- il y a 41 minutes
Avec Jérôme Dubus, Eric Revel, Christophe Bannery
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##DEBATS_AVDLD-2026-10-27##
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##DEBATS_AVDLD-2026-10-27##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:0110h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:05A vous de le dire avec aujourd'hui Jérôme Dubu, Éric Revelle, Christophe Bannerie.
00:11On va remplacer Parcoursup.
00:14Les lycéens ont obtenu des résultats.
00:16Manifestement, c'est la promesse d'Edouard Geffray, le ministre de l'enseignement supérieur,
00:20après plusieurs semaines de mobilisation lycéenne.
00:24Alors, c'est vrai que la question qu'on se pose aujourd'hui, c'est par quoi ça va être
00:27remplacé ?
00:28Et puis, pourquoi ne pas nommer les choses ?
00:30Finalement, c'est la sélection qu'on veut enlever, puisque Parcoursup, c'est une plateforme dans laquelle on met ses
00:37voeux.
00:38C'est vrai que c'est un peu fastidieux, ce n'est pas toujours transparent.
00:41Mais si on suit bien les lycéens, ils ne veulent plus de sélection.
00:44Mais comment on fait ?
00:45J'avoue que je me pose la question, Jérôme Dubu, ce matin.
00:48Moi aussi, je me pose la question.
00:49C'est la même question que vous, Stéphanie.
00:51Parce qu'en réalité, dans une société, il y a toujours une sélection à un moment ou à un autre.
00:55Donc là, on la recule.
00:57Moi, quand j'étais bachelier, il y avait un million de bacheliers.
01:00Aujourd'hui, il y en a trois.
01:01Et sur les trois, il y en a deux et demi qui vont dans les universités et dans les facs.
01:06Sans que les moyens aient été évidemment mis en place.
01:09D'ailleurs, on le sent bien, c'est ce qui est en train de couver ces problèmes des moyens.
01:14C'est le problème des places, c'est le problème des moyens, c'est le problème des profs.
01:17C'est le problème au-delà des lycées, c'est aussi le problème des facs.
01:20Donc ça, c'est un sujet, mais Parcoursup n'est qu'un outil.
01:24Ça n'est qu'un outil.
01:25On va remplacer un outil par un autre outil.
01:27On avait remplacé Ravel par Parcoursup.
01:29On va remplacer Parcoursup par un autre outil.
01:31Mais forcément, il y aura une sélection.
01:33Puisque le ministre dit, j'ouvre 15 000 places supplémentaires en université.
01:39Après, en avoir supprimé 10.
01:42En université, il y en aura un peu moins, mais c'est tout confondu.
01:45Il en a supprimé 10 les années précédentes.
01:49Et puis là, il en réouvre 15.
01:50On se demande quelle est la logique dans tout ça.
01:52On voit bien que c'est sous la pression que tout ça est décidé.
01:56Donc en réalité, moi je suis pour le système à l'allemande.
01:59Alors ça ne plaira pas à un certain nombre de gens.
02:01Où il y a un million d'apprentis.
02:03Et où on met en exergue, on privilégie pour un certain nombre de personnes,
02:09pour un certain nombre de jeunes.
02:10Et ça n'a rien de déshonorant.
02:11Il n'y a qu'en France où c'est déshonorant d'autres filières que la filière universitaire.
02:15La filière de professionnalisation.
02:17Alors Macron, il faut lui reconnaître ça, a essayé d'augmenter le nombre de places en apprentissage.
02:23Et puis le cornu a tout cassé, évidemment, en réduisant les aides.
02:26Et puis, inévitablement, on est repassé de presque 1 800 000 apprentis à 500 000.
02:33Une fois qu'on a supprimé les aides.
02:35Ce n'est pas sérieux.
02:35La professionnalisation, c'est un des moyens de répondre aux demandes des entreprises.
02:40Et vous dites l'Allemagne, mais c'est comme ça dans beaucoup de pays, notamment la suite.
02:43Oui, mais je cite l'Allemagne parce que c'est celui qui a le mieux réussi dans ce domaine.
02:46Évidemment, et je regardais en Corée du Sud, il y a carrément, c'est en fonction du classement, vous avez
02:50les places.
02:51Je me souviens, ça ne va pas nous rajeunir, de Giscard d'Estaing,
02:55qui nous disait quand il était président, je crois que c'était en 76 ou en 77,
02:58Barre venait d'arriver, il faut revaloriser le travail manuel.
03:02Il faut revaloriser le travail manuel.
03:051976, on est en 2026.
03:08Surtout, je voyais que la moitié des emplois ne nécessitaient pas nécessairement des études supérieures,
03:13en tout cas de celles dont on sort avec un diplôme des universités.
03:17Donc, c'est vrai qu'il y aura de la frustration à la fin.
03:20Quand vous avez fait un parcours professionnalisant d'apprenti ou de stagiaire dans une entreprise allemande,
03:28que vous avez un job qui est reconnu, vous sortez avec un salaire de 2000, 2500 euros, 3000 euros.
03:36Éric Revelle.
03:38Un mot sur ce que Jean-Luc Mélenchon appelle Parcours Plus.
03:43Sur Parcoursup, je comprends l'argument qui consiste à dire,
03:47on nous demande, donc là je me mets à la place d'un lycéen ou d'un étudiant,
03:51trop en amont, l'orientation qu'on souhaiterait,
03:55tout cela est géré sans transparence, on ne connaît pas vraiment les critères.
03:59Mais Jérôme Dubu a dit quelque chose d'important.
04:03Le vrai sujet, oui, c'est celui de la sélection.
04:06Alors, j'entends des syndicats étudiants qui disent,
04:09non mais Yaka, le chiffre, ça fait deux fois que je l'entends,
04:12Yaka crée 250 000 places supplémentaires d'étudiants
04:17dans nos facs.
04:19Mais pour quelle filière, pour quel débouché ?
04:21En fait, le sujet, il est là.
04:23Et puis je vais vous dire, dans le système égalitariste dans lequel on est,
04:26je ne dis pas d'égalité, parce que si l'éducation nationale,
04:29malheureusement, depuis des décennies,
04:32était en capacité de réduire les inégalités sociales,
04:35ça se saurait.
04:36Les inégalités, elles s'accroissent plutôt en fonction de l'endroit où vous habitez,
04:41de l'école dans laquelle vous scolarisez vos enfants.
04:44Mais, pardon, notre système égalitariste, qu'est-ce qu'il dit en creux ?
04:48Et c'est pour ça que ces jeunes, ils reprennent à l'unisson,
04:50on ne veut plus de parcours subs sans savoir,
04:52oui, ce qu'il va y avoir derrière.
04:55Quelle est la finalité du régime égalitariste qu'on a mis en place en France ?
04:59C'est que la réussite scolaire, elle est plutôt considérée comme illégitime,
05:03et l'échec scolaire comme immérité.
05:05Voilà.
05:05Donc, vous naviguez entre ces deux bornes,
05:10donc, la logique du système, quand vous appliquez ça,
05:13c'est égalitarisme, pas cette égalité républicaine,
05:16c'est égalitarisme,
05:17mais vous dites, tout le monde doit avoir son master,
05:19tout le monde doit avoir son doctorat,
05:21il ne faut pas de sélection,
05:22le bac ne sélectionne plus,
05:24parcours sub ne sélectionne plus,
05:25je passe en deuxième, en troisième, en quatrième année.
05:27Mais vous savez, les meilleurs élèves, où ils vont ?
05:29Ils vont en prépa.
05:30Ils ne vont pas à la fac de sociologie ou d'histoire contemporaine.
05:34Ils vont en prépa, et ils font tous des prépas,
05:37dans des lycées publics ou privés,
05:39il y en a des grands de chaque côté,
05:41et eux, ils font des grandes écoles.
05:42Et vous savez quoi, après ?
05:43Ils se barrent à l'étranger.
05:44Voilà, c'est ça la situation.
05:46Aurélien Pradier, député du Lot,
05:49était ce matin sur Sud Radio,
05:50il nous parle justement de cette sélection.
05:52D'abord, je pense qu'il faut sacrifier Parcoursup,
05:55parce que ce système-là est tout sauf un système juste,
05:58un vrai système de sélection,
06:00c'est une machine bureaucratique,
06:01qui écrase y compris des avenirs de beaucoup de lycéens
06:05et de beaucoup de nos enfants,
06:06et je ne suis pas du tout attaché à Parcoursup,
06:08qui est une connerie, pour dire les choses très simplement,
06:11et qui est l'illustration de ce que la bureaucratie peut faire de mieux,
06:14de système.
06:15Je vous mets au défi de vous faire expliquer
06:17ce qui fait que vous sortez en bonne position ou pas de Parcoursup.
06:20Je n'en fais pas un totem.
06:21Pour le reste, là où on leur ment,
06:23c'est qu'il faudra quelque chose pour remplacer Parcoursup.
06:26Et qu'il y a un mot qu'on ne veut pas prononcer,
06:27qui est celui de la sélection.
06:29On leur ment avec un baccalauréat presque donné,
06:32avec facilité.
06:33Alors, ça fait plaisir à tout le monde.
06:34Et moi, je suis la génération qui a un peu bénéficié de ça aussi.
06:37Et ça nous fait plaisir.
06:38Mais la vérité, c'est qu'on sacrifie l'avenir.
06:40Et donc, la question, c'est qu'est-ce qui va remplacer Parcoursup ?
06:44Et est-ce que le gouvernement va vraiment supprimer Parcoursup
06:47ou remplacer Parcoursup ?
06:49La réponse, Christophe Banneri.
06:51Vous êtes d'accord avec Aurélien Foyer ?
06:52Bon, c'est ce qu'on vient de résumer en substance
06:54dans ce studio, il y a quelques minutes.
06:56Oui, je pense que Parcoursup est très difficile d'utilisation pour certains.
07:04Je pense qu'il y a un manque de transparence, on le dit très bien.
07:09On ne connaît pas toutes les orientations que Parcoursup permet.
07:15Je pense que pour certains qui ont accès à l'information,
07:18c'est plus facile de savoir quelle voie choisir
07:22et que pour la plupart des étudiants qui n'ont pas forcément des grands métiers d'avenir,
07:27ne savent pas vers quoi s'orienter.
07:30Ça, c'est le premier point.
07:31Mais pardonnez-moi, Christophe, à l'époque, c'était pire.
07:34Quand vous aviez le malheur d'habiter en province,
07:36qu'il n'y avait pas Internet,
07:37vous saviez encore moins ce qui existait.
07:39Parcoursup, quand vous l'utilisez, certes, c'est fastidieux,
07:42mais c'est une bonne vitrine de tout ce qui existe, justement.
07:45Donc, je ne comprends pas ce procès, moi.
07:47Mais bon, qui est connu autre chose, justement.
07:51Peut-être qu'avant, quand on commençait une formation,
07:54on savait où on allait.
07:55Mais aujourd'hui, Parcoursup ne permet pas à un étudiant
07:59qui a travaillé de savoir où il va.
08:01Moi, j'ai des exemples d'étudiants
08:04qui peuvent avoir eu des moyennes, 18 de moyenne,
08:07et qui n'ont pas forcément la voie choisie.
08:10Oui, ça, c'est vrai qu'il y a des anomalies.
08:12Voilà.
08:13Mais ce n'est pas une anomalie.
08:15C'est dramatique pour l'étudiant.
08:18Vous voyez ?
08:19C'est ça, le problème.
08:20C'est que j'entends bien qu'il faille la sélection.
08:23Et bien ça, de toute façon,
08:25de ma propre expérience en médecine,
08:27on a aussi une sélection,
08:29mais on sait où on va.
08:30À partir du moment où on entre dans un système,
08:33on sait où on va.
08:34Et là, je pense que c'est très compliqué pour les étudiants.
08:38Le problème, c'est que personne n'est capable de nous dire
08:40par quoi on va remplacer Parcoursup.
08:42Parce que ceux qui nous disent,
08:43comme le disait Eric tout à l'heure,
08:45ou Pradié,
08:47d'ailleurs Pradié n'a pas de solution,
08:49alors qu'il est quand même député.
08:50Il devrait avoir des solutions à nous proposer.
08:52Il n'en a pas.
08:52Parce qu'il nous dit, Parcoursup,
08:54ce n'est pas bien, il faut le supprimer,
08:55mais remplacer par quoi ?
08:57Alors, il y a ceux qui disent,
08:58effectivement, 250 000 places de plus.
09:02Mélenchon, je dis 150 000.
09:04On ne sait pas comment il va les financer.
09:05On ne sait pas comment il va les créer.
09:0610 millions de places de plus.
09:07Donc, voilà, tout ça n'a pas de sens.
09:09Et pour le moment,
09:10tout le monde reste interdit et sans solution
09:14pour remplacer Parcoursup.
09:15Il y a des choses bien.
09:16Chaque refus devrait être expliqué.
09:18Bon, ça, c'est bien.
09:18Non, mais moi, je ne défends pas Parcoursup mordicule.
09:20Parcoursup, je demande par quoi on va le remplacer.
09:23Parce qu'on avait Ravel qui ne fonctionnait pas.
09:24Je me souviens que sous Hollande,
09:25il y avait plusieurs 150 000 personnes
09:28qui n'avaient pas d'affectation.
09:29150 000 jeunes n'avaient pas d'affectation.
09:31Et moi, j'ai connu le système Litt-Camp.
09:35Le système Litt-Camp.
09:36Le premier arrivé, premier servi.
09:37Le premier arrivé, premier servi.
09:39Bien sûr.
09:39On a connu ça.
09:40On a connu ça.
09:41Voilà, ça ne vous rajeunit pas.
09:43Enfin, vous surtout.
09:44Ça fait un peu vieux con.
09:45Il y a quelque chose dont on ne parle pas,
09:47c'est les 57% d'échecs avant la licence.
09:51Les gens ne vont pas jusqu'au bout.
09:52Donc, c'est la sélection par l'échec, de toute façon.
09:55Mais dans une société, il y a toujours une sélection
09:57à un moment ou à un autre.
09:57Alors, on la recule.
09:58Je ne le capte pas.
09:59Oui, mais ce qui est dramatique,
10:00c'est qu'après 5 ans,
10:01il y a quand même 47% des étudiants
10:03qui n'ont pas de diplôme.
10:04Oui, c'est ça.
10:05C'est ce que je vous dis.
10:06Il y a une autre question aussi épineuse
10:08qui est un peu passée inaperçue.
10:10C'est l'effacement du lycée d'origine
10:12qui figure également parmi les pistes évoquées.
10:15Alors, ça, c'est selon.
10:16En fonction de là où on est,
10:18c'est injuste pour tout le monde.
10:20Parce qu'un élève qui bosse comme un malade
10:22dans un lycée d'excellence,
10:24il n'y a pas de raison que le 12 chez lui,
10:26c'est un 18 à l'envers.
10:30C'est vrai.
10:32Est-ce que c'est souhaitable ou non ?
10:33C'est ce que j'appelle la discrimination à l'envers.
10:36Et on a vu des résultats,
10:37je prends le 4 Sciences Pro parce que ça m'intéresse,
10:40parce que c'est mon ancienne école de Sciences Po Paris,
10:43où on a vu un certain nombre de grands lycées,
10:46Henri IV, Louis Le Grand, etc.
10:48ne plus avoir un ennemi, vous entendez ?
10:51Ne plus avoir un ennemi à Sciences Po Paris,
10:53alors qu'ils ont passé un certain nombre,
10:55peut-être de manière ajuste aussi,
10:57mais là, c'est la balance,
10:58c'est l'effet balancier à l'envers.
11:00Plus un inscrit, plus un ennemi à Sciences Po
11:04parce que les notes étaient trop faibles.
11:06Ça veut dire que vous tirez tout vers le bas ?
11:07Les notes étaient trop faibles.
11:08On le voit, c'est pareil pour Polytechnique,
11:10l'école Polytechnique, c'est pareil.
11:12On marche sur la tête.
11:13On voit quel prépa, d'où viennent les étudiants,
11:16on le voit.
11:17Vous parliez de prépa tout à l'heure,
11:18oui, faire une prépa c'est bien,
11:20encore faut-il y avoir accès,
11:22faut-il avoir les moyens de la faire,
11:24et puis toutes les prépas ne se valent pas.
11:28On continue ces débats dans quelques instants avec vous,
11:31et vous n'hésitez pas.
11:32Est-ce que ça vous choque ?
11:33Est-ce que finalement, il faudrait enlever toute sélection ?
11:36Mais avec quels moyens ?
11:38Avec quel argent ?
11:39A vous de le dire, 0826 303.
11:41A vous de le dire, avec Jérôme Dubu,
11:43aujourd'hui Eric Revelle, Christophe Benry,
11:46on parle de cette réforme engagée,
11:48ça y est, Parcoursup bientôt remplacée,
11:50il y a eu plusieurs annonces,
11:52les lycéens ont obtenu quand même des choses,
11:54même si, attention, vous avez vu qu'il y a eu une nouvelle réunion
11:56avec les professeurs, ce n'est pas assez.
11:58Non mais ce n'est jamais assez,
11:59de toute façon, au lieu de refonder tout,
12:02de reprendre les choses par la racine,
12:05il va falloir sortir encore le chéquier,
12:07avec quel argent on se le demande.
12:10C'est vrai que c'est assez exaspérant tout ce qui se passe,
12:12je ne sais pas si ça vous choque ou pas,
12:14n'hésitez pas à venir nous le dire, 0826 300 300.
12:18Tiens, on va prendre Hakim,
12:20qui nous appelle de Villeneuve sur l'Od.
12:22Bonjour Hakim, soyez le bienvenu.
12:24Merci à vous, merci Laurence,
12:25et bonjour à tout le temps.
12:27Vous m'avez appelé Laurence ?
12:28Oui, moi aussi.
12:29Alors ?
12:30C'est pas Valérie ?
12:31C'est pas Valérie.
12:32Non, c'est Stéphanie, excusez-moi.
12:35Vous êtes trompé de chèque, mon cher Hakim.
12:38C'est un compliment,
12:39parce que j'avais une bonne copine qui s'appelait Laurence.
12:41Ah bon, alors je vous remercie.
12:43Allez, vous êtes pardonnés.
12:46Bon, ça vous choque ou pas,
12:48ces histoires d'annonce ?
12:50C'est vrai que sur le papier,
12:51on a tous envie que ça se passe bien,
12:53que tout le monde fasse des grandes études,
12:54mais bon, on sait que dans la réalité,
12:56c'est pas comme ça que ça se passe.
12:59De toute façon,
13:00tous ces jeunes gens,
13:01à un moment ou à un autre,
13:03la sélection, elle finit par arriver.
13:06Alors, que ça arrive dès la première année
13:08ou au bout de la deuxième année
13:09ou la troisième année,
13:11ça finit toujours par tomber.
13:12Et il y a beaucoup de jeunes gens, d'ailleurs,
13:14qui sont désillusionnés.
13:15Vous savez, il y en a, ils ont leur bac.
13:17Très bien.
13:18Alors, ils étaient dans une filière.
13:19Mais ils vous disent,
13:21moi, je voulais pas faire ça,
13:22on m'a forcé,
13:23j'ai été obligé,
13:24j'avais pas le choix.
13:25Mais moi, mon rêve,
13:26c'est par exemple de faire des études d'anglais.
13:28Bon, très bien.
13:29Ils vont en anglais.
13:30Ben, ils s'aperçoivent
13:31parce que c'est pas du tout ce qu'ils croyaient.
13:32C'est beaucoup plus difficile
13:34qu'ils ne le pensaient.
13:35Alors, c'est vrai que ça coûte de l'argent,
13:37tout ça,
13:37quand un jeune s'inscrit quelque part
13:39et qu'on le scolarise
13:41et puis qu'au bout de 3, 4, 5 mois,
13:43il finit par tomber.
13:44Donc, ça a coûté de l'argent au contribuable.
13:46Et puis, dans le même temps,
13:47il a son droit à lui, peut-être, peut-être.
13:50Il veut l'exercer.
13:52Il veut pouvoir, peut-être,
13:53poursuivre un rêve.
13:54Mais c'est vrai que, de toute façon,
13:56les désillusions, elles arrivent.
13:58La sélection,
13:59il y en a quand même un des sélections.
14:01Il ne faut pas dire qu'il n'y a pas de sélection.
14:02Si vous voulez faire des grandes écoles,
14:04si vous voulez faire Sciences Po,
14:06c'est très compliqué.
14:07Nous, on a des élèves
14:08qui ont réussi à avoir Sciences Po.
14:11Mais je vous assure...
14:13Pourquoi vous faites quoi dans la vie, Hakim ?
14:15Je suis enseignant.
14:16Je suis enseignant depuis 25 ans
14:18au lycée professionnel.
14:19Donc, moi, ce n'est pas mes élèves
14:20qui vont à Sciences Po.
14:21C'est ceux plutôt qui sont dans le général.
14:23C'est très dur.
14:24C'est très, très difficile.
14:26Donc, les sélections, elles arrivent.
14:28Si vous voulez faire médecine,
14:30vous avez le droit.
14:30A priori, quand vous avez un bac,
14:32vous pouvez vous inscrire en fac de médecine.
14:34Et si vous n'avez pas fait des études,
14:36si vous n'avez pas fait des filières scientifiques
14:37avec les spécialités scientifiques,
14:39vous n'allez pas durer.
14:41Et après, il y a le classement aussi.
14:43C'est vrai que...
14:43Là, je rejoins Christophe Banry
14:45dans ce studio
14:46qui disait
14:47parfois, vous avez des excellents élèves
14:50qui n'ont pas eu de place
14:50en fac de médecine.
14:52Oui, ça, c'est terrible.
14:54C'est vrai que c'est terrible.
14:54Ça peut arriver.
14:56J'ai vu que ça,
14:56c'était les incidences de parcours.
14:59C'est vrai.
15:00C'est le tir qu'il faut rectifier.
15:01Il y a beaucoup de jeunes étudiants
15:03brillantissimes
15:04et qui n'ont pas compris
15:05que leurs affectations
15:06n'avaient pas été remplies.
15:08Ça, c'est peut-être là-dessus
15:10qu'il faut jouer.
15:10En effet.
15:12Maintenant, dans la grand masse,
15:13les étudiants,
15:14ils ont des rêves parfois.
15:15Et parfois, ça devient
15:16pour eux cauchemardesque.
15:18Ils se sont trompés.
15:19Moi, je crois que de toute façon,
15:21à un moment ou à un autre,
15:23la réalité finit par vous rattraper.
15:25Et quand vous n'êtes pas au niveau,
15:27quand vous n'avez pas la compétence,
15:29c'est cruel pour vous.
15:32Alors, vous avez perdu du temps.
15:33C'est vrai que ça coûte
15:34de l'argent contribuable.
15:35C'est vrai que les amphis
15:36sont bondés.
15:38Mais bon, j'ai cru comprendre
15:40que dans les années à venir,
15:41il y a de moins en moins de jeunes.
15:42Que la démographie était...
15:44Il y avait une telle chute
15:45que peut-être d'ici 10, 15 ans,
15:47tout ça va rentrer dans l'ordre,
15:49on va dire.
15:50Mais bon, c'est vrai
15:50qu'il ne faut pas compter
15:51sur ce paramètre.
15:54Merci, Hakim.
15:55Ça veut dire, il faut quoi ?
15:57C'est vrai, les jeunes ont des rêves
15:59et c'est vrai que c'est dommage
16:00de ne pas pouvoir rêver.
16:02C'est peut-être ça, d'ailleurs,
16:03le fond du problème.
16:05Bien sûr.
16:05Mais non, mais quand vous êtes jeunes,
16:06vous avez envie
16:07d'accomplir vos rêves.
16:09C'est tout à fait logique.
16:10Mais après, il y a la réalité de la vie.
16:12Et moi, je trouve que plus on recule
16:14la réalité de la vie,
16:16moins bien c'est.
16:16parce qu'après, on est frustré,
16:18ça fait des gens mécontents,
16:19qui ne sont pas contents
16:20de leur situation, etc.
16:21De toute façon,
16:22si vous ouvrez les facs,
16:24si vous allez jusqu'à ouvrir
16:26Master 3 sans sélection, etc.
16:28On prend tout le monde,
16:29on remplit tout le monde,
16:30on les mène jusqu'à Master 3
16:32ou 5 ans d'études,
16:33vous allez avoir le saut
16:35dans l'entreprise
16:35qui va être terrible.
16:36Sur le marché du travail,
16:38la sélection va se faire là.
16:39Donc, est-ce qu'il ne faut pas
16:40la faire avant ?
16:41Moi, je ne parle pas de sélection,
16:42je parle d'orientation.
16:44Aller dans une filière professionnelle,
16:46je l'ai dit tout à l'heure,
16:47j'ai cité l'exemple de l'Allemagne,
16:48ce n'est pas du tout dévalorisant.
16:50Oui, mais il faut revaloriser.
16:50Si, en France, si, Jérôme.
16:52Mais ça fait des années,
16:52ça fait 60 ans qu'on dit ça.
16:54Ça fait 60 ans qu'on dit ça.
16:56Moi, je discute
16:56avec les fédérations professionnelles,
16:58elles me disent tous,
16:59le bâtiment,
17:00les travaux publics, etc.,
17:01la restauration,
17:02ils me disent tous,
17:02on manque de personnel,
17:04on manque de jeunes,
17:05on manque de personnel.
17:06Peut-être dans ce cas,
17:07il faut augmenter les salaires aussi.
17:08Les salaires ont été augmentés,
17:09par exemple,
17:10dans la restauration,
17:11les salaires ont été augmentés.
17:12Qu'est-ce que vous en pensez, Christophe ?
17:14Je pense que c'est vrai
17:16qu'il y a des filières
17:18et il y a des orientations.
17:19Le problème,
17:20c'est l'orientation.
17:21Tout à fait.
17:21On le voit.
17:22Il y a des secteurs
17:23qui manquent cruellement
17:24de bains d'oeuvre,
17:25de salariés.
17:26Après,
17:27on passe sur un autre problème,
17:28c'est celui des entreprises.
17:30Celui où une entreprise
17:32qui devrait avoir les moyens
17:34de prendre un apprenti,
17:35de pouvoir embaucher des salariés,
17:37se retrouve face aussi
17:38à la réalité financière
17:40où elle ne peut pas
17:41faire face à cette réalité.
17:44Et c'est ça aussi
17:45qui est bloquant.
17:46Je pense qu'on joue
17:47sur les deux tableaux.
17:48Donc,
17:49un étudiant qui pourrait
17:50avoir envie de faire
17:51ce métier
17:54parce qu'il en a
17:55les capacités
17:56et où l'envie,
17:57mais il faut aussi
17:58valoriser ce métier
17:59pour lui donner
17:59la possibilité de le faire,
18:01tout simplement.
18:01Et puis,
18:02encore,
18:02il faut-il que les entreprises,
18:03on les laisse travailler.
18:04Parce que,
18:05vous avez vu,
18:06vous avez entendu,
18:07Emmanuel Macron prévient
18:08que samedi prochain
18:09sera encore à risque
18:11malgré,
18:11alors qu'on fait des annonces
18:12quand même,
18:13on sort des milliards
18:14encore une fois.
18:15À Marseille,
18:15il a dit que ça ne se reproduirait
18:16plus jamais.
18:17C'est le même Macron
18:18qui est à Marseille,
18:19à Paris,
18:19parce que j'ai du mal
18:20à suivre il y a des moments.
18:21Et puis,
18:21il juge anormal d'ailleurs
18:22que le pays soit dans cet état,
18:24six mois de la présidentielle,
18:25il semble découvrir son pays,
18:27le président de la République.
18:29Je voulais vérifier le chiffre
18:30avant de vous le donner,
18:31mais c'est Thibaut Guiloui,
18:33qui est le patron
18:34de France Travail,
18:35l'ancien Pôle emploi
18:35qui donne ce chiffre
18:36dans la tribune dimanche,
18:38donc de dimanche,
18:39d'avant-hier,
18:40il dit que 44% des entreprises
18:43rencontrent des difficultés
18:44importantes pour recruter.
18:45Alors,
18:45vous avez un chômage
18:46qui va atteindre les 9%,
18:48en dépit d'ailleurs
18:49des promesses
18:49d'Emmanuel Macron
18:50de nous ramener le chômage
18:51en fin de quinquennat
18:52à un niveau structurel,
18:54c'est-à-dire de 5%.
18:54On va presque être au double,
18:56mais ce n'est pas grave,
18:57il n'a pas dû réfléchir
18:59à ce qui se disait
19:00pendant sa campagne.
19:01Mais 44% des entreprises,
19:04Jérôme Dubu,
19:05n'arrivent pas à recruter.
19:05Mais il y a 200 000 postes
19:06non pourvus.
19:06Et c'est dingue quand même.
19:07Il y a 200 000 postes
19:09non pourvus.
19:10Voilà.
19:11Donc,
19:11on dit à chaque fois,
19:13je peux reprendre
19:14toutes les déclarations
19:15des présidents,
19:16des premiers ministres
19:17en disant,
19:17ces postes non pourvus,
19:19on va les réduire,
19:20vous allez voir,
19:20on va revenir à 50 000,
19:22on va en réduire 150 000.
19:23On est toujours
19:24à 200 000 postes
19:25non pourvus
19:26dans les entreprises.
19:27Voilà.
19:27Bon,
19:28on revient à Emmanuel Macron
19:29avant la diversion
19:30d'Éric Revelle.
19:31Je vous tapez sur les doigts,
19:32mon cher Éric,
19:33il met en cause
19:34les réseaux sociaux
19:35et il juge anormal
19:36que le pays soit dans cet état
19:37à six mois de la présidentielle.
19:39Écoutez le président de la République.
19:40C'est pas normal
19:41qu'à six mois
19:41d'une élection présidentielle,
19:42notre pays soit dans cet état
19:43d'ébullition.
19:44Il y a des gens
19:44qui se réjouissent du désordre,
19:46moi non.
19:46Donc,
19:47plus jamais le 17 octobre.
19:48Le 24 octobre est un modèle,
19:49on a tenu
19:50et c'est ce qu'on continuera de faire.
19:53Modèle maintenu,
19:54c'est vrai qu'on a du mal
19:56à suivre Emmanuel Macron
19:58pour le coup,
19:58qui s'étonne
19:59que le pays soit en ébullition,
20:01qui n'est pas là quand il faut,
20:02qui fait ses annonces
20:03à contre-courant.
20:07Il prêche dans le désert.
20:09C'est Saint-Jean-Baptiste,
20:10il prêche dans le désert,
20:11Macron.
20:12C'est catastrophique.
20:13C'est une fin de quinquennat.
20:16On avait déjà eu
20:17la fin de quinquennat
20:17de Jacques Chirac
20:18très compliquée
20:19parce qu'il avait eu cet AVC.
20:21La fin de Mitterrand,
20:23son septennat,
20:24son dernier septennat,
20:26deuxième septennat
20:26très compliqué
20:27parce qu'il était malade.
20:29Là, on se demande
20:30si le président est malade.
20:31Pas la même maladie
20:32que les précédents,
20:33mais on se demande
20:34s'il est malade.
20:34Des problèmes de mémoire,
20:35peut-être ?
20:36Des problèmes de mémoire,
20:37des problèmes de schizophrénie,
20:39des problèmes d'oubli.
20:41Le président de la République,
20:41M. Dubu.
20:42Non, mais on en vient
20:43à se poser des questions
20:44parce que c'est tellement décalé.
20:46Non, non, mais moi,
20:47je ne renie rien.
20:50Contrairement à d'autres,
20:51je ne renie rien.
20:52J'assume tout.
20:54C'est quand même étrange
20:55de trouver anormal
20:56à quelques mois
20:57de la présidentielle.
20:58Il est au courant
20:59qu'il dirige le pays
21:00depuis deux quinquennats ?
21:01Non, mais on marche
21:02en plein délire.
21:03Pardon, alors,
21:04délire, on marche.
21:04Je n'ai pas dit
21:05que le président délirait.
21:06Je ne me permettrais pas.
21:06C'est le président de la République.
21:07Mais il accuse
21:09les réseaux sociaux
21:10d'être à l'origine
21:11ou d'entretenir
21:12cette violence débridée,
21:14infernale
21:15qu'on a connue
21:15le 17 octobre dernier.
21:17Mieux maîtrisée,
21:18le 24.
21:18Mais pardon,
21:19quand dans le même temps,
21:20vous avez son premier ministre
21:23qui convoque
21:23deux influenceuses,
21:25donc présentes
21:25sur les réseaux sociaux,
21:26pour essayer de jouer
21:27un pont-levis
21:28entre la colère
21:29estudiantine et lycéenne
21:30et le pouvoir exécutif,
21:32deux choses l'une,
21:33où les réseaux sociaux
21:34ne sont pas fréquentables,
21:35dixit Macron,
21:36où ils le sont,
21:37et vous convoquez
21:38deux influenceuses
21:39à Matignon
21:40comme ils l'ont fait.
21:40Enfin, pardon,
21:41mais c'est absolument hallucinant.
21:43On est en plein délire.
21:45C'est vous dire
21:45la fragilité
21:46du couple exécutif
21:47aujourd'hui.
21:48Vous savez,
21:48c'est pour ça que
21:49Jean-Luc Mélenchon,
21:50en bon trotskiste-lambertiste
21:52qu'il est,
21:53comprend qu'un pouvoir,
21:54lorsqu'on est révolutionnaire,
21:55il faut attendre
21:56qu'il soit mûr,
21:56voire blette,
21:57pour le faire tomber de l'arbre
21:59et le récupérer
21:59au bas de la rue.
22:00Vous voyez ?
22:01Et sans, Mélenchon,
22:02que le pouvoir,
22:03il est à cueillir en vérité.
22:04Il va tomber tout seul
22:04en avril,
22:05il suffit d'attendre.
22:06Oui, mais six mois,
22:07ça va être long,
22:07chère Stéphanie,
22:08ça va être long
22:09pour les Français
22:09qui ne peuvent pas
22:10remplir leur frigidaire.
22:11On va en parler
22:12justement de ces réseaux sociaux
22:13parce que le gouvernement
22:14aimerait bien pouvoir
22:15les bloquer
22:16s'il ne supprime pas
22:17les contenus
22:17appelant à l'insurrection.
22:19C'est intéressant
22:20comme proposition.
22:21Enfin,
22:21est-ce que c'est réaliste ?
22:22Est-ce que c'est souhaitable ?
22:23On en parle dans quelques instants.
22:25On écoutera d'ailleurs
22:25Emmanuel Macron.
22:26On se retrouve tout de suite.
22:28A vous de le dire,
22:29Stéphanie Demiru.
22:31A vous de le dire,
22:32avec aujourd'hui
22:32Jérôme Dubu,
22:33Éric Revelle,
22:35Christophe Bannerie.
22:36On parle d'Emmanuel Macron
22:37qui a fait
22:37des petites annonces,
22:39alors pas des petites annonces
22:40mais plutôt un diagnostic
22:41de la situation
22:42à Marseille hier,
22:439 jours avant les violences
22:44du 17 octobre.
22:45Il juge anormal
22:46que le pays soit dans cet état
22:47à 6 mois de la présidentielle
22:49et il met en cause
22:50une nouvelle fois,
22:51c'est son dada,
22:52les réseaux sociaux.
22:53Oui.
22:53Est-ce que les réseaux sociaux
22:54jouent un rôle dans cette affaire ?
22:56À coup sûr.
22:57À coup sûr.
22:57Mais les réseaux sociaux
22:59abîment nos démocraties
23:00parce qu'ils polarisent,
23:02parce qu'ils créent
23:03une espèce de sidération
23:04devant les scènes de violence,
23:05parce qu'ils sont
23:05pour certains
23:06des instruments
23:07de mobilisation du pire.
23:09Ils ont été utilisés
23:10en particulier le 17
23:12pour faire venir
23:14des jeunes
23:14ou des moins jeunes
23:15sur les lieux
23:17de délinquance,
23:17d'attaque,
23:18de pillage
23:19et parce qu'il y a
23:20une forme de déréalisation
23:21de la violence
23:22qui se passe
23:22sur ces réseaux sociaux.
23:23C'est mal fini.
23:24Bon.
23:25On peut lui laisser
23:26qu'il y a une forme de...
23:27Non mais je vais me faire
23:28l'avocat du diable.
23:29Il a toujours voulu,
23:30vous savez,
23:30les supprimer
23:31au moins de 15 ans.
23:32Ça, c'est vrai.
23:32Enfin, est-ce que
23:33j'aurais l'autre guidance
23:34de rappeler au Président
23:35de la République
23:36qu'à une époque,
23:36d'ailleurs dans la même vidéo,
23:39il dénonçait
23:39l'assassinat
23:40de Samuel Paty
23:41tout en faisant
23:42le malin
23:43avec nos deux
23:45chanteurs
23:45youtubés,
23:46j'ai oublié leur nom.
23:47Donc lui,
23:48il s'en servait.
23:49Il s'en servait
23:49des réseaux sociaux.
23:51Quand il communique
23:52avec ses muscles
23:53de boxeur,
23:55il s'en sert
23:55des réseaux sociaux.
23:56Quand M. Lecornu
23:57convoque deux influenceuses,
23:59je rajoute,
24:00à Matignon
24:01pour essayer
24:01de créer un lien
24:02entre la colère
24:03des étudiants
24:04et le pouvoir exécutif,
24:06il s'en sert
24:06des réseaux sociaux.
24:07Non mais d'accord,
24:07mais c'est vrai
24:08qu'il n'a pas totalement tort
24:09sur le rôle des faces
24:10des réseaux sociaux.
24:11Mais il découvre
24:11l'eau chaude.
24:13Stéphanie,
24:14d'abord,
24:16Eric a raison,
24:16il s'en est servi
24:17outre mesure.
24:18Il se précipitait
24:19sur TikTok,
24:20etc.,
24:20sur Instagram
24:21pendant sa campagne.
24:22Premier point,
24:23il sait parfaitement
24:24quel est l'impact
24:25que ça peut avoir.
24:26Et deuxièmement,
24:27il confond la cause
24:28et l'outil.
24:29Les réseaux sociaux,
24:30c'est un outil.
24:31La cause,
24:32c'est autre chose.
24:32C'est comme Parcoursup.
24:33C'est exactement la même chose.
24:35La cause est autre chose.
24:36Jérôme,
24:36vous savez bien
24:37qu'il y a des problèmes
24:38aussi d'algorithmes
24:39en fonction de qui vous suivez.
24:40Vous voyez des violences policières
24:42toute la journée.
24:42Vous avez beau avoir
24:43les meilleurs réseaux sociaux
24:45du monde,
24:45si vous n'avez pas
24:46une cause derrière
24:47ou un feu qui couvre derrière,
24:50ça ne marche pas.
24:51Vous savez très bien.
24:52Les réseaux sociaux
24:52sont dangereux.
24:53On le sait.
24:54C'est difficile
24:54pour tout le monde
24:55de discriminer
24:56le vrai du faux.
24:58Alors maintenant,
24:59c'est de plus en plus
25:00avec l'intelligence artificielle.
25:03Néanmoins,
25:03et comme vous le dites très bien,
25:05il y a une cause derrière.
25:06Et en fait,
25:07on alimente,
25:09alors à tort ou à raison,
25:11mais des événements
25:13comme les manifestations
25:14dernières
25:15où plusieurs vidéos
25:17tournent
25:18sur les réseaux sociaux
25:19avec des angles différents
25:20d'une même action
25:22et avec des interprétations
25:24différentes.
25:24Alors, du coup,
25:25oui,
25:26il y a une dangerosité
25:27des réseaux sociaux
25:28et ça,
25:28on ne peut pas dire
25:30que ce n'est pas vrai.
25:31Par contre,
25:32effectivement,
25:33s'il n'y a rien à alimenter,
25:35les réseaux sociaux
25:36servent simplement
25:37de moyens de communication.
25:38En tout cas,
25:38le gouvernement
25:39voudrait pouvoir
25:40les bloquer,
25:41ces réseaux,
25:41s'ils ne suppriment pas
25:42les contenus appelant
25:43à l'insurrection,
25:43il y a,
25:44vous savez,
25:44cet amendement
25:45à la loi
25:45Casseur-Payeur
25:46qui est d'ailleurs examiné
25:47au Sénat aujourd'hui
25:49qui veut donc imposer
25:50aux plateformes
25:50de retirer dans l'heure
25:51les publications
25:52qui appellent à un attentat,
25:53l'insurrection
25:54ou l'armement
25:54contre l'État.
25:55Écoutez,
25:55Laurent Nunez
25:56sur ce point.
25:57Non,
25:57ce n'est pas une interdiction
25:58des réseaux sociaux,
25:59c'est le fait de,
25:59d'abord...
26:00Si,
26:00ça revient à permettre
26:01de suspendre le réseau social.
26:03Ça permet de supprimer
26:04un message
26:04ou un contenu
26:06d'une manière générale
26:07d'ailleurs,
26:07on étend le texte
26:08qui existe.
26:08Ce texte existe déjà
26:09pour le terrorisme,
26:10pour la pédocriminalité,
26:11pour le trafic de stupéfiants.
26:12On l'étend aux appels
26:14à la violence,
26:15notamment dans le cadre
26:16de manifestations.
26:17Donc,
26:17on pourra supprimer
26:18un contenu sur un réseau social
26:19et dans les 24 heures
26:21et même dans l'heure
26:22si cet appel vise
26:23un appel à l'insurrection.
26:25C'est pour ça
26:25que vous vous êtes fait dépasser
26:26le 17 octobre ?
26:27C'est parce qu'il y a eu
26:28des appels de ce type ?
26:28Le 17 octobre,
26:29il y a eu un souci
26:30avec les réseaux sociaux.
26:35sur l'espace public
26:36pour payer des magasins
26:36et qui se sont beaucoup
26:38alertés,
26:39orientés.
26:40C'était Laurent Nunez
26:41sur RTL.
26:41J'entends les cris d'orfraie
26:42des défenseurs
26:43de la liberté d'expression
26:44mais en l'espèce là,
26:46supprimer,
26:47enfin juste des contenus précis
26:49qui appellent à des violences,
26:50ça peut être quand même
26:51du bon sens.
26:52Oui,
26:52c'est à la marge.
26:54Une fois de plus,
26:55ce n'est pas ça
26:55qui va éteindre l'incendie.
26:56Mais non,
26:56mais ce n'est pas ça
26:57qui va éteindre l'incendie.
26:58Qu'est-ce que vous voulez ?
26:59Moi,
26:59je reprends cette phrase
27:00le peuple a tort
27:01donc supprimons le peuple.
27:03On a l'impression
27:03que c'est un peu ça.
27:03On ne parle pas du peuple,
27:05on parle des appels
27:05à la violence,
27:06les pillages et tout ça.
27:07Olivier Villas,
27:08spécialiste des radicalités,
27:09nous disait
27:09que ça a été organisé
27:10sur des plateformes.
27:11Mais d'accord,
27:12mais il y a toujours
27:12eu des manifestations
27:13depuis la loi El Khomri,
27:15depuis 2016,
27:16depuis la loi El Khomri,
27:17chaque manifestation
27:18d'importance,
27:19chaque célébration,
27:20je pense aux célébrations sportives,
27:22aux victoires du Paris Saint-Germain,
27:24ça finit mal.
27:25Est-ce que c'est à cause
27:25des réseaux sociaux ?
27:26La preuve que non.
27:28La preuve que non,
27:29ce n'est pas à cause
27:29des réseaux sociaux.
27:31C'est bien qu'il y a
27:31des problèmes
27:32qui ne sont pas résolus.
27:33C'est bien qu'il y a
27:34un problème
27:34de l'exemplarité des peines.
27:36Quand je regarde
27:36à quoi sont condamnées
27:37les premières condamnations actuelles,
27:39c'est les condamnations du juge,
27:40ce n'est pas condamnations
27:41de l'exécutif
27:42puisqu'on est dans
27:42la séparation des pouvoirs.
27:44C'est les condamnations des juges.
27:46Les pires condamnations,
27:47enfin les plus importantes,
27:49c'est six mois.
27:50Ce sont des gens
27:50qui risquaient six ans,
27:52sept ans pour des vols,
27:54pour des circonstances
27:55qui sont en plus
27:57en groupe,
27:58volant à l'aggravant
27:59à l'aggravant.
28:01Attentat,
28:02action contre les individus,
28:04contre les personnes,
28:05tout ça,
28:05ça vaut six à sept ans
28:07si on regarde le code pénal.
28:08Il n'y a pas eu plus de six mois ?
28:09Non, aujourd'hui,
28:10on est à six mois.
28:10Les premières condamnations,
28:11c'est six mois.
28:12Vous avez tout à fait raison,
28:14monsieur Dubu.
28:15Merci, j'ai réveillé.
28:16Vous vous souvenez
28:16du débat entre Mitterrand
28:18et Chirac ?
28:19Non, je dis ça
28:19parce que c'est Mitterrand
28:20qui a supprimé
28:21la loi Casseur.
28:24Vous vous souvenez ?
28:24Oui, c'est Mitterrand.
28:25Il est grande découverte
28:27du président Mitterrand
28:28au-delà de son virage libéral
28:29économique à partir de 1983,
28:31au-delà de la retraite
28:32à 60 ans
28:32et je pourrais en rajouter.
28:35Donc, en fait,
28:35on a des institutions
28:37qui sont à poil,
28:38pardonnez-moi.
28:39Mais moi,
28:39je ne voudrais pas
28:40que le ministre de l'Intérieur
28:40s'exonère quand même
28:41d'une explication
28:42qui, à mon sens,
28:43n'a pas été donnée
28:44au-delà de la responsabilité
28:45des réseaux sociaux.
28:46C'est pourquoi
28:47est-ce que le 24 octobre,
28:48ils ont redécouvert
28:49une technique de doctrine
28:51de maintien de l'ordre
28:52qui est appliquée
28:53depuis longtemps
28:55qui est ce qu'on appelle
28:56le contrôle en profondeur
28:57des flux de manifestants.
28:58C'est-à-dire contrôler
28:58des manifestants
29:00sur les aires d'autoroutes,
29:01dans les gares.
29:02Ça a été fait le 24 octobre.
29:03Ils ont dit qu'il avait
29:03sous-estimé.
29:04Oui, mais ça n'a pas été fait
29:05le 17 octobre.
29:06Oui, parce qu'ils ont sous-estimé.
29:08D'ailleurs, Emmanuel Macron
29:08a fait son mécanisme.
29:09D'accord, mais il faudrait
29:11que Laurent Nunez
29:12nous explique,
29:13alors que cette tactique
29:13du maintien de l'ordre
29:14était connue,
29:15pourquoi on n'a pas
29:16jugé utile
29:20de...
29:20Eh bien non, non, non.
29:21Non, ça c'est un auditeur.
29:23Moi, je m'interroge un peu.
29:25On n'a pas laissé faire,
29:26ce n'est pas ça que je veux dire.
29:27Mais à cette occasion,
29:29avec ce contrôle en profondeur
29:30des flux de manifestants,
29:31on a pu découvrir
29:32plein d'armes par destination.
29:34Des battes de baseball,
29:36des fusils factices.
29:37Je pense qu'ils vont recommencer.
29:37Oui, d'accord,
29:38mais si on protège
29:39nos gares,
29:40si on protège
29:41nos aires d'autoroutes
29:42dans les centres-villes,
29:43vous avez moins de casseurs
29:44normalement, voyez ?
29:45Bonjour Sandra.
29:46Bonjour.
29:47Bonjour, soyez la bienvenue
29:48sur l'antenne.
29:49Merci, bonjour à tous.
29:51Alors, c'est le blocage
29:53des réseaux sociaux,
29:54ça me paraît alors.
29:55D'abord, je pense
29:56que ce n'est pas possible,
29:57tout simplement.
29:58Alors, c'est des contenus précis,
29:59a dit Laurent Nunez.
30:00Oui, mais...
30:02Enfin, moi, ça me gêne
30:04un peu dans la liberté.
30:05Par contre, il y a un problème
30:06sérieux d'éducation
30:08à l'utilisation
30:09et de comportement
30:10sur les réseaux sociaux,
30:11comme d'ailleurs
30:12de comportement dans la rue,
30:14d'incivilité,
30:15parce qu'on est sur
30:16des incivilités finalement.
30:18Et puis,
30:20s'il y avait une vraie action
30:22derrière possible
30:25de recours,
30:26que l'État pourrait
30:26poursuivre les gens,
30:27mais dans le réel,
30:28ce n'est pas comme ça
30:28que ça se passe.
30:30Oui.
30:30Donc, et la géométrie...
30:31Vous parlez réaliste.
30:32Voilà.
30:33Et puis, c'est la géométrie
30:34barrière, parce que,
30:35comme le disait
30:36un de vos...
30:37Enfin, une des personnes
30:38sur le plateau,
30:39les réseaux sociaux,
30:41nos politiques s'en servent.
30:43Et parfois,
30:43ils sont très violents
30:44eux-mêmes.
30:46C'est-à-dire que,
30:47quand M. Macron
30:48dit qu'il faut traverser
30:50la route pour trouver
30:51un travail,
30:52et ce genre de choses,
30:53pour celui qui cherche
30:55du travail,
30:55ça reste quelque chose
30:56de violent.
30:58Voilà.
30:59Les sans-dents,
31:00enfin, toutes ces choses,
31:01toutes ces expressions...
31:01Ça, c'était François Hollande.
31:03Oui, mais c'est un politique
31:04aussi,
31:05qui a été en responsabilité,
31:06en plus,
31:07de manière importante,
31:08tellement qu'on puisse dire.
31:09Donc, je ne vois pas
31:10comment on va pouvoir
31:11gérer ça.
31:12Et le fond du problème,
31:13c'est qu'on est sur une société
31:14quand même hyper violente.
31:16Oui, c'est vrai.
31:17Qu'on utilise maintenant
31:19tout ce qui est réseau.
31:20Enfin, on se permet.
31:21Moi, je vois sur ma commune
31:23des débats sur les réseaux sociaux,
31:24mais les gens sont odieux.
31:27Et ils seraient incapables
31:28de se dire ça en face.
31:30C'est le reflet
31:31de la violence de la société
31:32pour vous,
31:32c'est ça, Sandra ?
31:34C'est exactement ça.
31:35Et moi, je pense que
31:37c'est à chacun
31:40de se contenir, en fait.
31:42Est-ce qu'on dirait
31:43la moitié de ce que les gens disent
31:45en face à face ?
31:46Mais non.
31:47Mais non.
31:48On n'oserait pas.
31:49Et puis, en plus,
31:49il y a toujours un décalage
31:50dans les réponses.
31:51Donc, il y en a un autre
31:52qui répond entre les deux.
31:54Enfin,
31:55c'est un dialogue de sourds.
31:57Oui, c'est vrai.
31:58Vous avez raison.
31:59Avec beaucoup de violence.
32:01Jérôme,
32:01vous êtes d'accord,
32:02Non, mais je partage
32:03exactement ce qui a été dit.
32:04Moi, depuis,
32:05je prêche un peu
32:06dans le désert aussi,
32:08pour reprendre une expression
32:09que j'ai utilisée tout à l'heure,
32:11je prêche pour l'anonymisation.
32:14On me dit,
32:15ah non, mais techniquement,
32:16ce n'est pas possible,
32:17on va faire fuir
32:18des tas de gens, etc.
32:19Mais enfin,
32:20vous vous faites insulter
32:22de manière anonyme
32:23en permanence.
32:24La fin de l'anonymisation,
32:27c'est absolument indispensable.
32:29Alors, on me dit,
32:31non, techniquement,
32:32ça ne marche pas,
32:32on n'a pas trouvé
32:33les solutions, etc.
32:34Moi, je ne vais pas fouiller l'affaire,
32:36mais enfin,
32:36tant qu'on aura
32:37cette anonymisation
32:38des réseaux sociaux,
32:39ça ne sera pas possible.
32:41Vous vous faites insulter
32:42en permanence
32:43par des gens
32:43que vous ne connaissez pas,
32:44c'est insupportable.
32:45Tout à fait.
32:46Après, ils ont pu mettre
32:48l'anonymisation,
32:48donc je pense qu'ils peuvent
32:49très bien leur tirer.
32:50Je pense que, voilà,
32:51techniquement,
32:52il ne faut pas...
32:52Je ne sais pas
32:53qu'on prenait des pseudos,
32:54etc.
32:55Je ne sais pas,
32:55je ne sais rien.
32:56Techniquement,
32:56on m'a toujours dit,
32:57non, ce n'est pas possible.
32:59En tout cas,
33:00au-delà de la responsabilité
33:01des médias,
33:02il y a aussi
33:02une responsabilité politique
33:03sur laquelle
33:08il faut quand même
33:08se pencher
33:09et voir un petit peu,
33:10maintenant,
33:11dans le fond du sujet,
33:13qu'est-ce qui pose problème.
33:14Il y a un manque
33:15de confiance du peuple
33:17vis-à-vis de notre président
33:19et du gouvernement
33:20au sens général.
33:22Donc, je pense que
33:23c'est là-dessus aussi
33:23qu'il faut se pencher,
33:24creuser
33:25et rétablir ce lien
33:27de confiance
33:28pour éviter d'attiser
33:29la colère du peuple
33:31à travers les réseaux.
33:32Et contre la vie chère
33:33à la base,
33:33je vous le rappelle.
33:34Notamment.
33:35On va en parler d'ailleurs.
33:36Et puis, rappelez aussi
33:37quand même que ces manifestations,
33:39c'est partout en Europe.
33:40En tout cas,
33:40on a eu des similaires
33:42en Italie,
33:42en Espagne.
33:43En tout cas,
33:44merci Sandra
33:44pour votre intervention,
33:45pleine de bon sens.
33:47La colère,
33:48on en parle
33:49parce que ce matin,
33:51j'ai écouté Dominique Schellcher,
33:52le PDG de la Coopérative U,
33:54qui disait
33:55qu'il y avait
33:55un véritable effondrement
33:56de la consommation
33:57de carburant en octobre.
33:58Vous savez,
33:59les prix ont flambé.
34:00Ça veut dire
34:00que les Français
34:01n'osent même plus
34:01faire le plein maintenant.
34:02il n'y a plus de sous.
34:04Confiance des ménages
34:05des Français,
34:06elle est tombée en octobre
34:07au plus bas
34:08depuis,
34:08tenez-vous bien,
34:09juin 2013.
34:11C'est ce qu'a annoncé l'INSEE.
34:14Évidemment,
34:15tout le monde est pénalisé
34:16dans sa situation personnelle,
34:18financière.
34:19Voilà aussi
34:20ce qu'il couvre,
34:21Éric Revelle.
34:22Oui,
34:23alors ça rejoint un peu
34:24notre premier sujet,
34:25si vous voulez.
34:25Encore une fois,
34:26il ne s'agit pas pour moi
34:26de légitimer
34:27les vols de produits alimentaires
34:29ou de produits
34:29de première nécessité.
34:31Mais,
34:32le fait que
34:33l'effondrement
34:34de la consommation
34:35de carburant
34:36soit constaté,
34:37ça veut dire
34:37que les Français
34:37n'ont plus les moyens
34:38de mettre de l'essence
34:40ou du gazole
34:40dans leur réservoir.
34:41Alors,
34:41je faisais un petit calcul,
34:42très simple,
34:43parce que vous allez voir
34:43que l'État est en train
34:44de se prendre les pieds
34:45dans le tapis,
34:45j'insiste.
34:47Shell Chair dit
34:4840% d'effondrement
34:49de la consommation
34:50du carburant,
34:51c'est ça,
34:51sur un mois.
34:5340%,
34:54ça fait à peu près
34:554 milliards de litres
34:57d'essence
34:58et de gazole
35:00ou de ce que vous voulez,
35:01de super sans plomb,
35:02de trucs.
35:02Il faut arriver
35:03la multiplication.
35:04Mais oui,
35:04parce que 4 milliards,
35:06si vous prenez
35:07les 60%
35:09de taxes
35:09sur la ligne
35:10de carburant
35:10en France,
35:11ça fait un manque
35:12à gagner pour l'État
35:13sur un mois,
35:14si les 40% sont confirmés
35:16sur un mois,
35:17d'un milliard 6.
35:18De recettes en moins.
35:20De recettes en moins.
35:20Ça veut dire qu'au-delà
35:23du signal d'alarme
35:23de la pauvreté
35:24dans laquelle se trouvent
35:25les gens pour remplir
35:26leurs réservoirs,
35:27il y a un sujet financier
35:29qui nous pend au nez.
35:29Ça veut dire que le budget
35:30de M. Lecornu
35:31de ces 54 milliards,
35:32il est déjà largement dépassé,
35:34même si l'Assemblée
35:36n'en veut pas,
35:36ils vont passer à l'ordonnance.
35:37Mais ça veut dire que
35:39les recettes fiscales
35:40de l'État,
35:40que sur le carburant,
35:42sont en train de s'effondrer
35:43de manière violente.
35:44Elle s'était déjà effondrée
35:45de 500 millions d'euros
35:47au mois de septembre.
35:48Donc, vous êtes à près
35:482 milliards potentiels
35:50de recettes fiscales
35:50en moins pour l'État.
35:51Je ne vois pas comment
35:53les agences de notation
35:54peuvent continuer
35:55à nous faire confiance.
35:56Et pourtant,
35:57ça a été le cas
35:57il y a quelques jours.
35:58A l'instar de Moody's.
35:58Et je vais vous dire,
35:59quand j'entends M. Roland Lescure
36:01expliquer que
36:02les méchants déclinistes
36:04aimeraient bien
36:04que la France
36:05soit dégradée
36:06pour emprunter plus cher,
36:07ce qui est déjà le cas,
36:08je réponds à M. Lescure,
36:09non, ce que j'aimerais bien,
36:10c'est que le gouvernement
36:12dont vous êtes ministre des Finances
36:13prenne des décisions,
36:15même si vous n'avez pas
36:15de majorité,
36:16mais arrête de nous faire prendre
36:17des vessies pour des lanternes.
36:18Vous ne prenez pas de décision.
36:20La consommation s'effondre.
36:22La croissance s'effondre.
36:23Les recettes fiscales s'effondrent.
36:25On est dans une situation
36:26économique, financière,
36:28sociale, sécuritaire.
36:29Terrible.
36:30Et vous ajoutez à cela
36:3272 000 faillites d'entreprises.
36:34C'est un record.
36:35On en parle dans quelques instants.
36:36Je vous donne la parole
36:38sur Sud Radio,
36:39suite et dernière partie,
36:40dans quelques secondes.
36:42Radio, à vous de le dire,
36:44Stéphanie Demiru.
36:45On est capables de faire.
36:46À vous de le dire,
36:46troisième et dernière partie
36:47avec Jérôme Dubu.
36:48Aujourd'hui,
36:49Éric Revelle,
36:50Christophe Benry.
36:51On parle de la situation
36:53plus qu'explosive en France
36:55parce qu'à l'heure
36:56où certains promettent
36:57de nouvelles manifestations,
36:59tous les samedis,
37:00les commerçants,
37:01les entreprises
37:02tirent la langue
37:03et ça devient extrêmement inquiétant.
37:04Éric Revelle,
37:05avant la pause,
37:07nous parlait
37:08de cette situation.
37:10On parlait notamment
37:11de l'essence.
37:12On avait le patron
37:12de la coopérative
37:13qui évoquait ce matin
37:14sur BFMTV
37:15un véritable effondrement
37:16de la consommation
37:17du carburant en octobre.
37:18Lui, il parle de chez lui,
37:19bien sûr,
37:19mais j'imagine
37:20c'est à l'instar
37:21de ce qui se passe en France.
37:22Les Français n'ont plus d'argent.
37:24Ils ne consomment plus.
37:26D'ailleurs,
37:26je rappelle
37:27l'indice de confiance
37:29des ménages
37:29au plus bas
37:30depuis juin 2013
37:32en octobre
37:33selon l'INSEE.
37:34Ça veut dire que
37:34tout le monde a le moral
37:35dans les chaussettes.
37:36Personne ne consomme.
37:37Parlez-en aux commerçants.
37:39À mon avis,
37:39tout le monde va commencer
37:40à commander
37:41sur Amazon à Noël.
37:42Ce qui serait un désastre
37:43pour les commerçants
37:44puisque les centres-villes
37:46sont pris d'assaut
37:47les week-ends.
37:47Il faut quand même
37:48rappeler un certain nombre
37:49de données
37:49qui sont des données
37:50vérifiables
37:51et incontestables.
37:53Après la crise du Covid,
37:54les entreprises
37:55ont largement
37:56augmenté les salaires
37:57parce qu'il y avait
37:58l'inflation.
37:59Donc, on a eu
38:00un pouvoir d'achat.
38:01J'accepte l'année dernière
38:03et sûrement cette année,
38:04mais jusqu'en 2024,
38:06on a eu un pouvoir d'achat
38:07des Français
38:07en moyenne.
38:08Alors après,
38:09il y a des cas particuliers,
38:10etc.
38:11Il y a des gens
38:11qui sont en difficulté,
38:12mais un pouvoir d'achat
38:13en moyenne
38:14qui a continué
38:14d'augmenter.
38:15Pourquoi ?
38:16Parce que les entreprises...
38:18Mais de la chance, hein !
38:19Je dis,
38:20il y a sûrement
38:21des cas particuliers.
38:22Je parle en moyenne.
38:24C'est de la macroéconomie,
38:25ce n'est pas de la microéconomie.
38:26En moyenne,
38:27le pouvoir d'achat
38:28des Français
38:28a continué d'augmenter
38:29parce que les entreprises
38:31ont concédé
38:32des augmentations
38:33de 3, 4, 5 %.
38:35C'est ça la réalité.
38:37Et au bout d'un moment,
38:38les entreprises
38:39ne peuvent plus
38:40augmenter les salaires.
38:41Il faut bien avoir ça dans le...
38:42Vous avez vu que le SMIC
38:43va certainement être augmenté
38:45au mois de janvier.
38:46Moi, je parle de tous les salaires.
38:48Et donc,
38:48comme on est dans un système
38:50où la croissance en France
38:52est soutenue par la consommation
38:54depuis des années et des années,
38:56on aurait pu changer de modèle.
38:58On ne l'a pas fait.
38:58Quel que soit le type de gouvernement,
39:00il y a un moment
39:01où, effectivement,
39:02la croissance s'effondre.
39:03C'est ce qui est en train
39:04de se passer.
39:05Elle était à 1 %,
39:06elle va sûrement être à 0 %
39:09en 2026
39:10parce que la consommation diminue.
39:13Et pourquoi la consommation diminue ?
39:15Parce qu'effectivement,
39:15le pouvoir d'achat
39:16est mangé par de nouveau l'inflation.
39:18Mais les entreprises
39:19ne peuvent plus, aujourd'hui,
39:20augmenter les salaires.
39:21C'est impossible.
39:23Et puis, il y a l'instabilité.
39:24Plus personne n'a envie d'acheter
39:26quoi que ce soit.
39:27Et les gens sont extrêmement fébris.
39:28Il y a vraiment une baisse
39:29de morale et de confiance.
39:31Comment on va faire ?
39:32Ça va être long,
39:326 mois avant la présidentielle ?
39:34La consommation,
39:35effectivement,
39:35la baisse de consommation,
39:36elle est à la fois locale
39:38et internationale.
39:39On voit aussi,
39:40avec déjà tout ce qui se passe en France,
39:42une grosse diminution du tourisme.
39:45grosse chute-baisse du tourisme.
39:47Oui, vous avez raison.
39:48Ce qui est important à noter aussi
39:49parce que c'est une grosse partie
39:51des activités
39:54des entreprises locales.
39:56Donc ça, déjà, voilà.
39:57Et ensuite,
39:58on ne peut pas négliger
39:59qu'il y ait une crise sociale
40:00qui est quand même profonde.
40:01Les gens n'en peuvent plus.
40:02Ils sont à bout.
40:03Ils n'ont plus d'argent.
40:05Moi, qui m'occupe du centre social
40:09de ma ville,
40:10je n'ai jamais vu
40:11autant de personnes
40:13consultées.
40:14Et pas simplement
40:16des gens
40:17qu'on pourrait attendre,
40:19voire venir.
40:19Il y a de plus en plus
40:20de ménages
40:21qui sont dépassés
40:22avec des revenus
40:24qui sont,
40:25normalement,
40:26qui permettraient quand même
40:27de joindre les deux bouts,
40:28comme on peut dire.
40:29Des travailleurs pauvres.
40:30Des travailleurs
40:31qui sont devenus pauvres,
40:32tout simplement.
40:33Voilà.
40:33Et qui ont envie
40:34de s'en sortir
40:35mais qui sont obligés
40:36de demander
40:36des logements sociaux.
40:38Mais les logements sociaux,
40:39vous avez quand même
40:40un peu trop de revenus
40:41pour y avoir accès.
40:43Donc en fait,
40:44il y a cette difficulté
40:47pour les ménages
40:49entre le
40:49je ne gagne pas assez d'argent
40:51mais j'en gagne trop
40:52quand même
40:52pour avoir des aides
40:54et c'est de pied en pied.
40:56Et ça,
40:56vous les avez vus
40:57influer ces derniers mois.
40:58Je les vois influer
40:59et je vois aussi
41:00qu'on ne peut rien faire.
41:02C'est-à-dire qu'on a aussi
41:03des baisses de budget
41:04au sein des communes
41:05qui ne nous permettent pas
41:06de faire face
41:07en fait à ces demandes.
41:09Les demandes se multiplient,
41:10on n'a pas assez de logements,
41:12on n'a pas assez de chèques,
41:15même énergie et tout
41:16à leur donner.
41:17On voit aussi
41:18l'augmentation
41:19des personnes fréquentant
41:20les restos du cœur.
41:22C'est l'explosion.
41:23Vous êtes à Perne-les-Fontaines,
41:24on rappelle dans 84.
41:26Éric Revelle,
41:27on le disait,
41:28ça va être très très très long
41:29avant la présidence.
41:30Je partage évidemment
41:32tout à fait
41:33votre point de vue
41:34parce que vous êtes
41:34un homme de terrain
41:35donc vous vivez les choses
41:37et allez dire au quotidien
41:38Jean-Christophe
41:39mais je voudrais rajouter
41:41une chose quand même.
41:42C'est que
41:43au-delà de l'aspect
41:44micro et
41:45micro-économique
41:46et des réalités
41:48de terrain,
41:48c'est-à-dire pour des familles
41:49qui le vivent
41:50au quotidien,
41:51je vous vois une petite parenthèse,
41:52est-ce que vous vous rendez compte
41:53qu'après les pillages
41:54de magasins de commerçants,
41:55au-delà de l'effondrement
41:56et des pertes d'exploitation
41:57accumulées,
41:58vous avez plein de commerçants
42:00qui en attendant
42:00que l'assurance,
42:01l'administration,
42:02les rembourses,
42:03lancent des cagnottes.
42:04Donc on avait
42:05les restos du cœur
42:07pour les Français
42:07en difficulté alimentaire,
42:09on a maintenant
42:09les commerçants du cœur.
42:11Vous voyez,
42:11ce sont des commerçants
42:12qui lancent des cagnottes
42:13pour essayer
42:14de se refaire une trésorerie.
42:16Mais sur le point de vue macro,
42:17il ne faut jamais oublier
42:18que la consommation des ménages,
42:19c'est le premier pilier
42:20de la croissance
42:21de notre modèle économique.
42:22Ce n'est pas comme l'Allemagne
42:24qui est orientée
42:24vers les exportations.
42:25Vous avez une croissance
42:26qui est à 0,4%
42:28officiellement aujourd'hui,
42:29qui est sans doute
42:29encore inférieure
42:30puisqu'on a déjà eu
42:31un trimestre
42:31de croissance négative.
42:34Les Français ne consomment plus
42:36parce qu'ils n'ont plus
42:36les moyens,
42:37parce qu'ils n'ont pas confiance
42:38dans l'avenir,
42:39parce qu'ils ne voient pas
42:40comment on s'en sort.
42:41Alors moi,
42:41je veux bien que,
42:42oui,
42:42les six mois vont être longs,
42:43mais en fait,
42:44cette consommation des ménages,
42:45ce n'est pas quelque chose
42:46que les distributeurs
42:48ou le gouvernement
42:49devraient prendre
42:49à la légère.
42:50En fait,
42:51on assiste
42:52à l'effondrement
42:53des recettes fiscales.
42:54J'insiste,
42:55mon cher Dubu,
42:55même si vous ne partagez pas
42:56mon extrapolation
42:57tout à l'heure,
42:58mais on assiste
42:59à un effondrement
43:00des recettes fiscales
43:01qui seront encore moins
43:02redistribuées
43:03en direction des collectivités locales
43:04puisqu'on n'a rien à pas,
43:05mais qui vont avoir
43:06un effet très négatif
43:07sur la croissance
43:08et sur l'emploi.
43:10Voilà,
43:10on est dans une difficulté
43:12première.
43:13Éric Rebell,
43:14qu'est-ce qu'on fait ?
43:14C'est quoi la marge de manœuvre ?
43:16Il faut quand même
43:17être réaliste dans cette affaire.
43:18Tout le monde tape comme ça
43:19sur le modèle
43:20en disant
43:21les gens n'ont plus d'argent,
43:22le pouvoir d'achat
43:23baisse,
43:24mais les entreprises
43:25aujourd'hui
43:26sont dans l'incapacité
43:27d'augmenter les salaires.
43:29Je suis désolé de vous le dire.
43:30Vous savez ce qu'on a fait
43:31pendant des décennies,
43:32mon cher Dubu.
43:32Je ne vais pas critiquer
43:33que Macron.
43:34Oui,
43:35mais il faut arrêter
43:35d'augmenter aussi
43:37les prestations sociales.
43:38Je suis désolé de vous dire.
43:38Vous savez ce qu'on a fait
43:39qui a été théorisé
43:40par Jérôme Fourquet,
43:41le consuméro étatiste
43:43pendant des années.
43:43Vous savez ce qu'on a fait ?
43:44Pourquoi on a embauché
43:45beaucoup de fonctionnaires
43:47après la régionalisation
43:48voulue par François Hollande
43:49notamment dans les territoires ?
43:51Parce qu'en fait souvent,
43:52regardez bien
43:52ce que je vais vous dire,
43:53quand une entreprise,
43:55une usine,
43:55un centre de production ferme,
43:57il y a un hypermarché
43:58qui se met en place.
43:59Cet hypermarché,
44:00il vend de la consommation
44:01aux ménages.
44:02Mais pour que le pouvoir d'achat
44:03soit suffisant
44:04pour faire vivre
44:05cette hyperconsommation,
44:07on embauche des gens
44:08dont le pouvoir d'achat
44:09est assuré,
44:09ça s'appelle des fonctionnaires.
44:10Et en fait,
44:11on a un modèle
44:11qui a tourné en creux,
44:13on a un modèle
44:13qui a tourné à vide,
44:14c'est-à-dire qu'on a déployé
44:16une sphère publique importante
44:17pour faire de la consommation
44:18et pour masquer
44:20notre désindustrialisation.
44:21Voilà,
44:22c'est ça le système
44:22dans lequel on est
44:23et qu'il n'est plus
44:24et qu'il n'est plus
44:29finançable.
44:31Il faut redonner
44:32la possibilité
44:33aux entreprises
44:33d'embaucher.
44:34Oui,
44:35on aimerait bien.
44:36Merci à tous les trois.
44:37mais avec des salaires
44:37qui ne suffiront pas
44:39et encore une fois,
44:40les entreprises
44:41sont dans des situations
44:43financières
44:44extrêmement difficiles.
44:45Bon,
44:45ne soyez pas trop négatifs.
44:47Ne comptez pas
44:47sur les entreprises
44:48pour augmenter
44:49le pouvoir d'achat.
44:49Aujourd'hui,
44:50c'est impossible.
44:50Elles l'ont fait
44:51après les années post-Covid.
44:53Merci à tous les trois.
44:54Merci,
44:54Perico les gars.
44:55Bonjour.
44:56Bonjour Stéphanie.
44:57Bon,
44:57j'espère que vous allez
44:58nous remonter le moral
44:59quand même.
45:00Non,
45:00mais le moral,
45:00je vais vous donner
45:03les moyens
45:03de faire face
45:04avec un pardon
45:05qui caractérise
45:06cette antenne.
45:07Vous allez vous présenter
45:07à la présidentielle,
45:08c'est ça ?
45:09À la présidentielle
45:10de ma succession.
45:12qui n'est pas une sinecure.
45:13J'ai jamais gagné.
45:15J'aurais une humeur
45:16sur l'idée
45:17qu'un détraqué
45:17ou pas
45:18reste un crime raciste.
45:21En rappelant
45:22que pour l'instant
45:22au nombre de victimes,
45:24il y a un racisme
45:24qui a fait plus de morts
45:25que d'autres.
45:26Voilà,
45:26c'est pas fait d'actualité.
45:27À midi,
45:28je vais aller à Marseille.
45:30Je recevrai
45:31la passion aria
45:32de la Belle de Mai,
45:33Cautère Ben Mohamed
45:35qui viendra nous parler
45:36des colères de Marseille
45:37et nous essaierons
45:38de comprendre avec elle
45:40comment la France
45:40continue à penser
45:41ses plaies
45:42du 17 octobre.
45:43On a du mal
45:43à s'en remettre.
45:44On aura même
45:44Jean-Paul Brighelli
45:45qui est un prof
45:46à la fabrique du Crétin
45:47qui nous dira
45:48comment ce mouvement lycéen
45:50a pu être ou pas récupéré.
45:51Et j'aurai de 13 à 14h
45:52Julien Dré,
45:54Monseigneur Dré,
45:55voilà,
45:55au dignitaire
45:56du Parti Socialiste
45:57qui viendra nous dire
46:00avec lequel je vais débattre
46:01dimanche.
46:02Il a viré sa cutie
46:03qui se chauffe.
46:05Il a viré sa cutie.
46:07C'est pour ça qu'il vient
46:09sur le studio de radio
46:10et il a envie d'être
46:10entendu, écouté
46:11et de voir
46:12qui tire les ficelles
46:13de ce mouvement
46:15social lycéen.
46:16Ah bah il en connaît.
46:18Bonne émission.
46:18Il nous retrouve
46:19demain à 10h
46:20pour avouer.
46:21Il connaît bien les ficelles.