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00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Perico Légas.
00:00:07Bonjour, bienvenue sur Sud Radio, en ce déjà mercredi 4 novembre 2026, on pourrait dire ça tous les jours.
00:00:13Merci pour votre fidélité, merci pour votre assiduité, nous allons être ensemble pendant 2h, de midi à 14h.
00:00:20On va toujours chercher l'information à 14h, mais on l'a déjà dès midi.
00:00:23A mes côtés, Anissa Arfaoui, avec laquelle j'ai préparé cette émission de façon un peu épisodique,
00:00:29parce qu'il y a des timings, il y a des contraintes sur lesquelles il faut passer, il faut surmonter.
00:00:35On y est arrivé, Julien Delmas, bien entendu, est là devant sa console pour s'assurer de la bonne réalisation
00:00:40de cette émission.
00:00:41Zacharia Sabrous est là en attendant votre appel au 0826 300 300, je rappelle ce numéro 0826 300 300.
00:00:48Je vous rappelle que vous pouvez appeler à tout moment, même si vous n'êtes pas immédiatement à l'antenne,
00:00:52si vous avez envie de réagir à chaud à une information ou un échange que nous avons sur le plateau.
00:00:56Évidemment, on vous prend, on vous met en attente et on vous fait passer dès qu'il y a un
00:01:00créneau pour vous.
00:01:00Elvin n'est pas dans le studio, mais je sais qu'il écoute.
00:01:03Et Elvin est là pour s'assurer que ce qui se dit sur cette antenne est retranscrit avec fidélité sur
00:01:08le site Sud Radio
00:01:09que vous pouvez consulter du 1er janvier au 31 décembre, 24h sur 24.
00:01:15Nous allons aujourd'hui parler d'un sujet qui nous tousse tous et qui concerne vraiment une majorité de français.
00:01:21Le coût de l'énergie est en train de s'aggraver à un point très inquiétant.
00:01:25Les charges contraintes ont doublé en 50 ans, en 50 ans depuis 1966.
00:01:31Et un rapport de l'Institut Montaigne nous révèle que, eh bien aujourd'hui, 30% le budget familial des
00:01:40charges contraintes représente 30% du budget familial.
00:01:44Nous allons en parler avec Philippe Charvez, qui est un expert en question d'énergie et des ressources.
00:01:50Et puis, nous parlerons dans la continuité aussi de ce pays, champion du monde des facs et des lycées bloqués.
00:01:57Et nous allons recevoir Younes De Frennes, jeune porte-parole de l'Union étudiante.
00:02:04Nous verrons avec lui qu'on a la situation, ce qui est bloqué, ce qui n'est pas bloqué, pourquoi
00:02:07il faut bloquer, ce qu'il faut bloquer ou pas.
00:02:09Et puis, nous finirons 13 à 14h, un peu dans la conclusion des deux premiers sujets.
00:02:12Ça ne va pas très fort.
00:02:14Eh bien, nous recevrons le grand économiste Charles Gave, qui va nous expliquer pourquoi nous sommes à minuit moins une
00:02:20avant la faillite de la France.
00:02:22Il est l'auteur d'un livre, L'étrange faillite, publié aux idées en liberté, comment ruiner un pays en
00:02:28prétendant le sauver.
00:02:29Nous allons en discuter avec lui.
00:02:32Voilà pour le sommaire d'aujourd'hui.
00:02:35Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricot.
00:02:41Quand la jeunesse française parle comme les vieux cons, chose vue, aurait dit Victor Hugo, la scène a lieu devant
00:02:48le lycée Henri IV à Paris, orgueil de l'éducation nationale,
00:02:51fleuron de l'école de la République où un certain nombre de génies et de talents, ayant participé à notre
00:02:56gloire nationale, ont fait leur humanité.
00:02:59Aujourd'hui, le terme semble rêveur.
00:03:01Un journaliste de CNews interroge un manifestant posté devant le lycée et lui demande les raisons de sa présence et
00:03:06quelles sont ses revendications.
00:03:08On écoute la réponse de ce jeune français.
00:03:10Mais parce qu'on te déteste et qu'on a marre de toi et de tous tes gars, on a
00:03:13marre de votre régime, on a marre de ce que vous nous racontez, on a marre de tes récits.
00:03:16J'ai pas envie de te parler, j'ai pas envie que tu me mettes sur ta chaîne.
00:03:18C'est vous qui allez parler monsieur, c'est vous qui allez raconter. Pourquoi vous mobilisez encore aujourd'hui ?
00:03:22Et j'ai même pas envie de te parler. En fait, tout ton être, tu reprends un truc que je
00:03:26déteste et tu me dégoûtes.
00:03:28Quelles sont vos revendications ? Vous estimez que vous n'en avez pas encore assez aujourd'hui de ce qui
00:03:31a été cédé par le gouvernement ?
00:03:33Pas du tout, pas du tout. Je veux tout. Le gouvernement, il donne ta maison, ta femme, je veux tout.
00:03:37J'ai pas envie de te parler, j'ai pas envie de ton micro, j'aimerais que tu passes.
00:03:40Voilà. Ce jeune homme est-il lycéen à Henri IV ?
00:03:44Nous avons bien entendu, mais parce qu'on te déteste, on en a marre de toi et de tous tes
00:03:49gars, marre de votre régime,
00:03:51de ce que vous nous racontez, de tes récits, mais parce que j'ai même pas envie de te parler.
00:03:56En fait, tout ton être, tu représentes un truc que je déteste, tu me dégoûtes.
00:03:59Et revendication finale, quand on lui demande ce qu'il veut, je veux tout.
00:04:02Que le gouvernement me donne ta maison et ta femme.
00:04:05La suite de l'échange est à l'avenant. Cette scène est un petit instant d'histoire.
00:04:08Elle ne résume pas toute la réalité de ce pays, loin de là, du moins espérons-le.
00:04:11Mais on dit long sur la lente et inéluctable décrépitude d'une génération sacrifiée.
00:04:16Disons-le comme ça.
00:04:16Je préfère ne pas savoir ce que les anciens élèves du lycée Henri IV penseraient
00:04:20de ce petit instant d'histoire survenue devant ce berceau de la culture française.
00:04:24Je pense à Alfred de Musset, à Guy de Maupassant, à Henri Bergson, à Julien Gracq,
00:04:28plus récemment à Michel Foucault, à Jean Dormesson, à Patrick Modiano,
00:04:31mais aussi à des hommes d'État comme Alexandre Milleron ou Georges Pompidou.
00:04:35Paix à leur âme et à leur mémoire, au point de se demander si l'on préférait qu'il n
00:04:39'y ait pas d'au-delà
00:04:39afin de leur épargner un tel spectacle.
00:04:42Tout ton être présente un truc que je déteste, tu me dégoûtes.
00:04:45Nous ne sommes assurément ni dans Musset ni dans Maupassant.
00:04:48Le passage qui m'a le plus interpellé est l'expression « marre de votre régime »,
00:04:52adressée par ce jeune homme plein de fougue et de verbes aux journalistes qui l'interrogent.
00:04:56Comme si une chaîne de télévision était un régime politique,
00:04:59voire une sorte de dictature dont la France subirait les outrages.
00:05:02Curieuse comparaison, c'est dire jusqu'où peut aller une pétition publique
00:05:07réclamant la fermeture d'un média.
00:05:09Elle éclaire les esprits, porte l'intelligence de la jeunesse à ses sommets, dont acte.
00:05:13Contre toute attente, je ne vais pas blâmer ce jeune homme, mais lui demander pardon.
00:05:19Est-il simple manifestant venu prêter main-forte à ceux qui bloquent l'accès à l'établissement
00:05:23ou lycéen d'Henri IV lui-même ?
00:05:25Je veux très modestement lui présenter mes excuses d'avoir laissé ce pays sombrer
00:05:29à un tel niveau d'aberration et de l'avoir livré à la fabrique du crétin
00:05:32que définit dans son livre éponyme le prof marseillais Jean-Paul Brighelli.
00:05:36Pardon d'avoir laissé l'école s'effondrer, pardon d'avoir trahi l'éducation nationale.
00:05:40Je ne suis qu'un journaliste et ne dispose d'aucun levier institutionnel.
00:05:44Je parle ici en tant que représentant d'une génération, étant né en mars 1959,
00:05:49deux mois après que le général de Gaulle ait été élu premier président de la 5ème république.
00:05:53Qu'avons-nous fait de cette France qui nous avait laissé si brillante ?
00:05:56Alors que nous avons cumulé les alertes et les avertissements de ce qui allait être à devenir,
00:06:02nous avons, j'en prends ma part de simples citoyens,
00:06:04tout simplement regardé de l'autre côté pendant que la maison brûlait.
00:06:07La colère lycéenne est légitime et nous partageons l'indignation de ceux qui manifestent pacifiquement.
00:06:12Bonne chance au jeune homme qui s'est laissé aller devant une caméra.
00:06:15Bien d'autres médias ont eu à subir aussi ce genre de situation à la fois étonnante et déplorable.
00:06:20Gageons qu'il en ira lorsqu'il en reverra les images dans 20 ou 30 ans.
00:06:24Aujourd'hui, je me contente d'en pleurer.
00:06:27Avez-vous déjà baissé le chauffage en pensant à la prochaine facture ?
00:06:31Dans le baromètre publié hier par le médiateur national de l'énergie,
00:06:357 foyers sur 10 disent avoir limité leur chauffage pour éviter de payer trop cher.
00:06:40Alors combien de Français auront du mal à se chauffer cet hiver
00:06:43et sur quoi peut-on vraiment agir pour faire baisser la facture ?
00:06:46On en parle avec Philippe Charles, ingénieur et spécialiste de l'énergie,
00:06:50dans quelques instants sur Sud Radio.
00:06:52Vous êtes bien sûr sur Sud Radio, il est 12h14.
00:06:55Nous recevons Philippe Charles, auteur de l'éco-capitalisme durable,
00:06:59en citant la phrase de Johan Sorberg,
00:07:02« Si le capitalisme est la cause du réchauffement climatique,
00:07:04il en est aussi la solution ».
00:07:06Et justement, ça tombe bien parce que des rapports tombent de tous les côtés,
00:07:10Institut Montaigne et autres,
00:07:11le coût de l'énergie est en train de prendre des proportions absolument dramatiques.
00:07:14Les charges contraintes ont doublé en 50 ans
00:07:17et aujourd'hui, elles représentent près de 30% du budget familial,
00:07:22dont l'énergie, bien entendu, est un des éléments les plus lourds.
00:07:25Nous avons tout de suite le témoignage de Sabine,
00:07:27qui nous appelle de Gignac.
00:07:29Bonjour Sabine.
00:07:30Oui, bonjour.
00:07:30Bon, vous êtes confrontés, vous aussi, à cette hausse de l'énergie
00:07:33et ça agrève votre budget familial ?
00:07:36De toute façon, on est tous confrontés.
00:07:37Qu'on soit de gauche, de droite ou du centre,
00:07:40on est tous dans la même galère.
00:07:42Donc là, ça prend des proportions, je trouve, qui s'amplifient, qui font peur.
00:07:47Moi, ça commence à me terrifier un peu, quoi.
00:07:51Dans le sens où je suis...
00:07:52C'est la première fois depuis, je ne sais pas, 7-8 ans
00:07:55que j'étais à Découverte le mois dernier, le 21 du mois.
00:07:58Alors concrètement, ça donne quoi ?
00:08:00Découverte bancaire, je pense, de la mobilité réduite.
00:08:02Vous ne pouvez pas vous déplacer autant que vous voulez.
00:08:05Et puis le chauffage ?
00:08:06Le chauffage ?
00:08:08J'essaye de faire un peu plus de télétravail
00:08:10parce que ça me soulage aussi le budget.
00:08:11Mais bon, ce n'est pas évident avec l'employeur
00:08:12parce qu'on a des jours définis.
00:08:13On ne peut pas non plus en abuser de trop.
00:08:16Le chauffage, j'ai un appartement qui est fermé
00:08:18parce que je ne peux pas y habiter l'hiver.
00:08:20Il me coûte trop cher.
00:08:21Donc, je vis chez mon compagnon.
00:08:22Vous vous chauffez comment, Sabine ?
00:08:25Alors, dans mon appartement, c'était à l'électricité.
00:08:26Mon compagnon, c'est le chauffage au bois.
00:08:28D'accord, bah oui.
00:08:29Voilà.
00:08:30Donc, chauffage au bois avec un vieux poêle godin au bois
00:08:32et avec une maison ancienne d'un village.
00:08:35Voilà quoi.
00:08:36Heureusement qu'on a gardé les poêles godins.
00:08:38Mais c'est hallucinant.
00:08:39C'est hallucinant ce retour au passé.
00:08:42On nous dit, on nous dit, ce n'était pas mieux avant.
00:08:44Heureusement qu'on avait le chauffage au bois.
00:08:45Et l'électricité, vous pouvez me donner
00:08:47le montant de la facture que vous aviez ?
00:08:49Enfin, comment ça a évolué ?
00:08:50Comment ça a évolué ?
00:08:51C'est passé à peu près...
00:08:52Alors, comme c'est mensualisé,
00:08:55je vais vous dire, c'est passé à peu près de 65 à 70 euros
00:08:59à plus de 120 euros depuis 5 ans.
00:09:02Par mois.
00:09:03Par mois.
00:09:04Alors que j'ai changé tout mon matériel.
00:09:06J'ai refait toute l'installation électrique
00:09:08quand j'ai acheté l'appartement en 2019.
00:09:10J'ai mis une climatisation réversible
00:09:13qui était censée me coûter à peu près 25% moins cher.
00:09:16L'échauffage, c'était quoi ?
00:09:17Des convecteurs, ce qu'on appelle autrefois
00:09:18grilles peintes, résistance ?
00:09:20Tout à fait.
00:09:20C'était des grilles peintes.
00:09:21Donc j'ai changé pour tout ce qui est électrique.
00:09:24Je suis passée avec une climatisation réversible.
00:09:27Ce n'est pas un grand appartement, c'est un T2.
00:09:29Plein sud, en bord de mer,
00:09:31qui prend en plus la lumière
00:09:32et que je ne peux plus chauffer.
00:09:35Donc j'habite chez mon compagnon l'hiver
00:09:36parce qu'on ne peut pas avoir deux endroits à chauffer.
00:09:40Vous êtes où dans les roues ?
00:09:40Vous êtes à Gignac, c'est ça ?
00:09:41Moi, je suis à Gignac dans les roues.
00:09:43C'est à 25-30 kilomètres de Montpellier.
00:09:46Et moi, j'ai mon appartement sur la commune de Sète
00:09:49que je suis obligée de louer aussi l'été
00:09:51parce que j'ai droit en résidence principale
00:09:52à louer 12 semaines par an, il faut le savoir,
00:09:55pour pouvoir payer mes impôts de la rentrée.
00:09:56Et ça me soulage aussi mon budget
00:09:57parce que j'ai quand même un crédit dessus.
00:09:59Je ne suis pas Crésus.
00:10:01Donc moi, quand j'entends dire
00:10:02qu'avec 2 000 euros par mois,
00:10:03on vit bien en France,
00:10:04eh bien encore faut-il les gagner.
00:10:05Moi, après 25 ans d'ancienneté,
00:10:07j'en suis à 1 800 euros.
00:10:08Et j'ai fait 9 ans dans le privé
00:10:10et 25 ans dans la fonction publique.
00:10:11Donc je suis à 1 800 euros net par mois.
00:10:131 839 euros ce mois-ci.
00:10:17Donc écoutez, quand on me donnera les 2 000,
00:10:19je pense que ça ira un peu mieux.
00:10:21Sabine, vous estimez le montant
00:10:22de vos charges contraintes ?
00:10:23À quelle somme à peu près ?
00:10:24Quel pourcentage de votre budget ?
00:10:25Avec l'essence ?
00:10:26Avec l'essence, tout.
00:10:27L'électricité, l'essence, oui.
00:10:29Avec l'essence, je vais dire que...
00:10:30Ce que vous devez sortir le premier du mois,
00:10:32ne serait-ce que pour vivre,
00:10:33j'allais dire, structurellement, basiquement.
00:10:36Ce qui me reste ?
00:10:37Non, ce que coûte.
00:10:38Alors ensuite, on va voir ce qui vous reste.
00:10:40Ce que ça me coûte, c'est facile.
00:10:42Ça me coûte...
00:10:43J'ai une petite voiture.
00:10:44Donc ça va me coûter, on va dire,
00:10:46plein par semaine,
00:10:48puisque c'est un petit réservoir.
00:10:49Ça fait 60 balles par semaine.
00:10:51Ça fait 300 balles par mois.
00:10:53Ensuite, vous rajoutez l'électricité.
00:10:56Je participe aussi chez mon compagnon.
00:10:57Il ne va pas payer non plus tout seul non plus.
00:10:58On essaie de se démerder.
00:11:01Après, avec l'eau et avec tout ce qui reste...
00:11:04L'assurance de la voiture, l'assurance de l'appartement.
00:11:07Si on compte tout, mon salaire, il y part.
00:11:09L'assurance de l'appartement, tout.
00:11:10Le salaire, il est grévé.
00:11:12Tout ne peut pas éviter.
00:11:13Je ne parle même pas de l'alimentaire.
00:11:15Vous voyez, je parle vraiment de...
00:11:16Il vous reste quoi sur les 1800 ?
00:11:18Sur les 1800, pour...
00:11:20Pour vivre, pour manger.
00:11:21250.
00:11:22Pour manger par mois ?
00:11:24Oui.
00:11:24Non, mais voilà.
00:11:25Et encore en étant large, parce que j'ai étiquet restaurant.
00:11:28Quelle est votre activité, Sabine ?
00:11:29Je suis agent administratif catégorisé.
00:11:32Depuis 2002.
00:11:34Eh bien, vous êtes le témoignage d'un pays malade et en souffrance.
00:11:37République française 2026.
00:11:39Sabine de Gignac, 1800 euros par mois.
00:11:42Et il lui reste 250 euros, à peine, pour vivre normalement.
00:11:46C'est quand même calamiteux.
00:11:47Ça veut dire beaucoup de choses.
00:11:48Sabine, merci pour ce témoignage.
00:11:51On pense à vous, parce que voilà.
00:11:52Et on espère qu'il y aura des hommes politiques et des femmes politiques responsables
00:11:56qui trouveront une solution pour que des gens comme vous,
00:11:58parce que vous êtes extrêmement représentatifs de ce qui se passe dans ce pays,
00:12:01puissent y trouver, sortir la tête de l'eau, comme on dit,
00:12:03et avoir une condition de vie meilleure.
00:12:04Merci pour votre témoignage.
00:12:05Anissa, je voudrais qu'on fasse le point sur justement cette situation.
00:12:09L'Institut Montaï dit 30%.
00:12:11Oui, on peut même monter...
00:12:13Oui, oui, tout à fait.
00:12:13C'est le poids des charges contraintes dans le budget familial.
00:12:16Exactement, parce qu'au final, on découvre qu'un foyer sur trois a eu du mal à payer certaines factures
00:12:20de gaz ou d'électricité.
00:12:22C'est effectivement le chiffre du baromètre Énergie Info 2026 qui a été publié hier par le médiateur national de
00:12:28l'énergie.
00:12:28Alors, on va donner quelques chiffres.
00:12:30Plus précisément, c'est 34% des foyers qui déclarent avoir rencontré des difficultés de paiement
00:12:34et 10% disent en rencontrer systématiquement.
00:12:38Sur six ans, la part des foyers déclarant les difficultés de paiement est passée de 18% en 2020 à
00:12:4434% en 2026.
00:12:47Chez les moins de 35 ans, 55% déclarent avoir eu du mal à payer certaines factures.
00:12:5222% disent que cela leur arrive aussi systématiquement.
00:12:55Alors, chez les foyers modestes, 47% déclarent les difficultés.
00:13:00Côté chauffage, pareil, on constate dans ce document, 72% des foyers disent l'avoir limité
00:13:05pour éviter les factures trop élevées.
00:13:07Alors, concrètement, la facture d'énergie, vous l'avez dit, Péricault, réduit le reste à vivre.
00:13:12Et c'est ce qu'on disait à l'instant.
00:13:14C'est-à-dire que l'argent qu'il reste après le loyer et les factures pour faire les courses,
00:13:18se déplacer ou mettre un peu de côté, disparaît, fond comme neige au soleil.
00:13:23Alors, 86% des foyers, selon ce baromètre toujours, disent que l'énergie pèse beaucoup.
00:13:28Coups trop lourds sur leur budget.
00:13:31Alors, résultat, on chauffe moins.
00:13:33C'est ce qu'on vient d'entendre comme témoignage.
00:13:3572% des Français disent avoir limité leur chauffage pour éviter une facture trop élevée.
00:13:40Donc, on préfère vivre dans le froid.
00:13:42Voilà, on est en France et pourtant, on en est là.
00:13:44Et parmi ceux qui ont eu froid chez eux, la première raison citée reste toujours les économies financières.
00:13:51Ensuite, quand la facture reste impayée, on va parler de cette conséquence, la conséquence directe en 2025.
00:13:57Figurez-vous que le médiateur a recensé 1,2 million d'interventions pour un payé.
00:14:02Et on apprend que le logement est passé de 10 à 23% également de musée familiale.
00:14:06Voilà.
00:14:06Philippe Charles, merci d'être avec nous en direct sur Sud Radio.
00:14:10Dans ce studio, les cocavitalismes durables.
00:14:13Pour l'instant, on est confronté à une note énergétique tragique et pour le pays et pour les foyers.
00:14:19Oui, et qui malheureusement dépend de circonstances internationales sur lesquelles nous avons très peu d'impact.
00:14:26Et en fait, c'est à répétition, puisqu'on en a déjà eu une première très sévère en 2002 suite
00:14:34au conflit russo-ukrainien
00:14:36qui n'a toujours pas arrêté et qui d'ailleurs a toujours un impact sur les prix, on le verra.
00:14:43Et le conflit au Moyen-Orient qui, alors bon, là il est un peu larvé, mais enfin il ne s
00:14:49'arrête pas.
00:14:50Et il a un gros impact à la fois sur les carburants et sur le gaz.
00:14:56Et comme le gaz a un impact sur l'électricité, c'est les trois mots généraux.
00:15:00Et donc malheureusement, les indicateurs aujourd'hui sont plutôt très négatifs.
00:15:07Et dans la mesure où les Français commencent seulement à chauffer, on a surtout parlé des carburants,
00:15:13on a assez peu parlé du chauffage jusqu'à présent, puisque le gaz l'été, bon, on n'en consomme
00:15:20pas.
00:15:21J'avertissais dès le mois de juillet sur les plateaux, en voyant l'augmentation du prix du gaz,
00:15:27que ça allait créer une véritable rasia à partir du mois de décembre.
00:15:35Donc en fait, tout simplement pour situer dans les marchés de gros,
00:15:38le mégawatt-heure de gaz était à 30 euros en février, il est à 105 euros aujourd'hui.
00:15:45Donc en fait, alors que le pétrole n'a augmenté que de 60%, le mégawatt-heure gazier, lui, a été
00:15:51multiplié par plus de 3.
00:15:53Philippe Charles, ici, on est à l'antenne du Parlons Vrai.
00:15:57Tout ça n'est pas le fruit d'un hasard et de mauvaise chance,
00:16:01c'est le fruit de décisions politiques, soi-disant pensées et préméditées.
00:16:07Quelle est la première grande bourre de politique en matière d'énergie ?
00:16:10C'est le rejet du nucléaire, l'abandon du nucléaire, entre autres.
00:16:13Alors, ce que je veux dire, c'est que, historiquement, non, on ne peut pas vraiment dire ça.
00:16:21Ça agrave la situation, quand même.
00:16:23Oui, mais encore, ce qu'on peut dire, allez, si on veut une première bourde,
00:16:28moi qui suis pourtant un grand libéral, l'électricité, ce n'est pas adapté à un marché.
00:16:32Donc ça, c'est déjà une première bourde, qui est vieille, puisque ça remonte aux années 80.
00:16:37C'est Madame Thatcher qui a voulu le marché européen de l'électricité.
00:16:42Pourquoi est-ce que l'électricité n'est pas adaptée au marché ?
00:16:44Tout simplement parce que l'électricité doit s'adapter en temps réel à la demande,
00:16:48et ça n'est pas stockable.
00:16:50Donc si vous voulez quelque chose qui n'est pas stockable,
00:16:52et tous les quarts d'heure doit agrémenter offre et demande,
00:16:56ce n'est pas adapté au marché.
00:16:57Et la France n'a pas su se protéger de cette dérive ?
00:16:59Elle a suivi ?
00:17:02On va dire, dans l'ensemble de l'Europe.
00:17:06Alors ça ne s'est pas beaucoup vu jusqu'en 2022,
00:17:09parce que le prix du gaz était bas,
00:17:11et dès que le prix du gaz s'est mis à flamber, c'est ce qui a déconché.
00:17:14Mais qui est à l'origine de l'indexation du prix d'électricité sur le prix du gaz ?
00:17:18Ah mais ça c'est le marché !
00:17:19Mais attendez, il y a bien une décision politique,
00:17:21des gouvernants, peut-être la commission,
00:17:22qui décide de façon collective ?
00:17:24Non, c'est un phénomène physique.
00:17:27Ça n'est pas un phénomène...
00:17:28En fait, pourquoi est-ce que le gaz fait le prix du mégawatt-heure ?
00:17:31Tout simplement parce que c'est la dernière source qui est mise en œuvre,
00:17:36parce que c'est la source de pointe.
00:17:38Donc ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'un réacteur nucléaire,
00:17:40en fait, c'est fait pour faire de la base,
00:17:43c'est-à-dire que c'est assez long à démarrer et arrêter un réacteur nucléaire.
00:17:47Au contraire, une centrale à gaz, ça s'ouvre et ça se ferme comme un moteur de voiture.
00:17:53Nous sommes d'accord, Philippe Charles,
00:17:54que la centrale nucléaire n'a pas besoin de gaz pour fonctionner.
00:17:57La centrale nucléaire n'a pas besoin de gaz pour fonctionner,
00:17:59mais le nucléaire peut gérer la base, mais pas la pointe.
00:18:03Donc c'est-à-dire que globalement,
00:18:05quand le matin ou le soir vous avez besoin de plus d'électricité
00:18:08parce que vous avez une demande,
00:18:10c'est à ce moment-là que vous mettez en œuvre soit le gaz, soit l'hydroélectricité,
00:18:14qui sont des sources de pointe,
00:18:15parce qu'on les démarre et qu'on les arrête en quelques minutes,
00:18:19comparé au nucléaire.
00:18:20Donc ça veut dire que le gaz,
00:18:23quelle que soit la quantité de nucléaire,
00:18:25sera de toute façon toujours nécessaire dans le mix.
00:18:29Je vais dire que le mix le plus parfait,
00:18:31c'est hydroélectricité et nucléaire,
00:18:34sauf que l'hydroélectricité aujourd'hui, là on le subit,
00:18:37les lacs ne sont pas parfaitement remplis
00:18:39parce qu'il n'a pas beaucoup plus été tété,
00:18:40et donc ça veut dire que l'hydroélectricité aussi a ses inconvénients.
00:18:44Il y a le climat qui va dessus, Philippe Charles,
00:18:46est-ce qu'il y a eu la grande idée de décider que EDF qui produit électricité
00:18:49le vendrait à perte à ses concurrents pour qu'eux puissent faire un bénéfice ?
00:18:53Ça c'est formidable aussi.
00:18:54Alors ça remonte aussi à un historique de marché,
00:18:58c'est-à-dire que c'est en 2010 où, compte tenu,
00:19:02EDF avait en fait un monopole sur le nucléaire,
00:19:05parce qu'il est propriétaire de toutes les centrales nucléaires.
00:19:07Qui est le président ? Sarkozy.
00:19:08À l'époque, en 2010, c'est Sarkozy.
00:19:11Sarkozy, François Fillon, Premier ministre.
00:19:12Et donc, le marché européen qui veut une ouverture du marché
00:19:16et qui ne veut pas de monopole,
00:19:17dit donc au gouvernement français,
00:19:19il va falloir que vous vendiez un certain nombre de centrales nucléaires
00:19:23à certains autres opérateurs que EDF.
00:19:25Au nom du libéralisme européen, du libre-échange.
00:19:27Au nom du libre-échange électrique.
00:19:30Et donc ça, Sarkozy, le gouvernement ne veut pas,
00:19:33et donc il y a une espèce de côte mal taillée
00:19:35qui dit qu'on ne vous vendra pas de centrales nucléaires,
00:19:37mais on vous vendra, à prix coûtant,
00:19:40une partie de l'électricité nucléaire produite.
00:19:43C'est de l'ordre de 25%.
00:19:44Et c'est ce qu'on a appelé à l'époque l'arène, bien connue.
00:19:48Et donc, qui a fait qu'effectivement,
00:19:50EDF devait vendre pratiquement à perte 25% de sa production d'électricité,
00:19:56qui était après revendue par les revendeurs alternatifs.
00:20:00Mais on est sur la planète Mars, là, c'est une aberration.
00:20:04C'est ce que je vous dis, le vice initial pour moi,
00:20:06qui encore une fois, je suis un grand libéral,
00:20:09c'est que l'électricité n'est pas adaptée à un marché libéral.
00:20:13Le monopole EDF, tel que l'avait imaginé,
00:20:17c'était Albert Boiteux, était la bonne solution.
00:20:21Et aujourd'hui, qu'est-ce qu'on peut faire
00:20:23dans un marché européen qui est ouvert ?
00:20:25Est-ce qu'on peut reproposer un monopole français ?
00:20:27C'est compliqué.
00:20:28Et un monopole européen qui gérerait l'ensemble de l'électricité européenne,
00:20:32est-ce qu'on peut repenser une souveraineté énergétique ?
00:20:33C'est aussi, c'est aussi, c'est aussi, malheureusement très compliqué.
00:20:37Alors, on va en venir au titre de votre ouvrage,
00:20:39L'éco-capitalisme durable,
00:20:41et la formule, donc de John,
00:20:43si le capitalisme est la cause du réchauffement climatique,
00:20:47il est aussi sa solution.
00:20:48Pas de transition écologique sans richesse, on est d'accord.
00:20:51Absolument, donc c'est exactement ce que ça veut dire.
00:20:53Donc, moi, je reste un climato-convaincu,
00:20:56je suis convaincu du réchauffement climatique
00:20:58et de son origine anthropique,
00:20:59je n'ai pas de problème de ce côté-là,
00:21:01parce que, justement,
00:21:03en promouvant un capitalisme durable,
00:21:06je me fais parfois taxer le climato-sceptique
00:21:08que je ne suis absolument pas.
00:21:10Mais ce que je dis,
00:21:11c'est que sans production de richesse,
00:21:13on ne peut pas, effectivement,
00:21:16à la fois faire de l'écologie
00:21:18et de la transition énergétique.
00:21:20D'ailleurs, ce sont les pays les plus riches au monde
00:21:23qui ont les indicateurs environnementaux les meilleurs.
00:21:25Oui, ce n'est pas un hasard.
00:21:26Ce n'est pas un hasard.
00:21:27Philippe Charles, merci d'être venu directement sur Sud Radio.
00:21:30J'aurais certainement le bonheur de vous revoir,
00:21:32parce que c'est un sujet qui va certainement s'amplifier.
00:21:35À mon avis, malheureusement, on n'est pas au bout de neuf.
00:21:37Et votre avis sera le bienvenu.
00:21:38A très bientôt sur Sud Radio.
00:21:39Merci à vous.
00:21:41Vacances terminées,
00:21:42les blocages ont repris dans les facs,
00:21:44et les syndicats étudiants appellent à remettre ça à demain,
00:21:47jour de grève nationale.
00:21:48La France, championne du monde des facs bloquées.
00:21:52Qu'est-ce que les étudiants espèrent obtenir en bloquant leur campus ?
00:21:54Et puis, comment ça se décide d'un blocus ?
00:21:56On va en discuter avec Younes Dufresne,
00:21:59porte-parole nationale de l'Union étudiante.
00:22:02Et puis vous aussi, dites-nous ce que vous en pensez.
00:22:04Est-ce que vous pensez que le mouvement est fait pour durer ?
00:22:06Ou va-t-il s'essouffler ?
00:22:07Appelez-nous au 0826 300 300.
00:22:11Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:22:15Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 12h33.
00:22:18Nous abordons maintenant, j'allais dire, la crise lycéenne et étudiante.
00:22:22La jeunesse française n'est pas contente,
00:22:23et elle a des raisons de ne pas l'être.
00:22:25Nous recevons Younes Dufresne, porte-parole de l'Union étudiante.
00:22:28Merci Younes Dufresne d'être en direct.
00:22:30Vous êtes aujourd'hui porte-parole en disponibilité,
00:22:33mais votre faculté, c'est celle d'Aix-Marseille.
00:22:36Vous êtes en droit.
00:22:37Futur avocat peut-être ?
00:22:39Futur juriste ?
00:22:40Futur juriste, magistral plutôt ?
00:22:42Plutôt dans la fonction publique, on verra bien.
00:22:45En fonction de ce que l'avenir nous réserve.
00:22:47Younes Dufresne, où en est le mouvement ?
00:22:49Est-ce que vous êtes plutôt satisfait de l'impact ?
00:22:52Est-ce que vous avez des réponses ?
00:22:54Alors des réponses, des promesses, on peut toujours en avoir.
00:22:55Est-ce que vous avez quelque chose de sérieux ?
00:22:58Et est-ce que le mouvement tient bon ?
00:23:00Ou comme toujours dans un mouvement étudiant,
00:23:02il peut y avoir un petit essoufflement au bout de la maman ?
00:23:04Mais d'abord, savoir où est-ce que vous en êtes
00:23:05dans vos négociations avec le gouvernement ?
00:23:07Alors, sur les réponses, ce n'est pas à nous d'en donner.
00:23:09C'est au gouvernement de les faire.
00:23:11Est-ce que vous avez pour l'instant ?
00:23:12On a pour l'instant, évidemment.
00:23:13C'est les annonces très insuffisantes qu'Emmanuel Macron a formulées.
00:23:16C'est la suppression de Parcoursup une fois qu'il sera parti.
00:23:20C'est 1 milliard pour renouveler les universités,
00:23:23mais 200 millions immédiatement,
00:23:25il ne peut pas s'engager sur le plan pluriannuel par la suite.
00:23:27Ce sont des annonces qui sont très insuffisantes,
00:23:30sur lesquelles Emmanuel Macron ne peut pas garantir.
00:23:31Nous, ce qu'on demande avec la jeunesse,
00:23:33c'est 10 milliards dans le budget,
00:23:35qui est en train d'être examiné.
00:23:40Et évidemment, les 10 mesures qu'on plaide sur 10mesures.fr,
00:23:45j'invite toutes les ceux qui nous écoutent,
00:23:46à les dessiner, puisque la plateforme est toujours en ligne,
00:23:49c'est la suppression de Parcoursup, c'est la suppression de mon master.
00:23:52En réalité, pas que la suppression des plateformes,
00:23:53mais aussi réinvestir dans l'enseignement supérieur,
00:23:56dans les lycées, pour créer des places,
00:23:58qui permettent à chaque lycéen, chaque étudiant,
00:24:00de pouvoir avoir une place à l'université,
00:24:02une fois qu'un bac est obtenu.
00:24:04Et sur ces revendications, on n'a rien obtenu de suffisant
00:24:08de la part d'Emmanuel Macron.
00:24:09La contrainte doit se faire,
00:24:12et la jeunesse est toujours, toujours mobilisée.
00:24:14Le mouvement ne s'essouffle pas.
00:24:15Et encore, là, on va avoir une date exceptionnelle.
00:24:19Demain, grève générale,
00:24:20qui est à l'appel de tous les syndicats de travailleurs et de travailleuses,
00:24:24mais aussi à l'appel de l'Union étudiante,
00:24:26mais d'autres syndicats aussi.
00:24:29On sera rejoint, j'imagine, par les agriculteurs,
00:24:31par les artisans, les petits commerçants,
00:24:35qui, eux aussi, subissent les casses du gouvernement d'Emmanuel Macron
00:24:38depuis presque dix ans maintenant.
00:24:41Donc, la colère, elle continue à s'exprimer,
00:24:44et nous, on sera toujours là pour faire en sorte
00:24:46à ce qu'elle soit entendue et respectée.
00:24:48Il est vrai que les secteurs du pays
00:24:50concernés par cette indéniation agro-golaire sont nombreux.
00:24:52On peut parler quasiment de toute la France.
00:24:54Tout le monde a un sujet d'inquiétude.
00:24:56Un histoire, est-ce qu'on peut faire le point
00:24:57sur le nombre de blocus en France actuellement ?
00:24:59Alors, hier, 51 établissements d'enseignement supérieur sur 184
00:25:03ont été perturbés, selon le ministère.
00:25:05C'est un peu plus d'un sur quatre.
00:25:06Et de son côté, l'Union étudiante,
00:25:09que représente Younes Dufresne,
00:25:12revendique plus de 50 campus bloqués.
00:25:14Donc, finalement, vous n'êtes pas très loin,
00:25:15vous êtes assez proche.
00:25:17Le ministère parle de perturbations
00:25:19qui peuvent prendre plusieurs formes.
00:25:22Concrètement, qu'est-ce qui s'est passé sur place ?
00:25:24Eh bien, à Caen, une trentaine d'étudiants
00:25:26ont empilé des poubelles et des barrières
00:25:27devant les entrées du campus du centre-ville.
00:25:30D'après le président de l'université,
00:25:31un seul des 15 campus a été bloqué.
00:25:33À Paris, cités, par exemple,
00:25:35des manifestants ont barré les portes
00:25:36des facultés de sciences et de sciences humaines.
00:25:39Et puis, à Rennes 2, la direction, par exemple,
00:25:41aussi avait décidé de fermer par précaution.
00:25:43Voilà ce qu'on peut dire, grosso modo,
00:25:45du bilan d'hier.
00:25:47Est-ce qu'il n'y a qu'en France
00:25:47que les facs sont bloquées ?
00:25:49Eh bien, non.
00:25:49Parce qu'hier, donc mardi 3 novembre,
00:25:51des étudiants occupaient aussi
00:25:53des locaux universitaires en Italie,
00:25:54à Turin et à Pise.
00:25:56À Turin, le campus Luigi & Audi
00:25:58était occupé depuis le 26 octobre.
00:26:00L'université avait basculé
00:26:02tous les cours du campus à distance.
00:26:04Dès le 2 novembre,
00:26:05à Pise, 4 salles du pôle Fibonacci
00:26:07étaient occupées mardi,
00:26:09tandis que les cours se poursuivaient dans les autres.
00:26:11Parmi les revendications,
00:26:12chez les Italiens,
00:26:13on retrouve la vie chère
00:26:14et le financement
00:26:14de l'enseignement supérieur.
00:26:16Et ce n'est pas tout,
00:26:17je me permets également,
00:26:18c'est-à-dire que là,
00:26:19l'Italie s'est à côté,
00:26:20eh bien au Mexique,
00:26:21le même jour,
00:26:21les étudiants aussi d'un autre campus,
00:26:24une université autonome,
00:26:25a voté la poursuite
00:26:26de leur grève étudiante.
00:26:27Voilà.
00:26:27Le communiqué de l'université
00:26:29établissait l'arrêt des activités.
00:26:30Comme quoi,
00:26:30le mouvement se généralise.
00:26:32Yonès de Freyne,
00:26:33on n'est pas en mai 68,
00:26:34mais ça peut,
00:26:35mais attendez,
00:26:35ça commence toujours comme ça.
00:26:36On ne sait pas comment ça va aboutir.
00:26:38En tout cas,
00:26:38le mécontentement est massif,
00:26:39il est même international.
00:26:40Pour revenir sur Parcoursup,
00:26:42qui est un système foireux,
00:26:44tout le monde l'a l'amé.
00:26:45Est-ce qu'il faut quand même
00:26:46trouver une forme d'orientation
00:26:48qui ne dirige pas des gens
00:26:49qui n'ont pas les compétences,
00:26:51qui n'ont pas la vocation
00:26:52vers des études universitaires,
00:26:54et plutôt les diriger
00:26:55vers les formations professionnelles
00:26:56qui peuvent leur assurer
00:26:58un avenir brillant ?
00:26:59Est-ce qu'il y a un moyen juste,
00:27:01équilibré,
00:27:02de pouvoir faire la part des choses
00:27:03quand on se lance
00:27:04dans une carrière universitaire
00:27:06ou justement pas
00:27:07une carrière universitaire ?
00:27:08Vous savez,
00:27:09nous,
00:27:09depuis qu'on est tout petit,
00:27:12on nous rabâche à l'école
00:27:13la promesse républicaine,
00:27:14celle de donner à chacun
00:27:16et chacune les moyens
00:27:17de pouvoir s'en sortir
00:27:18dans la vie,
00:27:19d'avoir des études convenables.
00:27:20Aujourd'hui,
00:27:21ce n'est évidemment pas le cas.
00:27:22On a des établissements
00:27:23dans lesquels
00:27:24vous n'avez pas de chaise,
00:27:25vous n'avez pas de table,
00:27:25vous n'avez pas de professeur en face.
00:27:27Donc en fait,
00:27:28cette promesse-là,
00:27:28elle n'est pas tenue
00:27:29par le gouvernement
00:27:30d'Emmanuel Macron
00:27:31et moi,
00:27:31je pense qu'on ne règle pas
00:27:33la solution
00:27:33en essayant d'orienter
00:27:35petit à petit
00:27:36les personnes,
00:27:37notamment des quartiers
00:27:37défavorisés,
00:27:38des quartiers populaires
00:27:39vers des voies professionnelles
00:27:40en disant
00:27:41écoutez,
00:27:42si votre établissement
00:27:43n'a pas le moyen
00:27:43de vous assurer
00:27:45un avenir convenable
00:27:47et une éducation convenable,
00:27:47dans ce cas-là,
00:27:48aller dans les secteurs professionnels.
00:27:50Moi,
00:27:51je ne pense pas
00:27:51que ce soit la solution.
00:27:52En réalité,
00:27:53je pars du principe
00:27:53qu'avoir un baccalauréat,
00:27:55ça permet d'aller
00:27:56à l'université,
00:27:57de choisir la formation
00:27:58qu'on le souhaite
00:27:58et je pars du principe
00:27:59que quand on fait
00:28:00ce qui nous plaît,
00:28:01au final,
00:28:02on est utile
00:28:02à la société
00:28:03et c'est à ça
00:28:03qu'on aspire
00:28:04à l'union étudiante,
00:28:05c'est à ça qu'on aspire
00:28:06aussi dans le mouvement
00:28:07étudiant de manière large
00:28:08et de pouvoir faire
00:28:08des études qui nous plaisent,
00:28:09des études qui soient
00:28:10utiles au commun
00:28:11et surtout,
00:28:13ne pas avoir
00:28:14de barrières à l'entrée
00:28:15pour le faire,
00:28:16donc d'avoir tous les moyens
00:28:17pour réussir
00:28:17et que l'État
00:28:20mette aussi
00:28:20ces moyens là-dessus.
00:28:22Aujourd'hui,
00:28:22ça n'est pas le cas
00:28:23et c'est pour ça
00:28:24que vous avez
00:28:25énormément de blocages,
00:28:26c'est pour ça
00:28:26que vous avez
00:28:26énormément de manifestations
00:28:27et c'est pour ça
00:28:27qu'on continuera
00:28:28à aller manifester
00:28:30notamment demain,
00:28:31je le redis,
00:28:31mais c'est extrêmement important,
00:28:32c'est une date
00:28:33d'énorme convergence
00:28:34des luttes
00:28:35dans lesquelles
00:28:36on va forcer
00:28:37le gouvernement
00:28:38au final
00:28:38à plier
00:28:40sur ses revendications
00:28:40où il est hors de question
00:28:41qu'Emmanuel Macron
00:28:43sorte de son mandat
00:28:44sans payer les conséquences
00:28:45de sa casse sociale.
00:28:47Alors,
00:28:47au niveau des blocus,
00:28:48qu'est-ce que vous répondez
00:28:49aux lycéens,
00:28:50aux étudiants
00:28:50qui disent
00:28:51nous on veut aller au BAU,
00:28:52on a besoin d'apprendre,
00:28:53on a besoin de faire des cours
00:28:54et on est empêché
00:28:54par des gens
00:28:55qui ne sont pas forcément
00:28:56en établissement,
00:28:57qu'est-ce qu'on peut répondre
00:28:58à cette colère ?
00:28:59Déjà,
00:29:00je ne pense pas
00:29:00que les personnes
00:29:01qui bloquent
00:29:02ne sont pas de l'établissement,
00:29:03je pars du principe
00:29:03que les personnes
00:29:07qui bloquent
00:29:08le font aussi
00:29:09pour des raisons,
00:29:10tout le monde
00:29:11a envie d'aller étudier,
00:29:13moi le premier,
00:29:13quand je me rends
00:29:14sur un blocage
00:29:15ou lorsque je suis
00:29:16en manifestation,
00:29:17en réalité je ne défends pas
00:29:18autre chose
00:29:18que le droit
00:29:19d'aller étudier
00:29:20dans de bonnes conditions.
00:29:21Moi je le dis,
00:29:22s'il faut aller rentrer
00:29:24en classe,
00:29:24j'aimerais avoir
00:29:25une chaise,
00:29:26une table,
00:29:26un professeur en face
00:29:27et un avenir
00:29:29ou au moins une place
00:29:29garantie dans la formation
00:29:31que je souhaite
00:29:31une fois avoir
00:29:31mon diplôme obtenu.
00:29:33Et là,
00:29:33objectivement,
00:29:34ça n'est pas le cas,
00:29:34la promesse républicaine
00:29:35elle est rompue,
00:29:36elle n'est pas tenue
00:29:36par le gouvernement
00:29:37donc en fait
00:29:37ces blocages-là
00:29:38sont légitimes,
00:29:39ils doivent continuer
00:29:39et le gouvernement
00:29:40doit y plier
00:29:40s'il veut que
00:29:41chacun et chacune
00:29:42puissent retourner
00:29:44étudier dans de bonnes conditions.
00:29:46Là aujourd'hui,
00:29:46ça n'est pas le cas
00:29:47donc on continue
00:29:47de lutter là-dessus.
00:29:48Vous sentez un infléchissement
00:29:49quand même de la part
00:29:50du gouvernement,
00:29:50le temps a changé,
00:29:51on vous écoute pur et voilà,
00:29:53vous êtes reçus,
00:29:53la présence policière
00:29:54est mieux administrée,
00:29:56vous pensez qu'il peut y avoir
00:29:57une issue quand même favorable
00:29:58malgré que vous sachiez
00:29:59que les finances de l'État
00:30:00sont à l'os,
00:30:02est-ce que vous pouvez
00:30:02quand même obtenir
00:30:03quelque chose ?
00:30:04Je ne pense pas
00:30:04que les finances de l'État
00:30:05soient à l'os,
00:30:05on est en train d'examiner
00:30:06un budget à l'Assemblée nationale,
00:30:07il y a des recettes
00:30:08qui doivent pouvoir être faites,
00:30:09je crois que
00:30:10les commissions ont rejeté.
00:30:11Vous les avez chiffré
00:30:12tant ici, tant là ?
00:30:14Les 10 milliards
00:30:15correspondent aux 10 revendications,
00:30:1610 mesures
00:30:17pour la jeunesse
00:30:18qu'on défend.
00:30:21Le poste le plus lourd
00:30:21ça va être quoi
00:30:22sur les 10 milliards ?
00:30:23Ce n'est pas les milliards chacun.
00:30:24Non mais je pense
00:30:24que les postes les plus lourds
00:30:25vont être évidemment
00:30:27la sélection à l'université
00:30:29donc l'augmentation des places
00:30:30ça veut dire l'augmentation
00:30:30l'embauche de professeurs
00:30:32ce qui converge aussi
00:30:33avec ce que
00:30:34les syndicats d'enseignants
00:30:35disent aussi
00:30:36c'est que les professeurs
00:30:37sont très mal formés,
00:30:38sont très mal cadrés
00:30:38et puis les concours
00:30:40ne sont absolument pas
00:30:42accessibles pour l'ensemble
00:30:43des étudiants
00:30:43qui souhaiteraient le faire
00:30:44très mal payés aussi.
00:30:45Ça va être aussi
00:30:46la refonte des établissements
00:30:48qui ont été laissés à l'abandon
00:30:50il y a des quartiers
00:30:50dans lesquels
00:30:51les établissements
00:30:52n'ont pas de toit
00:30:53n'ont pas de toilette
00:30:54n'ont pas d'assez de matériel
00:30:56pour pouvoir étudier
00:30:57en bonnes conditions
00:30:57je pense que ça va être là
00:30:58les dépenses
00:30:58mais ce ne sont pas
00:30:59des dépenses de confort
00:31:00qu'on demande au final
00:31:01ce sont des dépenses légitimes
00:31:03et juste pour avoir
00:31:03ne serait-ce qu'un minimum
00:31:04de dignité pour étudier.
00:31:06Donc là-dessus
00:31:07on ne lâchera pas
00:31:08mais moi j'y crois
00:31:09je vous le dis
00:31:10il y a un budget
00:31:10qui est en train
00:31:10de s'examiner
00:31:11à l'Assemblée Nationale
00:31:12il y a déjà
00:31:12la partie recettes
00:31:13qui a été rejetée
00:31:14ça veut dire
00:31:15qu'il y a des recettes
00:31:15à aller chercher
00:31:16ça veut dire
00:31:16qu'il va falloir
00:31:18répartir
00:31:18d'autant mieux
00:31:19la richesse
00:31:20dans ce pays
00:31:20pour permettre
00:31:21à sa jeunesse
00:31:22de pouvoir étudier
00:31:23dans de bonnes conditions
00:31:23et avoir un avenir convenable.
00:31:25Younes
00:31:25vous avez espoir
00:31:26d'être un jour
00:31:27un magistrat bien installé
00:31:28dans un pays
00:31:28en ordre
00:31:30et qu'on vivra heureux
00:31:31de vivre ensemble.
00:31:32Je ne sais pas
00:31:33ce que je serai
00:31:34dans 3, 4 ans
00:31:365 ans
00:31:36je ne sais pas
00:31:36mais par contre
00:31:37j'espère
00:31:38et j'espère
00:31:38à un pays
00:31:39dans lequel
00:31:39chaque étudiant
00:31:41et chaque lycéen
00:31:42et lycéenne
00:31:43puissent avoir
00:31:44les conditions
00:31:44de sa réussite
00:31:45dans chaque établissement
00:31:47et qu'il n'y ait pas
00:31:47de traitement
00:31:48différencié
00:31:49en fonction du quartier
00:31:50où vous vivez
00:31:50en fonction
00:31:51de l'établissement
00:31:52que vous occupez
00:31:53ou en fonction
00:31:53des ambitions
00:31:54que vous avez
00:31:55tout le monde
00:31:56a le droit
00:31:56à un avenir
00:31:57et le gouvernement
00:31:58doit permettre
00:31:59à chaque lycéen
00:32:00et à chaque jeune
00:32:01d'avoir un avenir
00:32:02convenable
00:32:03dans ce pays.
00:32:03Là-dessus je pense
00:32:04que nous sommes
00:32:04tous d'accord
00:32:05c'est notre souhait
00:32:05à tous.
00:32:06Merci Younes de faire
00:32:06d'être venu sur Sud Radio
00:32:08en direct.
00:32:09A suivre sur Sud Radio
00:32:10André Bercoff
00:32:11et aujourd'hui
00:32:12bien évidemment
00:32:12actualité internationale
00:32:14oblige
00:32:15il passe au crible
00:32:16les mi-termes
00:32:17aux Etats-Unis.
00:32:19Midi 14h
00:32:19Sud Radio
00:32:21la France
00:32:22dans tous ses états
00:32:23Vous êtes bien sur Sud Radio
00:32:24il est 12h46
00:32:25André Bercoff
00:32:27va nous faire
00:32:27son décryptage
00:32:28du résultat
00:32:29des mi-termes
00:32:30des élections
00:32:30aux Etats-Unis
00:32:31où les démocrates
00:32:32ont repris
00:32:33la majorité
00:32:34au Sénat
00:32:34et à la chambre
00:32:35des représentants
00:32:36vous écoutez
00:32:37André Bercoff
00:32:38Ici Sud Radio
00:32:40Les français parlent au français
00:32:43Les carottes sont cuites
00:32:46Sud Radio Bercoff
00:32:48dans tous ses états
00:32:49Et oui vous avez tous reconnu
00:32:59Bruce Springsteen
00:33:00Born in the USA
00:33:01alors qu'est-ce que ça doit faire
00:33:02aujourd'hui
00:33:05Born in the USA
00:33:06Né aux Etats-Unis
00:33:08Alors gueule de bois
00:33:10pour les partisans
00:33:11de Trump
00:33:11et les républicains
00:33:12puisque les démocrates
00:33:14viennent de remporter
00:33:15en tout cas
00:33:15la majorité
00:33:16à la fois au Sénat
00:33:18et à la chambre
00:33:19des représentants
00:33:20pour ce fameux
00:33:20mi-termes
00:33:21que tout le monde
00:33:22attendait
00:33:23Évidemment
00:33:25c'était attendu
00:33:26d'une certaine manière
00:33:27puisque on sait
00:33:28que les mi-termes
00:33:29c'est-à-dire
00:33:29les élections
00:33:31à mi-mandat
00:33:32en général
00:33:32sont perdues
00:33:33pour la majorité
00:33:34sont perdues
00:33:35pour le gouvernement
00:33:37et la présidence
00:33:38mais là
00:33:39on sent quelque chose
00:33:41qui va beaucoup plus loin
00:33:42ça veut dire quoi ?
00:33:43ça veut dire
00:33:43qu'il va y avoir
00:33:44quelque chose
00:33:45de très spécial
00:33:48je ne dis pas
00:33:48que l'Amérique
00:33:49va être paralysée
00:33:50les USA
00:33:51ne vont être pas paralysés
00:33:52mais quand même
00:33:53on voit déjà la chose
00:33:54c'est-à-dire que
00:33:55les démocrates
00:33:56qui ont une revanche
00:33:57à prendre
00:33:58et quelle revanche
00:33:59après l'extraordinaire
00:34:01animosité
00:34:02voire la haine
00:34:03qui règne entre
00:34:04Trump,
00:34:05Vance
00:34:05et tout son gouvernement
00:34:07et les démocrates
00:34:08il va y avoir
00:34:09une espèce
00:34:10de rapport de force
00:34:12quand même
00:34:12qui touche au pugilat
00:34:14puisque d'un côté
00:34:16les américains
00:34:17les démocrates
00:34:18vont essayer
00:34:19évidemment
00:34:20de mettre tout le monde
00:34:21en jugement
00:34:23d'essayer de faire
00:34:24encore une fois
00:34:24une procédure
00:34:25de destitution
00:34:26ou des pitchments
00:34:28ils vont aller voir
00:34:29est-ce qu'il y a eu
00:34:30de la corruption
00:34:30est-ce qu'il y a eu
00:34:32tout ça
00:34:32enfin ils vont y aller
00:34:33à mort
00:34:33et d'un autre côté
00:34:34Trump
00:34:35qui lui
00:34:36a survécu
00:34:37à toutes les tentatives
00:34:39de destitution
00:34:40dans son premier mandat
00:34:42et aujourd'hui
00:34:42dans son second
00:34:43qui a connu
00:34:44des élections
00:34:44en 2020
00:34:46dont on peut dire
00:34:46qu'elles ont été
00:34:47allez sinon
00:34:48truquées
00:34:49bien fabriquées
00:34:50et bien
00:34:51Trump
00:34:51il a une arme
00:34:52il l'a montré
00:34:53d'ailleurs
00:34:53il a fait une image
00:34:54avec
00:34:55MAGA
00:34:55Made American
00:34:56Break Again
00:34:57le veto
00:34:58donc vous allez avoir
00:35:00une espèce de
00:35:02allez
00:35:03de mis sur place
00:35:04de l'Amérique
00:35:05c'est-à-dire
00:35:05comment ça va avancer
00:35:07évidemment
00:35:08la machine américaine
00:35:10l'énorme machine américaine
00:35:12ne va pas être stoppée
00:35:13mais elle va être retenue
00:35:15c'est-à-dire
00:35:15un certain nombre
00:35:16de choses
00:35:18de mesures
00:35:19que Trump voulait prendre
00:35:20il les prendra pas
00:35:21aussi facilement
00:35:22que ça
00:35:22mais
00:35:23il a un très gros pouvoir
00:35:24on va pas rentrer
00:35:25dans les méandres
00:35:26de la constitution américaine
00:35:28et le président
00:35:28a un très grand pouvoir
00:35:29et celui
00:35:30on l'a dit
00:35:31celui de veto
00:35:32c'est-à-dire que
00:35:32quand les démocrates
00:35:33vont avancer
00:35:34un certain temps
00:35:35de choses
00:35:35qui lui plaisent pas
00:35:36il peut mettre son veto
00:35:37et empêcher
00:35:39cela de se faire
00:35:40donc
00:35:41les pouvoirs
00:35:42du président américain
00:35:42sont très grands
00:35:43et d'un autre côté
00:35:44les démocrates
00:35:44vont pas le rater
00:35:45ça fait 10 ans
00:35:47la guerre
00:35:4710 ans
00:35:48plus de 10 ans
00:35:49une guerre absolument
00:35:51de trancher
00:35:52une guerre
00:35:53à la jugulaire
00:35:54une guerre pour les tuer
00:35:55et en fait
00:35:56le vrai problème
00:35:57qui se pose à nous
00:35:58quid de l'Europe
00:36:00est-ce que l'Europe
00:36:00va profiter de cela
00:36:02pour essayer
00:36:02de se restructurer
00:36:04et pour avoir
00:36:04une politique
00:36:06effectivement
00:36:06de puissance
00:36:07face à
00:36:08la Russie
00:36:09de Poutine
00:36:10face à l'Amérique
00:36:11de Trump
00:36:12et des démocrates
00:36:14aujourd'hui
00:36:14et face à la Chine
00:36:15de Xi Jinping
00:36:16sans parler de l'Inde
00:36:19rien n'est moins sûr
00:36:20nous allons avoir
00:36:21nous aussi
00:36:22des élections
00:36:22dans quelques mois
00:36:23et qu'est-ce que
00:36:24ça va donner
00:36:25vous savez
00:36:26en fait
00:36:26on disait
00:36:27les gauchistes
00:36:2968
00:36:29dont je faisais partie
00:36:31disaient
00:36:31élection
00:36:32Pierre Jacon
00:36:33et bien
00:36:33pas tellement
00:36:34que ça
00:36:35l'élection
00:36:36ça permet aussi
00:36:37de remettre
00:36:38les pendules
00:36:39à l'heure
00:36:39et là
00:36:40c'est à chaque fois
00:36:41un sacré coup
00:36:42de semence
00:36:43donc voilà
00:36:44le peuple a parlé
00:36:45en tout cas
00:36:46une majorité
00:36:47a parlé
00:36:47alors on peut dire
00:36:49ce qu'on veut
00:36:49mais quelque part
00:36:51c'est pas mal
00:36:51pour se rappeler
00:36:52un peu
00:36:53le réel
00:36:54merci
00:36:55et à demain
00:36:58vous venez d'entendre
00:37:00André Bercoff
00:37:01qui nous livrait
00:37:02son analyse
00:37:02sur le résultat
00:37:03des élections
00:37:03de Midterns
00:37:04aux Etats-Unis
00:37:05Sénat
00:37:05et Chambre de représentants
00:37:07on se souvient
00:37:08que Donald Trump
00:37:09avait évoqué
00:37:10il y a quelques jours
00:37:10la possibilité
00:37:11de contester
00:37:13les élections
00:37:14si le résultat
00:37:14n'était pas honnête
00:37:15dans le cas
00:37:15d'un suffrage universel
00:37:16l'expression
00:37:17est toujours
00:37:17très étonnante
00:37:19et là
00:37:19il a dit ce matin
00:37:20très fair play
00:37:21bravo aux démocrates
00:37:23ils ont bien travaillé
00:37:23ils ont bien bossé
00:37:24il reconnaît le score
00:37:26il n'avait pas beaucoup de choix
00:37:27alors bon
00:37:28il y a 52
00:37:29mais les situations
00:37:30ont été si nombreuses
00:37:31et c'était souvent
00:37:32des présidents démocrates
00:37:33qui avaient une majorité
00:37:34républicaine au Sénat
00:37:36la Chambre des représentants
00:37:37plus souvent favorable
00:37:38mais en tout cas
00:37:38ils ont souvent eu
00:37:39des Sénats opposés
00:37:41à la présidence
00:37:41et les Etats-Unis
00:37:43ont toujours
00:37:44continué à fonctionner
00:37:45il y a juste
00:37:46à un moment donné
00:37:46si le budget n'est pas voté
00:37:47ce qui ne arrive pas
00:37:48en France
00:37:49mais peut-être ça peut arriver
00:37:50on va en parler
00:37:51avec Charles Gave
00:37:52et bien les fonctionnaires
00:37:53ne sont pas payés
00:37:53le temps que le budget
00:37:54alors je peux vous dire
00:37:54qu'en France
00:37:55ça serait quelque chose
00:37:55évidemment de tragique
00:37:57donc on en est là
00:37:58statu quo
00:37:59pour l'instant
00:38:00André Bercoff l'a rappelé
00:38:01le président des Etats-Unis
00:38:02non seulement il a le veto
00:38:03mais il a l'équivalent
00:38:04de nos ordonnances
00:38:05il peut aussi prendre
00:38:06des dispositions
00:38:06voilà
00:38:07donc le match
00:38:07à Washington repart
00:38:09et je pense que
00:38:10la démocratie américaine
00:38:11malgré tout
00:38:11montrera sa solidité
00:38:12et ne fonctionnera que mieux
00:38:14nous avons Patrick
00:38:14qui nous appelle
00:38:15de l'Ivry Gargan
00:38:16bonjour Patrick
00:38:18bonjour à vous
00:38:19bon alors Patrick
00:38:20vous êtes plutôt
00:38:21vous êtes plutôt content
00:38:22vous êtes plutôt inquiet
00:38:23de ces résultats
00:38:24aux législatives américaines
00:38:26alors je dirais
00:38:26que ça me fait plaisir
00:38:28parce que je suis
00:38:29pas du tout
00:38:30du côté de Trump
00:38:31et de ses politiques
00:38:32en général
00:38:34par contre
00:38:35ce n'est pas
00:38:36comme vous l'avez expliqué
00:38:37avec les ordonnances
00:38:39et puis avec
00:38:39les décrets
00:38:40et les droits de l'Eto'
00:38:42la politique
00:38:44de Trump
00:38:45que ce soit
00:38:46aux Etats-Unis
00:38:46et sur les droits de douane
00:38:48et ce genre de choses
00:38:49et puis à l'international
00:38:51ne va pas obligatoirement
00:38:54s'infléchir
00:38:55complètement
00:38:56je pense qu'il y aura
00:38:56une bagarre entre eux
00:38:57et je pense même
00:38:59justement
00:39:00peut-être des négociations
00:39:01sur
00:39:01soit on fait la guerre de tranchée
00:39:03soit
00:39:04on trouve des points
00:39:05sur lesquels
00:39:06on se met d'accord
00:39:06sur les deux prochaines années
00:39:07puisqu'il ne peut pas
00:39:09se représenter
00:39:09la prochaine fois
00:39:10donc ça
00:39:11c'est leur tambouille
00:39:12américaine
00:39:14mais ce que je retiens
00:39:15de ce qu'a dit
00:39:17André Bercoff
00:39:18de toute façon
00:39:19pour moi
00:39:20c'est à l'Europe
00:39:21et à la France
00:39:22de bien s'émanciper
00:39:24des grandes puissances
00:39:26américaines
00:39:26et pseudo-alliées
00:39:27parce qu'on a bien vu
00:39:28qu'on était
00:39:30un peu nus
00:39:31quand ils se retirent
00:39:32et qu'on est
00:39:33à ce moment-là
00:39:34très démunis
00:39:35face à la Russie
00:39:36face à la Chine
00:39:37et que
00:39:38je dirais
00:39:39regardons
00:39:40les Etats-Unis
00:39:41avec attention
00:39:41parce que
00:39:43quand c'est une mauvaise nouvelle
00:39:44on est impacté
00:39:45le prix de l'essence
00:39:46que l'on paye aujourd'hui
00:39:46c'est la guerre
00:39:47dans l'étranger
00:39:48mousse directement
00:39:49donc on est impacté
00:39:50par les Etats-Unis
00:39:51soyons au courant
00:39:52surveillons ça
00:39:53eux vont par contre
00:39:54en France
00:39:55et en Europe
00:39:56à bien se rassembler
00:39:59pour qu'on reste
00:39:59je dirais
00:40:01à la table
00:40:02des grandes nations
00:40:03et pas au menu
00:40:04de la carte
00:40:05il y a 150 ans
00:40:07c'était la Chine
00:40:08qu'on découpait en morceaux
00:40:09il faudrait pas
00:40:10que ce soit l'Europe
00:40:10qui soit découpée en morceaux
00:40:11entre la Chine
00:40:13la Russie
00:40:14et les Etats-Unis
00:40:16la raison pour laquelle
00:40:17je rejoins ce que vous dites Patrick
00:40:20la raison pour laquelle
00:40:21on peut remercier
00:40:22Donald Trump
00:40:23c'est d'avoir ouvert
00:40:24les yeux de l'Europe
00:40:24et il a mis
00:40:26un coup terrible
00:40:27à ce qu'on appelle
00:40:28l'attentisme
00:40:28c'est à dire
00:40:29cette doctrine politique européenne
00:40:31qui dit
00:40:31on peut rien faire
00:40:31sans les Etats-Unis
00:40:32nous devons rester
00:40:33sans le dire comme ça
00:40:34on doit rester soumis
00:40:35et c'est Wall Street
00:40:36qui décide de l'économie occidentale
00:40:37bon et bien
00:40:38grâce à Donald Trump
00:40:39on a pris conscience
00:40:41que c'était pas
00:40:42la bonne solution
00:40:42et on va peut-être
00:40:43retrouver une souveraineté
00:40:45européenne
00:40:45à défaut d'une souveraineté française
00:40:46et puis deuxième souhait
00:40:47qu'on va avoir
00:40:48est-ce que cette majorité démocrate
00:40:50va pouvoir mettre un terme
00:40:50à cette gabegique
00:40:52et cette guerre en Iran
00:40:53qu'elle ait eu des bonnes
00:40:54ou de mauvaises causes
00:40:56elle est la source
00:40:57aujourd'hui
00:40:57d'une tragédie énergétique
00:40:59et économique
00:41:00dans le monde entier
00:41:00il y a des gens
00:41:01il y a des pauvres
00:41:02qui sont en train de payer la facture
00:41:03alors qu'ils n'y sont pour rien
00:41:04peut-être que les démocrates
00:41:05qu'est-ce que vous en pensez
00:41:06feront en sorte
00:41:07que M. Trump se retire
00:41:08même si c'est humiliant
00:41:10arrêtons cette guerre
00:41:10ce détroit d'Ormus
00:41:11qui est un massacre
00:41:12économique à la fois
00:41:13et humain
00:41:14disons que cette guerre
00:41:15déjà sur le papier
00:41:16elle était perdue d'avance
00:41:17puisqu'elle était même
00:41:18contraire à la doctrine
00:41:19américaine stratégique
00:41:21depuis la guerre du Vietnam
00:41:23elle lui a été imposée
00:41:25par Netanyahou
00:41:25c'est clair
00:41:27oui oui
00:41:28mais je dirais
00:41:29la doctrine
00:41:30de Colin Powell
00:41:31mise en oeuvre
00:41:32dans la guerre du Golfe
00:41:33c'était
00:41:33quand les Etats-Unis
00:41:34s'engagent
00:41:35c'est pas à moitié
00:41:36c'est avec l'intégralité
00:41:38de leurs moyens
00:41:39terrestres
00:41:39et maritimes
00:41:41et aériens
00:41:42là ils ont essayé
00:41:43ils se sont fait intoxiquer
00:41:44par Netanyahou
00:41:45en disant
00:41:45s'il suffit m'ont tué
00:41:46une vingtaine
00:41:47à la tête
00:41:47et tout s'effondre
00:41:48et c'est l'inverse
00:41:49qui s'est produit
00:41:50donc oui
00:41:50il a fait cette erreur là
00:41:53sur l'Ukraine
00:41:55il voulait arrêter
00:41:56la guerre
00:41:56en 24 heures
00:41:58ça fait deux ans
00:41:58que le pouvoir
00:41:59et que la guerre
00:42:00n'est toujours pas
00:42:00prête de s'arrêter
00:42:01et il laisse
00:42:02les civils
00:42:04ukrainiens
00:42:04se faire massacrer
00:42:05parce qu'il n'y a pas
00:42:06de missiles patriotes
00:42:07suffisants
00:42:07pour défendre qu'ils
00:42:08merci Patrick
00:42:09vous nous rappelez
00:42:10on suit l'actualité
00:42:11et vous nous rappelez
00:42:13dans quelques jours
00:42:13ou dans quelques semaines
00:42:14si vous voyez
00:42:15que ça va dans le sens
00:42:16que vous espériez
00:42:16on sera ravis
00:42:17de vous avoir
00:42:17sur Sud Radio
00:42:18merci pour votre témoignage
00:42:20l'an prochain
00:42:21selon le projet de budget
00:42:22la dette devrait coûter
00:42:23plus de 10 milliards d'euros
00:42:25de plus à l'Etat
00:42:26et quand de vieux emprunts
00:42:27arrivent à échéance
00:42:28il faut souvent réemprunter
00:42:29pour les rembourser
00:42:30sommes-nous à minuit
00:42:31moins une avant la faillite
00:42:33de la France
00:42:33on va poser cette question
00:42:35à Charles Gave
00:42:36financier, essayiste
00:42:38et auteur
00:42:39de l'étrange faillite
00:42:40comment ruiner un pays
00:42:41en prétendant le sauver
00:42:44dont la sortie est prévue
00:42:45le 20 novembre prochain
00:42:47ce sera à suivre
00:42:48sur Sud Radio
00:42:57Vous êtes bien sur Sud Radio
00:42:59il est 13h03
00:43:00et nous avons le plaisir
00:43:02de recevoir Charles Gave
00:43:04qui est là en face de nous
00:43:05dans une stature patriarcale
00:43:07parce que vous êtes un sage
00:43:09économiste
00:43:10on vous connait bien
00:43:10sur Sud Radio
00:43:11et Charles Gave
00:43:13vous avez toujours eu
00:43:14le courage d'affirmer
00:43:16parce que vous êtes
00:43:16un économiste convaincu
00:43:17et passionné
00:43:18vous le dites
00:43:18c'est aussi de la passion
00:43:19et de la compétence
00:43:20et de la connaissance
00:43:21de dire les choses
00:43:22telles qu'elles sont
00:43:23qu'elles soient plaisantes
00:43:25ou pas plaisantes
00:43:26et qu'elles soient conformes
00:43:27ou pas à la doxa
00:43:27la doxa ambiante
00:43:29vous allez publier
00:43:29très bientôt
00:43:31un livre
00:43:31dont le titre
00:43:32évocateur est
00:43:33l'étrange faillite
00:43:34je suppose que vous faites allusion
00:43:36à l'étrange défaite
00:43:37de Marc Bloch
00:43:37bien sûr
00:43:38et j'espère être un jour
00:43:39au Panthéon
00:43:40au Panthéon
00:43:41on va vous pointualiser
00:43:42vous faites tout pour
00:43:43je vous suis édial
00:43:44ça peut vous arriver
00:43:45voilà
00:43:46mais on sera là
00:43:47on sera là pour accompagner
00:43:48voilà
00:43:48le cas d'affal
00:43:49il y aura pas mal
00:43:50pour faire un beau discours
00:43:51mais enfin c'est pas grave
00:43:52ah on trouvera peut-être quelqu'un
00:43:54Macron il est beau dans les discours
00:43:56vous êtes d'accord ?
00:43:56oh non il est lamentable
00:43:57non mais dans les discours
00:43:58c'est peut-être la seule chose
00:43:59qu'il s'aide à faire
00:44:00c'est peut-être d'ailleurs
00:44:00pas lui qui l'est fait
00:44:01le sous-titre de l'étrange faillite
00:44:03comment ruiner un pays
00:44:04en prétendant le sauver
00:44:05alors là je vais vous dire
00:44:06vous mettez des pieds dans le pied
00:44:07et je donne le nom
00:44:09de la maison d'édition
00:44:09idées en liberté
00:44:10on est en plein dedans
00:44:11on est en plein dedans
00:44:12les idées en liberté
00:44:13l'étrange faillite
00:44:14Charles Gaffe
00:44:15qu'est-ce qu'elle a de si étrange
00:44:16cette faillite
00:44:17qui est avérée
00:44:17qui est reconnue
00:44:18qui est évidente
00:44:18qui nous arrive dessus
00:44:19qu'est-ce qu'elle a d'étrange ?
00:44:21ce qui a d'être très étonnant
00:44:24c'est que j'ai écrit
00:44:25j'ai écrivait il y a 10 ans
00:44:27ou même avant
00:44:28sur les dérives budgétaires
00:44:30vous savez
00:44:30et je disais
00:44:31si on continue à emprunter
00:44:33le jour où l'emprunt
00:44:35sera devenu suffisamment grand
00:44:36mettons 100% du PIB
00:44:38allez
00:44:39et où les taux d'intérêt
00:44:40sont au-dessus du taux de croissance
00:44:42à ce moment-là
00:44:43on rentre dans le mur
00:44:44parce que
00:44:45si vous empruntez à 5
00:44:46et que vous produisez 2
00:44:49à un moment ou à un autre
00:44:50il y a moins 3
00:44:51qui va quelque part
00:44:52et comme la moitié de notre dette
00:44:54est détenue par des étrangers
00:44:55on sait qu'à partir de maintenant
00:44:57il y a moins 3
00:44:58qui vont partir chaque année
00:44:59chez les étrangers
00:45:00donc
00:45:00ce que ça veut dire
00:45:01c'est qu'à partir de maintenant
00:45:02je suis certain
00:45:03que le niveau de vie des français
00:45:04va baisser entre 1 et 3% par an
00:45:06aussi loin que je regarde dans le futur
00:45:08ça ne peut pas être assez mathématique
00:45:09donc
00:45:11si moi je sais pousser le crayon
00:45:12je pense qu'il y a 2 ou 3 gars
00:45:16au ministère des finances
00:45:17qui peut-être
00:45:19savent faire une règle 2 ou 3
00:45:20j'en sais rien
00:45:21mais peut-être
00:45:21ça serait beaucoup demandé
00:45:22à des inspecteurs des finances
00:45:23mais quand même
00:45:24donc
00:45:24ce qu'il y a d'extraordinaire
00:45:25c'est que
00:45:27ce sont des courbes
00:45:28que
00:45:29si vous les continuez
00:45:31dans le futur
00:45:31vous saviez
00:45:33qu'à un moment
00:45:34ça allait nous choper
00:45:35c'était écrit
00:45:37les arabes disent
00:45:38mektoub
00:45:38mektoub
00:45:39c'était
00:45:39et
00:45:40vous saviez
00:45:40qu'il fallait prendre des mesures
00:45:41avant que ça se produise
00:45:44et donc
00:45:44ce que j'essaie de dire
00:45:46dans ce livre
00:45:46c'est que
00:45:48maintenant
00:45:49on est dans le trou
00:45:51comme dit ce bon
00:45:52bock côté
00:45:52ce qu'il y a d'embêtant
00:45:53c'est qu'au fond de chaque trou
00:45:54il y a une pelle
00:45:56oui
00:45:56c'est ça
00:45:57la bande d'emploi
00:45:58oui voilà
00:45:58comment faire
00:45:59pour les plus profonds
00:46:00donc
00:46:02on est au fond du trou
00:46:03et donc
00:46:04parler du budget
00:46:05aujourd'hui
00:46:07ça ne sert plus à rien
00:46:08et je ne sais pas si vous remarquez
00:46:09la presse etc
00:46:10vous parle
00:46:11ils sont tous
00:46:12dans une espèce de
00:46:13course à l'échalote
00:46:15de qui va réduire le plus
00:46:15les dépenses de l'état
00:46:16oui
00:46:17ou augmenter les impôts le plus
00:46:19or
00:46:19c'est trop tard
00:46:20c'est à dire que
00:46:21maintenant
00:46:21la mécanisme
00:46:23de la faillite
00:46:25budgétaire
00:46:26est enclenchée
00:46:26elle est inarrêtable
00:46:29donc
00:46:30ce que j'essaie de dire
00:46:31dans ce livre
00:46:31c'est que ce n'est plus
00:46:32un problème de budget
00:46:33ça va être un problème
00:46:34de souveraineté
00:46:36c'est à dire
00:46:36qu'on ne peut sortir
00:46:37de cette trappe
00:46:38que si on redevient
00:46:39complètement souverain
00:46:41vous disiez que l'endettement
00:46:42nous a inféodés
00:46:43à des puissances économiques
00:46:44étrangères
00:46:45on est complètement inféodés
00:46:46parce que
00:46:47où on a
00:46:47si vous voulez
00:46:50non c'est pas difficile
00:46:53le service de la dette
00:46:54va augmenter
00:46:57l'économie est à l'arrêt
00:46:58donc le déficit budgétaire
00:47:00va être plus fort
00:47:00puisque les rentrées
00:47:01vont être plus faibles
00:47:02donc on sait
00:47:04qu'il va nous falloir
00:47:05aller
00:47:07l'année prochaine
00:47:08340 milliards
00:47:10à emprunter
00:47:11et tout le monde me dit
00:47:12340 milliards
00:47:13ça va être dur et tout
00:47:13mais ce qu'ils disent pas
00:47:15c'est qu'on a
00:47:163500 ou 3600 milliards
00:47:18de dettes
00:47:18qu'il y en a
00:47:20à peu près
00:47:20un huitième
00:47:21qui revient
00:47:22à échéance
00:47:23chaque année
00:47:24donc 400 milliards
00:47:25et que cette dette
00:47:27est détenue
00:47:27à 50%
00:47:28par des étrangers
00:47:29donc
00:47:30s'il y a des étrangers
00:47:32qui disent
00:47:32vous savez quoi
00:47:33on sait qui
00:47:34Charles de Gave
00:47:34les chinois
00:47:35il y a les chinois
00:47:36il y a les japonais
00:47:37il y a les fonds de pension
00:47:38hollandais
00:47:39les fonds de pension américains
00:47:40il y a tout ça
00:47:41ça veut dire quoi
00:47:42c'est une hypothèque
00:47:43sur la France
00:47:43si je prédé
00:47:44c'est une hypothèque
00:47:44sur la France
00:47:45mais ça veut dire
00:47:45qu'ils disent
00:47:46écoutez moi
00:47:46j'ai 200 milliards
00:47:48qui arrivent à échéance
00:47:48cette année
00:47:49si ça ne vous fait rien
00:47:50vous me les remboursez
00:47:51et donc à ce moment là
00:47:52ça veut dire qu'on aura
00:47:53à lever 540
00:47:54s'il y a 400 milliards
00:47:55qui disent
00:47:56non je voudrais
00:47:56rembourser 400 milliards
00:47:58ça fait 900
00:47:58donc ça ne passe plus
00:47:59est-ce qu'on peut dire
00:48:00je ne peux pas rembourser
00:48:01faire défaut
00:48:02ou ce n'est pas possible ?
00:48:03si vous faites défaut
00:48:04à ce moment là
00:48:05vous avez un autre problème
00:48:07qui se passe immédiatement
00:48:09c'est que le défaut
00:48:10ça touche toute la dette
00:48:12et que la dette française
00:48:13est l'actif
00:48:14de tout le secteur financier français
00:48:16les banques
00:48:16et les compagnies d'assurance
00:48:17donc si vous faites défaut
00:48:19ça veut dire que
00:48:20toutes les banques
00:48:20et les compagnies d'assurance
00:48:21n'ont plus de fonds propres
00:48:22et qu'il faut les nationaliser
00:48:24donc le mot faillite
00:48:25n'est pas usurpé
00:48:26c'est pas outrancier
00:48:27c'est une réalité
00:48:28non la seule façon
00:48:28de s'en sortir
00:48:29c'est de sortir de l'euro
00:48:30à ce moment là
00:48:31vous sortez de l'euro
00:48:32on va y venir
00:48:33le remède
00:48:34vous sortez de l'euro
00:48:35vous faites jouer
00:48:36la viriclose
00:48:37qui est la liste
00:48:37de plus ancienne
00:48:38du droit international
00:48:39qui s'appelle
00:48:39la lex monetae
00:48:41c'est à dire que
00:48:41le souverain détermine
00:48:43quelle est sa monnaie
00:48:45et vous dites
00:48:45à partir de maintenant
00:48:47la France
00:48:47a sa dette en franc
00:48:51donc le franc
00:48:52on flotte
00:48:52il baisse mettons
00:48:53de 30 ou 40%
00:48:53et on inflige
00:48:55une perte de 40%
00:48:57au Qatar
00:48:58qui aime beaucoup
00:48:59monsieur
00:49:01Philippe
00:49:02comment il s'appelle
00:49:04l'ancien premier ministre
00:49:05de Giscard
00:49:06de Chirac
00:49:07de Villepin
00:49:09il y a tellement de gens
00:49:11qui aiment le Qatar
00:49:11je ne voyais pas
00:49:12oui mais c'est vrai
00:49:13qu'il est bien placé lui aussi
00:49:15donc si vous voulez
00:49:16à ce moment là
00:49:17la choix qu'on va avoir
00:49:18devant nous
00:49:19c'est où de faire
00:49:20ce qu'on appelle
00:49:21une dévaluation interne
00:49:22c'est à dire
00:49:22ce qu'on fait les grecs
00:49:23une baisse de 25%
00:49:24de notre PIB
00:49:25mais on ne peut pas
00:49:26puisqu'on est lié
00:49:28on le pouvait autrefois
00:49:29non mais
00:49:29une dévaluation interne
00:49:30vous faites baisser les salaires
00:49:32vous faites baisser tout ça
00:49:32et à ce moment là
00:49:33le déficit budgétaire
00:49:34explose et je ne sais pas
00:49:35où on va
00:49:36ou bien vous faites
00:49:36une dévaluation externe
00:49:38et on dévalue suffisamment
00:49:39la vénée
00:49:39pour que notre taux de croissance
00:49:42stimulé par la dévaluation
00:49:43ce qu'avait fait De Gaulle
00:49:44en 58
00:49:45repasse au dessus
00:49:46du taux d'intérêt
00:49:48et à ce moment là
00:49:49on sort de la drape à dette
00:49:50donc je veux dire par là
00:49:52c'est que maintenant
00:49:52ou la France redevient souveraine
00:49:54ou elle disparaît
00:49:55donc la prescription
00:49:56du docteur Gaff
00:49:57c'est il faut sortir de l'euro
00:50:00et donc de l'Europe
00:50:00vous vous rendez compte
00:50:02Charles Gaff
00:50:02imaginez que vous ayez raison
00:50:04passez-moi l'expression
00:50:05le bordel que ça va foutre
00:50:06dans notre vie politique
00:50:08vous savez c'est les allemands
00:50:08un très joli proverbe
00:50:10et Dieu sait qu'ils sont
00:50:10des spécialistes
00:50:11ils disent
00:50:12ils voient mieux la fin
00:50:13dans l'horreur
00:50:14qu'une horreur sans fin
00:50:15oui
00:50:15la phrase est absolument
00:50:17elle est très utilisée
00:50:18en ce moment
00:50:19voilà
00:50:19donc si vous écoutez
00:50:20ce que je dis aux gens
00:50:21il voit mieux la fin
00:50:21dans l'horreur
00:50:23moi j'ai écrit un livre
00:50:24quand l'euro est sorti
00:50:25en disant que ça se terminerait
00:50:26dans les sangs et dans les larmes
00:50:27bon
00:50:29ça s'appelait
00:50:29Des lions menés par des ânes
00:50:30je l'avais publié en 2002 ou 2003
00:50:32tout à fait
00:50:32les lions menés par des ânes
00:50:33vous êtes très courageux
00:50:34parce que vous reconnaissez
00:50:35quand même qu'il y a
00:50:36de grands esprits
00:50:36de grands économistes
00:50:38de grandes compétences
00:50:39qui vous disent
00:50:39c'est suicidaire
00:50:40c'est impensable
00:50:41l'euro c'est irréversible
00:50:42en sortir ce serait la fin
00:50:43de la France
00:50:44et vous dites au contraire
00:50:45c'est le salut
00:50:46c'est le salut
00:50:47si vous voulez
00:50:49comment dire
00:50:52est-ce qu'on peut reconnaître
00:50:53honnêtement
00:50:53que pour l'instant
00:50:55les espoirs escomptés
00:50:56à la création de l'euro
00:50:57ne sont pas au rendez-vous
00:50:59je vais vous faire l'avocat du bien
00:51:00dites-moi
00:51:01Charles Gaff
00:51:01qu'est-ce que l'euro
00:51:02nous a à peu près apporté
00:51:03que vous pourriez accepter
00:51:04ou reconnaître
00:51:05que effectivement
00:51:06rien
00:51:07payez peut-être
00:51:08les grandes factures énergétiques
00:51:09de l'Europe
00:51:10est-ce que
00:51:11on s'en fout
00:51:12on avait
00:51:13ils ont détruit ça
00:51:14mais on avait
00:51:14une grosse indépendance énergétique
00:51:16qui atteint
00:51:16notre système
00:51:18électrique
00:51:19atomique
00:51:19etc
00:51:19que la gauche et la droite
00:51:20ont détruit
00:51:21avec beaucoup de constance
00:51:22depuis 10 ou 15 ans
00:51:23vous ne trouvez pas
00:51:24un tout petit truc
00:51:24pour dire que l'euro
00:51:26vous êtes sans pitié
00:51:27intellectuellement
00:51:29intransigeant
00:51:29bien sûr
00:51:30vous ne pouvez pas
00:51:32maintenir
00:51:33un taux de change fixe
00:51:34avec des gens
00:51:35qui ont des productivités
00:51:36différentes
00:51:37alors je vais essayer
00:51:38de vous expliquer ça
00:51:38la France est un pays
00:51:40c'est très ancien
00:51:41c'est ce que disait déjà
00:51:42Tocqueville
00:51:43qui aime beaucoup
00:51:44les fonctionnaires
00:51:45donc la France
00:51:46a 70%
00:51:47de fonctionnaires
00:51:48de plus
00:51:48par 10 000 habitants
00:51:49que l'Allemagne
00:51:50dont la retraite
00:51:51coûte très cher
00:51:51dont la retraite
00:51:52coûte très cher
00:51:53donc 70%
00:51:54de fonctionnaires
00:51:55de plus
00:51:55que l'Allemagne
00:51:56très bien
00:51:57alors qui paye
00:51:58les fonctionnaires
00:52:00l'état
00:52:02la caisse de retraite
00:52:03des fonctionnaires
00:52:04c'est contribuable
00:52:05s'ils avaient
00:52:07donc ce que vous dites
00:52:08c'est que dans le fond
00:52:09c'est les gens
00:52:09qui ont un travail
00:52:11productif
00:52:11qui payent les fonctionnaires
00:52:12oui
00:52:13donc c'est le secteur privé
00:52:15qui paye les fonctionnaires
00:52:16oui
00:52:17alors si on continue
00:52:17de fait
00:52:18de fait
00:52:18et les fonctionnaires
00:52:20se payent un peu aussi
00:52:21de retraite bien sûr
00:52:21puisqu'ils sont contribuables
00:52:22oui mais
00:52:23ils prennent de l'argent
00:52:24qu'ils avaient pris
00:52:24à d'autres
00:52:25et le mettent à l'écart
00:52:26ça c'est autre chose
00:52:26mais c'est le secteur privé
00:52:28qui paye la retraite
00:52:29donc
00:52:30et qui paye tous les frais
00:52:32donc ça veut dire
00:52:32que la France
00:52:33avec 70% de fonctionnaires
00:52:34de plus que l'Allemagne
00:52:35le secteur privé français
00:52:37n'est pas vraiment concurrentiel
00:52:39contre le secteur allemand
00:52:41non
00:52:42en tout cas
00:52:42il ne l'est plus
00:52:43voilà
00:52:43mais il ne l'était pas
00:52:44donc ce qui se passait
00:52:45dans le temps
00:52:45c'est que les français
00:52:46sont beaucoup plus malins
00:52:47que les allemands
00:52:48donc on avait quand même
00:52:49des gains de productivité
00:52:51supérieurs
00:52:51alors c'est des allemands
00:52:52donc on dévaluait
00:52:54pour un peu
00:52:55payer les fonctionnaires
00:52:56en monnaie de singe
00:52:56jusqu'à l'euro
00:52:57jusqu'à l'euro
00:52:58jusqu'à l'euro
00:52:59et à partir de l'euro
00:53:01on les paye en Deutsche Mark
00:53:03qui est le nom de l'euro
00:53:05c'est le Deutsche Mark déguisé
00:53:06il a une peau de mouton
00:53:08on le paye
00:53:08l'euro c'est un loup
00:53:10qui s'appelle Deutsche Mark
00:53:10avec une peau de mouton
00:53:11qui s'appelle l'euro
00:53:12voilà
00:53:12donc on les paye en Deutsche Mark
00:53:14mais à ce moment là
00:53:15dans le secteur privé
00:53:17ils continuent à les payer
00:53:19je n'ai toujours pas dit
00:53:20quelque chose qui soit faux
00:53:21non pour l'instant
00:53:22c'est du factuel
00:53:23et donc comme
00:53:24c'est plus par le taux de change
00:53:26qu'on ajuste
00:53:27qu'est-ce qui va varier
00:53:28dans l'économie française
00:53:29c'est la rentabilité des affaires
00:53:32concurrentielles
00:53:32qui va baisser
00:53:34et donc la marge brute
00:53:36d'autofinancement
00:53:37des entreprises en fraises
00:53:38française s'écroule
00:53:40depuis 35 ans
00:53:41sans arrêt
00:53:42c'est le seul pays au monde
00:53:43où les entreprises
00:53:43deviennent de moins en moins rentables
00:53:45vous voulez dire
00:53:45que la grande victime de l'euro
00:53:46c'est l'entrepreneur ?
00:53:48l'entrepreneur
00:53:49votre frère
00:53:49vous l'appelez votre frère
00:53:50dans le livre
00:53:51mon frère l'entrepreneur
00:53:52c'est votre dédicace d'ailleurs
00:53:53à mes frères les entrepreneurs
00:53:54mes frères les entrepreneurs
00:53:55parce que c'est eux
00:53:56qui ont pris
00:53:57vous avez des variables
00:53:58d'ajustement dans le système
00:54:00ils créent la richesse
00:54:00ils sont les créateurs de richesse
00:54:01les premiers
00:54:02plus que l'état
00:54:03l'état ne crée aucune richesse
00:54:05il crée les conditions
00:54:06qui permettent à la richesse
00:54:07d'être créée
00:54:07c'est une planification
00:54:09du temps de De Gaulle
00:54:10donc il sert à quelque chose
00:54:12mais je ne dis pas
00:54:13qu'il ne sert à rien
00:54:14mais en avoir 70%
00:54:15c'est peut-être un peu trop
00:54:16on peut en discuter
00:54:17mais moi je ne pose pas
00:54:18un jouant de valeur
00:54:19sur le fait qu'on ait
00:54:20plus de fonctionnaires
00:54:20c'est ce que les français
00:54:22ont toujours voulu
00:54:22donc si c'est un choix
00:54:24des français
00:54:24d'avoir beaucoup de fonctionnaires
00:54:26c'est un choix politique
00:54:27je n'ai rien à dire
00:54:28mais par contre
00:54:29ce que je peux leur dire
00:54:29c'est que vous pouvez avoir
00:54:30plus de fonctionnaires
00:54:32un taux de change fixe
00:54:33avec l'Allemagne
00:54:34mais vous ne pouvez pas
00:54:35avoir les deux à la fois
00:54:36parce que dans ce cas-là
00:54:37votre système productif
00:54:38disparaît
00:54:39c'est ce qui nous est arrivé
00:54:40et je rappelle que
00:54:4070% du déficit
00:54:42des retraites françaises
00:54:44sont dus à la fonction publique
00:54:46voilà
00:54:46je ne le reproche pas
00:54:47mais c'est un chiffre
00:54:48mais on aurait pu faire
00:54:49comme l'a fait la Suède
00:54:50à partir de 92
00:54:51des retraites capitalisées
00:54:53nous sommes avec
00:54:54Charles Gave
00:54:55qui nous explique
00:54:56pourquoi la France
00:54:57est en faillite
00:54:58une étrange faillite
00:54:59dont il donne aujourd'hui
00:55:00les explications
00:55:01selon le projet de budget
00:55:04la dette devrait coûter
00:55:05plus de 10 milliards d'euros
00:55:06de plus à l'Etat
00:55:07sommes-nous à minuit
00:55:08moins une avant
00:55:08la faillite française
00:55:09et effectivement
00:55:10Péricault
00:55:10Charles Gave
00:55:11est avec nous
00:55:11essayiste, analyste
00:55:12macroéconomique français
00:55:13et auteur
00:55:14de l'étrange faillite
00:55:15comment ruiner
00:55:16un pays
00:55:16en prétendant le sauver
00:55:18aux éditions
00:55:18idées en liberté
00:55:19son constat
00:55:20est qu'il faut sortir
00:55:21de l'euro
00:55:21pour réussir à sortir
00:55:22de la dette
00:55:23est-ce que vous aussi
00:55:24vous le pensez
00:55:24dites-nous
00:55:25au 0826 300 300
00:55:32Vous êtes bien sur Sud Radio
00:55:34et je reçois
00:55:36Charles Gave
00:55:37c'est un instant important
00:55:38auteur de l'étrange faillite
00:55:39comment ruiner un pays
00:55:40en prétendant le sauver
00:55:41tout y est dit
00:55:42aux éditions
00:55:43idées en liberté
00:55:43Charles Gave
00:55:44merci d'être avec nous
00:55:45en studio
00:55:46on parlait de l'euro
00:55:47votre ouvrage
00:55:48est très complet
00:55:49votre diagnostic
00:55:49est effarant
00:55:51l'étrange faillite
00:55:52on y est
00:55:53elle n'est pas étrange
00:55:54elle est étrange
00:55:54elle est parfaitement rationnelle
00:55:56rationnelle
00:55:57alors c'est vrai
00:55:58que ce côté d'étrange
00:55:59c'est qu'on se dit
00:56:00que la république française
00:56:01la France que de Gaulle
00:56:02laisse aux français
00:56:03on n'aurait jamais dû
00:56:04en arriver là
00:56:05et succomber
00:56:06à ces tentations
00:56:07et ces illusions
00:56:08vous êtes drastique
00:56:11vous êtes sans pitié
00:56:13et vous l'assumez
00:56:14le problème vient
00:56:16pas de l'euro
00:56:17pour tant que tel
00:56:17c'est le fait d'avoir fait
00:56:18une monnaie commune
00:56:19qui s'appelle l'euro
00:56:20première question
00:56:22si on avait fait
00:56:23pardon
00:56:23une monnaie unique
00:56:24si on avait fait
00:56:25une monnaie commune
00:56:26qui s'appelait
00:56:27l'écu
00:56:27est-ce que l'effet
00:56:29aurait pu être
00:56:30moins
00:56:30ça dépend
00:56:31si chacune des monnaies
00:56:32avait gardé
00:56:33son indépendance
00:56:34ça aurait été un peu
00:56:35comme le système
00:56:35monétaire européen
00:56:36on aurait pu continuer
00:56:37à dévaluer
00:56:38avec le serpent
00:56:39avec le serpent
00:56:39le serpent monétaire
00:56:40encore une fois
00:56:41une monnaie
00:56:42c'est un prix
00:56:44si vous connaissez
00:56:45un cas dans l'histoire
00:56:46d'un prix
00:56:46qui a été bloqué
00:56:48et qui n'a pas eu
00:56:49des conséquences désastreuses
00:56:51ce qu'il y a de bien
00:56:52avec le taux de change
00:56:53c'est que ça vous permet
00:56:54de transférer de l'argent
00:56:55des entrepreneurs
00:56:56aux rentiers
00:56:57ou des rentiers
00:56:57aux entrepreneurs
00:56:58c'est-à-dire
00:56:58de ceux qui prennent des risques
00:56:59vers ceux qui n'en prennent pas
00:57:00ou vice versa
00:57:03sans que dans le fond
00:57:04personne n'en souffre
00:57:04et je veux dire
00:57:05il n'y a pas de décision politique
00:57:06c'est le marché qui décide
00:57:07bon
00:57:09et là on a mis un prix fixe
00:57:10et donc ça fait 40 ans
00:57:12qu'on gouverne
00:57:13contre les entrepreneurs
00:57:14vous êtes en train de nous dire
00:57:15Charles Gave
00:57:16vous allez me dire
00:57:17si je me trompe
00:57:18vous affirmez à cette antenne
00:57:20que l'euro
00:57:20est une monnaie illibérale
00:57:21est une monnaie
00:57:22mais c'est une abomination
00:57:23vous ne pouvez pas avoir
00:57:24un libéral
00:57:25qui est pour un prix fixe
00:57:27ça n'existe pas
00:57:28un taux de change fixe
00:57:29c'est une saloperie
00:57:30donc un taux de change fixe
00:57:31entre des monnaies
00:57:32que rien ne relie
00:57:33c'est une saloperie au carré
00:57:35donc un libéral
00:57:36qui vous dit
00:57:37qu'il est pour l'euro
00:57:38il n'est pas libéral
00:57:39c'est tout
00:57:40il y en a
00:57:41qu'on en profite
00:57:42Charles Gave
00:57:42qui s'en est mis
00:57:43plein les fouilles
00:57:44avec l'euro
00:57:44si vous regardez les chiffres
00:57:46ce n'est pas difficile
00:57:47c'est toute la haute fonction publique
00:57:50aïe
00:57:50c'est toute la haute fonction publique
00:57:51c'est eux qui l'ont poussé
00:57:52c'est les trichets de ce monde
00:57:53c'est les douleurs de ce monde
00:57:54gouverneur de la banque de France
00:57:56directeur du trésor
00:57:58directeur gouverneur de la base BCE
00:58:00ce qui s'est passé
00:58:01c'est que bloquer le taux de change
00:58:02c'était donc payer
00:58:03tous les fonctionnaires
00:58:05en Dutchmark
00:58:06et donc leur niveau de vie
00:58:07a augmenté de façon prodigieuse
00:58:09parce qu'ils n'avaient pas
00:58:09la productivité
00:58:11et eux ils ont été augmentés
00:58:12mais comme c'est un jeu
00:58:13à somme zéro
00:58:14pendant qu'on augmentait
00:58:16les fonctionnaires
00:58:16on ruinait les entrepreneurs
00:58:17et les fonctionnaires
00:58:18ils sont gentils
00:58:19mais ils créent assez peu d'emplois
00:58:21vous savez j'ai fait
00:58:22des travaux savants
00:58:23pour montrer que
00:58:24si vous embauchez un fonctionnaire
00:58:25en général ça crée
00:58:26trois chômeurs
00:58:27donc si vous virez
00:58:29un fonctionnaire
00:58:29ça crée trois emplois
00:58:30donc on a créé
00:58:32des fonctionnaires
00:58:32à savoir qu'en plus
00:58:33ça reste depuis 80
00:58:35et donc on a
00:58:36beaucoup beaucoup
00:58:37de fonctionnaires
00:58:38et on n'a pas de quoi
00:58:39il n'y a plus d'entrepreneurs
00:58:40aujourd'hui il n'y a plus d'entrepreneurs
00:58:41enfin l'euro
00:58:42ça a été aussi à un moment donné
00:58:43l'euro et l'Europe
00:58:44ça a été le rêve
00:58:45du grand Jacques Delors
00:58:46statut du commandeur
00:58:47du social-démocratie
00:58:49c'est un crétin complet
00:58:50ministre des finances
00:58:51de François Mitterrand
00:58:51il y en a vu
00:58:53en 1983
00:58:55il pleurait
00:58:57il pleurait
00:58:57quand il était obligé
00:58:58de mendier
00:58:59il pleurait vraiment
00:59:00je l'ai dit
00:59:00parce qu'il y avait
00:59:01des crédits
00:59:02il a engendré la rigueur
00:59:03contrôle d'échange
00:59:04vous vous souvenez
00:59:04du coup il y avait
00:59:05une halte
00:59:06et le président du parlement
00:59:08c'était un imbécile complet
00:59:09le président de la commission
00:59:10le premier président de la commission
00:59:11oui oui oui
00:59:12et puis prix Charlemagne
00:59:13et tout
00:59:15les économistes
00:59:16l'adoraient
00:59:17c'est un homme
00:59:18qui pensait que
00:59:19pour éviter les guerres
00:59:21en Europe
00:59:22qui était le sujet
00:59:22de conversation à l'époque
00:59:24Mitterrand avait dit
00:59:24le nationalisme
00:59:25c'est la guerre
00:59:26l'Europe c'est la solution
00:59:27au nationalisme
00:59:28voilà
00:59:28il pensait tous
00:59:29que pour plus avoir de guerre
00:59:31il fallait avoir
00:59:34une nation européenne
00:59:35et tuer les nations
00:59:37locales
00:59:38mais ce qu'il n'a pas vu
00:59:38c'est que dans les systèmes
00:59:39où il n'y a pas de nation
00:59:40il y a toujours
00:59:41des guerres civiles
00:59:43donc on a la place
00:59:44d'avoir des guerres
00:59:44aujourd'hui
00:59:45on a des guerres civiles
00:59:46comme on l'a vu
00:59:47le 7 octobre
00:59:48je crois
00:59:48le 7 octobre
00:59:49et une facture très lourde
00:59:50à l'Issa
00:59:51très concrètement
00:59:52la France
00:59:53a combien emprunté le jour ?
00:59:55à 10 ans
00:59:56on frôle les 5%
00:59:57alors à 10 ans
00:59:58c'est la durée de l'emprunt
00:59:59je cite 10 ans
01:00:00parce que c'est vraiment
01:00:00le repère qu'on suit
01:00:01pour savoir si emprunter
01:00:02à long terme
01:00:03devient plus cher
01:00:04pour la France
01:00:04l'Etat paye des intérêts
01:00:06chaque année
01:00:07et rembourse
01:00:07la somme empruntée
01:00:08au bout de 10 ans
01:00:08non il ne la rembourse pas
01:00:09il la fait courir
01:00:10c'est vrai
01:00:11le taux de référence
01:00:12était de 4,93% hier
01:00:15selon l'agence
01:00:16France Trésor
01:00:17c'est le taux de marché
01:00:18pour cette durée précise
01:00:20si on prend les emprunts
01:00:21que l'Etat a effectivement
01:00:22levé depuis janvier
01:00:23à différentes échéances
01:00:24de moyen et long terme
01:00:25le taux moyen
01:00:25ressort à 3,64%
01:00:28à fin octobre
01:00:29contre 3,14%
01:00:31sur l'ensemble de 2025
01:00:32un demi-point de plus
01:00:34en un an
01:00:34un demi-point de plus
01:00:35en un an
01:00:35et ça se traduit comment
01:00:36sur la facture de l'Etat ?
01:00:38alors la charge de la dette
01:00:38est estimée à 62,6 milliards d'euros
01:00:41cette année
01:00:41dans le projet de budget
01:00:42pour 2027
01:00:43elle passe à 72,9 milliards
01:00:4610 milliards de plus
01:00:47en un an
01:00:48rien que pour le coût
01:00:49pour un pari
01:00:49que ce sera 80
01:00:49on peut lancer
01:00:51les paris
01:00:52absolument
01:00:54rien que pour le coût
01:00:55de la dette
01:00:55voilà ces fameux
01:00:5610 milliards de plus
01:00:57en un an
01:00:57avant même
01:00:58de rembourser
01:00:59les sommes empruntées
01:01:00on va prendre un exemple
01:01:02absolument
01:01:02un milliard emprunté à 1%
01:01:04c'est 10 millions d'euros
01:01:05d'intérêts par an
01:01:06si l'Etat doit réemprunter
01:01:07ce même milliard à 4%
01:01:09quand le premier emprunt
01:01:10arrive à échéance
01:01:10la facture passe à 40 millions par an
01:01:13les anciens emprunts
01:01:14à taux fixe
01:01:15gardent leur taux jusqu'au bout
01:01:16et c'est quand on les remplace
01:01:18que la hausse se fait sentir
01:01:19et l'an prochain ?
01:01:21et l'an prochain
01:01:21le projet de budget
01:01:22prévoit 340 milliards d'euros
01:01:24d'émissions
01:01:24à moyen et long terme
01:01:25après déduction des rachats
01:01:27ces emprunts servent à la fois
01:01:28à financer le déficit de l'année
01:01:30et à rembourser
01:01:31une partie
01:01:31des emprunts
01:01:32qui arrivent à échéance
01:01:33Charles Gaffe
01:01:33qui va payer ?
01:01:34qui paye en dernier sort ?
01:01:37la question
01:01:37c'est une question
01:01:38très intéressante
01:01:39qui va payer
01:01:40mais surtout
01:01:40qui va nous prêter ?
01:01:42parce que vous savez
01:01:43ce qui se passe
01:01:43c'est que moi
01:01:44je suis un vieux financier
01:01:46comme disait l'autre
01:01:48le vieux cafetier
01:01:49il disait
01:01:49il y avait un film célèbre
01:01:50où il y avait le cafetier
01:01:51vous savez moi je suis
01:01:53cafetier socialiste
01:01:54et franc-maçon
01:01:54c'est pour vous dire
01:01:55si j'en ai entendu des conneries
01:01:56et là j'ai envie de dire
01:01:58en tant que financier
01:01:59j'en ai entendu des conneries
01:02:01et la finance
01:02:03toutes les crises
01:02:04se passent de la même façon
01:02:04c'est-à-dire que
01:02:05il y a des gens
01:02:06qui ont trop prêté
01:02:08bon
01:02:08mais il y a des gens
01:02:09à qui vous avez prêté
01:02:10qui vous rembourseront
01:02:11et puis
01:02:12vous avez peut-être l'idée
01:02:13que celui-là
01:02:13il ne sera pas capable
01:02:14de vous rembourser
01:02:14donc quand l'argent
01:02:16devient rare
01:02:18il y en a de moins en moins
01:02:19qui voient à celui
01:02:20qui ne peut pas rembourser
01:02:21ce qui est logique
01:02:22et à ce moment-là
01:02:23les taux d'intérêt
01:02:24qu'il doit payer
01:02:24montent comme du fusé
01:02:25c'est ce qu'on appelle
01:02:26le spread
01:02:27vous savez
01:02:27l'écart de taux
01:02:28se met à monter
01:02:29comme une fusée
01:02:30alors au début
01:02:30il monte doucement
01:02:31ce qui est un signe
01:02:32normalement
01:02:33il a commencé à monter
01:02:34il y a à peu près
01:02:35un an et demi
01:02:35au moment où
01:02:36notre président bien-aimé
01:02:37a dit sous le parlement
01:02:38il allait commencer à monter
01:02:39on s'est dit
01:02:41normalement
01:02:41si vous voulez
01:02:41un gouvernement normal
01:02:42aurait dit
01:02:43on coupe toutes les dépenses
01:02:44on arrête tout
01:02:44parce qu'on est en train
01:02:45de partir sur le bobsleigh
01:02:47ça va se péter la gueule
01:02:48donc ils n'ont rien fait
01:02:49au contraire
01:02:50ils ont accueilli
01:02:51les conneries encore
01:02:52et donc ça a commencé
01:02:53à monter
01:02:53puis ça a monté
01:02:54de façon plus régulière
01:02:55et puis maintenant
01:02:55c'est quasiment en vertical
01:02:57et quand ça arrive en vertical
01:02:58ça veut dire qu'à un moment
01:02:59il y a des gens qui diront
01:03:00vous êtes un gérant de fonds
01:03:02hollandais
01:03:02allez vous avez géré
01:03:03des obligations européennes
01:03:05et vous regardez
01:03:06vos obligations françaises
01:03:08vous perdez
01:03:086 à 7% cette année dessus
01:03:10vous allez être viré
01:03:12parce que
01:03:13qu'est-ce qui vous a pris
01:03:14d'acheter des obligations françaises
01:03:15tout le monde savait
01:03:15que ce pays était mal géré
01:03:17donc la question
01:03:18qu'il faut se poser
01:03:19c'est
01:03:20qui
01:03:21dans un monde
01:03:23rationnel
01:03:24sachant ce qu'on sait
01:03:25aujourd'hui sur la France
01:03:26va acheter
01:03:27ces 340 milliards
01:03:28et pourquoi
01:03:29les gars
01:03:30qui ont 3600 milliards
01:03:31de dettes anciennes
01:03:32ne demanderaient pas
01:03:33le remboursement immédiate
01:03:34je vous signale
01:03:35que Mitsui
01:03:35qui est un grand groupe
01:03:37japonais
01:03:39oui c'était en septembre
01:03:40en octobre
01:03:41septembre-octobre
01:03:41ils ont demandé
01:03:42le remboursement
01:03:43de 60 milliards de dettes
01:03:44boum
01:03:45d'un seul coup
01:03:46si je comprends bien
01:03:47les obligations françaises
01:03:48ressemblent au titre pourri
01:03:49des affaires des subprimes
01:03:50en 2008
01:03:51exactement
01:03:51ça ne vaut rien
01:03:53oui ça ne vaut rien
01:03:55Charles Gave
01:03:56les 3660 milliards
01:03:58on est bien d'accord
01:03:59on ne les remboursera
01:04:00jamais
01:04:00par contre il faut rembourser
01:04:01l'intérêt qu'ils engendrent
01:04:03il faut se servir la dette
01:04:05il faut se servir la dette
01:04:06et donc il faut qu'on trouve
01:04:07d'abord 340 milliards
01:04:09et les gens me disent
01:04:105% du PIB
01:04:11ce n'est pas énorme
01:04:12mais le PIB
01:04:13n'appartient pas à l'État
01:04:14ce qui appartient à l'État
01:04:16c'est les recettes fiscales
01:04:17et les recettes fiscales
01:04:19couvrent à peine
01:04:2060% de nos dépenses
01:04:22c'est à dire que
01:04:23si vous étiez
01:04:24dans votre banque
01:04:25et vous dites
01:04:26vous savez moi
01:04:26je vais dépenser 100
01:04:29et je ne vais avoir
01:04:30qu'un salaire de 60
01:04:31mais vous allez me prêter
01:04:31à la différence
01:04:32il n'y a aucun problème
01:04:34en principe
01:04:34ça s'appelle
01:04:35et on est arrivé
01:04:36à un point
01:04:36dans la dette française
01:04:37où on emprunte aujourd'hui
01:04:38pour payer les intérêts
01:04:39sur la dette passée
01:04:40ça s'appelle la cavalerie
01:04:41ça c'est quand même un record
01:04:43donc ça veut dire
01:04:44qu'on est en cavalerie
01:04:45aujourd'hui
01:04:45la boule de neige
01:04:46a un double facteur
01:04:47d'accélération
01:04:49donc on est cuit
01:04:49donc quand François Fillon
01:04:50prévenu se dit
01:04:51je gère un pays
01:04:52qui s'il est une entreprise
01:04:53il serait en dépôt de bilan
01:04:54en faillite
01:04:54c'est une réalité
01:04:55mais en plus
01:04:56à l'époque
01:04:59par exemple
01:04:59l'Italie
01:05:00qui a des problèmes
01:05:01de budget aussi important
01:05:01est en excédent primaire
01:05:03c'est à dire
01:05:03qu'ils ont un excédent
01:05:05avant le paiement
01:05:06des taux d'intérêt
01:05:07nous on est en déficit primaire
01:05:09d'à peu près
01:05:092 à 3% du pays
01:05:10avant de payer nos intérêts
01:05:14c'est à dire
01:05:14qu'on doit emprunter
01:05:15pour payer
01:05:15les taux d'intérêt
01:05:16ça s'appelle
01:05:17être en cavalerie
01:05:18vous restez à l'antenne
01:05:19vous avez compris
01:05:20que c'est un instant important
01:05:21Charles Gave
01:05:21nous raconte
01:05:22pourquoi la France
01:05:23est en faillite
01:05:23mais il nous dira aussi
01:05:24comment en sortir
01:05:25on a déjà une partie
01:05:26de la solution
01:05:27bien entendu
01:05:27vous nous appelez
01:05:28au 0826
01:05:29300 bien sûr
01:05:30on parle de milliards
01:05:31depuis tout à l'heure
01:05:32et vous
01:05:32quels espoirs
01:05:33mettez-vous
01:05:33dans notre capacité
01:05:34à les rembourser
01:05:35croyez-vous
01:05:35que ce soit possible
01:05:36et quelles inquiétudes
01:05:38portez-vous
01:05:38en l'avenir
01:05:39vous êtes bien sûr
01:05:41sur Sud Radio
01:05:41il est 13h33
01:05:42en ce mercredi 4 novembre
01:05:45et je reçois
01:05:45Charles Gave
01:05:47économiste
01:05:48libre penseur
01:05:49économiste passionné
01:05:51qui n'a pas sa langue
01:05:51dans sa poche
01:05:52dites simplement
01:05:53penseur
01:05:53ça suffira
01:05:54penseur
01:05:54oui bien sûr
01:05:56ça fera une moyenne
01:05:57avec les autres
01:05:57mais votre éditeur
01:05:58s'appelle
01:05:59les idées en liberté
01:05:59donc voilà
01:06:00pour l'étrange faillite
01:06:01comment ruiner un pays
01:06:02en prétendant le sauver
01:06:03date de la sortie
01:06:04Charles Gave
01:06:05c'est 20 novembre par là
01:06:0620 novembre
01:06:07bon en tout cas
01:06:07on est dans la préparation
01:06:08de cette sortie
01:06:10le contenu du livre
01:06:11est à la fois
01:06:13suffocant
01:06:13et bouleversant
01:06:14vous n'y allez pas
01:06:15par j'allais dire
01:06:16avec la main morte
01:06:18vous venez nous expliquer
01:06:19que le responsable
01:06:21principal
01:06:21de notre gabagie économique
01:06:23et du cauchemar
01:06:24vers lequel on se dirige
01:06:25c'est l'euro
01:06:25et sa mauvaise gestion
01:06:26et le principe
01:06:27de la monnaie unique
01:06:27aux mains de marchés
01:06:29qui n'ont qu'intérêt
01:06:29que de s'enrichir
01:06:31et qui se foutent
01:06:31de savoir de l'intérêt des peuples
01:06:32à l'intérieur
01:06:34de votre livre
01:06:35quand on décrit
01:06:35petit à petit
01:06:36vous procédez par étapes
01:06:37vous commencez
01:06:38par dire
01:06:39ce qui s'est passé
01:06:40un changement d'élite
01:06:42ce qui s'est passé
01:06:42en France en 58
01:06:43un changement
01:06:44de système politique
01:06:45ce qui est arrivé
01:06:46à l'Autriche-Montriche
01:06:47en 1918
01:06:49et la disparition
01:06:50d'une civilisation
01:06:51ça ce sont
01:06:52les trois causes
01:06:53ce ne sont pas
01:06:54les trois causes
01:06:54c'est les trois
01:06:55quand une politique
01:06:56suivie par un pays
01:06:57à l'évidence
01:06:58va dans le mauvais sens
01:07:00vous avez trois sorties possibles
01:07:01virer l'élite
01:07:02c'est ce qu'on a fait
01:07:04en 58 par exemple
01:07:05parce que la France
01:07:06ne réussissait pas
01:07:07à traiter le problème
01:07:08de la colonisation
01:07:08donc il a fallu faire
01:07:10venir De Gaulle
01:07:10ensuite
01:07:11mettons
01:07:12vous pouvez changer
01:07:14de régime
01:07:14par exemple
01:07:15on passe de l'ancien régime
01:07:16à la république
01:07:17vous savez
01:07:18ça c'était la révolution
01:07:20ou alors
01:07:21la civilisation disparaît
01:07:22c'est ce qui est arrivé
01:07:22au Coptes en Égypte
01:07:23c'est ce qui est arrivé
01:07:24aux Aztèques
01:07:25etc
01:07:25et donc le choix
01:07:26qu'à la France
01:07:26aujourd'hui
01:07:27c'est
01:07:29où on change les élites
01:07:32où on change de régime
01:07:33et où
01:07:34on est foutu
01:07:35on disparaît
01:07:36il y a plein de pays
01:07:37qui ont disparu
01:07:37vous dites
01:07:37ça s'est produit
01:07:38en Amérique du Sud
01:07:39à la rivière des Espagnols
01:07:40au Moyen-Orient
01:07:41quand déferle
01:07:41la vague de l'islam
01:07:42et enfin à Russie
01:07:43avec la prise du pouvoir
01:07:44par les communistes
01:07:45bolcheviques
01:07:46en 1917
01:07:47les défis
01:07:48auxquels la France
01:07:48est confrontée
01:07:49aujourd'hui
01:07:50confrontée
01:07:51ils sont nombreux
01:07:52vous en citez
01:07:53quelques-uns
01:07:53un écroulement
01:07:55des structures familiales
01:07:56un effondrement démographique
01:07:57des flux migratoires
01:07:59gigantexes
01:07:59de populations
01:08:00très différentes
01:08:00de celles du pays d'accueil
01:08:01la réémergence
01:08:02d'anciens et puissants
01:08:03empires
01:08:04la Chine
01:08:04la décision prise
01:08:06par les élites
01:08:07de l'Europe
01:08:07après la guerre mondiale
01:08:08de démanteler
01:08:09les états-nations
01:08:09solution
01:08:10pensait-on
01:08:10aux guerres opposants
01:08:11ça vous l'avez évoqué
01:08:12et puis l'émergence
01:08:13d'un état social
01:08:14dont les coûts
01:08:15sont devenus incontrôlables
01:08:16compte tenu en particulier
01:08:17de l'effondrement démographique
01:08:18voilà
01:08:19ça c'est le diagnostic
01:08:20du Dörte-Gaffe
01:08:21il faut dire voilà
01:08:21pourquoi on est malade
01:08:22voilà pourquoi on est malade
01:08:24et
01:08:24on les prend un par un
01:08:25pour les
01:08:26si vous voulez
01:08:26allez-y
01:08:27l'écroulement
01:08:28des structures familiales
01:08:29bah écoutez
01:08:30il s'est passé un phénomène
01:08:32tout à fait extraordinaire
01:08:33depuis
01:08:3550, 60, 70 ans
01:08:36à peu près
01:08:38les femmes
01:08:39sont devenues maîtresses
01:08:40de la conception
01:08:42avant
01:08:43quand un petit arrivait
01:08:44on lui disait
01:08:45bah
01:08:46on t'attendait pas tellement
01:08:47mais enfin on l'accueillait
01:08:48je veux dire
01:08:48c'était
01:08:49moi
01:08:51je suis un quatrième
01:08:51qui était né un peu tôt
01:08:52après le troisième
01:08:53oui
01:08:53je veux dire
01:08:53donc
01:08:54il n'y avait pas grand chose
01:08:55à faire
01:08:55donc
01:08:56on pensait tous
01:08:57que si les femmes
01:08:58étaient maîtresses
01:08:59de leur conception
01:09:00elles allaient avoir
01:09:01deux ou trois enfants
01:09:02et bah
01:09:03il y a à peu près
01:09:0350% des femmes
01:09:04qui ont décidé
01:09:04de ne pas en avoir
01:09:05du tout
01:09:05ça c'était pas prévu
01:09:06pas du tout
01:09:07le contrôle des naissances
01:09:08c'était pas prévu
01:09:09l'absence totale
01:09:10de naissance
01:09:11c'est à dire que
01:09:11les femmes disent
01:09:12après tout
01:09:12les enfants ça m'emmerde
01:09:14il y a peut-être
01:09:14des hommes qui veulent pas avoir
01:09:15d'enfants aussi
01:09:16Charles Gave
01:09:17je sais
01:09:17mais enfin écoutez
01:09:18vous avez été marié
01:09:19oui
01:09:19oui je suis marié
01:09:20j'ai quatre enfants
01:09:21vous avez quatre enfants
01:09:22oui
01:09:22moi aussi je suis marié
01:09:23j'ai quatre enfants
01:09:23en principe un homme
01:09:25ça fait ce que lui dit
01:09:26sa femme
01:09:26oui
01:09:27oui oui
01:09:28enfin c'est décidé ensemble
01:09:30c'est décidé ensemble
01:09:30non non mais c'est vrai
01:09:31que la femme a le dernier mot
01:09:32et heureusement
01:09:33c'est la libération
01:09:34de la femme
01:09:35en ce qui concerne la famille
01:09:36c'était normal
01:09:37alors il y a un autre phénomène
01:09:38qui s'est passé aussi
01:09:39dans les mêmes 70 ans
01:09:40c'est que dans toute la civilisation
01:09:42les garçons
01:09:43quand ils arrivaient
01:09:44vers 11-12 ans
01:09:45on les envoyait
01:09:47se faire éduquer
01:09:49par des soldats
01:09:50par exemple
01:09:50comme dans la Grèce antique
01:09:52et à ce moment là
01:09:53ils se faisaient taper sur la gueule
01:09:54s'ils bougeaient trop
01:09:54et tout
01:09:54ça s'appelait le service militaire
01:09:56oui il y avait le service militaire
01:09:57mais il y avait aussi
01:09:59un garçon de 12 ans
01:10:01pendant ses études
01:10:02ne voyait pas une femme
01:10:03jusqu'à ce qu'il sorte
01:10:04de l'université
01:10:06enfin il y en avait
01:10:06quelques-unes à l'université
01:10:07mais donc
01:10:08pour la première fois
01:10:09dans l'histoire de l'humanité
01:10:10on a fait éduquer
01:10:11des jeunes mâles
01:10:13complètement cons par définition
01:10:14parce qu'ils sont idiots
01:10:15par des femmes
01:10:16donc aujourd'hui
01:10:17l'éducation
01:10:18en France
01:10:19c'est 90%
01:10:20de professeurs féminins
01:10:22jamais un homme
01:10:23ne voit une femme
01:10:24jusqu'à ce qu'il ait 20 ans
01:10:26ça
01:10:27c'est la répartition
01:10:28aujourd'hui
01:10:29des professions
01:10:30et des vocations
01:10:30dans l'éducation nationale
01:10:31je ne sais pas ce qu'il s'est passé
01:10:32mais c'est la première fois
01:10:33dans l'histoire
01:10:34qu'on fait éduquer
01:10:36des jeunes adolescents
01:10:37garçons
01:10:38plein de testéron
01:10:39et cons comme des mâles
01:10:40par définition
01:10:41parce qu'ils sont très cons
01:10:42moi je suis resté très con
01:10:43jusqu'à 25 ans
01:10:44donc je sais de quoi je parle
01:10:46par des femmes
01:10:48et la seule façon
01:10:49d'éduquer les garçons
01:10:50c'est quand même
01:10:50par des hommes
01:10:51et un grand coup de pied
01:10:52dans le derrière
01:10:52parce que c'est à peu près
01:10:53la seule chose
01:10:54qu'un gamin de 17 ans
01:10:54comprenne
01:10:55vous pensez qu'il faut
01:10:56une autorité masculine
01:10:57pour canaliser
01:10:58le tempérament
01:10:59de l'éducation
01:10:59l'homme dans la famille
01:11:01c'était la loi
01:11:02la femme c'était l'amour
01:11:03donc la loi
01:11:04ça vous disait
01:11:05ce qui se passait
01:11:05à l'extérieur de la famille
01:11:07et donc l'homme était là
01:11:08pour expliquer aux gamins
01:11:09tu sais
01:11:10tu es bien tranquille
01:11:11avec ta mère
01:11:11mais dehors
01:11:13ils sont méchants
01:11:13donc moi je suis là
01:11:15pour te protéger
01:11:15mais je ne serai pas là toujours
01:11:16il y a de plus en plus
01:11:17de femmes
01:11:18qui n'ont pas la main leste
01:11:19qui savent à la fois
01:11:20gouverner les familles
01:11:21les états
01:11:22et les entreprises
01:11:23avec autorité
01:11:24elles ont pris du poil
01:11:25de la bête
01:11:25depuis l'époque
01:11:26oui mais si vous voulez
01:11:28c'est très bien
01:11:29mais je vais vous raconter
01:11:30une petite anecdote
01:11:30puisqu'on est là
01:11:32moi j'étais en Mathelem
01:11:33au lycée Ahoche
01:11:34Ahoche c'était la classe
01:11:35on faisait des maths
01:11:37Ahoche qui était une petite ville
01:11:38du sud-ouest de la France
01:11:39et mon professeur de philo
01:11:40la philo ça représentait
01:11:41un en coefficient au bac
01:11:42donc tout le monde s'en foutait
01:11:44alors j'étais très copain
01:11:46avec les deux piliers
01:11:46du FCO
01:11:47vous voyez
01:11:48on était tous les trois
01:11:49on s'est des cons
01:11:50et le professeur nous a dit
01:11:51écoutez les trois là
01:11:52vous êtes gentils
01:11:53mais
01:11:55je vous attends
01:11:55à la sortie du lycée
01:11:57dans le terrain vague
01:11:58qu'il y a derrière
01:11:59et on va régler nos comptes
01:12:00parce que vous m'emmerdez
01:12:01bon il était
01:12:02ancien commandant de la Légion
01:12:03il était ceinture noire
01:12:05de judo
01:12:06et ancien copain
01:12:07de Marcel Cerdan
01:12:08ben on n'y est pas allé
01:12:10et on lui a foutu la paix
01:12:11ben voilà
01:12:13c'était un signe
01:12:14de
01:12:14c'était un signe
01:12:15de
01:12:15il s'est imposé
01:12:16c'est à dire que
01:12:18les garçons
01:12:18moi je pense à tous ces garçons
01:12:19de 17 ans
01:12:20ça s'appelle la dissuasion
01:12:21mais je pense à tous ces garçons
01:12:22en 17 ans
01:12:23si vous voulez
01:12:23qui sont
01:12:24dans la Seine-Saint-Denis
01:12:25etc
01:12:26pour laquelle la femme
01:12:27c'est un objet
01:12:28à la fois très désirable
01:12:29et complètement incompréhensible
01:12:30dans leur religion
01:12:31et bien
01:12:33qu'est-ce qui se passe
01:12:34ben si vous voulez
01:12:35être élevé par des femmes
01:12:36ils peuvent
01:12:36ils peuvent pas respecter une femme
01:12:39il y a un écart
01:12:41effectivement
01:12:42non mais c'est
01:12:42dans leur civilisation
01:12:44ça existe pas
01:12:44alors là
01:12:45vous faites un fait
01:12:46de vous évoquer
01:12:46en plus d'autres paramètres
01:12:48donc je te dis
01:12:48il y a des civilisations
01:12:49qui sont pas comme la nôtre
01:12:51l'intégration était là
01:12:52justement pour y payer
01:12:53nous avons Marlène
01:12:54qui nous appelle
01:12:55de Bobigny
01:12:56Marlène elle revient
01:12:57Charles Gaffe
01:12:57sur la construction européenne
01:12:59je vous écoute Marlène
01:13:00vous pensez que l'Angleterre
01:13:01est un exemple
01:13:02à ne pas suivre
01:13:02ben oui
01:13:03parce que l'Angleterre
01:13:04est en très mauvaise position
01:13:05enfin elle a plein
01:13:06plein de problèmes
01:13:07l'Angleterre
01:13:08et elle veut revenir
01:13:09j'ai entendu
01:13:10il y a quelque temps
01:13:11qu'elle voulait revenir
01:13:12dans l'Europe
01:13:13alors
01:13:14à condition
01:13:14c'est vrai
01:13:15il y a des Anglais
01:13:17j'ai toujours été
01:13:18personnellement
01:13:19contre l'Europe
01:13:20parce qu'il y a plein de choses
01:13:21que je ne comprends pas
01:13:23par exemple
01:13:24pour comment
01:13:25on peut faire une Europe
01:13:26avec des
01:13:28comment dire
01:13:29des pays
01:13:29tous ensemble réunis
01:13:31mais qui n'ont pas
01:13:32l'argent n'a pas
01:13:33la même valeur
01:13:34dans aucun pays
01:13:36ça je ne comprends pas
01:13:37bon je n'ai pas fait
01:13:38d'études d'économie
01:13:39je ne
01:13:40mais alors
01:13:41ils n'ont pas prévu
01:13:42les ministres
01:13:44économie
01:13:45de l'économie
01:13:46de l'économie
01:13:47n'ont pas prévu
01:13:48que
01:13:50les usines françaises
01:13:52allaient
01:13:52dé
01:13:53comment dire
01:13:54délocaliser
01:13:55délocaliser
01:13:56voilà
01:13:56pour gagner
01:13:57beaucoup plus d'argent
01:13:59et puis
01:14:00non non madame
01:14:01si je peux m'arrêter
01:14:02si je peux vous arrêter
01:14:03une seconde
01:14:03c'est pas pour gagner
01:14:05plus d'argent
01:14:05qu'elle délocalise
01:14:07c'est pour pas fermer
01:14:09ce que vous ne comprenez pas
01:14:10c'est que la marge brute
01:14:11d'autofinancement
01:14:12des entreprises
01:14:12à cause de toutes
01:14:13les imbécilités
01:14:14que la France a faites
01:14:16elle est la moitié
01:14:17de ce qu'elle est en Allemagne
01:14:18jusqu'elle est en Suisse
01:14:19c'est à dire
01:14:20la rentabilité
01:14:20d'une affaire
01:14:22industrielle en France
01:14:22c'est à peu près
01:14:23la moitié
01:14:23de ce qu'elle est
01:14:24en dehors de France
01:14:25donc il faut fuir
01:14:26donc la seule façon
01:14:27de survivre
01:14:28si vous êtes une entreprise
01:14:29industrielle en France
01:14:30c'est de fermer
01:14:30votre usine en France
01:14:32mais c'est pas pour gagner
01:14:33de l'argent
01:14:34c'est pour éviter
01:14:35de disparaître complètement
01:14:37oui bien sûr
01:14:38donc si vous voulez
01:14:38c'est pas eux
01:14:39qui décident
01:14:40c'est pas des mauvais citoyens
01:14:41je vous donne un exemple
01:14:42qui est que je trouve
01:14:43extraordinairement parlant
01:14:44vous avez un indice boursier
01:14:46vous savez que je suis un boursier
01:14:47qui s'appelle le MSCI
01:14:49affaires industrielles européennes
01:14:50c'est un indice
01:14:51qui regroupe
01:14:51toutes les affaires industrielles
01:14:53y compris
01:14:53ceux de la Grande-Bretagne
01:14:54de la Suisse
01:14:54etc
01:14:56les affaires françaises
01:14:57dans cet indice
01:14:59représentent 28%
01:15:00de l'indice
01:15:01combien représentent
01:15:03les valeurs allemandes
01:15:0421
01:15:05c'est à dire que
01:15:06l'industrie française
01:15:07est beaucoup plus grosse
01:15:08que l'industrie allemande
01:15:09mais elle a une caractéristique
01:15:11cette industrie française
01:15:12c'est qu'elle a pas
01:15:12une usine en France
01:15:13pourquoi ?
01:15:14parce qu'on a
01:15:15les rois des cons
01:15:15à Paris
01:15:17c'est tout
01:15:17alors on va y revenir
01:15:19et on va parler
01:15:20on va parler de la bourse
01:15:21justement
01:15:21avec une citation
01:15:23historique
01:15:23du général de Gaulle
01:15:25c'est un petit mot
01:15:26de la bourse
01:15:26puisque vous m'en parlez
01:15:28en 62
01:15:29elle était
01:15:31exagérément bonne
01:15:33en 66
01:15:34elle est exagérément
01:15:35mauvaise
01:15:37mais vous savez
01:15:38la politique de la France
01:15:39ne se fait pas
01:15:39à la corbeille
01:15:45la politique de la France
01:15:46ne se fait pas
01:15:46à la corbeille
01:15:47il avait raison ou non ?
01:15:48la politique de la France
01:15:49ne se fait pas
01:15:50contre la corbeille
01:15:51on en discute
01:15:52tout de suite après
01:15:52Charles Gave
01:15:53le choix qu'a la France
01:15:54aujourd'hui
01:15:55est soit changer de régime
01:15:56changer ses élites
01:15:57soit on est foutu
01:15:58déclare Charles Gave
01:15:59ici présent
01:16:01auteur de l'étrange faillite
01:16:02comment ruiner un pays
01:16:03en prétendant le sauver
01:16:04est-ce que vous pensez
01:16:05la même chose ?
01:16:06pensez-vous que la France
01:16:06doit changer de régime
01:16:07ou de constitution ?
01:16:08rappelez-nous 0826-300-300
01:16:10c'est un pays au monde
01:16:12développé
01:16:12où ce chiffre baisse
01:16:14structurellement
01:16:15depuis 40 ans
01:16:16d'année en année
01:16:17d'année en année
01:16:18on baisse sans arrêt
01:16:19c'est-à-dire que ça fait 40 ans
01:16:20que la France est gouvernée
01:16:22contre les entrepreneurs
01:16:24c'est un pays qui s'approuvrit
01:16:25c'est un pays qui s'approuvrit
01:16:26c'est-à-dire que
01:16:27si un entrepreneur
01:16:28gagne de l'argent
01:16:29ils sont tellement marxistes
01:16:30dans leur petite cervelle
01:16:32qu'ils pensent que ça veut dire
01:16:33que l'entrepreneur
01:16:35a volé de l'argent
01:16:35aux salariés
01:16:36donc il faut le ponctionner
01:16:37donc on le ponctionne
01:16:38on a le droit
01:16:38l'État se considère
01:16:40comme celui qui a le droit
01:16:41de ponctionner
01:16:42parce que les entrepreneurs
01:16:43gagnent trop d'argent
01:16:44en fait quand vous ouvrez
01:16:45une société en France
01:16:45vous avez un partenaire
01:16:46qui s'appelle l'État
01:16:47qui n'a pas mis un centime
01:16:48et il décide qu'il partage
01:16:49des bénéfices avec vous
01:16:49et qu'il va les partager
01:16:51de plus en plus
01:16:51c'est-à-dire qu'il vous en restera
01:16:53de moins en moins
01:16:53donc jamais De Gaulle
01:16:55n'a dit
01:16:55je vais gouverner
01:16:56contre la bourse
01:16:57ou contre l'entreprise
01:16:58De Gaulle
01:16:59il était très sensible
01:17:01au fait qu'il fallait
01:17:02que les entreprises
01:17:02gagnent de l'argent
01:17:03donc aujourd'hui
01:17:04ce qui se passe
01:17:05c'est qu'on a un système
01:17:06qui tue les entrepreneurs
01:17:07entre l'euro
01:17:08les impôts
01:17:09les réglementations
01:17:10etc
01:17:11et donc aujourd'hui
01:17:12je vous donne un exemple
01:17:13quand j'étais en Hong Kong
01:17:14où j'ai passé 10 ans
01:17:16il y avait 5000 français
01:17:185000 français
01:17:19ce qui était beaucoup
01:17:21aujourd'hui
01:17:21il y en a 20 000
01:17:22et c'est tous
01:17:23des entrepreneurs
01:17:23vous allez
01:17:25en Floride
01:17:26il n'y a que des Gaulois
01:17:27vous allez en Californie
01:17:28il n'y a que des Gaulois
01:17:29vous allez à New York
01:17:30il n'y a que des Gaulois
01:17:31ce sont des émigrés économiques
01:17:33c'est à dire
01:17:36ce qu'on a fait
01:17:37nous si vous voulez
01:17:37c'est pas difficile
01:17:38vous avez une équipe de foot
01:17:39vous êtes l'entraîneur
01:17:41vous êtes l'entraîneur
01:17:42d'une équipe de foot
01:17:42vous avez un ou deux gars
01:17:44qui marquent des buts
01:17:45ce que vous faites
01:17:46c'est que vous les virez
01:17:47parce que
01:17:48c'est pas égal
01:17:51et donc vous vous retrouvez
01:17:52avec des équipes
01:17:52où vous avez viré
01:17:53tous les gars
01:17:53qui pouvaient marquer des buts
01:17:56et vous êtes dernier
01:17:57du classement
01:17:57et vous vous demandez pourquoi
01:17:58mais si on passe notre temps
01:17:59à virer ceux qui sont capables
01:18:00de créer de la richesse
01:18:02et à payer ceux
01:18:03qui ne sont pas capables
01:18:04qui ne sont capables
01:18:05que de la consommer
01:18:07évidemment qu'on va se trouver ruiné
01:18:08c'est à dire que
01:18:10si vous voulez
01:18:11aujourd'hui
01:18:12la politique de la France
01:18:13c'est une promotion
01:18:15des médiocres et des nuls
01:18:16contre les gens compétents
01:18:17ça fait 40 ans que ça dure
01:18:19alors on va parler justement
01:18:20de l'organisation territoriale
01:18:21de la France
01:18:22qui est peut-être
01:18:22une source de problèmes
01:18:23on a Jean-Pierre
01:18:24qui nous appelle
01:18:25de Clermont-Ferrand
01:18:26bonjour Jean-Pierre
01:18:27oui et bonjour
01:18:29bonjour Charles Gave
01:18:30j'écoute assez souvent
01:18:32quand je peux
01:18:32voilà
01:18:33Jean-Pierre
01:18:34vous pensez que le nombre
01:18:36de communes en France
01:18:37est peut-être
01:18:38un des problèmes
01:18:40du financement
01:18:41de l'État
01:18:42oui bien sûr
01:18:43parce que Charles Gave
01:18:45doit se connaître
01:18:46mieux que moi
01:18:46mais en France
01:18:47nous avons 36 000 communes
01:18:49je suis d'ailleurs
01:18:49un ancien maire adjoint
01:18:51de communes également
01:18:53donc j'ai touché
01:18:54un petit peu
01:18:55aux affaires publiques
01:18:57on va dire
01:18:57et donc
01:18:58oui je voulais savoir
01:19:00si Charles Gave
01:19:01connaissait
01:19:01le nombre exact
01:19:02de communes
01:19:03en Allemagne
01:19:04sachant que
01:19:05en France
01:19:05nous avons 36 000 communes
01:19:06avec 36 000 maires
01:19:0936 000 adjoints
01:19:11etc etc
01:19:11et donc
01:19:13avec des frais
01:19:13énormes
01:19:14sans compter
01:19:15qu'il y a
01:19:15à peu près 10 ans
01:19:17on a embauché
01:19:17encore 450 000
01:19:19fonctionnaires territoriaux
01:19:20et évidemment
01:19:21c'est des gens
01:19:22qui vont arriver
01:19:22à l'article
01:19:23qu'il faut payer
01:19:23donc je voulais
01:19:25avoir l'avis de Charles Gave
01:19:26sur le nombre
01:19:27de mairies
01:19:28car je crois
01:19:29qu'en Allemagne
01:19:30ils ont regroupé
01:19:30les mairies
01:19:31bien avant nous
01:19:32nous on a fait
01:19:33qu'augmenter les charges
01:19:34puisqu'ils ont créé
01:19:35des communautés de communes
01:19:36en plus
01:19:37oui alors
01:19:37ce qui se passe en France
01:19:38c'est que
01:19:40quelque part
01:19:40dans le monde politique
01:19:41le maire
01:19:42était à peu près
01:19:43le seul
01:19:43que les français
01:19:43supportent aujourd'hui
01:19:44ils aiment bien leur maire
01:19:46parce qu'il est local
01:19:46il s'occupe des problèmes locaux
01:19:48etc
01:19:49ce qui s'est passé
01:19:50c'est que
01:19:50depuis 20 ans
01:19:51à peu près
01:19:52on a enlevé
01:19:52tous leurs privilèges
01:19:54en maire
01:19:54mais ils restent
01:19:55pénalement responsables
01:19:56de ce qui se passe
01:19:56dans leur commune
01:19:57donc ce qui se passe
01:19:59c'est affreux
01:19:59mais je connais
01:20:00une petite commune
01:20:01qui s'appelle
01:20:01les Gallières
01:20:02qui est à côté
01:20:03d'Avignon
01:20:03là-bas
01:20:04très jolie commune
01:20:05oui
01:20:06et bien ce qui se passe
01:20:07si vous voulez
01:20:08c'est qu'ils auraient été
01:20:09rejoints à Marseille
01:20:10que le maire des Gallières
01:20:11avait géré ça convenablement
01:20:12qu'il y avait plein de réserves
01:20:13et qu'avant d'être
01:20:14avant d'être ponctionné
01:20:16par Marseille
01:20:17il a tout dépensé
01:20:17pour faire un stade
01:20:18ou une bibliothèque
01:20:19dont personne n'avait besoin
01:20:20ou une piscine
01:20:21donc on a enlevé
01:20:23toute responsabilité au maire
01:20:24et on a détaché ça
01:20:26à des
01:20:26ce qui fait que
01:20:27j'ai pris un chauffeur
01:20:28des communes
01:20:28des agglomérations
01:20:29des agglomérations
01:20:30des communes
01:20:31des régions etc
01:20:32ce qui fait que
01:20:33j'étais avec un chauffeur de taxi
01:20:34à Toulouse récemment
01:20:35qui était en train
01:20:35de se faire bâtir une maison
01:20:36il disait qu'il avait le droit
01:20:37il devait demander
01:20:38la permission
01:20:39pour un rattachement
01:20:40à l'eau
01:20:40je ne sais pas quoi
01:20:41à trois personnes différentes
01:20:42dans trois administrations différentes
01:20:43qui faisaient la même chose
01:20:45la municipale
01:20:46l'intercommunale
01:20:46et la départementale
01:20:47la départementale
01:20:48alors qu'il demandait
01:20:48il demandait ça trois fois
01:20:49donc si vous voulez
01:20:50le problème
01:20:50c'est pas qu'on a trop de communes
01:20:51c'est qu'on a trop de fonctionnaires
01:20:53qui ont fait la même chose
01:20:54alors pour répondre à Jean-Pierre
01:20:56il y en a 11 000 en Allemagne
01:20:57il y en a 11 000
01:20:58ils sont un peu plus que nous
01:20:59mais c'est aussi une structure
01:21:02complètement décentralisée
01:21:03l'Allemagne
01:21:03les écoles dépendent des régions
01:21:05donc vous avez vraiment
01:21:07en France
01:21:07on a fait un système
01:21:08où on a
01:21:10favorisé
01:21:12le contrôle
01:21:12sur la création
01:21:14c'est à dire
01:21:15qu'à la place
01:21:16de laisser les gens tranquilles
01:21:16de faire ce qu'ils veulent
01:21:18on a dit
01:21:18nous on va vous contrôler
01:21:19et donc vous avez maintenant
01:21:21une série de contrôles
01:21:23quand j'étais
01:21:24au conseil d'administration
01:21:26au score
01:21:26qui est une grande boîte
01:21:27de réassurance
01:21:28au début
01:21:29c'était très intéressant
01:21:30parce qu'on allait faire
01:21:31une OPA sur celui-là
01:21:32c'était marrant
01:21:33et à la fin
01:21:35le ministère des finances
01:21:36avait sorti
01:21:37un livre
01:21:38de ce que pouvait
01:21:39ou ne pouvait pas faire
01:21:40que score
01:21:40c'est à dire
01:21:42qu'on avait bâti
01:21:43toutes les hypothèses
01:21:43et en disant ça
01:21:44vous pouvez le faire
01:21:44ça vous pouvez le faire
01:21:45ça vous pouvez le faire
01:21:46un type comme le président
01:21:48de score à l'époque
01:21:49qui était un des types
01:21:50très éminents
01:21:50j'aimais beaucoup
01:21:52vraiment un type très fort
01:21:53si vous voulez
01:21:54vous n'avez pas
01:21:55à le contraindre
01:21:55avec des petits crétins
01:21:57qui sont sortis de l'ENA
01:21:57la semaine dernière
01:21:58je veux dire
01:21:59foutez la paix aux gens
01:22:02comme le disait
01:22:03mon professeur d'économie
01:22:04à Toulouse en 61
01:22:06il n'y a que deux systèmes économiques
01:22:08c'est
01:22:08ou la main invisible
01:22:09d'Adam Smith
01:22:10vous savez
01:22:10le système s'arrange
01:22:11se démerde
01:22:12etc
01:22:12ça se marche
01:22:13ou le grand coup de pied
01:22:14dans le derrière
01:22:15de Staline
01:22:15mais il n'y a rien
01:22:16entre les deux
01:22:17l'idée que vous allez avoir
01:22:18un contrôle
01:22:19qui sera gentil
01:22:19et compétent
01:22:21c'est idiot
01:22:22donc vous êtes quand même
01:22:23pour une déconcentration
01:22:24décentralisation
01:22:25je suis pour qu'on rende
01:22:26la liberté aux gens
01:22:27dans tous les domaines
01:22:28merci Jean-Pierre
01:22:29pour votre témoignage
01:22:30merci à vous
01:22:31merci et bonne journée
01:22:33à Charles Gave
01:22:34Charles Gave
01:22:35avant qu'on se sépare
01:22:36on va revenir à l'actualité
01:22:37les Etats-Unis
01:22:38Donald Trump
01:22:39Donald Trump
01:22:39c'est quand même
01:22:40un phénomène politique
01:22:42alors on va dire
01:22:42qu'il a échoué politiquement
01:22:45sur sa politique internationale
01:22:46ce qui lui coûte
01:22:47peut-être aujourd'hui
01:22:47ses élections
01:22:49au Sénat
01:22:49et à la Chambre des représentants
01:22:51en termes d'économie
01:22:52est-ce qu'il a créé
01:22:53des richesses
01:22:53est-ce que ce libéralisme
01:22:55là à l'américaine
01:22:56c'est un grand patron
01:22:58c'est un financier
01:22:59je vais vous expliquer
01:23:01il y a quelque chose
01:23:01que les français
01:23:02comprennent mal
01:23:02sur les Etats-Unis
01:23:04c'est leur acceptation
01:23:05d'échec
01:23:06je veux dire par là
01:23:08moi je suis un homme d'affaires
01:23:09je me suis cassé la gueule
01:23:10et tout
01:23:11et aux Etats-Unis
01:23:12vous vous cassez la gueule
01:23:14et les gens vous disent
01:23:14t'inquiète pas mon grand
01:23:16si t'as un autre projet
01:23:17viens me voir
01:23:18je te filerai du pognon
01:23:19donc ce qui est stupéfiant
01:23:20dans un type comme Steve Jobs
01:23:21qui était le patron
01:23:22et qui avait intérêt d'Apple
01:23:24c'est pas les succès
01:23:25qu'il a eu
01:23:25qui ont été monstrueux
01:23:26c'est le nombre de fois
01:23:27où il s'est ramassé
01:23:27mais alors
01:23:28où il a ruiné tout le monde
01:23:31donc aux Etats-Unis
01:23:33vous échouez
01:23:34c'est pas grave
01:23:35on se relève
01:23:36on vous aide à vous relever
01:23:37non non mais c'est pas grave
01:23:38ce qu'il faut
01:23:38c'est que tu continues surtout
01:23:40en France vous échouez
01:23:41vous êtes barré à la Banque de France
01:23:42vous êtes fini
01:23:43c'est terminé
01:23:43vous pouvez prendre votre traite
01:23:45c'est terminé
01:23:46donc
01:23:46ce que je disais
01:23:47à une petite fille
01:23:48qui est avec moi
01:23:49quand je skis il y a quelques années
01:23:51elle avait skis avec notre moniteur
01:23:53là
01:23:53et elle était toute fière
01:23:54elle était pas tombée une fois
01:23:55pendant la journée
01:23:55je lui avais dit
01:23:56t'as rien appris
01:23:56parce que si tu t'es pas cassé la gueule
01:23:58c'est que t'as jamais été
01:23:59au bout de tes limites
01:24:00donc
01:24:01ce qu'il y a d'admirable
01:24:02aux Etats-Unis
01:24:03c'est cette acceptation
01:24:04de l'échec
01:24:05par la population en général
01:24:07donc la sagesse
01:24:07on la tire
01:24:08au nombre d'échecs
01:24:09que l'on a subis
01:24:10mais en France
01:24:11on devrait être très très sage
01:24:12et très intelligent
01:24:12alors parce que
01:24:13vous remarquez que
01:24:15tous les gars
01:24:15qui nous ont ramené
01:24:15dans un échec
01:24:16dans cet échec
01:24:17dans lequel on vit aujourd'hui
01:24:18il n'y en a pas un
01:24:19qui a été sanctionné
01:24:19ils sont toujours promus
01:24:20regardez Mme Lagarde
01:24:22qui a été d'échec en échec
01:24:23dans toutes ses positions
01:24:24c'est la prochaine candidate
01:24:25et c'est pas tout Charles Gave
01:24:25ils prétendent nous sortir
01:24:27du merdier dans lequel
01:24:28ils nous ont mis
01:24:28les mêmes qui nous ont plantés
01:24:30c'est ce que disait Einstein
01:24:31ne comptez pas sur ceux
01:24:32qui vont se foutre dans le merdier
01:24:33pour vous en sortir
01:24:34c'est une erreur intellectuelle
01:24:35très belle conclusion
01:24:36merci Charles Gave
01:24:37d'être arrêté
01:24:38pendant une heure
01:24:39pour parler de votre livre
01:24:40L'étrange faillite
01:24:41comment ruiner un pays
01:24:42en prétendant le sauver
01:24:43on est en plein dedans
01:24:44aux éditions
01:24:45Idées en Liberté
01:24:46on va également remercier
01:24:48Philippe Charles
01:24:48ingénieur et expert
01:24:49en questions énergétiques
01:24:51et auteur de
01:24:52l'éco-capitalisme durable
01:24:53aux éditions Herman
01:24:54qui était avec nous
01:24:55un petit peu plus tôt
01:24:55et puis merci également
01:24:56à Younes Dufresne
01:24:58porte-parole du syndicat
01:24:59L'Union étudiante
01:25:01restez avec nous
01:25:02puisqu'à suivre
01:25:02Brigitte Lay
01:25:03sur Sud Radio