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Avec Nicolas Conquer, Porte-parole de Republicans Overseas France
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NewsTranscription
00:0014h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:05Donald Trump a une nouvelle fois électrisé la tribune des Nations Unies.
00:09Dans un discours particulièrement offensif, le président américain a défendu sa politique étrangère,
00:15attaqué les institutions internationales et placé l'Iran devant un ultimatum,
00:19accepter un accord ou s'exposer à une nouvelle escalade militaire.
00:23Jusqu'où les Etats-Unis sont-ils prêts à aller et quelle stratégie Donald Trump poursuit-il derrière ces menaces
00:28?
00:28On en parle avec le porte-parole de Républicains Overseas France, Nicolas Conquire.
00:33Bonjour.
00:34Bonjour madame.
00:35Bonjour Nicolas Conquire, merci d'être en direct avec nous sur Sud Radio pour parler du président des Etats-Unis.
00:42Vous êtes déjà souvent venu justement nous expliquer tout le bien que vous pensiez du parti républicain et de la
00:48politique de M. Trump,
00:49mais les choses évoluent et nous on s'y perd un petit peu.
00:52C'est pour ça qu'on a besoin que vous nous éclairiez et que vous vous expliquiez quel est le
00:57fond de la pensée,
00:58si on tentait qu'on puisse l'interpréter, du président des Etats-Unis.
01:03Nous avons des relations quelquefois cordiales, un peu plus tendues, il est menaçant.
01:06Vous reconnaissez que c'est un personnage, je ne vais pas dire versatile, mais aux humeurs changeantes, un peu bipolaire,
01:11donc on arrive à le suivre.
01:12Pour nous, c'est formidable, il nous crée une actualité de très très grande qualité.
01:17Je voudrais juste qu'on l'écoute là, dans une des déclarations auxquelles il faisait allusion à la France.
01:24Nous avons gagné la guerre et nous sommes les seuls à ne pas l'avoir célébrée.
01:28J'ai donc envoyé une équipe de choc là-bas et nous l'avons fait à chaque fois que nous
01:33avons le 8 mai.
01:34Nous célébrons également la date du mois de novembre, la date sacrée de la première guerre mondiale,
01:38parce que nous avons également gagné cette guerre.
01:41Pensez-y, j'appelle, nous aimons la France, n'est-ce pas ?
01:44Mais je pense que nous avons fait un peu plus pour gagner la guerre que la France.
01:48Sommes-nous d'accord ? Je ne veux pas faire le malin.
01:50Mais quand Hitler a fait un discours à la tour Eiffel, je dirais que ce n'était pas vraiment l
01:54'idéal.
01:55Voilà, Nicolas Conquer, vous vous souvenez de cette allocution, elle avait suscité la polémique en France.
02:01Il est quand même difficile à suivre et puis ce qu'il dit n'est pas tout à fait toujours
02:05exact.
02:07Est-ce que vous, j'allais dire, est-ce que vous validez les propos que vous venez d'entendre ?
02:11Est-ce que pour vous c'est la vérité ?
02:13Vous êtes un peu taquin, cher Perico, parce que ça, c'était une déclaration qui remonte.
02:17Ça ne date pas d'hier, c'est important, parce qu'il y a eu une déclaration, une rencontre,
02:21plusieurs rencontres d'ailleurs entre Trump et Macron, durant cette Assemblée Générale des Nations Unies.
02:26Ça, c'est une déclaration qui remonte avant qu'il n'était même en campagne, avant qu'il soit réélu.
02:30Et je tiens à repréciser qu'effectivement, il n'y a jamais eu de discours d'Adolf Hitler devant la
02:34tour Eiffel à Paris, au Trocadéro.
02:36Il y a eu des photos qui ont été prises, mais évidemment, il n'y a pas cette déclaration.
02:40Et donc, c'est un peu tonitruant.
02:42L'histoire, la véracité, de façon historique, mais ce que ça montre, c'est de bien rappeler cette alliance entre
02:47les peuples.
02:48Les Américains sont venus au secours des Français, comme les Français sont venus au secours des insurgés, il y a
02:53250 ans.
02:54Et donc, je le mentionne parce qu'on est dans cette année anniversaire.
02:57Je tiens juste à mentionner, c'est Emmanuel Macron qui le disait hier, que malgré les vicissitudes du temps, il
03:02y a toujours un lien très proche,
03:04pas d'admiration, mais en tout cas d'amitié, d'entente réciproque, ce que moi aussi, je m'efforce à
03:10apporter au quotidien.
03:11Donc, c'est ce que je voyais d'un bon oeil.
03:12Mais effectivement, dans les déclarations, parfois, elles vont peut-être un peu au-delà de la véracité historique en ce
03:18qui concernait cette prise de parole.
03:19Ce que je tiens à dire, c'est que là, on était sur ce deuxième discours de Donald Trump aux
03:23Nations Unies depuis son retour à la Maison-Blanche.
03:25L'année dernière, la prise de parole, tant sur le fond que sur la forme, n'avait pas tout à
03:29fait la même saveur.
03:29Vous vous souvenez, il y avait eu des incidents de compteur, des incidents d'escalator.
03:33Ça a été une déclaration de fleuve. L'année dernière, ça a duré une heure.
03:36Cette année, c'était beaucoup plus condensé, beaucoup plus bref.
03:39Ça a duré tout juste une demi-heure.
03:40Mais en tout cas, il n'a pas fait l'impasse sur quel que soit le sujet.
03:45Il a adressé toutes les crises qui étaient en cours.
03:47Et accessoirement, il a martelé aussi son appel à un peu la fin du mondialisme et le retour au nationalisme.
03:53Et ce que je voyais dans un très bon oeil, il ne s'est pas défilé là-dessus aussi.
03:56Et ce qui doit un peu réjouir les patriotes, quelle que soit leur sensibilité.
03:59On a l'impression, Nicolas Conquer, et on va revenir sur l'histoire,
04:03on se dit à un moment donné, les États-Unis, pendant le deuxième conflit mondial,
04:07ce n'est pas eux qui ont déclaré la guerre aux Allemands.
04:09C'est Hitler, qui lui, 11 décembre, 4 jours après Pearl Harbor, a dit
04:14je vais suivre les Japonais et je vais déclarer la guerre aux États-Unis.
04:18Les États-Unis ont tout fait pour ne pas rentrer en guerre.
04:21Et aujourd'hui, on est en bonne raison de penser que s'ils y sont venus,
04:24et je range hommage aux D. Hines qui sont morts sur les plages de Normandie
04:27et partout ailleurs, les armées, les alliés, les anglais, les américains
04:30qui ont sacrifié leur vie pour la liberté,
04:32beaucoup vous disent, attention, si le nazisme n'avait pas représenté
04:35une menace économique pour les États-Unis,
04:37peut-être que les États-Unis ne seraient jamais revus.
04:39On a l'impression, et Trump aujourd'hui le clame,
04:41nous ne viendrons vous aider que si vous êtes soumis
04:44et que si notre amitié nous rapporte quelque chose.
04:48On dirait toujours que c'est son bénéfice d'inventaire.
04:50Il est le premier chef d'État américain
04:52à ne pas dire notre amitié est sacrée, c'est une fraternité,
04:55on est lié par l'histoire, la France est venue avec la faillette,
04:58nous revenons, voilà, il y a un bloc, l'OTAN est là.
05:01Maintenant, il a l'air de lui dire, écoutez, si ça ne me rapporte pas,
05:03si vous commencez à m'ennuyer, si vous n'êtes pas docile,
05:06si vous n'êtes pas ce que je dis, débrouillez-vous,
05:08l'Amérique ne sera pas là.
05:09Vous n'avez pas cette sensation à un moment donné ?
05:11Non, je pense qu'il a au moins l'avantage de l'honnêteté,
05:13voire même si c'est parfois brutal et peut-être même un peu rugueux.
05:16Ah bah merci de le reconnaître.
05:18Dès son premier mandat, les gens disaient,
05:20mais Trump va faire imploser l'OTAN,
05:22s'il va sortir de manière inulatérale.
05:24Au cas où on s'en était pas rendu compte,
05:26il n'est pas ressorti de l'OTAN, au contraire, il l'a renforcé.
05:28Donald Trump, il n'est pas pour des chèques en blanc.
05:31Il préfère à ce que les gens assument eux-mêmes leur défense,
05:33et même dans le cadre d'un OTAN qui a un club sur lequel il faut qu'il y ait
05:36des engagements,
05:37il faut qu'il y ait une participation.
05:39On ne peut pas juste se réfugier dans le parasol,
05:41le parapluie américain, ou le parasol en l'occurrence,
05:43si on est plus festif.
05:44Mais ce que ça montre, c'est qu'il cherche à ce qu'on assume nous-mêmes
05:48la responsabilité de notre défense.
05:50On ne peut pas juste faire subventionner notre État-providence
05:54par l'effort de défense américain.
05:57Parce que c'est de manière ce qui est souvent critiqué,
05:59c'est que nos social-démocraties européennes,
06:01et je ne pointe pas du doigt que les Français évidemment,
06:03mais ont eu tendance à se réfugier derrière cette puissance otanienne et états-unienne
06:08pour pouvoir investir dans du social en négligeant l'appareil de défense.
06:12Ce qui est au final très irresponsable.
06:13Nicolas Conquer, c'est ce qu'on appelle l'atlantisme.
06:17Vous avez en France et en Europe des forces politiques,
06:19des gouvernants, des dirigeants atlantistes,
06:21qui ont considéré que cette forme de soumission aux États-Unis,
06:26soumission économique, soumission militaire,
06:27était la garantie d'une stabilité, j'allais dire, tout autour de l'Atlantique.
06:31Et aujourd'hui, ils se réveillent, ils sont effondrés,
06:33parce que la mer protectrice,
06:36à la voix de Donald Trump, qui parle vrai,
06:39on est d'accord qu'il parle vrai,
06:40il dit, mais America first, d'abord l'Amérique,
06:42again, toujours plus puissante,
06:44si vous êtes une entrave,
06:46on ne sera plus avec vous.
06:48Est-ce que le président des États-Unis, aujourd'hui,
06:50n'a pas la véritable intention,
06:53j'allais dire, de reléguer tout ce qui est Europe,
06:55tout ce qui n'est pas aux États-Unis,
06:56j'allais dire, aux oubliettes,
06:58vous venez si vous me rapportez,
06:59si vous ne me rapportez pas,
07:00ce n'est pas possible,
07:01mais les propos qu'il tient, aujourd'hui,
07:03sont extrêmement déstabilisants.
07:05Et les atlantistes les plus férus que l'on connaît,
07:08aujourd'hui, ils ne savent plus où se loger,
07:09ils ne savent plus quel diable vouer,
07:12pour essayer de justifier que l'amitié
07:14avec les États-Unis doit être préservée.
07:16On ne prend depuis quelque temps que des coups.
07:18En quoi l'Amérique, dernièrement,
07:20nous a fait un geste d'amitié,
07:22un geste de partage ou un geste de soutien ?
07:26Il ne serait-ce que se rentrer
07:28et de neutraliser la menace du régime iranien
07:31qui sévit dans la région
07:33et qui a fait couler du sang français au Moyen-Orient.
07:37C'est un fiasco qui nous ruine.
07:38Encore une fois,
07:39Donald Trump le dit hier,
07:40c'est qu'il y en a beaucoup qui parlent
07:41et peu qui agissent.
07:42Donc en soi,
07:43est-ce qu'on est en mesure,
07:44est-ce qu'on veut juste être dans le laisser-faire ?
07:46Je prends juste un exemple,
07:47mais ça montre qu'on n'est pas convié
07:50à la table des participants
07:51parce qu'on n'est pas en mesure
07:53de mettre cette action
07:57contre ce régime hostile
07:58et une puissance régionale,
08:00enfin une puissance de déstabilisation régionale.
08:03En soi, je pense qu'aussi,
08:04Donald Trump,
08:05il nous montre un peu les leçons
08:06et du courage politique
08:07qu'il faut engager,
08:09notamment dans nos sociales-démocraties
08:10ou dans nos pays européens,
08:13c'est-à-dire une limitation,
08:14un contrôle des frontières
08:16et un rappel de la souveraineté nationale
08:18par une limitation de l'immigration.
08:19Le deuxième qui est
08:21de saisir le virage
08:22de cette révolution
08:23de l'intelligence artificielle
08:25qu'il appelle la super-intelligence désormais,
08:27mais également
08:29d'en terminer
08:30avec cet ultra-libéralisme
08:34qui fait le jeu de la Chine
08:37sur cet ultra-libéralisme
08:38qui fait qu'on a désindustrialisé
08:40et vous le connaissez,
08:40du terroir,
08:41vous avez vu tous ces outils de production
08:42qui ont été abandonnés
08:44et qui ont été sabrés
08:44au profit d'un intérêt chinois.
08:45Et on se demande
08:47si dans la tête de Donald Trump
08:49la meilleure défense
08:50ce n'est pas l'attaque.
08:51Anissa Arfawi,
08:51qu'est-ce que vous en pensez ?
08:52Alors effectivement,
08:53c'est un adage
08:54que Donald Trump
08:54semble avoir pris
08:56au pied de la lettre.
08:57Son discours a duré 37 minutes
08:59et pendant 37 minutes,
09:00le président américain
09:01a montré les muscles
09:03et a bombé le torse.
09:04Des menaces,
09:05des menaces
09:06et pied au milieu
09:06quelques mots plus mesurés
09:08pour ses alliés.
09:08À quoi joue Donald Trump
09:10à se demander
09:12finalement
09:12si derrière les menaces
09:13il n'y a peut-être pas
09:14moins une démonstration de force
09:16qu'un aveu de faiblesse ?
09:17La guerre contre l'Iran
09:19dure depuis près de 7 mois.
09:20Téhéran n'a toujours pas capitulé.
09:22Aucun accord de peine est signé.
09:24Et puis le conflit
09:25fait flamber le prix des carburants.
09:26À mesure que la guerre s'enlise,
09:28Trump durcit
09:29donc le vocabulaire.
09:30L'Iran acceptera
09:31ces conditions
09:32où la République islamique
09:33sera,
09:34dit-il,
09:35anéantie.
09:36Un air de déjà-vu,
09:37il faut le dire.
09:38Et puis,
09:38cette menace
09:39adressée à Téhéran
09:40mais aussi à tous les adversaires
09:41des Etats-Unis.
09:43L'Amérique ne se laissera
09:44plus arrêtée
09:45par le droit international,
09:46les organisations multilatérales
09:48ou le jugement
09:49de ses alliés.
09:50Donc à l'ONU,
09:50Trump attaque l'ONU.
09:52Il dénonce
09:53sa bureaucratie,
09:54il rejette l'autorité
09:55de la Cour pénale internationale
09:56et puis refuse
09:57qu'une institution étrangère
09:59puisse enquêter
09:59sur les militaires américains.
10:01Mais finalement,
10:02on peut aussi
10:03se poser une autre question.
10:04Est-ce que le véritable
10:05destinataire de ce discours,
10:07peut-être qu'il n'était pas
10:08vraiment dans la salle ?
10:09Et puis,
10:10peut-être qu'il se trouvait
10:11aux Etats-Unis.
10:11À six semaines
10:12des élections de mi-mandat,
10:13la popularité de Trump
10:14est tombée à 32%.
10:15Les démocrates devancent
10:17les républicains
10:18de huit points environ.
10:20Dans les intentions de vote,
10:21évidemment,
10:22ils sont désormais favoris
10:23pour reprendre
10:24la chambre des représentants.
10:25Et puis,
10:26la bataille du Sénat
10:26est devenue incertaine
10:27pour Trump.
10:28Donc même des candidats républicains,
10:29il semblerait,
10:30prennent leur distance
10:31avec sa guerre.
10:32Alors Trump avait promis
10:33de terminer les guerres.
10:34Il doit maintenant
10:35justifier celles
10:35qu'il a commencé
10:36et qu'il n'arrive pas
10:37à finir.
10:38Il affirme que l'Iran
10:39est à genoux,
10:40mais seulement un Américain
10:41sur quatre estime
10:41que cette guerre
10:42en valait vraiment la peine.
10:43Alors il transforme
10:44un conflit,
10:44peut-être sans issue,
10:45en récit personnel.
10:47Lui seul pourrait choisir
10:48entre la paix
10:49et l'anéantissement.
10:50À New York,
10:51Trump parlait devant
10:52les Nations Unies,
10:52mais pendant 37 minutes,
10:53c'est peut-être bien
10:54aux électeurs américains
10:55qu'il a demandé
10:55de croire en sa puissance.
10:57Nicolas Conquer,
10:58c'est un constat
10:59qui est assez évident.
11:02Oui,
11:02en soi,
11:03les menaces
11:03qui ont été faites
11:04en chair
11:04à la tribune des Nations Unies,
11:05elles se sont accompagnées
11:06de discussions bilatérales
11:08avec Vladimir Zelensky
11:11d'un côté,
11:12également des représentants
11:13du régime iranien
11:14qui étaient présents.
11:15Et je pense que c'est...
11:17On a vu aussi,
11:18d'ailleurs,
11:19c'est un des moments
11:19un peu coup de théâtre
11:20sur lesquels
11:20la délégation cubaine
11:21est sortie
11:22de cette séance plénière
11:24durant le discours
11:24de Donald Trump.
11:26Effectivement,
11:26là, il était question
11:27de beaucoup d'internationales,
11:28mais c'est qu'ils ne se laissent pas
11:31diriger par les sondages
11:32ou par un potentiel revers
11:34aux élections de mi-mandat
11:35qui sont d'ailleurs,
11:36on rappelle,
11:36une coutume
11:37assez fréquente
11:38aux États-Unis
11:39qui s'est assez défavorable
11:40pour le parti au pouvoir.
11:41Donc là,
11:42ce que ça montre,
11:42ce n'est pas parce que
11:43c'est défavorable
11:44ou parce qu'il y a un risque
11:45d'essayer d'un revers électoral
11:46qui va revenir
11:47sur cette action
11:48qui est noble.
11:49Si d'ailleurs,
11:49ça peut avoir
11:49des conséquences néfastes
11:51provisoirement
11:52et de manière très ponctuelle
11:53sur l'économie,
11:54c'est un coup
11:55qui est prêt à endurer
11:56plutôt que de systématiquement
11:57faire des déclarations
11:58d'une diplomatie du verbe
12:00qui n'est jamais accompagnée
12:01de traductions concrètes
12:03dans les faits.
12:03Et donc,
12:03plutôt que de passer ça
12:04au suivant
12:05ou de laisser une situation
12:06qui pourrait s'envenimer
12:07avec un régime iranien
12:09qui serait détenteur
12:10de l'arme nucléaire,
12:11il cherche à y mettre fin
12:13et il a réaffirmé
12:13quels étaient
12:14ses véritablement buts,
12:15ses buts
12:16et ses motivations
12:16dans ce conflit.
12:17Alors, justement,
12:18on réécoute
12:18le président des Etats-Unis.
12:19And here is my promise.
12:21If the Republicans
12:22win the House of Representatives
12:24and the United States Senate,
12:26both of them,
12:28because of our economic,
12:31tremendous economic success,
12:33like in history,
12:35we've never had anything
12:35like what's happening,
12:37but because of our tremendous strength
12:39and success economically,
12:41I will issue a dividend
12:44to every adult citizen
12:46in the United States of America
12:48for 5,000 dollars.
12:51Donc, Donald Trump explique
12:52que les performances économiques
12:54sont tellement mirobolantes
12:56que sa gestion
12:57est tellement exceptionnelle
12:58que le peuple américain
12:59maigrit, justement,
13:00de participer
13:01et donc, si aux élections prochaines,
13:04renouvellement du Sénat,
13:06eh bien, son parti l'emporte,
13:08eh bien, les électeurs
13:09toucheront 5,000 dollars.
13:11Si le président Macron disait,
13:13et là, il ne peut pas se représenter,
13:14mais un candidat disait,
13:15je donne 500 euros
13:16si je retrouve la majorité
13:17à l'Assemblée nationale,
13:19Nicolas Conquer,
13:20vous réagiriez comment
13:21vous diriez, il est fou,
13:22je vous remercie juste sur un point,
13:23et je vous reviendrai
13:24sur mon principe et ma position,
13:25c'est que ce n'est pas les électeurs,
13:26ce serait l'ensemble des Américains
13:28que vous ayez voté démocrate,
13:29républicain ou indépendant
13:30ou que vous n'ayez pas voté.
13:30Encore plus généreux,
13:31oui, bien sûr, bien sûr.
13:32La vérité, c'est que c'est
13:331 200 milliards de dollars
13:35pour cette proposition
13:37qui, rappelons-le,
13:38n'est pas du pouvoir
13:39et de l'autorité du président.
13:41C'est au Congrès
13:41de voter un élèvement de la dette
13:43et donc, voilà,
13:45c'est assez hypothétique
13:45et je rappelle qu'il y a déjà eu
13:46d'autres propositions de chèques
13:48que moi-même, j'attends toujours,
13:50notamment par rapport
13:51à l'efficience gouvernementale,
13:52sur les tarifs aussi,
13:54qui, au-delà de ça,
13:55ne semblent pas être
13:56une proposition vertueuse,
13:57même si une petite note
13:59de bas de page,
14:00c'est que ces 5 000 dollars,
14:00ils doivent être dépensés
14:01sur le territoire national.
14:03Pour moi, c'est inflationniste
14:04et ce n'est pas une bonne décision
14:06en période, voilà,
14:07pas de récession,
14:08mais sur laquelle l'économie
14:09a davantage besoin de fluidité.
14:13Donc, effectivement,
14:14je la condamnerai tout autant
14:14que ça vienne de Macron
14:15que ça vienne de Donald Trump.
14:16Je vous en voudrais.
14:18Mais le clientélisme électoral,
14:19il existe chez les démocrates
14:21comme chez Donald Trump,
14:22comme chez les progressistes
14:24de tous bords,
14:24qui promettent toujours plus d'aide
14:26et de biberonner à l'argent public.
14:27Je vous avoue, Nicolas Conquer,
14:28que si un dirigeant français
14:29disait, voilà,
14:30on va abaisser les impôts de 15%,
14:32mais nous avons la certitude,
14:33il faudra que cet argent
14:34soit dépensé dans l'économie française,
14:36peut-être qu'il y aurait un débat
14:37que nous accepterions de tenir.
14:39Voilà, merci Nicolas Conquer
14:40pour votre présence
14:41sur Sud Radio en direct,
14:43et puis je pense
14:44que nous aurons l'occasion
14:44de nous en parler,
14:45puisque le président Trump
14:46est encore au pouvoir
14:47pendant quelques années,
14:48et il donnera certainement l'occasion
14:49d'avoir des débats aussi passionnés.
14:51Merci et à très bientôt.
14:52À suivre.