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00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:06En écoutant Rémi, André, j'étais en train de me dire, les Açores commencent à me courir avec leur anticyclone.
00:00:12Voilà, on aimerait bien un petit peu de changement de saison.
00:00:14Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce mercredi 23 septembre 2026.
00:00:20La France est dans tous ses états et nous allons vous dire exactement lesquels.
00:00:25grâce à la pertinence d'Anissa Arfawi qui a creusé l'actualité pour déboucher les perles
00:00:30et les informations les plus pertinentes, les plus chaudes de la journée.
00:00:36Daisy Brito va les mettre en scène en réalisant cette émission.
00:00:42Et Jérémy attend vos appels au 0826 300 300 parce que, je vous le dis tous les jours,
00:00:49il y a matière à une réactivité très forte de ceux qui nous écoutent.
00:00:52Et nous savons que votre réactivité est toujours à l'affût et que vos propos sont toujours pertinents.
00:00:58Le parlons vrai, c'est ce que vous aimez.
00:01:00Et s'il y a du parlons vrai sur Sud Radio, c'est parce que vous, ceux qui nous écoutez,
00:01:04vous ne savez que parler vrai.
00:01:07Que se passe-t-il aujourd'hui ?
00:01:09Nous avons le président des Etats-Unis, Mr. Donald Trump,
00:01:14qui commence à nous courir sur le haricot et pas que de moutons.
00:01:17Ça, c'est le gastronome qui vous parle.
00:01:19Effectivement, on va un peu décrypter la déclaration du discours de l'Union.
00:01:23Et puis, quelques citations, quelques propos que le président des Etats-Unis,
00:01:26qui est censé être ami de la France, tient à notre endroit,
00:01:29qui ne sont pas toujours, j'allais dire,
00:01:32ce n'est pas toujours cordial ou amical ou convivial.
00:01:38Ensuite, M. Bercoff parlera, lui, dont l'intelligence est tout à fait naturelle,
00:01:44parlera de l'intelligence artificielle.
00:01:46Et puis, à 13h, nous nous interrogerons sur cette petite polémique
00:01:50qui anime le landerneau.
00:01:52Est-ce que le président de la République, Emmanuel Macron,
00:01:55aurait dû assister à la messe pontificale ?
00:01:58Est-il mécréant ou est-il un faux laïc ?
00:02:02On va revoir en montant dans le temps qu'il a eu des attitudes différentes
00:02:04vis-à-vis d'églises et de la religion.
00:02:06Et on décryptera ça avec Gilbert Abergel,
00:02:09qui est un président d'association qui défend la laïcité.
00:02:13Et puis, Jean-Frédéric Poisson, ancien parlementaire.
00:02:17Et voilà, j'allais dire chef de file des chrétiens démocrates français
00:02:20qui viendra aussi nous dire ce qu'ils pensent de la laïcité en France
00:02:23et de la façon dont le président de la République la gère.
00:02:27Et puis, à Nissan, on aura aussi quelques informations.
00:02:29On prendra la direction de Nemours pour parler d'un collège
00:02:32qui interdit les maillots de football après des bagarres entre élèves.
00:02:37Alors, la mesure fait débat.
00:02:38On reviendra également sur Arnaud Denis,
00:02:40qui est un artiste mort par euthanasie en Belgique à l'âge de 43 ans.
00:02:44À cause d'une opération d'une hernie qui est banale.
00:02:46Exactement, et de douleur insupportable.
00:02:48Qui a transformé sa vie en un enfer.
00:02:50Un sujet qui divise alors que le pape arrive vendredi.
00:02:52Oui, tout à fait, tout à fait.
00:02:53On fera un tour également du côté des supermarchés Péricots.
00:02:56Enfin, une bonne idée des parlementaires
00:02:58qui veulent imposer 80 produits bons pour la santé
00:03:02vendus avec une marge réduite, je suis cruelle.
00:03:04Ce n'est qu'une idée pour l'instant.
00:03:05Non, non, mais c'est une très bonne idée,
00:03:06mais ce n'est qu'une idée pour l'instant.
00:03:07Et puis, nous finirons dans le Maine-et-Loire
00:03:09où des parents avouent avoir renoncé à limiter les écrans pour leurs enfants.
00:03:13Un sujet de société qui concerne de trop nombreuses familles.
00:03:16Oui, alors il n'y a pas que dans la Maine-et-Loire.
00:03:17Je me suis battu un jour pour dire que ce n'est pas le département du Maine-et-Loire,
00:03:20mais de la Maine-et-Loire, parce que la Maine-et-une rivière.
00:03:22Ce n'est pas un territoire.
00:03:23Voilà pour le programme d'aujourd'hui.
00:03:26Restez nombreux et rejoignez-nous au 0 826 300 300
00:03:31La France dans tous ses états.
00:03:34Sud Radio. La France dans tous ses états.
00:03:37L'humeur de Péricot.
00:03:39Pourquoi ni Genevar, ministre de l'agriculture,
00:03:42n'aime pas les paysans ?
00:03:44C'est l'impression que j'ai moi.
00:03:45Elle était ce matin sur Sud Radio, au micro de Jacques Cardoz,
00:03:49où elle semblait peinée à expliquer les mesures faibles,
00:03:53timides du gouvernement,
00:03:55dans une situation tout à fait tragique,
00:03:58puisque les finances de la République sont totalement à l'os.
00:04:02Elle a promis, avec le Premier ministre Sébastien Lecornu,
00:04:06ils ont promis un milliard d'aide aux agriculteurs.
00:04:07Ils n'ont pas l'ombre du début du premier centime,
00:04:10c'est ce que disent les experts et les représentants de l'État
00:04:13quand on les interroge, mais on va quand même débloquer par-ci, par-là.
00:04:16Mais je ne pense pas qu'on arrivera aux milliards.
00:04:17Tout ça se révèle totalement intuffisant.
00:04:20Je reprends ça à Annie Genevar, depuis qu'elle est au ministère,
00:04:23de ne pas maîtriser ses sujets,
00:04:25de ne pas avoir une lecture de l'agriculture française
00:04:28conforme à l'intérêt de ce pays,
00:04:29mais à l'intérêt de certains intérêts.
00:04:31Je la soupçonne d'être extrêmement proche ou influencée par la FNSEA.
00:04:36Et voilà, la loi du plomb et autres,
00:04:38on sent bien que ce sont des lois de lobby céréalier,
00:04:40de lobby de l'industrie agricole,
00:04:42qui veulent effacer toutes les conquêtes
00:04:46qui ont été faites sur l'agriculture depuis une vingtaine d'années,
00:04:48notamment sur des raisons environnementales,
00:04:50sur des raisons de respect de la nature,
00:04:52sur un respect de gain de productivité pour les agriculteurs,
00:04:56avec les lois Egalim qui n'aboutissent à rien.
00:04:57Elle le reconnaît elle-même, la loi Egalim est tout très difficile à mettre en place.
00:05:00Et là, on sent que cette mouvance politique,
00:05:03ce sont les membres du parti républicain
00:05:05qui sont soumis aux intérêts des lobbies céréaliers,
00:05:11de la grande distribution, de la grande distribution agroalimentaire,
00:05:14qui ont essayé, qui essayent,
00:05:16parce que la configuration politique leur permet,
00:05:18avec le fait que cette Assemblée nationale n'a pas de majorité absolue,
00:05:21que c'est une cacophonie totale,
00:05:23ils se sont emparés du ministère de l'agriculture et de l'alimentation,
00:05:26un nige de varlée depuis l'arrivée de Michel Barnier à Matignon,
00:05:31suivi par François Bayrou et aujourd'hui Sébastien Lecournou,
00:05:34et l'a gardé ce poste.
00:05:35Et on sent bien qu'ils profitent de ce créneau,
00:05:37de cette faille institutionnelle dans le chaos politique français,
00:05:40pour remettre en cause toutes les conquêtes qui ont été faites
00:05:42par les gens qui défendent l'intérêt des paysans de l'agriculture,
00:05:45une vraie agriculture qui nourrisse la France,
00:05:47qui protège l'environnement,
00:05:49qui crée des conditions agricoles,
00:05:51conformes à ce que nous avons besoin,
00:05:53et pas forcément aux intérêts de certains.
00:05:55Voilà, donc je la sentais tout à fait impuissante,
00:05:57ce matin elle était visiblement en difficulté,
00:06:00il y avait beaucoup de ifo,
00:06:02yaka, on va essayer,
00:06:03on va les réunir,
00:06:04on va demander au préfet,
00:06:05on va examiner cas par cas.
00:06:06Le drame c'est que les gens qu'elle a censé défendre,
00:06:09qui sont ce lobby céréalier,
00:06:11ont été frappés de plein fouet
00:06:12par la sécheresse estivale,
00:06:14par la chaleur,
00:06:14la canicule,
00:06:15avec des récoltes catastrophiques,
00:06:16ils annoncent qu'ils sont à 6 milliards de pertes,
00:06:19ça veut dire que tout ce qu'elle a fait pour les avantager,
00:06:21finalement tout ça est à l'eau,
00:06:21et on est aujourd'hui au pied du mur,
00:06:24avec une situation agricole plus tragique que jamais,
00:06:26elle pourra rester dans l'histoire
00:06:28comme la pire des ministres d'agriculture,
00:06:30même si peut-être elle a essayé de faire ce qu'elle pouvait,
00:06:33en tout cas je pense que le ministère d'agriculture,
00:06:36qui est un ministère très important,
00:06:37et qui a eu à cette aide souvent des gens extrêmement compétents,
00:06:39des ingénieurs agronomes,
00:06:40je pense qu'il méritait quelqu'un d'autre que Annie Gennevard,
00:06:43qui est au contraire qui a des compétences de l'éducation nationale,
00:06:45avérée et reconnue,
00:06:47là je pense que le bilan d'Annie Gennevard,
00:06:48aujourd'hui lorsqu'on fait le point
00:06:50sur la situation de nos paysans et des agriculteurs,
00:06:52est un bilan tout à fait catastrophique,
00:06:54et on le sentait ce matin sur Sud Radio,
00:06:55lorsqu'elle était interrogée par Jacques Cardoz.
00:06:58Dans quelques instants,
00:06:59Donald Trump face à ses propres contradictions,
00:07:02à la tribune de l'ONU,
00:07:03le président qui promettait de terminer les guerres,
00:07:05menace désormais d'anéantir l'Iran,
00:07:08une démonstration de force qui n'est pas au goût de tous,
00:07:11nous en débattrons avec Nicolas Conquire,
00:07:13porte-parole de Republicans Overseas France,
00:07:16et vous, pensez-vous que Donald Trump a eu raison de durcir le ton ?
00:07:20Doit-il mettre ses menaces à exécution ?
00:07:22Ou au contraire, doit-il arrêter de mener des guerres
00:07:24qui ont ensuite des conséquences sur le monde entier ?
00:07:27Appelez-nous pour nous dire ce que vous en pensez,
00:07:28au 0826 300 300.
00:07:35Donald Trump a une nouvelle fois électrisé la tribune des Nations Unies
00:07:39dans un discours particulièrement offensif.
00:07:41Le président américain a défendu sa politique étrangère,
00:07:45attaqué les institutions internationales
00:07:47et placé l'Iran devant un ultimatum,
00:07:49accepter un accord ou s'exposer à une nouvelle escalade militaire,
00:07:53jusqu'où les Etats-Unis sont-ils prêts à aller
00:07:55et quelle stratégie Donald Trump poursuit-il derrière ces menaces ?
00:07:58On en parle avec le porte-parole de Républicains Overseas France,
00:08:02Nicolas Conquire, bonjour.
00:08:04Bonjour madame.
00:08:05Bonjour Nicolas Conquire, merci d'être en direct avec nous sur Sud Radio
00:08:10pour parler du président des Etats-Unis.
00:08:12Vous êtes déjà souvent venu justement nous expliquer
00:08:16tout le bien que vous pensiez du parti républicain
00:08:18et de la politique de M. Trump,
00:08:19mais les choses évoluent et nous on s'y perd un petit peu.
00:08:22C'est pour ça qu'on a besoin que vous nous éclairiez
00:08:24et que vous vous expliquiez quel est le fond de la pensée
00:08:28si on tentait qu'on puisse l'interpréter
00:08:29du président des Etats-Unis.
00:08:33Nous avons des relations quelquefois cordiales,
00:08:35un peu plus tendues, il est menaçant.
00:08:36Vous reconnaissez que c'est un personnage,
00:08:38je ne vais pas dire versatile,
00:08:39mais aux humeurs changeantes, un peu bipolaire,
00:08:41donc on arrive à le suivre.
00:08:42Pour nous, Vronanis, c'est formidable.
00:08:44Il nous crée une actualité de très très grande qualité.
00:08:47Je voudrais juste qu'on l'écoute là,
00:08:50dans une des déclarations auxquelles il faisait allusion à la France.
00:08:54Nous avons gagné la guerre
00:08:56et nous sommes les seuls à ne pas l'avoir célébrée.
00:08:58J'ai donc envoyé une équipe de choc là-bas
00:09:00et nous l'avons fait à chaque fois que nous avons le 8 mai.
00:09:04Nous célébrons également la date du mois de novembre,
00:09:06la date sacrée de la Première Guerre mondiale,
00:09:08parce que nous avons également gagné cette guerre.
00:09:11Pensez-y, j'appelle, nous aimons la France, n'est-ce pas ?
00:09:14Mais je pense que nous avons fait un peu plus
00:09:16pour gagner la guerre que la France.
00:09:18Sommes-nous d'accord ?
00:09:19Je ne veux pas faire le malin,
00:09:20mais quand Hitler a fait un discours à la tour Eiffel,
00:09:23je dirais que ce n'était pas vraiment l'idéal.
00:09:25Voilà, Nicolas Conquer, vous vous souvenez de cette allocution,
00:09:28elle avait suscité la polémique en France.
00:09:31Il est quand même difficile à suivre,
00:09:33et puis ce qu'il dit n'est pas tout à fait toujours exact.
00:09:37Est-ce que vous, j'allais dire,
00:09:39est-ce que vous validez les propos que vous venez d'entendre ?
00:09:41Est-ce que pour vous, c'est la vérité ?
00:09:43Vous êtes un peu taquin, cher Perico,
00:09:45parce que ça, c'était une déclaration qui remonte.
00:09:47Ça ne date pas d'hier, c'est important,
00:09:49parce qu'il y a eu une déclaration, une rencontre,
00:09:51plusieurs rencontres d'ailleurs, entre Trump et Macron
00:09:53durant cette Assemblée Générale des Nations Unies.
00:09:56Ça, c'est une déclaration qui remonte avant qu'il n'était même en campagne,
00:09:59avant qu'il ne soit rien élu.
00:10:01Et je tiens à préciser qu'effectivement,
00:10:02il n'y a jamais eu de discours d'Adolf Hitler devant la tour Eiffel à Paris,
00:10:05au Trocadéro.
00:10:06Il y a eu des photos qui ont été prises,
00:10:08mais évidemment, il n'y a pas cette déclaration.
00:10:10Et donc, c'est un peu tonitruant.
00:10:12L'histoire, la véracité, de toute façon historique,
00:10:15mais ce que ça montre, c'est de bien rappeler cette alliance entre les peuples.
00:10:18Les Américains sont venus au secours des Français,
00:10:20comme les Français sont venus au secours des insurgés il y a 250 ans.
00:10:24Et donc, je le mentionne parce qu'on est dans cette année anniversaire.
00:10:27Je tiens juste à mentionner, c'est Emmanuel Macron qui le disait hier,
00:10:30que malgré les vicissitudes du temps,
00:10:32il y a toujours un lien très proche,
00:10:34pas d'admiration, mais en tout cas d'amitié,
00:10:37d'entente réciproque,
00:10:39ce que moi aussi, je m'efforce à apporter au quotidien.
00:10:41C'est ce que je voyais d'un bon oeil.
00:10:43Mais effectivement, dans les déclarations,
00:10:44parfois, elles vont peut-être un peu au-delà
00:10:46de la véracité historique en ce qui concernait cette prise de parole.
00:10:49Ce que je tiens à dire, c'est que là,
00:10:50on était sur ce deuxième discours de Donald Trump aux Nations Unies
00:10:53depuis son retour à la Maison Blanche.
00:10:55L'année dernière, la prise de parole,
00:10:57tant sur le fond que sur la forme,
00:10:58n'avait pas tout à fait la même saveur.
00:10:59Vous vous souvenez, il y avait eu des incidents de compteur,
00:11:02des incidents d'escalator.
00:11:03Or, ça a été une déclaration de fleuve.
00:11:05L'année dernière, ça a duré une heure.
00:11:06Cette année, c'était beaucoup plus condensé,
00:11:08beaucoup plus bref.
00:11:09Ça a duré tout juste une demi-heure.
00:11:10Mais en tout cas, il n'a pas fait l'impasse
00:11:13sur quel que soit le sujet.
00:11:15Il a adressé toutes les crises qui étaient en cours.
00:11:17Et accessoirement, il a martelé aussi son appel
00:11:19à un peu la fin du mondialisme
00:11:21et le retour au nationalisme.
00:11:23Ce que je voyais d'un très bon oeil,
00:11:24il ne s'est pas défilé là-dessus aussi.
00:11:26Et ce qui doit un peu réjouir les patriotes
00:11:28de quelle que soit leur sensibilité.
00:11:29On a l'impression, Nicolas Conquer,
00:11:31et on va revenir sur l'histoire,
00:11:32on se dit à un moment donné,
00:11:34les Etats-Unis, pendant le deuxième conflit mondial,
00:11:37ce n'est pas eux qui ont déclaré la guerre aux Allemands.
00:11:40C'est Hitler, qui lui, 11 décembre,
00:11:414 jours après Pearl Harbor,
00:11:44a dit, je vais suivre les Japonais
00:11:45et je vais déclarer la guerre aux Etats-Unis.
00:11:48Les Etats-Unis ont tout fait pour ne pas rentrer en guerre.
00:11:51Et aujourd'hui, on est en bonne raison de penser
00:11:53que s'ils y sont venus,
00:11:54et je range hommage aux D. Hines,
00:11:56qui sont morts sur les plages de Normandie
00:11:57et partout ailleurs, les armées, les alliés,
00:11:59les anglais, les américains,
00:12:00qui ont sacrifié leur vie pour la liberté,
00:12:02beaucoup vous disent,
00:12:03attention, si le nazisme n'avait pas représenté
00:12:05une menace économique pour les Etats-Unis,
00:12:07peut-être que les Etats-Unis ne seraient jamais revus.
00:12:09On a l'impression, et Trump aujourd'hui le clame,
00:12:11nous ne viendrons vous aider
00:12:13que si vous êtes soumis
00:12:14et que si notre amitié
00:12:16nous rapporte quelque chose.
00:12:18On dirait toujours que c'est son bénéfice d'inventaire.
00:12:20Il est le premier chef d'État américain
00:12:22à ne pas dire notre amitié est sacrée,
00:12:24c'est une fraternité,
00:12:25on est lié par l'histoire,
00:12:26la France est venue avec Lafayette,
00:12:28nous revenons,
00:12:29voilà, il y a un bloc,
00:12:30l'OTAN est là.
00:12:31Maintenant, il a l'air de lui dire,
00:12:31écoutez, si ça ne me rapporte pas,
00:12:33si vous commencez à m'ennuyer,
00:12:35si vous n'êtes pas docile,
00:12:36si vous n'êtes pas ce que je dis,
00:12:37eh bien débrouillez-vous,
00:12:38l'Amérique ne sera pas là.
00:12:39Vous n'avez pas cette sensation à un moment donné ?
00:12:41Non, je pense qu'il a au moins l'avantage
00:12:43de l'honnêteté,
00:12:43voire même si c'est parfois brutal
00:12:45et peut-être même un peu rugueux.
00:12:47Ah bah merci de le remettre.
00:12:47Dès son premier mandat,
00:12:50les gens disaient
00:12:50mais Trump va faire imploser l'OTAN,
00:12:52s'il va se retirer de manière inulatérale,
00:12:54au cas où on s'en était pas rendu compte,
00:12:56il n'est pas ressorti l'OTAN,
00:12:57au contraire,
00:12:57il l'a renforcé.
00:12:58Donald Trump,
00:12:59il n'est pas pour des chèques en blanc,
00:13:01il préfère à ce que les gens
00:13:02assument eux-mêmes leur défense
00:13:03et même dans le cadre d'un OTAN
00:13:04qui a un club sur lequel
00:13:06il faut qu'il y ait des engagements,
00:13:07il faut qu'il y ait une participation.
00:13:09On ne peut pas juste se réfugier
00:13:10dans le parasol,
00:13:11le paraplu américain,
00:13:12ou le parasol en l'occurrence
00:13:13si on est plus festif.
00:13:14Mais ce que ça montre,
00:13:15c'est qu'il cherche à ce qu'on assume
00:13:18nous-mêmes la responsabilité
00:13:20de notre défense.
00:13:21On ne peut pas juste faire subventionner
00:13:23notre État-providence
00:13:24par l'effort de défense américain.
00:13:27C'est ce qui est souvent critiqué,
00:13:29c'est que nos sociales démocraties européennes,
00:13:31et je ne pointe pas du doigt
00:13:32que les Français évidemment,
00:13:33ont eu tendance à se réfugier
00:13:35derrière cette puissance otanienne
00:13:37et états-unienne
00:13:38pour pouvoir investir dans du social
00:13:40en négligeant l'appareil de défense.
00:13:42Ce qui est au final
00:13:42très irresponsable.
00:13:43Nicolas Conquer,
00:13:44c'est ce qu'on appelle l'atlantisme.
00:13:47Vous avez en France et en Europe
00:13:48des forces politiques,
00:13:49des gouvernants,
00:13:50des dirigeants atlantistes
00:13:51qui ont considéré
00:13:53que cette forme de soumission
00:13:54aux États-Unis,
00:13:56soumission économique,
00:13:57soumission militaire,
00:13:58était la garantie d'une stabilité,
00:13:59j'allais dire,
00:14:00tout autour de l'Atlantique.
00:14:01Et aujourd'hui,
00:14:02ils se réveillent,
00:14:02ils sont effondrés
00:14:03parce que la mère protectrice,
00:14:06à la voix de Donald Trump
00:14:08qui parle vrai,
00:14:09on est d'accord qu'il parle vrai,
00:14:10il dit,
00:14:11America first,
00:14:11d'abord l'Amérique,
00:14:13gagne,
00:14:13toujours plus puissante.
00:14:14Si vous êtes une entrave,
00:14:16on ne sera plus avec vous.
00:14:18Est-ce que le président
00:14:19des États-Unis aujourd'hui
00:14:20n'a pas la véritable intention,
00:14:23j'allais dire,
00:14:24de reléguer
00:14:24tout ce qui est Europe,
00:14:25tout ce qui n'est pas aux États-Unis,
00:14:26j'allais dire,
00:14:27aux oubliettes,
00:14:28vous venez si vous me rapportez,
00:14:29si vous ne me rapportez pas,
00:14:30ce n'est pas possible,
00:14:31mais les propos qu'il tient
00:14:32aujourd'hui
00:14:33sont extrêmement déstabilisants.
00:14:35et les atlantistes
00:14:36les plus férus
00:14:37que l'on connaît,
00:14:38aujourd'hui,
00:14:38ils ne savent plus
00:14:39où se loger,
00:14:39ils ne savent plus
00:14:40quel diable vouer
00:14:42pour essayer de justifier
00:14:43que l'amitié
00:14:44avec les États-Unis
00:14:45doit être préservée.
00:14:46On ne prend depuis quelque temps
00:14:47que des coups.
00:14:48En quoi l'Amérique,
00:14:50dernièrement,
00:14:50nous a fait un geste d'amitié,
00:14:52un geste de partage
00:14:52ou un geste de soutien ?
00:14:56Ne serait-ce que se rentrer
00:14:58et de neutraliser
00:14:59la menace du régime iranien
00:15:01qui sévit dans la région
00:15:03et qui a fait couler
00:15:04du sang français
00:15:05au Moyen-Orient.
00:15:07C'est un fiasco
00:15:07qui nous ruine.
00:15:08Encore une fois,
00:15:09Donald Trump le dit hier,
00:15:10c'est qu'il y en a beaucoup
00:15:11qui parlent
00:15:11et peu qui agissent.
00:15:12Donc en soi,
00:15:13est-ce qu'on est en mesure,
00:15:14est-ce qu'on veut juste
00:15:15être dans le laisser-faire ?
00:15:16Je prends juste un exemple,
00:15:17mais ça montre
00:15:18qu'on n'est pas convié
00:15:20à la table des participants
00:15:21parce qu'on n'est pas en mesure
00:15:23de mettre
00:15:26cette action
00:15:27contre ce régime hostile
00:15:28et une puissance régionale,
00:15:30enfin une puissance
00:15:31de déstabilisation régionale.
00:15:33En soi,
00:15:34je pense qu'aussi
00:15:34Donald Trump,
00:15:35il nous montre un peu
00:15:36les leçons
00:15:36et du courage politique
00:15:37qu'il faut engager,
00:15:39notamment dans nos social-démocraties
00:15:40ou dans nos pays européens,
00:15:43c'est-à-dire
00:15:43une limitation,
00:15:44un contrôle des frontières
00:15:46et un rappel
00:15:47de la souveraineté nationale
00:15:48par une limitation
00:15:48de l'immigration.
00:15:49Le deuxième,
00:15:50qui est de saisir
00:15:52le virage
00:15:52de cette révolution
00:15:54de l'intelligence artificielle
00:15:55qu'il appelle
00:15:56la super-intelligence
00:15:57désormais,
00:15:57mais également
00:15:59d'en terminer
00:16:01avec
00:16:03cet ultra-libéralisme
00:16:04qui fait le jeu
00:16:06de la Chine
00:16:07sur cet ultra-libéralisme
00:16:08qui fait qu'on a
00:16:09désindustrialisé.
00:16:10Vous le connaissez,
00:16:10du terroir,
00:16:11vous avez vu
00:16:11tous ces outils de production
00:16:12qui ont été abandonnés,
00:16:14qui ont été sabrés
00:16:14au profit d'un intérêt chinois.
00:16:16Et on se demande
00:16:17si dans la tête
00:16:18de Donald Trump,
00:16:19la meilleure défense,
00:16:20ce n'est pas l'attaque.
00:16:21Anissa Arfawi,
00:16:21qu'est-ce que vous en pensez ?
00:16:22Alors effectivement,
00:16:23c'est un adage
00:16:24que Donald Trump
00:16:24semble avoir pris
00:16:26au pied de la lettre.
00:16:27Son discours a duré
00:16:2837 minutes
00:16:29et pendant 37 minutes,
00:16:30le président américain
00:16:31a montré les muscles
00:16:33et a bombé le torse.
00:16:35Des menaces,
00:16:35des menaces
00:16:36et pied au milieu,
00:16:37quelques mots plus mesurés
00:16:38pour ses alliés.
00:16:38À quoi joue
00:16:39Donald Trump
00:16:40à se demander
00:16:42finalement
00:16:42si derrière les menaces,
00:16:43il n'y a peut-être pas
00:16:44moins une démonstration
00:16:46de force
00:16:46qu'un aveu de faiblesse.
00:16:48La guerre contre l'Iran
00:16:49dure depuis près de 7 mois.
00:16:50Téhéran n'a toujours pas capitulé.
00:16:52Aucun accord de peine est signé.
00:16:54Et puis le conflit
00:16:55fait flamber
00:16:55le prix des carburants.
00:16:56À mesure que la guerre s'enlise,
00:16:58Trump durcit
00:16:59donc le vocabulaire.
00:17:00L'Iran acceptera
00:17:01ces conditions
00:17:02où la République islamique
00:17:03sera,
00:17:04dit-il,
00:17:05anéantie.
00:17:06Un air de déjà-vu,
00:17:07il faut le dire.
00:17:08Et puis cette menace
00:17:09adressée à Téhéran
00:17:10mais aussi à tous les adversaires
00:17:11des Etats-Unis.
00:17:13L'Amérique ne se laissera
00:17:14plus arrêter
00:17:15par le droit international,
00:17:16les organisations multilatérales
00:17:18ou le jugement
00:17:19de ses alliés.
00:17:20Donc à l'ONU,
00:17:20Trump attaque l'ONU.
00:17:22Il dénonce sa bureaucratie,
00:17:24il rejette l'autorité
00:17:25de la Cour pénale internationale
00:17:26et puis refuse
00:17:27qu'une institution étrangère
00:17:29puisse enquêter
00:17:30sur les militaires américains.
00:17:31Mais finalement,
00:17:32on peut aussi se poser
00:17:33une autre question.
00:17:34Est-ce que le véritable
00:17:35destinataire de ce discours,
00:17:37peut-être qu'il n'était
00:17:38pas vraiment dans la salle
00:17:39et puis peut-être
00:17:40qu'il se trouvait aux Etats-Unis
00:17:41à six semaines
00:17:42des élections de mi-mandat,
00:17:43la popularité de Trump
00:17:44est tombée à 32%.
00:17:45Les démocrates devancent
00:17:47les républicains
00:17:48de huit points environ.
00:17:50Dans les intentions de vote,
00:17:51évidemment,
00:17:52ils sont désormais favoris
00:17:53pour reprendre
00:17:54la chambre des représentants.
00:17:55Et puis la bataille du Sénat
00:17:56est devenue incertaine
00:17:57pour Trump.
00:17:58Donc même des candidats républicains,
00:17:59il semblerait,
00:18:00prennent leur distance
00:18:01avec sa guerre.
00:18:02Alors Trump avait promis
00:18:03de terminer les guerres.
00:18:04Il doit maintenant justifier
00:18:05celle qu'il a commencé
00:18:06et qu'il n'arrive pas
00:18:07à finir.
00:18:08Il affirme que l'Iran
00:18:09est à genoux,
00:18:10mais seulement un Américain
00:18:11sur quatre estime
00:18:11que cette guerre
00:18:12en valait vraiment la peine.
00:18:13Alors il transforme
00:18:14un conflit,
00:18:14peut-être sans issue,
00:18:15en récit personnel.
00:18:17Lui seul pourrait choisir
00:18:18entre la paix
00:18:19et l'anéantissement.
00:18:20À New York,
00:18:21Trump parlait devant
00:18:22les Nations Unies,
00:18:22mais pendant 37 minutes,
00:18:23c'est peut-être bien
00:18:24aux électeurs américains
00:18:25qu'il a demandé
00:18:25de croire en sa puissance.
00:18:27Nicolas Conquer,
00:18:28c'est un constat
00:18:29qui est assez évident.
00:18:32Oui, en soi,
00:18:33les menaces
00:18:33qui ont été faites
00:18:34en chair
00:18:34à la tribune
00:18:35des Nations Unies,
00:18:35elles se sont accompagnées
00:18:36de discussions bilatérales
00:18:38avec Vladimir Zelensky
00:18:41d'un côté,
00:18:42également des représentants
00:18:43du régime iranien
00:18:44qui étaient présents.
00:18:45Et je pense que c'est...
00:18:47On a vu aussi,
00:18:48d'ailleurs,
00:18:49c'est un des moments
00:18:49un peu coup de théâtre
00:18:50sur lesquels
00:18:50la délégation cubaine
00:18:51est sortie
00:18:52de cette séance plénière
00:18:54durant le discours
00:18:54de Donald Trump.
00:18:56Effectivement,
00:18:56là, il était question
00:18:57de beaucoup d'international,
00:18:58mais c'est qu'il ne se laisse
00:19:00pas diriger
00:19:01par les sondages
00:19:02ou par un potentiel
00:19:04revers aux élections
00:19:05de mi-mandat
00:19:05et qui sont, d'ailleurs,
00:19:06on rappelle,
00:19:06une coutume
00:19:07assez fréquente
00:19:08aux États-Unis.
00:19:08Oui, bien sûr.
00:19:09C'est assez défavorable
00:19:10pour le parti au pouvoir.
00:19:11Donc là,
00:19:12ce que ça montre,
00:19:12ce n'est pas parce que
00:19:13c'est défavorable
00:19:14ou parce qu'il y a un risque
00:19:15d'essuyer à un revers électoral
00:19:16qu'il va revenir
00:19:17sur cette action
00:19:18qui est noble.
00:19:19Si, d'ailleurs,
00:19:19ça peut avoir
00:19:19des conséquences néfastes
00:19:21provisoirement
00:19:22et de manière très ponctuelle
00:19:23sur l'économie,
00:19:25c'est un coup
00:19:25qui est prêt à endurer
00:19:26plutôt que de systématiquement
00:19:27faire des déclarations
00:19:28d'une diplomatie du verbe
00:19:30qui n'est jamais accompagnée
00:19:31de traduction concrète
00:19:33dans les faits.
00:19:33Et donc,
00:19:33plutôt que de passer ça
00:19:34au suivant
00:19:35ou de laisser une situation
00:19:36qui pourrait s'envenimer
00:19:37avec un régime iranien
00:19:39qui serait détenteur
00:19:40de l'arme nucléaire,
00:19:41il cherche à y mettre fin
00:19:43et il a réaffirmé
00:19:43quels étaient
00:19:44ses véritablements buts
00:19:45et ses motivations
00:19:46dans ce conflit.
00:19:47Alors, justement,
00:19:48on réécoute
00:19:48le président des États-Unis.
00:20:20Donc, Donald Trump explique
00:20:22que les performances économiques
00:20:24sont tellement
00:20:26mirobolantes
00:20:26que sa gestion
00:20:27est tellement exceptionnelle
00:20:28que le peuple américain
00:20:29maigrit justement
00:20:30de participer
00:20:31et donc,
00:20:32si aux élections prochaines
00:20:34renouvellement du Sénat
00:20:36son parti l'emporte
00:20:38les électeurs
00:20:39toucheront
00:20:395000 dollars.
00:20:41Si le président Macron disait
00:20:43et là,
00:20:43il ne peut pas se représenter
00:20:44mais un candidat disait
00:20:45je donne ça à 100 euros
00:20:46si je retrouve la majorité
00:20:47à l'Assemblée nationale
00:20:49Nicolas Conquin,
00:20:50vous réagiriez comment ?
00:20:51Vous diriez,
00:20:51il est fou ?
00:20:52Je vous corrige juste
00:20:52sur un point
00:20:53et ensuite,
00:20:54je vous reviendrai
00:20:54sur mon principe
00:20:55et ma position
00:20:55c'est que ce n'est pas
00:20:56les électeurs,
00:20:56ce serait l'ensemble
00:20:57des Américains
00:20:58que vous ayez voté
00:20:58démocrate,
00:20:59républicain ou indépendant
00:21:00ou vous n'ayez pas voté
00:21:00encore plus généreux
00:21:01oui, bien sûr, bien sûr.
00:21:02La vérité,
00:21:03c'est que c'est 1200 milliards
00:21:05de dollars
00:21:05pour cette proposition
00:21:07qui, rappelons-le,
00:21:08n'est pas du pouvoir
00:21:09et de l'autorité
00:21:10du président.
00:21:11C'est au Congrès
00:21:11de voter un élèvement
00:21:13de la dette
00:21:13et donc,
00:21:14voilà,
00:21:15c'est assez hypothétique
00:21:15et je rappelle
00:21:16qu'il y a déjà eu
00:21:16d'autres propositions
00:21:17de chèques
00:21:18que moi-même
00:21:19j'attends toujours
00:21:20notamment par rapport
00:21:21à l'efficience gouvernementale
00:21:22sur les tarifs aussi
00:21:24qui, au-delà de ça,
00:21:25ne me semblent pas
00:21:25être une proposition
00:21:26vertueuse
00:21:27même si
00:21:28une petite note
00:21:29de bas de page
00:21:30c'est que ces 5000 dollars
00:21:30doivent être dépensés
00:21:31sur le territoire national.
00:21:33Pour moi,
00:21:33c'est inflationniste
00:21:34et ce n'est pas
00:21:35une bonne décision
00:21:36en période
00:21:37pas de récession
00:21:38mais sur laquelle
00:21:39l'économie
00:21:39a davantage besoin
00:21:41de fluidité.
00:21:43Je la condamnerai
00:21:44tout autant
00:21:45que ça vienne
00:21:45de Macron
00:21:45que ça vienne
00:21:46de Donald Trump
00:21:47mais le clientélisme
00:21:49électoral
00:21:49il existe
00:21:50chez les démocrates
00:21:51comme chez Donald Trump
00:21:52comme chez les progressistes
00:21:54de tous bords
00:21:54qui promettent
00:21:55toujours plus d'aide
00:21:56et de biberonner
00:21:56à l'argent public.
00:21:57Je vous avoue
00:21:57Nicolas Conquer
00:21:58que si un dirigeant français
00:21:59disait
00:22:00voilà,
00:22:00on va abaisser
00:22:01les impôts de 15%
00:22:02mais nous avons la certitude
00:22:03il faudra que cet argent
00:22:04soit dépensé
00:22:05dans l'économie française
00:22:06peut-être qu'il y aurait
00:22:06un débat
00:22:07que nous accepterions
00:22:08de tenir.
00:22:09Voilà,
00:22:09merci Nicolas Conquer
00:22:10pour votre présence
00:22:11sur Sud Radio
00:22:12en direct
00:22:13et puis je pense
00:22:14que nous aurons l'occasion
00:22:14de nous en parler
00:22:15puisque le président Trump
00:22:16est encore au pouvoir
00:22:17pendant quelques années
00:22:18et il donnera certainement
00:22:19l'occasion
00:22:19d'avoir des débats
00:22:20aussi passionnés.
00:22:21Merci et à très bientôt.
00:22:22A suivre à Nemours
00:22:24un collège interdit
00:22:24les maillots de foot
00:22:25après des bagarres
00:22:26entre élèves.
00:22:27Nous partirons aussi
00:22:28en Belgique
00:22:29où un comédien
00:22:29émetteur en scène
00:22:30Arnaud Denis
00:22:31est mort par euthanasie hier
00:22:32à la veille du visite
00:22:34du pape
00:22:34des questions se posent
00:22:35et puis nous parlerons
00:22:36aussi d'une proposition
00:22:37au Parlement
00:22:38qui veut imposer
00:22:3980 produits sains
00:22:40presque à prix
00:22:41Couton dans les supermarchés
00:22:42c'est tout de suite
00:22:43sur Sud Radio
00:22:45Sud Radio
00:22:45la France dans tous ses états
00:22:48les perles du jour
00:23:06Faut-il laisser la violence
00:23:09du stade s'installer
00:23:10dans l'enceinte scolaire ?
00:23:13J'ai parlé de colère justement
00:23:14c'est celle du proviseur
00:23:15du lycée
00:23:16de Honoré de Balzac
00:23:18à Nemours
00:23:19en Seine-et-Marne
00:23:20qui a décidé
00:23:21d'interdire tout simplement
00:23:22le port des maillots
00:23:24signalant des équipes
00:23:25de foot
00:23:25où il y avait
00:23:26le magneau de l'OM
00:23:26le magneau de l'Olympique Lyonnais
00:23:28le magneau du PSG
00:23:29et bien incroyablement
00:23:31alors que ces maillots
00:23:32sont portés par les enfants
00:23:33par passion pour le foot
00:23:35parce qu'ils sont fans
00:23:36parce qu'ils comprennent très bien
00:23:37et j'en connais
00:23:37j'en ai même dans mon entourage
00:23:39qui ont
00:23:39et je suis allé acheter
00:23:40l'autre jour
00:23:40un maillot de Messi
00:23:42pour mon fils
00:23:43qui est passionné de football
00:23:44de 13 ans
00:23:45ils le portent avec modération
00:23:46là on voit
00:23:47qu'il y a des enfants
00:23:48qui n'ont que ça
00:23:49pour s'habiller
00:23:50quelquefois
00:23:50parce qu'évidemment
00:23:51ça ne peut être pas cher
00:23:52résultat des courses
00:23:53et bien on a créé
00:23:55des tensions de supporters
00:23:56dans la cour de récréation
00:23:58et ils en sont venus
00:23:59aux mains des conflits
00:24:00c'est pas le seul établissement
00:24:02où ça s'est produit
00:24:03on a quelques signalements
00:24:04mais ça s'est limité
00:24:04à une petite bagarre
00:24:05un petit échauffouré
00:24:06et là au lycée Honoré de Balzac
00:24:08à Nemours
00:24:09et bien c'est pas un lycée
00:24:11c'est un collège
00:24:11donc encore des enfants
00:24:12encore plus jeunes
00:24:13pardon pour mon erreur
00:24:14c'est un collège
00:24:14donc c'est pas un proviseur
00:24:16c'est un directeur
00:24:17et bien il a été décidé
00:24:20que ces enfants
00:24:20ne pourraient pas porter
00:24:21ne pourraient plus porter de maillot
00:24:22il y a eu un émoi évidemment
00:24:23parce qu'on dit
00:24:24mais c'est pas possible d'interdire
00:24:25on a déjà des problèmes
00:24:26de polémiques
00:24:27des débats de tenue vestimentaire
00:24:28par rapport à des appartenances religieuses
00:24:30finalement c'est un signe ostentatoire
00:24:31et là effectivement
00:24:32il y avait les fans
00:24:34de l'OM
00:24:35contre ceux de l'Ole Apectionné
00:24:37et le PSG
00:24:37tout ça s'est fini en bagarre
00:24:39et donc les autorités scolaires
00:24:41ont été obligées d'interdire
00:24:42ça signale quand même
00:24:43que notre époque
00:24:44un maillot de foot
00:24:45sur le dos
00:24:46d'un petit garçon
00:24:47d'un enfant
00:24:48c'est plutôt un message de paix
00:24:49ça veut dire qu'il s'intéresse au sport
00:24:51c'est une source de joie et de partage
00:24:52et bien nous vivons dans une époque
00:24:54de tension
00:24:57de détestation
00:24:57de crispation
00:24:58de haine
00:24:59pour un oui
00:24:59pour un non
00:25:00pour une différence
00:25:00et du coup la différence de l'autre
00:25:02devient quelque chose
00:25:03qui est une insulte
00:25:04quelque chose qu'il faut condamner
00:25:05et quelque chose qu'il faut combattre
00:25:06et ça se traduit
00:25:07par une scène
00:25:08qui est pour moi
00:25:09ça n'est pas très très grave
00:25:11mais symboliquement c'est tragique
00:25:12que dans une cour de collège
00:25:14et ça pourrait être dans un ici
00:25:15ou dans une autre
00:25:15dans un autre établissement scolaire
00:25:17dans une cour de collège
00:25:18parce qu'on porte un maillot
00:25:18on en finisse aux mains
00:25:20à s'insulter
00:25:21et à considérer que l'autre
00:25:22est un ennemi
00:25:22c'est un avertissement
00:25:24très très sérieux
00:25:25cette anecdote
00:25:26de Nemours
00:25:27est un avertissement
00:25:28très très sérieux
00:25:29évidemment à l'éducation nationale
00:25:30à nos sociétés
00:25:31à nos autorités publiques
00:25:33et surtout à nos familles
00:25:34voilà
00:25:34car si les enfants sont là
00:25:36c'est peut-être que dans la famille
00:25:37on n'a pas bien mis les normes
00:25:39et les valeurs
00:25:39et les codes
00:25:40qui fait que dans la cour de récréation
00:25:42on est là pour s'amuser
00:25:43et pour s'entendre
00:25:44et pas pour se battre
00:25:45en fonction d'une équipe du foot
00:25:46ou d'une autre
00:25:48Anissa
00:25:49Arnaud Denis
00:25:50était un
00:25:51metteur en scène
00:25:52et comédien
00:25:52il s'est fait faire une greffe
00:25:55d'une hernie
00:25:58c'est une pathologie
00:25:59assez classique
00:26:00dans l'Aisne
00:26:00il a vécu
00:26:01un enfer
00:26:02donc il est allé se faire
00:26:04euthanasier en Belgique
00:26:05c'était une opération
00:26:06effectivement
00:26:06qu'il avait subie
00:26:07en 2023
00:26:09et depuis
00:26:10il vivait avec des douleurs
00:26:12intenses
00:26:12et puis une invalidité
00:26:13sévère
00:26:14Arnaud Denis
00:26:15avait 43 ans
00:26:16jusqu'à hier
00:26:17le moment de sa mort
00:26:19puisque effectivement
00:26:19il est parti en Belgique
00:26:21pour mourir
00:26:21par euthanasie
00:26:23bah oui
00:26:24très jeune
00:26:24et évidemment
00:26:25ça pose plein de questions
00:26:26puisque vendredi
00:26:27évidemment le pape Léon XIV
00:26:28arrive en France
00:26:29dimanche il sera à Lourdes
00:26:30ce lieu où tant de malades
00:26:32viennent chercher du réconfort
00:26:33et puis au moment
00:26:34où cette visite se prépare
00:26:35bah le nom d'Arnaud Denis
00:26:36vient et donne au débat
00:26:38sur l'euthanasie
00:26:38un visage et une violence
00:26:40particulière
00:26:40en tout cas
00:26:41c'est ce dont nous parlent
00:26:42nos confrères du journal
00:26:43Libération
00:26:45pour rappeler un petit peu
00:26:46ce dossier
00:26:46c'est qu'en juillet
00:26:47les députés ont adopté
00:26:48le texte en français
00:26:49sur l'aide à mourir
00:26:50l'église catholique
00:26:51s'y oppose profondément
00:26:52elle défend l'accompagnement
00:26:54jusqu'au terme de la vie
00:26:55et redoute
00:26:56que les personnes
00:26:57les plus vulnérables
00:26:58ne soient poussées
00:26:58vers la mort
00:26:59et les partisans du texte
00:27:00défendent la liberté de choisir
00:27:02face à une souffrance
00:27:02devenue insupportable
00:27:03et c'est un peu ce que pose
00:27:05comme diagnostic
00:27:06finalement Arnaud Denis
00:27:07à travers son témoignage
00:27:08et toutes ces explications
00:27:09sur la douleur atroce
00:27:11qu'il a vécu
00:27:12sur ces trois dernières années
00:27:15disons que ça nous oblige
00:27:16à quitter peut-être
00:27:18quelques grands principes
00:27:19pour regarder
00:27:19ce qu'a vécu un homme
00:27:20qui disait
00:27:21ne plus pouvoir supporter
00:27:22son corps
00:27:23alors l'euthanasie
00:27:24est une tragédie
00:27:25moi ce qui m'interpelle
00:27:26dans ce sujet
00:27:27c'est pas l'euthanasie
00:27:28ça c'était la conséquence
00:27:30c'est une opération bénigne
00:27:31pour une hernie
00:27:33inguinale
00:27:33elle peut être ombilicale
00:27:34on a mis une forme de filet
00:27:35qui est une forme de prothèse
00:27:37en faisant cette enquête
00:27:38on a vu qu'il y avait
00:27:39216 cas de personnes
00:27:40qui se sont plaît
00:27:40des erreurs médicales
00:27:42ah non
00:27:42c'est plus qu'une erreur médicale
00:27:43c'est une adaptation
00:27:45erreur médicale
00:27:46c'est encore autre chose
00:27:46c'est ce protocole là
00:27:49cette méthode
00:27:50de soigner l'hernie
00:27:51finalement
00:27:51elle a des failles
00:27:52il y a des cas de figure
00:27:53où ça se passe très bien
00:27:54mais là il y a des problèmes
00:27:55ça veut dire que
00:27:55le produit
00:27:56le produit
00:27:56n'est pas maîtrisé
00:27:59le protocole médical
00:28:00n'est peut-être pas
00:28:00totalement finalisé
00:28:01et il y a des cas de figure
00:28:03où ça se finit en clochemar
00:28:04voilà
00:28:04donc lui
00:28:05alors Arnaud Denis
00:28:05s'est suicidé
00:28:06l'inquiétant
00:28:07c'est qu'on va à l'hôpital
00:28:08pour se faire soigner
00:28:09une hernie
00:28:09qui est une pathologie
00:28:11tout à fait banale
00:28:12même si ça peut être grave
00:28:13si ça c'est un étranglement
00:28:14enfin voilà
00:28:15c'est quand même pas
00:28:15quelque chose
00:28:16une opération
00:28:16à coeur ouvert
00:28:17avec triple pontage
00:28:18et on finit
00:28:20par avoir des douleurs
00:28:20il y a des gens
00:28:21qui vivent un cauchemar
00:28:22ils n'en sont pas encore
00:28:22au suicide
00:28:23et quand on arrive
00:28:24après une opération
00:28:25pour une hernie anguinale
00:28:26aller se faire
00:28:27un thénésien en Belgique
00:28:27ça veut dire quand même
00:28:28que la médecine en France
00:28:29elle a un énorme problème
00:28:30on va préciser
00:28:31qu'il avait porté plainte
00:28:32et que sa plainte
00:28:33a été classée sans suite
00:28:34bien sûr
00:28:34bien sûr
00:28:35mais souvent ça se passe comme ça
00:28:36parce qu'il n'y a pas
00:28:36assez d'éléments
00:28:37pour déterminer
00:28:37c'est la faute à qui
00:28:38enfin quand vous êtes
00:28:39oublié de douleur
00:28:40au point de vouloir vous suicider
00:28:41et de vous faire donner de la mort
00:28:42c'est quand même
00:28:43que la médecine a quand même
00:28:44à un moment donné
00:28:45la médecine a failli
00:28:48Cet amendement
00:28:49est un amendement
00:28:49finalement d'évidence sociale
00:28:51d'évidence sanitaire
00:28:52Madame la Ministre
00:28:53puisqu'il vise
00:28:53à mettre fin
00:28:54aux exonérations fiscales
00:28:55dont bénéficient
00:28:56les entreprises
00:28:57qui produisent la malbouffe
00:28:58qui fait des dégâts majeurs
00:28:59dans notre pays
00:29:00on fait face là
00:29:00à des épidémies
00:29:01d'obésité
00:29:02de diabète
00:29:03de prévalence du cancer
00:29:05qui sont directement liées
00:29:06à la consommation
00:29:07de malbouffe
00:29:08vous choisissez
00:29:09sciemment
00:29:10la cupidité
00:29:11plutôt que la protection
00:29:12de la santé
00:29:12de nos concitoyens
00:29:14voire même de leur vie
00:29:15Voilà le message
00:29:16s'est adressé
00:29:16à Amélie de Mochana
00:29:17qui était ministre
00:29:18des comptes publics
00:29:18à l'époque
00:29:19puisque plusieurs projets
00:29:20de parlementaires
00:29:22avaient été retoqués
00:29:23sur le fait
00:29:23qu'il faut aujourd'hui
00:29:24que les pouvoirs publics
00:29:26interviennent
00:29:27dans la sélection
00:29:28des aliments
00:29:29qui sont mis en vente
00:29:30dans la grande distribution
00:29:31parce que c'est là
00:29:33où les gens
00:29:33ou les consommateurs
00:29:34avec peu de moyens
00:29:35vont se fournir
00:29:36et que
00:29:37ces parlementaires
00:29:38là en l'occurrence
00:29:39il s'agit de 16 sénateurs
00:29:41écologistes
00:29:42ont demandé
00:29:42qu'il y ait 80
00:29:43produits alimentaires
00:29:45de base
00:29:46qui soient
00:29:48contrôlés
00:29:48qui présentent
00:29:49des qualités
00:29:50nutritionnelles
00:29:50et de santé
00:29:51garanties
00:29:52à un prix
00:29:52tout à fait
00:29:53excessif
00:29:53voilà
00:29:53c'est une mesure sociale
00:29:54il y a eu plusieurs tentatives
00:29:56qui ont été rejetées
00:29:57mais aujourd'hui
00:29:58c'est un vrai débat
00:29:59la malbouffe s'installe
00:30:00aujourd'hui dans l'alimentation
00:30:01quotidienne des français
00:30:02elle frappe en premier lieu
00:30:04les pauvres
00:30:04les gens qui n'ont pas de revenus
00:30:06c'est toujours pour eux
00:30:07que la malbouffe est destinée
00:30:08c'est eux qui ensuite
00:30:09subissent les conséquences
00:30:10aujourd'hui on les a chiffrées
00:30:11on les a quantifiées
00:30:13la malbouffe
00:30:14c'est 4 milliards de pertes
00:30:15pour la société sociale
00:30:16avec des maladies
00:30:17quelquefois terribles
00:30:18obésité, cardiovasculaire
00:30:19maladies cardiovasculaires
00:30:20quelquefois des cancers
00:30:21voilà
00:30:22on le sait
00:30:23on a un drama agricole
00:30:26épouvantable
00:30:26je faisais allusion tout à l'heure
00:30:27aux difficultés
00:30:28de la ministre de l'agriculture
00:30:29pour faire face
00:30:30aux difficultés
00:30:31de nos paysans
00:30:32et l'une des solutions
00:30:34serait évidemment
00:30:35que l'on se fournisse
00:30:37dans l'agriculture française
00:30:37de qualité
00:30:38que l'offre publique
00:30:39c'est un débat
00:30:40qui a lieu
00:30:41sur cette antenne
00:30:42sur laquelle je reviens souvent
00:30:43que l'offre publique
00:30:44la commande publique
00:30:45s'adresse en priorité
00:30:47ça faudrait faire une loi
00:30:48voilà
00:30:48obligation
00:30:49pour les institutions françaises
00:30:52que ce soit
00:30:52dans les milieux scolaires
00:30:54que ce soit
00:30:55dans les maisons
00:30:55de personnes âgées
00:30:56et dans toute la restauration
00:30:58collective
00:30:58qui dépend des institutions
00:30:59de la république
00:31:00obligation
00:31:01d'acheter d'abord
00:31:02des produits français
00:31:03ou européens
00:31:03bien entendu
00:31:04ou européens
00:31:05et si vraiment
00:31:06on n'a pas cette qualité
00:31:07à ce prix là
00:31:07on peut passer les frontières
00:31:09et les chercher ailleurs
00:31:09donc cette démarche
00:31:10des 16 sénateurs
00:31:11est totalement louable
00:31:12oui
00:31:1380 produits
00:31:13ou 80 aliments
00:31:14monsieur le maire
00:31:15avait fait un moment donné
00:31:16dans le panier de la ménagère
00:31:17des produits pas chers
00:31:17non
00:31:18il ne faut pas que ce soit
00:31:19des produits seulement pas chers
00:31:20il faut que ce soit
00:31:20des produits de qualité
00:31:21aujourd'hui on empoisonne
00:31:22une partie de la population
00:31:23avec de la malbouffe
00:31:24vendue en grande surface
00:31:26librement
00:31:26on en connaît les ravages
00:31:28on en connaît le fléau
00:31:29on en connaît les dégâts
00:31:30il serait temps
00:31:30aujourd'hui que la classe politique
00:31:31et les parlementaires
00:31:32prennent les responsabilités
00:31:33et prennent des mesures adéquates
00:31:35pour permettre aux français
00:31:36notamment
00:31:37à ceux qui sont les plus défavorisés
00:31:38d'accéder à une nourriture saine
00:31:41compatible
00:31:41respectueuse
00:31:42de l'environnement
00:31:42qui leur fasse du bien
00:31:44on est sur un phénomène
00:31:45de destruction
00:31:46intellectuelle massive
00:31:47on est sur un fait sociétal
00:31:48il faut que les parents
00:31:49qui nous regardent
00:31:50disent à leurs enfants
00:31:51est-ce que t'es sûr
00:31:52que t'en as besoin
00:31:52est-ce qu'on va pas en décrocher
00:31:53un ou deux
00:31:54est-ce qu'on va en désinstaller
00:31:55un ou deux de ton téléphone
00:31:56j'insiste
00:31:56c'est un enjeu vital
00:31:57maintenant
00:31:58tout ce qui vient polluer
00:31:59l'esprit de nos enfants
00:32:00doit être objectivement
00:32:02réduit au minimum
00:32:03limité dans le temps
00:32:04écarté
00:32:05désinstallé
00:32:05si c'est possible
00:32:07Anissa
00:32:07il y a des enfants
00:32:07qui feraient de la résistance
00:32:08pour demander un peu plus
00:32:10de temps d'écran
00:32:11alors j'ai envie de vous dire
00:32:13que très malheureusement
00:32:14c'est leur job
00:32:15d'essayer de faire de la résistance
00:32:17et de grappiller des minutes
00:32:18voire même des heures
00:32:19et c'est bien ça
00:32:20qui est malheureux
00:32:21supplémentaire
00:32:21sur leur smartphone
00:32:23ceci dit
00:32:24c'est aux parents
00:32:24peut-être
00:32:25de jouer au gendarme
00:32:26et de calmer un petit peu
00:32:27le jeu
00:32:28et c'est un peu
00:32:30ce que racontent
00:32:32nos camarades
00:32:33du journal Le Parisien
00:32:34aujourd'hui
00:32:34en parlant d'une famille
00:32:35du Maine-et-Loire
00:32:37qui explique comment
00:32:38est-ce qu'avec leurs deux enfants
00:32:39ils ont des difficultés
00:32:40à faire respecter
00:32:41quelques règles
00:32:42à peine rentrés
00:32:43de l'école
00:32:44et bien les enfants
00:32:45s'enferment dans leur chambre
00:32:46et jouent
00:32:47et ce qui est frappant
00:32:48si vous voulez
00:32:49dans cette histoire
00:32:50qui est d'une banalité
00:32:51extraordinaire aujourd'hui
00:32:52puisqu'on a beau répéter
00:32:53depuis un paquet d'années
00:32:54que c'est dangereux
00:32:55que ce n'est pas bon
00:32:55pour le développement cognitif
00:32:56enfin on ne va pas refaire
00:32:57l'histoire
00:32:58les débats
00:32:59vous les avez entendus
00:33:00mille fois
00:33:01mais c'est de voir
00:33:02à quel point aujourd'hui
00:33:02ce genre de scène
00:33:04est devenu banal
00:33:05et puis c'est devenu
00:33:06un fait comme un autre
00:33:07bah oui c'est ennuyeux
00:33:08bah les enfants
00:33:09passent beaucoup de temps
00:33:09et puis c'est tout
00:33:10sauf que les effets
00:33:11eux ils débordent
00:33:12très largement des maisons
00:33:13et très largement
00:33:14des chambres des enfants
00:33:15selon l'INSEE
00:33:1637% des 15-19 ans
00:33:18disent écourter leur sommeil
00:33:20au moins une fois
00:33:21par semaine
00:33:21pour rester sur un écran
00:33:22on sait que c'est bien plus
00:33:23et puis
00:33:24si on ne s'arrête pas
00:33:25qu'aux enfants
00:33:26et aux adolescents
00:33:27on peut même faire
00:33:28une petite ouverture
00:33:28sur les adultes
00:33:29en fait les séquelles
00:33:31sur nos capacités cognitives
00:33:33sont dramatiques
00:33:34on s'habitue à renier
00:33:35sur le sommeil
00:33:36sur la conversation
00:33:37on devient un petit peu replié
00:33:38complètement sur nous même
00:33:39l'esprit ne s'oppose plus
00:33:40de questions
00:33:41et voilà en fait
00:33:42ce que j'appellerais
00:33:43une mort cognitive
00:33:44à petit feu
00:33:45là en l'occurrence
00:33:46et dans l'histoire
00:33:47qu'on a évoqué
00:33:48dans le journal
00:33:49Le Parisien
00:33:49c'est une famille
00:33:50qui baisse les bras
00:33:50devant les écrans
00:33:51et qui ne nous étonne
00:33:52même plus
00:33:53et en fait
00:33:53en faisant ça
00:33:54on baisse nous tous
00:33:55les bras
00:33:55face à ce que nous sommes
00:33:57normalement
00:33:57intrinsèquement
00:33:58des êtres
00:33:58qui réfléchissent
00:33:59et puis qui pensent
00:34:00la fabrique du crétin
00:34:02est devenue
00:34:02la norme
00:34:03pas seulement à l'école
00:34:04et les écrans
00:34:04y participent
00:34:05les écrans mal utilisés
00:34:07science en conscience
00:34:07n'est qu'une de l'âme
00:34:09merci pour ce témoignage
00:34:11Anissa
00:34:11parce que vous êtes
00:34:12parents comme moi
00:34:13et nous sommes vigilants
00:34:14l'un et l'autre
00:34:14sur la question
00:34:15dans quelques instants
00:34:16nous retrouvons Bercoff
00:34:18dans tous ses états
00:34:19et puis évidemment
00:34:20son regard
00:34:21s'enfiltre sur l'actualité
00:34:22aujourd'hui
00:34:23il va nous parler
00:34:24d'intelligence artificielle
00:34:26les français parlent au français
00:34:29les carottes sont cuites
00:34:32Sud Radio Bercoff
00:34:34dans tous ses états
00:34:35tu dis des mots
00:34:36encore des mots
00:34:38toujours les mêmes
00:34:40tu dis pas le froid
00:34:42tu dis souvent
00:34:43n'importe quoi
00:34:45tu dis des mots
00:34:47encore des mots
00:34:48encore faut-il savoir
00:34:50de qui sont les mots
00:34:52qui les composent
00:34:54qui les manipulent
00:34:56et bien
00:34:57grand scandale
00:34:59dans le petit monde
00:35:00de la littérature
00:35:02et des prix littéraires
00:35:05un écrivain d'origine haïtienne
00:35:07né à Haïti
00:35:08qui vient à Montréal
00:35:09qui s'appelle
00:35:10Télison Aurélien
00:35:12vient de publier
00:35:13aux éditions
00:35:14Grasset
00:35:14c'était ça
00:35:15ou mourir
00:35:16roman
00:35:17alors
00:35:18formidable réaction
00:35:21des critiques
00:35:22tous
00:35:22tous
00:35:23Amélie Nothombe
00:35:24un livre prodigieux
00:35:25un tour de force
00:35:26Trapenard
00:35:27Augustin Trapenard
00:35:28de la grande librairie
00:35:29un sens de la formule
00:35:31à couper le souffle
00:35:33Kamel Daoud
00:35:34dans le point
00:35:35un très bel écrivain
00:35:38je n'ai jamais vu
00:35:39un livre
00:35:40à lui
00:35:40un livre pareil
00:35:41depuis longtemps
00:35:41le masque et la plume
00:35:43tout le monde
00:35:44c'est ce bumbi
00:35:45déjà un prix
00:35:47FNAC
00:35:47d'autres
00:35:48d'autres
00:35:49il est nominé
00:35:49au concours
00:35:50au Renaud
00:35:51d'eau
00:35:54attention
00:35:55contrat de traduction
00:35:56dans 23 pays
00:35:58voilà
00:35:59le chef d'oeuvre
00:36:00ça y est
00:36:00la révélation
00:36:02des révélations
00:36:02et puis
00:36:04on découvre
00:36:05en tout cas
00:36:05on apprend
00:36:06que par le détecteur
00:36:08d'intelligence artificielle
00:36:09Pogram
00:36:10il a été soumis à ça
00:36:11et bien on constate
00:36:13qu'en partie
00:36:14il aurait été écrit
00:36:16par l'intelligence artificielle
00:36:18oui
00:36:18cette pelée
00:36:19cette galeuse
00:36:20où nous vient tout le mal
00:36:21l'IA
00:36:22alors qu'est-ce qui se passe
00:36:24évidemment
00:36:24où est la créativité
00:36:26vous imaginez
00:36:27on s'attaque
00:36:27qu'on parle de
00:36:30médecine
00:36:31qu'on parle
00:36:32de robotisation
00:36:33etc
00:36:34l'IA
00:36:35effectivement
00:36:36joue son rôle
00:36:36mais là
00:36:37on s'attaque au coeur
00:36:38au coeur du réacteur
00:36:40de la création
00:36:41alors qui écrit
00:36:43et comment on reprend
00:36:45alors évidemment
00:36:45polémique totale
00:36:47sur les corps de phrases
00:36:48sur les mots
00:36:50sur comment ça s'organise
00:36:51etc
00:36:51évidemment
00:36:53l'auteur se défend
00:36:54en disant
00:36:54oui c'est parce que
00:36:55je suis haïtien
00:36:56et racisé
00:36:57bon
00:36:57c'est de bonne guerre
00:36:58mais en fait
00:37:00l'IA
00:37:02a déjà conquis
00:37:04beaucoup de territoires
00:37:05sur le plan
00:37:07politique
00:37:08combien de politique
00:37:10et d'assistant
00:37:12des politiques
00:37:13se servent de l'IA
00:37:14sur le plan
00:37:16juridique
00:37:17sur le plan
00:37:18médical
00:37:19et autres
00:37:19mais là
00:37:20évidemment
00:37:20le bas blesse
00:37:21parce qu'on s'attaque
00:37:22à quoi ?
00:37:23à la créativité
00:37:24à la création
00:37:25alors quoi ?
00:37:26ça veut dire
00:37:26qu'une IA
00:37:27peut faire comme Proust
00:37:28une IA
00:37:29peut faire
00:37:30Baudelaire
00:37:31peut faire Rimbaud
00:37:32peut faire
00:37:34Lautréamont
00:37:34peut faire
00:37:35hélas
00:37:35scandale des scandales
00:37:37en fait
00:37:38le véritable problème
00:37:40il est très simple
00:37:40aujourd'hui
00:37:42ça pose
00:37:42l'ère du soupçon
00:37:44demain
00:37:45on publie des livres
00:37:46on publie des écrits
00:37:47on publie des créations
00:37:49on a vu d'ailleurs
00:37:50en 1900
00:37:51que dans le domaine
00:37:52de la peinture
00:37:53un âne
00:37:54on avait trempé
00:37:55la queue d'un âne
00:37:57dans de la peinture
00:37:58et il avait signé
00:37:59un tableau
00:38:00ça signait
00:38:01Bon Ronali
00:38:01et tout le monde
00:38:02s'était extasié
00:38:03alors on ne dit pas du tout
00:38:04que là
00:38:05il s'agit de la même chose
00:38:06on dit simplement
00:38:07que ce qu'il faudrait
00:38:09quand même
00:38:09la moindre des choses
00:38:11après tout
00:38:12pourquoi ne pas utiliser
00:38:13l'IA
00:38:13mais il faut le dire
00:38:14c'est tout
00:38:15aujourd'hui
00:38:16l'ère du soupçon
00:38:17est là
00:38:18à partir du moment
00:38:19où vous
00:38:20dans n'importe quel domaine
00:38:21vous utilisez l'IA
00:38:22et bien il faut dire
00:38:24ce roman
00:38:25ce texte
00:38:26cet essai
00:38:27a été écrit
00:38:28avec l'aide
00:38:29de l'intelligence artificielle
00:38:30on annonce la couleur
00:38:32on le dit
00:38:33transparence
00:38:34et le reste
00:38:35et bien évidemment
00:38:36on se posera la question essentielle
00:38:38où est la création
00:38:39aujourd'hui
00:38:40est-ce que
00:38:41l'homme
00:38:41la femme
00:38:42l'être humain
00:38:43est capable de création originale
00:38:45où il ne pourra plus se passer
00:38:47de l'intelligence artificielle
00:38:48telle est la question
00:38:50et elle n'est pas résolue
00:38:51merci
00:38:52à demain
00:38:55c'était André Bercoff
00:38:57qui soulevait
00:38:58de vraies interrogations
00:39:00j'allais dire
00:39:01civilisationnelles
00:39:02Anissa
00:39:03inhabituellement
00:39:04je voudrais que vous et moi
00:39:05on discute
00:39:07sur cette crainte
00:39:08que nous avons
00:39:09de ce que peut devenir
00:39:10l'intelligence artificielle
00:39:11qui est évidemment
00:39:12évidemment
00:39:13une conquête
00:39:14scientifique majeure
00:39:15mais comme l'a dit
00:39:16André Bercoff
00:39:17si science
00:39:18sans conscience
00:39:18n'est que ruine de l'âme
00:39:19nous ne jugulons pas
00:39:20les dérives que cela peut supposer
00:39:22et les impostures
00:39:23que cela peut apporter
00:39:24et bien nous courrons
00:39:25à la catastrophe
00:39:26mais complètement
00:39:27mais enfin
00:39:28ce n'est pas la première fois
00:39:28d'ailleurs
00:39:29qu'on est un petit peu dépassé
00:39:30dans nos comportements
00:39:31par les innovations
00:39:32à ce jour
00:39:34l'intelligence artificielle
00:39:35effectivement remplace
00:39:36une grande partie
00:39:37des travaux
00:39:38que nous sommes censés
00:39:39effectuer tout à l'heure
00:39:39on parlait des téléphones
00:39:41et de l'impact
00:39:42sur nos capacités cognitives
00:39:44l'intelligence artificielle
00:39:45c'est exactement ça
00:39:45on aura l'occasion
00:39:47je pense qu'il faudra
00:39:47qu'on fasse un jour
00:39:48un face à face
00:39:49avec plaisir
00:39:50pour l'instant
00:39:50nous avons Romain
00:39:51qui nous appelle
00:39:52de Gassin
00:39:53joli Gassin
00:39:54c'est juste au-dessus de Saint-Tropez
00:39:55c'est entouré par les vignes
00:39:56avec du Mourvèdre
00:39:57et du Saint-Saëns
00:39:58on fait du très bon rosé
00:39:59c'est ça Romain
00:40:00vous êtes bien de Gassin
00:40:02c'est exact
00:40:03là je suis en déplacement
00:40:04mais je suis de Gassin
00:40:04et vous avez très bien décrit
00:40:06la situation du village
00:40:08alors que vous inspire
00:40:09les déclarations
00:40:10du président des Etats-Unis
00:40:12alors Trump
00:40:13Trump
00:40:14pour moi
00:40:14c'est très particulier
00:40:15parce qu'il fait toujours
00:40:17des déclarations
00:40:17qui attirent
00:40:18les foudres de la presse
00:40:19et fait autre chose
00:40:21par derrière
00:40:23Trump
00:40:24est enlisé
00:40:25avec Israël
00:40:27dans une guerre
00:40:28qu'il n'a pas déclenché
00:40:29c'est Israël
00:40:30qui est au milieu
00:40:31d'un monde
00:40:32et qui fout la pagaille
00:40:34depuis un certain nombre d'années
00:40:35et puis il essaye
00:40:36de s'en dépatouiller
00:40:37mais il n'a pas la main
00:40:38avec l'Iran
00:40:39et les déclarations
00:40:40qu'il a faites à l'ONU
00:40:41même s'il attaque l'OTAN
00:40:43etc.
00:40:46dans une direction
00:40:47où on va diviser
00:40:47le monde en trois
00:40:49il va y avoir
00:40:49les Etats-Unis
00:40:51Amérique du Sud
00:40:51Amérique du Nord
00:40:52il va y avoir l'Europe
00:40:53avec l'Asie
00:40:56une partie de l'Asie
00:40:56et il va y avoir
00:40:57ensuite le bloc africain
00:40:59et ça risque
00:41:00d'être un découpage
00:41:01maintenant
00:41:01c'est pas accessible
00:41:03aujourd'hui
00:41:04et visuellement
00:41:04réellement
00:41:05mais Trump
00:41:06il fera toujours
00:41:07des effets d'annonce
00:41:08qui attireront la presse
00:41:09et les foudrons de la presse
00:41:10parce qu'il est détesté
00:41:11par la presse
00:41:12parce que la presse
00:41:12ne lui appartient pas
00:41:14et pour moi
00:41:15ça n'a pas d'importance
00:41:16qu'il ait déclaré
00:41:16qu'Adolf Hitler
00:41:18avait fait un discours
00:41:19au niveau de la tour Eiffel
00:41:20c'est une bourde
00:41:21c'est tout
00:41:21tout à fait
00:41:23vous êtes inquiet
00:41:24quand même
00:41:24par les conséquences
00:41:26que ce genre
00:41:26de déclaration
00:41:28peut avoir
00:41:28les conséquences
00:41:29ou ça reste
00:41:30du verbiage
00:41:32alors ce qui me désole
00:41:33et ce qui me désole vraiment
00:41:34c'est qu'on voit bien
00:41:36que
00:41:37le monde actuel
00:41:38de la presse
00:41:39pas à Sud Radio
00:41:39en partie
00:41:42déteste Trump
00:41:42et le rend
00:41:44comme le diable
00:41:45on voit par exemple
00:41:46que Macron
00:41:47n'a pas le même trait
00:41:48d'attente
00:41:48alors que
00:41:49c'est la bête
00:41:50de l'événement
00:41:50et je rebondis
00:41:51pour dire
00:41:52le pape a entièrement raison
00:41:53de ne pas l'accepter
00:41:54dans Notre-Dame de Paris
00:41:55qui a été détruite
00:41:56sous Macron
00:41:57avec le sourire de Macron
00:41:59et de son premier ministre
00:42:00à l'époque
00:42:00au moment de se rendre
00:42:02sur les lieux
00:42:02et avec des modifications
00:42:04qui sont plus
00:42:05framasonnes
00:42:08que chrétiennes
00:42:08et bien justement
00:42:09on va en parler là
00:42:10pendant une heure
00:42:11justement
00:42:12du président de la République
00:42:13et de son comportement
00:42:14vis-à-vis
00:42:14merci
00:42:14merci Romain
00:42:16pour votre témoignage
00:42:17et puis
00:42:18profitez bien
00:42:19de la qualité
00:42:19de la vie à Gassin
00:42:20et dégustez avec modération
00:42:22les bons rosés de Provence
00:42:23qui sont produits
00:42:24sur ce magnifique terroir
00:42:25à très bientôt
00:42:26alors Emmanuel Macron
00:42:29aurait-il dû assister
00:42:31aux messes
00:42:31célébrées par le pape
00:42:32Léon XIV en France
00:42:34respect scrupuleux
00:42:35de la laïcité
00:42:36ou absence difficile
00:42:37à comprendre
00:42:37pour le chef de l'État
00:42:39nous en débattrons
00:42:40avec Gilbert Abergel
00:42:41président du comité
00:42:42laïcité république
00:42:43avant de confronter
00:42:45son analyse
00:42:45à celle de Jean-Frédéric Poisson
00:42:47président du parti
00:42:48chrétien démocrate
00:42:48rendez-vous
00:42:49dans quelques instants
00:42:51sur Sud Radio
00:42:51... et ces températures
00:42:53souvent supérieures
00:42:54à 30 degrés
00:42:54dans le sud
00:42:56Midi 14h
00:42:57Sud Radio
00:42:58la France dans tous ses états
00:43:01le face à face
00:43:03Bonjour
00:43:04vous êtes bien
00:43:05vous êtes bien
00:43:06sur Sud Radio
00:43:06il est 13h04
00:43:08si vous nous rejoignez
00:43:09maintenant
00:43:10nous allons parler
00:43:11voyage du pape
00:43:13en France
00:43:14cérémonie potificale
00:43:15présidence de la république
00:43:17et laïcité
00:43:18pour en discuter
00:43:19voilà
00:43:20nous avons fait appel
00:43:20à deux sommités
00:43:21du sud
00:43:22de la question
00:43:24Gilbert
00:43:25Abergel
00:43:25qui est président
00:43:26du comité
00:43:27laïcité république
00:43:28qui est en visio
00:43:29avec nous
00:43:29et puis tout à l'heure
00:43:29nous rejoindrons
00:43:30Jean-Frédéric Poisson
00:43:31qui est
00:43:32le représentant
00:43:33un petit peu
00:43:33de ceux
00:43:34qui se revendiquent
00:43:35encore comme chrétiens
00:43:36aujourd'hui
00:43:36dans le monde
00:43:37politique français
00:43:39le président de la république
00:43:41a dit
00:43:42qu'il a fait savoir
00:43:43qu'il ne participerait
00:43:44pas aux messes
00:43:47il pouvait y aller
00:43:47ne pas y aller
00:43:48comment faut-il interpréter
00:43:50ce message
00:43:51est-ce que c'est plutôt
00:43:52une petite froideur
00:43:53avec le Vatican
00:43:54on se souvient
00:43:55qu'il n'y avait eu
00:43:56non pas des tensions
00:43:57avec le pape François
00:43:58qui avait refusé
00:43:59de participer
00:44:00à la cérémonie
00:44:00de réouverture
00:44:01de Notre-Dame
00:44:02le pape François
00:44:03était venu à Marseille
00:44:04il était venu en Corse
00:44:05le président de la république
00:44:05était allé
00:44:06donc relation un peu compliquée
00:44:08avec le Vatican
00:44:09ou est-ce que
00:44:10le président de la république
00:44:11a voulu faire preuve
00:44:12tout simplement
00:44:12de laïcité
00:44:13je n'ai pas à mimisser
00:44:15dans des cérémonies religieuses
00:44:16on verra bien
00:44:17que selon le cas
00:44:18le discours change
00:44:20Gilbert Abergel
00:44:22merci d'être avec nous
00:44:23en visio
00:44:23en direct
00:44:24sur Sud Radio
00:44:25en tant que président
00:44:26du comité
00:44:27laïcité république
00:44:28ça ne vous choque pas
00:44:29que le président de la république
00:44:30n'aille pas
00:44:31à la messe
00:44:31tout simplement
00:44:34Bonjour
00:44:34alors d'abord
00:44:35il faut dénoncer
00:44:36une fausse barbe
00:44:37c'est-à-dire que
00:44:37si le président de la république
00:44:39s'abrite derrière
00:44:40le principe de laïcité
00:44:41pour ne pas aller à la messe
00:44:42il se trompe
00:44:44aucune loi
00:44:45aucun dispositif
00:44:47n'interdit
00:44:48un président de la république
00:44:48d'assister à une messe papale
00:44:49donc ce n'est pas
00:44:50ce n'est pas
00:44:51par respect
00:44:53de l'esprit laïque
00:44:54que le président de la république
00:44:55n'y va pas
00:44:56j'opterais plutôt
00:44:57pour la seconde
00:44:59de vos deux hypothèses
00:45:00à savoir
00:45:00une petite chamaillerie
00:45:01on a évoqué
00:45:03quelques incidents
00:45:03quelques
00:45:04voilà
00:45:04un peu caractériels
00:45:08je crois
00:45:08voilà
00:45:09ou des malentendus
00:45:10peut-être
00:45:10enfin bon
00:45:11des malentendus
00:45:12le pape françois
00:45:13lui
00:45:14était très clair
00:45:15il ne voulait pas
00:45:16participer
00:45:17j'allais dire
00:45:17à l'inauguration
00:45:18de la nouvelle Notre-Dame
00:45:20restaurée
00:45:20ressuscitée
00:45:21si je peux exprimer
00:45:22un thème religieux
00:45:23considérant
00:45:24que c'était une opération
00:45:25qui était à la gloire
00:45:26personnelle d'Emmanuel Macron
00:45:27et que le pape
00:45:28n'avait pas à se mêler
00:45:29de ce genre de manifestation
00:45:30c'est un petit peu
00:45:30comme ça qu'il fallait
00:45:31l'interpréter
00:45:32c'est tout à fait ça
00:45:33puisqu'en fait
00:45:35ce qui traîne
00:45:36dans les couloirs
00:45:36à savoir que c'est
00:45:38à la suite
00:45:39de cette prise de position
00:45:42du pape
00:45:42que le président
00:45:44de la République
00:45:44a dit
00:45:45ben moi j'irai pas
00:45:46voilà
00:45:46c'est un peu
00:45:46c'est un peu
00:45:48puéril
00:45:48enfin si c'était ça
00:45:49ce serait puéril
00:45:50voilà
00:45:50vous vous souvenez
00:45:50il était allé quand même
00:45:51il n'était pas convoqué
00:45:52mais il tenait à marquer le coup
00:45:53il est allé le retrouver
00:45:54à Jacques-Chiot
00:45:56on le voit lui mettre
00:45:57la main sur l'épaule
00:45:58et le tutoyer
00:45:59on était assez
00:45:59les catholiques français
00:46:01étaient assez étonnés
00:46:02de la désinvolture
00:46:03du président
00:46:04de la République française
00:46:04avec le souverain pontife
00:46:07et puis là donc
00:46:08c'est la visite
00:46:08de Léon XIV
00:46:10on va juste écouter
00:46:11le porte-parole
00:46:12de l'épiscopat français
00:46:13donner sa version
00:46:14de ce que je peux appeler
00:46:16l'incident
00:46:16on écoute
00:46:17l'important c'est
00:46:18qu'il soit représenté
00:46:19par son épouse
00:46:20et puis le Premier ministre
00:46:21il y a d'autres lieux
00:46:22où peut-être le président
00:46:23aurait pu aller
00:46:24ou il n'ira pas
00:46:25mais il sera évidemment
00:46:26représenté
00:46:27en tout cas
00:46:28ce que je peux dire
00:46:29au nom de toute l'organisation
00:46:30c'est que depuis le début
00:46:32les relations
00:46:33avec l'Elysée
00:46:34avec les ministères
00:46:35avec les préfectures
00:46:36de police
00:46:37sont vraiment excellentes
00:46:38et que tout le monde
00:46:39fait preuve
00:46:40d'une grande
00:46:40grande disponibilité
00:46:41pour faire en sorte
00:46:42que le voyage
00:46:43du pape en France
00:46:44se passe dans
00:46:45les meilleures conditions
00:46:47Gilles Bérabergel
00:46:47on dirait que le curé
00:46:48botte en touche
00:46:49un petit peu
00:46:50quand j'entends
00:46:51le présentant
00:46:51d'épiscopat
00:46:52oui oui
00:46:53un petit peu
00:46:54parce qu'effectivement
00:46:55tout se passe bien
00:46:55l'organisation est parfaite
00:46:57ça fait des mois
00:46:58que l'on prépare
00:46:59cette venue du pape
00:47:00bon de là à dire
00:47:01qu'il n'y a pas
00:47:02de malentendu
00:47:03je trouve ça
00:47:03un petit peu rapide
00:47:04mais ce n'est pas
00:47:05le plus important
00:47:06je crois que c'est vraiment
00:47:08tout à fait subalterne
00:47:09est-ce qu'il peut y avoir
00:47:09une histoire de montant
00:47:11et de financement
00:47:11la visite du pape
00:47:13coûte 26 millions
00:47:14à l'église catholique
00:47:15pour l'instant
00:47:16l'épiscopat
00:47:16je crois
00:47:17on a rassemblé
00:47:17que 7 millions
00:47:18il en manque presque 19
00:47:19ils vont peut-être les trouver
00:47:21la république assure
00:47:22bien entendu
00:47:23l'ordre public
00:47:23et la sécurité
00:47:24c'est de sa compétence
00:47:27et je crois
00:47:28qu'on est à
00:47:29on est estimé
00:47:29à 5 millions
00:47:31le coût
00:47:31que peut coûter
00:47:32cette sécurité
00:47:32parce qu'on suppose
00:47:33que un voyage fontifical
00:47:34demande des mesures
00:47:35particulières
00:47:36c'est pas non
00:47:37c'est pas une histoire
00:47:38de gros sous non plus
00:47:39qu'est-ce qui peut
00:47:40au départ
00:47:41créer cette petite
00:47:42les autres fois
00:47:43le pape était toujours venu
00:47:44je veux dire
00:47:44il avait été accueilli
00:47:46dans un œcuménisme total
00:47:47et les institutions
00:47:49de la république
00:47:49étaient là
00:47:50comment vous expliquez
00:47:51cette petite froideur
00:47:52entre la république
00:47:53et le vatican
00:47:54alors que la france
00:47:55je vous le rappelle
00:47:55cher Gilbert Abergel
00:47:57reste à fayonner
00:47:58de l'église
00:47:59oui
00:47:59et je crois
00:48:01qu'un pape
00:48:01lui a reproché
00:48:02lors du vote
00:48:03d'une certaine loi
00:48:04d'avoir trahi
00:48:05son baptême
00:48:06tout à fait
00:48:08Jean-Paul II
00:48:10je ne pense pas
00:48:11que c'est une question
00:48:12en dessous
00:48:12puisque en fait
00:48:13la mairie de Paris
00:48:14s'assoit sur une certaine somme
00:48:15en ne faisant pas payer
00:48:16la mise à disposition
00:48:17d'espace public
00:48:19je crois que
00:48:20je crois qu'on va trouver
00:48:22l'argent va se trouver
00:48:23il y a un certain nombre
00:48:24d'industriels
00:48:26et de prêtataires
00:48:27qui sont prêts
00:48:27à mettre la main à la poche
00:48:28je ne pense pas
00:48:29que ce soit ça
00:48:30les catholiques sont riches
00:48:31vous croyez qu'il y a encore
00:48:31des riches chez les catholiques
00:48:32oui
00:48:34le denier du culte
00:48:34ne se trouve pas si bien
00:48:35ils ont les mêmes problèmes
00:48:36que les laïcs
00:48:38absolument
00:48:38non non je ne pense pas
00:48:39non non
00:48:39je crois qu'effectivement
00:48:40ce sont probablement
00:48:42des grands donateurs
00:48:43qui mettront la main à la poche
00:48:44peut-être trouvera-t-on
00:48:46un moyen
00:48:47de faire participer
00:48:48la puissance publique
00:48:49je n'en sais rien
00:48:50ça fait partie
00:48:51des négociations
00:48:52en sous-main
00:48:53mais je ne pense pas
00:48:53que ce soit une affaire
00:48:54de gros sous
00:48:54je crois qu'effectivement
00:48:55ce malentendu
00:48:57s'explique simplement
00:48:59par
00:49:01un effet boomerang
00:49:02refus
00:49:03d'une déambulation
00:49:05à Notre-Dame
00:49:07donc pas de participation
00:49:08à la messe
00:49:11et puis
00:49:12comme on est diplomate
00:49:13on envoie des représentants
00:49:15et pour le reste
00:49:16tout se passe bien
00:49:16puisque le pape
00:49:17sera reçu
00:49:18par Emmanuel Macron
00:49:19et on oubliera vite
00:49:21cet incident
00:49:22mais alors surtout
00:49:23ne faisons pas porter
00:49:24cet incident
00:49:25sur une volonté
00:49:26effrénée du président
00:49:27de respecter
00:49:28la laïcité
00:49:29je crois qu'en matière
00:49:30de laïcité
00:49:31notre président
00:49:31nous a habitué
00:49:32enfin il nous a donné
00:49:33une incarnation
00:49:34du quoi qu'il en coûte
00:49:35pardon
00:49:35pas de quoi qu'il en coûte
00:49:36c'est l'en même temps
00:49:38tout en même temps
00:49:39voilà
00:49:42en même temps
00:49:44à la fois
00:49:45regretter
00:49:46que le lien
00:49:47entre l'église
00:49:48et la république
00:49:49se soit distendu
00:49:49prenant l'engagement
00:49:50de les restaurer
00:49:51et puis ensuite
00:49:52faisons une loi
00:49:53dont nous
00:49:55convenons
00:49:55qu'elle était
00:49:56tout à fait fondée
00:49:56sur la
00:49:57la réhabilitation
00:49:59le respect
00:50:00des principes
00:50:01républicains
00:50:01donc voilà
00:50:02on ne sait pas
00:50:02on ne sait pas
00:50:03où est le président
00:50:04sur ces questions là
00:50:04on écoute
00:50:06on regarde
00:50:06on observe
00:50:06on approuve
00:50:07on critique
00:50:08est-ce qu'on n'a pas
00:50:09l'impression
00:50:09que finalement
00:50:10c'est l'église catholique
00:50:12et ses représentants
00:50:13comment vous dire
00:50:15qui sont plus soucieux
00:50:16des valeurs démocratiques
00:50:17des valeurs de la république
00:50:19de ses principes
00:50:20par rapport à l'égalité
00:50:21par rapport à la tolérance
00:50:23par rapport
00:50:23justement
00:50:24à la justice
00:50:25et que
00:50:26les derniers
00:50:27gouvernements français
00:50:28seraient plutôt
00:50:29sujets
00:50:30à des formes
00:50:30de libéralisme
00:50:31un petit peu
00:50:32un peu brutaux
00:50:33et que l'église
00:50:34rappelle alors
00:50:34attention
00:50:35la république
00:50:35pas laïque et sociale
00:50:37mais sociale
00:50:38elle est plus si sociale
00:50:39que ça
00:50:41retrouvez un peu
00:50:41vos valeurs de républicains
00:50:42c'est étonnant
00:50:43qu'il y ait ce paradoxe
00:50:46oui c'est étonnant
00:50:47alors maintenant
00:50:47je ne sais pas
00:50:48si c'est une démarche
00:50:50délibérée de l'église catholique
00:50:51enfin toujours est-il
00:50:52qu'effectivement
00:50:53on a oublié
00:50:54on a oublié
00:50:55enfin notre république
00:50:56a oublié
00:50:56le caractère social
00:50:57qui la caractérise
00:50:59laïque et sociale
00:51:00alors peut-être
00:51:01que effectivement
00:51:02on a un petit rappel
00:51:04à l'ordre
00:51:04mais pas si
00:51:05pas si formalisé
00:51:06que ça quand même
00:51:07il y a des catholiques
00:51:08de gauche
00:51:09il y a des catholiques
00:51:10pratiquants
00:51:11qui sont de fervents
00:51:13j'allais dire
00:51:16promoteurs de laïcité
00:51:17en disant
00:51:18elle est importante
00:51:18justement pour que
00:51:19l'église catholique
00:51:20puisse jouer son rôle
00:51:21cette loi de laïcité
00:51:22spécifiquement française
00:51:23qui protège les cultes
00:51:24et qui ne les réprime pas
00:51:26au contraire de ce que l'on dit
00:51:27dans la rue
00:51:28ça crée quand même
00:51:29aujourd'hui
00:51:29au sein de la société française
00:51:31on sent les catholiques
00:51:32certains catholiques
00:51:33sont mal à l'aise
00:51:34par rapport à l'évolution
00:51:36de la société française
00:51:36sur la facture sociale
00:51:38la violence
00:51:39la discrimination
00:51:39l'école qui s'effondre
00:51:41les chrétiens sont très inquiets
00:51:42de ce qui se passe en France
00:51:43vous évidemment
00:51:43en tant que président
00:51:44laïcité
00:51:45vous êtes aussi inquiet
00:51:46mais vous pouvez vous rejoindre
00:51:47à un moment donné
00:51:47sur cette déperdition
00:51:49des valeurs de la république
00:51:49absolument
00:51:51sur ce point-là
00:51:52effectivement
00:51:53la république
00:51:54ne joue plus son rôle
00:51:55la laïcité
00:51:56aujourd'hui
00:51:57elle est maltraitée
00:51:58il suffit de voir
00:51:59comment s'y substitue
00:52:01une laïcité
00:52:02soit disant ouverte
00:52:03une laïcité
00:52:04qui ne s'appliquerait pas
00:52:05à certaines religions
00:52:06suivez mon regard
00:52:07donc le malaise
00:52:09il est là
00:52:10il s'est installé
00:52:10n'oublions pas quand même
00:52:12que c'est
00:52:13la visibilité
00:52:15qu'on avait oubliée
00:52:16de l'appartenance religieuse
00:52:18dans l'espace public
00:52:18qui a provoqué
00:52:19toutes ces réactions
00:52:22vous pensez que la laïcité
00:52:23reste au coeur
00:52:25quand même
00:52:25du projet républicain
00:52:27ou qu'il est
00:52:28ou qu'il est malmené
00:52:29ou qu'elle est malmenée
00:52:30elle est très malmenée
00:52:31la laïcité
00:52:32est très malmenée
00:52:32elle est malmenée
00:52:35alors il reste quand même
00:52:36quelques républicains
00:52:37des deux bords
00:52:38droite et gauche
00:52:39pour la défendre
00:52:40et pour en découvrir
00:52:41pour certains d'entre eux
00:52:42les vertus
00:52:42mais à l'extrême gauche
00:52:44comme à l'extrême droite
00:52:45il y a une instrumentalisation
00:52:46de la laïcité
00:52:47qui risque de produire
00:52:49des effets
00:52:50tout à fait déplorables
00:52:53à l'extrême gauche
00:52:54pour ne se citer que
00:52:56la France insoumise
00:52:57lorsqu'on parle
00:52:58lorsqu'on invite
00:52:59les citoyens
00:53:00à voter pour ceux
00:53:00qui vous ressemblent
00:53:02c'est une aberration
00:53:03c'est une marche
00:53:04vers le communautarisme
00:53:05assumée
00:53:06c'est une négation
00:53:07absolue
00:53:08de la laïcité
00:53:09absolument
00:53:10et lorsqu'à l'extrême droite
00:53:12on parle
00:53:15de retour
00:53:15à une France éternelle
00:53:17Clovis etc
00:53:17enfin voilà
00:53:18on fait appel
00:53:19à des références politiques
00:53:20on n'est pas dans l'actualité
00:53:21aujourd'hui la laïcité
00:53:22c'est le seul principe
00:53:24c'est le seul principe
00:53:25qui puisse
00:53:26permettre à des citoyens
00:53:27de croyances différentes
00:53:29d'origines différentes
00:53:30de partager
00:53:31le même projet républicain
00:53:32bien sûr
00:53:33Gilbert Abergel
00:53:34vous restez avec nous
00:53:35Jean-Frédéric
00:53:35de toute façon
00:53:36vient de s'installer
00:53:37dans ce studio
00:53:38j'attends avec impatience
00:53:39l'échange républicain
00:53:40que vous allez avoir
00:53:41avec tous les deux
00:53:41on marque une petite pause
00:53:43on écoute juste après
00:53:44le président de la république française
00:53:45dans une nouvelle déclaration
00:53:47et ensuite
00:53:48voilà
00:53:48à trois
00:53:49et à quatre
00:53:49avec Anissa
00:53:50nous nous débattrons
00:53:51sereinement
00:53:52et démocratiquement
00:53:53de ce passionnant sujet
00:53:54à tout de suite
00:54:05vous êtes bien sûr
00:54:07Sud Radio
00:54:07il est 13h19
00:54:08vous allez assister
00:54:10à un débat passionnant
00:54:11entre Gilbert Agerbergel
00:54:13président du comité
00:54:14laïcité république
00:54:15et Jean-Frédéric Poisson
00:54:16président du parti démocrate chrétien
00:54:18ce sont des gens
00:54:19qui s'estiment
00:54:19et se respectent
00:54:20mais ça n'empêchera pas
00:54:21qu'il se dise des choses
00:54:22telles qu'il les pense
00:54:23Emmanuel Galasso
00:54:24est au standard
00:54:25Emmanuel Galasso
00:54:26est celui
00:54:27que ceux qui nous écoutent
00:54:29apprécient
00:54:30parce que
00:54:30quand on l'appelle
00:54:31il comprend tout de suite
00:54:32de quoi il s'agit
00:54:33et il donne la parole
00:54:34et je sais que vous serez nombreux
00:54:35ce sujet
00:54:36voilà
00:54:37l'église
00:54:38la religion
00:54:38la laïcité
00:54:39le président de la république
00:54:39je pense que c'est un sujet
00:54:41qui va vous interpeller
00:54:41et sur lequel vous aurez envie
00:54:43d'intervenir
00:54:43et nous raconter
00:54:45et nous faire part
00:54:45de choses extrêmement pertinentes
00:54:47Jean-Frédéric Poisson
00:54:48merci d'être en présence
00:54:49en studio
00:54:52bonjour à M. Abergel
00:54:53et bonjour à M. Gilbert Abergel
00:54:55qui est en visio
00:54:56qui nous écoute
00:54:56bonjour M. Poisson
00:54:58voilà
00:54:58vous êtes président
00:54:59c'est terrible
00:55:00parce que
00:55:00le parti démocrate chrétien
00:55:02c'est un parti
00:55:03qui en Europe
00:55:04a joué à la libération
00:55:05c'est des partis
00:55:06très importants
00:55:07en Italie
00:55:07il a gouverné
00:55:08voilà
00:55:09en France
00:55:10la formule démocrate chrétien
00:55:11on a eu
00:55:12on a eu le MRP
00:55:13on a eu le CDS
00:55:13avec Jean Le Canuet
00:55:15il y a eu une mouvance
00:55:16chrétienne démocrate en France
00:55:17mais elle ne se présente
00:55:18jamais comme ça
00:55:19aujourd'hui
00:55:20c'est le modem
00:55:21et Bayrou
00:55:21qui représentent cette sensibilité
00:55:23c'est une évolution
00:55:24à supposer
00:55:24qu'il continue d'accepter
00:55:26de le faire
00:55:26mais la question est ouverte
00:55:28voilà
00:55:28cette mouvance politique française
00:55:31est là
00:55:31vous en avez toujours dû
00:55:32le représentant
00:55:33je l'ai dit un peu comme
00:55:35je l'ai dit
00:55:35ce pauvre
00:55:37Nicolas Dupont
00:55:38Aignan
00:55:39qui se dit
00:55:40le dernier
00:55:40il le dit
00:55:41je suis le dernier gardien
00:55:43du gaullisme
00:55:43c'est pas tout à fait vrai
00:55:45il a évolué
00:55:47mais vous voyez
00:55:48c'est curieux
00:55:48comme de grandes
00:55:49idées politiques
00:55:50aujourd'hui quelquefois
00:55:51sont devenues minoritaires
00:55:53dans les structures partisanes
00:55:54parce que dans l'opinion publique
00:55:55on ne sait plus exactement
00:55:56à quel ça se voit
00:55:57en tout cas là
00:55:58ce qui nous intéresse
00:55:59aujourd'hui
00:55:59c'est l'attitude
00:56:01du président de la République
00:56:03face à la visite du pape
00:56:04et pourtant
00:56:05le président de la République
00:56:06qui est garant de la laïcité
00:56:07puisqu'il est président
00:56:08d'une République
00:56:09laïque et sociale
00:56:10ce sont des
00:56:10et décentralisés
00:56:11et décentralisés
00:56:13ce sont des définitions
00:56:15qui sont constitutionnelles
00:56:16on l'écoute
00:56:18on l'écoute
00:56:19à Notre-Dame
00:56:20il y a quelques temps
00:56:22je me tiens devant vous
00:56:25avant que ne commence
00:56:26la liturgie
00:56:28pour vous dire
00:56:29la gratitude
00:56:30de la nation française
00:56:31gratitude
00:56:32à l'égard
00:56:34de tous ceux
00:56:35qui ont sauvé
00:56:36aidé
00:56:37et rebâti
00:56:38Notre-Dame de Paris
00:56:40gratitude
00:56:41à l'égard
00:56:42de tous ceux
00:56:43qui sont présents
00:56:44au moment
00:56:45où nous nous apprêtons
00:56:47à la rendre
00:56:47aux catholiques
00:56:49à Paris
00:56:50à la France
00:56:52et au monde entier
00:56:54Jean-Frédéric Poisson
00:56:55est-ce que quelque chose
00:56:56ne vous interpelle pas
00:56:57cette voix de prédicateur
00:56:59alors je ne sais pas
00:57:00si les ingénieurs du son
00:57:02avaient créé cet écho
00:57:03mais on dirait plus
00:57:04c'est un archevêque
00:57:05en train de prêcher
00:57:06qu'un président de la République
00:57:07en train de dire
00:57:08on a sauvé le patrimoine national
00:57:09qui est Notre-Dame
00:57:10qui serait un archevêque
00:57:10qui ne prêcherait pas
00:57:11très bien par ailleurs
00:57:12non non
00:57:13je suis devenu
00:57:14non seulement insensible
00:57:16mais absolument réfractaire
00:57:17pour ne pas dire
00:57:17urtiquant
00:57:18ou urtiqué
00:57:20simplement le fait
00:57:21d'entendre je ne peux plus
00:57:22ça devient physique
00:57:23c'est terrible
00:57:23mais c'est comme ça
00:57:24on n'est pas le seul
00:57:25paraît-il dans ce pays
00:57:25non
00:57:26il paraît
00:57:26je vois Gilbert Abergel
00:57:29qui sent l'opin
00:57:30le cas n'est pas isolé
00:57:31non non
00:57:33Emmanuel Macron
00:57:34a ceci de particulier
00:57:35alors plus que sans doute
00:57:36n'importe quel
00:57:36de ses prédécesseurs
00:57:38de choisir ses principes
00:57:40les plus élevés
00:57:40les plus fondamentaux
00:57:41à la carte
00:57:43voilà
00:57:43c'est à dire que
00:57:44il va
00:57:45en fonction de son humeur
00:57:48et puis de ce qu'il considère
00:57:49comme la priorité du temps
00:57:50alors quand ce sont
00:57:51des affaires circonstancielles
00:57:52très contingentes
00:57:53très très très secondaires
00:57:54ça se comprend
00:57:55on fait tout ça
00:57:56des arbitrages
00:57:56sur la vie quotidienne
00:57:57parfois on change d'avis
00:57:58ça n'est pas grave
00:57:59mais nous expliquer
00:58:00qu'au nom de la laïcité
00:58:01il n'assistera pas
00:58:02à la messe célébrée
00:58:03par le papillon 14
00:58:04à Paris
00:58:05est-ce qu'il l'a dit
00:58:06vraiment comme ça
00:58:06ou c'est comme ça
00:58:07que vous le comprenez
00:58:08alors écoutez
00:58:08moi de toute façon
00:58:09je pense que c'est une bouderie
00:58:10la laïcité n'a rien à voir
00:58:12là-dedans
00:58:12voilà
00:58:13c'est ce que disait
00:58:14Gilbert Abergel
00:58:14partagé votre avis tout à l'heure
00:58:15on va en discuter avec lui
00:58:16je suis complètement d'accord
00:58:17avec ça
00:58:18voilà
00:58:19c'est grosso modo
00:58:20une
00:58:21comment dire
00:58:22une mauvaise humeur
00:58:23d'adolescent
00:58:25le papillon 14
00:58:26n'a pas accepté
00:58:27de faire de sa visite
00:58:28une visite d'état
00:58:29donc je ne vais pas pouvoir
00:58:30me refaire la cerise
00:58:31sur le dos du pape
00:58:31pour parler comme des cyclistes
00:58:33donc je ne suis pas content
00:58:34je boude exactement comme
00:58:35je ne suis pas content
00:58:36du résultat des européennes
00:58:37il y a deux ans
00:58:38donc je dissous
00:58:38l'Assemblée nationale
00:58:39une espèce de coup de tête
00:58:40oui bien sûr
00:58:41voilà
00:58:41ou pour revenir
00:58:42le pape François
00:58:43qui dit moi
00:58:44je ne vais pas venir faire
00:58:45je ne vais pas vous dire
00:58:46faire la claque
00:58:47pour la cérémonie
00:58:48de Notre-Dame
00:58:48à la gloire du président Macron
00:58:49ce n'est pas mon rôle
00:58:50et il le prend mal
00:58:51oui c'est ça
00:58:52ben voilà
00:58:52donc je pense que
00:58:54le papillon 14
00:58:55s'en remettra
00:58:56les catholiques de France aussi
00:58:58tous les français d'ailleurs aussi
00:59:00et je crains
00:59:01c'est d'ailleurs un drame
00:59:01pour notre pays
00:59:03que sur ce genre d'événements
00:59:05qui sont importants
00:59:06ce n'est pas tous les jours
00:59:06qu'il y ait une visite
00:59:07du pape en France
00:59:08surtout de cette ampleur
00:59:09et avec cette charge
00:59:11apostolique importante
00:59:13les français
00:59:14n'ont grosso modo
00:59:15plus rien à faire
00:59:15de ce que dit Emmanuel Macron
00:59:16ça ne les intéresse plus
00:59:17c'est dramatique
00:59:18parce que c'est quand même
00:59:19le chef de l'État
00:59:20vous voulez dire
00:59:20il nous a fait un cacaner
00:59:23oui mais c'est ça
00:59:24non non mais c'est un truc
00:59:25d'adolescent
00:59:27de nous deux
00:59:28cher Gilbert Abergel
00:59:29le psychanalyste
00:59:30ce n'est pas moi
00:59:30c'est lui
00:59:31donc vous êtes putativement
00:59:33un meilleur spécialiste
00:59:33de l'adolescence que moi
00:59:35mais enfin
00:59:35c'est un homme
00:59:36qui nous a habitués
00:59:37à des coups de tête
00:59:38comme des adolescents
00:59:39de 14 ans
00:59:39en France
00:59:40est-ce que vous l'enquêtez
00:59:41sur Frédéric Poisson
00:59:41vous aurez trouvé bien
00:59:42le papillon 14 arrive
00:59:43pour la première fois
00:59:44en France
00:59:45que le président de la république
00:59:46Emmanuel Macron
00:59:47n'est pas
00:59:50il ne se rendit pas
00:59:51comme athée
00:59:52ou comme agnostique
00:59:53sa place était
00:59:53comme tout
00:59:54ça
00:59:56à titre personnel
00:59:56il fait ce qu'il veut
00:59:57très franchement
00:59:58il aurait pu y aller
00:59:59Gilbert Abergel
01:00:00disait tout à l'heure
01:00:01il n'y a aucune loi
01:00:01qui interdit au chef de l'État
01:00:02d'assister un office religieux
01:00:03il a parfaitement raison
01:00:04je suis parfaitement de cet avis
01:00:06il en fait ce qu'il veut
01:00:07qu'il soit croyant ou pas
01:00:08c'est son affaire
01:00:10qu'il y ait assisté ou non
01:00:11d'une certaine manière
01:00:12peu importe
01:00:12c'est le motif pour lequel
01:00:14il n'y assiste pas
01:00:15qui est gênant
01:00:16il aurait pu dire
01:00:16écoutez je considère
01:00:17que ma place n'est pas là
01:00:18ma place n'est pas là
01:00:19personne n'aurait été offusqué
01:00:20et tout aurait été très bien
01:00:22voilà il est représenté
01:00:23par son épouse
01:00:25et le premier ministre
01:00:25bon soit
01:00:26je
01:00:27vous avez entendu
01:00:28le porte-parole
01:00:29de l'épiscopat français
01:00:30qui avait
01:00:31en fait je disais
01:00:32il a bauté en touche
01:00:33il a dédramatisé
01:00:33il a dit bon
01:00:34du moment que
01:00:34la république est représentée
01:00:36ça veut dire que l'église
01:00:37ne veut pas rentrer dans la polémique
01:00:38elle a bien raison
01:00:39elle est au dessus de ça
01:00:40et puis encore une fois
01:00:40nous nous en remettrons tous
01:00:41ça n'est pas très grave
01:00:42mais ça dit malgré tout
01:00:46et là encore
01:00:47je rejoins
01:00:48quelques-unes
01:00:48des inquiétudes
01:00:49et interrogations
01:00:49posées par monsieur Abergel
01:00:50tout à l'heure
01:00:51avant la pause
01:00:54un malaise français
01:00:56à l'égard de la question
01:00:57de la laïcité
01:00:58qui est assez largement partagé
01:01:00mais pas toujours
01:01:00pour les mêmes raisons
01:01:02et donc
01:01:03il y a là
01:01:03quelque chose
01:01:04une question
01:01:05qui
01:01:05elle traversera
01:01:07je pense
01:01:07là aussi
01:01:08pour de mauvais motifs
01:01:10l'élection présidentielle
01:01:11et les mois qui viennent
01:01:13mais la laïcité
01:01:14fait partie de ces grandes notions
01:01:15sur lesquelles on ferait bien
01:01:16de se remettre d'accord
01:01:17pour savoir exactement
01:01:18de quoi on parle
01:01:19parce que je vois
01:01:20beaucoup d'instrumentations
01:01:21mais beaucoup d'interprétations
01:01:22très rigoristes
01:01:23ou très rigides
01:01:24de la loi de 1905
01:01:25qu'on fait dire
01:01:25où le mot laïcité
01:01:27n'apparaît pas
01:01:27nous sommes bien d'accord
01:01:28mais bien entendu
01:01:29mais qu'elle définit
01:01:30la définition entre l'espace public
01:01:31et l'espace privé
01:01:32enfin tout ça n'y est pas
01:01:33ce qui ne veut pas dire
01:01:34que ça n'a pas de conséquences
01:01:36mais je pense qu'il faut
01:01:38se reparler de tout ça
01:01:38parce que c'est un des
01:01:40c'est un des fermes importants
01:01:41moi-même je suis catholique
01:01:42chacun le sait
01:01:44je remercie le Seigneur Jésus
01:01:46d'avoir inventé la séparation
01:01:48entre le pouvoir temporel
01:01:49et le pouvoir spirituel
01:01:50c'est un des grands apports
01:01:50culturels et spirituels
01:01:52et politiques du christianisme
01:01:53il y en a d'autres
01:01:54rentre à Dieu
01:01:55ce qui est à Dieu
01:01:55il y a César qui est à César
01:01:56c'est ça exactement
01:01:57le concept est ancien
01:01:59ça ne veut pas dire
01:02:00ça ne veut pas dire
01:02:00que comment dire
01:02:01les chrétiens
01:02:01s'en soient toujours
01:02:04parfaitement accommodés
01:02:05et toujours missants
01:02:07mais le principe est posé
01:02:08il a été posé
01:02:09il est ainsi
01:02:10et par ailleurs
01:02:13enfin je pense qu'il y a
01:02:14beaucoup de choses
01:02:15il y a beaucoup de choses
01:02:16à dire sur la place
01:02:18de la religion
01:02:19dans la vie publique
01:02:19d'ailleurs les musulmans
01:02:21nous tirent par la manche
01:02:22sur ce point
01:02:23et même plus que ça
01:02:24parfois un peu violemment
01:02:25d'ailleurs
01:02:25c'est ça qui est dommage
01:02:27mais sur le
01:02:28quand ils le font
01:02:29de manière
01:02:31raisonnable
01:02:32sensée
01:02:32honnête
01:02:34fidèle
01:02:34sincère
01:02:35il faut les écouter
01:02:36bon Alissa
01:02:37il faut qu'ils restent avec nous
01:02:38ceux qui nous écoutent
01:02:38évidemment
01:02:39parce que alors
01:02:41à Bergel et Poisson
01:02:43je peux vous dire
01:02:43que ça va dans quelques instants
01:02:44et bien évidemment
01:02:45à suivre
01:02:46on continue de se poser la question
01:02:47Emmanuel Macron
01:02:48protège-t-il la laïcité
01:02:50en assistant à aucune messe
01:02:51de Léon XIV
01:02:52ou tourne-t-il ostensiblement
01:02:53le dos aux catholiques français
01:02:54appelez-nous
01:02:55pour nous donner vos réactions
01:02:56et nous dire
01:02:57ce que vous en pensez
01:02:58au 0826 300 300
01:03:00on se dans tous ces états
01:03:02Péricault Légas
01:03:03vous êtes bien sûr
01:03:04Sud Radio
01:03:05il est 13h32
01:03:06nous recevons
01:03:07Gilbert Abergel
01:03:08qui est président
01:03:09du comité
01:03:09laïcité république
01:03:10ici à mes côtés
01:03:11Jean-Frédéric Poisson
01:03:13président du parti
01:03:14chrétien démocrate
01:03:15et puis
01:03:16Anissa Arfawi
01:03:17qui évidemment
01:03:18participe à ce débat
01:03:19parce qu'elle a un petit mot
01:03:20à nous dire
01:03:21justement
01:03:21sur la laïcité
01:03:23la laïcité
01:03:25d'Emmanuel Macron
01:03:27qui est une laïcité
01:03:28à géométrie variable
01:03:29à la veille
01:03:30de la visite
01:03:31du pape
01:03:31je reviens juste
01:03:32sur une chose
01:03:32Jean-Frédéric Poisson
01:03:33tout à l'heure
01:03:34vous disiez
01:03:34qu'effectivement
01:03:35le président
01:03:36n'avait pas
01:03:37à s'exprimer
01:03:38sur ses convictions
01:03:39personnelles
01:03:39ceci dit
01:03:40il l'a déjà fait
01:03:40c'était en avril 2018
01:03:43et il disait
01:03:44j'ai une réflexion
01:03:45permanente
01:03:45sur la nature
01:03:46de ma propre foi
01:03:47quand on lui avait
01:03:48posé la question
01:03:48s'il croyait en Dieu
01:03:49et sa réponse
01:03:50il éludait un peu
01:03:51la question
01:03:51il disait
01:03:52c'est une question
01:03:52compliquée
01:03:53et il préférait
01:03:54parler de transcendance
01:03:55à ce moment là
01:03:56entre temps
01:03:57on s'est souvent
01:03:58posé la question
01:03:58de se demander
01:03:59s'il avait un problème
01:03:59finalement avec la foi
01:04:01et plus particulièrement
01:04:02la chrétienté
01:04:03en tout cas
01:04:03je crois qu'il n'a pas
01:04:05de problème
01:04:05avec la religion
01:04:06sur fond de laïcité
01:04:07il a surtout un problème
01:04:08avec la cohérence
01:04:09puisqu'en 2017
01:04:10il participait
01:04:11à l'IFTAR
01:04:12du conseil français
01:04:13du culte musulman
01:04:14en 2022
01:04:15il célébrait
01:04:15le centenaire
01:04:16de la grande mosquée
01:04:17de Paris
01:04:17en 2023
01:04:18il assistait
01:04:18à la messe du pape
01:04:19François à Marseille
01:04:20quelques mois plus tard
01:04:21une bougie de Hanoukka
01:04:22était allumée
01:04:23avec prière
01:04:23et chant religieux
01:04:24au coeur même
01:04:25de l'Elysée
01:04:26mais en 2026
01:04:27changement de doctrine
01:04:27Macron n'assistera
01:04:28à aucune messe
01:04:29de Léon XIV
01:04:30pas même
01:04:31à celle de la Concorde
01:04:32où il se fera
01:04:32représenter
01:04:33par son premier ministre
01:04:34et son épouse
01:04:35donc il faut dire
01:04:36que les relations
01:04:36sont quand même
01:04:37nettement plus froides
01:04:38qu'avec François
01:04:39le Vatican a décliné
01:04:40la proposition de Macron
01:04:41d'accompagner
01:04:42personnellement
01:04:42le pape Léon
01:04:43à Notre-Dame
01:04:44et puis sur l'aide à mourir
01:04:45défendue par le président français
01:04:47le désaccord
01:04:48avec l'église
01:04:49est frontal
01:04:49le nouveau pape
01:04:50ne semble pas davantage
01:04:51disposé à offrir
01:04:52à Emmanuel Macron
01:04:53les images de proximité
01:04:54dont il bénéficie
01:04:55avec son prédécesseur
01:04:57si la laïcité
01:04:58interdit la présence
01:04:59du président
01:05:00on peut quand même
01:05:00se poser une question
01:05:01pourquoi autoriserait-elle
01:05:02finalement celle
01:05:03du chef du gouvernement
01:05:04et puis de son épouse
01:05:06la vérité c'est que
01:05:07la laïcité macronienne
01:05:08semble changer
01:05:09selon le pape
01:05:09le risque de polémique
01:05:10et l'intérêt polémique
01:05:11du moment
01:05:12François méritait une messe
01:05:14avec Léon XIV
01:05:15pas de messe
01:05:16voilà
01:05:17à nous de voir
01:05:18Gilbert Abergel
01:05:19la laïcité
01:05:20n'a pas posé de problème
01:05:22au président
01:05:23chef d'état
01:05:23dont certains étaient
01:05:25très chrétiens
01:05:25le général de Gaulle
01:05:26allait à la messe
01:05:27il le montrait ouvertement
01:05:28d'autres ensuite
01:05:29ils l'ont toujours verré
01:05:30avec beaucoup de pragmatisme
01:05:31de réalité
01:05:32de sincérité
01:05:33oui absolument
01:05:34et comme vient de le dire
01:05:36Anissa
01:05:37c'est une instrumentalisation
01:05:39de la laïcité
01:05:39je disais tout à l'heure
01:05:40en même temps
01:05:41on passe du regret
01:05:43de la rupture
01:05:44de la distanciation
01:05:45des relations
01:05:46entre l'église
01:05:47et la république
01:05:48et puis on veut
01:05:48les réparer
01:05:49puis ensuite
01:05:49non non
01:05:50il faut arrêter
01:05:52de chercher une cohérence
01:05:53dans le discours laïc
01:05:54du président
01:05:55voilà
01:05:56ceci étant dit
01:05:57la laïcité
01:05:58alors je voudrais revenir
01:05:59sur ce que disait
01:06:00monsieur Poisson
01:06:00je n'aurais pas dit
01:06:01avec ces mots
01:06:02mais sur le fond
01:06:03je suis assez d'accord
01:06:03avec l'analyse qu'il fait
01:06:05de la situation
01:06:07du danger
01:06:08dans lequel se retrouve
01:06:09aujourd'hui la laïcité
01:06:10tiraillée de tous côtés
01:06:12instrumentalisée
01:06:13au risque
01:06:14je vous le disais
01:06:14de plonger notre république
01:06:16dans une espèce
01:06:17de guerre civile
01:06:19peut-être
01:06:19on aura le temps
01:06:20de développer
01:06:21mais en tout cas
01:06:23ce qu'il faut retenir
01:06:24de cela
01:06:24c'est un incident mineur
01:06:26les catholiques français
01:06:27sont ravis
01:06:28d'accueillir le pape
01:06:29ça va être un événement
01:06:30assez
01:06:31enfin voilà
01:06:32un superbe événement
01:06:33et cet incident
01:06:34de monsieur Macron
01:06:35refusant d'aller à la messe
01:06:36bon
01:06:37tout le monde l'aura oublié
01:06:37dans quelques temps
01:06:38Gilbert Abergel
01:06:39je vais vous poser une question
01:06:41que je poserai ensuite
01:06:42à Jean-Fédéric Poisson
01:06:44à l'heure qu'il est
01:06:46on peut considérer
01:06:47que la laïcité
01:06:48est au contraire
01:06:49une source
01:06:50de cohésion nationale
01:06:51de rassemblement
01:06:52et de cohabitation
01:06:54des idéologies
01:06:55des confessions
01:06:56différentes
01:06:56autrement dit
01:06:57on en aurait peut-être
01:06:58aujourd'hui
01:06:59face aux fractures
01:07:00aux divisions
01:07:01que connaît ce pays
01:07:01plus besoin que jamais
01:07:03et pour autant
01:07:04elle n'a jamais été
01:07:05autant décriée
01:07:06parfois même
01:07:07par cela
01:07:07dont on pourrait penser
01:07:08qu'ils devraient être
01:07:09ses premiers défenseurs
01:07:10qu'est-ce qui s'est passé ?
01:07:12Alors ce qui s'est passé
01:07:13c'est que
01:07:13effectivement
01:07:14alors d'abord
01:07:15je souligne le fait
01:07:16qu'un certain nombre
01:07:17de personnalités politiques
01:07:18redécouvrent les vertus
01:07:19de la laïcité
01:07:20ils sont mieux retournés
01:07:21au texte
01:07:22et ils en parlent
01:07:24des deux côtés
01:07:25droite comme gauche
01:07:26Peut-être
01:07:26il est-il seulement
01:07:27de la comprendre
01:07:27dans son fond
01:07:28dans ses fondamentaux
01:07:29Oui oui oui
01:07:30absolument
01:07:31mais prenons l'exemple
01:07:33prenons l'exemple
01:07:33qu'on a tous en tête
01:07:35du président
01:07:36de la France insoumise
01:07:37qui autrefois passait
01:07:38pour le plus laïc
01:07:39des laïcs
01:07:40qui distribuait
01:07:41des discours
01:07:42enflammés
01:07:43sur la tombe de Charbes
01:07:44et qui
01:07:46d'un seul coup
01:07:47découvre
01:07:47que finalement
01:07:48le voile
01:07:48c'est pas si grave
01:07:49que ça
01:07:49et promettant
01:07:50effectivement
01:07:51de supprimer
01:07:52la loi de 2004
01:07:53sur les signes
01:07:54religieux
01:07:55à l'école
01:07:55s'il arrive au pouvoir
01:07:57bon
01:07:57et il se dit laïc
01:07:59et ils se disent laïc
01:08:00donc là
01:08:00si vous voulez
01:08:01c'est pas acceptable
01:08:03c'est pas acceptable
01:08:03donc notre travail
01:08:05nous consiste
01:08:06à rétablir
01:08:08les faits
01:08:08la laïcité
01:08:09c'est la liberté
01:08:10la liberté de croire
01:08:11de ne pas croire
01:08:13la liberté
01:08:14de changer de religion
01:08:15si on a envie
01:08:16de changer de religion
01:08:16et puis surtout
01:08:18c'est la séparation
01:08:19de la république
01:08:21et des convictions
01:08:22personnelles
01:08:23sur ce que disait
01:08:24monsieur Macron
01:08:25à propos de transcendance
01:08:26qui ne soit pas spirituelle
01:08:28je me souviens
01:08:29de l'expression
01:08:30qu'avait employé
01:08:30un de mes amis
01:08:31qui passait
01:08:32comme on dit
01:08:32chez les francs-maçons
01:08:33l'orient éternel
01:08:34Philippe de Chartres
01:08:34ancien ministre
01:08:35du général de Gaulle
01:08:36et Philippe disait
01:08:37mais on n'est pas obligé
01:08:38de croire
01:08:38il peut y avoir
01:08:39une transcendance laïque
01:08:40on peut croire
01:08:41en des valeurs
01:08:41qui unissent effectivement
01:08:43tous les hommes
01:08:44et toutes les femmes
01:08:44par-delà leurs propres
01:08:46appartenances
01:08:46convictions
01:08:47d'ailleurs
01:08:47cette tendance républicaine
01:08:49laïque
01:08:50doit être au centre
01:08:52de nos débats
01:08:54c'est ce vers quoi
01:08:55nous devons tous tendre
01:08:56comme quoi la laïcité
01:08:57pourrait presque être
01:08:58un culte
01:08:58sans en avoir
01:08:59la signification
01:08:59avant de prendre
01:09:01le témoignage
01:09:02et les questions
01:09:03de Claire
01:09:03qui nous appelle
01:09:04de Béziers
01:09:04et de Sophie
01:09:05qui nous appelle
01:09:05de Biarritz
01:09:06je voudrais
01:09:06que Jean-Frédéric Poisson
01:09:07réponde à ma question
01:09:09c'est maintenant
01:09:09qu'on a besoin
01:09:10de laïcité
01:09:10elle n'a jamais été
01:09:11autant attaquée
01:09:12on a besoin d'abord
01:09:13de revenir
01:09:16au texte
01:09:17et à l'esprit
01:09:17de la loi
01:09:18de 1905
01:09:21qui dit de manière
01:09:22claire
01:09:23l'état doit être neutre
01:09:25en matière de religion
01:09:27précisément parce que
01:09:28la société civile
01:09:29elle ne peut pas l'être
01:09:30ou peut-être qu'il n'est pas
01:09:31souhaitable qu'elle le soit
01:09:32en tout cas de fait
01:09:32elle ne l'est pas
01:09:33et pourquoi la société civile
01:09:34ne l'est pas
01:09:34parce que dans la société civile
01:09:36il y a des gens qui croient
01:09:36il y a une diversité d'opinions
01:09:38et ces gens qui croient
01:09:39doivent pouvoir exercer
01:09:40leur culte librement
01:09:42y compris dans l'espace public
01:09:43liberté d'expression
01:09:44tout simplement
01:09:44à condition qu'ils ne troublent pas
01:09:46la paix civile
01:09:47et l'ordre public
01:09:47voilà
01:09:47c'est tout la loi
01:09:48c'est ça
01:09:48donc il n'y a pas d'espace privé
01:09:50d'espace public
01:09:50tout ça n'existe pas
01:09:51c'est du bon sens
01:09:52c'est du bon sens
01:09:52alors ça a été violent à l'époque
01:09:54quand ça a été voté
01:09:55avec le petit père Combe
01:09:56et les congrégations
01:09:57qui n'étaient pas d'accord
01:09:58mais au départ
01:10:00le démarrage a été un peu compliqué
01:10:03les catholiques de l'époque
01:10:04sont d'ailleurs à peu près
01:10:04tous morts je suppose
01:10:05mais en tout cas
01:10:06ils s'en souviennent
01:10:06là où ils sont
01:10:08donc c'est ça
01:10:09qu'il faut redécouvrir
01:10:10c'est pour ça
01:10:10que tous les discours
01:10:11qui disent
01:10:12la laïcité à deux vitesses
01:10:13c'est-à-dire
01:10:14certains pourraient s'éprimer
01:10:14dans l'espace public
01:10:15d'autres non
01:10:16ou alors ceux qui disent
01:10:17il faut interdire le voile
01:10:18dans l'espace public
01:10:19par exemple
01:10:20un comment vous faites
01:10:21deux comment vous l'écrivez
01:10:22trois pourquoi
01:10:24ça c'est le réflexe
01:10:25de quelqu'un qui a peur
01:10:26moi je n'ai pas peur
01:10:27de voir des femmes musulmanes
01:10:28voilées dans l'espace public
01:10:28je demande simplement
01:10:29ou qui veulent pêcher des voiles
01:10:30comme ceux qui disent
01:10:31il faut autoriser le voile
01:10:32qui veulent pêcher des voiles
01:10:33je crois qu'il faut être
01:10:37c'est là que je rejoins
01:10:38là aussi monsieur Habergel
01:10:39moi qui suis un philosophe
01:10:41disciple d'Aristote
01:10:41je vois bien ce que
01:10:42la raison naturelle
01:10:43peut amener dans ce débat
01:10:46à partir du moment
01:10:47où on est d'accord
01:10:47sur une conception
01:10:50précise de la nature humaine
01:10:52et des personnes humaines
01:10:53comme des êtres dignes
01:10:54si on partage
01:10:55ce point de départ là
01:10:57alors je pense que
01:10:57beaucoup de choses sont possibles
01:10:58après vous rattachez
01:10:59la dignité là où vous voulez
01:11:01à la nature
01:11:02à une transcendance horizontale
01:11:04si ça vous fait plaisir
01:11:04à Dieu si vous préférez Dieu
01:11:06mais au moins qu'il y ait
01:11:07un fondement qui échappe
01:11:08au vouloir humain
01:11:09et qui permet de se rassembler
01:11:11tout autour
01:11:12et quand vous adoptez ça
01:11:13comme principe
01:11:14à la fois théorique
01:11:14et pratique
01:11:15de l'organisation sociale
01:11:15très franchement
01:11:16c'est plus facile
01:11:17et de ce fait
01:11:19toutes les expressions
01:11:20après sont possibles
01:11:21dès qu'elles sont pacifiques
01:11:22et respectueuses
01:11:22toutes les préoccupations
01:11:24sont possibles
01:11:25je suis frappé moi
01:11:25de voir le point auquel
01:11:27j'ai présidé
01:11:29une commission d'enquête
01:11:29sur les moyens de Daesh
01:11:30à l'Assemblée nationale
01:11:31j'ai publié deux livres
01:11:32sur l'islam
01:11:33dont un sur l'islam conquérant
01:11:34donc je n'ai pas besoin
01:11:34d'être convaincu du fait
01:11:35qu'il y a parmi les musulmans
01:11:36des gens qui veulent notre peau
01:11:37ça existe
01:11:38ils sont extrêmement minoritaires
01:11:40malheureusement
01:11:40ils ont une influence
01:11:41sur le reste de la communauté
01:11:41qui est très pesante
01:11:43et très prégnante
01:11:44mais tous les autres musulmans
01:11:45qui sont des braves gens
01:11:46nous disent quoi
01:11:46mais vous voulez nous assimiler
01:11:48qu'on s'assimile
01:11:48à une société qui n'existe pas
01:11:50qui ne défend rien
01:11:51qui laisse ces jeunes
01:11:52partir à volo
01:11:53qui les laisse se tuer
01:11:54dans la pornographie
01:11:55l'alcool
01:11:55la drogue
01:11:57vous ne respectez pas l'autorité
01:11:58vous traitez les coupables
01:11:59mieux que les victimes
01:12:00comment voulez-vous
01:12:01qu'on soit d'accord avec ça
01:12:01c'est l'aspect principal
01:12:03du problème effectivement
01:12:04Claire
01:12:04Claire
01:12:04vous nous appelez de Béziers
01:12:06Claire
01:12:07bonjour
01:12:07ce voyage du pape en France
01:12:09vous trouvez que le président
01:12:10de la république
01:12:11se comporte comme il doit le faire
01:12:13ou ça vous interpelle ?
01:12:16alors je ne pense pas
01:12:18qu'il se comporte
01:12:21comme un homme politique
01:12:23digne de ce nom
01:12:25parce qu'on ne lui demande pas
01:12:27d'apporter l'axe mot
01:12:29on ne lui demande pas
01:12:30de cautionner une religion
01:12:31quelle qu'elle soit
01:12:34on lui demande
01:12:35d'être présent
01:12:36en tant que chef d'état
01:12:38face à un autre chef d'état
01:12:41alors effectivement
01:12:44le pape
01:12:47au moment de la messe
01:12:49est plus le chef de l'église
01:12:51on va dire que le chef d'état
01:12:54mais malgré tout
01:12:56moi je n'oublie pas
01:12:57que notre président
01:12:59a le titre honorifique
01:13:01de Chanoine de Latron
01:13:02c'est vrai
01:13:02et que à ce titre
01:13:05ne serait-ce que
01:13:06d'un point de vue purement
01:13:07protocolaire
01:13:10il devrait être là
01:13:12c'est un titre
01:13:13qui le relie
01:13:15à l'église romaine
01:13:17et
01:13:18et on rappelle que le ministre
01:13:20de l'Intérieur
01:13:20est ministre de l'Intérieur
01:13:21et des cultes
01:13:22donc ce paramètre
01:13:23est intégré dans les institutions républicaines
01:13:26voilà
01:13:26et je pense que
01:13:28le froid
01:13:29qui a commencé
01:13:30avec le pape François
01:13:33non
01:13:35je vais oser dire
01:13:36quelque chose de terrible
01:13:36allez-y
01:13:37on est sur le parlant vrai ici
01:13:39il y a un côté délirant
01:13:40chez monsieur Macron
01:13:41c'est-à-dire
01:13:45il rend excessif
01:13:47toute idée
01:13:48qu'il le vexe
01:13:49ou qu'il le touche
01:13:50et il s'est payé
01:13:52donc
01:13:52à toute l'église
01:13:53c'est ce que disait
01:13:54j'en fais
01:13:54il s'est payé
01:13:56à toute l'église
01:13:57une friction
01:13:57qu'il y a eu
01:13:58avec un homme
01:13:59avant
01:13:59qui était le pape François
01:14:01qui maintenant
01:14:01ça devient l'élocatorze
01:14:03et tout ça
01:14:03et je crois aussi
01:14:04qu'il a peur
01:14:07il a peur des religions
01:14:09monsieur Macron
01:14:11quelle qu'elle soit
01:14:12il y va un petit pas
01:14:13une bougie par-ci
01:14:15un petit geste par-là
01:14:18vous savez quoi
01:14:19vous savez quoi Claire
01:14:20on dirait qu'il a peur
01:14:21de ceux qui ne croient pas
01:14:22qu'en lui
01:14:22il y a cette
01:14:23voilà
01:14:24en fait
01:14:25il se prend peut-être
01:14:26pour la divinité
01:14:26et ceux qui se détournent
01:14:28qui détournent
01:14:29leur regard de lui
01:14:30sont considérés
01:14:31comme des gens suspects
01:14:32merci Claire
01:14:33pour votre témoignage
01:14:34on a parfaitement compris
01:14:35ce que vous voulez
01:14:35Anissa
01:14:36on reste tous ensemble ici
01:14:37parce que je vais
01:14:39je vais redonner la parole
01:14:39à Gilbert Abergel
01:14:40qui va répondre
01:14:41à Jean-François Poisson
01:14:42et le débat
01:14:42sur la laïcité républicaine
01:14:44continue ici
01:14:44sur Sud Radio
01:14:46Emmanuel Macron
01:14:47a décidé de n'assister
01:14:48à aucune des messes
01:14:48célébrées en France
01:14:49par le pape Léon
01:14:50est-ce que ce choix
01:14:51vous choque
01:14:52vous semble-t-il
01:14:53justifié
01:14:54dites-le nous
01:14:54en nous appelant
01:14:55au 0826 300 300
01:14:58midi 14h
01:15:03il est 13h47
01:15:05vous êtes sur Sud Radio
01:15:07nous partageons
01:15:08nos avis
01:15:09et nos émois
01:15:10sur la visite du pape
01:15:11en France
01:15:12le comportement
01:15:12du président de la République
01:15:13ce que signifie encore
01:15:14la laïcité
01:15:15dans cette République
01:15:16laïque et sociale
01:15:18Gilbert Abergel
01:15:19Jean-Frédéric Poisson
01:15:21disait tout à l'heure
01:15:22qu'effectivement
01:15:23il y a un problème
01:15:25comportemental
01:15:25et surtout
01:15:27l'utilité
01:15:28de cette laïcité
01:15:29qui est mal comprise
01:15:30qui est instrumentalisée
01:15:32le plus paradoxal
01:15:33c'est que les islamistes
01:15:35essaient de faire croire
01:15:36à leur corps religionnaire
01:15:37que la laïcité
01:15:38est un instrument
01:15:39de répression
01:15:39contre l'islam
01:15:40alors qu'au contraire
01:15:41elle est une protection
01:15:42pourvu qu'on respecte
01:15:43les fondements de la République
01:15:44oui
01:15:45s'il n'y avait que les islamistes
01:15:47le problème
01:15:47c'est que ce discours
01:15:48est relayé
01:15:48par certains partis
01:15:49qui se disent républicains
01:15:51au sein de notre monde politique
01:15:53que cette idée
01:15:55que la laïcité
01:15:55serait le moyen
01:15:57de réprimer une religion
01:15:58plus que les autres
01:15:59c'est une imposture
01:16:01alors c'est vrai
01:16:02que la question laïque
01:16:05est réapparue
01:16:05dans le débat public
01:16:07avec cette affaire
01:16:08d'Ivoile
01:16:09dont on a souvent parlé
01:16:10et que jusqu'à présent
01:16:12tout ce qui était
01:16:13tout ce qui était
01:16:14accepté par les uns
01:16:15et les autres
01:16:15ne l'était plus
01:16:17la laïcité
01:16:18c'était un peu
01:16:19comme l'air
01:16:20qu'on respirait
01:16:20jusqu'à une certaine période
01:16:22personne ne se posait
01:16:23la question de savoir
01:16:24si on était laïc ou pas
01:16:25personne ne prétendait
01:16:26faire du catholicisme
01:16:28ou d'une autre religion
01:16:29la religion d'état
01:16:30les choses étaient entendues
01:16:31l'arrivée effectivement massive
01:16:33et les revendiquent massive
01:16:35je le répète
01:16:36comme l'a fait
01:16:37monsieur Frédéric Poisson
01:16:38de l'islamisme
01:16:40et non pas de l'islam
01:16:41bien sûr
01:16:41a fait que
01:16:42c'est une
01:16:45a commencé à se diffuser
01:16:47un discours
01:16:47qui est venu combler
01:16:49cette espèce
01:16:49d'insécurité culturelle
01:16:51dont parlait Laurent Bouvet
01:16:53ce besoin de croire
01:16:54en quelque chose
01:16:55et ce besoin
01:16:56de croire en quelque chose
01:16:57et bien
01:16:58a été
01:16:59à une réponse
01:17:00à mon avis
01:17:01radicale
01:17:01et facile
01:17:02c'est
01:17:03le repli sur l'identité
01:17:05et le repli sur l'identité
01:17:07ça veut dire que
01:17:08ceux qui ne vous ressemblent pas
01:17:09sont vos ennemis
01:17:10c'est le contraire même
01:17:12de la logique
01:17:13de la philosophie républicaine
01:17:14et à partir de là
01:17:15il est difficile
01:17:16effectivement
01:17:16de convaincre
01:17:18que la laïcité
01:17:20c'est l'ingrédient
01:17:22essentiel
01:17:23pour le vivre ensemble
01:17:24comme on dit
01:17:24de manière un peu maladroise
01:17:25absolument
01:17:26j'ai écouté l'autre jour
01:17:27un élu insoumis
01:17:27je ne me souviens plus
01:17:28de son nom
01:17:29qui disait
01:17:29plagiant
01:17:30la phrase de Saint-Just
01:17:31laïcité
01:17:32laïcité que de crimes
01:17:33on commet en ton nom
01:17:34enfin voilà
01:17:35nous avons Sophie
01:17:36qui nous appelle
01:17:36nous avons Sophie
01:17:37qui nous appelle
01:17:38de Villarins
01:17:38bonjour Sophie
01:17:39bonjour Périco
01:17:40voilà
01:17:41ce voyage du pape
01:17:42et l'attitude du président
01:17:43de la république française
01:17:44vous chagrine
01:17:46ou au contraire
01:17:47vous trouvez très bien
01:17:47qu'il n'aille pas à la messe
01:17:49vous savez il y a longtemps
01:17:50que monsieur Macron
01:17:50me chagrine
01:17:51donc j'attends
01:17:53avec impatience
01:17:54je crois que vous ne soyez pas
01:17:55la seule
01:17:55chère Sophie
01:17:57alors je voulais vous dire
01:17:58moi pour moi
01:17:58la laïcité
01:17:59c'est effectivement
01:18:00la neutralité des religions
01:18:01qui sont toutes les bienvenues
01:18:02dans notre beau pays
01:18:03mais c'est surtout
01:18:04tous unis
01:18:05sous notre beau drapeau
01:18:06bleu blanc rouge
01:18:08et voilà
01:18:08pour moi c'est ça
01:18:09la laïcité
01:18:10on met la religion à part
01:18:12pardonnez-moi
01:18:13la seule chose que je voulais dire
01:18:14c'est qu'il va à la messe
01:18:15pour Johnny Hallyday
01:18:16il va à la messe
01:18:17pour l'inauguration
01:18:18de Notre-Dame
01:18:19parce qu'il peut faire
01:18:19un petit discours
01:18:20si le pape Léon
01:18:21lui avait proposé
01:18:22un petit discours
01:18:23je pense qu'il serait venu
01:18:25absolument
01:18:26voilà
01:18:26parce qu'il aurait eu
01:18:27peut-être les micros
01:18:30la terre entière
01:18:31qu'il aurait regardé
01:18:32et c'est un transgresseur
01:18:33on dit les feux de la rampe
01:18:36Sophie
01:18:36c'est un adolescent attardé
01:18:40qui a un égo énorme
01:18:42et voilà
01:18:42il est temps
01:18:43que tout ça cesse
01:18:44parce que j'ai honte
01:18:45de son attitude
01:18:46je suis française
01:18:47et ça me désole
01:18:49tout ce qui a été dit
01:18:50plus dans votre émission
01:18:51et je suis entièrement d'accord
01:18:52avec tous les intervenants
01:18:54mais tout ça est ridicule
01:18:56et malheureusement
01:18:57fait du mal
01:18:57à notre beau pays
01:18:58bien sûr
01:18:58nous avons bu vos paroles
01:19:00chère Sophie
01:19:00et quand vous avez dit
01:19:01que la laïcité
01:19:02son symbole
01:19:03c'était le drapeau plus blanc
01:19:04où je sentais
01:19:05qu'il approuvait
01:19:08Gilbert Abergel
01:19:09c'est une belle définition
01:19:10tout à fait
01:19:11absolument
01:19:11je conseille à tous ceux
01:19:13qui interviennent
01:19:13de patienter encore quelques mois
01:19:15c'est ça
01:19:16ça ne durera plus
01:19:17que quelques mois
01:19:18enfin en tout cas
01:19:19c'est ce qui est inscrit
01:19:19dans le calendrier
01:19:21nous avons un autre Frédéric
01:19:22qui nous appelle
01:19:23de Blagnac
01:19:23c'est un magnifique frénom
01:19:24où nous étions hier
01:19:26avec elle tout à côté
01:19:27on a vu l'Airbus
01:19:29c'était très impressionnant
01:19:30la technologie française
01:19:31alors là
01:19:32est-ce que la laïcité
01:19:33permet l'intelligence
01:19:33oui
01:19:34peut-être aussi
01:19:34Frédéric on vous écoute
01:19:35Macron et le pape
01:19:36Macron et le pape
01:19:38un partout
01:19:39un partout
01:19:40ou un zéro
01:19:41très bon
01:19:42très bon prénom
01:19:42partagé
01:19:43avec notre ami Frédéric
01:19:44et vive l'aéronautique
01:19:45de Toulouse
01:19:47non
01:19:48je suis
01:19:49je suis très très choqué
01:19:50de l'attitude
01:19:51de notre président
01:19:52parce que je pense
01:19:52qu'il doit être
01:19:53au-dessus de tout cela
01:19:54et représenter la France
01:19:55lors de la visite
01:19:56du pape
01:19:57et d'assister
01:19:58j'espère que le ministre
01:19:59de l'Intérieur
01:20:00qui normalement est censé
01:20:01être le ministre des cultes
01:20:02sera également présent
01:20:03mais
01:20:04vous vous souvenez
01:20:05de Laurent Nunez
01:20:06à la Grand Monsquet de Paris
01:20:07disant au recteur
01:20:08en le tutoyant
01:20:09mon cher
01:20:10tu sais combien
01:20:11le président de la République
01:20:12est soucieux
01:20:14du respect
01:20:15qu'il faut porter
01:20:16à l'islam
01:20:17et au culte musulman
01:20:18on se souvient
01:20:19de cette phrase
01:20:19qu'a fait
01:20:19et Nunez a dit d'ailleurs
01:20:21je crois que je me suis mal exprimé
01:20:22mais on n'aura pas compris
01:20:24vous vous rendez compte
01:20:24que le pape
01:20:25va rencontrer
01:20:26le maire de Saint-Denis
01:20:27donc
01:20:28Bali Balogayoko
01:20:30et ne va pas rencontrer
01:20:31notre président
01:20:32de la République
01:20:32c'est hallucinant
01:20:34on marche sur la tête
01:20:35c'est complètement fou
01:20:36c'est une gifle
01:20:38phénoménale
01:20:39donnée
01:20:39à notre président
01:20:40de la République
01:20:41et puis
01:20:41je dirais véritablement
01:20:43une tristesse
01:20:43pour l'ensemble
01:20:44des concitoyens
01:20:45qu'ils soient chrétiens
01:20:46laïcs ou autres
01:20:47en France
01:20:48lors de la visite du pape
01:20:50jamais ça se produit
01:20:51c'est impressionnant
01:20:51Jean-Frédéric Poisson
01:20:53le fait que le pape
01:20:54aille rencontrer
01:20:55le maire de Saint-Denis
01:20:56c'est un chrétien
01:20:58qui rencontre quelqu'un
01:20:59avec qui il a des divergences
01:21:00ah mais
01:21:00moi je fais ça
01:21:01toute la journée
01:21:01si vous voulez
01:21:02je ne suis pas du tout
01:21:05surpris de ça
01:21:07ce qui est intéressant
01:21:08de rencontrer
01:21:09le maire de Saint-Denis
01:21:09parce que c'est un profil
01:21:11qui est quand même
01:21:11tout à fait
01:21:12très original
01:21:14assez passionnant
01:21:15d'ailleurs
01:21:15sur beaucoup de rapports
01:21:16mais surtout
01:21:17il le rencontre
01:21:17après que
01:21:18la France entière
01:21:19a appris
01:21:21la perspective
01:21:21de ce spectacle
01:21:23porté par la gauche
01:21:24institutionnelle
01:21:25et riche
01:21:27dont un des clous
01:21:28sera la mise en scène
01:21:29de la profanation
01:21:30de la basilique
01:21:31de Saint-Denis
01:21:32au moment de la terreur
01:21:33comme un moment formidable
01:21:35d'émancipation des peuples
01:21:36à l'égard de l'oppression
01:21:37de la monarchie
01:21:38ce qui consiste en fait
01:21:39à ériger la barbarie
01:21:40c'est-à-dire la profanation
01:21:42en oeuvre d'émancipation
01:21:43enfin plus anti-humain
01:21:45plus indigne que ça
01:21:47on ne peut pas trouver
01:21:48les morts
01:21:48ça se respecte
01:21:51on doit respecter les morts
01:21:53pardon ma formulation
01:21:53antérieure
01:21:54on respecte les morts
01:21:56c'est un devoir absolu
01:21:57ça s'impose à tous
01:21:58partout et tout le temps
01:21:59donc mettre en scène
01:22:00quelque chose
01:22:01qui est une profanation
01:22:01relève d'une participation
01:22:03à la barbarie
01:22:04qui est absolument indigne
01:22:05si le pape François
01:22:06a l'occasion de redire ça
01:22:08peut-être dans le creux de l'oreille
01:22:09au maire de Saint-Denis
01:22:10je pense qu'on n'aura pas
01:22:11tout à fait perdu notre temps
01:22:13et par ailleurs
01:22:14voilà quelque chose
01:22:15qui est un signe
01:22:18de la liberté
01:22:19je me souviens
01:22:19qu'après les attentats
01:22:20du Bataclan
01:22:21j'avais été interviewé
01:22:21par une journaliste
01:22:22qui me disait
01:22:23mais est-ce que vous êtes pour
01:22:24l'interdiction
01:22:27la criminalisation
01:22:27du blasphème
01:22:28j'ai dit mais madame
01:22:29ça n'a pas de sens
01:22:30l'interdiction du blasphème
01:22:31en revanche
01:22:32c'est comme le cendrier
01:22:33qui est sur la table
01:22:34de la salle d'attente
01:22:35du Premier Ministre
01:22:36à Matignon
01:22:36il y a un cendrier
01:22:37mais vous devez comprendre
01:22:39tout seul
01:22:39qu'il ne faut pas s'en servir
01:22:40donc le blasphème est permis
01:22:41mais par respect
01:22:42pour la conscience
01:22:42de mon prochain
01:22:43je dois m'interdire
01:22:45comment dire
01:22:46de le prononcer
01:22:46c'est ça aussi
01:22:47l'apprentissage
01:22:48de la laïcité
01:22:49le respect de la foi d'autrui
01:22:51est une des conditions
01:22:52pour vivre correctement
01:22:54et en paix
01:22:54dans une société
01:22:55qui en a de plus en plus besoin
01:22:57et en revanche
01:22:57si on blasphème
01:22:58évidemment
01:22:59on ne se fait pas mitrailler
01:23:00pour avoir blasphémé
01:23:01mais non
01:23:01c'est malheureux
01:23:02on peut critiquer le blasphème
01:23:04dans le cadre
01:23:05du dialogue démocratique
01:23:06et d'inconfrontation
01:23:07le blasphème
01:23:08il existe
01:23:09si je puis dire
01:23:10il doit exister
01:23:11théoriquement
01:23:11parce qu'il est
01:23:12une des modalités
01:23:13de la liberté d'expression
01:23:14mais c'est tellement
01:23:15c'est tellement douloureux
01:23:17pour la conscience
01:23:18de celui qui l'entend
01:23:19et qui le reçoit
01:23:20en tant que blasphème
01:23:20qu'on devrait se l'interdire
01:23:22Gilbert Ambergen
01:23:23en deux mots
01:23:24parce que nous arrivons
01:23:24au terme de cette passionnante émission
01:23:26je sais qu'il y en aura d'autres
01:23:27parce que c'est un thème
01:23:28qui reviendra
01:23:28sur l'actualité
01:23:29je vous réinviterai
01:23:30Anissa et moi
01:23:31on vous réinvitera
01:23:31tous les deux
01:23:33la laïcité
01:23:34malgré tout
01:23:35elle se porte encore bien
01:23:36même si elle est fragilisée
01:23:38il y a encore des gens
01:23:38qui tiennent
01:23:38qui tiennent solidement
01:23:39le coup
01:23:42absolument
01:23:42je le disais tout à l'heure
01:23:43en introduction de mon propos
01:23:44heureusement
01:23:45il y a des républicains
01:23:46des deux bords
01:23:46qui la défendent
01:23:47cette laïcité
01:23:47et qui savent
01:23:48à quelle catastrophe
01:23:50peut nous conduire
01:23:52justement son abandon
01:23:53et son renoncement
01:23:54ou alors toutes les perversions
01:23:55dont elle est victime
01:23:57j'aurais peut-être
01:23:58une petite nuance
01:24:00sur la question du blasphème
01:24:01une petite appréciation
01:24:06on ne se lève pas
01:24:07tous les matins
01:24:07en se demandant
01:24:08comment on va blasphémer
01:24:09sur qui on va blasphémer
01:24:10cette obsession du blasphème
01:24:12à mon avis
01:24:13est tout à fait
01:24:14c'est probablement stupide
01:24:16par contre
01:24:16par contre
01:24:17à partir du moment
01:24:18où on met le doigt
01:24:19sur l'interdiction du blasphème
01:24:20et bien
01:24:21on justifie
01:24:22a posteriori
01:24:23le cri de ceux qui ont
01:24:24après avoir tué
01:24:25les journalistes
01:24:26sur les hebdos
01:24:27ont crié
01:24:28on a vengé le prophète
01:24:29ça c'est pas possible
01:24:31une croyance
01:24:32une religion
01:24:32c'est une croyance
01:24:33toutes les croyances
01:24:34peuvent être critiquées
01:24:35personne ne doit être
01:24:37attaqué
01:24:37mis en cause
01:24:38à cause de ces croyances
01:24:40mais en tout cas
01:24:41restons rationnels
01:24:42encore une fois
01:24:44on ne se lève pas
01:24:44tous les matins
01:24:45en se disant
01:24:45comment est-ce qu'on va pouvoir
01:24:46blasphème avec efficacité
01:24:47aujourd'hui
01:24:48merci
01:24:48merci Gilbert Habergel
01:24:50merci Jean-Philippe Poisson
01:24:51liberté
01:24:53égalité fraternité
01:24:53et à ceux qui croient
01:24:55aller dans la paix du Christ
01:24:56à demain sur Sud Radio
01:24:57nous nous retrouvons
01:24:58Brigitte Laé
01:24:59nous retrouvons
01:25:00Brigitte Laé
01:25:02qui va évidemment
01:25:03nous parler d'amour
01:25:04et nous aider
01:25:05dans notre quotidien
01:25:06absolument
01:25:07et l'amour en France
01:25:08il est profondément laïque
01:25:09quelles que soient les religions
01:25:10on a le droit de s'aimer
01:25:11et de faire des enfants
01:25:12surtout qu'on a bien besoin
01:25:13parce qu'on a un problème démographique
01:25:14plus la laïcité amoureuse
01:25:16repeupler la France
01:25:17voilà
01:25:17avec la bénédiction
01:25:18Jean-Philippe Poisson
01:25:19et celle de Gilbert Haberger
01:25:21à demain sur Sud Radio
01:25:24Sud Radio