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Avec Pierre Gattaz

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-11-05##

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News
Transcription
00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:06Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 12h14, en ce jour d'agitation sociale, nous recevons l'ancien patron
00:13des patrons,
00:13mais qui reste un patron en pleine activité, et Pierre Gattaz est quelqu'un qui est doté d'une énergie
00:19incroyable.
00:20Nous allons discuter avec lui, on va avoir son avis, grève générale, qu'en pense d'abord, qu'en pense
00:24l'entreprise française ?
00:26Je recevais hier Charles Gave qui me disait, aujourd'hui, le bien le plus précieux qu'il faut sauver d
00:29'urgence, en plus de l'école, de la santé, c'est l'entreprise.
00:33Voilà, c'est l'entreprise, et on a fait beaucoup de mal à l'entreprise.
00:36Bon, on en viendra un peu, il dit que l'euro est vraiment la principale source du malaise, il en
00:41est convaincu, il a essayé de nous expliquer pourquoi.
00:43Ça ne sera pas le sujet du jour, mais on pourra en parler.
00:46Voilà, en tant qu'ancien président du MEDEF, Pierre Gattaz, vous voyez la situation.
00:50Vous avez vu que Sébastien Lecornu envisage, pour calmer le jeu, de faire grimper le SMIC, mais aux frais d
00:56'entreprise, aux frais des patrons.
00:57On va dans le mur, là, ou il y a quelques pistes, quand même, qu'on pourrait envisager ?
01:01Je crois qu'il y a des pistes.
01:02Le problème, c'est qu'il faut vraiment écouter la colère des Français sur le pouvoir d'achat.
01:06J'ai écrit un livre, il y a un an, qui s'appelait Gagner plus, c'est maintenant.
01:08Vous étiez venu pour ça ?
01:10Avec trois autres collègues, Michel de Rosenz et Xavier Fontanet.
01:13Et en fait, on s'est dit, il y a des réformes économiques à faire en France.
01:15Donc, vous n'êtes pas contre l'augmentation des salaires ?
01:17Vous n'êtes à condition que ça correspond à un équilibre ?
01:19Non, mais en fait, je suis fondamental pour l'augmentation du salaire net, bien évidemment.
01:23Sauf qu'il ne faut pas que ce soit au détriment de la compétitivité des entreprises, des commerçants, des artisans.
01:28Quand vous augmentez le SMIC de demain matin de 1, 2, 3, 4, 5%,
01:31on sait, si vous voulez, dans une situation où l'économie ne va pas bien, pas bien du tout,
01:35que c'est des charges supplémentaires pour les entreprises.
01:38Et donc, comment on répercute les hausses de salaire sur nos prix ?
01:43Alors, Pierre Gattaz, comment on fait pour déshabiller Jacques ou habiller Paul sans déshabiller Jacques ?
01:47En fait, l'idée, si vous voulez, je crois qu'il y a deux choses,
01:50il y a un malaise autour de deux choses.
01:52D'abord, le travail ne paye pas assez.
01:54Un, ça c'est clair, d'où mon bouquin et d'où toutes mes actions sur l'Institut des solutions
01:57qu'on a créé.
01:58Deuxièmement, il n'y a plus d'ascenseur social.
02:00Quelqu'un qui est au SMIC aujourd'hui risque de se retrouver au SMIC toute sa vie.
02:05Avec, il y a 40 ans, un SMICAR pouvait se dire, je vais doubler mon patrimoine en 10 ans.
02:10Et là, il paraîtrait que les sondages, les mesures, c'est 80 ans pour doubler son patrimoine.
02:15Ce n'est pas normal.
02:16Donc, en fait, on a induit une sorte de double frustration.
02:19Un, je ne gagne pas assez de ma vie en travaillant.
02:21Et ça, c'est terrible.
02:22Ça, c'est terrible.
02:23Et deuxièmement, je ne gagne pas ma vie.
02:25Mais en plus, demain, ce ne sera pas terrible.
02:27Donc, ascenseur social en panne pour vous.
02:28Oui, oui.
02:29Alors, qu'est-ce qu'il faut faire ?
02:30Et c'est là où, si vous voulez, tout le débat de la politique française depuis 40 ans,
02:34c'est qu'on a fait du social sans tenir compte des économies et de l'économie.
02:38Donc, en fait, on s'est endettés, on s'est endettés.
02:40On a passé la mesure de 65 ans à 60 ans.
02:42En allant chercher les richesses ailleurs, en empruntant à l'extérieur.
02:44Oui, en empruntant à l'extérieur.
02:45Mais surtout, si vous voulez, il faut dépenser les richesses qu'on crée.
02:48Ça, c'est la base de tous les pays qui réussissent.
02:51Quand on a passé la retraite de 65 ans à 60 ans par François Méditerran,
02:55on le paye encore, si vous voulez, aujourd'hui.
02:57En fait, il faut le faire, mais il faut créer de la richesse.
03:00Quand on est passé de 39 heures au 35 heures, pareil, si vous voulez,
03:04on s'est dit, bon, l'entreprise va pouvoir tenir, l'économie va tenir.
03:08En fait, on a bafoué l'économie.
03:10Et on n'a pas fait d'économie en face des mesures.
03:13Notamment Emmanuel Macron, que j'ai bien connu,
03:16qui a fait des mesures d'offre, politiques de l'offre,
03:19de la fin de François Hollande.
03:20Ils ont baissé les charges, ils ont fait le CICE, ils ont resimplifié.
03:24En fait, le gros problème qui s'est passé,
03:27c'est qu'on n'a pas fait d'économie en face.
03:29Quand vous faites des allégements de charges,
03:31ou quand vous baissez les impôts, ce qui est très vertueux,
03:33il faut impérativement faire des économies en face,
03:35ce qu'on n'a pas fait.
03:36Vous voyez, tous les pays au monde ont fait des économies.
03:38Nous, on s'est retrouvés, en fait, à avoir un modèle social
03:42qui s'est développé.
03:45On travaille moins que les autres sur une vie, etc.
03:47Et on n'a pas du tout tenu compte de l'économie et des entreprises.
03:52Donc aujourd'hui, moi, je dirais, le point fondamental,
03:54c'est comment redonner du pouvoir d'achat,
03:56sans doute, le moins le plus rapide possible,
03:59c'est de diminuer les charges sociales et patronales.
04:02Comment recréer de la richesse, Cargata ?
04:03C'est la base de tout, et reproduire en France.
04:06Pour créer de la richesse, sur le long terme, c'est facile.
04:08Il faut dire aux Français qu'on a un pays incroyable,
04:12des atouts incroyables,
04:13qu'il faut repasser à 2% de croissance,
04:14et surtout, il faut produire, il faut réindustrialiser le pays.
04:18On peut passer de 10% du PIB à 15% du PIB en 15 ans.
04:21Les moyens existent ?
04:22Les moyens existent, pourquoi ?
04:23Parce que vous avez des choses formidables qui se passent.
04:25Aujourd'hui, Trump nous menace avec sa guerre.
04:28Poutine nous menace avec la guerre.
04:29Trump nous aime plus.
04:30Déjà, le militaire.
04:31Le militaire, nous sommes très forts en militaire en France.
04:33La défense ?
04:34La défense.
04:34La défense, c'est de la souveraineté, maintenant.
04:36Il y a 10 ans, 10 ou 5 ans, on disait, c'est pas beau, c'est pas bien.
04:38Ça reste notre point fort, je crois.
04:40Mais ça reste très important.
04:41Il y a plein de PME, d'ETI formidables,
04:43des start-up, de l'innovation dans le militaire.
04:44Et on est fort en Europe, on est plus fort d'Europe.
04:47Deuxièmement, la santé.
04:48Il faut retrouver de la souveraineté en santé.
04:50Il faut arrêter d'aller chercher nos masques,
04:51nos doliprane, etc.
04:52On a des gens exceptionnels en santé.
04:55Biomérieux, Sanofi, des ETI incroyables.
04:57Bon, troisième chose, il y a tout ce qui est planète, planète, écologie.
05:00Est-ce que le MEDEF a toujours été soucieux de souveraineté ?
05:03Je parle dans l'histoire.
05:04Je ne vais pas revenir sur l'histoire,
05:06parce qu'il y a des phases où il fallait être ouvert à tous les vents,
05:09la mondialisation vertueuse, ouverte, etc.
05:11Bon, là, on est dans un autre monde.
05:12On est dans un monde dur, dans un monde de compétition internationale.
05:15Les Chinois arrivent avec des prix extrêmement bas.
05:17Ils ont besoin d'exporter les Américains.
05:20Pourquoi ils peuvent arriver ?
05:20Ils peuvent arriver parce qu'ils ont un marché intérieur qui ne marche plus.
05:22Comment se passe-t-il qu'ils passent la frontière ?
05:24Il ne faut pas.
05:24Il faut mettre des droits de douane, il faut expliquer,
05:27il faut faire aux Chinois ce qu'ils nous ont fait il y a 40 ans.
05:31Il y a 40 ans, pour aller en Chine, ils nous disaient,
05:33venez, ce seront des John Venture 50-50,
05:36et en plus, vous allez transformer les meilleures technologies.
05:38Ça s'appelle le protectionnisme, ça ?
05:40En fait, ils l'ont fait pour copier, pour dépasser.
05:43Il faut faire l'inverse.
05:44Donc, vous êtes d'accord qu'il y a une forme de protection ?
05:48La souveraineté, c'est de la liberté.
05:50C'est de choisir son camp, c'est de ne pas subir,
05:53c'est de construire l'avenir.
05:55Et c'est de choisir, c'est d'être libre.
05:57Lorsque vous achetez vos munitions à vos pires ennemis, ça ne marche pas.
06:00Donc, il faut que les munitions, on les fasse.
06:01Ou vous donnez de l'argent à votre allié pour qu'il aille acheter des hommes aux Etats-Unis.
06:05Exactement.
06:06Les patriotes américains pour l'Ukraine, ce n'est pas très malin, ça.
06:08Il faut faire très attention, par contre, parce que vous ne pouvez pas.
06:11La souveraineté, ce n'est pas le protectionnisme absolu.
06:13Parce qu'on a besoin d'exporter.
06:14On a besoin d'exporter intelligemment, avec des règles du jeu, transparentes, clairvoyantes.
06:18Quand vous jouez au foot, vous avez des règles du jeu qui sont les mêmes de chaque côté.
06:22Eh bien, on dit aux Chinois et aux Américains,
06:23nous, on joue dans la mondialisation nouvelle.
06:26On vous achète des choses, vous nous achetez des choses.
06:28Vous ne pouvez pas, il y a certaines choses que vous ne pouvez plus nous acheter, etc.
06:32Ça s'entend.
06:34Les Américains ont été très protectionnistes depuis 50 ans.
06:36Très protectionnistes.
06:37On le sait bien.
06:37Même en étant très libérants.
06:38Mais bien sûr.
06:39Et les Allemands aussi l'ont été à leur façon.
06:41Donc, l'oubli de ces valeurs a créé la pauvreté.
06:44C'est pour ça que les Français sont en anglais.
06:45Non, je crois que les Français, c'est que depuis 45 ans, on vit au-dessus de nos moyens.
06:49On a créé un modèle social très généreux, une dépense publique qui n'a pas été gérée.
06:53Et donc, vous avez trois problèmes.
06:55On ne travaille sans doute pas assez sur une vie.
06:58Il va falloir qu'on travaille un peu plus.
07:00Deuxièmement, il faudra que nos jeunes et nos seigneurs travaillent plus.
07:03Donc là, j'ai quelques idées sur les jeunes.
07:05Troisièmement, notre modèle social, il va falloir le revoir un peu, l'optimiser.
07:07Je ne dis pas le revoir, l'optimiser.
07:09Assurant le chômage, on est encore à 18 mois non dégressif.
07:12Il faut sans doute s'intéresser à ce que font nos concurrents.
07:14Pourquoi ils sortent souvent dans la rue depuis les gilets jaunes ?
07:16Qu'est-ce qui se passe ?
07:17Les jeunes et les moins jeunes.
07:19On a vu ce pouvoir d'achat.
07:20Il faut absolument trouver des idées.
07:21Moi, je pense qu'il y a des idées, par exemple, de donner 100 euros de plus par mois aux
07:26Français
07:28en baissant des charges ponctuellement.
07:30Allocation chômage, on doit pouvoir faire une dégressivité.
07:33Des tickets modérateurs un peu plus élevés.
07:35Lorsqu'on va en consultation chez le médecin, si on paye 5 ou 10 euros, y compris...
07:39Il y a des choses à faire.
07:41Il y a plein d'idées.
07:41Tout le monde est touché, en fait.
07:42Tout le monde est touché.
07:43A toute façon, moi, je pense que, si vous voulez, c'est comme le Roosevelt.
07:45Il faut que tout le monde...
07:46L'effort de guerre, il sera réparti sur tout le monde.
07:48Et on ne peut pas dire, il n'y a que les retraités, ou il n'y a que les
07:51riches, ou il n'y a que ceci.
07:51Non.
07:52L'effort de guerre, il faut que ce soit réparti sur tout le monde.
07:54Ensuite, il faut éviter que cet effort de guerre, ça soit des taxes.
07:57Parce que ça, pour les entrepreneurs, et les plus petits, les moyens et les grands,
08:00taxer, c'est punir.
08:01Dans un pays déjà surtaxé, chaque fois qu'on nous parle d'une taxe supplémentaire, c'est de la punition.
08:06C'est si facile, Pierre Gattaz.
08:07Mais non, ce n'est pas si facile.
08:08Non, non, de taxer, de taxer.
08:10Alors que là, je demande, moi, au gouvernement et aux politiques, et tout, sous bord confondu,
08:14faites des économies.
08:16Vous avez 57% de dépenses publiques.
08:18La moyenne européenne, c'est 49%.
08:20Les Suisses sont à 35%.
08:22Donc là, vous avez plein d'économies.
08:23Il y en a partout.
08:24On a 7 niveaux de territoire.
08:25Le gaspillage.
08:26Le gaspillage de partout.
08:27C'est aussi ce que crient les gens dans la rue.
08:29Anissa, dites-nous qui sont les Français qui sont dans la rue aujourd'hui.
08:32Des cheminots, des enseignants, des personnels hospitaliers, mais aussi des salariés du commerce,
08:36de la restauration et de l'intérim.
08:38Voilà qui les syndicats appellent à faire grève ce jeudi 5 novembre.
08:42Oui.
08:43Et dans les cortèges, on attend aussi des lycéens, des étudiants et des retraités.
08:47Et évidemment, la coordination des Gilets jaunes appelle, elle aussi, à manifester.
08:51Alors, qu'est-ce qui les amène dans la rue ?
08:52Eh bien, la SNCF, les quatre syndicats de cheminots font front commun sur les salaires,
08:57l'emploi et les conditions de travail.
08:59Dans les hôpitaux publics parisiens, la CGT et Force ouvrière demandent le retrait des économies
09:04prévues dans le budget de l'État et de la Sécurité sociale.
09:07Et puis dans le privé, la CFDT réclame l'ouverture de négociations salariales
09:11dans toutes les branches avec 100 euros nets de plus pour les salariés du SMIC.
09:16Les syndicats lycéens et étudiants réclament notamment la suppression de parcours sup
09:20et davantage de places à l'université.
09:21Les organisations de retraite demandent quand elles que les pensions augmentent au moins aussi vite que les prix.
09:26Et puis pour les gilets jaunes qui appellent à rejoindre les cortèges,
09:29c'est la vie chère qui reste au premier plan comme lors des manifestations du 17 octobre.
09:33Pierre Gattaz, il y a moyen de rassurer toutes ces catégories ?
09:35Il y a moyen de rassurer.
09:36Sur le long terme, encore une fois, je vois des tas de possibilités de recréer de la croissance
09:40avec les entreprises, de faire de l'innovation, de créer de l'emploi,
09:42de retourner au plein emploi dans 10-15 ans.
09:44Peut-être même une idée...
09:45Plein emploi ?
09:46Plein emploi.
09:46Si on recrée un million d'emplois industriels, ça fait 2 millions d'emplois au total.
09:50Avec des salaires décents ?
09:50Avec des salaires décents parce que l'industrie, ce sont des emplois à valeur ajoutée.
09:55Il faut juste réhabiliter les filières scientifiques, techniques, technologiques et mécaniques et manuelles.
10:00Les Suisses ont une force considérable.
10:0370% de leurs gamins de 17 ans sont en apprentissage.
10:06Il n'y a que 25% des élèves suisses qui vont au baccalauréat.
10:09Ça, c'est une révolution.
10:10C'est une révolution.
10:11Vous avez vu le problème de Parcoursup.
10:13Est-ce qu'il faut, oui ou non, une sélection pour que la jeunesse française aille vers des destinations
10:17qui correspondent à un avenir et non pas les envoyer dans le mur ?
10:20Mais fondamentalement, il faut arrêter d'envoyer les gens à l'université.
10:24Il faut arrêter le 90% de baccalauréat de réussite parce que vous les envoyez tous dans le mur.
10:29Ils font quoi ? Ils font souvent.
10:30Malheureusement, des métiers comme sociologues, psychophilos, histoire de l'art, ce sont des métiers fabuleux.
10:35Mais il n'y a pas de débouchés.
10:37Donc vous vous retrouvez avec 22% de chômage des jeunes.
10:40Donc il faut arrêter de leurrer les jeunes en leur disant tout au bac.
10:44Alors qu'on manque d'artisans, on manque de professionnels.
10:46On manque de plombiers, on manque de soudeurs, on manque de pâtissiers, on manque de tous ces métiers.
10:50De l'intelligence de la main mais qui est liée à l'intelligence de la tête.
10:54Ce sont des métiers fabuleux, très rémunérés, très rémunérateurs.
10:57Un soudeur du nucléaire, c'est extrêmement rémunérateur.
11:00Et le type, il peut créer sa boîte.
11:02Il peut devenir artisan.
11:03Donc il est libre, il achète sa liberté.
11:05Et comme il dit ça, en plus, des secteurs qui attendent de la main d'oeuvre.
11:08Oui, exactement. Donc ce sont des mois où j'en cherche à Radial.
11:11Je cherche des décolteurs, je cherche des ouvriers professionnels.
11:13Qu'est-ce que vous fabriquez à Radial ?
11:14On fabrique des composants électroniques qui vont dans les systèmes très compliqués.
11:17On est monté en gamme toute notre vie.
11:19Donc en fait, on a gardé nos usines en France.
11:20C'est la technologie de pointe ?
11:22Ça va dans le spatial, ça va dans la défense, ça va dans l'aéronautique, dans les télécoms,
11:26ça va dans les bases de données, ça va dans le quantique.
11:28Vous avez des concurrents aussi ?
11:29Vous êtes protégé contre cette concurrence ?
11:31En fait, on est protégé par notre innovation.
11:33Moi, je dépense tout depuis 50 ans, 7% de mon chiffre d'affaires dans l'ARD.
11:37J'ai voulu absolument garder mes usines, mes salariés qui sont formidables en France.
11:41Et en fait, ce que j'ai fait, c'est que je suis monté en gamme, monté en gamme.
11:44Tout ce qui était simple et facile, c'est les Taguanais et les Chinois qui le font.
11:46Et je suis resté, j'ai écrémé tous les marchés du monde.
11:49J'ai exporté beaucoup à 90% de mon chiffre d'affaires.
11:52Donc, votre protectionnisme, c'est de réinvestir tout.
11:54Voilà, l'essentiel de vos bénéfices.
11:56Vous vous protégez comme ça.
11:57Et de former mes gars, de motiver mes gars.
11:59Je donne 2-3 mois d'intéressement et de participation quand ça marche bien.
12:03Je pense à l'action d'un salarié, parce que ça aussi, c'est un sujet extrêmement important.
12:06La participation du général de Gaulle, c'était une idée folle ?
12:09C'était une idée formidable, révolutionnaire.
12:11Et aujourd'hui, moi, je pense qu'il faut encore minimiser la fiscalité.
12:16De ce forfait social qui est monté à 20 ou 21%, alors qu'elle était à 0%.
12:20Pourquoi le patronat n'en a pas voulu à l'époque ? C'était prématuré ?
12:22Je ne sais pas.
12:23On était dans les années 68 ou 69.
12:25C'est le NPF.
12:26Là, j'étais gamin.
12:28Donc, je ne sais pas.
12:29Non, mais si vous voulez, moi, je suis très...
12:31Je pense qu'il faut réinventer un capitalisme made in France, très humain, très environnemental.
12:36Le profit n'est pas une fin en soi.
12:38Le profit, c'est un moyen.
12:40Ce n'est pas une raison d'être.
12:41Il y a des initiatives, Pierre Gattage, dans les forces françaises de l'industrie.
12:43Bien sûr, il y a beaucoup de choses.
12:45Mais ce que je veux dire, il faut réconcilier la classe politique avec l'entreprise et l'économie.
12:50Et je dirais qu'il faut associer le plus possible nos salariés au capital.
12:54Parce qu'on nous dit, les riches en richesse de plus en plus, les travailleurs...
12:57Oui, mais il faut devenir capitaliste.
13:00Je veux qu'on approfondisse.
13:01Vous restez avec nous.
13:02Je veux qu'on approfondisse et étudie.
13:03On fait une petite pause à Nissan.
13:05Et après, on repart sur la participation en version Pierre Gattage en 2026.
13:08Ce que ça pourrait donner.
13:09Ce jeudi de grève nationale, les syndicats réclament des hausses de salaire.
13:13Qu'en pensent les patrons ?
13:14Eh bien, on en parle avec Pierre Gattage, industriel et ancien patron du MEDEF.
13:18Et puis vous aussi, on vous pose la question, dans votre entreprise, comment ça se passe ?
13:22Est-ce que vous avez demandé une augmentation ?
13:24Qu'est-ce que votre patron vous a répondu ?
13:26Et puis vous, évidemment, chef d'entreprise, si vos salariés vous demandent 100 euros de plus par mois,
13:30qu'est-ce que vous leur répondez ?
13:32Témoignez au 0826 300 300.
13:37Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
13:41Vous êtes bien sûr Sud Radio en ce jeudi 5 novembre de Ville-Mensif.
13:44Il est 12h31 et Nannissa et moi recevons Pierre Gattage, l'ancien patron du MEDEF.
13:50Votre père, Yvon Gattage, avait aussi des patrons.
13:52Oui.
13:52Patron du MEDEF.
13:53C'était encore le CNPF peut-être ?
13:54C'était en 1981.
13:56C'est comme dirait l'autre, à chaque François, son Gattage.
13:58À chaque François, son Gattage.
13:59Il a connu François Mitterrand et moi François Hollande.
14:02Une dynastie qui représente l'entreprise française et vous avez écrit « Gagnez plus, c'est maintenant ».
14:08Oui.
14:09Chez vous, vous êtes venu d'ailleurs, vous en parlez.
14:11« Gagnez plus, c'est maintenant », vous incluez là-dedans, on en parlait juste avant cette pause,
14:15vous incluez la participation auquel avait pensé le général de Gaulle en 69 dans ce référendum.
14:19Il y a moyen d'associer les employés, les travailleurs on va dire, pour utiliser le main, au bénéfice de
14:25l'entreprise.
14:25Moi, je pousse pour un capitalisme made in France, très humain, très environnemental, mais social et écologique, si vous voulez.
14:32Et le profit est nécessaire, mais ce n'est pas une fin en soi, quelque part.
14:36Quand on bosse dans les boîtes familiales comme la mienne, il faut faire du profit pour investir, pour innover.
14:41Et plus vous faites de profit, plus votre horizon se dégage, plus vous pouvez investir dans la planète, dans l
14:45'écologie, plus vous pouvez former vos gars.
14:47Et quand vous êtes en crise, votre horizon se réduit, se restreint, vous êtes en survie.
14:53Et la France est un peu comme ça.
14:54Un point de précision, Pierre Gattaz, la transition écologique, pour l'appeler de façon docte, elle a un coût, elle
14:59a un prix.
15:00Il n'y a pas de transition écologique sans les moyens de la financer, donc sans une forme de richesse.
15:04Pour moi, c'est une filière d'excellence, j'avoue dire.
15:06C'est une filière d'excellence de souveraineté, comme le militaire, comme la santé, comme la sécurité.
15:10C'est une filière.
15:10Là-dedans, vous avez le nucléaire, l'eau, le retraitement des matériaux, le recyclage des matériaux.
15:15Vous avez plein d'idées, plein d'innovations.
15:16Et en fait, ce qui permet de faire du bien au vivant et à la planète.
15:19Donc protéger la planète pour enrichir.
15:21Oui, exactement, protéger la planète pour enrichir et pour créer des emplois, surtout.
15:24Parce que, si vous voulez, l'écologie me gêne beaucoup quand on parle de décroissance.
15:27Comment j'ai une entreprise en décroissance ?
15:29Comment on gère un pays en décroissance ?
15:30Non, l'inverse, c'est que l'écologie, les idées, l'innovation, peut nous permettre, et nous permettent, vous voyez,
15:35à Radial.
15:36Je fais des petits composants électroniques qui vont dans les avions, qui permettent de réduire le poids des avions,
15:40et qui permettent de réduire, donc, le kérosène consommé, et donc, les émissions de CO2 des avions.
15:44Non, ça, c'est hyper vertueux. C'est hyper vertueux.
15:47Et j'ai 50 projets comme ça, à Radial, avec mes jeunes salariés, qui sont très contents de pouvoir travailler
15:51sur l'environnement.
15:52On enlève tous les pifaces, des matériaux qui sont des polluants éternels.
15:56On les remplace par d'autres matériaux biodégradables, etc.
15:59Il y a plein d'idées. L'eau, on le retraite, on fait attention à l'eau.
16:02L'électricité, on a mis des ombrières sur les parkings.
16:05On demande à nos salariés de venir en vélo, d'en couvoir des voiturages avec des primes.
16:08En fait, il y a des possibilités énormes pour dire, oui, la planète se réchauffe, certes.
16:13Tout le monde, et notamment les entreprises, il peut y avoir un gagnant-gagnant-gagnant.
16:17Gagnant pour la planète, gagnant pour les salariés, pour les emplois, et gagnant pour les pays et les entreprises.
16:22Pierre Gattaz, est-ce que vous pouvez reconnaître, sans polémique, qu'il peut y avoir une croissance mal pensée, négative,
16:27qui abîme,
16:28et une croissance, bien entendu, qui, oui.
16:30Mais bien sûr.
16:31Si elle n'est passée que sur le profit financier pour lui-même.
16:33D'ailleurs, vous savez, je pense qu'il y a différents types de capitalisme.
16:36Le capitalisme chinois est un capitalisme d'État.
16:38Alors, ils ont fait les progrès, mais ils ont pollué pendant des années pour rattraper leur retard.
16:42Le capitalisme dirigé, de façon totalement déloyale pour nous, Européens, qui avons des règles libérales.
16:46Liberticide.
16:47Liberticide.
16:48Vous avez l'autre côté américain.
16:51Le capitalisme américain qui est complètement débridé.
16:53Dévoyé, débridé.
16:55Dérégulé, sans limite.
16:56Bon, nous, on n'est pas comme ça.
16:58Nous, on veut un capitalisme humain.
17:00Moi, je pense que les patrons sont des faux, des grands humanistes, figurez-vous.
17:04Vous savez pourquoi ?
17:05Parce qu'en fait, vous avez 69 millions de Français, grosso modo.
17:09Vous avez 4 millions de patrons.
17:11Et sur les 4 millions de patrons, vous avez moins de 1,5 million qui ont des embauches, des salariés.
17:16Et bien, c'est 1,5 million patrons.
17:18On devrait leur donner la légion d'honneur.
17:20Parce que c'est eux qui créent de l'emploi.
17:21C'est eux qui embauchent.
17:23C'est eux qui se tapent le droit du travail.
17:25Qui motivent.
17:26Qui doivent motiver.
17:26Qui doivent licencier quand il faut le licencier.
17:28C'est très, très compliqué.
17:28Et quand on aime nos salariés, ce qui est mon cas, j'adore mes équipes,
17:33et bien, on fait attention.
17:34Et dans les crises, on fait attention de ne pas les bazarder.
17:36Et on veut travailler dans le temps long.
17:39Le temps long, c'est protéger ses équipes et c'est protéger les rêves.
17:42C'est ça, l'entreprise de demain et le capitalisme humain et environnemental de la France.
17:47Pourquoi Vincent Bolloré, Bernard Arnault, François Pinault,
17:50qui sont des entrepreneurs et des capitaines,
17:52je ne dis pas qu'ils ne sont pas courageux,
17:54mais ils s'enrichissent énormément ?
17:55Pourquoi le petit patron que vous connaissez de la TPI en bas à celui-là,
17:58pourquoi celui-là est malheureux en France ?
18:00Qu'est-ce qui s'est passé ?
18:00Parce que si vous voulez, quand vous êtes petit, plus c'est dur.
18:03Je vais vous le dire, parce que j'ai un vignoble aussi dans le sud de la France,
18:05j'ai 10 personnes.
18:06Quand vous êtes patron de 10 personnes, ou encore moins,
18:09vous n'avez pas de DRH, vous n'avez pas de DAF.
18:10Vous n'avez rien.
18:11Vous n'avez pas de comptable.
18:13Vous êtes industriel des paysans.
18:15J'ai 4000 personnes, où j'ai des DRH, des DAF,
18:17ça se passe bien, et j'ai la structure qui m'aide.
18:20Quand vous êtes en ligne directe, vous prenez tout sur la figure.
18:23Là, vous touchez la réalité de la culture.
18:24Là, vous avez une sorte de bureaucratie qui est réelle,
18:26si vous voulez, une administration qui est réelle,
18:28et on le voit, vous passez la moitié de votre temps
18:31à gérer des papiers pour des...
18:33Vous savez qu'elle existait, ou vous l'avez créée ?
18:35Je le savais, mais là, je suis concret,
18:37parce que je le vois, si vous voulez,
18:38on m'a envoyé, la préfecture m'a envoyé l'autre jour,
18:41un maître de mail pour m'expliquer
18:43comment il fallait que je gère mes champs en jachère.
18:45Bon, mais si vous voulez, vous devenez dingue,
18:47tout est contraint, tout est absolument contraint.
18:50Et vous dites...
18:51Ça, c'est la bureaucratie.
18:52Le pauvre paysan tout seul,
18:54mais qui se retrouve...
18:56Il y en a qui...
18:57S'il arrache son arbre, il faut un formulaire rose,
18:59un formulaire vert, c'est dingue.
19:01C'est un des deux problèmes de la France,
19:03c'est un, on a cette dépense, lui,
19:05qui est devenue très grosse,
19:06avec un million de fonctionnaires en trop.
19:08Alors, je le dis souvent,
19:09par rapport à l'Allemagne, au pays européen,
19:10on a un million dans l'administration administrante,
19:13pas les policiers, les juges, les soignants, les enseignants.
19:15En cela, il faut les préserver, les motiver, les payer.
19:18Par contre, vous avez une administration,
19:19une administration qui a grossi, qui a grossi,
19:20qui a engendré des normes, énormes.
19:22Et en fait, on se retrouve avec 80 codes, 400 000 normes.
19:25Et quand vous êtes...
19:26Plus vous êtes petit, patron,
19:27et moi, je pense beaucoup aux artisans, aux commerçants,
19:29quand je...
19:30Plus c'est dur, plus c'est très dur.
19:31Ce sont des héros de la nation, ces gars.
19:33Pourtant, Pierre Gattaz,
19:33on a besoin d'un État qui accompagne,
19:35d'un État qui planifie,
19:36d'un État qui engendre,
19:38enfin, qui permette,
19:39qui ne fasse pas de l'argent,
19:40mais qui permette d'en faire.
19:41Un État facilitateur, chef.
19:43Non pas, surtout pas...
19:44Le général de Gaulle avait fait un État qui planifiait.
19:46Surtout pas, oui, mais c'est un autre temps.
19:48Moi, je dis stratège, peut-être,
19:49pour se dire, tiens, dans 20 ans,
19:52il faut qu'on ait une industrie de la défense,
19:54il faut de la santé,
19:55il faut du quantique, sans doute,
19:56des banques privées, etc.
19:58Et puis, il faut aider.
19:59Par contre, il faut un État facilitateur
20:00qui comprenne.
20:00Vous savez, en Suisse,
20:01ils ont trois niveaux.
20:02Ils ont la commune,
20:03le canton et le fédéral.
20:04Le fédéral est à son niveau le plus simple.
20:07Il gère la monnaie,
20:08il gère un peu l'armée,
20:09l'armée et la justice.
20:11Basta !
20:12Le reste, c'est tout le canton.
20:13Le canton s'occupe de tout,
20:14de la fiscalité, etc.
20:15Et la commune en partage.
20:16Donc, vous êtes pour une très forte décentralisation ?
20:18Je suis pour une très, très forte décentralisation.
20:20Ou déconcentration.
20:21Je propose huit territoires,
20:23grandes comme la Suisse
20:24et gérées comme la Suisse.
20:25Vous voyez ?
20:25Pierre Gattaz.
20:26Qui est revenu à son strict minimum.
20:28Alors, c'est une révolution.
20:29Il faut revoir la Constitution, etc.
20:31Mais là, vous savez,
20:31vous avez une couche de gens au-dessus.
20:34Et c'est ce que disait Borloo.
20:37C'est ce que dit Borloo.
20:38C'est qu'on a inventé un système boursouflé de partout.
20:40Plus personne ne comprend rien.
20:41Plus saturé.
20:42Vous vous rendez compte que vous avez
20:43communauté de communes.
20:45Vous avez des trucs qui s'appellent l'agglomération.
20:47Je ne sais pas ce que c'est.
20:47Vous avez des trucs qui s'appellent le métropole.
20:49Je ne sais pas ce que c'est.
20:49Département, région et nation.
20:51Ça fait 6 niveaux.
20:53Plus l'Europe au-dessus, 7.
20:54Charles Gavre, vous confirmez aussi cette année.
20:57Vous donnez fou.
20:57Alors donc, excusez-moi,
20:58mais pour enlever un million de fonctionnaires,
21:00vous pouvez le faire très gentiment.
21:02Il y a 140 000 départs à la retraite
21:03qui partent tous les ans.
21:04Vous en replacez par un, deux sur deux ou deux sur trois.
21:07Et puis, vous faites monter l'industrie.
21:09Et l'industrie, pour la faire monter,
21:11je vous ai parlé de toutes les filières de ce fronté,
21:14des filières d'excellence
21:14et tous ces bassins territoriaux merveilleux
21:17de PME, de TI.
21:17Les arômes à grasse,
21:19le décolletage dans la vallée de l'Arve,
21:20le moulage d'un ionax,
21:22la Selling Valley qui font des ultimes,
21:24de catamarans incroyables,
21:25de courses dont le monde entier vient de chercher.
21:27Vous avez plein de TPE PME discrètes, secrètes,
21:30qui bossent, qui sont adorables,
21:31qui sont formidables, qui sont exportatrices.
21:33Vous leur dites, je vous aime.
21:34Je vous aime.
21:35Et je vais vous donner des preuves d'amour,
21:37notamment sur la fiscalité.
21:38Vous allez voir que ce petit monde-là,
21:40petit, moyen et grand,
21:41va repartir à fond.
21:43J'en suis sûr,
21:44mais il ne faut pas nous dire,
21:45on va vous taxer.
21:46Si on vous dit, vous évanouissez tout le monde
21:48et tout le monde a envie de se barrer.
21:50On y vient, on y vient.
21:51Pierre Gattaz, cette enseigne existe
21:53sous la devise du parle-en-vrai.
21:55Je vais vous demander,
21:56je vous parlais vrai depuis le début,
21:57mais là, je vais vous demander les yeux dans les yeux.
21:59Encore plus vrai.
21:59Vous n'êtes pas libertarien.
22:02Non.
22:02Vous n'êtes pas libertarien.
22:04Dans le choix qui vous est proposé en 2027,
22:07est-ce qu'il y a aujourd'hui un candidat
22:08qui aurait peut-être fait...
22:10Est-ce que David Lissner aurait...
22:12Excusez-moi, je pense que je ne peux pas vous donner
22:16un nom de préférentiel aujourd'hui,
22:17mais parce que j'ai créé l'Institut des solutions
22:20pour alimenter justement tous les candidats.
22:22Mais est-ce qu'il porte lui peut-être le projet le plus proche ?
22:24David Lissner est intéressant parce qu'il a un avantage,
22:27c'est qu'il a été commerçant,
22:28fils de commerçant et entrepreneur.
22:30Donc, si vous voulez,
22:30il a un franc-parler.
22:31Donc, je dirais,
22:33je trouve que c'est très intéressant de l'écouter.
22:35Il a une sorte d'énergie très intéressante et naturelle.
22:38Voilà.
22:38Alors après, si vous voulez,
22:40je m'entends,
22:40il y a des programmes politiques, économiques
22:42que je trouve intéressants,
22:43celui de Retailleau.
22:45J'ai lu le bouquin de Sarah Knafo
22:48qui est très intéressant
22:49parce qu'elle dit
22:50mais ça fait 40 ans qu'on vous gruge avec...
22:52Je trouve qu'il y a...
22:53Donc, votre bulletin de vote n'est pas encore décidé.
22:55Mais écoutez,
22:56en fait, je regarde,
22:57j'avance,
22:58je nourris tout le monde.
22:59Quand on me demande de venir me voir,
23:01j'accepte les rendez-vous
23:03pour essayer de discuter
23:04comme on vient de le faire à la radio.
23:05C'est-à-dire,
23:06un, il y a un espoir,
23:07oui, pour le pays.
23:07Deux, on a des atouts formidables.
23:10Troisièmement,
23:10l'outil de travail,
23:11l'entreprise.
23:11J'appelle ça l'outil de travail.
23:12Est absolument fondamental
23:14qu'on soit à gauche ou à droite.
23:15C'est la clé de tout.
23:17Quatre,
23:17on donne les entreprises,
23:18l'outil de travail donne la dignité
23:20par le travail,
23:20par le salaire, etc.
23:22Cinq,
23:22il faut que le travail paye.
23:23Il faut que le travail paye beaucoup plus
23:24que quand on est au chômage.
23:26Je suis désolé.
23:27Et la participation.
23:28Et la participation,
23:28intéressant.
23:29Moi, je vous classe quand même
23:29dans le gollisme social.
23:32Pour l'instant,
23:33vous êtes au transgenre très large.
23:34Oui, bien sûr.
23:37Peut-être par capitalisation.
23:38Vous savez, en fait,
23:39c'est assez surprenant.
23:40Par tout le monde.
23:42Vous savez,
23:42quand vous avez...
23:43Même le patron ?
23:44Mais oui, il faut...
23:45Pourquoi pas ?
23:47Pourquoi pas ?
23:48On peut abonder.
23:48Si vous voulez,
23:49l'actionnaire salarié,
23:49il y a de l'abondement.
23:50Moi, j'en ai mis un en place
23:51pour mes 34 principaux.
23:53C'est super, ça marche.
23:55Ils sont super contents.
23:56Ça leur fait machin.
23:56Et je dis,
23:57on va étendre ça
23:58à plus de salariés, les gars.
23:59Parce que c'est quand même
24:00très intéressant de récompenser
24:01par un capital qui augmente
24:02une performance.
24:04Et vous motivez les gens.
24:04Et puis, vous arrêtez
24:05la lutte des classes stupides
24:06en disant,
24:06j'ai le travailleur d'un côté,
24:07le capital de l'autre.
24:09Non.
24:09Et quand vous investissez,
24:10vous regardez les indices
24:11Dow Jones et autres,
24:12sur 50 ans ou sur 100 ans,
24:13ils ont beaucoup progressé.
24:14Même malgré les crises,
24:16ils sont à 3, 4, 5%.
24:17C'est assez incroyable.
24:18Donc, il faut que nos travailleurs,
24:20nos salariés,
24:20nos collaborateurs
24:22participent à la fête,
24:23je dirais.
24:23Et ça permettra d'éviter...
24:25Les riches sont de plus en plus riches,
24:26mais non,
24:26c'est des fortunes
24:28capitalistiques, virtuelles.
24:28On arrive presque au terme
24:30de notre échange passionnant,
24:31Pégatas.
24:34Cette campagne présidentielle
24:35pour tout mettre sur la table.
24:36Oui.
24:37À plat.
24:37Oui.
24:38Et prendre des décisions courageuses,
24:40tous ensemble.
24:40Oui.
24:41C'est fondamental.
24:41Vous y croyez ou non ?
24:42Moi, je pense qu'il y a un slogan
24:43que je pousse,
24:44c'est construire tous ensemble,
24:45avec enthousiasme et passion,
24:47la France qui gagne de demain.
24:48On peut le faire,
24:49c'est pour ça que j'ai créé
24:50cette institut des solutions,
24:51figurez-vous,
24:51que je suis un peu sur LinkedIn,
24:52un peu sur les réseaux,
24:53pour essayer de diffuser
24:55cette bonne parole très,
24:56je dirais, positive.
24:58On en a marre,
24:58vous voyez,
24:59de nous tirer vers le bas.
25:00Et on en a marre
25:01des discours anti-entreprise,
25:03Larvé,
25:03vous êtes dénusibles,
25:04etc.
25:05Mais ça,
25:05c'est épouvantable,
25:06si vous voulez.
25:06Même les Chinois,
25:07même les Chinois de Deng Xiaoping,
25:09qui sont sortis de 40 millions de morts
25:11de Mao Zedong,
25:11ont compris le rôle
25:12des entrepreneurs de l'entreprise,
25:14de la plus belle communauté humaine
25:15qu'il y ait une entreprise
25:17d'après la famille.
25:17C'est une magnifique communauté humaine.
25:19Il faut le dire,
25:20le redire,
25:21et c'est mon boulot là.
25:22Enfin,
25:23si vous m'invitez.
25:23Le courage des Chinois à la française,
25:27avec la note de Pierre Gatta
25:28sur ce besoin.
25:29d'excellence humaine environnementale.
25:32Et là,
25:32c'est le Made in France.
25:33Un capital,
25:34ce Made in France.
25:34Ce n'est pas le Chinois,
25:35ce n'est pas l'Américain.
25:36Vous savez que c'est un slogan
25:37qui peut faire,
25:39qui a pour un grand succès
25:40et qui peut peut-être donner des idées.
25:41Eh bien écoutez,
25:42j'espère que ça,
25:43c'est open source,
25:44comme dirait l'autre.
25:45Vous pouvez copier indéfiniment.
25:46À bientôt Pierre Gattaz.
25:47Au revoir.
25:47Merci d'être venu surtout avec nous.
25:49Dans un instant,
25:50André Bercoff revient
25:52sur le drame de Nice
25:53où une directrice d'école maternelle
25:55a été séquestrée
25:56et menacée avec une arme
25:59à bientôt Pierre Gattaz.
26:00Sous-titrage Société Radio-Canada
26:00Sous-titrage Société Radio-Canada

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