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00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:08Bonjour, bienvenue sur Sud Radio, vous y êtes certainement déjà depuis la matinale parce que c'est une radio passionnante,
00:00:13mais si vous venez d'arriver parce qu'il est midi, vous allez passer à table, et bien non, on
00:00:17va cuisiner, on va les inviter aussi quand ils vont venir.
00:00:20En ce mardi 8 septembre, c'est ça ?
00:00:23Absolument, Érico.
00:00:252026, vous venez d'entendre la voix d'Anissa qui est là pour me supporter.
00:00:31Et je peux vous dire que les femmes qui me supportent, il n'y en a pas beaucoup, il n
00:00:35'y en a pas tant que ça.
00:00:36On est médaillé d'or.
00:00:37Voilà, Desi Brito aussi, alors elle supporte l'émission, elle, puisqu'elle la réalise.
00:00:43Les sons exquis que vous entendez pour illustrer nos propos sont souvent sélectionnés et mis en scène par Desi Brito.
00:00:50Et puis dans l'équipe des téléphonistes, des petits télégraphistes, des grands télégraphistes de Sud Radio,
00:00:58aujourd'hui nous avons l'honneur de recevoir M. Zacharias Abrous, qui sera peut-être d'ailleurs secondé ou remplacé
00:01:04à midi par le grand Emmanuel Galasso,
00:01:07à moins que ce ne soit Jérémy.
00:01:08Vous voyez, mais l'équipe qui est là pour vous écouter au 0826 300 300, je veux dire, c'est
00:01:13un des piliers essentiels de Sud Radio,
00:01:15puisque c'est le parlons vrai que vous parlez vrai, que vous avez besoin de nous parler, donc vous appelez
00:01:18Sud Radio.
00:01:19Anissa et moi et Elvin, on se demande ce qu'on fait là quelquefois, entre l'équipe du téléphone et
00:01:23les auditeurs,
00:01:23je pense qu'on pourrait faire une émission tout à fait parfaite, et je parlais d'Elvin,
00:01:27et qui est là, qui s'assure de la bonne diction, de façon à la retranscrire le plus fidèlement,
00:01:32et puis Elvin nous fera une petite perle tout à l'heure, parce qu'Elvin c'est un grand perleur,
00:01:36et il va nous raconter une anecdote sur un monsieur qui s'appelle Guillotin.
00:01:39Voilà, nous allons, alors je vais faire une humeur, on parle que de la tour Eiffel,
00:01:45mais moi ça m'a particulièrement agacé, je trouve que c'est grave,
00:01:48et je vais vous dire, je vous donne tout de suite le titre, est-ce qu'on a jeté un
00:01:51voile religieux sur la tour Eiffel ?
00:01:53Il semblerait que ça y ressemble.
00:01:55Ensuite, nous allons parler du rapport Pisa, voilà, pourquoi la République fabrique des coques,
00:02:02pourquoi la France tue son école, le rapport Pisa qui ne cesse de s'effondrer,
00:02:07je le disais en présentation, maintenant on est au-dessous du niveau de la mer,
00:02:10il faut un scaphandre pour le suivre, et nous recevrons Sophie Auger,
00:02:13ancienne déléguée générale de l'association SES Éducation,
00:02:17et auteure de l'éducation nationale en perdition chez Fayard.
00:02:25Et puis Anissa nous fera un petit point aussi sur la situation, voilà les chiffres.
00:02:29Faut-il avoir peur de ceux qui veulent détruire l'État ?
00:02:33Oui, il y a des gens qui disent que l'État c'est pas bien, qu'il faut le détruire,
00:02:35il faut tout libéraliser,
00:02:36on les appelle les libertariens, faut-il avoir peur ?
00:02:38Ils sont devenus très puissants, très célèbres, et quelquefois très appréciés par l'opinion.
00:02:43Et bien Christophe Bourseiller, que l'on connaît aussi pour ses prestations cinématographiques,
00:02:47que j'adore, qui a un drôle, avec cette personnalité un peu en recul,
00:02:51a écrit la saga des libertariens, d'Ein Round jusqu'à Elon Musk,
00:02:56aux excellentes éditions du CR, et il sera là avec nous,
00:03:00pour décrypter justement la saga des libertariens,
00:03:03qui sont-ils, que veulent-ils, où vont-ils, et comment tout cela va-t-il finir ?
00:03:07Et puis à Anissa, on a aussi quelques...
00:03:08Pas d'autres choses, absolument, d'autres sujets.
00:03:11On va parler des pompiers, ces héros que l'on applaudit lorsque tout brûle,
00:03:14mais que l'on oublie souvent.
00:03:15Une fois l'incendie éteint, nous verrons aussi ce que le Nutri-Score nous révèle vraiment sur nos assiettes.
00:03:20En fait, pourquoi on le contourne ? Comment on arrive à le contourner ?
00:03:22Exactement, et puis on va revenir sur de vieux prénoms aussi,
00:03:25qui font un retour spectaculaire dans les maternités,
00:03:27et puis comment des tableaux de Renoir peuvent réapparaître après avoir longtemps disparu.
00:03:32Voilà, voilà le programme du jour, à tout de suite sur Sud Radio.
00:03:36Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricault.
00:03:41Rendez-vous sur la tour Eiffel,
00:03:45la scène à nos pieds à l'air d'une écharpe blonde.
00:03:52Rendez-vous entre terre et ciel,
00:03:57Écoutons Paris chanter,
00:04:00Vibraire à la ronde,
00:04:03De mon marge...
00:04:04Et vous avez reconnu Charles Trettenay,
00:04:05qui chante cet édifice mondial, national,
00:04:11glorieux qu'est la tour Eiffel.
00:04:12Eh bien, on a jeté un voile.
00:04:15Je peux même dire qu'on a jeté un voile religieux sur la tour Eiffel,
00:04:19avec la formule,
00:04:20« Veuillez cacher ces femmes que nous ne saurions voir ».
00:04:22Et l'administration de la tour Eiffel,
00:04:24à la demande d'une association indienne,
00:04:28un des Indes,
00:04:29qui s'appelle
00:04:31Boshas Anvoisi Akshar Puru Shottam,
00:04:35Swamizna Rayansansta,
00:04:36proche du Premier ministre indien,
00:04:37M. Narendra Modi.
00:04:39Eh bien, ils ont tout simplement demandé
00:04:40à l'administration de la tour Eiffel
00:04:41de faire en sorte qu'il n'y ait pas de personnel féminin
00:04:43pendant la visite et la cérémonie.
00:04:45Alors, ça, c'est tout à fait leur droit de venir.
00:04:48Nous sommes voltairiens,
00:04:49nous donnerions notre vie
00:04:50pour que ces gens puissent visiter la France,
00:04:52sans problème,
00:04:52quelles que soient leurs valeurs et les idéologies.
00:04:54Mais de là,
00:04:55à ce que l'administration de la tour Eiffel,
00:04:57la SET,
00:04:59Société d'exploration de la tour Eiffel,
00:05:00S-E-T-E,
00:05:01dont le directeur général,
00:05:02et M. Patrick Branco-Ruiveau,
00:05:06accepte les conditions de cette secte indienne.
00:05:09Vous savez, aux Indes,
00:05:10il y a les castes.
00:05:11Donc, il y a les parias,
00:05:13et là, ils ont considéré
00:05:15que les femmes n'avaient pas à être présentes.
00:05:19Le personnel de la tour Eiffel,
00:05:21de la municipalité de Paris,
00:05:22donc des fonctionnaires,
00:05:23j'allais dire, publics,
00:05:24ont demandé aux femmes,
00:05:26soit de ne pas être là,
00:05:27soit, dans certains postes,
00:05:28elles ont été remplacées par des hommes.
00:05:29Et nous avons accepté.
00:05:30Je dis nous parce que c'est la France.
00:05:32Voilà.
00:05:32Alors, je ne sais pas si M. Patrick Branco-Ruiveau
00:05:34a des explications à donner.
00:05:35Il y a eu des excuses,
00:05:36déjà du BAPS,
00:05:37de l'organisation indienne.
00:05:38Ils se sont regardés.
00:05:39M. Branco-Ruiveau,
00:05:40il semblerait aussi
00:05:42expliquer qu'il y avait peut-être
00:05:43eu un malentendu
00:05:44qui le regrette,
00:05:44parce qu'il y a eu une grève
00:05:45ensuite du personnel,
00:05:46bien entendu.
00:05:47Édouard Philippe a dit,
00:05:48ah, faut avouer à moitié pardonnée.
00:05:49Non.
00:05:50Non, non, on l'a dit tout à l'heure
00:05:52à Stéphanie de 10 à 12,
00:05:54on a évoqué le sujet.
00:05:55Non, faut avouer
00:05:56n'est pas à moitié pardonnée.
00:05:57C'est gravissime.
00:05:58Symboliquement,
00:05:59c'est gravissime.
00:06:00C'est la négation des valeurs
00:06:01de la République.
00:06:02C'est la négation
00:06:03de la laïcité,
00:06:04là aussi, voilà.
00:06:05Les citoyennes françaises
00:06:06sont des citoyennes
00:06:07à part entière
00:06:08et personne n'a décidé,
00:06:09surtout quand on vient
00:06:10à l'étranger.
00:06:10Donc, nous accueillons
00:06:11une fois de plus
00:06:12tout le monde.
00:06:13Tout le monde a le droit
00:06:14de venir en France
00:06:15pour qu'ils respectent la loi.
00:06:16Mais quand on vient
00:06:17avec ses codes
00:06:17et ses principes
00:06:19et ses dogmes,
00:06:19non.
00:06:20Et en tout cas,
00:06:21des organismes publics
00:06:22n'ont pas à céder,
00:06:23n'ont pas à courber les Chines.
00:06:24Là, on s'est couché devant eux.
00:06:26On s'est couché devant des gens
00:06:27qui professaient
00:06:28une, j'allais dire,
00:06:29une religion
00:06:30qui n'est pas la nôtre.
00:06:31Elle a le droit
00:06:31d'exister chez elle.
00:06:33Mais on n'applique pas
00:06:34ses valeurs
00:06:34et ses méthodes
00:06:35en République française.
00:06:36Donc, j'espère
00:06:36que la ville de Paris
00:06:38que M. Emmanuel Grégoire,
00:06:39qui a déjà fort à faire
00:06:40avec la pédocriminalité
00:06:43dans le périscolaire,
00:06:44va s'attaquer.
00:06:45Alors, c'est un accident.
00:06:46On va dire que c'est un accident
00:06:48institutionnel gravissime.
00:06:49C'est un accident politique
00:06:50parce que ça veut dire
00:06:52que ça sera quoi
00:06:52la prochaine fois ?
00:06:53On aura une association
00:06:54de tel pays
00:06:55qui va dire
00:06:55qu'on voudrait
00:06:56qu'il n'y ait pas d'homosexuels.
00:06:58Donc, personnel public
00:07:00qui est homosexuel,
00:07:01qui est gay,
00:07:01vous allez dégager.
00:07:02Et puis, pourquoi pas ?
00:07:03On va me dire
00:07:04que tu vas trop loin.
00:07:04Pourquoi pas un jour
00:07:05si on a un organisme
00:07:06ou une association
00:07:08antisémite ?
00:07:09Est-ce qu'on pourrait
00:07:09faire en sorte
00:07:10qu'il n'y ait pas
00:07:10le personnel juif
00:07:12de confession juive ?
00:07:13Est-ce qu'on peut leur demander
00:07:14de rester chez eux
00:07:15et de ne pas venir ce jour-là ?
00:07:16Mais si on commence comme ça,
00:07:17pourquoi est-ce qu'on n'irait pas
00:07:18jusqu'à sélectionner des gens
00:07:20en disant
00:07:20voilà, telle catégorie ?
00:07:21Vous ne pouvez pas venir
00:07:22parce que le fric passe d'abord
00:07:24donc qu'ils ont loué
00:07:25et comme ils ont loué,
00:07:26ils ont le droit
00:07:26de faire ce qu'ils veulent.
00:07:27Donc on s'assoit,
00:07:28on crache à la gueule de Marianne,
00:07:30on s'assoit sur les lois
00:07:31de la République,
00:07:32on s'assoit sur les valeurs.
00:07:33C'est un détail,
00:07:34c'est un détail la Tour Eiffel.
00:07:35Mais le fait qu'on ait accepté ça,
00:07:37j'espère qu'il y aura
00:07:38des conclusions
00:07:38et j'espère qu'il y aura
00:07:39des conséquences
00:07:40et j'espère qu'il y aura
00:07:41des sanctions.
00:07:41Je veux la mort de personne
00:07:42mais le maire de Paris,
00:07:44M. Emmanuel Grédoir,
00:07:44doit prendre ses responsabilités,
00:07:46il doit marquer le coup.
00:07:47Non, la République
00:07:47n'est pas à vendre,
00:07:48la Tour Eiffel
00:07:49ne se penchera pas,
00:07:50ne se couchera pas
00:07:51et Paris restera
00:07:52la capitale de la France,
00:07:53de la République française,
00:07:55une et indivisible,
00:07:56laïque et sociale
00:07:57et les autres,
00:07:57on les emmerde.
00:07:58Merci.
00:08:01Merci Perico,
00:08:02je vous annonce la suite.
00:08:05Restez avec nous
00:08:05dans quelques instants,
00:08:06nous allons parler
00:08:07de l'État,
00:08:08de l'école française
00:08:09au moment où l'OCDE
00:08:10publie son nouveau
00:08:11classement PISA.
00:08:12Pourquoi nos élèves
00:08:13reculent-ils ?
00:08:14Le Covid peut-il encore
00:08:16tout expliquer ?
00:08:17Parce que vous vous souvenez
00:08:18que pour le dernier classement
00:08:19c'était l'excuse invoquée
00:08:21et puis pourquoi
00:08:22est-ce que l'origine sociale
00:08:23pèse-t-elle toujours autant
00:08:24sur leur réussite ?
00:08:25Sophie Audugé,
00:08:26auteure de l'éducation nationale
00:08:28en perdition,
00:08:28sera avec nous
00:08:29et nous livrera son analyse.
00:08:30Vous avez déjà envie
00:08:31de réagir à ce sujet brûlant ?
00:08:33Appelez-nous au 0826 300 300.
00:08:35Nous sommes ensemble
00:08:36jusqu'à 14h sur Sud Radio.
00:08:38Merci d'être avec nous
00:08:39sur Sud Radio ce matin.
00:08:41L'OCDE a publié
00:08:42les résultats
00:08:42de sa grande enquête PISA
00:08:44qui évalue
00:08:44les compétences
00:08:45des élèves de 15 ans
00:08:46en sciences,
00:08:47en mathématiques
00:08:47et en compréhension
00:08:48de l'écrit.
00:08:49Après le décrochage historique
00:08:51de 2022,
00:08:52l'école française
00:08:53a-t-elle redressé la barre ?
00:08:54Pour en parler,
00:08:55nous recevons
00:08:55Sophie Audugé,
00:08:57auteure de l'éducation nationale
00:08:58en perdition
00:08:59aux éditions Fayard.
00:09:00Bonjour Sophie Audugé.
00:09:02Bonjour.
00:09:02Merci Sophie Audugé
00:09:04d'être ici en studio
00:09:05en direct avec nous.
00:09:06Je suppose que votre ouvrage
00:09:08fait que vous êtes sollicité
00:09:09par les médias
00:09:10et on va vous entendre
00:09:11bien entendu
00:09:11parce que ce que vous dites
00:09:13dans l'éducation nationale
00:09:14en perdition,
00:09:15je vous rassure,
00:09:15nous le savions déjà,
00:09:16mais vous expliquez vraiment pourquoi
00:09:17et les mécanismes.
00:09:19Alors vous êtes un certain nombre
00:09:20d'auteurs à avoir pris position
00:09:21dans toutes les rentrées
00:09:22et là,
00:09:22les quelques ouvrages
00:09:23qui sont là,
00:09:24c'est quand même la synthèse,
00:09:25c'est un cri d'alarme terrible
00:09:26et même une souffrance
00:09:27et un énorme chagrin
00:09:29parce que l'école,
00:09:30comme on le sait,
00:09:30c'est essentiel
00:09:31pour la République.
00:09:32Donc le rapport PISA,
00:09:34je disais en présentation
00:09:35qu'il faut un scaphandre
00:09:36pour le suivre
00:09:36parce que maintenant
00:09:37on descend,
00:09:37on ne pensait pas
00:09:38qu'on pouvait descendre
00:09:39si bas,
00:09:39mais si.
00:09:40Et les écarts en mathématiques,
00:09:42par exemple avec la Corée du Sud,
00:09:44mais la France,
00:09:45qui était un des fleurons éducatifs,
00:09:47à l'époque,
00:09:48c'était de l'instruction publique
00:09:49et non pas de l'éducation nationale.
00:09:51J'en discute avec tous les auteurs
00:09:52que je reçois
00:09:53et là,
00:09:54l'éducation nationale en perdition,
00:09:55le titre n'est pas usurpé,
00:09:57elle est vraiment en perdition
00:09:58et on en voit les conséquences
00:10:00dans le fonctionnement du pays,
00:10:02dans le fonctionnement
00:10:03de nos institutions,
00:10:04dans ses carences économiques
00:10:06et sociales.
00:10:06Si l'école ne fabrique plus
00:10:08les citoyens formidables
00:10:09qu'on a connus,
00:10:10pas tous,
00:10:10mais il y en avait un certain nombre,
00:10:11y compris dans la classe politique,
00:10:13si cette machine-là,
00:10:14je prends toujours le titre
00:10:15de Jean-Paul Briédi,
00:10:16que vous connaissez,
00:10:16la Fabrique du Crétin,
00:10:17et là,
00:10:18l'éducation nationale,
00:10:18vous confirmez
00:10:19que l'éducation nationale
00:10:20aujourd'hui fabrique
00:10:21et là,
00:10:22je dis,
00:10:22est-ce que la France
00:10:23va continuer à fabriquer
00:10:24des cancres ?
00:10:25C'était Sophie Audugé.
00:10:27Écoutez,
00:10:28qui était très attendu
00:10:29de PISA 2025,
00:10:31donc publié aujourd'hui,
00:10:34il y avait une attente,
00:10:35évidemment,
00:10:35de se dire,
00:10:36bon,
00:10:36espérons que ça ne soit pas
00:10:37encore pire que 2022.
00:10:39Bon,
00:10:39c'est pire.
00:10:40Est-ce que c'est fiable ?
00:10:40PISA,
00:10:41c'est un organisme sérieux,
00:10:42il peut y avoir une petite marge
00:10:43forcément d'erreur,
00:10:45je suppose.
00:10:46Écoutez,
00:10:46il faut être quand même
00:10:47très clair là-dessus.
00:10:49Les données PISA
00:10:50sont extrêmement solides
00:10:52parce qu'elles nous comparent
00:10:53à l'international.
00:10:54Et comme vous l'avez vu
00:10:55dans mon livre,
00:10:56je prends à la fois
00:10:57les données PISA,
00:10:58TIMSS,
00:10:59enfin l'ensemble
00:10:59des structures...
00:11:00Tout à fait,
00:11:00vous faites un travail
00:11:01comparatif
00:11:03qui confirme la fiabilité.
00:11:05Voilà,
00:11:05l'ensemble des études
00:11:06comparatives internationales
00:11:08qui comparent les performances
00:11:09du système scolaire français
00:11:10avec les autres systèmes scolaires
00:11:11du monde.
00:11:12Mais je fais également
00:11:13ce qui est moins fréquent
00:11:14dans ce genre de livre,
00:11:15l'évaluation
00:11:16de nos propres données,
00:11:18notamment celle de la DEP,
00:11:20donc la direction
00:11:20d'évaluation
00:11:21de la perspective.
00:11:21C'est pour ça qu'il n'est pas grand,
00:11:24il n'est pas cher,
00:11:24il faut le lire absolument,
00:11:25c'est un document historique
00:11:26assez précis.
00:11:27Je vous remercie,
00:11:28mais c'est vrai que ce que je voulais
00:11:29c'était répondre
00:11:30à toutes les personnes
00:11:31qui me posent toujours
00:11:32la question,
00:11:33mais comment tu expliques ça ?
00:11:34C'est quand même pas possible
00:11:35que la France,
00:11:35qui avait le meilleur système
00:11:36d'instruction au monde,
00:11:38soit en train de devenir
00:11:39le plus mauvais de l'Europe
00:11:41et parmi les plus mauvais du monde.
00:11:42Surtout qu'on le sait maintenant,
00:11:43ça y est,
00:11:43c'est avéré,
00:11:44c'est vérifié,
00:11:45c'est confirmé,
00:11:45que font nos hommes politiques ?
00:11:47Et c'est ça la réalité,
00:11:48c'est-à-dire quand vous dites
00:11:48est-ce que PISA est fiable ?
00:11:50En tous les cas,
00:11:50elle est fiable pour nous comparer
00:11:51par rapport aux autres,
00:11:52il n'y a pas de débat,
00:11:52c'est que des élèves de 15 ans.
00:11:54Je vois le moment
00:11:54où on va dire
00:11:54oui mais PISA...
00:11:55Ça a déjà commencé
00:11:56depuis ce matin,
00:11:56si vous voulez,
00:11:57mais ce sont tous des élèves
00:11:59de 15 ans,
00:11:59tous évaluent en mathématiques,
00:12:01en compréhension de la lecture
00:12:02et de l'écrit
00:12:03et des sciences.
00:12:04Qu'est-ce que nous disent
00:12:05les résultats PISA ?
00:12:06Ils nous disent que la France
00:12:07est de plus en plus mauvaise,
00:12:08c'est-à-dire que nos élèves
00:12:09sont de plus en plus nombreux
00:12:10à ne même pas avoir atteint
00:12:12le niveau minimal.
00:12:13Ça veut dire quoi ?
00:12:14C'est-à-dire que nos élèves
00:12:14ne sont pas capables
00:12:15de comprendre un texte,
00:12:16ils ne sont pas capables
00:12:17de comprendre
00:12:17des principes mathématiques
00:12:19de base et de les appliquer.
00:12:20Ça veut dire quoi ?
00:12:21Ça veut dire qu'on n'aura pas
00:12:22des adultes demain
00:12:23qui seront capables
00:12:23de faire des études,
00:12:26mais même,
00:12:27je vais vous dire même,
00:12:27d'être entrepreneurs,
00:12:29d'être artisans.
00:12:30Ils n'en seront pas capables.
00:12:31Ils ne seront pas capables
00:12:32de faire de hautes études
00:12:33pour construire le génie de demain.
00:12:36Et quand vous évoquez
00:12:37effectivement l'instruction
00:12:39publique de l'époque
00:12:40qui était un modèle,
00:12:41c'est parce qu'elle avait
00:12:42comme finalité
00:12:44d'instruire chaque enfant
00:12:46parce qu'elle considérait
00:12:47que chaque enfant
00:12:47était digne d'être instruit
00:12:48à deux registres.
00:12:50Le premier,
00:12:50parce qu'en l'instruisant
00:12:51parfaitement,
00:12:52il devenait un acteur collectif
00:12:53du progrès de la France.
00:12:54Le savoir,
00:12:54les connaissances,
00:12:55la transmission du savoir
00:12:55et de la connaissance.
00:12:56Et parce que l'école
00:12:57était le lieu
00:12:58où on pouvait observer
00:13:00et détecter le génie
00:13:02dans n'importe quel enfant
00:13:03d'où qu'il vienne.
00:13:04Et ça...
00:13:05Ou un enfant en faiblesse
00:13:06avec lequel on...
00:13:07Bien sûr.
00:13:07Donc on se comportait
00:13:08pour l'aider justement
00:13:09ou en contraire repérer celui.
00:13:10Alors vous avez raison.
00:13:11Même s'il faut rendre
00:13:12à César ce qui est à César,
00:13:13c'est-à-dire que
00:13:14le système d'instruction
00:13:15publique de l'époque
00:13:16a davantage été fait
00:13:17pour donner un niveau
00:13:19d'instruction bon
00:13:20à tous les enfants
00:13:21et repérer les génies.
00:13:24Par contre,
00:13:24on n'était pas très au point
00:13:26à l'époque.
00:13:26On a quand même fait
00:13:27beaucoup de progrès
00:13:27en la matière,
00:13:28notamment via les neurosciences
00:13:29et tout le travail
00:13:30qui a été fait
00:13:30sur le développement
00:13:31des apprentissages
00:13:32et les troubles
00:13:32des apprentissages.
00:13:33On devrait être...
00:13:35On devrait être.
00:13:36Je vous entends très bien.
00:13:36On devrait être bien meilleur
00:13:38pour prendre en charge
00:13:39les enfants
00:13:39qui ont des troubles
00:13:39de l'apprentissage.
00:13:41Et quand vous évoquez,
00:13:41je voudrais revenir
00:13:42sur ce point
00:13:42qui me semble fondamental
00:13:43pour que vos éditeurs comprennent,
00:13:45vous me dites
00:13:45est-ce que les données
00:13:46sont fiables ?
00:13:47Si vous prenez
00:13:47les données de l'ADEP
00:13:48qui a comparé
00:13:49en calcul et en écriture
00:13:51entre 87 et 2017
00:13:53une même classe,
00:13:55vous aviez 50%
00:13:56le niveau moyen en calcul
00:13:57de 50% des élèves.
00:13:59C'est-à-dire...
00:14:00C'était presque pire.
00:14:01C'est presque plus sévère.
00:14:03Exactement.
00:14:04C'est presque plus sévère
00:14:04mais c'est important de le dire.
00:14:05C'est-à-dire
00:14:07en 87 en CM2,
00:14:09c'est-à-dire celui
00:14:09qui est le niveau atteint
00:14:10en calcul
00:14:11par 50% des élèves.
00:14:13Aujourd'hui,
00:14:13il est atteint
00:14:13par 7% des élèves.
00:14:15Sofie Odugé,
00:14:16on est bien d'accord,
00:14:17on n'a pas besoin
00:14:17du rapport PISA
00:14:18pour mesurer l'ampleur
00:14:20des dégâts,
00:14:20la nullité de certains élèves
00:14:21et de certains enseignants.
00:14:23Ce sont des enseignants
00:14:24qui me le disent.
00:14:24Je suis parent d'élève,
00:14:25je le constate tous les jours.
00:14:27Je cite toujours cet exemple.
00:14:28Alors déjà,
00:14:29des chefs d'entreprise
00:14:30qui me disent
00:14:30les étudiants diplômés
00:14:33que je reçois
00:14:34présentent des failles
00:14:35et des carences
00:14:37dans leur savoir.
00:14:38Il y a peut-être
00:14:38une forme d'érudition
00:14:39pour le reste
00:14:40et donc nous avons
00:14:41des problèmes
00:14:41de dysfonctionnement
00:14:42genre certains retards de train.
00:14:44C'est un responsable de SNCF
00:14:45qui disait
00:14:46mais nous avons des gens
00:14:46qui ne sont pas
00:14:47à la hauteur des missions.
00:14:48Ils ont le diplôme
00:14:49sur le papier
00:14:50mais ils n'ont pas la formation.
00:14:51Et l'exemple que j'ai cité
00:14:52l'autre jour,
00:14:53une étudiante en droit
00:14:54qui venait de passer
00:14:55reconnue au barreau
00:14:56qui ne savait pas
00:14:57qui était François Mitterrand.
00:14:58Non mais bien sûr.
00:14:5924 ans.
00:14:59Elle ne savait pas
00:15:00qui était François Mitterrand.
00:15:01Anissa,
00:15:02vous allez nous rassurer
00:15:0627e sur 91 pays
00:15:08dans ce fameux
00:15:09classement PISA
00:15:10qui a été publié aujourd'hui.
00:15:11Elle perd une place
00:15:12depuis 2022
00:15:13mais cette petite marche
00:15:14descendue
00:15:15masque une chute
00:15:15beaucoup plus inquiétante
00:15:17celle du niveau réel
00:15:18de nos élèves.
00:15:19Comme vous le disiez
00:15:20en disant
00:15:21la France est passée
00:15:22en mathématiques
00:15:23de 493 points
00:15:24en 2015
00:15:25à 458
00:15:27aujourd'hui.
00:15:28En compréhension
00:15:29de l'écrit
00:15:29de 499 à 456
00:15:32c'est une quarantaine
00:15:33de points envolés
00:15:34et selon l'OCDE
00:15:35figurez-vous
00:15:35que c'est l'équivalent
00:15:36de près de 2 années
00:15:37d'apprentissage.
00:15:38Nous avons perdu
00:15:392 années
00:15:40d'apprentissage scolaire.
00:15:41En sciences
00:15:42la baisse
00:15:43est plus contenue
00:15:44de 495
00:15:45à 483 points.
00:15:47En gros
00:15:47si on doit faire bref
00:15:49le décrochage
00:15:49ne cesse
00:15:50de s'accélérer
00:15:51pour faire quelques points
00:15:52de comparaison
00:15:53depuis le seul classement
00:15:54de 2022
00:15:55la France a perdu
00:15:56encore 16 points
00:15:57en maths.
00:15:57Pourquoi encore ?
00:15:58Parce que déjà
00:15:59dans le dernier classement
00:16:00nous avions chuté.
00:16:0118 en lecture
00:16:02et 4 en sciences
00:16:03elle se retrouve aujourd'hui
00:16:0431e en mathématiques
00:16:0525e en lecture
00:16:06et 24e en sciences.
00:16:08Si on regarde devant nous
00:16:09regardons en tête
00:16:10les provinces chinoises
00:16:11de Pékin, Shanghai,
00:16:12Jiangsu et Zhejiang
00:16:13suivi de Singapour
00:16:14et Macao.
00:16:15L'Asie domine largement.
00:16:17Le Japon,
00:16:18la Corée du Sud
00:16:18des Taïwan figurent également
00:16:20parmi les 10 meilleurs
00:16:21systèmes éducatifs
00:16:23dans les 3 matières évaluées.
00:16:24Et puis pour info
00:16:25parlons Europe également
00:16:26le premier pays européen
00:16:28est l'Estonie
00:16:296e dans le classement
00:16:30le Royaume-Uni
00:16:31est 8e nous
00:16:33donc on le sait
00:16:33on a commencé
00:16:34avec ce chiffre-là
00:16:35la France arrive
00:16:3627e
00:16:37donc bien loin derrière
00:16:39pendant que certains pays
00:16:40s'installent durablement
00:16:42dans l'excellence
00:16:42nous nous installons
00:16:44dans la médiocrité.
00:16:45Un inspecteur d'académie
00:16:46me disait
00:16:47c'est les anciens pays
00:16:48du bloc soviétique
00:16:49au moins le soviétisme
00:16:50a laissé ça
00:16:51une rigueur
00:16:51dans l'apprentissage scolaire.
00:16:53Sofio Dijus
00:16:54je vais être direct avec vous
00:16:55vous répondrez avec vous
00:16:56au moins
00:16:56moi je vais utiliser bien
00:16:57qui sont les saligots
00:16:59qui depuis 30 ou 40 ans
00:17:01laissent
00:17:01qui savent tout
00:17:02ils savent tout
00:17:04par lâcheté
00:17:05ou par compromission
00:17:06ou par subversion
00:17:09laissent le fleuron
00:17:10de la République française
00:17:10se détruire
00:17:12se déliter
00:17:13à ce point
00:17:13donnez-moi des noms
00:17:14ou en tout cas des fonctions
00:17:16on ne va pas chercher le procès
00:17:18mais on est d'accord
00:17:19que les ministres
00:17:19de l'éducation nationale
00:17:20depuis Jacques Lang
00:17:21ont largement participé
00:17:22au massacre
00:17:22il y a eu quelques personnes bien
00:17:24et puis les présidents
00:17:25de la République
00:17:26et les premiers ministres
00:17:27qui savaient
00:17:27qu'est-ce qu'on fait
00:17:28poussière sous le tapis
00:17:29la majorité suivante
00:17:30se démerdera ?
00:17:31Oui c'est ça
00:17:31disons que
00:17:31comme je l'explique
00:17:33et je le déprime dans le livre
00:17:34j'appelle ça
00:17:35la diagonale du vide
00:17:36les 50 années
00:17:37où ils n'ont rien fait
00:17:38évidemment
00:17:38donc là
00:17:39ce succès des ministres
00:17:40à peu près de tous bords
00:17:40ce qui est important
00:17:42je pense
00:17:43et c'est pour ça
00:17:44que j'ai voulu faire
00:17:45un travail un peu historiographique
00:17:46là-dessus
00:17:46c'est-à-dire que
00:17:47tout démarre
00:17:48à partir des années 20
00:17:49où effectivement
00:17:50l'instituteur
00:17:52devient un fonctionnaire d'Etat
00:17:54et ensuite
00:17:54il va s'organiser
00:17:55en syndicat
00:17:56C'est la décennie
00:17:57où le ministère
00:17:57change de nom
00:17:58d'instruction publique
00:17:59à éducation nationale
00:18:00à l'initiative
00:18:01d'Anatole de Monzy
00:18:02parce qu'elle hésite
00:18:02Mussolini
00:18:03avait mis le mot
00:18:04éducation nationale
00:18:05on avait trouvé ça formidable
00:18:07Exactement
00:18:07c'est-à-dire qu'en fait
00:18:09le premier ministère
00:18:10de l'instruction publique
00:18:11exclusivement instruction publique
00:18:12le premier c'est un peu avant
00:18:14avec affaires ecclésiastiques
00:18:15mais le premier ministère
00:18:16de l'instruction publique
00:18:17c'est 1832
00:18:18il va changer de nom
00:18:19en 1932
00:18:20et c'est pas par hasard
00:18:21c'est-à-dire qu'à partir
00:18:22de 1920 effectivement
00:18:23se développe en France
00:18:25poussé par l'éducation populaire
00:18:27poussé par
00:18:28Avec des grands noms
00:18:29comme Jules Ferry
00:18:30par exemple
00:18:30Oui
00:18:31même si Jules Ferry
00:18:32Il commence déjà
00:18:33paraît-il
00:18:33Oui
00:18:34c'est vrai
00:18:34Il ouvre la porte
00:18:35C'est ce que j'explique
00:18:36mais je pense que
00:18:38Jules Ferry
00:18:38il avait une
00:18:39il faut bien se remettre
00:18:40C'est toujours compliqué
00:18:41de regarder l'histoire
00:18:42avec les yeux d'aujourd'hui
00:18:43si vous voulez
00:18:44A l'époque
00:18:44on est quand même
00:18:45au début
00:18:45du développement
00:18:47des connaissances
00:18:47sur le fonctionnement
00:18:48de l'enfant
00:18:48on a des grands médecins
00:18:50notamment
00:18:50Maria Matanzori
00:18:51et d'autres
00:18:52qui commencent
00:18:53à s'intéresser
00:18:53aux mécanismes d'attention
00:18:55aux mécanismes
00:18:56de concentration
00:18:56etc etc
00:18:57donc si vous voulez
00:18:58tout ça
00:18:58ça crée une émulation
00:19:00et puis ensuite
00:19:01on est obligé
00:19:01d'aller vite
00:19:02il y a les pédagogues
00:19:02le pédagogisme
00:19:03qui est un fléau
00:19:04et aujourd'hui
00:19:04on suit un peu
00:19:05encore le pédagogisme
00:19:06c'est-à-dire que
00:19:07si vous voulez
00:19:07entre ce qui pouvait être
00:19:10une volonté
00:19:11d'être au plus proche
00:19:12des besoins des enfants
00:19:13et bien on a transféré ça
00:19:14vers une idéologie politique
00:19:15qu'on a appelée
00:19:16le pédagogisme
00:19:16c'est-à-dire que
00:19:17ce qui compte
00:19:18ce n'est pas
00:19:18que l'enfant apprenne
00:19:20donc ses résultats
00:19:20objectifs
00:19:21observables
00:19:22de ce que vous évoquez
00:19:22les savoirs
00:19:23les faits
00:19:23la science
00:19:24c'est de s'assurer
00:19:26et que les conditions scolaires
00:19:27vont le mettre
00:19:28en situation
00:19:28d'adultes en miniature
00:19:30de citoyens en miniature
00:19:32est-ce qu'il y a
00:19:32des espoirs
00:19:33des pistes
00:19:33on ne va pas tout
00:19:34résoudre tout de suite
00:19:35est-ce qu'il y a déjà
00:19:36des résolutions à prendre
00:19:37pour inverser la mécanique
00:19:38pour répondre à votre question
00:19:39effectivement
00:19:40vous pouvez dire
00:19:40que depuis 100 ans
00:19:41personne n'a eu le courage
00:19:42de casser le système
00:19:43parce que cette nébuleuse
00:19:44elle a infiltré
00:19:45le système d'éducation nationale
00:19:46il y a le ministère
00:19:47c'est la partie immergée
00:19:48de l'iceberg
00:19:48mais il y a tout
00:19:49le réseau associatif
00:19:50qui pilote
00:19:51et qui fait
00:19:52finalement les réformes
00:19:53sans loi
00:19:54sans passer par le parlement
00:19:55il faut casser ça
00:19:56il faut revenir
00:19:57à une instruction publique
00:19:58qui instruise
00:19:59et qui n'éduque pas
00:20:00c'est le rôle des parents
00:20:01il faut leur redonner le rôle
00:20:02on me dit
00:20:02oui mais les parents éduquent mal
00:20:04bah tant pis en fait
00:20:05les âmes ne peuvent pas tout faire
00:20:05que l'état déjà instruise bien
00:20:07il faut remettre
00:20:08les concours d'accès
00:20:09pour les professeurs
00:20:10il n'y a pas de raison
00:20:11qu'on accède autrement
00:20:12que par concours
00:20:13il faut remettre les concours
00:20:14également de niveau
00:20:15des élèves
00:20:16c'est-à-dire
00:20:16on passe d'une classe
00:20:17ou d'un ensemble de classes
00:20:18à l'autre
00:20:18l'examen en sixième
00:20:19était utile
00:20:20il faut le remettre
00:20:20évidemment le baccalauréat
00:20:22pareil
00:20:22Sophie Audugé
00:20:23on est loin d'avoir tout dit
00:20:25sur votre ouvrage
00:20:25qui est petit
00:20:26mais qui raconte beaucoup de choses
00:20:27je vous propose
00:20:28un retour bientôt
00:20:30face à madame Najat
00:20:32Valo-Belkacem
00:20:32si elle l'accepte
00:20:33ou monsieur Blanquer
00:20:34je veux que vous ayez
00:20:34un responsable de l'éducation
00:20:36en face de vous
00:20:36vous lui posez des questions
00:20:38et s'il accepte l'invitation
00:20:39dans un débat cordial républicain
00:20:40je veux qu'on mette les points
00:20:41sur les i
00:20:42et qu'on enfonce les clous
00:20:43jusqu'au bout
00:20:44merci Sophie Audugé
00:20:45d'avoir été grappé
00:20:46l'éducation nationale
00:20:47en perdition
00:20:48les pompiers en colère
00:20:49les secrets du Nutri-Score
00:20:51le retour des vieux prénoms
00:20:52des tableaux de Renoir
00:20:53retrouvés
00:20:54l'étonnante histoire
00:20:55du docteur Guillotin
00:20:56vous retrouverez tous là
00:20:57dans quelques instants
00:20:57sur Sud Radio
00:21:16et oui il y a un métier en France
00:21:18où l'on intervient
00:21:20toutes les 7 secondes
00:21:21où l'on part près de 4,8 millions de fois par an
00:21:23dont plus de 4,1 millions de fois
00:21:25pour porter secours à une personne
00:21:27un malaise
00:21:28un accident de la route
00:21:29un incendie
00:21:29une tentative de suicide
00:21:31une maison qui brûle
00:21:32très souvent
00:21:32les premiers visages que l'on voit
00:21:34ce sont ceux
00:21:35des pompiers
00:21:36et pourtant pericots
00:21:37on les abandonne
00:21:384 pompiers civils
00:21:40sur 5 sont des volontaires
00:21:41des femmes
00:21:41des hommes
00:21:42qui quittent leur travail
00:21:43leur famille
00:21:43leur lit en pleine nuit
00:21:44pour sauver la vie
00:21:45de parfaits inconnus
00:21:46cet été encore
00:21:47ils ont couru
00:21:48d'un bout à l'autre du pays
00:21:49entre les incendies
00:21:50et la canicule
00:21:50avec des effectifs épuisés
00:21:52des moyens dispersés
00:21:54et pendant ce temps là
00:21:55racontent leur fédération
00:21:56aujourd'hui dans le journal
00:21:57Le Dauphiné
00:21:58on continue
00:21:59à les envoyer
00:22:00passer la serpillère
00:22:01sous des machines à laver
00:22:02qui fuient
00:22:02voilà le paradoxe
00:22:04on les célèbre
00:22:05comme des héros
00:22:06lorsque la France brûle
00:22:07mais on les appelle
00:22:08comme des plombiers
00:22:09dès qu'une chaussette
00:22:09bouche l'évacuation
00:22:11voilà où nous en sommes
00:22:13parce qu'ils sont
00:22:14à la fois secouristes
00:22:14ambulanciers
00:22:15assistants sociaux
00:22:16plombiers
00:22:16et derniers
00:22:17services publics disponibles
00:22:19puis lorsqu'ils réclament
00:22:20des recrutements
00:22:21de l'argent
00:22:22et une définition claire
00:22:23de leur mission
00:22:24on leur promet
00:22:24encore une nouvelle fois
00:22:26on leur demande d'attendre
00:22:28et on leur promet
00:22:29que quelque chose arrivera
00:22:30sans que ça n'arrive
00:22:31toujours
00:22:31nous les appelons
00:22:32nos héros
00:22:33dès que les flammes apparaissent
00:22:34mais une fois l'incendie éteint
00:22:35nous les laissons seuls
00:22:36avec leur fatigue
00:22:37leur colère
00:22:37et la serpillère
00:22:38c'est curieux
00:22:39chez les français
00:22:40ce besoin
00:22:41je vais dire
00:22:41chez les gouvernants
00:22:42de maltraiter les gens
00:22:43dont on a beaucoup besoin
00:22:44les infirmiers
00:22:45les policiers
00:22:46les enseignants
00:22:46et les pompiers
00:23:00et oui
00:23:01on reconnait la voix
00:23:02de Jean-Pierre Coff
00:23:04au côté duquel
00:23:05j'ai officié
00:23:06qui m'a appris
00:23:07tant de choses
00:23:08et qui nous manque
00:23:09beaucoup
00:23:09avec son franc-parler
00:23:11et surtout
00:23:11son parler vrai
00:23:12alors lui
00:23:12c'était le parler vrai
00:23:13absolu
00:23:14j'attire
00:23:15l'attention
00:23:16des consommateurs
00:23:16sur le Nutri-Score
00:23:18qui est la mesure
00:23:19le code le plus intelligent
00:23:21pour combattre la malbouffe
00:23:22pour aider les gens
00:23:24qui n'ont pas forcément
00:23:25le temps de rentrer
00:23:25dans la précision
00:23:27des contenus alimentaires
00:23:28de lire les étiquettes
00:23:29le Nutri-Score
00:23:30c'est un code couleur
00:23:31qui ne dit pas
00:23:32si c'est bon
00:23:33ou c'est mauvais
00:23:33s'il faut
00:23:34il ne faut pas
00:23:34il vous donne
00:23:35aliment par aliment
00:23:36que l'aliment soit exceptionnel
00:23:37ou au contraire
00:23:38très industriel
00:23:39le taux de nocivité
00:23:41donc quand c'est vert
00:23:42on peut y aller
00:23:42un petit peu plus régulièrement
00:23:44un petit jaune
00:23:45un peu moins
00:23:45et si c'est rouge
00:23:46ne pas trop en manger
00:23:47c'est tout ce que ça veut dire
00:23:48évidemment
00:23:49il n'est pas obligatoire
00:23:51des agro
00:23:52de l'agro-industrie
00:23:53des membres de l'agro-industrie
00:23:54courageux
00:23:55acceptent de jouer le jeu
00:23:56et font figurer
00:23:57le Nutri-Score
00:23:58sur leurs aliments
00:23:59du coup
00:23:59ça les oblige
00:24:00à soigner
00:24:01les vertus alimentaires
00:24:02et à évacuer
00:24:03les toxines
00:24:03et les éléments nocifs
00:24:04qu'il peut y avoir
00:24:05dans un plan industriel
00:24:06ça concerne essentiellement
00:24:07évidemment
00:24:07les produits industriels
00:24:08et puis il y a
00:24:10l'agro-alimentaire
00:24:10qui essaie de contourner
00:24:11soit en dénigrant
00:24:13soit en faisant
00:24:13des contre-nutri-score
00:24:15évidemment
00:24:16soutenus
00:24:16par des scientifiques
00:24:17véreux
00:24:18qui sont
00:24:19souvent un peu
00:24:21compromis
00:24:21pour dire
00:24:22mais non
00:24:22finalement
00:24:23c'est pas si dangereux
00:24:24ou alors des campagnes
00:24:25de dénigrement
00:24:25comme ils ont beaucoup
00:24:26d'argent
00:24:26qu'ils ont beaucoup
00:24:27de moyens
00:24:27qu'ils ont beaucoup
00:24:28d'antennes
00:24:28ça leur permet
00:24:29de dire
00:24:30le nutri-score
00:24:31c'est pas si fiable
00:24:32que ça
00:24:32le nutri-score
00:24:33c'est pour les bobos
00:24:34ou au contraire
00:24:35ça empêche
00:24:36ça empêche
00:24:37les gens de manger
00:24:37librement
00:24:38quand j'entends
00:24:38la ministre de l'agriculture
00:24:39madame Andy Gennevard
00:24:40qui m'expliquait
00:24:41que le nutri-score
00:24:42c'était pas bon
00:24:43parce que ça mettait rouge
00:24:44sur un fromage formidable
00:24:45qu'est le comté
00:24:46je lui dis
00:24:46mais madame la ministre
00:24:47si vous mangez
00:24:485 kilos de comté par jour
00:24:49ou même le meilleur
00:24:50des foie gras
00:24:51le meilleur des produits
00:24:52si vous en mangez
00:24:5315 kilos par semaine
00:24:54mais vous finissez à l'hôpital
00:24:55c'est juste
00:24:56le nutri-score
00:24:57est là juste pour indiquer
00:24:58qu'il ne faut pas
00:24:59abuser de choses
00:25:00dont le contenu
00:25:01futile gustativement génial
00:25:02peut être nocif
00:25:03pour la santé
00:25:03c'est un code
00:25:04c'est comme un radar
00:25:05c'est comme un feu vert rouge
00:25:06là on peut y aller
00:25:07là un petit peu moins
00:25:08et là pas du tout
00:25:09ou pas trop souvent
00:25:10moi j'ingurgite très souvent
00:25:12des produits rouges
00:25:13et je les ingurgite
00:25:14à parcimonie
00:25:15parce que je les aime beaucoup
00:25:16mais je sais que
00:25:16si j'en abuse
00:25:17je peux tomber malade
00:25:19c'est tout
00:25:19et par contre
00:25:19on a avec le vert
00:25:21ça vous pouvez presque
00:25:22en abuser
00:25:23c'est tout
00:25:24les gens sont pas cons
00:25:25ils savent très bien
00:25:25ce que ça veut dire
00:25:26et le nutri-score
00:25:27c'est un des progrès
00:25:28les plus pertinents
00:25:28ces français mis en place
00:25:30par le professeur Serge Egbert
00:25:31et son adjointe Mathilde Touvier
00:25:33c'est l'élément d'information
00:25:35le plus précis
00:25:36le plus intelligent
00:25:37et le plus courageux
00:25:38pour combattre la malbouffe
00:25:39donc je dis que les gens
00:25:40qui en veulent au nutri-score
00:25:41sont des salauds
00:25:42voilà point final
00:25:44candidat suivant
00:25:51et moi je vais vous sortir
00:25:53un prénom
00:25:54c'est Charles
00:25:55mais oui
00:25:56alors on parle de prénom
00:25:58et Charles
00:25:59vous savez
00:25:59il revient de loin
00:26:00Charles
00:26:00longtemps ce prénom
00:26:01sentait davantage
00:26:02la statue
00:26:03sur une place publique
00:26:04que la cour de récréation
00:26:05trop royale
00:26:06trop vieille France
00:26:07trop générale de Gaulle
00:26:07et pourtant
00:26:08le voilà qui remonte
00:26:10en additionnant
00:26:11Charles
00:26:11Charlie I.E.
00:26:13et Charlie Y
00:26:14il atteint désormais
00:26:15la sixième place
00:26:16des prénoms masculins
00:26:17les plus donnés
00:26:18en France
00:26:19pris séparément
00:26:20aucun des trois
00:26:21n'entre pourtant
00:26:22dans le top 10
00:26:22Charles réussit
00:26:24donc ce que beaucoup
00:26:25de responsables politiques
00:26:26rêvent de faire
00:26:27rassembler ses différentes tendances
00:26:28pour grimper dans les sondages
00:26:30mais ce retour
00:26:31raconte peut-être
00:26:32quelque chose de plus profond
00:26:33après des années
00:26:34de prénoms courts
00:26:35internationaux
00:26:36et parfois inventés
00:26:37les parents
00:26:38semblent rechercher
00:26:39des prénoms
00:26:39qui ont une histoire
00:26:40une famille
00:26:41presque une colonne vertébrale
00:26:42Charles
00:26:43c'est Charlemagne
00:26:44Charles de Gaulle
00:26:45trois rois d'Angleterre
00:26:46on ne choisit pas
00:26:46seulement un prénom
00:26:47on offre déjà
00:26:48à son bébé
00:26:49un arbre généalogique
00:26:50et un début de biographie
00:26:52alors c'est pas le cas
00:26:52d'Anissa Delvin et Perico
00:26:53qui sont
00:26:54pas trop répandues
00:26:56plus exotiques
00:26:56oui mais ils sont quand même
00:26:57donnés à des gens
00:26:58qui le portent bien
00:26:59évidemment
00:26:59on porte bien nos prénoms
00:27:01et Desi aussi
00:27:02et Zach aussi
00:27:03ils le portent bien
00:27:04quand il détrouce
00:27:06une femme
00:27:09il lui fait porter
00:27:12des fleurs
00:27:15gentleman
00:27:18cambrioleur
00:27:20est un grand seigneur
00:27:24on reconnait la chanson
00:27:25de Jacques Dutronc
00:27:26de gentleman
00:27:27cambrioleur
00:27:27qui est celle de la série
00:27:29Arsène Lupin
00:27:30avec Georges Descrières
00:27:31qui était un chef d'oeuvre
00:27:32de la télévision française
00:27:32et bien il semblerait
00:27:34que le métier
00:27:34de gentleman
00:27:35cambrioleur
00:27:35se porte bien en France
00:27:37jusque dans les monuments
00:27:38historiques
00:27:39on a eu quelques épisodes
00:27:40l'année dernière
00:27:41avec le Louvre
00:27:42et d'autres
00:27:42et puis on apprend
00:27:43que ça continue
00:27:43et là
00:27:44c'est le musée
00:27:45Auguste Renoir
00:27:46à Crène-sur-Mer
00:27:46que je connais bien
00:27:47mon papa adorait Renoir
00:27:49quand j'étais gamin
00:27:49on y mitraîné
00:27:50de temps en temps
00:27:50j'y allais un petit peu
00:27:51reculons
00:27:51mais je connais bien ce musée
00:27:53et bien là
00:27:53il y a quatre individus
00:27:55qui se sont introduits
00:27:57avant-hier
00:27:59à 5h48
00:28:00l'alarme a été déclenchée
00:28:01à 5h48
00:28:03la police municipale
00:28:04est arrivée
00:28:04à 5h53
00:28:06ils avaient eu le temps
00:28:07de se carapater
00:28:08un a oublié
00:28:10une des oeuvres
00:28:12a été sauvée
00:28:12parce qu'un décambrioleur
00:28:13l'a laissé tomber
00:28:14mais il y en a trois
00:28:14qui sont partis
00:28:15dans la nature
00:28:16on n'a pas pu
00:28:18le rattraper
00:28:18alors effroi évidemment
00:28:20et consternation
00:28:22Brian Masson
00:28:22qui est le maire
00:28:24RN de Cain-Sumer
00:28:25dit c'est un patrimoine
00:28:26de la commune
00:28:26c'est nos valeurs
00:28:27jamais on n'aurait imaginé
00:28:28qu'on viendrait
00:28:30voler des Renoirs
00:28:30pourtant les Renoirs
00:28:31c'est une immense valeur
00:28:32ça veut dire que
00:28:33même si on a eu
00:28:34des épisodes précédents
00:28:35le Louvre
00:28:36c'est quand même
00:28:36vous savez que maintenant
00:28:37la fenêtre du Louvre
00:28:38à Nissan
00:28:39quand les gens
00:28:39on ne va plus voir la Joconde
00:28:40on va voir la fenêtre du Louvre
00:28:42par où sont passées
00:28:42c'est tout juste
00:28:43s'il n'y a pas un guichet
00:28:44avec un gardien
00:28:45qui vous l'indique
00:28:46bon ça veut dire
00:28:47que nos musées sont menacés
00:28:48qu'il y a aujourd'hui
00:28:49un réseau de voleurs
00:28:49très intelligents
00:28:50très compétents
00:28:51qui s'introduisent partout
00:28:52et il peut y avoir
00:28:53des systèmes d'alarme
00:28:54et bien ça n'empêche pas
00:28:55certains cambrioleurs
00:28:57gentlemen
00:28:57qui sont très avisés
00:28:58et très compétents
00:28:59donc reussons de plus
00:29:01partout
00:29:01et Dieu sait si en France
00:29:03on compte un nombre
00:29:03de musées exceptionnels
00:29:05on fera un jour d'ailleurs
00:29:06une émission
00:29:06sur les beaux musées
00:29:07de France inconnus
00:29:08fermez bien
00:29:09autour de clés
00:29:10restez là
00:29:10couchez sur place
00:29:11faites ce qu'il faut
00:29:12mais arrêtons ce massacre
00:29:14et cette déperdition
00:29:16de valeurs culturelles
00:29:17qui vont enrichir
00:29:18Dieu sait où ça va finir
00:29:19et où va aller le fric
00:29:20de ces vols
00:29:21alors là Perico
00:29:23on a de la chance
00:29:24on a Elvin avec nous
00:29:25et Elvin
00:29:26alors vous allez nous parler
00:29:27d'une affaire
00:29:28pourquoi vous dites
00:29:28qu'il a de la chance
00:29:29lui aussi
00:29:29il a de la chance
00:29:30d'être avec nous
00:29:32alors il va nous parler
00:29:34vous allez nous parler
00:29:34Elvin d'une affaire
00:29:35qui a choqué les internautes
00:29:36l'ancienne compagne
00:29:38de Greg Guillotin
00:29:39qui a porté plainte
00:29:40pour violences conjugales
00:29:41et harcèlement morales
00:29:42envers l'humoriste
00:29:43oui Greg Guillotin
00:29:44n'a pas nié les faits
00:29:45l'homme qui a fait rire
00:29:46des millions de personnes
00:29:47sur internet
00:29:47a avoué avoir été violent
00:29:49envers son ancienne compagne
00:29:51et dit en avoir honte
00:29:52justement
00:29:52il était l'invité hier
00:29:53de tout beau tout neuf
00:29:54sur W9
00:29:55oui j'ai été violent
00:29:57avec la femme
00:29:58qui partageait ma vie
00:30:00j'ai été violent
00:30:01physiquement
00:30:02et psychologiquement
00:30:05je reconnais
00:30:06ce que j'ai fait
00:30:06je me rends compte
00:30:07de la gravité
00:30:08plus que jamais
00:30:09aujourd'hui
00:30:09alors à travers un communiqué
00:30:11l'homme de 43 ans
00:30:12a déclaré
00:30:12pendant des années
00:30:13j'ai fait rire
00:30:14des millions de gens
00:30:15chez moi
00:30:15à plusieurs reprises
00:30:16j'ai aussi été violent
00:30:17avec la personne
00:30:18qui partageait ma vie
00:30:19les deux sont vrais
00:30:20les deux ont été moi
00:30:21je ne pus jamais
00:30:22être le second
00:30:23les violences
00:30:24se seraient déroulées
00:30:25donc entre 2019
00:30:26et 2026
00:30:27Greg Guillotin
00:30:28annonçait qu'il consulte
00:30:29désormais un psychiatre
00:30:30pour se soigner
00:30:31alors important de le rappeler
00:30:33Perico et Anissa
00:30:34si vous êtes victime
00:30:35de violences conjugales
00:30:36appelez le 39-19
00:30:38ou le 17
00:30:39alors tout autre sujet
00:30:41on part sur
00:30:42tout autre chose
00:30:44alors est-ce que
00:30:45vous reconnaissez
00:30:46ce personnage
00:30:47de dessin animé
00:30:47Anissa
00:30:48je suis en train
00:30:49de me préparer
00:30:50un gloubi bulga
00:30:51c'est mon dessert
00:30:52préféré
00:30:53je te préviens
00:30:54évidemment
00:30:55ça a bercé
00:30:56mon enfance
00:30:57et oui
00:30:57alors on est triste
00:30:58de vous annoncer
00:30:59le décès
00:31:00du marionnettiste
00:31:01Yves Brunier
00:31:02il est mort à l'âge
00:31:03de 83 ans
00:31:04il était le
00:31:04co-créateur
00:31:06et l'interprète
00:31:06de Casimir
00:31:07dans la célèbre
00:31:08île aux enfants
00:31:10son humour
00:31:11et son impertinence
00:31:12poétique
00:31:13continuent de nous accompagner
00:31:14ont écrit ses enfants
00:31:15dans un communiqué
00:31:16auprès de l'AFP
00:31:17et pas que ses enfants
00:31:19je me souviens
00:31:19quand j'étais adolescent
00:31:20souvent je comparais
00:31:21des hommes politiques
00:31:22je me dis
00:31:22il se prend pour Casimir
00:31:23celui-là
00:31:23vous savez
00:31:24et pourtant ça a bercé
00:31:25notre enfance
00:31:25l'île aux enfants
00:31:27la télévision française
00:31:28était belle
00:31:29puis on avait aussi
00:31:29Chantal Goya
00:31:30qui nous faisait des spectacles
00:31:31et puis Dorothée
00:31:31vous vous souvenez
00:31:32vous étiez pas né
00:31:33vous autres je crois
00:31:34non autre génération
00:31:35donc voilà
00:31:35paix à l'âme
00:31:37d'Yvon Brunier
00:31:37qui a bercé
00:31:39notre enfance
00:31:39alors restez avec nous
00:31:40dans un instant
00:31:41nous allons découvrir
00:31:42ce qui met André Bercoff
00:31:43dans tous ses états
00:31:44aujourd'hui
00:31:45et il s'agit
00:31:46des livraisons
00:31:47de drones
00:31:47en prison
00:31:50Sud Radio
00:31:52parlons vrai
00:31:54ici Sud Radio
00:31:56les français parlent au français
00:31:59les carottes sont cuites
00:32:02Sud Radio Bercoff
00:32:04dans tous ses états
00:32:05mieux que Hubert
00:32:06mieux que n'importe
00:32:07quelle livraison
00:32:09à domicile
00:32:10écoutez
00:32:11ce qui se passe
00:32:12très très bien
00:32:13écoutez
00:32:13quand on dit
00:32:14que ça ne marche pas
00:32:14en France
00:32:15si
00:32:15il y a une petite entreprise
00:32:17qui ne connait pas
00:32:18la crise
00:32:19exemple
00:32:20très très simple
00:32:22en août dernier
00:32:22c'est pareil
00:32:23il y a quelques jours
00:32:24quelques semaines
00:32:25plus de 1850 colis
00:32:27ont été livrés
00:32:28en 51 jours
00:32:29à la prison
00:32:30de Villefranche-sur-Saône
00:32:31voilà
00:32:33la gendarmerie
00:32:33a mis fin
00:32:34à un trafic de stupéfiants
00:32:36utilisant des drones
00:32:37vous voyez
00:32:37pour faire parvenir
00:32:39des colis
00:32:39au sein de la maison d'arrêt
00:32:40de Villefranche-sur-Saône
00:32:41dans le Rhône
00:32:42voilà
00:32:435 personnes dont un mineur
00:32:44ont été interpellés
00:32:45le 4 août
00:32:45c'est le Figaro
00:32:46qui le raconte
00:32:49auprès de la gendarmerie
00:32:50voilà
00:32:50ils ont regardé
00:32:51c'est très simple
00:32:52c'est une organisation
00:32:57particulièrement structurée
00:32:58qui opérait depuis
00:32:59deux zones de décollage
00:33:01situées à proximité immédiate
00:33:03de l'étail
00:33:03pénitentiaire
00:33:05et bien
00:33:071850 livraisons
00:33:08ont été comptabilisées
00:33:10en espace de 51 jours
00:33:11quand on dit
00:33:12que les services
00:33:13ne marchent pas
00:33:13regardez voilà
00:33:14les drones
00:33:15viennent en prison
00:33:16ça se passe très bien
00:33:17donc la gendarmerie
00:33:18est intervenue
00:33:20et ils ont
00:33:21et ils ont
00:33:22ils ont été
00:33:25interpellés
00:33:26ils ont interpellé
00:33:27trois suspects
00:33:27à flagrant délit
00:33:28voilà
00:33:28alors c'était quoi
00:33:30le
00:33:30bon non
00:33:32c'était pas effectivement
00:33:33des pizzas
00:33:33c'était
00:33:34500 grammes
00:33:36de cannabis
00:33:386000 euros en liquide
00:33:39un drone
00:33:40et de 18 batteries
00:33:42qui auraient servi
00:33:42aux livraisons
00:33:43voilà
00:33:43ils ont trouvé ça
00:33:44mais voilà
00:33:45oui c'est bien
00:33:46il y a quand même
00:33:48ça marche
00:33:48ça marche
00:33:49alors évidemment
00:33:50on va les juger
00:33:51bien sûr
00:33:52bien sûr
00:33:52mais en attendant
00:33:53en attendant
00:33:55vous savez
00:33:55il n'y a pas eu
00:33:57que la Kavitsch-Franche-Sonson
00:33:58par exemple
00:33:59à Strasbourg
00:34:00aussi
00:34:01dans une prison de Strasbourg
00:34:02et bien
00:34:03les drones sont utilisés
00:34:05pour alimenter
00:34:06le trafic de drogue
00:34:08en prison
00:34:08oui il n'y a pas que là
00:34:09il y en a aussi ailleurs
00:34:10oui mais les drones
00:34:11ça doit servir
00:34:12il n'y a pas qu'en Ukraine
00:34:13ou en Iran
00:34:14ou ailleurs
00:34:16que servent les drones
00:34:16voilà
00:34:17et bien c'est très intéressant
00:34:19parce que
00:34:20vous savez où c'est arrivé
00:34:20c'est arrivé
00:34:21que les hélicoptères du SAMU
00:34:23ne pouvaient plus
00:34:24se poser de nuit
00:34:25à l'hôpital de Strasbourg
00:34:27le SAMU
00:34:27qui devrait livrer
00:34:28effectivement
00:34:29des gens en urgence
00:34:31etc. à l'hôpital
00:34:31parce que
00:34:32les survols
00:34:33répétaient de drones
00:34:34au-dessus de la prison
00:34:35pour faire des livraisons
00:34:36illégales
00:34:37donc
00:34:37les drones
00:34:38risquaient
00:34:39risquaient de heurter
00:34:41les hélicoptères
00:34:42donc les hélicoptères
00:34:43du SAMU
00:34:44ne pouvaient pas
00:34:45ne pouvaient pas
00:34:47livrer
00:34:48voilà
00:34:49livrer
00:34:50les blessés
00:34:51les blessés
00:34:52en urgence
00:34:53etc. à l'hôpital
00:34:54c'est pas beau ça
00:34:55c'est pas une belle organisation
00:34:57et de quoi on parle
00:34:58du matin au soir
00:34:59des candidats
00:35:00à la présidentielle
00:35:02en attendant
00:35:03quand les drones
00:35:04passent
00:35:05et bien les hélicoptères
00:35:06s'arrêtent
00:35:06et à un moment donné
00:35:08vous savez ce qu'il peut se passer
00:35:09et bien il peut se passer
00:35:10quelque chose
00:35:11d'assez terrifiant
00:35:12quand même
00:35:13parce que le retard
00:35:14et etc.
00:35:15et bien je vais vous dire
00:35:16ce qui se passe
00:35:17qu'à un moment donné
00:35:18c'est qu'ils n'en peuvent plus
00:35:20et Axel Ronde
00:35:22qui est un policier
00:35:22de la CFTC
00:35:24un syndicaliste
00:35:25CFTC a dit
00:35:26écoutez en septembre
00:35:27ça va péter
00:35:28on ne peut pas
00:35:29continuer comme ça
00:35:30et effectivement
00:35:31on se demande
00:35:32si
00:35:32si vraiment
00:35:34qu'est-ce que font
00:35:36les princes
00:35:37qui nous gouvernent
00:35:38c'est formidable
00:35:39non non non
00:35:39absolument pas
00:35:40voilà
00:35:40donc qu'est-ce qui s'est passé
00:35:42si vous voulez
00:35:44il se passe que
00:35:46heureusement
00:35:47il y a des gens
00:35:47qui réagissent
00:35:48alors je voulais
00:35:49signaler aux
00:35:50aux personnes qui seront
00:35:51dimanche 13 septembre
00:35:53si vous êtes à Paris
00:35:54au Casino de Paris
00:35:55rue Blanche
00:35:56il y a un concert
00:35:57un très bon concert
00:35:59en hommage aux policiers
00:36:01victimes du devoir
00:36:02parce que
00:36:03vous savez qu'il y a des gens
00:36:04qui veulent supprimer
00:36:05la police
00:36:05all cops are bastards
00:36:08défendés
00:36:09désarmer la police
00:36:10vous savez
00:36:11ça se dit beaucoup
00:36:12et bien voilà
00:36:13il y a un très grand concert
00:36:14les plats sont à 25 euros
00:36:16pour les familles
00:36:18des policiers
00:36:20tombés vraiment
00:36:21en victimes de devoir
00:36:22et ces polices
00:36:23actions solidaires
00:36:24qui l'organisent
00:36:25donc si vous êtes
00:36:26le dimanche 13 septembre
00:36:28à 15h
00:36:29à Paris
00:36:30allez au Casino de Paris
00:36:31et aidez-les
00:36:32et aidez-les
00:36:33parce que
00:36:33il y a quand même
00:36:34un petit problème
00:36:35quand on se balade
00:36:36un peu partout
00:36:37quand les drones
00:36:40font de la livraison
00:36:43à domicile
00:36:44avec tous les produits
00:36:46possibles et imaginables
00:36:47il y a peut-être
00:36:48quelque chose de pourri
00:36:50dans le royaume
00:36:50du Danemark
00:36:51ou de France
00:36:52écoutez
00:36:53un extrait du concert
00:36:55qui sera donné
00:36:56le dimanche
00:36:5713 septembre
00:36:58écoutez
00:36:59ça vous concerne
00:37:00aussi
00:37:01et surtout
00:37:02pour chaque uniforme
00:37:04tombait trop tard
00:37:06et chaque famille
00:37:09qui porte ce fardeau
00:37:13et crier
00:37:15pour ceux qui sont tombés
00:37:22voilà
00:37:24merci
00:37:25et à demain
00:37:29midi 14h
00:37:30Sud Radio
00:37:32la France
00:37:33dans tous ses états
00:37:34vous êtes bien sur Sud Radio
00:37:35il est 12h52
00:37:36vous venez d'entendre
00:37:37la chronique
00:37:38le coup de gueule
00:37:39d'André Bercoff
00:37:39sur les drones
00:37:40et les prisons
00:37:41nous avons Hector
00:37:42qui nous appelle
00:37:42de Montpellier
00:37:43bonjour Hector
00:37:44oui bonjour
00:37:45merci
00:37:45de me donner la parole
00:37:46vous êtes policier
00:37:47ancien militaire
00:37:48donc vous connaissez
00:37:49bien le sujet
00:37:49je suppose
00:37:50oui oui
00:37:51je connais très bien
00:37:51notamment j'ai fait un tour
00:37:53aussi en plancière
00:37:54il faut savoir
00:37:54qu'à l'heure actuelle
00:37:55en posant de drones
00:37:56et pas qu'en Ukraine
00:37:59et c'est un problème
00:38:01très sérieux
00:38:01déjà il y avait déjà
00:38:02des problèmes
00:38:03de livraison de drogue
00:38:04en prison
00:38:06mais à chaque fois
00:38:07la réponse pénale
00:38:08elle est ridicule
00:38:09alors les drones
00:38:11sont censés avoir
00:38:11une protection
00:38:12pour éviter
00:38:12de passer
00:38:14les zones sensibles
00:38:16mais c'est très vite
00:38:17c'est très vite
00:38:19contourné
00:38:19pour hacker un drone
00:38:21pour le faire
00:38:24aller où on veut
00:38:25c'est très facile
00:38:26et il y a de plus en plus
00:38:27de drones
00:38:27qui peuvent
00:38:27d'ailleurs on l'a vu
00:38:28à la frontière mexicaine
00:38:29il y a des drones
00:38:30qui ont des capacités
00:38:31de plus de 100 kg
00:38:32une prison
00:38:32c'est un espace clos
00:38:34Hector
00:38:34est-ce qu'on peut pas
00:38:35mettre des filets
00:38:35ou des filins
00:38:36il faut savoir
00:38:37que par exemple
00:38:38de toute façon
00:38:38l'administration pénitentiaire
00:38:40comme toutes les administrations
00:38:41elle réagit
00:38:42bien après qu'il y ait des problèmes
00:38:43vous avez des filins
00:38:44anti-hélicoptères
00:38:45mais les filets
00:38:47ne vont pas
00:38:48jusqu'au mur d'enceinte
00:38:49ils sont en train
00:38:49d'en installer
00:38:49mais partout
00:38:51ce n'est pas
00:38:53ce n'est pas mis en place
00:38:54et puis je vais vous dire
00:38:55ça dépend la taille du filet
00:38:56il y a toujours des zones
00:38:57où ils pourront larguer
00:38:58puisque par exemple
00:38:59au-dessus des zones
00:39:01par exemple
00:39:01qui ne sont pas fermées
00:39:03il n'y a pas de filet
00:39:03donc les mecs après
00:39:05ils escaladeront
00:39:06et on est toujours
00:39:07on est toujours
00:39:08la lance contre le bouclier
00:39:09et c'est surtout moi
00:39:10ce qui me pose en fait
00:39:11un gros problème
00:39:12c'est la réponse pénale
00:39:13que vont avoir
00:39:14les mecs qui livrent
00:39:15et d'ailleurs
00:39:15c'est toujours
00:39:16des peines dérisoires
00:39:17à quoi vont être condamnés
00:39:19ceux qui livrent
00:39:20de la drogue
00:39:20de la viande
00:39:21des cigarettes en prison
00:39:22comme d'habitude
00:39:23c'est toujours le problème
00:39:24le problème
00:39:25c'est la justice
00:39:25et la réponse pénale
00:39:27qu'on apporte
00:39:27donc en tout cas
00:39:29on pourrait avoir
00:39:30des moyens techniques
00:39:31pour limiter la casse
00:39:32sans résoudre
00:39:33en totalité
00:39:34mais ensuite vous dites
00:39:35le problème
00:39:35c'est la justice
00:39:36qui ne suit pas forcément
00:39:38quand on condamne
00:39:39des responsables
00:39:40ils n'ont pas toujours
00:39:41la peine
00:39:41qu'ils méritent
00:39:42merci Hector
00:39:43pour ce témoignage
00:39:44je suppose que le dossier
00:39:45n'est pas clos
00:39:46et qu'on aura l'occasion
00:39:47d'y revenir
00:39:48nous avons Lucille
00:39:49qui nous appelle
00:39:50de Maring
00:39:50bonjour Lucille
00:39:51vous vous êtes parlé
00:39:52vous parlez tout à fait
00:39:52d'autre chose
00:39:53vous parlez d'éducation nationale
00:39:56bonjour Pernico
00:39:56quel honneur
00:39:57non c'est moi
00:39:58l'honneur est pour moi
00:40:01et oui
00:40:01j'ai écouté
00:40:03alors ce matin déjà
00:40:04j'étais à peine réveillée
00:40:06que j'avais les cheveux
00:40:07hérissés
00:40:08avec le rapport PISA
00:40:10avec le rapport PISA
00:40:11oui
00:40:11alors voilà
00:40:12j'ai incité pendant
00:40:137 ans
00:40:14en lycée professionnel
00:40:15auprès de jeunes
00:40:16qui voulaient rentrer
00:40:16dans les métiers
00:40:17de la sécurité
00:40:19parce que moi-même
00:40:20j'ai été dans les métiers
00:40:21de la sécurité
00:40:21auparavant
00:40:22donc des jeunes
00:40:23qui sont censés être
00:40:24très très motivés
00:40:25pour entrer dans la police
00:40:25en grand memory
00:40:26les sapeurs-pompiers
00:40:26etc
00:40:28donc j'y suis rentrée
00:40:29pleine de bonne volonté
00:40:30pour amener
00:40:31les connaissances
00:40:32de terrain
00:40:32que j'avais
00:40:34et au fur et à mesure
00:40:35des années
00:40:35on m'a dit
00:40:37au fur et à mesure
00:40:37des inspections
00:40:38etc
00:40:39oui alors il faudrait
00:40:40quand même
00:40:40que vous fassiez
00:40:41un peu plus attention
00:40:42aux dyslexiques
00:40:44dyspraxiques
00:40:44dysnumériques
00:40:46que vous soyez
00:40:48plus attentive
00:40:48aux difficultés
00:40:49de chacun
00:40:50enfin d'un cœur
00:40:51tout le monde
00:40:51vraiment coucouner
00:40:53les jeunes
00:40:53mais aujourd'hui
00:40:55il ne faut plus
00:40:55les coucouner
00:40:56il faut avancer
00:40:57voilà
00:40:57c'est ce que suggérait
00:41:01Sophie Audugé
00:41:02dans son livre
00:41:02l'éducation nationale
00:41:04en perdition
00:41:05effectivement
00:41:05vous vous êtes favorable
00:41:07à la réintroduction
00:41:08d'un peu de rigueur
00:41:09de discipline
00:41:09et de valeurs républicaines
00:41:11dans l'école
00:41:12que de faire de la pédagogie
00:41:13et du coucouning
00:41:14c'est un peu
00:41:14votre approche
00:41:16on en a besoin
00:41:18sans rigueur
00:41:19on n'avance pas
00:41:20je ne demande pas
00:41:21un cadre militaire
00:41:22loin de là
00:41:23mais juste
00:41:23encore que
00:41:24il y a des endroits
00:41:25où ça pourrait justifier
00:41:26et encore que
00:41:26oui tout à fait
00:41:27alors en l'occurrence
00:41:28pour cette filière là
00:41:29oui
00:41:29puisque ce sont des jeunes
00:41:30qui s'y destinent
00:41:31mais en tout cas
00:41:33il faut une rigueur
00:41:34et puis surtout
00:41:34il faut redonner
00:41:35le goût du travail
00:41:37j'ai quand même
00:41:39insisté auprès de mes jeunes
00:41:40pour avoir des copies
00:41:41à peu près propres
00:41:43sont trop de ratures
00:41:45ça aussi
00:41:45c'est une autre
00:41:47que leur demande
00:41:48questionez-vous l'orthographe
00:41:49bon ben
00:41:50Lucille
00:41:50vous nous confirmez
00:41:51qu'il y a du dégât
00:41:52gigantesque
00:41:53que vous êtes confronté
00:41:54que vous connaissez
00:41:55l'ampleur de cette tragédie
00:41:56pourtant
00:41:57s'il y a du courage politique
00:41:59on pourra peut-être
00:41:59peut-être un jour
00:42:00inverser le phénomène
00:42:01merci Lucille
00:42:02le retourne
00:42:03pour votre
00:42:03pour votre
00:42:04de maringue
00:42:05pour votre témoignage
00:42:06et puis vous n'aurez
00:42:06certainement l'occasion
00:42:07de vous rappeler
00:42:08parce que c'est un sujet
00:42:08qu'on va continuer
00:42:09à traiter
00:42:10Alissa
00:42:11on reçoit qui maintenant ?
00:42:12alors on reçoit
00:42:12Christophe Bourseiller
00:42:16l'acteur
00:42:17mais qui est aussi
00:42:17écrivain, journaliste
00:42:18et enseignant
00:42:19il va nous parler
00:42:20de la saga
00:42:21des libertariens
00:42:22son dernier ouvrage
00:42:23publié aux éditions
00:42:25Fayard
00:42:26face à face
00:42:27mais qu'est-ce qu'on est bien
00:42:28sur Sud Radio Alissa
00:42:29mais oui
00:42:30je vous le conseille
00:42:30à 13h04
00:42:31en ce mardi
00:42:328 septembre
00:42:352026
00:42:36je me souviens
00:42:36mais qu'est-ce que
00:42:37le 8 septembre
00:42:37je crois que c'est une fête religieuse
00:42:38mais bon peu importe
00:42:39aujourd'hui je ne reçois
00:42:40pas un religieux
00:42:41je reçois
00:42:42un grand décrypteur
00:42:43de notre vie politique
00:42:45et idéologique
00:42:46on l'a connu
00:42:47en d'autres temps
00:42:49en acteur
00:42:49l'acteur le plus insolite
00:42:51le plus insolite
00:42:51des second rôles
00:42:53on parlait de Casimir tout à l'heure
00:42:54vous n'êtes pas du tout Casimir
00:42:55Christophe Bourseiller
00:42:56non on ne s'est pas fait Casimir
00:42:57pas du tout
00:42:57mais vous étiez quelqu'un
00:42:59qui est interpellé
00:42:59quand on vous voyait
00:43:00avec votre sérieux
00:43:01toujours un peu détaché
00:43:02avec du recul
00:43:03voilà
00:43:03on en parlait tout à l'heure
00:43:05et bien le cinéma
00:43:07le théâtre
00:43:08la télévision
00:43:08parce que
00:43:09vous avez quand même gardé en vous
00:43:11ce côté de
00:43:13quand je dis mettre en scène
00:43:14de porter
00:43:15de décrypter
00:43:16d'envoyer un message
00:43:17ça fait très longtemps
00:43:18que vous vous intéressez
00:43:19j'allais dire
00:43:20au secteur minoritaire
00:43:21de la vie idéologique
00:43:22et politique
00:43:23vous êtes attaqué
00:43:24à toutes les minorités
00:43:25ne serait-ce que pour les repérer
00:43:26et les décrypter
00:43:27et là
00:43:28vous vous attaquez
00:43:29à un phénomène
00:43:30qui est
00:43:31majeur
00:43:31massif
00:43:33planétaire
00:43:34qui pourrait l'emporter
00:43:35parce qu'ils sont très puissants
00:43:36ils sont partout
00:43:37ils sont très riches
00:43:38ils sont très riches
00:43:39par définition
00:43:39la saga
00:43:40des libertariens
00:43:42d'Ian Rand
00:43:43jusqu'à Elon Musk
00:43:44aux éditions
00:43:45aux éditions du Cerf
00:43:46et Christophe Bourseillet
00:43:47et bien vous vous promenez
00:43:49dans l'univers libertarien mondial
00:43:51avec des grands noms
00:43:52que l'on connaît tous
00:43:53et vous expliquez
00:43:54que finalement
00:43:54c'est pas une secte
00:43:56c'est pas une caste
00:43:56mais ils ont quand même
00:43:57une vision
00:43:58assez claire
00:43:59que je résume
00:44:00l'individu d'abord
00:44:01et puis s'il faut se passer
00:44:02de l'état
00:44:03à le détruire
00:44:03et bien n'hésitons pas
00:44:05est-ce qu'on en est arrivé là ?
00:44:07alors c'est un peu ça
00:44:08c'est-à-dire que les libertariens
00:44:09j'avais remarqué
00:44:10que tout le monde en parlait
00:44:11il y a beaucoup de livres
00:44:12qui sortent
00:44:12beaucoup d'articles
00:44:13qui sortent
00:44:14mais on en parle
00:44:14comme une espèce de catégorie
00:44:16de l'extrême droite
00:44:17on sait pas très bien
00:44:18enfin ils font peur
00:44:18à tout le monde
00:44:19c'est pas forcément vrai
00:44:20et c'est pas du tout vrai
00:44:21et moi je me suis dit
00:44:22ça peut être intéressant
00:44:23d'aller derrière ce voile
00:44:24et puis d'essayer
00:44:25de comprendre
00:44:26qui sont véritablement
00:44:27les libertariens
00:44:28et comme je suis historien
00:44:29d'écrire l'histoire
00:44:31véritable
00:44:31véritable de ce courant
00:44:33de pensée
00:44:33très particulier
00:44:34parce que
00:44:35pour le résumer
00:44:36c'est un courant
00:44:38anarcho-capitaliste
00:44:39alors justement
00:44:39c'est pour ça
00:44:40dites-nous
00:44:41donnez-nous la définition
00:44:42vous le faites parfaitement
00:44:43dans le livre
00:44:43qui est passionnant
00:44:44qui pour moi
00:44:44est un document
00:44:45à la fois politique
00:44:46et historique
00:44:48extrêmement facile à lire
00:44:49même si les choses
00:44:50et l'information
00:44:51y est très dense
00:44:51et très bien décryptée
00:44:52comment le mot libertarien
00:44:54est venu
00:44:54parce que libertarien
00:44:55on dit libertaires
00:44:56voilà mais finalement
00:44:58c'est libertariens
00:44:59c'est le mot anglais
00:45:01expliquez-nous
00:45:02comment a été la progression
00:45:03pour qu'on arrive
00:45:04au terme libertarien
00:45:05au départ
00:45:06le courant libertarien
00:45:07c'est un anarchisme
00:45:08de marge
00:45:09ce sont des anarchistes
00:45:11américains
00:45:12qui sont vraiment
00:45:13en dehors
00:45:13du mouvement
00:45:14libertaire
00:45:15tel qu'on peut l'imaginer
00:45:16vous savez
00:45:17Proudhon a dit
00:45:18la propriété
00:45:19c'est le vol
00:45:19donc un mouvement
00:45:20révolutionnaire
00:45:21qui prône la révolution
00:45:22communiste mondiale
00:45:23etc
00:45:24anarchisme français
00:45:25l'anarchiste européen
00:45:27les américains
00:45:28eux vont développer
00:45:29une théorie
00:45:30complètement différente
00:45:32qui consiste à dire
00:45:33la liberté
00:45:34ça passe par le capitalisme
00:45:36et la liberté
00:45:37ça passe par l'échange marchand
00:45:38et donc
00:45:39ils vont se désigner
00:45:40comme libertaires
00:45:41en disant
00:45:41on est une branche
00:45:42du mouvement
00:45:43libertaire international
00:45:44sauf que nous
00:45:45on est pro-capitaliste
00:45:47alors évidemment
00:45:48ça va provoquer
00:45:48des remous
00:45:49dans le mouvement anarchiste
00:45:50ils vont se faire traiter
00:45:51de monstres
00:45:52et à ce moment-là
00:45:53pour les distinguer
00:45:55progressivement
00:45:55à partir des années
00:45:571950
00:45:58on va employer
00:45:59un néologisme
00:46:00un peu bizarroïde
00:46:00en France
00:46:01pour les désigner
00:46:02puisqu'en anglais
00:46:03c'est libertarian
00:46:04ça veut dire
00:46:04c'est-à-dire qu'on va distinguer
00:46:06d'un côté
00:46:06les libertaires
00:46:07d'extrême-gauche
00:46:09que nous connaissons
00:46:09et puis de l'autre
00:46:10les libertariens
00:46:12mais enfin
00:46:12qui sont évidemment
00:46:13avec des racines
00:46:15qui sont les mêmes
00:46:16puisqu'ils se réclament tous
00:46:17d'un fond anarchiste
00:46:19quel est le point commun
00:46:19avec l'anarchiste
00:46:20on rejette l'état
00:46:21mais les anarchistes
00:46:22c'est qu'on rejette
00:46:22une autorité
00:46:23qui opprime
00:46:24et qu'il faut que
00:46:25l'individu soit libre
00:46:26c'est une forme
00:46:26d'autogestion
00:46:27c'est ça
00:46:27l'isère reclus disait
00:46:29l'anarchisme
00:46:30est la plus haute expression
00:46:31de l'ordre
00:46:31vous voyez
00:46:32ce n'est pas le bordel
00:46:33l'anarchisme
00:46:33au contraire
00:46:33et eux disent au contraire
00:46:35il faut tout libéraliser
00:46:36il faut tout déréguler
00:46:38aucune réglementation
00:46:40aucune norme
00:46:40aucune contraire
00:46:41mais ça finit comment
00:46:42on finit tout nu dans la rue
00:46:43c'est un culte de la liberté
00:46:46absolue
00:46:46l'idée
00:46:47c'est vrai que c'est propre
00:46:48à tous les anarchistes
00:46:49c'est de dire
00:46:50abat l'état
00:46:50de ce point de vue là
00:46:52ils sont tous d'accord
00:46:53sauf qu'à partir de là
00:46:54les anarchistes de gauche
00:46:56vont essayer de théoriser
00:46:57une société sans classe
00:47:00socialiste
00:47:00etc
00:47:01alors que ces anarchistes
00:47:02de droite
00:47:03il faut bien dire
00:47:04ils appartiennent
00:47:05à la droite
00:47:05ce sont des anarchistes
00:47:07de droite
00:47:07eux vont dire
00:47:08au contraire
00:47:08il faut tout déréguler
00:47:09et il faut en finir
00:47:11avec l'état
00:47:11c'est-à-dire abat l'état
00:47:13et remplaçons l'état
00:47:14par le pur marché
00:47:15alors eux disent
00:47:16c'est génial
00:47:17parce que ça va être
00:47:18une sorte d'harmonie
00:47:19générale
00:47:20où la loi de l'offre
00:47:21et de la demande
00:47:21va réguler nos vies
00:47:23et leurs adversaires disent
00:47:24oui enfin
00:47:24ça va être la loi de la jungle
00:47:26ou ça va être la loi du western
00:47:27puisque ce sont évidemment
00:47:29des héritiers
00:47:30de cette culture américaine
00:47:31de l'ouest
00:47:32Christophe Boursier
00:47:33racontez-nous au début
00:47:34de l'ouvrage
00:47:34cette anecdote
00:47:35vous rentrez dans une librairie
00:47:36aux Etats-Unis
00:47:36avec des ouvrages merveilleux
00:47:38vous allez à la caisse
00:47:39qu'est-ce qu'on vous dit ?
00:47:40ah oui c'est génial
00:47:41parce qu'il y a très longtemps
00:47:43quand j'ai découvert
00:47:44les libertariens
00:47:45j'ai découvert une librairie
00:47:46libertarienne à New York
00:47:48qui s'appelait
00:47:48Laissez-faire Books
00:47:49Laissez-faire en français
00:47:51et donc j'y vais
00:47:52et puis il y avait
00:47:53plein de livres
00:47:53que je ne connaissais pas
00:47:54je parle très bien d'anglais
00:47:55donc je n'avais pas de soucis
00:47:56l'historien que vous étiez
00:47:57était ravi d'avoir des livres
00:47:58oui j'étais ravi de voir tout ça
00:47:59mais il n'y avait pas les prix
00:48:05avec un ou deux livres
00:48:06ça coûte combien ?
00:48:07et il me répond
00:48:08ici tout est gratuit
00:48:11libéralisme absolu
00:48:12alors je dis c'est génial
00:48:13donc je prends tout
00:48:14c'est-à-dire que
00:48:15j'arrive à la caisse
00:48:16les bras chargés
00:48:17de bouquins
00:48:18de brochures
00:48:19de pamphlets
00:48:20tout ce qu'on peut imaginer
00:48:21et à ce moment-là
00:48:22je vais voir le type
00:48:23et je lui dis
00:48:23pardon excusez-moi
00:48:24mais auriez-vous un sac ?
00:48:26parce que je ne peux
00:48:26évidemment pas tout porter
00:48:27et il me répond
00:48:28oui c'est 600 dollars
00:48:29le sac
00:48:30extraordinaire
00:48:31c'est ça le capitalisme
00:48:32c'est extraordinaire
00:48:34alors je n'ai pas payé le sac
00:48:35et je suis parti
00:48:36en renversant les livres
00:48:38jusqu'à chez moi
00:48:39je m'imagine dans une cave
00:48:40avec des grands vins
00:48:41et on me dit
00:48:41voilà c'est gratuit
00:48:42mais il faudrait un petit carton
00:48:44oui mais c'est 600 euros
00:48:45le carton
00:48:46c'est ça
00:48:46je pars avec mes deux bouteilles
00:48:47de Beaujolais
00:48:48puis finalement c'est très bien
00:48:49mais le symbole est très fort
00:48:50parce que
00:48:51évidemment on en rit
00:48:52parce que la caricature est réelle
00:48:53mais est-ce que le libéralisme
00:48:56ça crée ?
00:48:57je suis désolé Christophe Boursier
00:48:58il a été porté par Madame Thatcher
00:49:00à un moment donné
00:49:00c'est pas le même libéralisme
00:49:02c'est le début
00:49:03à un matin en France
00:49:04voyez c'est le libéralisme absolu
00:49:06alors c'est très intéressant
00:49:07parce qu'en réalité
00:49:08ce courant libertarien
00:49:09il est extraordinaire
00:49:10parce que
00:49:10c'est un groupuscule au départ
00:49:12mais c'est un groupuscule
00:49:14qui va agréger
00:49:15un grand nombre
00:49:15de multimilliardaires
00:49:16et donc c'est un groupuscule
00:49:17d'une puissance
00:49:18de feu absolument extraordinaire
00:49:20mais dans lequel
00:49:21il y a des débats d'idées
00:49:22et il y a même je dirais
00:49:23tout un fond idéologique
00:49:24très riche
00:49:26très complexe
00:49:27et en fait
00:49:27chez les libertariens
00:49:28vous avez deux tendances
00:49:30vous avez les minarchistes
00:49:31et les anarchistes
00:49:33alors les minarchistes
00:49:35pensent qu'il faut
00:49:36un tout petit peu d'état
00:49:37c'est à dire qu'on est contre l'état
00:49:39mais il faut un tout petit peu d'état
00:49:40pour assurer la défense nationale
00:49:42pour assurer les tribunaux
00:49:44enfin la justice
00:49:45il se faut ce minimum là
00:49:46alors que pour les anarchistes
00:49:48l'armée doit être privée
00:49:49les tribunaux doivent être privés
00:49:51je me fais cambrioler
00:49:53j'ai le choix entre
00:49:53quatre polices différentes
00:49:55vous voyez
00:49:55il ne faut pas se tromper de numéro
00:49:57suivant son abonnement
00:49:58et vous voyez
00:50:00donc il y a
00:50:01vous les qualifiez
00:50:01de hippie de droite
00:50:02à un moment donné
00:50:03et donc Margaret Thatcher
00:50:04à côté
00:50:04elle est très autoritaire
00:50:05bien sûr
00:50:06ce n'est qu'une libérale
00:50:07classique
00:50:08alors que eux
00:50:09vont beaucoup plus loin
00:50:10c'est quand même
00:50:11des réacs
00:50:12terribles
00:50:13oui mais c'est des hippies aussi
00:50:14alors vous dites
00:50:15que ce sont des hippies de droite
00:50:16oui oui absolument
00:50:17c'est un mélange
00:50:18très très curieux
00:50:19parce que
00:50:19dans le libertarianisme
00:50:21il y a aussi
00:50:22chez beaucoup de libertariens
00:50:23ce sont des individualistes
00:50:25il y a aussi
00:50:25chez beaucoup de libertariens
00:50:27une forme de libéralisme
00:50:28des mœurs
00:50:29donc ils sont très
00:50:30alors il y en a
00:50:31qui sont libertins
00:50:32il y en a qui font du nudisme
00:50:34ils sont tous à Burning Man
00:50:35par exemple
00:50:36le festival américain
00:50:37Burning Man
00:50:38qui a lieu en ce moment
00:50:39alors ça
00:50:39ils adorent
00:50:40ils sont très
00:50:41dans cette espèce
00:50:42de mouvance
00:50:43très particulière
00:50:44et puis d'autres
00:50:45sont des réacs
00:50:47bontins
00:50:48pour Trump
00:50:49d'ailleurs
00:50:49et peut-être
00:50:50Christophe Bourseiller
00:50:51un égo surdimensionné
00:50:53les cas que vous citez
00:50:54c'est quand même
00:50:54des personnalités très fortes
00:50:55mais vous savez
00:50:56c'est incroyable
00:50:56parce que c'est
00:50:58écrire l'histoire
00:50:59du courant libertarien
00:51:00c'est écrire l'histoire
00:51:01de mouvements
00:51:01mais c'est aussi
00:51:02écrire l'histoire
00:51:03de gens qui disent
00:51:04on va réaliser
00:51:05comme on est riche
00:51:06on va réaliser
00:51:07l'idéal libertarien
00:51:08et donc on va créer
00:51:09des nations
00:51:09et donc à l'heure
00:51:10où je vous parle
00:51:11il y a 5 ou 6 nations
00:51:12qui existent
00:51:14clandestines
00:51:14dans lesquelles on vit
00:51:15l'idéal capitaliste
00:51:17c'est extraordinaire
00:51:18qui sont néo-libertarien
00:51:19presque
00:51:20c'est le
00:51:23libéralisme extrême
00:51:24mais appliqué
00:51:26grâce au pouvoir
00:51:27de l'argent
00:51:27vous citez les noms
00:51:28Ayn Rand
00:51:29à Elon Musk
00:51:30alors Elon Musk
00:51:30on voit tout à fait
00:51:31ce qu'il est
00:51:31il est l'incarnation
00:51:33absolue
00:51:33du libertarisme
00:51:34absolu
00:51:35c'était un grand
00:51:35lecteur d'Ayn Rand
00:51:38Ayn Rand
00:51:39c'est un personnage
00:51:42incroyable
00:51:43flamboyant
00:51:43génial
00:51:44il faudrait des heures
00:51:45pour en parler
00:51:46on n'a peut-être pas
00:51:46le temps malheureusement
00:51:47c'est une femme
00:51:48qui est née en Russie
00:51:50qui a émigré
00:51:51aux Etats-Unis
00:51:52dans les années 1920
00:51:54et qui a
00:51:56toute une partie
00:51:56de sa vie
00:51:57qui a fait une carrière
00:51:58extraordinaire
00:51:58à Hollywood
00:51:59où elle est de vue
00:52:00la scénariste
00:52:01de très nombreux films
00:52:02de Hollywood
00:52:03et elle a écrit
00:52:04un certain nombre
00:52:05de romans
00:52:05qui sont des best-sellers
00:52:07aux Etats-Unis
00:52:07qui sont traduits
00:52:09en français
00:52:09et qui sont géniaux
00:52:11moi je suis un fan
00:52:13sur le plan littéraire
00:52:14des écrits d'Ayn Rand
00:52:15il y a deux livres
00:52:16qu'il faut lire
00:52:17c'est La Source Vive
00:52:18qui est sorti
00:52:19originellement en 1943
00:52:20et ce qu'on appelle
00:52:22en français
00:52:22La Grève
00:52:23qui traduit
00:52:24Atlas Shrugged
00:52:25c'est-à-dire
00:52:26Atlas
00:52:26ossa les épaules
00:52:28mais en français
00:52:29on le traduit par
00:52:30La Grève
00:52:30et c'est un roman
00:52:32qui est sorti en 1957
00:52:33et qui est vraiment
00:52:34mais prodigieux
00:52:35et vous considérez
00:52:36qu'elle est à la genèse
00:52:37de la définition
00:52:38en tout cas
00:52:38c'est elle
00:52:39elle est celle
00:52:40qui a véritablement
00:52:41il faut bien comprendre
00:52:42qu'aux Etats-Unis
00:52:44ce livre
00:52:45La Grève
00:52:45est la deuxième vente
00:52:47derrière la Bible
00:52:48ah oui
00:52:49c'est vous dire
00:52:50l'influence qu'elle a
00:52:51et elle est la chante
00:52:52du capitalisme
00:52:53c'est quelqu'un
00:52:54qui dit
00:52:55Marx a dit
00:52:57vive le communisme
00:52:58moi je réponds
00:52:59vive le capitalisme
00:53:00elle dit d'ailleurs
00:53:01capitaliste de tous les pays
00:53:02unissez-vous
00:53:04Anissa
00:53:04à votre avis
00:53:05que deviendraient concrètement
00:53:07nos écoles
00:53:07nos hôpitaux
00:53:08nos retraites
00:53:08ou même notre sécurité
00:53:09dans une société
00:53:10qui aurait presque supprimé
00:53:12l'Etat
00:53:12les réponses avec
00:53:13Christophe Bourseillet
00:53:14autour de la saga
00:53:15des libertariens
00:53:16aux éditions du Cerf
00:53:17n'hésitez pas à réagir
00:53:18aux échanges
00:53:19en appelant le 0826 300 300
00:53:2214h
00:53:23Sud Radio
00:53:24la France dans tous ses états
00:53:25Péricault Légace
00:53:27vous êtes bien sur Sud Radio
00:53:29en ce mardi 8 septembre
00:53:30il est 13h19
00:53:31et je reçois l'historien
00:53:33j'ai bien dit l'historien
00:53:35Christophe Bourseillet
00:53:36que vous avez peut-être
00:53:37connu dans une autre vie
00:53:38Christophe Bourseillet
00:53:41j'allais dire
00:53:41ce souci
00:53:42depuis une dizaine d'années
00:53:44de nous faire mieux connaître
00:53:46ce que sont ces gens
00:53:48qui professent
00:53:49des idéologies
00:53:49un peu marginales
00:53:50un peu sectaires
00:53:51ça a été à un moment donné
00:53:52à l'extrême gauche
00:53:53bien sûr
00:53:53notamment les trotskistes
00:53:55mais on sait aujourd'hui
00:53:56c'est une opinion
00:53:57que j'avoue
00:53:57que les trotskistes
00:53:59j'ai d'excellents
00:53:59j'admis trotskistes
00:54:01mais il faut quelquefois
00:54:02s'en méfier
00:54:03quand ils
00:54:04ils sont très intelligents
00:54:06très cultivés
00:54:06je disais
00:54:07j'ai été élevé par les jésuites
00:54:08on le reste à vie
00:54:09et les trotskistes
00:54:10c'est à vie
00:54:10voilà
00:54:10mais quelquefois
00:54:11leurs prescriptions
00:54:12ne sont pas forcément assurantes
00:54:13et là
00:54:14Christophe Bourseillet
00:54:15s'est attaqué
00:54:15à l'autre versant
00:54:17de ce forme
00:54:19je veux dire
00:54:20est-ce que c'est un totalitarisme
00:54:22idéologique
00:54:22on ne peut pas
00:54:23c'est autre chose
00:54:24c'est des idéologies
00:54:26très nettes quand même
00:54:27c'est pas le libéralisme
00:54:28tolérant
00:54:29qui ouvre le dialogue
00:54:30ce sont des gens
00:54:31que je compare toujours
00:54:32Christophe
00:54:33il y a ceux
00:54:33qui ont dit conviction
00:54:34vous et moi
00:54:35et à Nyssa
00:54:35il y a ceux
00:54:36qui ont des certitudes
00:54:36et vous vous intéressez
00:54:37aux gens qui ont des certitudes
00:54:39et donc là
00:54:39ce sont les libertariens
00:54:41je voudrais qu'Alissa
00:54:42juste avant que vous repreniez
00:54:43la parole
00:54:43Christophe
00:54:44nous fasse un petit point
00:54:45sur ce que l'on sait
00:54:46des libertariens
00:54:47alors imaginez un pays
00:54:48dans lequel l'état
00:54:49ne financerait presque plus rien
00:54:51l'école, l'hôpital, la retraite
00:54:53mais aussi certaines routes
00:54:54où une partie de la sécurité
00:54:55seraient confiées
00:54:56au secteur privé
00:54:57chacun choisirait ses services
00:55:00à condition de pouvoir les payer
00:55:01c'est poussé jusqu'au bout
00:55:03la société rêvée
00:55:04par les libertariens
00:55:05des impôts réduits au minimum
00:55:07une réglementation
00:55:08presque inexistante
00:55:09et des individus
00:55:10entièrement libres
00:55:11de contracter
00:55:11d'entreprendre
00:55:12et de dépenser
00:55:13leur argent
00:55:13comme ils l'entendent
00:55:15pour ses défenseurs
00:55:16ce système rendrait
00:55:17les services plus efficaces
00:55:18et redonnerait aux citoyens
00:55:19le contrôle de leur vie
00:55:20pour ses adversaires
00:55:22ils transformeraient
00:55:23des droits fondamentaux
00:55:24en simples produits commerciaux
00:55:25et creuseraient considérablement
00:55:27les inégalités
00:55:28car lorsqu'on supprime
00:55:29la puissance publique
00:55:30le pouvoir ne disparaît
00:55:32pas forcément
00:55:32il peut simplement
00:55:33passer entre les mains
00:55:34des entreprises
00:55:35et de ceux qui possèdent
00:55:36déjà le plus d'argent
00:55:38alors est-ce que
00:55:39ce monde sans état
00:55:40serait-il vraiment
00:55:41celui de la liberté
00:55:42ou celui du chacun pour soi ?
00:55:43Christophe Bourseillet
00:55:45ils y croient vraiment
00:55:46à cette organisation
00:55:47de la vie
00:55:48ils pensent que ça marcherait bien
00:55:49ils y croient
00:55:50d'autant plus profondément
00:55:51qu'ils s'appuient
00:55:52sur un certain nombre
00:55:53d'auteurs
00:55:54qui pour eux
00:55:55font autorité
00:55:55et notamment
00:55:56un certain nombre
00:55:57d'économistes
00:55:58parce que les libertariens
00:55:59je vais être un peu technique
00:56:00pendant deux secondes
00:56:01les libertariens
00:56:02s'appuient
00:56:03sur une école économique
00:56:05qui est l'école autrichienne
00:56:06qui a été fondée
00:56:07à la fin du 19ème siècle
00:56:09par Karl Menger
00:56:10donc rien à voir
00:56:10avec Friedman
00:56:11et les Chicago Boys
00:56:12Friedman c'est un des
00:56:15on va dire
00:56:16il est proche
00:56:17de l'école autrichienne
00:56:18mais ça n'est pas
00:56:18tout à fait la même chose
00:56:19les deux grands penseurs
00:56:21c'est Friedrich von Hayek
00:56:23et Ludwig von Mises
00:56:25et en fait
00:56:26ce que disent
00:56:27ces deux
00:56:27deux autrichiens
00:56:28enfin ils ne sont pas autrichiens
00:56:30mais on les associe
00:56:31à l'école autrichienne
00:56:32disons
00:56:32ce que disent
00:56:34ces deux économistes là
00:56:35c'est qu'il y a
00:56:37une harmonie du marché
00:56:38c'est à dire que
00:56:39si vous laissez
00:56:41le marché s'exprimer
00:56:42sans intervention étatique
00:56:44à ce moment là
00:56:45vous arrivez à une forme
00:56:46d'harmonie
00:56:47de l'offre
00:56:47et de la demande
00:56:48et donc une société
00:56:49plus juste
00:56:50parce qu'en réalité
00:56:51chacun va être authentique
00:56:53et c'est une société
00:56:55qui correspond
00:56:55selon eux
00:56:56je crois que c'est mon avis
00:56:58à moi
00:56:58qui correspond selon eux
00:56:59à la nature profonde
00:57:01de l'être humain
00:57:01et ça finit par dégouliner
00:57:03comme nous explique
00:57:03le président Macron
00:57:04finalement
00:57:05les plus petits d'en bas
00:57:06en bas
00:57:06les derniers de cordée
00:57:07vont avoir des restes
00:57:09on peut voir ça comme ça
00:57:10mais du coup
00:57:10ça marche où ça
00:57:11Christophe Bourseiller
00:57:12est-ce qu'il y a un exemple
00:57:13expérimental
00:57:14où on peut dire
00:57:14il y a eu plein
00:57:14des exemples expérimentaux
00:57:16il y a eu un exemple
00:57:16assez drôle
00:57:18assez comique
00:57:19qui s'est passé
00:57:19au début des années 2000
00:57:21aux Etats-Unis
00:57:22dans le New Hampshire
00:57:23alors le New Hampshire
00:57:24c'est un état américain
00:57:26assez peu peuplé
00:57:27et les libertariens
00:57:29ont fait une action
00:57:30tout à fait originale
00:57:31c'est qu'ils ont décidé
00:57:32de repeupler l'état
00:57:34pour faire basculer
00:57:36la majorité
00:57:36en leur faveur
00:57:37et donc ils sont allés
00:57:39s'installer dans le New Hampshire
00:57:40plusieurs milliers
00:57:41pour faire basculer
00:57:43et effectivement
00:57:43ils ont réussi
00:57:44à s'emparer
00:57:45de certains leviers
00:57:46de l'état du New Hampshire
00:57:47puisque l'Amérique
00:57:48est un pays fédéral
00:57:50et notamment
00:57:51ils ont pris le contrôle
00:57:52à un moment donné
00:57:53d'une petite ville
00:57:54qui s'appelle Grafton
00:57:56très jolie petite ville
00:57:57etc
00:57:57et là effectivement
00:57:58ils ont été majoritaires
00:58:00à Grafton
00:58:00un oasis libertariat
00:58:01un oasis libertariat
00:58:02à Grafton
00:58:03et là qu'est-ce qui s'est passé
00:58:04ils ont supprimé
00:58:06l'éclairage public
00:58:07donc la nuit
00:58:08on ne voyait plus rien
00:58:09ils ont supprimé
00:58:10le ramassage
00:58:11des ordures
00:58:11donc seuls
00:58:12ceux qui payaient
00:58:15avaient les ordures
00:58:16ramassées
00:58:16donc il y en avait
00:58:17qui ne payaient pas
00:58:18si vous voulez
00:58:19ils ont supprimé
00:58:20les pensions de retraite
00:58:22ils ont supprimé
00:58:23toutes les aides sociales
00:58:24et ils ont supprimé
00:58:26le feu d'artifice
00:58:26du 4 juillet
00:58:27puisque là-bas
00:58:28la grande fête
00:58:29de l'indépendance américaine
00:58:30c'est le 4 juillet
00:58:32et ça a provoqué
00:58:33un effet assez drôle
00:58:35c'est que vous savez
00:58:36on est en pleine nature
00:58:37la nature américaine
00:58:38est assez sauvage
00:58:39et le fait
00:58:40qu'il y ait des ordures
00:58:40qui traînent un peu partout
00:58:41ça a fait venir
00:58:42les ours
00:58:44et en fait
00:58:45les libertariens
00:58:45sont retrouvés
00:58:46dans une situation épouvantable
00:58:47parce que les maisons
00:58:49étaient attaquées
00:58:49par des ours
00:58:50qui rentraient dans les maisons
00:58:52qui cherchaient à manger
00:58:53partout où il y en avait
00:58:54et ça c'est terminé
00:58:56consécration du libertarisme
00:58:57les ours sont libres
00:58:58et naissent libres
00:58:59ils ont droit de venir
00:59:00manger des poubelles
00:59:01oui c'est vrai
00:59:01alors il y avait aussi
00:59:03il y a eu des cas
00:59:04alors ça c'est très mal terminé
00:59:06parce qu'il y a eu
00:59:06un bain de sang d'ours
00:59:08avec des milices anti-ours
00:59:10ça a été absolument monstrueux
00:59:11et puis alors
00:59:12ça a été plus grave
00:59:13parce que le FBI
00:59:14est intervenu
00:59:15parce qu'il y avait des gens
00:59:15qui ont profité
00:59:16du fait que c'était
00:59:17un endroit de non-droit
00:59:18pour faire des laboratoires
00:59:21de méthamphétamines
00:59:23et donc fabriquer de la drogue
00:59:24et donc il y avait des ateliers
00:59:26de drogue clandestin
00:59:27donc évidemment
00:59:28ça s'est mal terminé
00:59:30à Grafton
00:59:30et donc les libertariens
00:59:31ont dit ok
00:59:32puisque Grafton ça va pas
00:59:33on va ailleurs
00:59:34mais ils ont continué
00:59:35ils continuent aujourd'hui
00:59:36à peupler le New Hampshire
00:59:38ils ont laissé de renouveler
00:59:38l'expérience
00:59:39et donc c'est un état d'Amérique
00:59:40très intéressant à visiter
00:59:42Christophe Bourseillet
00:59:42je voudrais avoir l'avis
00:59:43de Bérangère Dubu
00:59:44qui est président du syndicat
00:59:45des courtiers
00:59:46et soutien déclaré
00:59:47de David Linard
00:59:48pour la présidentielle
00:59:49David Linard le libéraliste
00:59:51alors on n'a pas dit
00:59:51qu'ils sont libertariens
00:59:52voilà mais peut-être
00:59:53que Bérangère Dubu
00:59:54bonjour Bérangère Dubu
00:59:56bonjour Péricault
00:59:57je me suis régalée
00:59:59à vous écouter
00:59:59bon et bien
01:00:00je voulais savoir
01:00:01Bérangère Dubu
01:00:02Christophe Bourseillet
01:00:03nous fait une présentation
01:00:04des libertariens
01:00:05plutôt inquiétante
01:00:07est-ce que malgré tout
01:00:08sans aller jusqu'au libertarisme
01:00:10il y a une forme
01:00:12de libéralisme poussée
01:00:13qui pourrait
01:00:14serait quand même
01:00:14une solution à nos mots
01:00:17alors je vais vous répondre
01:00:18deux choses
01:00:19tout d'abord
01:00:19merci Christophe Bourseillet
01:00:21parce que j'ai rarement
01:00:21entendu quelqu'un
01:00:22qui expliquait
01:00:23et qui résumait aussi bien
01:00:23c'était passionnant
01:00:24donc première chose
01:00:26vous Péricault
01:00:26vous avez dit quelque chose
01:00:27en disant
01:00:28mais est-ce que finalement
01:00:28ce ne serait pas du fascisme
01:00:30que cette
01:00:31toute liberté
01:00:32et je rappelle
01:00:32que le libéralisme
01:00:33est l'opposé absolu
01:00:34du fascisme
01:00:35puisque Mussolini
01:00:36disait lui-même
01:00:37tout dans l'état
01:00:38rien dehors de l'état
01:00:39j'ai parlé d'autoritarisme
01:00:40la liberté
01:00:41Bérangère
01:00:41juste de vous interrompre
01:00:43je n'ai pas prononcé
01:00:44le mot fasciste
01:00:44j'ai parlé d'autoritarisme
01:00:46voilà
01:00:46excusez-moi
01:00:47autoritarisme
01:00:48mais c'est vrai
01:00:48qu'on est totalement
01:00:49à l'opposé
01:00:50de ces valeurs
01:00:50d'autorité fasciste
01:00:51et la seconde chose
01:00:52je crois que
01:00:53j'ai entendu dire
01:00:54à un moment donné
01:00:54que les entreprises
01:00:56ne pouvaient bénéficier
01:00:57justement de certains contrats
01:00:58si l'état se désengagait
01:00:59notamment sur la santé
01:01:00etc
01:01:01et je rappelle que ça
01:01:02c'est plutôt du libre
01:01:03c'est du capitalisme
01:01:04de connivence
01:01:05où les politiques
01:01:06vont donner
01:01:06à des entreprises
01:01:07proches du pouvoir
01:01:08et ce n'est pas non plus
01:01:08ce qu'on souhaite
01:01:09alors moi
01:01:10en tant que libérale
01:01:11et je suis libérale
01:01:11je l'assume
01:01:12je ne suis pas libertarienne
01:01:14mais vous parliez
01:01:15des trotkistes
01:01:16à forte raison
01:01:17on pourrait se dire
01:01:18que l'extrême gauche
01:01:18et les trotkistes
01:01:19ont totalement infiltré
01:01:20la gauche
01:01:20voire même le centre gauche
01:01:22où aujourd'hui
01:01:23c'est leur idéologie
01:01:24qui reste majoritaire
01:01:25est-ce qu'il ne faut pas
01:01:26que les libertariens
01:01:27mettent une certaine énergie
01:01:29à se faire entendre
01:01:29pour que
01:01:30dans le centre droit
01:01:31et la droite
01:01:32on soit capable
01:01:33de vouloir parler
01:01:34de libéralisme
01:01:35et de réduire l'état
01:01:37le libéralisme
01:01:38de David Glissnard
01:01:39que je soutiens
01:01:40et pour lequel je suis
01:01:41ce n'est pas être
01:01:41contre l'état
01:01:42c'est pour que l'état
01:01:43revienne à sa place
01:01:44et ça c'est très différent
01:01:46on ne va pas demander
01:01:47aux français
01:01:47est-ce que vous êtes
01:01:48pour ou contre
01:01:49la suppression de l'état
01:01:50mais moi j'ai envie
01:01:50de demander aux français
01:01:51est-ce que vous pensez
01:01:52que l'état
01:01:53doit par exemple
01:01:53vous dire
01:01:54tous les combien
01:01:55que vous devez changer
01:01:55de slip
01:01:56parce que ça c'est l'ADEME
01:01:57et c'est l'état qui paye
01:01:57est-ce que vous pensez
01:01:58que l'état
01:01:59doit vous dire
01:02:00que vous devez
01:02:00vous brosser les dents
01:02:01est-ce que vous pensez
01:02:06on veut un état fort
01:02:07qu'on se dit
01:02:08qu'il doit se concentrer
01:02:09sur ses missions régaliennes
01:02:11et ses missions
01:02:12ça va être principalement
01:02:13la sécurité
01:02:13la justice
01:02:14la défense
01:02:15et l'instruction
01:02:16donc je ferai une différence
01:02:18entre les libertariens
01:02:19et les libéraux
01:02:20n'empêche que je joue
01:02:21contre des libertariens
01:02:22souvent
01:02:22qui sont jeunes
01:02:23assez très brillants
01:02:25très cultivés
01:02:25qui ont beaucoup de recul
01:02:27et ils ont peut-être
01:02:28l'énergie
01:02:28l'intelligence
01:02:30et la culture
01:02:30qu'il faut
01:02:31pour poser ces questions
01:02:32la preuve
01:02:33Christophe en fait un livre
01:02:34et qu'on arrive un petit peu
01:02:35à s'interroger
01:02:36sur ce qu'on veut
01:02:37pour la France
01:02:37Bérangère Dubu
01:02:38vous restez avec nous
01:02:39Christophe Boursier aussi
01:02:40on marque une petite pause
01:02:42libérale
01:02:43et on se retrouve juste après
01:02:45pour continuer
01:02:45ce passionnant échange
01:02:46et vous seriez-vous prêt
01:02:48à payer moins d'impôts
01:02:49si l'Etat garantissait
01:02:50aussi moins de services
01:02:51l'école, la santé
01:02:52ou la retraite
01:02:53doivent-elles pouvoir
01:02:54devenir entièrement privées ?
01:02:55Dites-nous ce que vous en pensez
01:02:56appelez-nous au 0826 300 300
01:03:07Vous êtes bien sûr
01:03:08Sud Radio
01:03:08il est 13h32
01:03:10nous sommes dans le face-à-face
01:03:11qui n'oppose personne
01:03:12d'ailleurs
01:03:13on est dans une conviviale
01:03:15un échange convivial
01:03:16Christophe Boursier
01:03:17est là pour son livre
01:03:18La saga des libertariens
01:03:19et nous écoutions à l'instant
01:03:21Bérangère Dubu
01:03:22président du syndicat
01:03:23des courtiers
01:03:24et soutien déclaré
01:03:25David Lina
01:03:25pour la présidentielle
01:03:26donc j'allais dire
01:03:26de la famille très libérale
01:03:30Bérangère
01:03:31Christophe Boursier
01:03:32a été interpellé
01:03:33par vos propos
01:03:34il voudrait apporter
01:03:35une précision
01:03:36on peut être libéral
01:03:38et ne pas être libertarien
01:03:39mais le libéralisme
01:03:41quand on le pousse
01:03:41un petit peu loin
01:03:42à un moment donné
01:03:43il peut ressembler
01:03:44à du libertarisme
01:03:45Faut-il
01:03:46quand on va à l'hôpital
01:03:47faut-il arriver
01:03:48avec sa carte vitale
01:03:49ou sa carte de crédit ?
01:03:50Voilà
01:03:50c'est la question
01:03:50finalement
01:03:52après les libéraux
01:03:54sont divisés
01:03:54enfin il y a une sorte
01:03:55de gradation libérale
01:03:56qui mène jusqu'à
01:03:57l'extrémisme libéral
01:03:59incarné par les libertariens
01:04:01mais aujourd'hui
01:04:01vous avez un régime
01:04:02qui est une sorte
01:04:05un peu à la frontière
01:04:05du libéralisme
01:04:06et du libertarianisme
01:04:08minarchiste
01:04:09c'est l'Argentine
01:04:10de Ravier Milley
01:04:11parce que si vous regardez
01:04:13ce que fait Ravier Milley
01:04:14il est dans un processus
01:04:16qui mène
01:04:17au dépérissement de l'État
01:04:18j'emploie un mot marxiste
01:04:20vous notez
01:04:20le dépérissement de l'État
01:04:21à la tronçonneuse
01:04:24mais en même temps
01:04:25il applique des méthodes libérales
01:04:27mais en même temps
01:04:28aussi des méthodes libertariennes
01:04:30donc c'est très intéressant
01:04:31d'observer ce qui se passe
01:04:32en Argentine
01:04:33parce que là
01:04:34vous avez une sorte
01:04:34de laboratoire
01:04:36d'un monde nouveau
01:04:37et l'Amérique latine
01:04:39est depuis plusieurs années
01:04:40un laboratoire libertarien
01:04:41puisque si vous allez
01:04:43au Honduras
01:04:43vous avez aujourd'hui
01:04:45des communautés libertariennes
01:04:47séparées de l'État
01:04:49hondurien
01:04:49Qu'est-ce que ça semble donner ?
01:04:51Est-ce que ça peut fonctionner ?
01:04:52Alors à un moment donné
01:04:53sur un territoire particulier
01:04:55sur l'Argentine par exemple
01:04:57on a quand même
01:04:57quelques indicateurs
01:04:58ça peut fonctionner
01:05:00ou il y aura quand même
01:05:01de la casse sociale ?
01:05:02Il y a déjà de la casse sociale
01:05:04il y a déjà beaucoup de chômage
01:05:05mais en même temps
01:05:06il y a aussi une économie
01:05:07qui a bondi
01:05:08donc vous voyez
01:05:08c'est très paradoxal
01:05:09ce qui se passe
01:05:11en Argentine aujourd'hui
01:05:13la société libertarienne
01:05:15pour l'instant
01:05:15telle qu'on la voit
01:05:16en marche
01:05:17semble plus ou moins
01:05:19fonctionner
01:05:19dans des très petites communautés
01:05:21on pourrait dire
01:05:22mais dès qu'on est
01:05:22au niveau d'un pays
01:05:23là on entre véritablement
01:05:25dans la dangerosité
01:05:27d'aller trop loin
01:05:28et le problème
01:05:29du libertarianisme
01:05:30c'est qu'il débouche
01:05:31sur l'anarchisme
01:05:32l'anarcho-capitalisme
01:05:34et là évidemment
01:05:34c'est l'absence complète
01:05:36d'État
01:05:37et c'est peut-être
01:05:38c'est pas sûr
01:05:39que ça soit vivable
01:05:40parce que ce culte
01:05:41de la liberté extrême
01:05:42c'est bien gentil
01:05:43mais philosophiquement
01:05:44finalement
01:05:44est-ce qu'on peut vivre
01:05:45dans une liberté extrême ?
01:05:46Vous savez Michel Bakounine
01:05:48me disait
01:05:48la liberté des autres
01:05:50étant la mienne
01:05:51à l'infini
01:05:51c'est beau
01:05:52comme ça
01:05:53mais est-ce que c'est le cas ?
01:05:54Grand leader russe
01:05:55et grand penseur
01:05:56de l'anarchisme
01:05:56Bérangère Dubu
01:05:58vous êtes toujours là ?
01:05:59Non
01:05:59Je vous pose une question
01:06:03est-ce qu'à un moment donné
01:06:05le libéralisme
01:06:06si on le pousse
01:06:07un petit peu trop loin
01:06:08est-ce qu'à un moment donné
01:06:10il peut avoir une déviance ?
01:06:12Est-ce que vous ne pensez pas
01:06:12quand même
01:06:13que le libéralisme
01:06:13c'est l'économie de marché ?
01:06:14Est-ce qu'on a quand même
01:06:15besoin d'un arbitre
01:06:16qui s'appelle l'État
01:06:17pour empêcher
01:06:17que les plus gros
01:06:18et les plus puissants
01:06:19écrasent des petits ?
01:06:20Il y a besoin
01:06:21d'un petit gendarme
01:06:22au carrefour
01:06:23quand même
01:06:23à un moment donné
01:06:24Alors j'allais vous dire
01:06:25déjà qu'avant
01:06:26qu'on sombre
01:06:27dans les libertariens
01:06:28vu qu'on est aujourd'hui
01:06:29en France
01:06:29dans un régime
01:06:30qui est totalement socialiste
01:06:31on est le pays
01:06:31qui est le plus taxé au monde
01:06:32où l'État
01:06:33vous imaginez
01:06:34que l'État
01:06:34nous dit
01:06:35combien de fruits
01:06:35et légumes
01:06:36manger par jour
01:06:36il nous dit
01:06:37comment nous habillons
01:06:38pour faire nos courses
01:06:39C'est génial
01:06:40pour ceux qui voudraient
01:06:41en manger 10
01:06:41ou ceux qui voudraient
01:06:42en manger 15
01:06:43Je pense que je serais morte
01:06:45et que mes enfants
01:06:45seront morts
01:06:46et mes arrières
01:06:46petits enfants seront morts
01:06:47avant que la France
01:06:48devienne libertarienne
01:06:49En revanche
01:06:50ce qu'on peut se dire
01:06:51c'est que bien sûr
01:06:52qu'il faut un État
01:06:53En revanche
01:06:53pour avoir un État fort
01:06:54il faut un État
01:06:56qui soit concentré
01:06:58Je vais faire un parallèle
01:06:59pour nos auditeurs
01:07:00avec l'éducation
01:07:00Un parent fort
01:07:02c'est pas un parent
01:07:03qui crie tout le temps
01:07:03sur ses enfants
01:07:04mais c'est le parent
01:07:05qui va être ferme
01:07:06sur une infraction grave
01:07:07de l'enfant
01:07:08En réalité
01:07:09un État fort
01:07:09c'est quoi ?
01:07:10C'est l'État
01:07:10qui va vous protéger
01:07:12par la sécurité
01:07:13qui va juger
01:07:14qui va instruire
01:07:15mais c'est pas un État
01:07:16qui est partout
01:07:17puisqu'en étant partout
01:07:18il est nulle part
01:07:18donc on a besoin
01:07:19de la pression libertarienne
01:07:23pour réfléchir
01:07:24au libéralisme
01:07:25et que la France
01:07:26commence un petit peu
01:07:27je crois à inverser
01:07:27le curseur
01:07:28Si je peux me permettre
01:07:30il faut pas forcément
01:07:30poser la question
01:07:31de manière binaire
01:07:32La question c'est pas
01:07:33est-ce que vous allez
01:07:34à l'hôpital
01:07:34avec une carte vitale
01:07:35ou une carte bleue
01:07:36la question ça pourrait être
01:07:38est-ce que c'est normal
01:07:39d'aller voir un médecin
01:07:40qui coûte 30 euros
01:07:41à la sécu
01:07:41parce que vous ne payez pas
01:07:43vous ne voulez pas
01:07:43payer vous-même
01:07:442 euros de doliprane
01:07:45Vous voyez la vraie question
01:07:46elle est là en fait
01:07:47La question aussi
01:07:48c'est qu'à ne rien payer
01:07:49on imagine des choses
01:07:51moi j'ai 4 enfants
01:07:52un accouchement
01:07:53coûte 600 euros
01:07:53sans complication
01:07:54d'hyperidurale
01:07:55des gens me disent
01:07:56un accouchement
01:07:56c'est 5000 euros
01:07:5710 000
01:07:58non c'est pas vrai
01:07:59et une infirmière
01:08:00c'est 17 euros
01:08:01donc les gens
01:08:02fantasment
01:08:02les prix de la santé
01:08:03et on ne sait plus
01:08:04ce qu'on paie
01:08:04je pense qu'on a
01:08:05de la marge
01:08:06mais qu'on doit retrouver
01:08:07un état fort
01:08:082027 pour moi
01:08:09sera la dernière échéance
01:08:10pour essayer
01:08:10de retrouver un état
01:08:12qui retrouve sa place
01:08:13Christophe Bourseiller
01:08:14est-ce que vous pensez
01:08:14qu'un jour
01:08:15les libertariens
01:08:16face à l'échec
01:08:17de la social-démocratie
01:08:18d'un libéralisme
01:08:19un mot où l'état
01:08:19décide de tout
01:08:20est-ce qu'ils ont une chance
01:08:22dans un pays comme la France
01:08:23d'avoir une majorité
01:08:24à l'Assemblée nationale
01:08:25c'est pas sûr
01:08:25parce que le courant libertarien
01:08:27monte partout dans le monde
01:08:29c'est un fait
01:08:29il y a une influence
01:08:30de plus en plus grande
01:08:32sauf en France
01:08:33et c'est un paradoxe
01:08:34parce que la France
01:08:34est quand même le pays
01:08:35qui a vu naître
01:08:36le libéralisme
01:08:37au 18ème siècle
01:08:38Tocqueville
01:08:39Tocqueville
01:08:40Château-Briand
01:08:41et tant d'autres
01:08:43et donc c'est assez paradoxal
01:08:45mais c'est vrai que la France
01:08:46aujourd'hui
01:08:47la société française
01:08:48elle s'est bâtie
01:08:49sur les congés payés
01:08:51le Front Populaire
01:08:521944
01:08:54sur des valeurs
01:08:55qui sont des valeurs
01:08:56étatistes
01:08:57et des valeurs
01:08:58absolument antilibérales
01:08:59mais néanmoins
01:08:59quand vous regardez
01:09:00les sondages récents
01:09:02vous vous apercevez
01:09:03qu'il y a une méfiance
01:09:04croissante
01:09:05à l'égard de l'État
01:09:06et que vous vous apercevez
01:09:07qu'il y a un intérêt
01:09:08de plus en plus grand
01:09:09pour les théories libérales
01:09:10dans l'opinion
01:09:11donc c'est vrai
01:09:12qu'il y a une évolution
01:09:13de l'opinion française
01:09:14on est très loin
01:09:15du libertarianisme encore
01:09:17les libertariens français
01:09:18sont très peu nombreux
01:09:19mais néanmoins
01:09:20il y a effectivement
01:09:22un mouvement
01:09:23qui s'effectue
01:09:23Christophe Bourseillet
01:09:25et je consulte aussi
01:09:26Bérangère Dubu
01:09:27est-ce que
01:09:28les mots de la France
01:09:30que nous payons très cher
01:09:31n'est pas justement
01:09:33l'abandon
01:09:34d'un vrai libéralisme
01:09:35tel qu'il était conçu
01:09:36par Tocqueville
01:09:37mais l'arrivée
01:09:38d'un néolibéralisme
01:09:39financier
01:09:40mondialisé
01:09:41qui a truqué
01:09:42la donne
01:09:43qui n'est plus libéral
01:09:44quand on voit l'Union Européenne
01:09:45la concurrence déloyale
01:09:46qui fait qu'au nom du libéralisme
01:09:48on importe des produits
01:09:49qui sont interdits
01:09:50de fabrication en Europe
01:09:51ça c'est du pur libéralisme
01:09:52pourtant ça ne l'est pas du vrai
01:09:53est-ce que c'est pas
01:09:54le mariage
01:09:55de la social-démocratie
01:09:56avec le néolibéralisme
01:09:57qui nous a menés
01:09:58aujourd'hui
01:09:58dans la place
01:09:59dans laquelle on se trouve
01:10:00c'est la question
01:10:00de hybrider
01:10:03l'État
01:10:04et le marché
01:10:05c'est une grande question
01:10:06c'est-à-dire
01:10:07jusqu'à quel degré
01:10:08l'État doit-il réjanter
01:10:09les choses
01:10:10jusqu'à quel degré
01:10:11faut-il laisser
01:10:12le marché exister
01:10:13la France est un mauvais exemple
01:10:15par rapport à tout ça
01:10:16parce que
01:10:16comme le disait
01:10:17Bérangère Dubu
01:10:18c'est vrai
01:10:18c'est le pays
01:10:19le plus imposé du monde
01:10:21nous sommes
01:10:22les plus imposés du monde
01:10:23donc évidemment
01:10:24nous on peut attendre
01:10:25de l'État
01:10:25des services importants
01:10:27puisque nous payons
01:10:28beaucoup
01:10:28pour ces services
01:10:29peut-on considérer
01:10:30que nous avons eu
01:10:31très longtemps
01:10:31des hommes d'État
01:10:32des hommes politiques
01:10:33et des administrateurs compétents
01:10:36et qu'aujourd'hui
01:10:37nous avons un niveau
01:10:38d'effondrement
01:10:38des compétences politiques
01:10:40administratives
01:10:40qui fonctionnent
01:10:41Bérangère
01:10:42je vous donnerai la parole
01:10:43dans un instant
01:10:43parce que nous avons Loïc
01:10:44qui nous appelle de Toulouse
01:10:45bonjour Loïc
01:10:46oui bonjour
01:10:47alors Loïc
01:10:48est-ce que vous êtes libéral
01:10:49vous êtes libertarien
01:10:50vous êtes
01:10:51vous êtes
01:10:53anarchiste
01:10:54alors
01:10:56bon
01:10:57je suis juriste
01:10:58moi de formation
01:10:59je suis juriste
01:11:00de métier
01:11:00très bien
01:11:01très bien
01:11:01j'ai quitté la fac
01:11:04en 2002
01:11:05j'ai gardé mon code
01:11:06du travail
01:11:07de l'époque
01:11:08il devait faire
01:11:08800 pages
01:11:09à peu près
01:11:09le même aujourd'hui
01:11:12les normes
01:11:13qui se sont empilées
01:11:13depuis
01:11:14ont multiplié
01:11:15sa taille
01:11:15par 2,5
01:11:16à peu près
01:11:17pour vous donner
01:11:18une idée
01:11:19voilà
01:11:20moi je ne vous cache pas
01:11:21que
01:11:21on a un modèle
01:11:23social
01:11:24en France
01:11:25qui fonctionne
01:11:26issu
01:11:27de la
01:11:28fin de la seconde guerre mondiale
01:11:30avec un certain nombre de choses
01:11:31on va dire du CNR
01:11:32du conseil national de la résistance
01:11:34qui a donné les codes
01:11:34du fonctionnement de l'état
01:11:35et de la république
01:11:37tout à fait
01:11:39qui fonctionne
01:11:40plutôt bien
01:11:41encore aujourd'hui
01:11:42la seule difficulté
01:11:43c'est que
01:11:45moi je n'attends pas
01:11:46de l'état
01:11:46que l'état me dise
01:11:47qu'il faut que je mange
01:11:483 fruits et légumes
01:11:49ou 5 fruits et légumes
01:11:50par jour
01:11:50je n'attends pas
01:11:51l'état
01:11:51qui me dise
01:11:51effectivement
01:11:52qu'il faut que les chasses d'eau
01:11:54fassent 3 litres ou 6 litres
01:11:55je n'attends pas de l'état
01:11:56ceci
01:11:56je n'attends pas de l'état
01:11:57cela
01:11:57moi j'attends de l'état
01:11:59ses fonctions
01:12:00je dirais régaliennes
01:12:01de base
01:12:02l'éducation
01:12:03la sécurité
01:12:04ce genre de choses là
01:12:05on a glissé progressivement
01:12:08ces 30 dernières années
01:12:09sur un modèle
01:12:09où
01:12:11est-ce que c'est un problème
01:12:12d'éducation
01:12:13qui fait que les gens
01:12:14réfléchissent
01:12:15en peut-être un peu moins
01:12:16que la génération précédente
01:12:18on peut penser que oui
01:12:20vu ce qu'on a aujourd'hui
01:12:21dans l'école
01:12:22on peut penser que oui
01:12:23voilà
01:12:24on en arrive à déléguer
01:12:25à l'état
01:12:26des choses
01:12:26qui devraient rester
01:12:28dans la réflexion
01:12:29personnelle
01:12:30des individus
01:12:30c'est dans ce sens là
01:12:31que moi effectivement
01:12:32ça m'agace
01:12:33depuis 20 ou 25 ans
01:12:35c'est que
01:12:36j'ai une capacité
01:12:37de réflexion
01:12:38j'ai été élevé
01:12:40éduqué
01:12:41dans un certain cadre
01:12:42avec un certain nombre
01:12:43de références
01:12:43et je n'attends rien
01:12:45de l'état
01:12:46à part ce qui pour moi
01:12:47est ses fonctions
01:12:48de base
01:12:49payer pour que l'hôpital
01:12:50fonctionne
01:12:50il n'y a pas de soucis
01:12:51payer pour que la police
01:12:52fonctionne
01:12:53ou la justice
01:12:53fonctionne
01:12:54il n'y a pas de soucis
01:12:55payer pour que
01:12:56les routes soient entretenues
01:12:58ça ne me dérange pas
01:12:59ou les ouvrages publics
01:13:00pas de problème
01:13:01mais payer pour que
01:13:02des conseillers en com
01:13:03ne disent
01:13:04bah tu mets ça
01:13:05tu fais pas ci
01:13:06tu mets ton changement
01:13:07à 19
01:13:07tu mets
01:13:08merde quoi
01:13:09excusez-moi le mot
01:13:10Loïc
01:13:11en 2008
01:13:11quand le capitalisme
01:13:13bancaire et industriel
01:13:14se ruine
01:13:15on va chercher qui
01:13:16au secours
01:13:17en appelant les pompiers
01:13:18on va chercher
01:13:18les fonds de l'état
01:13:19parce que souvent
01:13:20on tient ce discours
01:13:21je suis d'accord avec vous
01:13:22sur le fond
01:13:22vous avez totalement raison
01:13:23mais n'empêche que
01:13:24quand le capitalisme
01:13:25se trompe
01:13:25celui qui paye la facture
01:13:26c'est l'état
01:13:27c'est le contribuable
01:13:28toujours
01:13:28c'est le petit
01:13:29c'est pas le grand
01:13:30c'est pas lui
01:13:30il s'en porte très bien
01:13:31les grands capitalistes
01:13:32ont triplé leur fortune
01:13:33depuis qu'il y a
01:13:34une crise économique
01:13:34très violente
01:13:35Christophe Bourseillet
01:13:36c'est vrai
01:13:37bien sûr
01:13:38Christophe Bourseillet
01:13:39c'est l'état
01:13:39qui est venu au secours
01:13:40la société générale
01:13:40va très très bien
01:13:42et demain
01:13:42on n'est pas à l'abri
01:13:43qu'elle recommence
01:13:44on est d'accord
01:13:46un mot Christophe
01:13:47moi ce qui m'intéresse
01:13:48c'est de voir
01:13:48qu'il y a aujourd'hui
01:13:49en fait ce qui est
01:13:50très intéressant
01:13:51quand on observe
01:13:51les libertariens
01:13:52c'est le fait
01:13:53qu'il y a aujourd'hui
01:13:58c'est intelligent
01:13:59et il y a aujourd'hui
01:14:00tout un courant
01:14:01post-libertarien
01:14:02ou néo-libertarien
01:14:04qui dit finalement
01:14:05faire la révolution
01:14:06ça n'a pas de sens
01:14:08prendre le pouvoir
01:14:09ça n'a pas de sens
01:14:10le plus simple
01:14:11c'est de laisser
01:14:12la société évoluer
01:14:13et l'idée
01:14:14qui prévaut
01:14:15et ça ça me paraît
01:14:16très très intéressant
01:14:17chez les néo-libertariens
01:14:18notamment chez un monsieur
01:14:19comme Curtis Yarvin
01:14:20ou chez un penseur
01:14:21comme Nick Land
01:14:22c'est l'idée
01:14:23que
01:14:24on devrait remplacer
01:14:25les gouvernants élus
01:14:27disent-ils
01:14:28par des princes
01:14:29présidents
01:14:30c'est-à-dire
01:14:31des princes
01:14:32non élus
01:14:33présidents
01:14:34et qui gouverneraient
01:14:35finalement
01:14:36en fait
01:14:36non pas avec des citoyens
01:14:38mais avec des clients
01:14:39donc je m'abonne
01:14:41au service
01:14:42proposé par le prince
01:14:43ou je ne m'abonne pas
01:14:44et mieux encore
01:14:45c'est ça qui est
01:14:46très intéressant
01:14:46par rapport à tout
01:14:47ce que j'entendais
01:14:48sur les déficiences
01:14:49de l'état
01:14:49je gouverne
01:14:51en tant que prince
01:14:51président
01:14:52avec une IA
01:14:54c'est l'IA
01:14:55qui va m'aider
01:14:55à gouverner
01:14:56et c'est déjà
01:14:57le cas aujourd'hui
01:14:58parce qu'aujourd'hui
01:14:59une grande partie
01:14:59de la fonction publique
01:15:01est déléguée à l'IA
01:15:02et lorsque vous appelez
01:15:04la sécu
01:15:05aujourd'hui
01:15:05le malheureux fonctionnaire
01:15:07qui vous répond
01:15:08dit attendez
01:15:08je ne comprends pas
01:15:09ce que dit la machine
01:15:10je vais demander à la machine
01:15:12parce que c'est elle
01:15:13qui dirige
01:15:13autrement dit
01:15:14le marché avec un logiciel
01:15:15vous restez avec nous
01:15:16Christophe Bourseiller
01:15:18Bérangère Dubu
01:15:19je vous donne la parole
01:15:19on fait une petite pause
01:15:20pour reprendre nos esprits
01:15:21parce qu'on a dit
01:15:22des choses très importantes
01:15:23Moins d'Etat
01:15:24moins d'impôts
01:15:25moins de règles
01:15:26est-ce pour vous
01:15:26une promesse de liberté
01:15:27ou la loi de la jungle
01:15:28on vous écoute
01:15:29appelez-nous au 0826 300 300
01:15:31vous êtes bien sûr
01:15:33ceux de radio
01:15:33il est 13h48
01:15:34ce mardi 8 septembre
01:15:36nous sommes en train
01:15:37de débattre
01:15:37du libéralisme
01:15:38du libertarisme
01:15:39faut-il du tout-état
01:15:40ou du pas du tout-état
01:15:42Bérangère Dubu
01:15:43voilà
01:15:43avant de passer la parole
01:15:45à des auditeurs
01:15:45je vous laisse la possibilité
01:15:47voilà
01:15:47de préciser votre pensée
01:15:49par rapport à ce que
01:15:50Christophe Bourseiller
01:15:52considère
01:15:53c'est que malgré tout
01:15:54dans tout
01:15:55dans tout libéral
01:15:56même sincère
01:15:57se cache comme quelqu'un
01:15:58qui essaie de déréglementer
01:15:59au maximum
01:15:59et de se passer de l'état
01:16:02alors je ne crois pas
01:16:03à ce qu'a dit Loïc
01:16:03et très juste
01:16:04Loïc est typiquement
01:16:05le genre de personne
01:16:07que je rencontre régulièrement
01:16:08et qui fait partie
01:16:10des gens qui soutiennent
01:16:10David Lissard je crois
01:16:11il dit moi je veux bien
01:16:13payer des routes
01:16:13je veux bien payer des hôpitaux
01:16:14je veux bien payer l'instruction
01:16:16je ne veux pas payer
01:16:17des WC au Togo
01:16:18je ne veux pas payer
01:16:19des cours de vélo
01:16:20par la CAF
01:16:20et je ne veux pas payer
01:16:21ce genre de choses
01:16:22donc vouloir un état fort
01:16:24ce n'est pas
01:16:24de ne pas vouloir d'état
01:16:25nous sommes des libéraux
01:16:26avec Nouvelle Énergie
01:16:27où on veut un état fort
01:16:29derrière il y a encore
01:16:30plein de choses passionnantes
01:16:31que vous avez tous dit
01:16:32notamment vous avez parlé
01:16:32du capitalisme à la fin
01:16:34et c'est le fameux capitalisme
01:16:35de convenance
01:16:36que nous refusons
01:16:37c'est à dire que
01:16:38quand l'état va décider
01:16:39par exemple
01:16:40qu'on donne 50 euros
01:16:41pour faire réparer un téléphone
01:16:43il va se créer
01:16:44des sociétés
01:16:44qui vont réparer les téléphones
01:16:46pour récupérer
01:16:47et souvent par des gens
01:16:48proches du système
01:16:49il faut bien comprendre
01:16:50que l'état
01:16:51chaque fois que l'état
01:16:52fait quelque chose
01:16:53ça augmente le coût
01:16:54ça a toujours été prouvé
01:16:55donner 20 euros
01:16:56pour repriser les chaussettes
01:16:57ça augmente le coût des chaussettes
01:16:58donc finalement
01:16:59vouloir moins d'état
01:17:01c'est également
01:17:01vouloir lutter
01:17:02contre ce capitalisme
01:17:03de connivence
01:17:04que pour ma part
01:17:05je méprise complètement
01:17:06et enfin
01:17:07vous avez terminé
01:17:08sur le clientélisme
01:17:09en disant
01:17:10est-ce qu'il n'y aurait pas
01:17:10une espèce de clientélisme
01:17:11de dire
01:17:12je paye
01:17:12pour des services publics
01:17:14et là-dessus
01:17:14il y a deux choses
01:17:15moi le seul clientélisme
01:17:16que je vois
01:17:17il est à l'extrême gauche
01:17:17quand vous avez des maires
01:17:19qui disent
01:17:19si vous votez pour moi
01:17:20je vous donnerai des vélos
01:17:21je vous donnerai des fournitures
01:17:23ces communes sont surendettées
01:17:24elles n'ont pas
01:17:25cet argent-là
01:17:26et le maire dit
01:17:27je vais donner
01:17:27mais il ne donne rien
01:17:28ce maire-là
01:17:29c'est les 35% de propriétaires
01:17:31qui payent une taxe foncière
01:17:31qui vont le payer
01:17:32donc on voit
01:17:33qu'on a aujourd'hui
01:17:33un vrai clientélisme
01:17:34de gauche
01:17:35parce qu'on a en France
01:17:36un énorme problème
01:17:38démographique et statistique
01:17:39ce que je n'arrive pas
01:17:39et je n'ai pas la solution
01:17:40c'est que finalement
01:17:41vous avez moins de 46%
01:17:43des français
01:17:44qui payent l'impôt
01:17:45donc forcément
01:17:46il y a toujours une majorité
01:17:47qui est pour plus d'impôts
01:17:49pour plus de choses
01:17:50tant que le payeur
01:17:51n'est pas le bénéficiaire
01:17:52ça ne fonctionne pas
01:17:54et donc la question
01:17:55c'est est-ce que les français
01:17:56vont comprendre
01:17:57qu'on va dans le mur
01:17:58et que le problème
01:17:59pour moi
01:17:59ce n'est pas tant
01:18:00le grand emplacement
01:18:01aujourd'hui
01:18:01que le grand appauvrissement
01:18:02on va tous appauvrir
01:18:04donc est-ce qu'on est capable
01:18:04de renoncer
01:18:05un petit privilège
01:18:06aujourd'hui
01:18:06le débat est ouvert
01:18:07Bérangère Dubu
01:18:08vous l'avez planté
01:18:10et puis Christophe Bourseiller
01:18:12aussi
01:18:12merci
01:18:13vous pouvez rester avec nous
01:18:14Christophe
01:18:14alors on donne la parole
01:18:15aux auditeurs
01:18:16je crois
01:18:16mais je pense que
01:18:19de glisser un petit mot
01:18:20merci Bérangère Dubu
01:18:21donc nous avons Muriel
01:18:23qui nous appelle
01:18:24de Béziers
01:18:25Muriel c'est l'affaire
01:18:26de la tour Eiffel
01:18:27avec sa privatisation
01:18:28qui vous a choqué
01:18:28oh non mais attendez
01:18:30on en est où là
01:18:33caché les femmes
01:18:35et oui
01:18:36non mais franchement
01:18:38on est en France
01:18:40on est dans un pays
01:18:41de liberté
01:18:42et on plante les femmes
01:18:44parce que ces messieurs
01:18:46ne veulent pas avoir
01:18:47de femmes
01:18:48mais où est-ce qu'on va
01:18:50expliquez-moi
01:18:51M. Périco
01:18:52on y est allé
01:18:52on y est allé
01:18:53on y est allé
01:18:55par des fonctionnaires
01:18:57républicains
01:18:57puisque l'administration
01:18:58de la ville de Paris
01:18:59est une administration républicaine
01:19:00municipale mais républicaine
01:19:01oui mais de gauche
01:19:04alors est-ce que c'est en rapport
01:19:05à faire en rapport
01:19:06je ne suis pas sûr
01:19:07qu'une autre municipalité
01:19:08n'aurait pas
01:19:09vous savez c'était parce
01:19:10qu'ils ont privatisé
01:19:11donc ils ont payé
01:19:11et comme ils ont payé
01:19:13ils ont tous les droits
01:19:13mais je pense qu'il y a des limites
01:19:14qu'on ne peut pas franchir
01:19:15me semble-t-il
01:19:17s'ils ont privatisé
01:19:19et payé
01:19:19ils devaient monter
01:19:21tout seuls
01:19:22et ne pas
01:19:23et qu'il n'y ait
01:19:24personne d'autre
01:19:25dans la tour Eiffel
01:19:26c'est une hypothèse
01:19:27c'est une hypothèse
01:19:28enfin en tout cas
01:19:29je sens votre colère
01:19:31entre le foulard
01:19:33le machin et tout
01:19:34ça commence
01:19:35on en a
01:19:36ras la cassette
01:19:37mais c'est vrai
01:19:38que ça suscite
01:19:39de l'exaspération
01:19:40et de l'indignation
01:19:41et que ça peut expliquer
01:19:42quelquefois le vote
01:19:43de certains
01:19:44de nos compatriotes
01:19:45nous avons
01:19:45voilà
01:19:46je ne vous le fais pas dire
01:19:47merci Muriel
01:19:48nous avons Dominique
01:19:49qui nous appelle
01:19:50de Roussillon
01:19:50bonjour Dominique
01:19:51vous aussi
01:19:52vous aussi
01:19:54la tour Eiffel
01:19:55ça vous chatouille
01:19:57alors moi la tour Eiffel
01:19:58me chatouille tout comme
01:20:00le trop d'état
01:20:02mais je vais me concentrer
01:20:03sur la tour Eiffel
01:20:04parce que c'était vraiment
01:20:05le sujet aujourd'hui
01:20:06qui m'a fait bondir
01:20:07donc d'abord
01:20:08un grand bonjour
01:20:09à toutes les femmes
01:20:10de ce pays
01:20:10que j'aime
01:20:11que j'adore
01:20:11et que j'aimerais toujours
01:20:13première chose
01:20:15je demande
01:20:15à ce que le directeur
01:20:17qui a pris cette décision
01:20:18soit aujourd'hui
01:20:20soit au moins mis à pied
01:20:21soit licencié
01:20:22c'est la moindre des choses
01:20:24deuxième chose
01:20:25j'ai vécu
01:20:25la même chose
01:20:27je travaillais dans un hôtel
01:20:284 étoiles à Chamonix
01:20:29il y a une trentaine d'années
01:20:30un peu plus
01:20:31et nous avions reçu
01:20:33la demande
01:20:33d'un prince séoudien
01:20:35pour privatiser
01:20:36deux étages de l'hôtel
01:20:37soit 60 chambres
01:20:38sur les ailes de saison
01:20:40donc autant vous dire
01:20:42que pour un hôtel
01:20:42c'est autre chose
01:20:43que pour la tour Eiffel
01:20:4560 chambres
01:20:46sur les ailes de saison
01:20:47pendant 5 jours
01:20:48c'est un très très très gros budget
01:20:50et ils ont demandé
01:20:51à ce qu'aucune femme
01:20:52ne soit présente
01:20:53à l'étage des hommes
01:20:54et ils ont demandé
01:20:55à ce qu'on se débrouille
01:20:57et mon directeur
01:20:58qui était un sacré bonhomme
01:20:59leur a expliqué
01:21:00que c'était des femmes de ménage
01:21:02qui allaient faire le ménage
01:21:02que c'était une gouvernante
01:21:03qui gérait ça
01:21:04qu'il y avait du personnel féminin
01:21:06dans la restauration
01:21:07et qu'ils voudraient
01:21:09s'ils n'étaient pas
01:21:10donc capable
01:21:11de se plier
01:21:12aux règles
01:21:13du pays hôte
01:21:15il fallait qu'ils cherchent
01:21:16un autre hôtel
01:21:16et bien vous savez quoi
01:21:17ils sont venus
01:21:18chez nous quand même
01:21:19et malgré notre refus
01:21:21malgré le fait
01:21:22qu'on ait obligé
01:21:24ces pauvres femmes
01:21:25à travailler
01:21:26dans l'étage des hommes
01:21:27ils sont venus
01:21:28et ils ne s'en sont pas
01:21:29du tout trouvés mécontents
01:21:30ils ont juste fait
01:21:32ce qu'ils avaient à faire
01:21:33c'est-à-dire qu'ils ont demandé
01:21:34libre à nous de refuser
01:21:35et c'est pour ça
01:21:36qu'aujourd'hui
01:21:36j'en veux énormément
01:21:37non pas à ceux qui ont demandé
01:21:39mais à ceux qui ont accepté
01:21:40c'est très très grave
01:21:41à ceux qui se sont couchés
01:21:42voilà c'était tout à fait
01:21:43le sens de mon humeur
01:21:44tout à l'heure
01:21:45la direction la CETE
01:21:47Société d'expression
01:21:48à la Tour Eiffel
01:21:48c'était à eux
01:21:49à dire non
01:21:50et à ne pas
01:21:51et à ne pas
01:21:52j'allais dire
01:21:52s'incliner
01:21:53devant des demandes
01:21:54qui sont incompatibles
01:21:55avec les valeurs de la République
01:21:56merci
01:21:56merci Dominique
01:21:57pour votre réaction
01:21:59Christophe Bourseillet
01:22:00question insolite
01:22:01la Tour Eiffel
01:22:02elle a un sexe
01:22:03c'est une femme ou un homme ?
01:22:04moi je trouve
01:22:04c'est dommage
01:22:05de se passer des esprits
01:22:06et des femmes
01:22:06non ?
01:22:07il faudrait dire
01:22:07à ses hindous
01:22:08que les femmes
01:22:09sont très intéressantes
01:22:11la Tour Eiffel
01:22:12c'est la dame de fer
01:22:13ah oui
01:22:13en plus
01:22:13c'est la dame de fer
01:22:14c'était Margaret
01:22:15maintenant il a un côté phallique
01:22:16il faut bien le reconnaître
01:22:17je vous fais presque un rébus
01:22:19et donc la dame de fer
01:22:19c'était Madame Thatcher
01:22:20donc est-ce que la dame
01:22:21est-ce que la Tour Eiffel
01:22:22est libérale ?
01:22:23est-ce que la dame de la Tour Eiffel
01:22:24peut-être
01:22:25c'est une possibilité
01:22:25oui
01:22:26vous reviendrez
01:22:27pour disserter
01:22:29merci Christophe Bourseillet
01:22:30la saga des libertariens
01:22:32d'Ainan Rand
01:22:33à Elon Musk
01:22:34aux éditions du CERF
01:22:36et vous saurez tout
01:22:37peut-être
01:22:38sur cette
01:22:39c'est
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