Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 18 minutes
Avec Gilles Ganzmann, Jérémie Cohen, Jeremie Cohen, Philippe Doucet, Philippe Huppé


---

🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##A_VOUS_DE_LE_DIRE-2026-11-04##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:0010h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:00:04Soyez les bienvenus sur Sud Radio, je suis très heureuse de vous retrouver jusqu'à midi de 10h à 10h30.
00:00:14On va parler d'artisanat, vous savez que c'est la première entreprise de France, plus de 3 millions d
00:00:19'actifs.
00:00:20Mais aujourd'hui le secteur va mal, les artisans n'ont plus le moral comme beaucoup de français d'ailleurs.
00:00:25Selon un nouveau baromètre, 6 artisans franciliens sur 10 ont vu leur chiffre d'affaires reculer.
00:00:30Est-ce que vous trouvez ça normal qu'on ne soutienne pas davantage ceux qui font vivre nos territoires et
00:00:35nos savoir-faire
00:00:36et qui font la fierté de notre pays ?
00:00:39On en débat ce matin avec Gilles Gansman et notre invité.
00:00:43Et puis vous le savez, vous en avez pris l'habitude maintenant à partir de 10h30, nos débats.
00:00:48Trois débatteurs autour de la table pour commenter les sujets qui font parler au menu.
00:00:52Aujourd'hui, la défaite cuisante de Donald Trump aux Etats-Unis.
00:00:56Les démocrates reprennent la Chambre et le Sénat.
00:00:58Il avait promis de faire baisser les prix.
00:01:00Eh bien, il a payé, lui, les prix à la pompe certainement et au supermarché plombé par la guerre qu
00:01:05'il a lancée en Iran.
00:01:07Quelle répercussion pour nous en France, à vous de le dire.
00:01:10La vie chère, on en parle évidemment plus que jamais chez nous aussi.
00:01:13Demain, les syndicats appellent à la grève partout en France.
00:01:16C'est le chiffre qui m'a frappé.
00:01:18Selon le médiateur de l'énergie, un foyer sur trois a eu du mal à payer ses factures d'électricité
00:01:26ou de gaz.
00:01:27Est-ce que vous trouvez ça normal ?
00:01:29Et dans tout ça, les Français qui se cherchent un sauveur ou une sauveuse en 2027, à droite et au
00:01:34centre,
00:01:34qui va finir par départager les candidats ?
00:01:37Hier soir, Bruno Retailleau a proposé trois débats avant une primaire début 2027.
00:01:42Gabriel Attal et David Disnard sont pour.
00:01:45Edouard Philippe dit toujours non.
00:01:47Est-ce que vous feriez la primaire sans lui, vous ?
00:01:49A vous de le dire.
00:01:5110h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:01:55Bonjour Gilles Ganzon.
00:01:56Bonjour.
00:01:57Bien dormi ?
00:01:57Oui, il faut faire chaque soir supercalifragilistique espialidoches.
00:02:03Et du coup, ben voilà, vous avez de l'addiction, vous avez vu, je vais vous donner des cours.
00:02:07Oh ça va, dites donc, je m'affouille pas souvent quand même.
00:02:10Il y a peut-être des artisans pour l'addiction.
00:02:12Oh, c'est pas sympa.
00:02:13Non, non, je m'affouille pas souvent, mais bon, là j'ai fait un petit jogging,
00:02:15là je suis arrivée un petit peu en retard pour mon teasing avec Benjamin Gless.
00:02:20Ça, ça risque pas de m'arrivée, moi je veux dire.
00:02:21Ça m'a troublée.
00:02:22Faites le jogging, je ferai des cours d'addiction.
00:02:25Bon, écoutez, on va parler d'un sujet sérieux, évidemment.
00:02:28On parlera des sujets du jour avec mes débatteurs à 10h30,
00:02:32notamment les Etats-Unis.
00:02:33D'ailleurs, on a un 10h, 10h30 spécial demain sur les Etats-Unis.
00:02:38Est-ce que les Etats-Unis font encore rêver ?
00:02:40N'hésitez pas à venir réagir, à vous de le dire, 0800 26 300 300.
00:02:44C'est vrai que les Etats-Unis...
00:02:45Oui, s'ils vous iraient à Noël en vacances là-bas.
00:02:47Bah oui, ça coûte cher aussi, très très cher.
00:02:50Et c'est d'ailleurs ce qu'a certainement payé Trump dans les urnes pour ses mille termes.
00:02:54On en parlera à 10h30.
00:02:57Mais on va parler maintenant des artisans français.
00:03:00La France qui a de l'or dans les mains et qui n'en profite pas toujours.
00:03:04C'est souvent la même chose dans notre pays.
00:03:07On est capable de dépenser des fortunes pour restaurer le patrimoine.
00:03:10Mais pour prendre soin de notre artisanat, c'est une toute autre affaire, Gilles.
00:03:15Surtout qu'on est à la veille d'une grande manifestation, demain, ou encore une fois, ce sont les artisans
00:03:21qui de plus en plus subissent ces week-ends de grève ou demain la grande grève.
00:03:26Et quand on est artisan, on n'a pas forcément beaucoup de finances.
00:03:31On fait les choses justement à la main.
00:03:34Ce n'est pas industriel et donc ils vivent en ce moment des conditions difficiles.
00:03:39Et c'est pour ça qu'à la veille de la manifestation, on voulait avoir notre invité.
00:03:43Et on les aime, nos artisans.
00:03:44Surtout sur Sud Radio, il faut le dire, il faut le crier, il faut les faire vivre.
00:03:48Surtout, si possible, acheter de l'artisanat.
00:03:52Bonjour Philippe Huppé.
00:03:54Bonjour.
00:03:54Vous êtes ancien député de l'Hérault, président de l'association Ville et Métiers d'Art.
00:03:59Vous publiez aux éditions du CERF, artisans, ces métiers qui font rayonner la France.
00:04:04On ne le rappelle jamais assez, ça fait vraiment rayonner notre pays.
00:04:08Ce sont des hommes et des femmes, 3 millions, je crois.
00:04:11Première question, Philippe Huppé.
00:04:13Les Français aiment les artisans, mais sont-ils encore prêts à payer le prix de leur travail ?
00:04:19Les Français aiment les artisans, ça c'est certain.
00:04:21Sont-ils encore capables de payer le prix ? J'en suis pas certain.
00:04:26Quand on regarde le revenu moyen, en vrai un Français a des difficultés à finir ces mois.
00:04:33Donc comment pourrait-il préférer un verre fait par un artisan qui coûterait 5, 6, 7, 8 euros ou 10
00:04:40euros
00:04:41par rapport à un verre importé de pays asiatiques qui coûterait quelques centimes ?
00:04:46C'est ça, le grand problème est là.
00:04:48Le grand problème c'est qu'on a des pépites en France et on les a petit à petit abandonnées
00:04:53par des politiques restrictives sur les salaires.
00:04:56Mais comment on fait alors ? Parce que c'est toujours la même chose.
00:04:59Moi je suis sûre si vous vous interviewez les 70 millions de Français,
00:05:03est-ce qu'ils ont envie d'aider l'artisanat plutôt que d'acheter chinois ?
00:05:07Ils vont vous dire oui, ils aimeraient bien, alors qu'est-ce qu'on fait ?
00:05:14On relance les salaires, donc en vrai il faut une augmentation des salaires,
00:05:17on ne va pas tourner autour du pot, et on ne fait pas du protectionnisme,
00:05:21mais on fait payer le juste prix aux entreprises qui veulent vendre en Europe et en France.
00:05:26Donc aux frontières, on met quelques taxes quand même pour ces entreprises
00:05:29qui ont fabriqué dans d'autres pays à main d'oeuvre à bas coût,
00:05:33et qui nous inondent souvent, car on n'arrivera pas à soutenir notre artisanat
00:05:38qui a un prix de revient supérieur aux produits asiatiques ou d'autres pays,
00:05:46si on ne remet pas les règles du jeu et on ne remet pas une égalité entre tous les acteurs.
00:05:51Donc je ne parle pas de protectionnisme, je dis tout simplement qu'il faut à un moment ou à un
00:05:56autre
00:05:58remettre une égalité entre les acteurs et protéger notre économie et notre artisanat.
00:06:02Philippe Pépé, pour bien que les auditeurs qui nous écoutent comprennent,
00:06:05aujourd'hui quand les Chinois veulent exporter, que nous on importe,
00:06:12ils n'ont pas beaucoup de taxes finalement, expliquez-nous ça,
00:06:16parce que je ne suis pas sûre que tout le monde en ait conscience.
00:06:18Quand les Chinois par exemple importent en France des produits manufacturés,
00:06:24on l'a vu avec Chine, la dernière, c'était ça,
00:06:28donc si on est produit à 1 euro ou 2 euros, on ne produit pas en France des produits à
00:06:331 euro ou 2 euros de qualité
00:06:35avec les normes qui sont exigées.
00:06:37Donc à un moment ou à un autre, il faut dire que ces produits doivent être un peu plus taxés
00:06:42parce que ça veut dire qu'ils sont faits avec une main d'oeuvre à bas coût,
00:06:46ils sont faits peut-être avec des normes différentes,
00:06:47Non mais ça on comprend, mais ils sont taxés à quoi, à combien, et pourquoi ils sont aussi peu taxés
00:06:53?
00:06:54Parfois ils sont aussi peu taxés parce qu'il y a des accords internationaux, tout simplement,
00:06:57et qu'on est dans un monde, dans une économie mondialisée,
00:07:01où les flux passent d'un continent à l'autre,
00:07:06et puis ça nous a arrangé aussi, ça nous a permis de tirer les prix vers le bas,
00:07:10tout en ayant de plus en plus de fruits pas chers qui rentraient sur notre territoire.
00:07:15Ça nous a arrangé de désindustrialiser à un moment notre économie
00:07:19pour dire, bon, on est du tertiaire, ça suffira, vous allez voir,
00:07:22maintenant c'est que le service.
00:07:23Et on a abandonné nos entreprises, petites, moyennes ou grandes,
00:07:27on les a vraiment abandonnées.
00:07:29Évidemment.
00:07:29Et maintenant on dit on va réindustrialiser,
00:07:32on ne réindustrialisera pas notre pays
00:07:35si on n'applique pas à ces entreprises qui exportent chez nous des produits à bas coût.
00:07:43On n'y arrivera pas, sauf à remettre de l'égalité aux frontières.
00:07:47Et donc en augmentant les droits de noix indirectement,
00:07:50il peut y avoir d'autres systèmes,
00:07:52mais il faut à un moment ou à un autre rééquilibrer.
00:07:54Ce qu'ils ont fait eux-mêmes, et ce qu'ils continuent à faire très souvent,
00:07:58donc le faire nous, tout simplement,
00:08:00arrêter d'être un territoire ouvert à tous les vents.
00:08:03Mais il y a un autre problème, c'est-à-dire que,
00:08:05et on le voit dans votre livre,
00:08:07alors l'artisanat c'est évidemment les couteliers,
00:08:10c'est les métiers d'art, de la cuisine, d'un tas de choses.
00:08:14Mais on ne veut plus que nos enfants fassent ça.
00:08:16Quand on voit Parcoursup,
00:08:20pour lequel il y a des manifestations,
00:08:21et qu'on ouvre toutes les facultés,
00:08:23on oublie ces filières de l'artisanat.
00:08:25On a dévalorisé l'intelligence de la main.
00:08:27On a dévalorisé de dire,
00:08:29tu seras boulanger, tu seras coiffeur,
00:08:31tu vas aller faire des couteaux,
00:08:33ou de l'ébénesterie.
00:08:34La filière d'ébénistes n'existe presque plus,
00:08:37on ne fait plus des meubles,
00:08:38enfin elles existent,
00:08:39mais on fait moins de meubles en bois.
00:08:41Et le problème de la faim de nos artisans
00:08:45vient aussi peut-être de là.
00:08:48Aussi, pas que, mais aussi.
00:08:50Tous parents préfèrent que son fils soit magistrat,
00:08:53président de la République, député, médecin, huissier.
00:08:57Ah non, voilà, on enlève les deux précédents.
00:09:00Mais voilà, tous parents rêvent de ça.
00:09:03Avant on rêvait que notre enfant rentre dans l'administration,
00:09:06ainsi de suite.
00:09:07Donc on a abandonné ces métiers de la main
00:09:08qui, à tort,
00:09:11parce qu'il y a une place évidente
00:09:13pour tous ceux qui ont un vrai savoir-faire entre leurs doigts,
00:09:16et on a besoin des meilleurs dans ces métiers de la main.
00:09:19On n'a pas besoin, très souvent malheureusement,
00:09:21au collège, au lycée,
00:09:23où on leur dit,
00:09:23puisque tu n'y arrives pas,
00:09:25tu n'arrives pas à tenir le rang sur une filière normale,
00:09:29on va t'orienter.
00:09:30C'est terrible.
00:09:31C'est terrible honnêtement,
00:09:33c'est toujours négatif.
00:09:33Ça réagit au standard,
00:09:35ça réagit parce que je suis sûre que ça touche beaucoup de monde.
00:09:38On est très attaché, en plus,
00:09:39à ces savoir-faire français.
00:09:41On les côtoie tous les jours.
00:09:43Ça peut être, comme dit Gilles,
00:09:46les boulangers, les bouchers,
00:09:48mais c'est aussi dans le métier du luxe.
00:09:49Il y a énormément de savoir-faire,
00:09:52le luxe français à la main.
00:09:55C'est magnifique tout ce que les Français font.
00:09:57On a beaucoup de talents,
00:09:59et c'est vrai que c'est un talent qui est gâché.
00:10:00Moi, je suis d'accord avec vous.
00:10:02Bonjour, François.
00:10:03Bonjour, bonjour à tous.
00:10:05Soyez le bienvenu.
00:10:06Vous nous appelez de Nîmes.
00:10:07Vous êtes artisan, vous-même, François ?
00:10:09Voilà, c'est ça, artisan, plombier, lec,
00:10:11et pour pas chaleur, tout ce qui est chauffagiste.
00:10:14Et alors, est-ce que vous, vous vous sentez soutenu,
00:10:17ou vous faites partie de ces artisans
00:10:19qui n'ont plus vraiment le moral, quand même ?
00:10:21On n'a plus le moral.
00:10:22Je vous dis franchement,
00:10:22quand on prend des jeunes,
00:10:23on les renvoie parce qu'il y a déjà l'éducation.
00:10:26L'éducation, elle n'est plus là.
00:10:30En fait, ils cherchent des boulots.
00:10:32Ils arrivent et ils vous disent
00:10:33« Moi, je voudrais gagner 2500 balles. »
00:10:36En faisant quoi, mon gars ?
00:10:37Donc, ils ne savent rien faire.
00:10:39On les forme, mais bon, ils se déforment.
00:10:41On ne peut rien leur faire faire.
00:10:42Ça, il faut le savoir, ça.
00:10:44On ne peut pas apprendre un stagiaire ou un apprenti
00:10:47et le faire monter sur l'escabeau à plus de trois manches.
00:10:49Mais il y a des normes qui sont complètement aberrantes.
00:10:51Donc, ils ne peuvent pas apprendre le métier, le jeune.
00:10:53On essaie de les motiver, mais ils ne sont pas motivés.
00:10:55Ils veulent tous travailler dans les bureaux.
00:10:57Et moi, je dis, aujourd'hui, il manque des plombiers,
00:10:59des électriciens, des chauffagistes.
00:11:01Ils manquent de tout.
00:11:02Et déjà, dans l'éducation nationale,
00:11:04la formation, ce n'est pas trop ça.
00:11:05Quand ils sortent de là, ils n'ont rien compris.
00:11:07Je suis désolé de le dire, mais c'est comme ça.
00:11:09Ils ne savent même pas ce que c'est une loi d'eau ou autre,
00:11:11dans un système de chauffage, alors que c'est le B.A.B.
00:11:14Et en électricité, je ne vous en parle même pas.
00:11:16Mais déjà, l'éducation nationale ne fait pas très bien son boulot.
00:11:21Ou alors, ils n'ont pas les moyens de le faire.
00:11:25Vous voulez dire, quand ils sortent de CAP même ?
00:11:27Oui, oui, oui.
00:11:28À la base, CAP.
00:11:30Moi, je dis toujours, moi, j'ai fait CAP, BEP.
00:11:33Je n'ai pas fait le BTS parce que j'ai commencé à travailler.
00:11:35Mais je dis, le niveau de BEP que moi, j'ai,
00:11:37c'est un BAC plus 4 aujourd'hui.
00:11:40C'est vraiment aberrant.
00:11:42La déchéance, le niveau scolaire, c'est vraiment aberrant.
00:11:45Mais c'est parce qu'ils trouvent que c'est trop dur ?
00:11:48Non, parce qu'ils ont ramolli les courses et tout.
00:11:51Ce n'est plus comme avant.
00:11:52Avant, j'avais des profs, on les écoutait, on les respectait,
00:11:55ils nous apprenaient le métier et on savait de quoi on parlait
00:11:57quand on parlait des sous-tités.
00:11:58Mais aujourd'hui, ils ne savent même pas ce que c'est indifférent.
00:12:00C'est aberrant.
00:12:01Et François, c'est intéressant ce que vous nous dites.
00:12:03Parce que vous dites, quand les jeunes arrivent,
00:12:06c'est une question d'argent.
00:12:08Vous dites, ils ne sont pas assez payés.
00:12:10Ils devraient gagner 2500 balles directs,
00:12:12mais ça n'a pas le travail qu'il y a à faire en face.
00:12:14Mais est-ce qu'ils peuvent évoluer vite ?
00:12:16Parce que moi, je suis désolée, j'ai plutôt une bonne image.
00:12:20Aujourd'hui, il y a plein de pâtissiers, boulangers qui ont percé
00:12:24et sans compter les plombiers dont on a besoin.
00:12:26On peut quand même vite évoluer, non ?
00:12:29Voir monter son entreprise, d'ailleurs.
00:12:31Vous voyez que le petit sommet qui dépasse.
00:12:34Mais quand vous regardez à la base,
00:12:35la plupart des collègues vont penser comme moi.
00:12:37Ils vont dire, aujourd'hui, pour embaucher, c'est infernal.
00:12:40C'est infernal.
00:12:41On ne peut pas refaire toute l'éducation déjà parentale.
00:12:45Parce que ça, c'est important.
00:12:46Il faut savoir le dire.
00:12:47Il y a beaucoup de relâchement là-dessus.
00:12:49Il n'y a plus de respect.
00:12:50Et puis, l'éducation nationale, derrière,
00:12:52il faut qu'ils aient les moyens
00:12:53ou il faut qu'ils changent leur braquet.
00:12:55Parce que là, ça ne va pas du tout.
00:12:56Oui, mais vous parlez d'éducation.
00:12:58Mais là, si je comprends bien,
00:12:59c'est un problème de salaire.
00:13:00Ils ont envie de gagner de l'argent, ces jeunes aussi.
00:13:02Non, mais oui.
00:13:03Mais après, c'est les compétences.
00:13:04Quand ils sortent de l'école,
00:13:05on demande le minimum, quoi.
00:13:06Oui, c'est sûr.
00:13:07Non, mais vous avez raison.
00:13:09On ne va pas redémarrer toute leur scolarité, quoi.
00:13:12Du début jusqu'à la fin.
00:13:13Bon, François, vous savez quoi ?
00:13:14Restez avec nous.
00:13:15Parce que c'est intéressant.
00:13:17On va faire répondre notre invité, Philippe Huppé.
00:13:20Parce qu'il a envie de remettre l'artisanat
00:13:22au cœur de la France.
00:13:25Mais enfin, quand on vous écoute,
00:13:27on se dit que ça va être compliqué.
00:13:28On en parle dans quelques instants.
00:13:29Vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
00:13:300826 300 300 sur Sud Radio.
00:13:33Sud Radio.
00:13:3610h midi, Sud Radio.
00:13:38A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:13:41A vous de le dire.
00:13:42Soyez les bienvenus sur Sud Radio.
00:13:44On parle de nos artisans, nos artisans chéris.
00:13:47Parce qu'on les aime sur Sud Radio.
00:13:49Et oui, c'est la première entreprise de France,
00:13:51l'artisanat.
00:13:52Plus de 3 millions d'actifs.
00:13:54Mais ça ne va pas bien.
00:13:55Ça ne va pas fort.
00:13:56Le secteur va mal.
00:13:56Les artisans n'ont plus de morale.
00:13:58Il y a un baromètre récent
00:14:00qui disait que les 6 artisans sur 10
00:14:03ont vu leur chiffre d'affaires reculer.
00:14:06Est-ce que vous trouvez ça normal
00:14:06qu'on ne soutienne pas davantage ces artisans
00:14:09qui font vivre nos terroirs,
00:14:11notre savoir-faire dont on est si fiers ?
00:14:13On est avec notre invité,
00:14:15Philippe Huppé, ancien député de l'Hérault,
00:14:18président de l'association Ville et Métiers d'Art.
00:14:19On est toujours avec François,
00:14:21un artisan en bâtiment qui nous appelait de Nîmes.
00:14:24C'était extrêmement intéressant
00:14:25ce que nous disait François il y a quelques instants.
00:14:27Il nous disait
00:14:28« Mais moi, je manque de bras.
00:14:30Le problème, c'est que les jeunes,
00:14:31ils n'ont plus envie de bosser.
00:14:32Surtout, ils veulent être payés 2500 euros d'emblée. »
00:14:36Alors, je vais vous laisser la parole.
00:14:38Philippe Huppé, vous l'avez entendu.
00:14:39François qui est toujours en ligne d'ailleurs.
00:14:41Qu'est-ce que vous lui répondez
00:14:42quand on entend ça ?
00:14:44Malheureusement qu'il a raison.
00:14:45Ce n'est pas la première fois que j'entends
00:14:48des artisans de métiers d'art me dire
00:14:50« Le jeune, il sort de l'école,
00:14:53il ne sait pas faire grand-chose en vrai.
00:14:54Il a tout à apprendre.
00:14:55Il a un monde qui s'ouvre devant lui.
00:14:57Et il a déjà une réclamation salariale
00:15:01à 2000, 2005, 3000 euros.
00:15:03Mais bien sûr, il ne veut pas faire 70 heures par semaine
00:15:06pour autant.
00:15:07Donc, c'est un vrai problème.
00:15:09Parce qu'en vrai, ces jeunes,
00:15:11en sortant de l'école,
00:15:13ont appris certaines choses,
00:15:14mais ne savent pas tout.
00:15:15Ils ont encore besoin d'apprendre beaucoup.
00:15:18Et ils ont déjà des prétentions
00:15:21à avoir des salaires importants.
00:15:23Souvent que l'artisan ne se paie pas lui-même.
00:15:26Moi, j'ai eu des artisans,
00:15:27des restaurateurs en piano,
00:15:28qui me disaient
00:15:29« Mais moi, je n'ai pas 2500 euros à la fin de mois. »
00:15:31C'est pour ça qu'il a raison, François,
00:15:33quand il nous disait
00:15:34« C'est une question aussi d'éducation. »
00:15:37Mais c'est une question d'éducation.
00:15:39Et parfois, on leur dit dans les écoles
00:15:40« Tu vaux tant. »
00:15:42« Non, brave, ne te vends pas à moins, tu vaux tant. »
00:15:44Mais non, tu ne vaux rien du tout, en vrai.
00:15:46Tu ne vaux rien du tout
00:15:47tant que tu n'as pas fait tes preuves
00:15:48et que tu ne rapportes pas un peu d'argent à l'entreprise.
00:15:51Ah oui, mais comment on fait ?
00:15:52Ton salaire sera payé par ton travail, en vrai.
00:15:54Comment on fait ?
00:15:55Parce qu'on n'avait pas éduqué les enfants aussi.
00:15:59Ah non, mais ça veut dire
00:16:00qu'il faudrait peut-être qu'on leur dise
00:16:02« Tu vaux tant. »
00:16:03Déjà, commencer par ça.
00:16:04Et ensuite, accepter quand on est jeune,
00:16:06de commencer au début.
00:16:08C'est ce qui me semble.
00:16:10Au tout début, quoi, voilà.
00:16:11Et de ne pas avoir des prétentions exorbitantes.
00:16:13Alors, bien sûr, la vie est chère, j'en conviens.
00:16:16Bien sûr, le monde a changé, j'en conviens aussi.
00:16:18Mais les entreprises restent des entreprises.
00:16:21C'est-à-dire, s'il n'y a pas de clients,
00:16:22on ne peut pas payer.
00:16:23Donc, il faut à un moment proposer des prix
00:16:25pour que le client dise oui
00:16:26et créer de l'économie et du flux financier.
00:16:30Mais si on est trop cher, il n'y a plus personne.
00:16:32Et donc, même le petit jeune
00:16:35ne viendra pas et partira
00:16:36parce que l'artisan n'y arrivera pas.
00:16:38Bon, François, vous êtes totalement en accord
00:16:41avec Philippe Huppé.
00:16:42Mais c'est vrai que...
00:16:44Il a tout à fait raison.
00:16:45Moi, je vois avec mes fournisseurs,
00:16:47je leur dis, continuez d'augmenter.
00:16:485% tous les 4 mois.
00:16:50Moi, à un moment donné,
00:16:51je ne vais pas pouvoir vendre.
00:16:52Ça sera tant pis pour vous.
00:16:54Donc, à un moment donné, eux aussi,
00:16:55il faut qu'ils s'inquiètent.
00:16:56Arrêter de monter les prix.
00:16:58C'est infernal, les hausses de prix.
00:17:00Surtout, tout ce qui est à base de pétrole.
00:17:01Les tuyaux, PVC, les pompes à chaleur, tout ça.
00:17:03Tout ça, c'est à base de pétrole.
00:17:05Mais c'est infernal.
00:17:06Mais ça, vous en conviendrez,
00:17:09François et puis Philippe Huppé
00:17:10qui est toujours en ligne.
00:17:11Ça, malheureusement,
00:17:13oui, c'est au-delà du jeune
00:17:15qui a envie.
00:17:16C'est légitime, en effet,
00:17:17parce que c'est vrai qu'avec 2 000 euros,
00:17:20il y a un loyer,
00:17:21il y a des charges fixes contraintes.
00:17:24On ne va pas loin, malheureusement,
00:17:25même si c'est déjà beaucoup d'argent.
00:17:27Ce que je demande,
00:17:28c'est que les jeunes soient motivés,
00:17:30qu'ils se lèvent le matin,
00:17:31qu'ils ne fument pas.
00:17:32Vous voyez de quoi je veux parler.
00:17:33Bien sûr.
00:17:34Qu'ils fument la cigarette,
00:17:35mais pas autre chose.
00:17:36Parce que ça, c'est infernal aussi.
00:17:37Sur les chantiers,
00:17:38on est obligé de contrôler,
00:17:39on regarde les yeux,
00:17:39on se dit non, c'est bon,
00:17:40rentre chez toi.
00:17:41À un moment donné,
00:17:42un sur deux,
00:17:42c'est impossible,
00:17:43c'est ingérable.
00:17:44On ne peut pas,
00:17:44surtout les métiers qu'on a.
00:17:45Non, mais oui,
00:17:46mais c'est la réalité des chantiers.
00:17:48Je vous le dis,
00:17:49il y en a,
00:17:49bon, l'alcool,
00:17:50c'est moins présent,
00:17:51c'est un peu plus vieux,
00:17:52mais les jeunes aujourd'hui,
00:17:53c'est incroyable.
00:17:56Donc, moi,
00:17:56ce que je demande,
00:17:57si un jeune aujourd'hui
00:17:58qui est motivé pour travailler,
00:18:00même s'il n'a rien compris à l'école,
00:18:02je veux dire,
00:18:02je le forme de A à Z,
00:18:03je le remets sur les bras,
00:18:04du moment qu'il est motivé,
00:18:05qu'il n'a pas les mains dans les poches
00:18:06et qu'il bosse,
00:18:07c'est un jeune qui a de l'avenir pour moi.
00:18:09Merci François.
00:18:11Merci.
00:18:12On va donner la parole aussi à Laurent
00:18:13qui nous appelle de Bégard.
00:18:14Bonjour Laurent.
00:18:16Vous venez d'entendre
00:18:18votre collègue de Nîmes,
00:18:20si j'ose dire collègue,
00:18:22mais vous,
00:18:23vous êtes boulanger,
00:18:24vous vous reconnaissez
00:18:25dans ce que vient
00:18:25de nous raconter François ?
00:18:28Oui, complètement.
00:18:31Je n'ai pas plus entendu,
00:18:32mais...
00:18:33On vous entend un petit peu mal,
00:18:35on va essayer de vous rappeler,
00:18:36Laurent.
00:18:38Oui, Philippe,
00:18:39on va revenir aussi
00:18:41à votre livre,
00:18:41parce qu'on vous reçoit pour ça
00:18:42aux éditions du Cerf,
00:18:44sur l'artisanat.
00:18:45Qu'est-ce que vous avez voulu dire
00:18:47avec ce livre ?
00:18:52Ce que je voulais dire,
00:18:53c'est qu'on a un pays merveilleux,
00:18:54fait de savoir-faire exceptionnels
00:18:56qui sont portés par les artisans,
00:18:58les métiers d'art,
00:18:59les entreprises d'exception,
00:19:01et qu'il faut les soutenir
00:19:02car c'est une véritable richesse,
00:19:04une véritable richesse
00:19:05pour les générations à venir,
00:19:08car ils auront un savoir-faire
00:19:10qu'on ne peut pas délocaliser,
00:19:12qui est territorial,
00:19:13qui est dans toute la France,
00:19:15qui permettra de rééquilibrer aussi,
00:19:17de sortir un peu des métropoles
00:19:18et de rééquilibrer le travail
00:19:20un peu dans toute la France.
00:19:21C'est vrai.
00:19:21C'est ça que j'ai voulu dire.
00:19:22En vrai, c'est un cri d'espoir,
00:19:23ce livre.
00:19:25Regardez, on a des artisans
00:19:26qui ont un savoir-faire extraordinaire,
00:19:27mais encore faut-il les soutenir,
00:19:29les aider,
00:19:30les regarder,
00:19:31les comprendre,
00:19:32et peut-être qu'en les comprenant,
00:19:33on ira aussi acheter
00:19:35leur production.
00:19:38C'est ça qui est important.
00:19:39Très souvent,
00:19:40on les ignore.
00:19:40Au bout de la rue,
00:19:42on ne sait pas
00:19:42qu'il y a un coordonnier sensationnel,
00:19:44on ne sait pas
00:19:44qu'il y a un verrier
00:19:45ou un coutelier.
00:19:46Il est juste au bout de la rue.
00:19:48Tous les jours,
00:19:48on passe devant,
00:19:49mais on ne s'arrête jamais.
00:19:50C'est vrai qu'on les met en valeur
00:19:52dans les métiers du luxe.
00:19:54Je sais que le groupe LVMH
00:19:56essaie de mettre en avant
00:19:57ces métiers d'exception,
00:19:58mais peut-être que c'est moins le cas
00:20:01dans d'autres secteurs,
00:20:02effectivement.
00:20:03On vous a récupéré, Laurent ?
00:20:05Oui.
00:20:06Voilà, ça y est,
00:20:07on vous entend mieux.
00:20:08Voilà.
00:20:09Il y a moins de bruit, oui.
00:20:11Allez-y, on vous écoute.
00:20:12Est-ce que vous partagez,
00:20:13on a entendu François dire
00:20:14que ce n'est pas possible.
00:20:15Les jeunes, ils arrivent,
00:20:16ils veulent tout de suite
00:20:182500 euros,
00:20:19ils n'ont pas envie de bosser.
00:20:22Oui, c'est vrai,
00:20:23c'est tout à fait ça.
00:20:24Et dans les CFO,
00:20:27avant de leur inculquer ça,
00:20:29il faudrait déjà
00:20:31bien leur apprendre
00:20:32les bases du travail
00:20:33et puis bien leur expliquer
00:20:36que le jour où on commence,
00:20:37on commence en bas
00:20:38et puis après,
00:20:39on monte petit à petit.
00:20:40Oui, c'est ce que disait François.
00:20:42Donc, vous avez l'impression
00:20:43qu'ils n'ont pas vraiment envie
00:20:44de jouer le jeu.
00:20:46Ben oui,
00:20:47ils voudraient être en haut
00:20:50tout de suite
00:20:51et avoir des gros salaires
00:20:52et tout.
00:20:54Mais bon, derrière,
00:20:56il faut avoir du travail
00:20:59qui soit...
00:21:02Satisfaisant pour vous ?
00:21:03Oui, voilà.
00:21:04Vous êtes boulanger artisan,
00:21:07c'est-à-dire à l'ancienne.
00:21:08Vous levez à 5h du mat'
00:21:10pour faire vos baguettes
00:21:11et est-ce que...
00:21:12Moi, je suis au boulot
00:21:14à 3h du matin.
00:21:16Ah, ben,
00:21:17félicitations,
00:21:18déjà.
00:21:18C'est un métier difficile.
00:21:19Ben, oui,
00:21:20bravo à vous.
00:21:20Quel regard vous avez
00:21:21sur ceux
00:21:22qui décongèlent la baguette
00:21:24et c'est vrai qu'on...
00:21:26Alors,
00:21:26juste petite anecdote,
00:21:27un jour,
00:21:28j'ai fait un micro-trottoir
00:21:29et j'avais une petite bannière
00:21:31de pain
00:21:32fait par un boulanger incroyable
00:21:34et à côté du pain
00:21:34de chez Carrefour.
00:21:36Et les gens ont préféré
00:21:37le pain de chez Carrefour.
00:21:38Oh, non, ne dites pas ça.
00:21:39Mais si,
00:21:39parce qu'ils sont habitués
00:21:40à ce goût-là.
00:21:41Et dès que vous avez un goût
00:21:42qui diffère un peu
00:21:43qui est le vrai pain...
00:21:43Ils mettent beaucoup plus de sel
00:21:44et de sucre.
00:21:45Et évidemment,
00:21:46ils ne reconnaissent plus
00:21:48le pain.
00:21:48C'est une vraie concurrence
00:21:50pour vous,
00:21:50j'imagine,
00:21:51en tant qu'artisan,
00:21:52de se battre aussi là-dessus.
00:21:54Oui, oui,
00:21:54bien sûr,
00:21:55les grandes surfaces,
00:21:55mais les grandes surfaces
00:21:56ont tout le temps été...
00:21:58Enfin,
00:21:58depuis moi,
00:21:59je suis venu toujours...
00:22:00Enfin,
00:22:00j'ai 63 ans.
00:22:03Et par contre,
00:22:04notre gros problème
00:22:05aujourd'hui,
00:22:05c'est les chaînes.
00:22:07Oui, oui.
00:22:09Et ça pousse
00:22:10à tous les coins de rue.
00:22:13Et nous,
00:22:14les artisans,
00:22:15on n'arrive plus
00:22:16à vendre nos affaires.
00:22:17Et c'est ça
00:22:18qui est triste,
00:22:18c'est que ça fait reculer
00:22:19et l'artisanat.
00:22:20En tout cas,
00:22:21bon,
00:22:21nous,
00:22:21on continue d'acheter
00:22:22dans la petite boulangerie
00:22:23du deux points.
00:22:24Oui, oui,
00:22:24vous pouvez m'envoyer
00:22:25un flan,
00:22:25si vous voulez.
00:22:26Mais non,
00:22:26tu vas le payer,
00:22:27Gilles,
00:22:27enfin,
00:22:27voyons.
00:22:28Merci en tout cas,
00:22:30Laurent,
00:22:30mais quel gourmand.
00:22:32Merci à vous aussi,
00:22:34Philippe Huppé.
00:22:35Je rappelle le nom
00:22:36de votre livre,
00:22:36ces métiers qui font
00:22:38rayonner à la France
00:22:40aux éditions du CERF.
00:22:42Merci à vous.
00:22:43Et dans quelques instants,
00:22:43on retrouve mes trois débatteurs.
00:22:45On va parler
00:22:46de cette claque
00:22:46pour Donald Trump.
00:22:47Ben oui,
00:22:48la vie chère,
00:22:48lui aussi,
00:22:49il la paye.
00:22:50La vie chère,
00:22:50on la retrouve aussi
00:22:51dans les cortèges demain.
00:22:53Tout le monde se plaint.
00:22:54Un tiers des Français
00:22:55qui ont du mal
00:22:56à payer leur facture
00:22:57d'énergie.
00:22:58Et vous,
00:22:590,
00:22:59800,
00:23:0026,
00:23:00300,
00:23:01300,
00:23:02Emmanuel Galasso
00:23:02vous attend
00:23:03comme d'habitude
00:23:04au Standard.
00:23:04A tout de suite.
00:23:06Sud Radio.
00:23:08Parlons vrai.
00:23:1119h20,
00:23:12les vrais voix
00:23:13écoutent la France.
00:23:14Bonjour,
00:23:14c'est Philippe David.
00:23:15Bonjour,
00:23:16c'est Sylvain Lévy-Valancy.
00:23:17Ce soir à 19h,
00:23:18nous serons en direct
00:23:19du salon Rennes
00:23:20à la Porte de Versailles
00:23:20à Paris.
00:23:21Vous avez du mal
00:23:22à trouver un logement ?
00:23:22Vous avez du mal
00:23:23à vendre votre bien ?
00:23:24Vous avez un problème
00:23:25avec votre propriétaire ?
00:23:26Laissez-nous un message
00:23:27au 0,
00:23:28826,
00:23:28300,
00:23:29300,
00:23:29nous répondrons
00:23:30à toutes vos questions
00:23:31avec notre expert
00:23:31se loger.
00:23:32Alors,
00:23:32à ce soir.
00:23:33Pour les vrais voix
00:23:34écoutent la France,
00:23:34spécial immobilier.
00:23:3619h20,
00:23:37les vrais voix
00:23:38écoutent la France.
00:23:4110h midi,
00:23:42Sud Radio,
00:23:43à vous de le dire,
00:23:44Stéphanie Demiru.
00:23:45À vous de le dire,
00:23:4710h32,
00:23:48soyez les bienvenus
00:23:49sur Sud Radio.
00:23:50J'accueille mes débatteurs,
00:23:51Jérémy Cohen,
00:23:51consultant en politique
00:23:52et en économie,
00:23:53créateur de la chaîne YouTube
00:23:54Jérème.
00:23:55Bonjour Jérémy.
00:23:56Bonjour.
00:23:56Benoît Perrin,
00:23:58directeur de Contribuables
00:23:59Associés.
00:23:59Bonjour Benoît Perrin.
00:24:00Bonjour Stéphanie,
00:24:01bonjour à tous.
00:24:01On va parler chiffres aujourd'hui.
00:24:03Il y a pas mal de choses à dire.
00:24:05Vous avez vu que les Français,
00:24:06ça y est,
00:24:06ont pris la mesure de la dette.
00:24:07C'est la deuxième préoccupation
00:24:10après le pouvoir d'achat.
00:24:11Ce qui est plutôt une bonne nouvelle.
00:24:13C'est bien le sens.
00:24:14Mais enfin,
00:24:14on en parle avec vous tout à l'heure.
00:24:16Philippe Doucet,
00:24:17ancien maire d'Argenteuil.
00:24:18Bonjour mon cher Philippe.
00:24:19Bonjour,
00:24:20bonjour à tous.
00:24:21Et Gilles Gansman,
00:24:22qui est toujours avec nous.
00:24:23On va parler en effet,
00:24:25tout à l'heure,
00:24:26de ce cortège demain,
00:24:28ces cortèges,
00:24:29cette journée de mobilisation
00:24:30du 5 novembre
00:24:31contre la vie chère
00:24:32avec ce chiffre
00:24:33qui a attiré mon attention.
00:24:34Un tiers des Français
00:24:35ont du mal à payer
00:24:36leur facture d'énergie.
00:24:38Ça fait quelques jours
00:24:39qu'on voit des reportages
00:24:40absolument édifiants,
00:24:42d'une tristesse absolue,
00:24:44des gens qui ne se chauffent plus
00:24:45parce que ça coûte trop cher.
00:24:47On en parlera longuement
00:24:49avec vous.
00:24:50Mais avant tout,
00:24:50c'est votre zapping.
00:24:55Alors écoutez,
00:24:56ce premier son,
00:24:57il est très fort,
00:24:58c'était dans le 20h de France 2
00:25:00qui a retrouvé
00:25:01le hacker
00:25:01de l'ANTS,
00:25:03vous savez,
00:25:03c'est où se trouvent
00:25:04nos cartes d'identité
00:25:05et de SFR.
00:25:06Alors écoutez bien
00:25:07parce qu'on a eu
00:25:08cette info-là
00:25:09et maintenant,
00:25:10on va savoir
00:25:10qui a fait ça.
00:25:11Portrait de celui
00:25:12qui a fait trembler
00:25:13le ministère de l'Intérieur.
00:25:15Vous allez être surpris.
00:25:15Il y a quelques jours,
00:25:17cet adolescent de 17 ans
00:25:19a avoué à son père Médusé
00:25:20qu'il avait participé
00:25:22à plusieurs cyberattaques
00:25:23d'ampleur.
00:25:23Moi, il jouait l'ordinateur,
00:25:25il faisait des jeux,
00:25:26des trucs comme ça.
00:25:26Dans la foulée,
00:25:27le pirate s'est spontanément
00:25:29dénoncé à la gendarmerie.
00:25:30Ce hacker a revendiqué
00:25:31la retentissante attaque
00:25:33de l'ANTS,
00:25:34l'agence responsable
00:25:35de tous nos titres d'identité,
00:25:37mais aussi celle de SFR.
00:25:38Quand son fils lui a avoué
00:25:40comment il occupait
00:25:40son temps libre,
00:25:41le père est tombé des nues.
00:25:43Je savais qu'il était nourri,
00:25:45mais pas à ce point.
00:25:46La connerie, elle est faite.
00:25:48Maintenant, t'as suivi,
00:25:49c'est tout.
00:25:50Pour ce délit,
00:25:51il risque 7 ans de prison
00:25:52et 300 000 euros d'amende.
00:25:54Il devait aller au lycée
00:25:56pour tout ce qui est
00:25:59sécurité informatique.
00:26:00Sauf qu'il y a eu
00:26:01un décrochage scolaire
00:26:01en troisième.
00:26:02Donc les notes ont descendu.
00:26:04Du coup,
00:26:04il s'est orienté
00:26:04vers autre chose.
00:26:05Son fils est devenu
00:26:06apprenti dans le bâtiment
00:26:08et il a appris l'informatique
00:26:09tout seul sur Internet.
00:26:12Il a appris
00:26:13à accueillir sur Internet.
00:26:15Il était dans une formation
00:26:17pour faire du bâtiment.
00:26:18Il avait 17 ans
00:26:19et quand il a voulu
00:26:20faire de l'informatique,
00:26:21apparemment,
00:26:22il est un peu doué,
00:26:23on lui a dit non.
00:26:25On l'a renvoyé
00:26:25sur le bâtiment.
00:26:26Et c'est lui
00:26:27qui a acheté
00:26:28une carte d'identité
00:26:29et s'est fait.
00:26:30On s'imagine souvent
00:26:31que ce sont des groupes,
00:26:32on avait parlé
00:26:33des russes,
00:26:35on avait parlé
00:26:35de plein de choses.
00:26:37et là,
00:26:38lui,
00:26:39il va être jugé
00:26:40au tribunal
00:26:41parce que le sujet,
00:26:42vous savez,
00:26:42je vous mets 40 secondes,
00:26:43mais le sujet
00:26:44est beaucoup plus long.
00:26:45France 2 a fait
00:26:46un travail incroyable.
00:26:47On ne comprend pas bien
00:26:47dans le sujet
00:26:48où j'ai mal entendu.
00:26:49Il a fait ça pour quoi ?
00:26:50Par plaisir.
00:26:51Par plaisir pour s'amuser.
00:26:53Pour hacker
00:26:53parce que le soir,
00:26:55il est dans sa chambre
00:26:55et il apprenait
00:26:56à hacker.
00:26:57Je pense qu'après,
00:26:58il vole des données
00:26:59qu'après,
00:27:00il va revendre
00:27:00sur le marché noir.
00:27:01Il y a quand même derrière
00:27:03un but lucratif.
00:27:04Là, c'est plus
00:27:05un défini
00:27:05dans la façon
00:27:06dont c'était raconté.
00:27:07La plupart des...
00:27:08Vous avez l'œil
00:27:10comme ça,
00:27:10le mauvais œil.
00:27:11Non, ce n'est pas mauvais,
00:27:11mais clairement,
00:27:12aujourd'hui,
00:27:13grâce à l'intelligence artificielle...
00:27:13Vous imaginez,
00:27:14il n'a pas fait
00:27:14d'études informatiques
00:27:15et de la prise sur le web.
00:27:17Pour hacker,
00:27:18le ministère de l'intérieur.
00:27:20Justement,
00:27:20en fait,
00:27:21ça prouve deux choses.
00:27:21D'abord,
00:27:22avec l'intelligence artificielle,
00:27:23l'accès à ces informations
00:27:25est beaucoup plus facile.
00:27:26Deuxièmement,
00:27:27on a une dette
00:27:27en matière de cybersécurité
00:27:29qui est confondante
00:27:30dans le public
00:27:31mais aussi dans le privé.
00:27:32Le nombre de cyberattaques
00:27:33et de fuites de données
00:27:34ces dernières années,
00:27:35on est sur le podium.
00:27:37On est numéro un
00:27:37dans le monde
00:27:38sur les fuites de données.
00:27:39Et après,
00:27:40en général,
00:27:41ces données se retrouvent
00:27:42sur le dark web,
00:27:43sont vendues.
00:27:43Vous n'imaginez pas
00:27:44que c'était un ado
00:27:45de 17 ans ?
00:27:46Il faut être une logique
00:27:48de geek là-dedans.
00:27:49Vous ne passez pas
00:27:50vos soirées
00:27:51à surfer sur le truc
00:27:52pour...
00:27:52On va peut-être découvrir
00:27:54que...
00:27:54Oui, si ça se trouve.
00:27:55Ce jeune,
00:27:56il va peut-être trouver un job
00:27:57parce qu'il va être embauché
00:27:58à la DGSI
00:27:59ou à la DGSE
00:28:00pour justement
00:28:01protéger les données,
00:28:02utiliser...
00:28:03Il va peut-être être utilisé
00:28:04pour tester les systèmes
00:28:05parce que ce que disait
00:28:07Jérémy est tout à fait vrai
00:28:08c'est qu'en fait
00:28:08on est très très mauvais
00:28:09parce que...
00:28:10Oui, c'est ce que j'allais vous dire.
00:28:11On est quand même
00:28:11très mal protégés quand même.
00:28:14Quand toutes les administrations
00:28:16ont pas l'histoire
00:28:16des doubles clés,
00:28:17les profs qui n'avaient pas
00:28:18les doubles clés...
00:28:19Oui, de France Travail
00:28:19par exemple...
00:28:20Et même Bercy
00:28:21avec l'histoire de mot de passe
00:28:22qu'ils n'avaient pas bien...
00:28:23Et donc il faut tester.
00:28:23Et c'est vrai qu'avec l'intelligence artificielle
00:28:25il est intérêt à se dépêcher
00:28:25parce que du coup
00:28:26quand vous mettez
00:28:27ce qui arrive aux Etats-Unis
00:28:28c'est que du coup
00:28:29les IA se mettent en mouvement
00:28:30et elles, elles vous détectent
00:28:31les failles dans le système.
00:28:33Donc vous avez intérêt
00:28:33à vous dépêcher
00:28:34à tester votre système.
00:28:35Mais ce garçon
00:28:36moi la DGSE, la DGSI
00:28:37les services de renseignement
00:28:38il faut qu'il l'embauche
00:28:39il va tester le système.
00:28:41Bonne idée Philippe !
00:28:44Ça s'appelle des hackers...
00:28:48des hackers éthiques.
00:28:49Des white hats
00:28:50on appelle ça.
00:28:51Exactement.
00:28:52Mais ce qui est bien
00:28:52avec l'IA
00:28:53c'est qu'autant ça permet
00:28:54de hacker plus facilement
00:28:55mais ça permet
00:28:55comme tu le disais juste avant
00:28:56de pouvoir trouver
00:28:57les failles à l'avant.
00:28:58Donc en fait c'est aussi
00:28:59la meilleure arme
00:29:00en matière de cybersécurité.
00:29:01Et à l'instant
00:29:02Crédit Mutuel Arkea
00:29:04qui annonce avoir été victime
00:29:05d'une cyberattaque
00:29:06ayant permis des opérations
00:29:07frauduleuses.
00:29:08Des millions d'euros de crypto.
00:29:09Crédit Mutuel, bon courage
00:29:10vous qui nous écoutez.
00:29:11J'étais dans l'actu vous voyez.
00:29:13Non mais j'espère que
00:29:13vous voyez il y a eu cette histoire
00:29:14aussi des thermostats
00:29:16des thermostats à distance
00:29:17qui a quand même coûté
00:29:18des millions à nos supermarchés
00:29:20qui se sont retrouvés
00:29:21avec leurs produits DG.
00:29:21Après il peut y avoir
00:29:22quand même le russe
00:29:22dans ce sens-là
00:29:23parce que ça déshabille le système.
00:29:24qu'eux ils ont des usines
00:29:26avec que des jeunes comme ça.
00:29:27Il y a eu d'autres pays européens
00:29:28cette semaine
00:29:29qui ont eu la même histoire que nous.
00:29:31Il y a eu l'Italie.
00:29:32C'est la guerre hybride.
00:29:33Donc la guerre hybride
00:29:34quand on bloque
00:29:35tous les réfrigérateurs
00:29:37des supermarchés
00:29:37ou les congélateurs
00:29:38ça fait des dégâts
00:29:39ça perturbe les chaînes
00:29:40d'approvisionnement
00:29:40ça énerve les gens
00:29:41ça coûte beaucoup d'argent.
00:29:43Ça serait bien
00:29:43qu'on annule la dette
00:29:44avec les...
00:29:45Voilà.
00:29:45C'est une bonne idée.
00:29:46On va vérifier
00:29:47qu'il n'y ait pas quelqu'un
00:29:48qui hack Sud Radio quand même.
00:29:50Donc...
00:29:51Non mais ce qui est vraiment
00:29:52c'est qu'effectivement
00:29:53plus personne n'est à l'abri en fait.
00:29:54Que ce soit les structures publiques
00:29:55ou que ce soit les structures privées
00:29:56y compris des banques
00:29:57dont on peut se dire
00:29:57qu'effectivement
00:29:58sur le papier
00:29:59elles sont sécurisées.
00:30:00Souvenez-vous
00:30:00vous venez d'en parler
00:30:01sur les vols de données
00:30:03à la Direction Générale des Impôts
00:30:05enfin c'est absolument incroyable.
00:30:06On se dit là aussi
00:30:06s'il y a bien un coffre-fort en France
00:30:08c'est bien justement
00:30:09les données fiscales des gens
00:30:10ou les données de santé des gens.
00:30:12Mais enfin
00:30:12on s'aperçoit qu'effectivement
00:30:14malheureusement
00:30:15il va falloir redoubler d'efforts
00:30:16pour justement sécuriser
00:30:17ces données
00:30:17compte tenu effectivement
00:30:18du fait qu'un certain nombre
00:30:20de jeunes
00:30:20qui ne sont pas forcément
00:30:21des ingénieurs polytechniciens
00:30:23arrivent effectivement
00:30:24à détecter des failles.
00:30:26Alors parmi les influenceurs
00:30:27il y en a quand même
00:30:28qui ont du génie.
00:30:29C'est un son léger
00:30:30en règle générale
00:30:31mon deuxième son
00:30:32c'est du deuxième
00:30:34du troisième degré.
00:30:35Alors est-ce qu'autour de la table
00:30:36il y a des gens
00:30:37qui sont tatoués ?
00:30:38Oui.
00:30:39Non.
00:30:39Ah, non.
00:30:40Vous avez un signe chinois
00:30:42vous savez souvent
00:30:42c'est assez à la mode.
00:30:44Le tatouage est à la mode.
00:30:46En quelques données
00:30:47c'est une vraie évolution.
00:30:47C'est incroyable.
00:30:48C'est incroyable.
00:30:48Vous ne pouvez plus
00:30:49aller sur une plage française
00:30:50sans voir.
00:30:50Je pense que c'est peut-être
00:30:51deux personnes sur trois
00:30:52qui ont des tatouages
00:30:52sur la plage.
00:30:53Il y a une chinoise
00:30:54peut-être que les tatoués
00:30:55se retrouvent sur les plages.
00:30:55Je suis d'accord.
00:30:56En Italie c'est pire.
00:30:57C'est incroyable.
00:30:58Donc il y a une influence chinoise
00:30:59qui elle décode
00:31:01les signes que certains
00:31:03ont sur la plage.
00:31:05Vous allez voir
00:31:06c'est assez surprenant
00:31:07et c'est drôle
00:31:08ce qu'elle fait
00:31:08parce que ça ne veut pas
00:31:09forcément dire
00:31:10ce qu'on peut imaginer
00:31:11ce qu'on a sur le corps.
00:31:13Donc là
00:31:13elle regarde des photos
00:31:14et elle dit
00:31:17ce qu'est le tatouage.
00:31:19On l'écoute.
00:31:20Zou, pied.
00:31:21T'es sûr que c'est un pied mec.
00:31:23Zimou, lettre de l'alphabet.
00:31:26Pas une lettre d'amour.
00:31:28Yangxing, positif.
00:31:30Enfin, médicalement,
00:31:32ouss.
00:31:32Hongyou chouchou,
00:31:34ravioli à l'huile pimentée.
00:31:36Tiang, fort.
00:31:38Niumma,
00:31:39bœuf et cheval.
00:31:40Ce mot désigne quelqu'un
00:31:41qui travaille comme une bête
00:31:43sans arrêt.
00:31:43Ji, tiang, tiang.
00:31:45Poulet, ciel,
00:31:48électricité.
00:31:48Fain, ciel, tomate.
00:31:50Gui, s'agenouillé.
00:31:53Vous imaginez,
00:31:53il y en a qui ont écrit
00:31:55poulet,
00:31:55il y en a d'autres
00:31:57sauces pimentées,
00:31:58il y en a d'autres.
00:31:59Donc je pense que
00:31:59certains tatoueurs
00:32:00doivent s'amuser
00:32:01quand ils font les tatouages.
00:32:03Oui, c'est ça, en fait.
00:32:04Ils regardent la forme
00:32:05du signe.
00:32:06Et il y avait s'agenouillé,
00:32:08il y avait esclaves quand même.
00:32:09Il y en a un
00:32:10qui ne savait pas
00:32:11qu'il y avait esclaves.
00:32:11Ça, c'était peut-être volontaire.
00:32:13Non, mais...
00:32:13Moi, je ne suis pas...
00:32:14C'est une vraie révolution
00:32:15quand même un peu anthropologique
00:32:16parce qu'initialement,
00:32:17c'était en dehors des Yakuza
00:32:19où il y a une tradition au Japon,
00:32:21c'était les classes populaires
00:32:22britanniques
00:32:22qui étaient tatouées au départ.
00:32:24Et aujourd'hui,
00:32:25c'est devenu tendance...
00:32:26Alors, il y a deux origines
00:32:27pour le tatouage.
00:32:28J'ai écrit un livre, monsieur.
00:32:29Arrêtez, mais alors,
00:32:30à chaque fois,
00:32:31il me sort un autre truc.
00:32:32La première fois,
00:32:33en fait, le tatouage,
00:32:35on le retrouve
00:32:35au moment des pyramides
00:32:38parce que vous savez,
00:32:39comme ils étaient
00:32:40avec des bandelettes,
00:32:41on ne savait plus
00:32:42à qui était le corps.
00:32:43Alors, on laissait
00:32:44le pouce sortir
00:32:46et on tatouait leur nom
00:32:47pour savoir
00:32:48qui était momifié
00:32:50sur le pouce du pied.
00:32:53Ah, intéressant.
00:32:54Et donc, voilà.
00:32:55Ça, c'est les premiers tatouages
00:32:56qu'on retrouve.
00:32:57Et ensuite,
00:32:57il y a eu aussi
00:32:58les esclaves.
00:32:59Alors, les esclaves,
00:32:59c'était plus de...
00:33:02des scarifications.
00:33:03Et les esclaves
00:33:04se scarifiaient
00:33:05à une croix dans le dos.
00:33:06Vous savez pourquoi ?
00:33:07Pour ne pas être fouettés
00:33:08et pour éviter...
00:33:10Parce qu'on ne fouette pas Dieu.
00:33:12Donc, ils se mettaient
00:33:13une croix dans le dos.
00:33:14Ah, c'est intéressant.
00:33:14Et on les fouettait autrement
00:33:16et ça évitait aux esclaves
00:33:17d'être fouettés.
00:33:18Mais moi,
00:33:18ce qui...
00:33:19Vous voyez, Jérémy Cohen ?
00:33:20Non, non, je me demandais
00:33:21parce que c'est vrai
00:33:22quand je les vois tous
00:33:22tatoués sur la page,
00:33:23il y en a...
00:33:24C'est la question
00:33:24que j'avais posée à Gilles.
00:33:25Quand on a 80 ans,
00:33:26ça ne s'enlève pas.
00:33:27C'est quand même un peu bizarre
00:33:29le style du tatouage.
00:33:30C'est un sujet
00:33:31que je...
00:33:32C'est un sujet
00:33:33dont parlent
00:33:34Jérôme Fourquet
00:33:35et Ruben Rabinovitch
00:33:36dans leur livre
00:33:37Homo occidentalis.
00:33:38Pour le coup,
00:33:39ils parlent notamment
00:33:40de la révolution du tatouage
00:33:42et c'est une révolution
00:33:43anthropologique
00:33:43mais aussi,
00:33:44j'allais dire,
00:33:45sociale.
00:33:46La réappropriation du corps
00:33:47et puis surtout
00:33:49la contrainte,
00:33:50enfin, comment dire,
00:33:53le compromis
00:33:54entre la permanence
00:33:55dans le temps
00:33:56et en même temps
00:33:57la folie
00:33:57de se faire un tatouage
00:33:58entre potes
00:33:59de façon très folle.
00:34:01Donc ça, c'est hyper intéressant.
00:34:02Mais comment l'explique
00:34:03cette mode du tatouage ?
00:34:04Au départ,
00:34:05en tout cas,
00:34:05de façon contemporaine,
00:34:06il va chercher ça
00:34:07notamment en Californie.
00:34:09Absolument.
00:34:10Et puis après,
00:34:10évidemment,
00:34:11ça arrive ici.
00:34:12Et il explique ça justement
00:34:14par ce côté
00:34:15réappropriation du corps
00:34:16où en fait,
00:34:17jusqu'à présent,
00:34:17le corps était la chose
00:34:18sur laquelle
00:34:18on n'avait pas la main.
00:34:19On nous le donnait
00:34:19à la naissance
00:34:20et on ne pouvait rien faire.
00:34:21Et aujourd'hui,
00:34:22on a le tatouage,
00:34:23on a le piercing,
00:34:24on a aussi la crémation.
00:34:25Donc toutes ces révolutions
00:34:26anthropologiques,
00:34:27il l'explique très bien
00:34:28dans son ouvrage.
00:34:29Il faisait quoi
00:34:29comme tatouage ?
00:34:30Alors,
00:34:31je te montrerai
00:34:37c'est des tranches de vie,
00:34:39des moments.
00:34:40Mais c'est souvent ça,
00:34:41j'ai fait un livre là-dessus,
00:34:42je raconte les stars.
00:34:43Vous allez voir ça
00:34:44pendant la...
00:34:44On se retrouve
00:34:45dans quelques instants
00:34:46sur Sud Radio.
00:34:47J'ai une minute
00:34:48dans sa minute.
00:34:49Sud Radio.
00:34:5310h midi,
00:34:54Sud Radio.
00:34:55A vous de le dire,
00:34:56Stéphanie Demiru.
00:34:57A vous de le dire
00:34:58avec Jérémy Cohen,
00:35:00Benoît Perrin,
00:35:01Philippe Doucet,
00:35:03on continue.
00:35:04Votre consacré.
00:35:06Jérémy,
00:35:06non, je rigole.
00:35:08Alors, c'était quoi son tatouage ?
00:35:09C'est pour nos auditeurs.
00:35:10Non, parce que pour ceux
00:35:11qui nous rejoignent
00:35:12à l'instant,
00:35:12chers auditeurs,
00:35:13on parlait des tatouages
00:35:14et Jérémy Cohen,
00:35:16un de nos débatteurs,
00:35:17a promis qu'il montrait
00:35:18son tatouage à Gilles
00:35:19pendant la pause.
00:35:20Bon, il ne vous l'a pas montré.
00:35:21Mais non, mais non,
00:35:22on fait de la boutade,
00:35:24on fait de la radio.
00:35:26C'est du troisième degré.
00:35:29Donald Trump
00:35:30s'est donc pris une gauche
00:35:31hier soir,
00:35:32alors en pleine face.
00:35:33C'est une vraie gauche.
00:35:34Très bon.
00:35:35Oui, très bon jeu de mots.
00:35:36Et il aurait dû regarder
00:35:37France 24
00:35:38qui, hier,
00:35:39avant les votes,
00:35:40était dans le Michigan,
00:35:42à Détroit.
00:35:43Et vous allez voir
00:35:44un garagiste
00:35:45qui ne vote plus Trump
00:35:47et il raconte un peu
00:35:48la misère
00:35:49dans laquelle sont
00:35:50les Américains
00:35:51et en particulier
00:35:52sa clientèle écoutée.
00:35:53Dans ce garage à Détroit,
00:35:55Jay Soleta voit défiler
00:35:56des clients
00:35:57qui n'ont plus les moyens
00:35:58de faire réparer
00:35:59leur voiture.
00:36:00Ici,
00:36:00trois essuie-glaces
00:36:01sont cassés,
00:36:02mais la propriétaire
00:36:03ne peut en remplacer
00:36:04qu'un seul.
00:36:05De plus en plus
00:36:06de familles
00:36:06ont du mal
00:36:07à joindre les deux.
00:36:08Les gens sont à bout.
00:36:09Ils ne peuvent plus emprunter
00:36:11parce qu'ils ont déjà
00:36:11des crédits à rembourser.
00:36:13Leurs comptes en banque
00:36:14sont vides
00:36:14et leurs voitures
00:36:15continuent de tomber en panne.
00:36:16Alors ils doivent choisir
00:36:18entre acheter du lait
00:36:19ou faire une vidange.
00:36:20Et nourrir sa famille
00:36:21est plus important
00:36:22que de changer
00:36:23l'huile de sa voiture.
00:36:24Pour certains électeurs,
00:36:25les droits de douane,
00:36:26la guerre en Iran
00:36:27et les expulsions
00:36:28de travailleurs immigrés
00:36:29contribuent à la hausse
00:36:30du coût de la vie
00:36:31aux Etats-Unis.
00:36:32George Day,
00:36:33ancien détective
00:36:34surnommé l'ombre,
00:36:35espère aujourd'hui
00:36:36voir les choses changer.
00:36:38Avec la hausse
00:36:38des prix de l'essence,
00:36:40comme tout le monde,
00:36:40je dois choisir
00:36:41entre faire le plein
00:36:42et faire les courses.
00:36:43Je n'ai jamais connu
00:36:44une situation aussi difficile.
00:36:45De toute ma vie,
00:36:46je n'ai jamais vu
00:36:47un président aussi mauvais.
00:36:49On a peut-être l'explication.
00:36:51Ben oui,
00:36:51on a l'explication.
00:36:52C'est sûr que
00:36:52volume de l'inflation,
00:36:55les salaires,
00:36:56parce qu'il y a
00:36:56de la croissance aux Etats-Unis,
00:36:58ils ont augmenté
00:36:59leur richesse globale
00:37:00par rapport à nous
00:37:00de manière considérable.
00:37:02La richesse du pays,
00:37:03c'est plus de 20%
00:37:05en disant par rapport à nous.
00:37:08Dans le secteur de la tech,
00:37:09c'est la tech qui...
00:37:10C'est l'IA qui pousse la croissance.
00:37:12Oui, mais quand même,
00:37:12mais oui, tout à fait.
00:37:13Mais par contre,
00:37:14sur les logiques de l'inflation,
00:37:16pour toutes les classes populaires
00:37:17et les classes moyennes,
00:37:18le prix de l'essence
00:37:19a énormément augmenté.
00:37:21Donc là, c'est sûr que
00:37:22comme ils n'ont pas
00:37:23le filet social qu'il y a chez nous
00:37:24pour les soins, etc.,
00:37:26donc ils ont cette difficulté-là
00:37:28à le Medicare,
00:37:29au Medicaid,
00:37:29n'est qu'une partie.
00:37:31Les gens, ils font la queue
00:37:32pour aller chez les dentistes
00:37:34une fois par...
00:37:36J'ai même vu un gymnase
00:37:38dans lequel il y a
00:37:39des associations
00:37:40où les gens se font soigner
00:37:42dans les gymnases
00:37:42parce que c'est gratuit
00:37:43et tous ceux
00:37:44qui n'ont pas les assurances
00:37:46sont payés par les entreprises.
00:37:47Donc quand vous n'êtes pas
00:37:48dans une grosse boîte,
00:37:48vous n'avez pas tout ça,
00:37:50vous avez cette difficulté-là.
00:37:51Et là, l'inflation
00:37:51a coûté très très cher à Trump
00:37:53et donc la guerre en Iran.
00:37:54La guerre avec l'Iran,
00:37:55elle me aura coûté
00:37:56probablement ses élections.
00:37:57Oui, alors on est d'accord
00:37:59sur le constat.
00:38:00C'est un vote clairement anti-Trump.
00:38:02Trump, il a pris deux décisions
00:38:03qui n'étaient pas forcément
00:38:04prévues au départ.
00:38:05C'est les droits de douane
00:38:06et la guerre en Iran.
00:38:07Et ces deux décisions-là
00:38:08ont créé une inflation
00:38:10extrêmement importante
00:38:11qui ne suffit pas
00:38:12à compenser cette croissance
00:38:13qui est réelle.
00:38:14Et donc là,
00:38:15on a justement,
00:38:16je crois,
00:38:17un vote
00:38:18contre le court terme.
00:38:20Par contre,
00:38:20sur le long terme,
00:38:21j'ai l'impression quand même
00:38:22que le bilan de Trump
00:38:23n'est plutôt pas mauvais.
00:38:24Notamment sur le wokisme,
00:38:26ça je pense que c'est important.
00:38:27Par contre,
00:38:27c'est vrai que...
00:38:27Enfin, le wokisme,
00:38:28ça ne remplit pas le caddie
00:38:29des Américains,
00:38:30ça c'est vrai.
00:38:31Oui, c'est vrai.
00:38:31Mais par contre,
00:38:32au niveau civilisationnel
00:38:33et sur même le rapport de force
00:38:34avec la Chine,
00:38:36les choses se passent bien,
00:38:37même sur l'intelligence artificielle.
00:38:38Pas vraiment,
00:38:39parce que sur la Chine,
00:38:40les droits de douane,
00:38:40il a baissé les Chinois
00:38:42qui eux ont le sens du temps
00:38:44et le sens du rapport de force.
00:38:45Ils ont expliqué,
00:38:46ils ont dit,
00:38:47écoute mon coco,
00:38:48en chinois poliment
00:38:49et pas comme les tatouages.
00:38:52J'ai dit,
00:38:53bon,
00:38:53tu veux faire le rapport de force.
00:38:54Nous,
00:38:54on a les terres rares,
00:38:55toi tu ne les as pas,
00:38:56tu n'as pas les raffineries de terres rares
00:38:57mais lui on les a.
00:38:58Et donc du coup,
00:38:59il a quand même levé le pied.
00:39:01Et sur le wokisme,
00:39:02les démocrates,
00:39:03pourvu ce que cela avait coûté
00:39:04aux dernières élections,
00:39:05pour que Octavio Cortez
00:39:06dise,
00:39:07on arrête le wokisme
00:39:08et on revient
00:39:10sur les situations économiques
00:39:11et sociales,
00:39:12ça a bougé.
00:39:13Et c'est grâce à Trump.
00:39:15Benoît Perrin,
00:39:16il me semble que
00:39:16Trump a été élu.
00:39:19C'était normalement
00:39:20pour être souverainiste.
00:39:21C'était pour financer
00:39:22les baisses d'impôts,
00:39:23effectivement.
00:39:24et pour rapatrier
00:39:25des entreprises aux Etats-Unis.
00:39:27Alors,
00:39:27il me semble que les Américains
00:39:28ont voté pour Trump
00:39:29pour quatre raisons.
00:39:30La première raison,
00:39:30c'est lutter contre
00:39:31l'immigration illégale.
00:39:32De ce qu'on peut lire,
00:39:34le bilan est plutôt bon.
00:39:35Deuxième raison,
00:39:36stopper le wokisme,
00:39:37vous l'avez dit,
00:39:38le wokisme d'État,
00:39:39là aussi,
00:39:40force est de constater
00:39:41qu'il l'a fait.
00:39:42Après,
00:39:42il y a deux autres raisons
00:39:42sur lesquelles,
00:39:43effectivement,
00:39:43le bilan est mauvais.
00:39:45C'est un,
00:39:45le pouvoir d'achat.
00:39:46Et je mets l'inflation dedans,
00:39:47effectivement.
00:39:48Les Américains ont été victimes
00:39:50d'une inflation galopante.
00:39:52Malheureusement,
00:39:52il n'a pas réussi
00:39:53à stopper cette inflation
00:39:54qui est aux alentours
00:39:55d'entre 3 et 4%.
00:39:58Ça,
00:39:59c'est traduit par quoi ?
00:39:59Effectivement,
00:40:00par le prix de l'essence
00:40:01qui a explosé,
00:40:02par le prix de l'alimentation.
00:40:04Ce qui a toujours été
00:40:04assez bas aux Etats-Unis,
00:40:06le prix de l'essence,
00:40:06c'est une vraie révolution.
00:40:07Exactement.
00:40:08Donc,
00:40:08c'est vrai qu'en fait,
00:40:10ça n'a pas été effectivement
00:40:11bénéfique pour le consommateur américain.
00:40:13Et quatrième raison,
00:40:14il a été élu pour dire,
00:40:16en gros,
00:40:16je ne ferai pas de guerre supplémentaire
00:40:17ou en tout cas,
00:40:18je vais arrêter les guerres d'aujourd'hui.
00:40:20Et là aussi,
00:40:21le bilan n'est pas bon
00:40:22puisque c'est d'ailleurs
00:40:23le moteur de l'inflation
00:40:24parce qu'on sait bien
00:40:25que le moteur de l'inflation,
00:40:26c'est d'abord l'énergie.
00:40:27En revanche,
00:40:27il y a un vrai succès
00:40:28quand même sur la croissance.
00:40:30Ça a été dit tout à l'heure
00:40:30qui est quand même
00:40:31en grande partie portée par l'IA.
00:40:33Le choix économique de Donald Trump,
00:40:35c'était de dire,
00:40:35on va miser sur l'intelligence artificielle
00:40:37pour effectivement stimuler la croissance.
00:40:39Il a mis beaucoup d'argent,
00:40:40il a permis à des entreprises
00:40:42de mettre,
00:40:42aux citoyens et aux entreprises
00:40:44qui sont dans la tech
00:40:45de pouvoir se développer
00:40:46sans contrainte.
00:40:48Voilà.
00:40:49Maintenant,
00:40:49encore une fois,
00:40:50il a été élu sur des promesses
00:40:52qu'il n'a pas toutes tenues.
00:40:54Oui.
00:40:54Jérémy.
00:40:55Cohen.
00:40:56Non, non,
00:40:56il ne faut pas oublier.
00:40:58MAGA,
00:40:59Make American Great Again.
00:41:01Et les Américains
00:41:02n'ont pas l'impression
00:41:03que l'Amérique
00:41:05a grandi
00:41:06avec Donald Trump.
00:41:07C'est aussi
00:41:10que nous,
00:41:11on voit ça
00:41:11de plus loin,
00:41:13mais la logique
00:41:13du vote
00:41:14contre la corruption.
00:41:15Parce que derrière,
00:41:16le fait que...
00:41:17Lui s'enrichit,
00:41:18c'est avec lui.
00:41:18Il a tout fait sa fortune.
00:41:20Toute sa famille.
00:41:21Ça, ça passe mal quand même.
00:41:22Dans le business.
00:41:24Donc,
00:41:25dans la logique
00:41:28très protestante
00:41:29de toute une partie
00:41:29des Américains,
00:41:30cette logique-là
00:41:31de la corruption
00:41:31n'a pas vraiment été appréciée
00:41:34non plus.
00:41:34C'est-à-dire qu'à mon avis,
00:41:35en plus,
00:41:35ce n'est pas simplement lui
00:41:36ou ses proches,
00:41:37mais c'est plus largement
00:41:38tout son environnement,
00:41:40etc.
00:41:40C'est vrai que la notion
00:41:41de contre-pouvoir,
00:41:42elle a joué.
00:41:43Alors,
00:41:43il faut quand même
00:41:43peut-être relativiser quand même.
00:41:45Il garde quand même
00:41:46un droit de veto.
00:41:47Et donc,
00:41:47pour le coup,
00:41:48il a dit qu'il allait être
00:41:49le veto-man
00:41:50sur les deux prochaines années.
00:41:51Donc,
00:41:52il va avoir un pouvoir
00:41:52qui va être très limité.
00:41:53Malgré tout,
00:41:54il va quand même avoir
00:41:54ce veto-là.
00:41:55Et puis surtout,
00:41:56on a quand même
00:41:56un parti démocrate
00:41:57qui est très divisé
00:41:57aujourd'hui.
00:41:58Et donc,
00:41:59ça ne dit rien
00:41:59sur les prochaines élections
00:42:00très potentielles.
00:42:01contre Trump.
00:42:02Exactement.
00:42:03Il n'y a pas vraiment
00:42:03de leader chez les démocrates.
00:42:04Ni sur la ligne,
00:42:05ni sur l'incarnation.
00:42:07Et donc,
00:42:07ça ne dit rien.
00:42:08Mais c'est vrai que
00:42:08sur les deux prochaines années,
00:42:09il a quand même du budget
00:42:11pour continuer sa guerre en Iran.
00:42:12Par contre,
00:42:12s'il veut débloquer
00:42:13plus de budget,
00:42:14ça va être très compliqué
00:42:15parce que le budget,
00:42:15il est tenu par le Congrès.
00:42:17Mais c'est sûr
00:42:17que c'est une sacrée claque
00:42:18quand on voit
00:42:18avec le Texas
00:42:22État républicain.
00:42:23C'est comme si à Neuilly
00:42:24vous avez Jean-Luc Mélenchon
00:42:25qui passe.
00:42:26Non mais c'est pas ça.
00:42:27C'est parce que
00:42:28c'est une logique
00:42:28d'un pasteur,
00:42:29quelqu'un qui a failli
00:42:30être pasteur presbytérien
00:42:31qui est candidat,
00:42:32qui a gagné.
00:42:33Ils ont aussi gagné l'État.
00:42:35Le gouverneur devient démocrate
00:42:36au Texas et tout.
00:42:37Mais justement,
00:42:38lui, il a joué
00:42:38sur l'histoire
00:42:39trop d'argent.
00:42:40C'est-à-dire que Elon Musk
00:42:41a mis plus de 500 milliards
00:42:43dans cette affaire-là.
00:42:44Donc,
00:42:44vous imaginez un peu.
00:42:45Et donc, du coup,
00:42:46il a joué en disant
00:42:46moi, on va gagner
00:42:48avec les citoyens
00:42:49contre le mur de l'argent.
00:42:51C'est aussi une nouveauté
00:42:52parce que les campagnes américaines
00:42:53n'ont rien à voir
00:42:54avec les nôtres.
00:42:54Il n'y a pas de...
00:42:57Comment dire ?
00:42:57D'encadrement public
00:42:58sur le financement
00:42:59des campagnes.
00:43:00Alors, si bon
00:43:00qui a été contourné
00:43:01par les PAC ?
00:43:02Oui, mais donc en fait
00:43:03c'est contourné.
00:43:04Donc, du coup,
00:43:05vous pouvez financer
00:43:06et donc il a joué là-dessus
00:43:08et ça, c'est aussi
00:43:09une donnée
00:43:10par rapport à ça.
00:43:10Mais ce que je suis d'accord
00:43:11avec Jérémy,
00:43:12c'est qu'il y a deux lignes
00:43:12au sein des démocrates
00:43:14entre ceux qui sont
00:43:15sur une ligne centriste
00:43:16un peu à l'Obama
00:43:17historiquement et tout
00:43:18et puis ceux autour
00:43:19d'Octavio Cortez, etc.
00:43:21Bernie Sanders.
00:43:22Voilà, Bernie Sanders et tout.
00:43:23Et donc là,
00:43:24on va avoir cette...
00:43:25Avec le nouveau maire
00:43:25de New York et tout,
00:43:26on va avoir cette tendance-là.
00:43:27Ce débat-là,
00:43:28c'est quoi aujourd'hui
00:43:29le bon message envoyé
00:43:30pour avoir un président démocrate
00:43:32dans deux ans ?
00:43:33Et ce débat-là,
00:43:34qui est un débat
00:43:35qui est aux Etats-Unis
00:43:36mais qui vaut
00:43:36aussi dans plein de pays européens,
00:43:38c'est quelle gauche
00:43:39pour gagner ?
00:43:40Donc, du coup,
00:43:41est-ce qu'on est
00:43:42sur une gauche radicale
00:43:43ou est-ce qu'on est
00:43:43une gauche plus modérée,
00:43:44plus social-démocrate ?
00:43:46Ce débat-là
00:43:47aux Etats-Unis
00:43:47va être intéressant.
00:43:48En tout cas,
00:43:48fait l'échec de Donald Trump.
00:43:51Il dresse évidemment
00:43:51un parallèle avec le RN.
00:43:52On en parle dans quelques instants.
00:43:54On écoutera d'ailleurs
00:43:55un petit bout quand même
00:43:55de Donald Trump
00:43:56qui dit quand même
00:43:57que s'il avait été, lui,
00:43:58sur la liste,
00:43:59bon, bah,
00:43:59il aurait gagné.
00:44:00Sur les photos.
00:44:01Évidemment.
00:44:01Allez, à tout de suite
00:44:02sur Sud Radio.
00:44:04Sud Radio.
00:44:06Parlons vrai.
00:44:0910h midi.
00:44:10Sud Radio.
00:44:11A vous de le dire.
00:44:12Stéphanie Demiru.
00:44:14A vous de le dire
00:44:15sur Sud Radio.
00:44:17Et on parlait de cette claque
00:44:18pour Donald Trump,
00:44:19les démocrates
00:44:19qui reprennent la chambre
00:44:20des représentants
00:44:21et le Sénat
00:44:22avec des états,
00:44:23je le soulevais
00:44:24comme le Texas.
00:44:25C'est incroyable.
00:44:26Je vous ai de parallèle.
00:44:27Non, mais c'est vrai,
00:44:28c'est comme si
00:44:28Neuilly sur scène
00:44:29et lisez Jean-Luc Mélenchon.
00:44:32Ça paraît incroyable.
00:44:33Et c'est vrai
00:44:34que Donald Trump
00:44:35qui paye certainement
00:44:36le coût de la vie,
00:44:38l'inflation,
00:44:39je le disais,
00:44:40plus 34,2%
00:44:41pour l'essence,
00:44:421,8%
00:44:42pour les courses alimentaires.
00:44:44Il aurait peut-être
00:44:44dû se balader
00:44:45dans des supermarchés
00:44:46Donald Trump.
00:44:47Et la gauche française,
00:44:48figurez-vous,
00:44:49qui fête cet échec
00:44:51de l'américain
00:44:52et dresse un parallèle
00:44:53avec le RN,
00:44:54de l'espoir
00:44:54et une leçon.
00:44:55la gauche qui célèbre
00:44:57ce revers cinglant
00:44:58et qui se dit,
00:45:00par exemple,
00:45:00Marine Tondelier,
00:45:01qui se réjouit
00:45:02d'une défaite historique,
00:45:04qui parle d'un
00:45:05deuxième mandat
00:45:06apocalyptique
00:45:06et qui dresse
00:45:07clairement
00:45:08le parallèle.
00:45:09Si notre pays
00:45:10porte au pouvoir
00:45:12le Rassemblement National
00:45:13l'année prochaine,
00:45:14eh bien,
00:45:15la France connaîtra
00:45:16le même destin
00:45:16tragique
00:45:17que les Etats-Unis.
00:45:18Vous êtes d'accord,
00:45:19Philippe Doucet ?
00:45:20Non, je ne suis pas d'accord
00:45:21avec ça.
00:45:21Non, parce que
00:45:24d'abord,
00:45:25Trump,
00:45:25il est au pouvoir.
00:45:26Donc,
00:45:27il est au pouvoir
00:45:28et il va garder,
00:45:29jusqu'à un président américain,
00:45:31il va garder
00:45:31beaucoup de pouvoir,
00:45:32même si,
00:45:33notamment celui du veto.
00:45:35Et donc,
00:45:36la comparaison
00:45:36vaudrait
00:45:37si Marine Le Pen
00:45:38était au pouvoir
00:45:39et qu'elle perde,
00:45:40par exemple,
00:45:41des élections intermédiaires,
00:45:42des municipales
00:45:43ou des régionales,
00:45:43etc.
00:45:44Donc, moi,
00:45:45je serais prudent.
00:45:46Marine Le Pen,
00:45:47elle est entre 35 et 38%
00:45:48dans le dernier sondage
00:45:49d'IFOP
00:45:50d'hier matin.
00:45:53plus Zemmour,
00:45:54plus Dupont-Aignan,
00:45:55plus un bout
00:45:57de l'électorat de Rotaillot.
00:45:58Ça veut dire
00:45:59qu'elle a un bloc politique
00:46:00autour de 45%.
00:46:02Bon,
00:46:03donc Marine Tondelier,
00:46:04elle est entre 2 et 4.
00:46:05Donc, moi,
00:46:05je ne ferai pas le malin.
00:46:07Voilà.
00:46:08Donc,
00:46:08le sujet aujourd'hui...
00:46:09Vous avez bien copine
00:46:10avec Jean-Luc Mélenchon
00:46:11qui a 18%.
00:46:12Oui,
00:46:13parce qu'il y a aussi,
00:46:13il y aura un bloc
00:46:14et Marine Tondelier,
00:46:15je prends le pari aujourd'hui
00:46:16devant vos auditeurs,
00:46:18Marine Tondelier finira
00:46:19avec Jean-Luc Mélenchon.
00:46:20Je suis d'accord avec vous,
00:46:21je pense que je souligne.
00:46:22Tout simplement
00:46:22parce que les députés écolos,
00:46:25écologistes,
00:46:25sont dans des circonscriptions
00:46:26où les filles
00:46:28tiennent le manche,
00:46:29en fait.
00:46:30Et donc,
00:46:31du coup,
00:46:31le sujet de ça,
00:46:33c'est comment
00:46:34il y a un bloc politique
00:46:35qui s'installe
00:46:36qui empêche
00:46:38Marine Le Pen
00:46:39de gagner.
00:46:39C'est ça la vraie question.
00:46:40Et puis, là où la comparaison
00:46:40s'arrête aussi,
00:46:41c'est que vous croisez
00:46:44des Américains,
00:46:44peut-être que vous êtes arrivé
00:46:45sur vos lieux de vacances,
00:46:47mais alors,
00:46:47ils nous mettent
00:46:4815 têtes
00:46:49en termes de pouvoir d'achat.
00:46:51Pardon,
00:46:51mais on est des clochards
00:46:52à côté des Américains.
00:46:53Le plus pauvre des Américains
00:46:55et plus riche
00:46:55que l'un des pays
00:46:57des Français.
00:46:57en plus de...
00:46:59PIB par habitant.
00:47:00Voilà,
00:47:00en 10 ans,
00:47:01ils ont leur PIB.
00:47:02Nous,
00:47:02on avait le même PIB
00:47:03par habitant
00:47:04il y a 10 ans.
00:47:05Aujourd'hui,
00:47:06il y a 20% de plus.
00:47:07Et ça se sent.
00:47:08Allez,
00:47:09passez quelques jours
00:47:10aux Etats-Unis,
00:47:11vous allez découvrir
00:47:11comment,
00:47:12avec notre pouvoir d'achat français,
00:47:14comment ça vous coûte
00:47:16une fortune.
00:47:17Ça vous coûte une fortune.
00:47:18C'est devenu extrêmement cher.
00:47:18Donc, du coup,
00:47:19je pense que
00:47:20c'est bien
00:47:21que Trump soit battu
00:47:22d'un point de vue international
00:47:23pour nous,
00:47:24par rapport aux droits de Hane,
00:47:26par rapport à l'ambiance,
00:47:28etc.
00:47:29Mais je ne pense pas
00:47:29que ça change les fondamentaux
00:47:30de construire une Europe forte,
00:47:33d'avancer sur la tech,
00:47:35etc.
00:47:35Il y aura des répercussions,
00:47:37justement,
00:47:37Philippe Doucet parle
00:47:38des droits de douane,
00:47:39Benoît Perrin,
00:47:40ça va concerner la France ?
00:47:42C'est une bonne nouvelle
00:47:43pour la France
00:47:44que Benoît Trump,
00:47:46que Donald Trump
00:47:47ait été battu ?
00:47:48Non, mais déjà,
00:47:49vous savez,
00:47:49la Cour suprême
00:47:50avait déjà retoqué
00:47:52un certain nombre
00:47:52de droits de douane.
00:47:53Donc, en fait,
00:47:53et puis maintenant,
00:47:54c'est de la négociation
00:47:55pays par pays.
00:47:56Non, moi,
00:47:56ce qui me frappe,
00:47:56encore une fois,
00:47:57dans cette gifle
00:47:58qu'a reçu de Donald Trump,
00:47:59c'est surtout
00:47:59qu'il n'a pas appliqué
00:48:00son programme.
00:48:00Enfin, je veux dire,
00:48:01pardon,
00:48:01mais ce n'est pas,
00:48:02me semble-t-il,
00:48:04les raisons de son élection,
00:48:06elles restent fortes.
00:48:06Problème, effectivement,
00:48:07de pouvoir d'achat,
00:48:08problème d'immigration,
00:48:09problème de wakisme
00:48:10et problème de guerre.
00:48:11Voilà,
00:48:11c'est les quatre leviers
00:48:12et cette défaite électorale,
00:48:15je crois,
00:48:16encore une fois,
00:48:16elle n'est pas à chercher
00:48:18dans le programme initial
00:48:19qui était le sien,
00:48:20qui a convenu
00:48:21le moment venu
00:48:22aux Américains.
00:48:23Oui, mais vous savez très bien
00:48:24qu'on a les programmes
00:48:24et on aimerait bien
00:48:25un jour de voir
00:48:26les hommes politiques
00:48:27appliquer leur programme.
00:48:29Il me semble qu'il ne faut pas
00:48:29se tromper d'analyse
00:48:30sur le problème
00:48:31de Donald Trump
00:48:31n'était pas bon
00:48:32et donc du coup,
00:48:32il s'est pris une veste.
00:48:33Non, ce n'est pas ça.
00:48:34C'est qu'il a changé de braquet
00:48:35sur un nombre de thématiques
00:48:36et ça lui a été effectivement
00:48:38reproché par ses électeurs.
00:48:40Jérémy Cohen.
00:48:41Oui, la comparaison
00:48:42avec le RN
00:48:43est complètement absurde
00:48:44pour deux raisons.
00:48:45D'abord,
00:48:45parce que ce qui fait
00:48:46la force du RN
00:48:47aujourd'hui,
00:48:48c'est le côté social
00:48:49et le côté migratoire
00:48:50et pour le coup,
00:48:51si Trump avait été
00:48:52finalement plus social,
00:48:54il aurait au contraire gagné
00:48:55et sur le côté migratoire,
00:48:56finalement,
00:48:56les Américains sont plutôt
00:48:58en majorité contents
00:48:59sur le bilan.
00:49:00Par ailleurs,
00:49:01il n'est pas,
00:49:02je crois,
00:49:02prévu dans le programme
00:49:03du Rassemblement National
00:49:04qu'elle engage une guerre
00:49:06ou qu'elle applique
00:49:07des droits de douane.
00:49:08Donc, c'est évidemment
00:49:09de la petite politique politicienne
00:49:10mais bon,
00:49:11deux tondeliers,
00:49:12je ne sais pas
00:49:12si on peut en attendre davantage.
00:49:13Non, mais ça paraît logique
00:49:14peut-être de faire en effet
00:49:16pour la gauche française
00:49:16le parallèle
00:49:18en agitant l'épouvantail
00:49:20du populisme.
00:49:21Ils ont voulu faire
00:49:21la même chose
00:49:22avec Lula
00:49:22quand il a gagné.
00:49:23Tout le monde s'est félicité.
00:49:24Effectivement,
00:49:25vous avez raison,
00:49:26c'est de bonne guerre
00:49:26mais ça ne résiste pas
00:49:28à l'analyse.
00:49:28Notamment,
00:49:29ce qui est intéressant
00:49:29dans ce qu'évoque Jérémy,
00:49:31c'est la réflexion
00:49:32des démocrates aujourd'hui
00:49:34sur l'échec
00:49:35de Kamala Harris.
00:49:36Donc, eux,
00:49:37ils considèrent
00:49:38que Octavio Cortez
00:49:39qui représente la gauche
00:49:40se dise
00:49:41bon,
00:49:41on a été trop loin
00:49:42dans le wokisme
00:49:42donc on lève le pied
00:49:44et on revient
00:49:44et on revient
00:49:45aux questions économiques
00:49:46et sociales
00:49:46et pas qu'aux questions sociétales
00:49:47et deux,
00:49:48sur la question migratoire.
00:49:49C'est-à-dire que les Américains
00:49:50ont considéré
00:49:51que dans le mandat
00:49:52de Joe Biden,
00:49:53la question migratoire
00:49:54n'avait pas été
00:49:54assez appréciée au niveau
00:49:56et donc dans les éléments
00:49:57de la victoire de Trump
00:49:58par rapport à ça.
00:49:59Donc, dans les débats
00:50:00dans les deux ans
00:50:01des partis démocrates,
00:50:02je pense que la question
00:50:02du wokisme est réglée
00:50:03puisque la question économique
00:50:04et sociale va être centrale.
00:50:05la question migratoire
00:50:07va être aussi au centre
00:50:08et c'est aussi
00:50:09le modèle social américain
00:50:11qui va être au cœur
00:50:12notamment
00:50:13parce qu'il y en a beaucoup
00:50:14qui poussent
00:50:15sur l'histoire
00:50:16d'une espèce
00:50:17de sécurité sociale américaine
00:50:19que Obama a mis
00:50:19un peu en place
00:50:20et Obama a qu'air
00:50:21mais qui a été en partie
00:50:21détricoté.
00:50:22Donc, cette question-là
00:50:23de la pauvreté,
00:50:24du pouvoir d'achat
00:50:25et de la démocratie
00:50:27va être au cœur du truc.
00:50:28Donc, je pense que les démocrates
00:50:29vont bouger sur ça
00:50:30parce qu'ils ont bien
00:50:31quand même acté
00:50:32qu'ils avaient perdu
00:50:33il y a deux ans.
00:50:33Alors, quelque chose
00:50:34à Benoît Perrin,
00:50:35je ne sais pas si ça vous a
00:50:36j'imagine que ça ne vous a pas
00:50:37échappé
00:50:39en Californie
00:50:40les démocrates
00:50:40proposaient de taxer
00:50:41un cinquième
00:50:42de la fortune
00:50:43des Américains
00:50:45les plus riches
00:50:47de Californie.
00:50:47Bon, alors ça
00:50:48ne s'est pas passé.
00:50:48Ils ne sont pas allés
00:50:49à ce point-là
00:50:50à gauche quand même.
00:50:51Non, mais c'est vrai
00:50:52que c'est incroyable.
00:50:52C'était un petit peu
00:50:53inspiré d'ailleurs
00:50:54d'une forme de taxe
00:50:54Zuckman.
00:50:55Non, mais exactement.
00:50:56De toute façon,
00:50:56on voit bien que
00:50:57les réflexes collectivistes
00:50:59sont les mêmes
00:50:59partout dans le monde.
00:51:01Effectivement,
00:51:01plutôt que de se dire
00:51:01on va créer de la richesse,
00:51:02non, c'est
00:51:03on va piquer dans la poche
00:51:03du voisin malheureusement
00:51:07et...
00:51:07Vous croyez que c'était
00:51:07que français.
00:51:08Non, non, non.
00:51:09Et d'ailleurs,
00:51:09c'est tellement peu français
00:51:12qu'en fait la problématique
00:51:13du pouvoir d'achat...
00:51:14Ça a appris les manifestants.
00:51:15Non, mais la problématique
00:51:16du pouvoir d'achat
00:51:16en fait,
00:51:16c'est une problématique
00:51:17occidentale.
00:51:17Ce n'est même plus
00:51:18une problématique
00:51:19ni américaine
00:51:20ni purement française
00:51:20ou que sais-je.
00:51:21En fait, on voit bien
00:51:22qu'il y a une espèce
00:51:23d'appauvrissement général
00:51:24de l'Occident
00:51:25relativement en tout cas
00:51:26au reste du monde
00:51:27qui fait qu'effectivement
00:51:28vous avez des Français,
00:51:30vous avez des Américains,
00:51:31vous avez des Espagnols,
00:51:32vous avez des Italiens
00:51:32qui ont du mal
00:51:33à joindre les deux bouts
00:51:34parce qu'effectivement
00:51:35on n'arrive plus
00:51:36à malheureusement...
00:51:37On ne travaille pas assez
00:51:38d'une part
00:51:39et deuxièmement
00:51:39on n'arrive plus
00:51:39à gagner les gains
00:51:40de productivité
00:51:41qu'on arrivait à gagner
00:51:42du temps notamment
00:51:43où l'industrie avait
00:51:44un poids beaucoup plus
00:51:45important dans l'économie
00:51:46occidentale.
00:51:47Il y a ça,
00:51:47mais on va peut-être
00:51:48en parler tout à l'heure
00:51:49sur le pouvoir d'achat
00:51:49des Français.
00:51:50Ma transition,
00:51:51évidemment,
00:51:51j'allais y venir.
00:51:53Non, mais dans
00:51:57on voit en Espagne,
00:51:58en Allemagne,
00:51:59la question du logement
00:52:00et donc il y a
00:52:01le pouvoir d'achat
00:52:02et puis il y a ce qu'on appelle
00:52:02les dépenses contraintes.
00:52:03Dans les dépenses contraintes,
00:52:04vous en avez deux
00:52:05qui sont incontournables.
00:52:06Il faut avoir un toit
00:52:07et vous avez la question
00:52:08de la mobilité.
00:52:09Donc un toit aujourd'hui
00:52:10que vous soyez propriétaire
00:52:11ou locataire,
00:52:12ça vous coûte une blinde
00:52:13soit en remboursement bancaire
00:52:14soit en loyer.
00:52:15Elles ont doublé en 60 ans
00:52:17les dépenses contraintes.
00:52:18Je me lisais ce matin.
00:52:19Du coup,
00:52:19quand vous avez des dépenses contraintes
00:52:21parce que vous n'avez pas
00:52:21dormir dans la rue
00:52:22et donc vous avez
00:52:23ces dépenses contraintes-là
00:52:24qui étranglent.
00:52:25Aujourd'hui,
00:52:26je crois que c'est à peu près
00:52:2740% du pouvoir d'achat
00:52:28des Français
00:52:28qui part dans le logement.
00:52:2930% selon l'Institut Montaigne
00:52:31confirmé par l'INSEE.
00:52:32Oui, 30%.
00:52:33Mais sur un certain
00:52:34de catégories populaires
00:52:36notamment,
00:52:37ça monte à 40%
00:52:38quand ils ne trouvent pas
00:52:38de logement.
00:52:39Et puis vous avez
00:52:39la question de la mobilité
00:52:40parce que vous êtes à Paris,
00:52:42vous pouvez prendre le métro,
00:52:43le RER et tout ça.
00:52:44Dès que vous sortez
00:52:45en grande banlieue
00:52:46ou partout
00:52:47hors des métropoles,
00:52:48la voiture est incontournable.
00:52:49Mais bien sûr,
00:52:50on en parle tous les jours
00:52:51sur Sud Radio.
00:52:52Il faut voir la queue
00:52:53aujourd'hui chez Total
00:52:54et pour avoir été
00:52:55en région il n'y a pas longtemps,
00:52:57je peux vous dire
00:52:58que grosse voiture,
00:52:59petite voiture,
00:52:59tout le monde là chez Total
00:53:00et les stations d'à côté
00:53:01sont vides
00:53:02parce que, je veux dire,
00:53:04à 1,99%
00:53:05et donc les gens
00:53:05ils sont aujourd'hui...
00:53:0735% de clientèle,
00:53:09c'est un marché.
00:53:10C'est un marché.
00:53:11Il y a une petite baisse
00:53:13a priori.
00:53:14Mais vous êtes obligés
00:53:14de vous déplacer
00:53:15pour aller travailler,
00:53:16pour aller faire des courses,
00:53:17pour aller même étudier,
00:53:18etc.
00:53:18Et donc du coup,
00:53:19ça c'est une vraie dépense contrainte.
00:53:20Donc il faut baisser les taxes alors.
00:53:22C'est ça votre conclusion ?
00:53:23Votre conclusion c'est quoi ?
00:53:24Non, moi je pense
00:53:24qu'on a un problème,
00:53:25c'est qu'on ne construit plus
00:53:26ni aux Etats-Unis
00:53:27parce que la question de logement.
00:53:28Non mais sur le logement,
00:53:30on a fait le choix
00:53:31de ce que j'appelle
00:53:32la vétocratie.
00:53:33C'est-à-dire que du coup,
00:53:33plus rien sortir.
00:53:34Voilà, il faut mettre 50 ans
00:53:35pour avoir un permis,
00:53:36les permis sont attaqués,
00:53:37vous n'en sortez pas.
00:53:39C'est pour ça d'ailleurs
00:53:39qu'il y a des migrations
00:53:40internes aux Etats-Unis
00:53:41entre Etats
00:53:42selon la politique
00:53:43de logement des Etats.
00:53:45Ça c'est une chose
00:53:45parce que la Californie
00:53:46par exemple,
00:53:47c'est infernal
00:53:47pour sortir un bâtiment.
00:53:48Mais ça, l'IA peut régler
00:53:49ce problème de bureaucratie
00:53:51pour accorder
00:53:52les permis de construire
00:53:53notamment grâce à l'IA.
00:53:55Ça c'est extrêmement facile.
00:53:56Ça a été costé
00:53:57notamment en Floride.
00:53:57C'est-à-dire que vous avez
00:53:58des difficultés,
00:53:59c'est que les gens,
00:53:59ceux qui sont logés
00:54:00n'acceptent pas obligatoirement
00:54:01qu'il y a un bâtiment
00:54:01à côté et qu'il y a un bâtiment
00:54:02à construit.
00:54:03Et donc vous avez
00:54:03cette crise-là
00:54:04et puis sur la mobilité,
00:54:05vous ne pouvez pas
00:54:06à un moment donné,
00:54:06vous avez une taxe flottante,
00:54:08enfin vous pouvez faire
00:54:08flotter la taxe
00:54:09et vous dire à un moment donné
00:54:10il y a un plafond sur les sens.
00:54:11Vous ne pouvez pas
00:54:12étrangler les gens
00:54:13comme ça.
00:54:14Vous avez vu,
00:54:15l'Etat en est arrivé
00:54:16quand même à aller,
00:54:17il y a eu cette annonce
00:54:17hier sur le livret A
00:54:19dont la rémunération
00:54:20va être sensiblement remontée,
00:54:22la durée aussi.
00:54:24On en arrive quand même,
00:54:26Benoît Perrin,
00:54:27l'Etat en arrive
00:54:27à emprunter aux Français
00:54:29d'une certaine manière.
00:54:30C'est que ça va vraiment mal,
00:54:31non ?
00:54:32Alors le livret A,
00:54:33d'abord il faut rappeler
00:54:33quand même que le livret A
00:54:34c'est un livret
00:54:35qui est très populaire,
00:54:36je crois que vous avez
00:54:37à peu près 60 millions
00:54:38à peu près,
00:54:38je crois,
00:54:39de livret A en France.
00:54:40C'est quasiment
00:54:41toujours dans un livret A.
00:54:42C'est l'équivalent
00:54:44en collecte,
00:54:45c'est l'équivalent
00:54:46de tout ce qui est versé
00:54:47par année en retraite.
00:54:48Donc c'est à peu près
00:54:49420 milliards.
00:54:50Donc vous voyez,
00:54:51ce sont des sommes colossales.
00:54:53Après,
00:54:53l'enjeu,
00:54:54me semble-t-il,
00:54:55de l'épargne française,
00:54:56c'est naturellement
00:54:57ce que décident
00:54:58nos responsables politiques.
00:54:59Et que font nos responsables politiques ?
00:55:01Alors justement,
00:55:02je vais critiquer à nouveau
00:55:03l'orientation justement
00:55:05des responsables politiques
00:55:06qui font tout
00:55:07pour que les Français
00:55:08placent leur argent
00:55:09pour que cet argent
00:55:10serve pour des politiques publiques.
00:55:11Alors que,
00:55:12me semble-t-il,
00:55:12le problème...
00:55:13Là,
00:55:14c'est pour les lycées nucléaires,
00:55:15c'est ça le livret A.
00:55:16Exactement.
00:55:16Et pour le logement social,
00:55:17en grande partie.
00:55:19Justement,
00:55:20il va l'augmenter.
00:55:21Oui, oui, c'est ça.
00:55:21Dans la collecte générale
00:55:22du livret A,
00:55:23vous avez 30%
00:55:24de la collecte
00:55:25qui sert
00:55:25à tout ce qui est
00:55:27investissement
00:55:28des collectivités locales,
00:55:29notamment effectivement
00:55:29dans les lycées
00:55:31et dans les logements sociaux.
00:55:33Donc,
00:55:34me semble-t-il,
00:55:34le problème
00:55:35des responsables politiques,
00:55:36c'est qu'ils orientent mal
00:55:37l'épargne des Français.
00:55:38Qu'est-ce qu'ils font ?
00:55:39Eh bien,
00:55:39fiscalement,
00:55:40pour prendre l'exemple
00:55:40du livret A,
00:55:41vous le savez,
00:55:42c'est exonéré
00:55:42de cotisations sociales,
00:55:44c'est exonéré
00:55:44d'impôts sur le revenu.
00:55:45Vous avez aussi
00:55:46l'assurance vie
00:55:46qui a une fiscalité
00:55:48très avantageuse
00:55:49qui sert en grande partie
00:55:50à financer la dette.
00:55:51En revanche,
00:55:53ce que nos responsables
00:55:54politiques ne font jamais,
00:55:55c'est faciliter
00:55:56l'investissement
00:55:57des Français
00:55:57dans les entreprises.
00:55:58Le problème de la France,
00:55:59ce n'est pas tant
00:56:00l'épargne,
00:56:01la quantité d'épargne
00:56:02que l'orientation d'épargne.
00:56:03Il faut tout faire
00:56:04pour orienter
00:56:05l'épargne des Français
00:56:06vers des fonds propres
00:56:07des entreprises.
00:56:07notamment la retraite
00:56:08par capitalisation.
00:56:09Voilà,
00:56:09qui est un moyen,
00:56:11effectivement.
00:56:11Mais je suis vraiment agacé
00:56:13que nos responsables politiques
00:56:14soient obsédés
00:56:15par le financement
00:56:16des politiques publiques
00:56:17avec l'épargne des Français,
00:56:18alors que parallèlement,
00:56:19on paie déjà
00:56:20beaucoup d'impôts
00:56:20pour financer
00:56:21ces fameuses politiques publiques.
00:56:23Nos entreprises françaises
00:56:24ont besoin de fonds propres.
00:56:25Il faut tout faire
00:56:26pour orienter cette épargne
00:56:28vers ces entreprises
00:56:29et donc vers l'écho de Mireille.
00:56:30Oui,
00:56:30et on en parle
00:56:30dans quelques instants
00:56:31puisque je vous disais,
00:56:32il y a ce chiffre,
00:56:33on parlait là du carburant,
00:56:34mais enfin,
00:56:34les Français,
00:56:35ils ne se chauffent même plus
00:56:36puisque 1 sur 3
00:56:37n'arrivent plus
00:56:37à payer certaines factures
00:56:39de gaz et d'électricité
00:56:40et de nombreux Français
00:56:42ont froid tout simplement.
00:56:44Vous trouvez ça normal ?
00:56:450, 800, 26, 300, 300.
00:56:49Sud Radio
00:56:51Parlons Vrai
00:56:52Sud Radio
00:56:53A vous de le dire
00:56:54Stéphanie Demiru
00:56:55A vous de le dire
00:56:56avec Jérémy Cohen,
00:56:58Benoît Perrin,
00:56:59Philippe Doucet
00:57:00aujourd'hui,
00:57:01mais 3 débatteurs
00:57:02ont poursuit nos débats,
00:57:03ont parlé de ces Français
00:57:04qui tirent la langue
00:57:05et qui ne se chauffent même plus.
00:57:061 foyer sur 3
00:57:08dit avoir eu du mal
00:57:09à payer certaines factures
00:57:10de gaz
00:57:11ou d'électricité.
00:57:131 sur 3,
00:57:13ça fait quand même beaucoup.
00:57:14C'est le nouveau baromètre
00:57:15du médiateur national
00:57:16de l'énergie
00:57:16qui vient de le dire.
00:57:18Plus de 7 foyers sur 10
00:57:19qui disent avoir limité
00:57:21leur chauffage l'hiver
00:57:23pour éviter les factures
00:57:24trop lourdes
00:57:25et puis d'un tiers
00:57:26disent avoir eu froid
00:57:27chez eux
00:57:27pendant au moins une journée.
00:57:28On a vu
00:57:29sur différentes chaînes
00:57:31Info
00:57:31et puis le journal de 20h.
00:57:33Je voyais hier
00:57:34une infirmière
00:57:34qui restait à 18 degrés
00:57:37ne l'allume plus le chauffage.
00:57:38Elle disait
00:57:39s'il fait moins 40
00:57:40je ne l'allumerai toujours pas.
00:57:42On en est là quand même
00:57:44Jérémie Cohen.
00:57:45Sur ce sujet
00:57:46il y a deux éléments
00:57:47qui sont importants.
00:57:48C'est d'abord
00:57:48je me rappelle
00:57:48de Bruno Le Maire
00:57:49qui avait dit
00:57:49qu'il allait mettre
00:57:50l'économie russe à genoux.
00:57:52Finalement c'est le portefeuille
00:57:53des Français
00:57:54qu'il a mis à genoux
00:57:55avec ses sanctions
00:57:56avec cette interdiction
00:57:57d'acheter du gaz russe
00:57:59et donc forcément
00:57:59l'explosion des prix de l'énergie.
00:58:01Ça c'est le premier problème.
00:58:02Je pense qu'il faut être pragmatique
00:58:03économiquement
00:58:04et énergétiquement.
00:58:05Et le deuxième élément
00:58:06c'est justement
00:58:06Il faut continuer.
00:58:08On en achète d'ailleurs aujourd'hui.
00:58:10Tu sais qu'on en achète
00:58:10soit par bannot
00:58:11soit par l'intermédiaire
00:58:13d'autres pays
00:58:13qui appliquent leur marge.
00:58:15Il n'y a pas besoin de négocier
00:58:16en fait.
00:58:17Je réponds en fait
00:58:18on achète du gaz russe
00:58:19on en achète.
00:58:20Donc pour le coup
00:58:20simplement on en achète
00:58:21soit par l'intermédiaire
00:58:22d'autres pays
00:58:22qui appliquent une marge
00:58:23soit par bateau
00:58:24parce qu'effectivement
00:58:25ça ne fait pas concurrence
00:58:26avec le GNL.
00:58:28Là ?
00:58:28On finance la chute
00:58:29des Zelensky.
00:58:30Non non pas du tout
00:58:31on commerce.
00:58:32Non mais je réponds
00:58:33on commerce avec la Russie
00:58:34comme on le fait aujourd'hui.
00:58:35On finance les armes
00:58:35qui t'apprennent sur l'Ukraine.
00:58:37Non mais c'est à côté
00:58:38on finance les armes ukrainiennes
00:58:39donc on peut faire les deux.
00:58:40On réduit quand même.
00:58:41Donc juste pour ça
00:58:42et le deuxième élément
00:58:43c'est les impôts
00:58:43et ça par contre
00:58:44je pense que c'est important
00:58:46c'est
00:58:46pardon sur la notion d'énergie
00:58:48c'est les taxes
00:58:48sur l'énergie.
00:58:49Et là on entend
00:58:50et on n'en a pas parlé
00:58:51je pense que c'est important
00:58:52c'est je crois
00:58:53le Premier ministre
00:58:53qui a dit qu'il allait
00:58:54geler les prix de l'énergie
00:58:55dans les prochains mois
00:58:56pour éviter toute augmentation.
00:59:01à l'économie
00:59:02quand on décide de bloquer
00:59:03un prix
00:59:03on bloque un signal
00:59:04et donc on empêche
00:59:06les gens finalement
00:59:06de réagir à cette augmentation
00:59:08des prix
00:59:08en l'occurrence
00:59:08de diminuer
00:59:09leur consommation énergétique
00:59:10et puis surtout
00:59:11vous savez quand vous bloquez
00:59:12un prix
00:59:12le prix il est juste
00:59:14reporté ailleurs
00:59:15en l'occurrence
00:59:15dans de la dette
00:59:16qu'on va devoir payer plus tard
00:59:17et puis il y aura un rebond
00:59:18sur l'énergie
00:59:18dans les prochains mois.
00:59:20J'en ai rappelé
00:59:21hier soir
00:59:21sur TF1
00:59:22et dans son livre
00:59:24d'ailleurs que ça serait
00:59:25ah oui
00:59:25c'est vrai
00:59:26ah oui
00:59:26carton d'audience
00:59:27il a été à plus
00:59:28à plus de 5 millions
00:59:305 millions 100
00:59:32de téléspectateurs
00:59:33en moyenne
00:59:34le JT fait 4008
00:59:354009
00:59:36alors que Gabriel Attal
00:59:37quelques jours avant
00:59:37avait fait chuter l'audience
00:59:39les deux
00:59:40les deux
00:59:41même avant
00:59:41est-ce qu'il faut y voir
00:59:43un signe ou pas
00:59:43je ne sais pas
00:59:44en tout cas
00:59:45il a explosé
00:59:46les audiences
00:59:46je vous donne l'information
00:59:47il a rappelé
00:59:48qu'il serait
00:59:49le premier ministre
00:59:51de Marine Le Pen
00:59:52si elle était élue
00:59:53que sa première mesure
00:59:54ça serait de faire passer
00:59:55les taxes
00:59:56notamment sur le carburant
00:59:57à 5,5%
01:00:00alors c'est vrai
01:00:01qu'il faut aussi trouver
01:00:02je crois
01:00:02les environ
01:00:0310 milliards d'euros
01:00:05de pertes
01:00:06Benoît Perrin
01:00:07c'est toujours le même sujet
01:00:08et on a du mal
01:00:09à les trouver
01:00:10on le voit avec le budget
01:00:10là encore
01:00:11qui est en discussion
01:00:12en ce moment
01:00:12à l'Assemblée Nationale
01:00:13c'est compliqué 10 milliards
01:00:15alors là surtout
01:00:15que les députés
01:00:16ont voté à peu près
01:00:17des dépenses supplémentaires
01:00:17d'à peu près 50 milliards
01:00:18selon le rapporteur du budget
01:00:20donc monsieur Juvin
01:00:21donc effectivement
01:00:22la logique folle
01:00:23collectiviste
01:00:25continue
01:00:26et en plus
01:00:27ce qui est dramatique
01:00:28avec cette histoire
01:00:28enfin dramatique
01:00:29je ne sais pas
01:00:29mais en tout cas
01:00:30ce qui est embêtant
01:00:30pour le gouvernement
01:00:31c'est que non seulement
01:00:33l'effort devait être
01:00:33de 54 milliards
01:00:35mais en plus
01:00:36ça ne suffira pas
01:00:37puisqu'on a bien vu
01:00:38qu'avec les chiffres
01:00:39de la croissance
01:00:39qui sont tombés
01:00:40ces derniers jours
01:00:41l'effort va devoir être
01:00:42beaucoup plus important
01:00:43que ce qui était prévu
01:00:44et là pourtant
01:00:45la copie
01:00:46elle est à quoi
01:00:475% du déficit
01:00:48c'était prévu
01:00:501,7% de croissance
01:00:51avec 1% de croissance
01:00:53on ne sera même pas
01:00:54on n'y est pas
01:00:55donc effectivement
01:00:56les fonds vont être
01:00:57beaucoup plus important
01:00:58que ce qui est prévu
01:00:59sur le prix du gaz
01:01:01je suis en désaccord
01:01:02total avec Jérémy
01:01:03sur l'histoire du gaz russe
01:01:04parce que là franchement
01:01:05derrière
01:01:07l'Ukraine
01:01:08c'est notre frontière
01:01:08la frontière
01:01:09mais vous savez
01:01:10qu'il y en a
01:01:10il y en a
01:01:11j'ai vu que
01:01:13Bardella
01:01:13même là
01:01:13il faisait attention
01:01:14parce qu'il vient
01:01:15quand même compléter
01:01:16les russes à Paris
01:01:16bientôt
01:01:17non mais
01:01:19notre frontière
01:01:20elle n'est pas à Strasbourg
01:01:21elle est en Ukraine
01:01:22parce que Poutine
01:01:23n'est quand même pas là
01:01:24pour rigoler
01:01:26l'Ukraine est dans l'UE ?
01:01:27donc il a envie de
01:01:29l'Ukraine est dans l'Union Européenne ?
01:01:30non l'Ukraine n'est pas
01:01:31dans l'Union Européenne
01:01:32mais je pense qu'elle rentre un jour
01:01:33non mais elle n'est pas
01:01:34dans l'OTAN
01:01:35mais c'est une autre frontière
01:01:36quand même
01:01:36parce que l'autre
01:01:36il a envie de rembourser
01:01:37l'Empire soviétique
01:01:38non c'est pas une formule
01:01:39c'est l'enjeu géopolitique majeur
01:01:42qui buscule les choses
01:01:43autrement
01:01:43on ne mettrait pas
01:01:44autant de pognon
01:01:44dans le armement
01:01:45donc on a ça
01:01:46non non
01:01:47ça c'est parce que
01:01:50Jérémy nous fait
01:01:50le storytelling des Russes
01:01:52où ils sont gentils
01:01:53et nous
01:01:54on n'est pas gentils
01:01:55voilà
01:01:56on a dit
01:01:56c'est nous
01:01:58non mais je t'ai pas coupé
01:02:00Jérémy
01:02:00derrière
01:02:00je pense que c'est un enjeu
01:02:02absolument majeur
01:02:03et ça sera
01:02:04une vraie frontière politique
01:02:05de ceux qui
01:02:06comme Marine Le Pen
01:02:07ou Jean-Luc Mélenchon
01:02:08en fait
01:02:08considèrent que c'est nous
01:02:09qui ne sommes pas gentils
01:02:10l'OTAN
01:02:11les Américains
01:02:12les Européens
01:02:12les Français
01:02:13les Allemands
01:02:13on n'est pas gentils
01:02:14avec les Russes
01:02:14c'est quand même un truc inversé
01:02:16c'est quand même un mec
01:02:16qui a attaqué un pays
01:02:17qui n'avait rien demandé
01:02:18y compris
01:02:18qui avait passé un accord
01:02:19avec eux
01:02:20pour rendre les armes nucléaires
01:02:21que l'Ukraine avait
01:02:22contre
01:02:23ce qu'ils ont fait
01:02:24ils ont rendu
01:02:25les armes nucléaires
01:02:25donc ça
01:02:26c'est un enjeu géostratégique
01:02:27absolument majeur
01:02:28et ça sera une vraie frontière
01:02:29dans les enjeux
01:02:30présidentiels et statifs
01:02:31sur le prix du gaz
01:02:33derrière
01:02:33le prix du gaz
01:02:34il augmente
01:02:35mais on fait venir
01:02:36du gaz américain
01:02:37du gaz de l'Algérie
01:02:37du gaz
01:02:38etc
01:02:38de
01:02:40d'Étroit d'Hormuz
01:02:41on a aussi
01:02:42beaucoup d'importations
01:02:43de gaz
01:02:43liées aussi
01:02:44au Détroit d'Hormuz
01:02:45d'Abu Dhabi
01:02:47etc
01:02:47où on est coincé
01:02:48aujourd'hui
01:02:49par notre ami
01:02:50Donald Trump
01:02:50qui a bloqué ça
01:02:51et par ailleurs
01:02:52donc je pense que nous
01:02:53on a un autre sujet
01:02:54qui est le sujet
01:02:55du prix de l'électricité
01:02:56dans l'Union Européenne
01:02:57parce qu'on rentre
01:02:58dans une mécanique
01:02:58où on surfacture
01:03:01aux Français
01:03:02le nucléaire
01:03:02les Espagnols
01:03:03se font moins
01:03:03parce que nous
01:03:04on est rentrés
01:03:05et qu'on ne veut pas
01:03:06c'est un bras de fer
01:03:07avec les Allemands
01:03:08c'est un vrai sujet
01:03:08les Allemands
01:03:09ne veulent pas considérer
01:03:10que le nucléaire français
01:03:11est une énergie
01:03:12bas carbone
01:03:13par rapport à ça
01:03:14parce que c'est en fait
01:03:15un atout de productivité
01:03:17de richesse
01:03:17pour les Français
01:03:18c'est un véritable atout
01:03:20et donc on est rentrés
01:03:21dans cette mécanique-là
01:03:21qui est absolument insupportable
01:03:23qui a cédé à ça ?
01:03:24moi je veux bien
01:03:25il y a des choses
01:03:26sur lesquelles on peut agir
01:03:27vous avez raison
01:03:28on a des petits bras
01:03:29on ne va pas mettre demain
01:03:30fin à la guerre
01:03:31à Hormuz
01:03:31on ne va pas demain
01:03:32mettre fin à la guerre
01:03:34entre l'Ukraine
01:03:35très bien
01:03:35on ne peut pas jouer
01:03:36sur les prix du produit
01:03:37en tant que tel
01:03:38très bien
01:03:38sur quoi le gouvernement
01:03:39peut jouer ?
01:03:40me semble-t-il
01:03:41c'est effectivement
01:03:42sur l'électrification
01:03:44du pays
01:03:44merci les verts
01:03:46merci les socialistes
01:03:46à cause d'eux
01:03:48et bien on est parti
01:03:49sur de l'énergie
01:03:49renouvelable intermittente
01:03:51qui produit malheureusement
01:03:52pas assez d'énergie
01:03:53pour nos besoins
01:03:54et qui coûte cher
01:03:54deuxièmement
01:03:55il faut jouer sur les taxes
01:03:56on peut développer le nucléaire
01:03:56les taxes c'est 50%
01:03:58les taxes c'est la moitié
01:04:00du prix du carburant
01:04:02c'est 30% de l'électricité
01:04:03enfin je veux dire
01:04:04moi je veux bien
01:04:04mais le rôle des ressources apolitiques
01:04:06c'est de tracer effectivement
01:04:08des chemins
01:04:09pour anticiper un peu
01:04:11les problèmes
01:04:11qui peuvent se poser
01:04:13typiquement
01:04:14notre dépendance
01:04:16aux hydrocarbures
01:04:17encore une fois
01:04:17à cause de ce fameux accord
01:04:19entre les verts et les socialistes
01:04:20et bien on a mis à la poubelle
01:04:21toute notre politique
01:04:22nucléaire en France
01:04:23et deuxièmement
01:04:24dès qu'on parle des taxes
01:04:24les mêmes nous disent
01:04:25ah ben non
01:04:26on peut pas toucher aux taxes
01:04:27les mêmes qui nous disent
01:04:28il faut arrêter
01:04:29de commercer avec les Russes
01:04:30moi je veux bien
01:04:31mais qu'est-ce qu'on fait
01:04:31on va pas continuer
01:04:32à avoir des français
01:04:34étranglés
01:04:34par le prix
01:04:35de l'énergie
01:04:37quand même
01:04:37pour moi il y a deux choses
01:04:38un sur la question
01:04:39du nucléaire
01:04:40et de l'électrification
01:04:41je pense qu'il faut que nous
01:04:42on soit
01:04:43et ça c'est un vrai
01:04:44désaccord politique
01:04:45qu'il faut peser
01:04:46c'est le bras
01:04:47on va se faire avec les Allemands
01:04:48et je rappelle
01:04:49je veux pas être dans les trucs
01:04:50trop techniques
01:04:50mais dans l'Union Européenne
01:04:51il y a des politiques
01:04:52drop-off, drop-out
01:04:53d'accord ?
01:04:54bon
01:04:54donc du coup par exemple
01:04:55les Danois
01:04:57ils sont dans un certain nombre
01:04:58de politiques
01:04:58ils sont pas dans tout
01:04:59etc
01:04:59nous je vois pas pourquoi
01:05:00on accepte
01:05:01le dictat des Allemands
01:05:02sur l'énergie nucléaire
01:05:03où on est obligé
01:05:04de fournir
01:05:05dans ça
01:05:06non mais ça c'est un choix politique
01:05:07parce que
01:05:08non mais
01:05:08qui a fait ce choix politique
01:05:10mais tout le monde l'a fait
01:05:11mais non
01:05:12par contre on va faire ce débat
01:05:13mais non
01:05:13c'est juste
01:05:14c'est Denis Jospin
01:05:16qui l'a fait
01:05:16et depuis on en perd encore
01:05:17et bien depuis on en perd encore
01:05:18les conséquences
01:05:19et j'aimerais que ceux
01:05:19qui soient responsables de ça
01:05:20s'excusent
01:05:21plutôt que de trouver
01:05:22des fautes
01:05:22plutôt que de remettre
01:05:23la faute sur les russes
01:05:23il y a eu Nicolas Sarkozy
01:05:24c'est comme quand je rencontre
01:05:25des patrons
01:05:25qui a un moment donné
01:05:2618-35 heures
01:05:27ben d'accord
01:05:27il fallait parler
01:05:28de Nicolas Sarkozy
01:05:29parler de Emmanuel Macron
01:05:30je suis d'accord avec vous
01:05:30voilà donc
01:05:32depuis Lionel Jospin
01:05:33on a eu à peu près
01:05:33toutes les couleurs
01:05:34des gouvernements possibles
01:05:35juste Stéphanie
01:05:36aujourd'hui mercredi
01:05:37pour nos auditeurs
01:05:38rentre une autre mesure
01:05:40qui impacte beaucoup
01:05:41les français
01:05:42qui est le changement
01:05:43des heures
01:05:43des heures creuses
01:05:44on avait l'habitude
01:05:45de faire tourner
01:05:46sa machine à laver
01:05:47son lave-vaisselle
01:05:49et son air-fryer
01:05:50très important
01:05:52le soir
01:05:53à partir de 21h
01:05:54ou 22h
01:05:55là ils l'ont mis
01:05:56l'après-midi
01:05:56alors beaucoup de gens
01:05:58disent qu'il y a une manœuvre
01:05:59parce qu'évidemment
01:06:00entre 10h et 13h
01:06:02vous n'êtes pas chez vous
01:06:02la preuve
01:06:03vous êtes avec moi
01:06:03sauf nous
01:06:05et donc les gens disent
01:06:07mettre les heures creuses
01:06:08quand les gens
01:06:08ne sont pas chez eux
01:06:09et les réduire le soir
01:06:11ça évidemment
01:06:12une nouvelle fois
01:06:13c'est un impact
01:06:14de l'électricité
01:06:15et les gens
01:06:16sont furieux
01:06:17contre ça
01:06:18et deuxième point
01:06:18on se retrouve
01:06:19dans quelques instants
01:06:20on parle
01:06:21d'une information
01:06:22que j'ai lu
01:06:22dans les infiltrés
01:06:23la lettre de frontière
01:06:24vous savez
01:06:24qui affirme
01:06:25que les grands patrons
01:06:25auraient conseillé
01:06:26à des collaborateurs
01:06:27de garder plusieurs mois
01:06:28de dépenses
01:06:29en espèce
01:06:29par crainte
01:06:30d'une crise financière
01:06:31avant la présidentielle
01:06:32alors je ne veux pas
01:06:33affoler tout le monde
01:06:34mais je voudrais quand même
01:06:35vous interroger
01:06:35Benoît Perrin là-dessus
01:06:37parce que c'est un petit peu
01:06:37inquiétant
01:06:38comme information
01:06:39vous est-ce que vous êtes inquiet
01:06:40est-ce que vous auriez envie
01:06:41de garder du cash
01:06:43chez vous finalement
01:06:44attention à ne pas
01:06:45se le faire cambrioler
01:06:46quand même
01:06:46mais on en parle
01:06:48sur Sud Radio
01:06:49Sud Radio
01:06:52Parlons frais
01:06:5310h midi
01:06:54Sud Radio
01:06:55à vous de le dire
01:06:56Stéphanie Demiru
01:06:57Sud Radio
01:06:58à vous de le dire
01:06:58avec Jérémy Cohen
01:06:59Benoît Perrin
01:07:00et Philippe Doucet
01:07:01aujourd'hui
01:07:02on va parler
01:07:03dans quelques instants
01:07:04de cette petite information
01:07:06glissée par l'infiltré
01:07:08la lettre de frontière
01:07:08qui affirme
01:07:09que de grands patrons
01:07:10auraient conseillé
01:07:10à des collaborateurs
01:07:11de garder plusieurs mois
01:07:13de dépenses en espèces
01:07:14par crainte
01:07:15je cite
01:07:15d'une crise financière
01:07:16avant la présidentielle
01:07:17alors c'est un petit peu
01:07:18inquiétant
01:07:18mais je voudrais donner
01:07:19la parole
01:07:20tout d'abord
01:07:20à un auditeur
01:07:21parce qu'on parlait
01:07:21il y a quelques instants
01:07:22de ces factures
01:07:24de gaz
01:07:25et d'électricité
01:07:26dont un foyer
01:07:27sur trois
01:07:27dit avoir du mal
01:07:28à les payer
01:07:29bonjour Bernard
01:07:31oui bonjour
01:07:32sur le radio
01:07:33bonjour
01:07:33c'est Fanny
01:07:34ainsi que vos invités
01:07:35les auditeurs
01:07:35bonjour à vous
01:07:36alors vous
01:07:37vous chauffez comment
01:07:38Bernard
01:07:40j'habite
01:07:41un joli petit village
01:07:42des périnées orientales
01:07:43moi je suis à côté
01:07:44de fond on veut
01:07:45donc c'est
01:07:46on est assez haut
01:07:46en altitude
01:07:47je suis juste
01:07:47à la frontière espagnole
01:07:48je suis très bien
01:07:49mais si j'avais
01:07:50une maison de village
01:07:51les murs très épais
01:07:53et quand le chaud
01:07:54rentre
01:07:55la chaleur
01:07:55et bien ça reste
01:07:56quand le froid rentre
01:07:57et bien c'est pareil
01:07:59et c'est la fonction
01:08:00de l'isolation
01:08:01et voilà
01:08:02je faisais vraiment
01:08:03le delta
01:08:03avec l'automne dernier
01:08:05automne 2025
01:08:07voilà donc je me chauffe
01:08:08au fioul
01:08:09en fait je chauffe les murs
01:08:11mais au bout d'un moment
01:08:12on est bien
01:08:12des gros radiateurs
01:08:13vous savez en front
01:08:14à l'ancienne
01:08:15une fois que c'est chaud
01:08:16on est pas mal
01:08:16donc l'année dernière
01:08:17automne 2025
01:08:19j'ai commandé
01:08:211190 litres
01:08:21pour être précis
01:08:22j'en ai eu
01:08:23pour une facture
01:08:24de 1380 euros
01:08:26on était
01:08:27approximativement
01:08:281,15 euros
01:08:29vous voyez
01:08:30le litre
01:08:31et cette année
01:08:32c'est un coup de bambou
01:08:33c'est pour ça que j'attends
01:08:34parce qu'il paraît
01:08:34qu'il y a une baisse attendue
01:08:36voilà
01:08:37je sais pas pour quand
01:08:38et puis surtout de combien
01:08:39et donc cette année
01:08:40qu'est-ce qu'on nous a promis
01:08:41voilà qu'on nous a promis
01:08:43alors 1300 litres
01:08:44c'est-à-dire
01:08:45110 litres de plus
01:08:47et bien là
01:08:492460 euros
01:08:50gros
01:08:51ça a doublé quasiment
01:08:53ah carrément
01:08:54et bien c'est pas compliqué
01:08:55si on fait le calcul
01:08:56approximatif
01:08:56c'est 1,90
01:08:57c'est passé de 1,15
01:08:59à 1,90
01:09:00c'est incroyable
01:09:01c'est de la folie
01:09:04et du coup
01:09:04vous attendez là
01:09:05c'est ça
01:09:06vous avez dit
01:09:06vous attendez la baisse de prix
01:09:07avant de refaire le plein
01:09:08parce que ça vous tient un an
01:09:09c'est ça
01:09:10voilà
01:09:12alors moi j'ai un système
01:09:14c'est pour ça que je le garde
01:09:14mais l'approprio
01:09:15ne veut rien me faire dessus
01:09:16elle ne veut pas faire de
01:09:18vous savez
01:09:19le nouveau système
01:09:19pour la chaleur
01:09:20et ainsi de suite
01:09:22moi je m'en fiche
01:09:23parce que je vais vous dire
01:09:23franchement
01:09:24je paye 400 euros par mois
01:09:27pardon
01:09:27j'ai deux garages
01:09:29c'est grand
01:09:30je suis
01:09:30enfin grand
01:09:31juste ce qu'il faut
01:09:31je suis très bien
01:09:33l'été je suis bien
01:09:34parce que j'ai
01:09:34quelques pièces bien offrées
01:09:36qui sont protégées
01:09:37entre deux demi-étages
01:09:38c'est un bon état
01:09:40là vous allez avoir froid
01:09:42en hiver
01:09:42si vous ne faites pas le plein
01:09:43je vais de toute façon
01:09:46le faire
01:09:47mais ce que je voulais dire
01:09:48c'est que
01:09:49je suis souvent en montagne
01:09:50je sors beaucoup
01:09:51je fais de la moto
01:09:52je bouge
01:09:54donc je ne suis pas souvent
01:09:55chez moi
01:09:55vous savez
01:09:57j'ai deux garages
01:09:58j'ai une vieille voiture
01:09:59pour aller dans la montagne
01:10:01une autre voiture
01:10:02je ne suis pas malheureux
01:10:03mais quand même
01:10:04c'est grave
01:10:06j'ai 76 ans
01:10:08quand même
01:10:10mais je tiens encore la route
01:10:12voilà
01:10:12mais je voulais le signaler
01:10:13non non mais c'est bien
01:10:14et c'est quand même
01:10:15édifiant ce que vous nous dites
01:10:16bon bah clairement
01:10:17c'est le double
01:10:18donc on comprend
01:10:20que vous attendiez
01:10:21peut-être avant de faire le plein
01:10:22et on ne sait pas trop
01:10:23de combien va être
01:10:25cette baisse
01:10:25merci en tout cas
01:10:26Bernard
01:10:28c'est vrai que
01:10:29c'est choquant quoi
01:10:30le double
01:10:31Benoît Perrin
01:10:33en termes de fioul
01:10:34ça ne tombe pas
01:10:35ce genre d'addition
01:10:36quand même
01:10:37non mais personne
01:10:37personne ne s'y attend
01:10:38encore une fois
01:10:39les responsables politiques
01:10:40n'ont pas beaucoup de leviers
01:10:41sur le coût du produit
01:10:43donc par définition
01:10:44il y a deux leviers faciles
01:10:45le premier levier
01:10:47c'est le déblocage
01:10:48des réserves stratégiques
01:10:49qui a commencé à être fait
01:10:50pour détendre les prix
01:10:52c'est à peu près
01:10:53je crois que c'est à peu près
01:10:53100 millions de litres
01:10:55dont 50% d'ailleurs
01:10:56sont du gasoil
01:10:57donc ça
01:10:58c'est le premier levier
01:10:59et le deuxième levier
01:11:00qui n'a pas été étiqueté
01:11:01c'est encore une fois
01:11:01la baisse des taxes
01:11:02on le rappelle
01:11:02la TVA
01:11:03la CISE
01:11:03ou encore
01:11:04les certificats
01:11:05d'économie d'énergie
01:11:06auxquels personne
01:11:07ne veut y toucher
01:11:08j'ai compris
01:11:09que seuls les communistes
01:11:10personne au gouvernement
01:11:10personne au gouvernement
01:11:11c'est pourtant une mesure
01:11:13qui est proposée
01:11:14par les communistes
01:11:14et par le Rassemblement National
01:11:15je suis surpris
01:11:16que le gouvernement
01:11:17n'ait pas encore activé
01:11:18ce levier
01:11:19ce levier utilisé par
01:11:20faut-il le rappeler
01:11:22quasiment tous nos voisins européens
01:11:23qui ont effectivement
01:11:25pu activer ce levier
01:11:26parce qu'ils avaient remis
01:11:27l'ordre dans leur compte
01:11:28le problème de la France
01:11:29vous le savez tous
01:11:29c'est qu'on n'a absolument
01:11:31plus un radis
01:11:31parce que précisément
01:11:32on n'a pas été
01:11:33on n'a pas provisionné
01:11:34en quelque sorte
01:11:35pour des dépenses
01:11:36inattendues
01:11:37comme le ferait
01:11:37n'importe quel ménage
01:11:39pour être en mesure
01:11:40d'affronter
01:11:41une chaudière qui pète
01:11:42et le budget
01:11:42se discute
01:11:43de manière totalement anarchique
01:11:44d'ailleurs en ce moment
01:11:45à l'Assemblée Nationale
01:11:46on voit que plus personne
01:11:47n'y croit
01:11:48c'est un jeu drôle
01:11:51Benoît évoquait
01:11:52les 50 milliards de plus
01:11:54chacun se fait pire
01:11:55parce que tout le monde
01:11:56sait très bien
01:11:56que tout ça va finir
01:11:57par des ordonnances
01:11:58donc que le gouvernement
01:11:59là aussi
01:12:00va faire durer
01:12:01jusqu'au 15 décembre
01:12:03jusqu'à la date limite
01:12:04le 20 décembre
01:12:04pour dire
01:12:05tout le monde
01:12:06est irresponsable
01:12:07il passera des ordonnances
01:12:08il sera renversé
01:12:09et il expirera
01:12:10les affaires courantes
01:12:11jusqu'à la présidentielle
01:12:12c'est comme ça
01:12:12que ça va se jouer
01:12:13enfin bon oui
01:12:14très bien
01:12:15mais il y a quand même
01:12:15une inquiétude
01:12:16on ne sait même pas
01:12:17ce qu'il y a dans ce budget
01:12:18donc cette incertitude
01:12:19elle pèse sur les entreprises
01:12:21et vu le nombre
01:12:22de faillites records
01:12:24les commerces sont à l'arrêt
01:12:26sans compter que vous rajoutez
01:12:27à ça
01:12:28le 17 octobre
01:12:30on va le voir jusqu'à la ligne
01:12:31là il y a un climat
01:12:33qui est quand même difficile
01:12:33alors j'en arrive
01:12:34je voulais vous faire réagir
01:12:36là-dessus
01:12:36c'est peut-être
01:12:37je ne sais pas
01:12:37si c'est une fake news
01:12:38ou si c'est quelque chose
01:12:40qui a été mis en lumière
01:12:41qui ne vaut pas le coup de lettre
01:12:42mais l'infiltré
01:12:43qui raconte donc
01:12:44oui des grands patrons
01:12:45qui auraient conseillé
01:12:46à leurs collaborateurs
01:12:47de garder plusieurs mois
01:12:48de dépenses en espèce
01:12:49par crainte d'une crise financière
01:12:50avant la présidentielle
01:12:51pourquoi je voulais en parler
01:12:52la crise financière
01:12:53quand même
01:12:54bon elle nous pend au nez
01:12:55si elle n'est pas déjà là
01:12:56et c'est vrai qu'on entend
01:12:58ici ou là
01:12:59même des personnes fortunées
01:13:01les banquiers vous dire
01:13:03certains ont déjà mis
01:13:04leur argent à l'étranger
01:13:05enfin il y a quand même
01:13:06cette musique
01:13:07un peu d'inquiétude
01:13:08alors est-ce qu'on s'affole
01:13:09pour rien
01:13:10Benoît Perrin
01:13:11Écoutez
01:13:12compte tenu de la situation
01:13:12de la France
01:13:13et compte tenu des réactions
01:13:14pour ne pas dire des réflexes
01:13:15de nos responsables politiques
01:13:16je pense qu'on peut s'attendre à tout
01:13:17donc oui il y a danger
01:13:17et c'est quoi le danger en fait
01:13:19que veut dire
01:13:19ces grands patrons derrière
01:13:20il parle des retraits
01:13:21qui deviendraient
01:13:21je ne veux pas affoler les auditeurs
01:13:23mais des retraits
01:13:23qui deviendraient
01:13:25impossibles dans les banques
01:13:26justement
01:13:26voilà exactement
01:13:27c'est ça le sujet
01:13:28c'est que vous avez
01:13:30à peu près
01:13:313400 milliards de dettes
01:13:32et en face
01:13:33vous avez
01:13:33en face en quelque sorte
01:13:34vous avez
01:13:356500 milliards d'épargne
01:13:37et donc que veulent dire
01:13:37ces grands patrons
01:13:38à leurs collaborateurs
01:13:40c'est de dire en gros
01:13:40surtout ne placez pas
01:13:42votre argent en banque
01:13:43parce que vous risquez
01:13:44d'avoir des ponctions
01:13:45le sujet en fait
01:13:46c'est la ponction
01:13:46de l'épargne des français
01:13:47voilà ce qui est derrière
01:13:48alors les ponctions
01:13:49comme vous le savez
01:13:49c'est assez compliqué
01:13:50en France pour l'instant
01:13:51il n'y en a pas
01:13:52ce qui est prévu
01:13:53c'est la loi Sapin 1-2
01:13:55qui interdit
01:13:55le cas échéant
01:13:56pour 3 mois
01:13:57renouvelable une fois
01:13:58les retraits d'argent
01:13:59d'assurance vie
01:14:01les ponctions
01:14:02c'est quoi ?
01:14:02c'est la Chypre en 2013
01:14:03où là pour le coup
01:14:04au-delà de 100 000 euros
01:14:05le gouvernement
01:14:06avait pris des mesures
01:14:08pour ponctionner
01:14:10un certain pourcentage
01:14:11je crois que ça doit être
01:14:12enfin voilà
01:14:13un pourcentage important
01:14:14en tout cas
01:14:14de l'épargne
01:14:16des chypriotes
01:14:17et là
01:14:17le risque en France
01:14:18c'est ça
01:14:18c'est en fait
01:14:19comment le gouvernement
01:14:20va financer demain
01:14:22si jamais
01:14:23c'est possible de faire ça
01:14:24parce qu'on soit bien clair
01:14:25aujourd'hui c'est pas possible
01:14:27aujourd'hui c'est pas possible
01:14:28mais rien n'interdit
01:14:29effectivement
01:14:29aux responsables
01:14:30aux responsables publics
01:14:31de changer la loi
01:14:33et de changer notamment
01:14:33la fiscalité
01:14:35d'un certain nombre
01:14:35de produits d'épargne
01:14:36pour capter encore plus d'argent
01:14:37c'est ce qu'ils ont fait
01:14:38l'année dernière
01:14:39il y a deux ans
01:14:39lorsqu'ils ont augmenté
01:14:40la flat tax
01:14:41à plus de 31%
01:14:42pour un certain nombre
01:14:43de placements financiers
01:14:44donc quand vous augmentez
01:14:47les impôts
01:14:47par définition
01:14:48vous captez davantage d'argent
01:14:49mais bon
01:14:50moi je crois pas trop
01:14:50à ce scénario
01:14:51je crois plus
01:14:51par rapport à la crise financière
01:14:54qui est là en fait
01:14:54en plus avec
01:14:56la logique
01:14:57de la
01:14:57de la non-croissance
01:14:59et plus à un moment donné
01:15:00on va passer sous tutelle
01:15:02de la BCE
01:15:02et à un moment donné
01:15:03parce que
01:15:04quand Mélenchon dit
01:15:05on va effacer la dette
01:15:07comme la dette
01:15:08il faut l'accord de tout le monde
01:15:09je peux vous dire
01:15:09que les allemands vont dire
01:15:10écoutez vous êtes tous
01:15:11bien sympathiques
01:15:12les nélandais
01:15:12on vous adore
01:15:13mais à la fin
01:15:14ça ne se fera comme ça
01:15:15et donc à un moment donné
01:15:16on aura besoin
01:15:17personne d'autre le propose
01:15:18non mais on aura besoin
01:15:19mais le programme
01:15:20du rassemblement national
01:15:21est à peu près aussi
01:15:22fumeur de moquette
01:15:23oui mais alors
01:15:24Philippe Doucet
01:15:24vous avez vu
01:15:25pardonnez-moi de vous couper
01:15:26mais c'est important
01:15:27dans le Figaro
01:15:28le sondage
01:15:29celle en qui
01:15:30les français font
01:15:31le plus confiance
01:15:32pour réduire la dette
01:15:33c'est Marine Le Pen
01:15:34à 41%
01:15:35et après seulement
01:15:36assez loin derrière
01:15:37à je crois 27%
01:15:38il y a
01:15:39Edouard Philippe
01:15:40puis Bruno Retaillon
01:15:4129 et 27%
01:15:42vous êtes étonné de ça ?
01:15:44oui je suis étonné
01:15:46parce que vu ce qu'est
01:15:47le programme économique
01:15:47du ARN
01:15:48qui a été fait
01:15:48à peu près n'importe comment
01:15:49ils n'ont même pas été capables
01:15:50de présenter correctement
01:15:51les chiffres
01:15:51dans leurs conférences de presse
01:15:52bon donc moi je pense
01:15:54que tout ça ne me paraît
01:15:54pas très sérieux
01:15:55mais notre risque
01:15:56il est à un moment donné
01:15:57comme souvent en France
01:15:58en fait on a bougé
01:15:59sur la contrainte extérieure
01:16:00donc l'Union Européenne
01:16:02est une contrainte extérieure
01:16:03qui a fait bouger la France
01:16:04y compris avec le marché commun
01:16:06parce que quand le général de Gaulle
01:16:09il ne bouge pas
01:16:10le traité de Rome
01:16:10il sait aussi
01:16:11que ça permet
01:16:12de la modernisation
01:16:12de la France
01:16:13donc là
01:16:15c'est notre risque
01:16:15que BCE
01:16:16et là
01:16:17la BCE nous dira
01:16:18la Banque Centrale Européenne
01:16:19vous voulez qu'on finance
01:16:20qu'on aille et tout
01:16:20mais en face
01:16:21il faut faire ceci
01:16:22il faut faire cela
01:16:23donc la question des retraites
01:16:24la question
01:16:25pourquoi votre sécurité sociale
01:16:27est déficitaire
01:16:27pourquoi la sécurité
01:16:28est déficitaire
01:16:29non mais Philippe
01:16:29vous avez raison
01:16:30je pense que
01:16:30le soir de l'élection
01:16:31de la prochaine élection présidentielle
01:16:33le soir même
01:16:34le lendemain
01:16:35vous avez le président
01:16:36qui effectivement
01:16:37sera dans les bureaux
01:16:38de la BCE
01:16:38ou dans les bureaux
01:16:39de la Commission Européenne
01:16:40pour négocier effectivement
01:16:42pour faire en sorte
01:16:43que les taux se desserrent
01:16:44très concrètement
01:16:45on est dans une situation
01:16:46tellement catastrophique
01:16:47qu'on va être obligé
01:16:49de négocier
01:16:49avec les instances internationales
01:16:51parfois je me demande
01:16:51si les responsables politiques
01:16:52n'attendent pas
01:16:54la main magique
01:16:55de la BCE
01:16:56par manque de courage
01:16:57sincèrement
01:16:58il n'y a plus de bras
01:16:59plus de chocolat
01:16:59pas de bras
01:17:00pas de chocolat
01:17:01comme dans un tout charme
01:17:02c'est à dire que du coup
01:17:02le pauvre le cornu
01:17:04il fait avec
01:17:04ce qu'il peut
01:17:05c'est à dire pas grand chose
01:17:06dans un gouvernement
01:17:07d'un président démonétisé
01:17:09où les 6 mois
01:17:10vont être très long
01:17:11lui-même
01:17:12il s'appuie
01:17:12sur pas beaucoup de choses
01:17:13et il n'y a pas d'argent
01:17:14et il y a un climat social
01:17:15donc ça va être très long
01:17:17oui
01:17:17le président qui a dit
01:17:19on a découvert
01:17:21cette relation épistolaire
01:17:22de notre chroniqueuse
01:17:24Françoise Degoy
01:17:24avec le président
01:17:25de la République
01:17:26on en dira un petit mot
01:17:27quand même
01:17:27parce que
01:17:28justement
01:17:29il dit
01:17:29si je reviens
01:17:30sur la réforme des retraites
01:17:31ça met le pays dans la merde
01:17:32bon bah vous voyez
01:17:33finalement il l'a fait
01:17:33bon allez
01:17:34on en parle dans quelques instants
01:17:35Sud Radio
01:17:39Sud Radio
01:17:40Bercov dans tous ses états
01:17:42dans une heure exactement
01:17:44à 1045
01:17:45Trump a perdu
01:17:46mais les démocrates
01:17:48ont-ils gagné
01:17:49aux Etats-Unis ?
01:17:50on en parle
01:17:51tout de suite
01:17:5310h midi
01:17:54Sud Radio
01:17:55à vous de le dire
01:17:56Stéphanie Demiry
01:17:58Sud Radio
01:17:59dernière partie
01:18:00d'émission
01:18:01avec Jérémy Cohen
01:18:02aujourd'hui
01:18:02Benoît Perrin
01:18:03Philippe Doucet
01:18:04on va parler de la primaire
01:18:05dans quelques instants
01:18:06mais je voulais quand même
01:18:07vous faire réagir
01:18:08tout le monde en parle
01:18:09ce matin
01:18:10ce livre de notre chroniqueuse
01:18:12d'ailleurs
01:18:12Sud Radio
01:18:12Françoise Degoy
01:18:15le off avec Macron
01:18:16bon bah il n'y a plus de off
01:18:17vous êtes tous trop durs
01:18:18avec moi
01:18:18vos éditions
01:18:19La Fond
01:18:20Françoise
01:18:20qui raconte
01:18:21deux ans d'échanges privés
01:18:22avec Emmanuel Macron
01:18:23principalement sur
01:18:24sur Telegram
01:18:25on espère quand même
01:18:26pour le président
01:18:27qu'il est au courant
01:18:28je ne sais pas
01:18:29bon il paraît
01:18:30qu'elle ne l'a pas prévenu
01:18:31ça c'est la version officielle
01:18:33je ne sais pas
01:18:34Jérémy
01:18:35Oui j'accueille cette information
01:18:37comme elle est
01:18:38je pense que Macron
01:18:39n'est pas complètement stupide
01:18:41il sait très bien
01:18:42forcément quand il discute
01:18:43avec une journaliste
01:18:44ou une éditorialiste
01:18:44forcément
01:18:45ses propos peuvent sortir
01:18:46lui-même je crois
01:18:47à l'époque de la sortie du livre
01:18:49un président ne devrait pas dire ça
01:18:51sur François Hollande
01:18:52lui-même avait dit
01:18:52que le off n'existait pas
01:18:53pour un président de la république
01:18:55donc aujourd'hui
01:18:56il serait bien mal venu
01:18:56de dire que
01:18:57Degoy a été incorrect
01:18:59après la question
01:18:59c'est qu'est-ce qu'on lit
01:19:00qu'est-ce qu'on apprend
01:19:01dans cet ouvrage
01:19:02les différentes citations
01:19:05que j'ai trouvées
01:19:06dans Marianne
01:19:07ne montrent qu'un président
01:19:08qu'on connait déjà
01:19:09c'est-à-dire arrogant
01:19:10sûr de lui
01:19:11sûr d'avoir raison
01:19:12contre tout le monde
01:19:13bon voilà
01:19:14Assez à gauche quand même
01:19:16d'ailleurs
01:19:16on découvre
01:19:17moi je trouve
01:19:17on découvre un Emmanuel Macron
01:19:18finalement assez à gauche
01:19:19qui n'aime pas
01:19:20je crois particulièrement
01:19:22on lui a souvent
01:19:24fait le reproche
01:19:25d'être le président des riches
01:19:26mais je crois qu'à un moment donné
01:19:28il dit
01:19:28moi je n'aime pas spécialement
01:19:29les riches
01:19:30mais enfin bon
01:19:30il faut favoriser l'investissement
01:19:32sinon le pays coule
01:19:34mais il est plutôt
01:19:35non ça a dû vous faire plaisir
01:19:37ça Philippe Doucet
01:19:37il y a deux choses
01:19:39je partage ce que dit Jérémy
01:19:40c'est qu'il n'y a pas de hof
01:19:41d'ailleurs
01:19:42au cas il aurait oublié
01:19:43d'avait l'homme
01:19:44François Hollande
01:19:45s'est fait avoir
01:19:46pensant qu'il avait contrôlé
01:19:48ça avait été extrêmement marquant
01:19:50ça a contribué
01:19:51à la fin
01:19:51extrêmement difficile
01:19:52du quinquennat de Hollande
01:19:53parce que
01:19:54on a découvert des situations
01:19:56y compris de confidentialité
01:19:57où des journalistes
01:19:58n'auraient pas dû être là
01:19:58donc bon ça c'est une chose
01:20:00après sur Emmanuel Macron
01:20:03le fait qu'il pousse
01:20:04la politique de l'offre
01:20:06on a eu le débat tout à l'heure
01:20:07ce débat là
01:20:08à un moment donné
01:20:09pour partager les richesses
01:20:10encore faut-il en produire
01:20:11donc le problème
01:20:12de la gauche française
01:20:13c'est qu'elle a oublié
01:20:14Strauss-Kahn
01:20:14et la politique de l'offre
01:20:16c'est-à-dire que
01:20:16voilà
01:20:17Strauss-Kahn avait sorti un bouquin
01:20:19le socialisme de production
01:20:20à un moment donné
01:20:21il faut produire
01:20:21donc
01:20:22et une fois qu'on a produit
01:20:24des richesses
01:20:24on peut les partager
01:20:25aujourd'hui on pense
01:20:26qu'on ne produit pas de richesses
01:20:27c'est qu'on a la pensée magique
01:20:29qu'il y a 10 000 riches
01:20:31ou 10 multimilliardaires
01:20:34et que donc
01:20:35Bernard Arnault
01:20:35va nous financer
01:20:36pendant 50 ans
01:20:37le déficit de la sécu
01:20:37ce qui n'est pas le cas
01:20:38et donc on a
01:20:39cette erreur-là profonde
01:20:41et un des problèmes
01:20:42de la mutation aujourd'hui
01:20:43et de l'échec programmé
01:20:45de la gauche
01:20:46et à l'avance là-dessus
01:20:46c'est que
01:20:47moi c'est la ligne que je porte
01:20:48sur une ligne sociale démocrate
01:20:49il faut produire des richesses
01:20:50et les partager
01:20:51le problème des Etats-Unis
01:20:51c'est qu'ils produisent des richesses
01:20:52ne partagez pas cette ligne
01:20:53avec toute la gauche
01:20:54non non
01:20:55je dis la gauche sociale
01:20:56mais par exemple
01:20:56les Etats-Unis
01:20:57produisent de la richesse
01:20:58on a vu la croissance tout à l'heure
01:20:59mais le niveau de pauvreté
01:21:01le niveau de salaire réel
01:21:02des salariés
01:21:03n'a pas bougé les Etats-Unis
01:21:03donc nous il faut
01:21:04qu'on produise de la richesse
01:21:05donc Macron a raison
01:21:06il y a cette phrase
01:21:07qui est terrible
01:21:07pour moi c'est une des phrases
01:21:09quand même clés aussi
01:21:10si on suspend
01:21:11la réforme des retraites
01:21:12je peux vous dire
01:21:12que c'est bien le pays
01:21:13qu'on met dans la merde
01:21:14bon ben il l'a fait
01:21:16il l'a fait sous la contrainte
01:21:17du parti socialiste
01:21:19voilà c'est pour faire un deal
01:21:19avec les partis socialistes
01:21:20et bien sûr
01:21:21on s'en souvient
01:21:22ça c'est l'échec
01:21:22de la dissolution
01:21:23c'est quand on dissout
01:21:24et qu'on se retrouve
01:21:25déjà avant une majorité relative
01:21:26il a encore appris
01:21:27une majorité encore plus relative
01:21:28et c'est pas la faute des socialistes
01:21:29vous ne dites pas
01:21:30c'est la faute des socialistes
01:21:30c'est-à-dire que
01:21:31les socialistes
01:21:32si vous voulez ramener
01:21:32une coupe à la maison
01:21:33quelle est la coupe
01:21:34la plus importante
01:21:35qu'on peut ramener à la maison
01:21:36c'est la suspension
01:21:37de la réforme des retraites
01:21:38et donc du coup
01:21:39on va négocier ça
01:21:40avec le Premier ministre
01:21:45Le Cornu doit avoir cédé
01:21:46aux socialistes là-dessus
01:21:47oui mais après
01:21:47ça veut dire que
01:21:49je ne suis pas là
01:21:50pour la défense de Le Cornu
01:21:51mais il fait comment
01:21:52concrètement
01:21:52quand vous n'avez pas de majorité
01:21:54vous essayez de trouver
01:21:54une négociation
01:21:55vous les mettez devant
01:21:56leur responsabilité
01:21:57devant le pays
01:21:58vous expliquez les choses
01:21:59comme vous êtes taquin
01:22:00je l'étais aussi un peu
01:22:00je rappelle quand même
01:22:02que d'ailleurs
01:22:03ça a été rappelé
01:22:03et certains ont été surpris
01:22:06les LR n'ont pas voté
01:22:07la réforme des retraites
01:22:08je me permets de le rappeler aussi
01:22:10pas tous
01:22:10ils n'ont pas voté
01:22:11la réforme des retraites
01:22:12pas tous
01:22:12mais bon les LR ont voté
01:22:14aussi quelques taxes
01:22:15oui tout à fait
01:22:16ils n'étaient pas
01:22:17la réforme des retraites
01:22:18c'est un deal
01:22:19entre le corps et les socialistes
01:22:20il nous reste 3 minutes
01:22:20bon on parle primaire
01:22:22pas d'accord
01:22:23ça commence mal
01:22:24d'ailleurs la primaire
01:22:25dont on discute
01:22:26ils sont déjà divisés
01:22:27avant même de la commencer
01:22:29Edouard Philippe
01:22:29qui a dit
01:22:30je vous le rappelle
01:22:31que cette primaire
01:22:32n'aurait pas lieu
01:22:33puis Bruno Retailleau
01:22:34hier soir sur BFM
01:22:35lui répond en substance
01:22:36qu'il finirait
01:22:36par devoir l'accepter
01:22:38probablement début 2027
01:22:40tout comme Gabriel Attal
01:22:41qui insiste
01:22:42pour cette primaire
01:22:43tout comme d'ailleurs
01:22:44David Lysnard
01:22:45bon ils veulent tous
01:22:46éviter un second tour
01:22:47ces braves gens
01:22:47entre Mélenchon
01:22:49et Le Pen
01:22:51moi je veux bien
01:22:52mais comment
01:22:53rapidement
01:22:53c'est surtout
01:22:55un camouflet
01:22:56encore contre Macron
01:22:57parce que finalement
01:22:57quand tu regardes
01:22:58Retailleau
01:22:59Attal
01:22:59et Philippe
01:23:00c'est les 3
01:23:00descendants des gouvernements
01:23:02Macron
01:23:03qui finalement
01:23:04leur campagne patine
01:23:05leur campagne
01:23:06ne fonctionne pas
01:23:07et donc ils se rendent compte
01:23:08qu'ils n'auront pas le choix
01:23:09à un moment donné
01:23:09de présenter
01:23:10un candidat uni
01:23:11le seul cas de la dynamique
01:23:12aujourd'hui
01:23:13c'est Lysnard
01:23:13d'ailleurs ça m'amuse un petit peu
01:23:15après je vous laisse la parole
01:23:15c'est Lysnard
01:23:17avait quitté les LR
01:23:18parce que
01:23:19Retailleau était contre
01:23:20une primaire
01:23:20finalement Retailleau
01:23:21est pour une primaire
01:23:22finalement Lysnard
01:23:23peut retourner au LR
01:23:25c'est vrai
01:23:26c'est joli
01:23:26moi je ne suis pas
01:23:28dans cet écosystème politique là
01:23:30mais je ne vois pas
01:23:31pourquoi aujourd'hui
01:23:32Edouard Philippe
01:23:33qui certes
01:23:34ne progresse pas
01:23:34et est un peu régressé
01:23:35dans un sondage
01:23:36je ne vois pas pourquoi
01:23:36il accepterait la primaire
01:23:37les autres en fait
01:23:38la campagne de Attal
01:23:39il est à la rue
01:23:40il est à 5%
01:23:41parce qu'ils sont fichus tous
01:23:42donc
01:23:43Attal
01:23:44sa campagne ne décolle pas
01:23:45même quand il n'y a pas
01:23:46Edouard Philippe
01:23:47il a 9%
01:23:48dans le dernier IFOP
01:23:48donc autant vous dire
01:23:49que tout ça est très loin
01:23:51Retailleau
01:23:51ça ne décolle pas non plus
01:23:52il a même son ancien camarade
01:23:54David Lissnard
01:23:55qui lui taille un peu
01:23:56des croupières
01:23:56parce qu'en gros
01:23:57les derniers sondages
01:23:58Retailleau à 4%
01:23:59Lissnard à 7%
01:24:01ce sont des sondages
01:24:01tout ça est très loin
01:24:03donc Philippe il est à 15%
01:24:04donc pourquoi dans ce cas là
01:24:06il va prendre la tête
01:24:07avec eux
01:24:07à un moment donné
01:24:08le problème de tous ces gens-là
01:24:09c'est qu'ils ont un problème d'égo
01:24:10et qu'à un moment donné
01:24:11il faut juste savoir
01:24:12arrêter les frais
01:24:13il y a une histoire d'argent aussi
01:24:14il y a une histoire
01:24:14de financement de campagne
01:24:16les caisses ne sont pas les mêmes
01:24:17entre Renaissance
01:24:19Horizons
01:24:20etc
01:24:20il y a plein d'enjeux là-dessus
01:24:21d'accord mais s'il accepte
01:24:22la logique de la primaire
01:24:23il faudrait qu'il réintègre
01:24:24dans ses dépenses
01:24:25les dépenses des autres
01:24:26jusqu'à présent
01:24:26donc il y a aussi un sujet
01:24:28dans les règles
01:24:28parce que
01:24:29comme je dis toujours
01:24:30au football
01:24:30il faut connaître
01:24:31les règles du football
01:24:32donc quand on rentre
01:24:33dans une logique de primaire
01:24:34comme ça
01:24:34vous êtes dans le cadre
01:24:35du financement
01:24:36de la vie politique français
01:24:36vous êtes obligé
01:24:37d'intégrer les dépenses
01:24:38de primaire des autres
01:24:38donc dans un budget
01:24:40et comme
01:24:42Gabriel Attaille
01:24:42il a quand même
01:24:43cramé beaucoup d'argent
01:24:44parce qu'il en a beaucoup
01:24:45il a les moyens
01:24:46donc
01:24:47il a vendu le bien
01:24:48du coup
01:24:48je ne vois pas pourquoi
01:24:49Edouard Philippe
01:24:50il rentrera là-dedans
01:24:51tant qu'il est à 15%
01:24:53il peut se permettre
01:24:53de tenir un peu
01:24:54mais s'il continue
01:24:54à dégringoler
01:24:55et franchement
01:24:55je ne vois pas
01:24:56ce qui pourrait arriver
01:24:57d'autre
01:24:58à un moment donné
01:24:58il va devoir se résigner
01:25:00oui
01:25:01Benoît Perrin
01:25:02c'est vrai que
01:25:03dans le bloc central
01:25:04personne n'arrive
01:25:05en fait
01:25:05à
01:25:06non seulement
01:25:06à se mettre d'accord
01:25:07mais à s'imposer
01:25:08naturellement
01:25:08parce que
01:25:09Edouard Philippe
01:25:10serait naturellement
01:25:11qualifié au deuxième tour
01:25:12il n'y aurait pas de sujet
01:25:12là le sujet
01:25:13c'est qu'il n'arrive pas
01:25:14à passer devant
01:25:15Jean-Luc Mélenchon
01:25:17donc je crois
01:25:18que l'hypothèse
01:25:18sur laquelle
01:25:19quelqu'un viendrait
01:25:20d'ailleurs
01:25:21notamment
01:25:21d'une certaine
01:25:22institution internationale
01:25:24pour ne pas dire
01:25:25la BCE
01:25:25et qui mettrait
01:25:26tout le monde d'accord
01:25:27Madame Lagarde
01:25:27vous pensez
01:25:28qu'elle va y aller ?
01:25:29j'ai absolument
01:25:29ni information
01:25:30ni conviction
01:25:31en revanche
01:25:31j'ai une intuition
01:25:32c'est qu'elle mettrait
01:25:33tout le monde d'accord
01:25:34et si demain
01:25:34elle dit
01:25:34je suis candidat
01:25:35à l'élection présidentielle
01:25:38je pense
01:25:38qu'effectivement
01:25:40elle mettra
01:25:41tout le monde d'accord
01:25:41parce que
01:25:42comme le sujet central
01:25:44un des sujets
01:25:45en tout cas important
01:25:45de la prochaine
01:25:46action présidentielle
01:25:46c'est justement
01:25:47la gestion de la dette
01:25:49peut-être qu'elle
01:25:50l'obtiendra
01:25:51auprès sans tombe
01:25:52de français
01:25:53un écho favorable
01:25:54puisque certains
01:25:55pourraient se dire
01:25:56à tort ou à raison
01:25:57que c'est peut-être
01:25:59la seule personne
01:25:59qui est capable
01:26:00de gérer la dette
01:26:00elle sait ce que c'est
01:26:01l'économie
01:26:01ça c'est sûr
01:26:02merci à tous les trois
01:26:03Jérémy Cohen
01:26:03Denis Perrin
01:26:04Philippe Doucet
01:26:05bonjour Perico
01:26:06bonjour Stéphanie
01:26:06vous n'alliez jamais arrivé
01:26:07en fait
01:26:08il y avait une inquiétude
01:26:09sur le plateau
01:26:10il y a 30 secondes
01:26:11non non
01:26:11je ne suis jamais loin
01:26:13que vous finissiez
01:26:14vos propos
01:26:15qui sont très importants
01:26:16c'est pour ça
01:26:17on va se revenir
01:26:18sur le rapport
01:26:18de l'Institut Monseigne
01:26:19qui nous signale
01:26:20que le coût d'énergie
01:26:21et les charges contraintes
01:26:22des ménages
01:26:23a pris 30%
01:26:24a doublé
01:26:24depuis 50 ans
01:26:25ce qui explique
01:26:26certainement
01:26:26une partie du malaise social
01:26:28en conséquence de quoi
01:26:29nous allons revenir
01:26:30sur la France
01:26:31qui est le pays record
01:26:32des facs et des lycées bloqués
01:26:33on va recevoir
01:26:34quelqu'un de l'union étudiante
01:26:36et puis pour donner
01:26:37l'explication de tout ça
01:26:38on va recevoir
01:26:38l'économiste Charles Gave
01:26:40qui va nous expliquer
01:26:41pourquoi nous sommes
01:26:42à minuit moins une
01:26:43de la faillite française
01:26:43donc encore une émission
01:26:45qui va nous annoncer
01:26:46ça c'est gay
01:26:46on met beaucoup d'espoir
01:26:47on est sur la même ligne
01:26:48mon cher Perico
01:26:49et les mêmes inquiétudes
01:26:50nous avons du ressort
01:26:51nous aussi
01:26:52et puis de nombreux pays
01:26:53sont passés par ces épreuves
01:26:55et se sont relevés
01:26:55donc il est tout à fait
01:26:58permis d'espérer
01:26:59à tout à l'heure Perico
01:27:00et à demain
01:27:00pour nous 10h

Recommandations