01:17:30qui nous appelle
01:17:30de Viry-Châtillon
01:17:32Julien vous soutenez
01:17:33la mobilisation d'aujourd'hui
01:17:34ou vous êtes un petit peu réticent ?
01:17:36alors moi je ne sais pas
01:17:37de ceux qui sont
01:17:38plutôt réticents
01:17:39dans le sens où
01:17:40à 6 mois d'une élection présidentielle
01:17:42quoi qu'il se passe
01:17:43de toute façon
01:17:43ça ne sert à rien
01:17:45le gouvernement peut promettre
01:17:46mon zémerveille
01:17:47il n'aura pas à tenir sa promesse
01:17:48il s'en fiche
01:17:49puisque de toute façon
01:17:49il ne peut pas se représenter
01:17:50et il laissera
01:17:51à ceux qui seront élus
01:17:53le soin
01:17:54de payer la facture
01:17:56finalement
01:17:56des promesses qu'il va faire
01:17:57et donc je trouve ça
01:17:58une aberration totale
01:17:59à 6 mois d'une élection présidentielle
01:18:00et d'autant plus
01:18:01qu'on va se retrouver encore
01:18:02à mettre
01:18:04Paris à feu et à sang
01:18:05parce qu'on ne sait plus
01:18:06faire des manifestations
01:18:08sans être dans le débordement
01:18:09sans être dans l'excès
01:18:11sans être dans la
01:18:15comment dire
01:18:17la recherche
01:18:18d'une révolution
01:18:18d'une révolution
01:18:19à 6 mois d'une élection présidentielle
01:18:20c'est une aberration
01:18:21la plus totale
01:18:22et c'est contre-productif
01:18:23donc pour moi
01:18:24je suis plutôt réticent
01:18:26à cette idée de manifestation
01:18:27Julien
01:18:27un gouvernement
01:18:28par définition
01:18:29dans une démocratie
01:18:30et dans une république
01:18:31ça se modifie
01:18:32ça se change
01:18:33il y a un chef de l'état
01:18:34il y a un président de la République
01:18:34je suggérais dans mon humeur
01:18:36tout à l'heure
01:18:36qu'on ne puisse pas aller
01:18:37dans ces conditions
01:18:38pendant 6 mois
01:18:39jusqu'à une élection présidentielle
01:18:40qui va être essentielle
01:18:42et qui doit se dérouler
01:18:43contre moi
01:18:43ce qui s'est passé en 2017
01:18:44il y avait l'affaire Fillon
01:18:45en 2022
01:18:46il y avait la guerre en Ukraine
01:18:47on a besoin d'une vraie campagne présidentielle
01:18:49où on pose des projets
01:18:50et où les citoyens
01:18:51et les citoyennes
01:18:52puissent choisir en conscience
01:18:53les différents programmes
01:18:54qu'on va leur proposer
01:18:56pour savoir ce qu'eux
01:18:57veulent pour la France
01:18:58dans ces conditions
01:18:58c'est pas possible
01:18:59et je suggérais
01:19:00que l'on nomme
01:19:01un nouveau gouvernement
01:19:01de consensus
01:19:02ou de conciliation
01:19:03comme on veut
01:19:04sans avoir aucune tentation
01:19:05d'angélisme
01:19:06pour qu'on puisse arriver
01:19:07en ordre et apaisé
01:19:09à cette élection présidentielle
01:19:10qu'on résolve tout de suite
01:19:11le problème des lycéens
01:19:12et des étudiants
01:19:13qui ont besoin
01:19:13le problème énergétique
01:19:14c'est millions de Français
01:19:15et de Françaises
01:19:16qui ne peuvent pas
01:19:17aujourd'hui payer
01:19:17leur chauffage
01:19:18ou leur carburant
01:19:19il y a des mesures à prendre
01:19:20et on peut trouver
01:19:20une formule gouvernementale
01:19:21si la classe politique
01:19:22veut bien faire l'effort
01:19:23de poser le couteau
01:19:24et le marteau
01:19:25pendant 10 minutes
01:19:26et de se mettre autour
01:19:27de la table
01:19:27pour dire voilà
01:19:28on prend les mesures
01:19:29sur lesquelles
01:19:29on est tous d'accord
01:19:30des mesures nationales
01:19:31et puis on se retrouvera
01:19:32dans le débat politique
01:19:33et dans la confrontation
01:19:33pour l'élection présidentielle
01:19:35c'est une option
01:19:35qui vous semble jouable
01:19:36ou non ?
01:19:37ça serait une option
01:19:38qui serait intéressante
01:19:39effectivement
01:19:40mais je pense que
01:19:41c'est pas le couteau
01:19:41c'est le marteau
01:19:42qu'il faut poser
01:19:43c'est le marteau
01:19:44la faucille
01:19:45il y a tellement
01:19:45les symboles
01:19:46ah non mais ça
01:19:47aujourd'hui
01:19:48c'est plutôt
01:19:49le cocktail molotov
01:19:51et puis la poubelle cribule
01:19:52voilà
01:19:53on est d'accord
01:19:55Julien merci
01:19:56pour votre témoignage
01:19:56et évidemment
01:19:57on comprend
01:19:58vous compreniez
01:19:59qu'il y a plusieurs gens
01:20:00peut-être que de connu manifesté
01:20:01vu l'état du fait
01:20:03Naïma
01:20:03cette souffrance populaire
01:20:05ce genre
01:20:06qui justement
01:20:06cette jeunesse
01:20:07qui n'arrive pas
01:20:08à se retrouver
01:20:09dans les valeurs de la république
01:20:10qui ne s'est pas intégrée
01:20:11qui n'a peut-être pas été accompagnée
01:20:12qui n'a pas rencontré
01:20:13les gardes fous
01:20:14elle est de plus en plus nombreuse
01:20:15et elle est violente
01:20:16quelquefois
01:20:16elle casse
01:20:18oui alors c'est une minorité
01:20:19qui est
01:20:21heureusement
01:20:21comme vous dites
01:20:22qui casse
01:20:22qui pille
01:20:23etc
01:20:24malheureusement
01:20:24qui jette l'anathème
01:20:26sur la majorité
01:20:27qui veut s'en sortir
01:20:29moi j'ai rencontré
01:20:31énormément de jeunes
01:20:32qui avaient vraiment
01:20:33cette volonté
01:20:34de s'en sortir
01:20:35j'ai par exemple
01:20:36aussi fait en sorte
01:20:37qu'il y ait
01:20:38un accompagnement
01:20:39vers les grandes écoles
01:20:41de jeunes
01:20:42notamment sur
01:20:43Mante-la-Jolie
01:20:44sur l'école militaire
01:20:45de Saint-Cyr
01:20:46où les gamins
01:20:47ils ont travaillé
01:20:48pendant les vacances scolaires
01:20:49pour se présenter
01:20:49au concours
01:20:50pour rentrer au lycée
01:20:52militaire de Saint-Cyr
01:20:53pour vous donner
01:20:53cet exemple là
01:20:54donc justement
01:20:56il n'y a pas eu
01:20:57cette
01:20:57comment dirais-je
01:20:59cette espèce
01:20:59d'excuse
01:21:01comme s'ils n'étaient pas
01:21:02pareils que les autres
01:21:03les gamins
01:21:04ils sont aussi
01:21:05ils peuvent aussi
01:21:05être dans l'effort
01:21:06et la méritocratie
01:21:08à la française
01:21:08aujourd'hui
01:21:09nous avons un challenge
01:21:10c'est à dire qu'aujourd'hui
01:21:11il faut absolument
01:21:12que
01:21:13que
01:21:13que la gauche
01:21:15s'excuse
01:21:15du mal
01:21:16qu'elle a pu faire
01:21:17à cette jeunesse
01:21:17parce que justement
01:21:18en les confortant
01:21:20dans l'ailleurs
01:21:21elle n'est pas la seule
01:21:22elle n'est pas la seule
01:21:22parce que justement
01:21:23j'allais dire
01:21:23elle les a confortés
01:21:25dans l'ailleurs
01:21:27malheureusement
01:21:28et puis la droite
01:21:29n'a pas su
01:21:30reprendre la main
01:21:31notamment en leur disant
01:21:32et elle ne l'a pas fait
01:21:34en leur disant tout simplement
01:21:35non
01:21:35vous êtes des français
01:21:36à part entière
01:21:36avec des droits
01:21:38mais aussi des devoirs
01:21:39et notamment des devoirs
01:21:40liés à la citoyenneté
01:21:42mais ça j'en parle dans le livre
01:21:43comment ça s'est passé
01:21:44ce processus
01:21:45Julien
01:21:46message que vous avez
01:21:47envers d'adressé
01:21:48à cette jeunesse
01:21:49qui est malheureuse
01:21:51qui est en fracture
01:21:52il y a moyen
01:21:53de s'en sortir
01:21:54quand même ou non
01:21:54que de casser
01:21:55que de piller des magasins
01:21:56et de brûler des poubelles
01:21:58bah
01:22:00clairement
01:22:01j'ai quoi
01:22:02j'ai 41 ans
01:22:03aujourd'hui
01:22:03j'en suis la preuve
01:22:05il y a moyen
01:22:05de s'en sortir
01:22:06avec effort
01:22:07la culture
01:22:08pour moi
01:22:09la culture
01:22:09l'ambition
01:22:11c'est vraiment
01:22:11la solution
01:22:12à ce type de problème
01:22:13pour avoir
01:22:15un grand pays
01:22:16pour avoir
01:22:16pour avoir
01:22:17des jeunes talentueux
01:22:19qui veulent
01:22:19ce qu'ils
01:22:21obtiennent
01:22:21ce qu'ils recherchent
01:22:23plus tard
01:22:24il n'y a pas 36 solutions
01:22:25c'est le travail
01:22:26et croire en ses ambitions
01:22:28aujourd'hui
01:22:28j'en suis la preuve
01:22:29malgré les conditions
01:22:30infernales
01:22:32que j'ai vécues
01:22:34les choses
01:22:35waouh
01:22:36impensables
01:22:36en lisant le livre
01:22:38les gens
01:22:38de toute façon
01:22:39on compare
01:22:40ce témoignage
01:22:41autobiographique
01:22:42à un film
01:22:43carrément
01:22:44tellement c'est fou
01:22:46clairement la motivation
01:22:47pour ceux
01:22:48qui ne l'ont pas
01:22:49vient instantanément
01:22:50c'est réel
01:22:51c'est pour tout
01:22:52vous êtes la démonstration
01:22:53Julien Kokoa
01:22:53qu'il y a un espoir
01:22:55que cet espoir
01:22:55il peut être mis en oeuvre
01:22:56et qu'il peut être récupéré
01:22:58qu'il peut être proposé
01:22:59à une jeunesse
01:22:59à Nissa
01:23:00vous avez un petit mot à dire
01:23:00je voudrais simplement
01:23:01rebondir sur une chose
01:23:03parce que là
01:23:03j'entends
01:23:04Julien Kokoa dire
01:23:06qu'il faut travailler
01:23:07croire en ses ambitions
01:23:10Naïma qui nous parle
01:23:11de gauche et de droite
01:23:12qui ont un peu laissé
01:23:13à l'abandon effectivement
01:23:14depuis quoi ?
01:23:1530-40 ans finalement
01:23:16plus de 40 ans
01:23:17cette population
01:23:18et j'entends quand même
01:23:19Julien Kokoa
01:23:20qui explique qu'aujourd'hui
01:23:21donc en 2026
01:23:2230 ou 40 ans plus tard
01:23:24il y a quand même
01:23:24des politiques
01:23:25qui viennent toquer
01:23:26à sa porte
01:23:26pour lui demander
01:23:27quelques conseils
01:23:28de dialectique
01:23:29et de communication
01:23:30je me dis que bon
01:23:31au bout de 30 ou 40 ans
01:23:32peut-être on peut s'en féliciter
01:23:33il n'est jamais trop tard
01:23:35c'est ce qu'on dit
01:23:36par exemple
01:23:36il y a juste une chose
01:23:37par exemple
01:23:38que je voudrais donner
01:23:39comme exemple
01:23:39dans tout
01:23:41plus de ces 40 ans
01:23:42d'expérience
01:23:44dans les quartiers
01:23:44j'ai rencontré
01:23:45beaucoup de jeunes
01:23:46qui veulent être
01:23:47entrepreneurs
01:23:47ils veulent entreprendre
01:23:49c'est vraiment
01:23:50dans la majorité
01:23:52ils veulent entreprendre
01:23:52j'ai jamais entendu
01:23:53un politique
01:23:54à un moment
01:23:55qui arrête
01:23:55avec tous ces dispositifs
01:23:56d'accompagnement
01:23:57d'autonomie
01:23:58blablabla
01:23:59qui ne donne rien
01:24:00parce qu'il y a rarement
01:24:02de sorties positives
01:24:03et jamais
01:24:03ils n'ont proposé
01:24:04quelques
01:24:05comment dirais-je
01:24:07une opération
01:24:09autour de l'entrepreneuriat
01:24:11je vais parler de
01:24:11propagande d'état
01:24:12créez votre entreprise
01:24:13en France
01:24:13mais quand on commence
01:24:14quand on voit
01:24:15les entraves
01:24:16les normes
01:24:17les codes obligatoires
01:24:18administratifs
01:24:19mais c'est dissuasif
01:24:20il faut quasiment sortir
01:24:21100 000 euros
01:24:21quand vous voulez créer
01:24:22votre petite boîte
01:24:23au départ
01:24:23ils ont même créé
01:24:24le RSA jeune
01:24:25vous vous rendez compte
01:24:26alors qu'il suffit
01:24:27peut-être dire
01:24:28on vous donne
01:24:29voilà un pactole
01:24:31enfin je ne sais pas
01:24:32combien
01:24:32on vous donne
01:24:34vous faites votre entreprise
01:24:36et puis pourquoi pas
01:24:37vous pourrez rembourser
01:24:38par l'asset
01:24:38ou même
01:24:40on peut même donner
01:24:40parce que ça vaut le coup
01:24:42quand des jeunes
01:24:42veulent entreprendre
01:24:43en tout cas
01:24:43Naïma M. Fadel
01:24:44et Julien Cocoa
01:24:45les français ont
01:24:46et en votre terminaire
01:24:47j'en fais partie
01:24:48ont de quoi réfléchir
01:24:49tranquillement
01:24:50jusqu'au mois d'avril
01:24:502027
01:24:51ils savent exactement
01:24:52ce qu'il ne faut pas faire
01:24:53ce qu'il ne faut pas dire
01:24:54vers où il ne faut pas aller
01:24:55et quelles sont peut-être
01:24:56les solutions
01:24:56qu'on peut envisager
01:24:57tous ensemble
01:24:58parce qu'on aime ce pays
01:24:59que c'est un pays
01:25:00qui malgré tout
01:25:00c'est un pays
01:25:01qui a une capacité
01:25:01de rassemblement formidable
01:25:03et par sa sociologie
01:25:04et par son train de vie
01:25:05et ceux qui l'ont abîmé
01:25:06évidemment il faut dire
01:25:07qu'ils sont allés dans l'erreur
01:25:09et qu'ils nous font
01:25:09beaucoup de mal aujourd'hui
01:25:10mais on est résistant
01:25:11on est résilient
01:25:12on est résistant
01:25:12et on est plein d'espoir
01:25:14merci Naïma M. Fadel
01:25:15d'avoir été en studio avec nous
01:25:16je vous rappelle
01:25:18le titre de votre ouvrage
01:25:19le peuple sacrifié
01:25:20la trahison des élites
01:25:21chez Fayard
01:25:22vraiment ce sont deux formules
01:25:23le peuple sacrifié
01:25:24la trahison des élites
01:25:25on est au plein dedans
01:25:26vous c'était pour l'immigration
01:25:27mais aujourd'hui
01:25:27on sait qu'il y a même
01:25:28des français qui sont sacrifiés
01:25:30et qui sont trahis par les élites
01:25:31ah non non
01:25:31je parle justement
01:25:32bien sûr
01:25:33et merci Julien Cocoa
01:25:34pour ce témoignage
01:25:35toujours émouvant
01:25:36de quelqu'un
01:25:36qui a été dans la mouise
01:25:37et qui par sa force
01:25:38de caractère
01:25:39s'en est sorti
01:25:40par la lecture
01:25:41et par la culture
01:25:42Anissa on se quitte
01:25:43on va se retrouver lundi
01:25:45on va remercier Pierre Gattaz
01:25:46qui est avec nous aussi
01:25:47un petit peu plus tôt
01:25:48voilà l'industriel
01:25:49et ancien patron du MEDEF
01:25:50merci également à lui
01:25:51et puis on se retrouve lundi
01:25:52à suivre Brigitte Lahaye
01:25:53qui va nous parler d'amour
01:25:56Sud Radio
01:25:58Sous-titres par Jérémy Diaz
01:26:00Sous-titres par Jérémy Diaz
01:26:00Sous-titres par Jérémy Diaz

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