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00:21Antonio Guterres recommande la prorogation d'un an du mandat de la Minurso.
00:27La secrétaire générale des Nations Unies a remis son rapport au Conseil de sécurité qui doit se prononcer à la
00:32fin du mois.
00:35Pedro Sanchez convoque des élections anticipées le 29 novembre.
00:40Une décision prise trois jours après le rejet des mesures de son gouvernement pour sortir de la crise du logement.
00:49Au Brésil, le sénateur Flavio Bolsonaro crée la surprise au premier tour de la présidentielle.
00:55Et il devance le président sortant, Lula, qui l'affrontera donc au second tour de la présidentielle le 25 octobre
01:04prochain.
01:09Antonio Guterres recommande donc la prorogation d'un an du mandat de la Minurso.
01:14Le secrétaire général des Nations Unies a remis son rapport au Conseil de sécurité qui doit se prononcer à la
01:20fin du mois.
01:21Dans ce rapport, il affirme que la résolution 2797 a donné une nouvelle impulsion au processus politique
01:27et a permis à Stafen de Mistura de relancer les négociations qui se sont déroulées sur la base de la
01:33proposition marocaine d'autonomie.
01:39Le texte met en évidence l'importance croissante de l'initiative marocaine d'autonomie
01:44considérée comme base pour les négociations dans le cadre de la résolution 2797.
01:49Et c'est sur cette base justement que se sont déroulées des discussions directes entre le Maroc,
01:55le Polisario, l'Algérie et la Mauritanie cette année.
01:58Le Polisario présentant de son côté ses propres idées pour le règlement du dossier
02:02ainsi que les garanties qui y seraient associées.
02:04Le projet de rapport évoque les questions qui sont désormais abordées dans les discussions,
02:09notamment un accord cadre, une éventuelle période de transition,
02:13un modèle détaillé de gouvernance ou d'autonomie,
02:16ainsi que des mécanismes de consultation et des garanties internationales.
02:20Et parmi les autres questions soulevées dans les discussions,
02:24celles de la réconciliation, de l'amnistie, du désarmement,
02:27la question aussi d'une consultation significative des populations concernées,
02:32s'agissant de la solution d'autonomie ici du plan marocain,
02:35pour un choix libre et volontaire.
02:37Et concernant la Minurso, le rapport recommande sa prorogation jusqu'au 31 octobre 2027,
02:44une mission qui devra prendre en considération les évolutions du cadre politique de ce dossier.
02:50Enfin, le rapport souligne que même si le processus n'est pas encore parvenu à un règlement définitivement arrêté,
02:56on note une évolution importante de la nature des discussions,
03:00conférant une place centrale à l'initiative d'autonomie
03:04pour parvenir à une solution politique réaliste, durable et mutuellement acceptable.
03:10Clap de fin pour la 15e législature espagnole.
03:14Pedro Sanchez a annoncé la convocation d'élections législatives anticipées.
03:19Le 29 novembre prochain, cette démarche intervient après une union des droites
03:24qui s'est traduite par le rejet au Parlement des décrets contre la crise du logement en Espagne.
03:30Dina Brini pour les détails.
03:32Où de théâtre en Espagne.
03:34Le Premier ministre Pedro Sanchez annonce des élections législatives anticipées le 29 novembre prochain,
03:41près de huit mois avant la fin prévue de la législature.
03:44Une décision prise après le rejet vendredi au Parlement de plusieurs mesures sur le logement,
03:51notamment pour protéger les locataires vulnérables et limiter les expulsions.
04:00Nous devons renouveler et élargir le soutien de la population
04:04afin de mener en profondeur les réformes qui restent à accomplir
04:07et dont nous avons besoin pour permettre aux citoyens de réduire ces niveaux d'inégalité.
04:12Nous devons nous mobiliser et obtenir du Parlement une majorité progressiste beaucoup plus large
04:18avec laquelle nous pourrons faire plier les élites, conquérir de nouvelles avancées sociales
04:23et continuer à transformer l'Espagne.
04:25C'est pourquoi, après en avoir informé comme il se doit le chef de l'État,
04:30j'ai décidé de convoquer un conseil des ministres extraordinaires ce matin même
04:35afin de dissoudre le Parlement et de convoquer des élections générales
04:39qui se tiendront le dimanche 29 novembre, conformément au délai prévu par la loi.
04:49Dans la rue, certains voient dans ces élections une occasion de tourner la page
04:53et de répondre à une situation sociale jugée de plus en plus difficile,
04:58entre manque de perspective pour les jeunes,
05:00coût de la vie chère et crise du logement.
05:03Je pense que c'est une bonne chose compte tenu de la situation actuelle.
05:09Les élections auraient même pu être convoquées un peu plus tôt.
05:12La situation reste difficile, il suffit de regarder autour de nous.
05:16Les jeunes ont très peu de perspectives d'avenir.
05:18J'aimerais enfin voir arriver au pouvoir un véritable gouvernement de gauche.
05:25Je trouve cela formidable.
05:27Nous avançons et nous mettons fin à son pouvoir
05:29parce qu'il est en train de détruire l'Espagne.
05:32C'est ce que je pense en toute humilité.
05:35C'est une grande victoire pour les manifestants dans la rue.
05:38Jusqu'à la semaine dernière, nous n'aurions jamais imaginé que cela puisse arriver.
05:42Vendredi dernier a montré que le Parlement ne comprend pas les problèmes des citoyens.
05:46Nous traversons une période très difficile avec la hausse du coût de la vie
05:49et surtout les abus sur le marché immobilier.
05:51Aujourd'hui, les élections législatives ont été convoquées
05:54pour tenter de résoudre ces problèmes grâce à la mobilisation dans la rue.
05:58Pour moi, c'est une victoire très importante.
06:02Le gouvernement espagnol se retrouve ainsi sans majorité suffisante
06:06pour faire adopter ses principaux textes.
06:08Cette crise intervient alors que la question du logement
06:11provoque une forte mobilisation dans le pays
06:13avec des dizaines de milliers de manifestants dans plusieurs villes ce week-end.
06:18Pedro Sánchez renvoie désormais la décision aux électeurs
06:21avec un scrutin qui s'annonce très ouvert.
06:26La surprise au Brésil, Flavio Bolsonaro, le fils de l'ancien président,
06:32est arrivée en tête du premier tour de la présidentielle
06:35avec 47% des suffrages.
06:37Lula obtient 45% des voix.
06:40Il a assuré à ses soutiens qu'il l'emporterait au second tour le 25 octobre prochain
06:46après avoir admis qu'il ne s'attendait pas à un tel résultat.
06:52Le sénateur de 45 ans peut désormais aborder en favori le second tour
06:56face au président sortant de gauche, Luis Inacio Lula da Silva.
07:00Malgré l'absence du chef de famille inéligible et assigné à résidence
07:04après sa condamnation pour tentative de coup d'État,
07:06l'ex-président Ger Bolsonaro peut se frotter les mains.
07:09Avec un parlement nettement à droite, son camp dispose désormais
07:12d'une majorité plus solide pour faire avancer une loi d'amnistie en sa faveur.
07:16Son épouse, Michel Bolsonaro, ainsi que son deuxième fils, Carlos Bolsonaro,
07:20sont eux aussi élus au Sénat.
07:22Sa formation, le Parti libéral, a donc remporté à elle seule 19 sièges
07:26sur les 54 qui étaient à pourvoir et en compte aujourd'hui 28 sur 81 au total.
07:32Le PL est également le premier parti de la Chambre des députés
07:35avec dans ses rangs le plus jeune des fils Bolsonaro, Ger Renan, 28 ans.
07:39La mère de Flavio Bolsonaro, Roger Ia, a en revanche échoué de peu
07:43à se faire élire à la Chambre basse.
07:45Le camp Bolsonaro a également effectué une moisson impressionnante au niveau des gouverneurs.
07:50A Sao Paulo, Tarsicio de Freitas a été réélu dès le premier tour avec plus de 60% des voix.
07:56Dans le Parana, Sergio Moro, le juge qui avait condamné Lula pour corruption en première instance,
08:01a lui aussi été élu gouverneur.
08:03Et à Rio de Janeiro, le bolsonariste Douglas Ruas a créé la surprise
08:07en devançant largement Eduardo Paez, pourtant en tête des sondages.
08:12Un scrutin qui confirme donc la progression du camp Bolsonaro
08:15et renforce sa position avant le second tour.
08:19Au Yémen, la coalition militaire dirigée par Riyad annonce
08:23rejoindre l'offensive lancée la veille par le gouvernement contre les Houthis
08:27sans avion de combat mobilisé pour mener des frappes.
08:31Son porte-parole, le général Toulkil Maliki, déclare que la coalition
08:35assurera un soutien aérien 24 heures sur 24 aux forces armées yéménites au sol.
08:42Elle assure aussi la protection aérienne du détroit de Bab el-Mandeb
08:46et poursuit ses opérations contre les cibles mobiles.
08:52Dans l'actualité est également la mise en garde du patron du géant pétrolier saoudien Aramco.
09:00Selon Amin Nasser, le niveau des stocks mondiaux de pétrole est dangereusement faible.
09:06Il s'exprimait lors de la conférence Energy Intelligence Forum à Londres,
09:10quelques jours seulement après que les pays du G7 ont annoncé une libération des stocks
09:17justement pour atténuer les inquiétudes concernant l'approvisionnement.
09:21Mais Amin Nasser a insisté sur le fait que le système était déjà sous pression.
09:29Au Japon, un discours de politique générale important devant le Parlement.
09:33Sana Takashi s'est engagée à construire une relation stable avec la Chine.
09:38Les relations diplomatiques entre les deux géants économiques asiatiques sont au plus bas
09:42depuis que la première ministre japonaise avait suggéré en novembre dernier
09:47que Tokyo pourrait intervenir en cas d'attaque contre l'île de Taïwan.
09:51Elle a ajouté que le Japon affirmerait fermement les positions de son pays
09:55et demanderait avec insistance un comportement responsable de la part de son voisin.
10:05Cibler l'assiette des Ukrainiens pour les faire plier, c'est la stratégie menée par la Russie à Kiev.
10:11Les entrepôts de nourriture sont bombardés trois fois plus qu'au début du conflit
10:15et Moscou cherche désormais à étouffer l'économie ukrainienne.
10:19Mais sur le terrain, la résistance s'organise dans les marchés de quartier
10:23pour faire face aux pénuries et à la flambée des prix.
10:26Papa Al-Younsar.
10:29En Ukraine, la guerre se joue aussi dans les rayons des supermarchés.
10:33Depuis des mois, les infrastructures logistiques sont dans le viseur de l'armée russe.
10:38Selon l'ONG Akhlyde, les entrepôts de la région ont été trois fois plus ciblés ces neuf derniers mois.
10:45Conséquence, faire son plein de courses est devenu un exercice d'équilibrisme.
10:51Il n'y a plus du tout de Coca-Cola, même pas d'équivalent.
10:54Le mois dernier, c'était les pommes de terre et les céréales qui manquaient.
11:00C'est parce que le modèle des grandes enseignes tourne au ralenti.
11:04Début août, le groupe FOSI, propriétaire de Silpo, a annoncé réorganiser sa logistique.
11:09Voici par exemple ce qui reste de cet entrepôt visé par des frappes russes.
11:14Ces attaques répétées ont déjà coûté plus de 2 milliards d'euros à l'économie ukrainienne.
11:19Pour les ménages, la facture ne cesse de grimper.
11:23L'inflation tape fort.
11:25Avant, avec près de 20 euros, je remplissais mon panier pour la semaine.
11:30Aujourd'hui, on ne peut plus rien acheter.
11:32On entend les tirs toute la journée, mais on se prépare surtout pour l'hiver.
11:37Cette période d'outils approche à grands pas pour les Ukrainiens.
11:41Pour le moment, les clients se tournent vers les producteurs locaux pour résister dans cette guerre devenue économique.
11:50Au Kenya, le changement climatique se fait aussi ressentir dans les assiettes.
11:55La hausse des prises alimentaires fragilise de plus en plus les ménages, notamment dans les grandes villes.
12:01Explication d'Onia Barulé.
12:03Au Kenya, le changement climatique pèse de plus en plus sur l'alimentation.
12:08A Nairobi, les prix des produits de base continuent de grimper.
12:11Pour de nombreuses familles, faire les courses devient un véritable casse-tête.
12:15Le coût de la nourriture a vraiment augmenté, à commencer par la farine, le maïs et les légumes.
12:21Tout est vraiment cher.
12:22Si vous prenez du thé noir le matin, c'est suffisant.
12:24Vous sautez le déjeuner et revenez pour dîner.
12:27C'est tout.
12:28Dans les campagnes, les rendements ont déjà été affectés par la sécheresse.
12:32Le manque de pâturage pèse également sur l'élevage et provoque notamment une baisse de la production de lait.
12:38A cela s'ajoutent les coûts de transport et les difficultés d'approvisionnement qui font encore grimper les prix sur
12:43les marchés.
12:43La plupart de notre agriculture dépend encore de la pluie.
12:47Elle est donc très dépendante des conditions météorologiques.
12:50Quand les conditions changent et que la sécheresse s'installe, il n'y a plus assez d'eau et forcément
12:55les récoltes sont touchées.
12:57Les autorités météorologiques annoncent désormais de fortes pluies liées au phénomène El Niño.
13:03Un soulagement attendu après la sécheresse mais qui inquiète aussi les agriculteurs.
13:07Des précipitations trop importantes pourraient endommager les récoltes.
13:11Face à cette situation, la sécurité alimentaire s'impose comme un enjeu majeur au Kenya.
13:15L'approche des élections prévues l'année prochaine.
13:19A l'approche de la rentrée scolaire prévue le 7 octobre au Sénégal,
13:24Dakar se met progressivement à l'heure des fournitures scolaires.
13:28Dans les librairies, les achats s'accélèrent.
13:30Chez les vendeurs de fournitures en revanche, les clients se font encore attendre.
13:35C'est un reportage de Genèse Moukara et de Malang Diediou.
13:40A seulement quelques jours de la rentrée scolaire au Sénégal,
13:44les préparatifs se compliquent dans les marchés de Dakar.
13:47Au marché de Sandaga, la vente des fournitures scolaires peine encore à décoller.
13:53Les clients viennent seulement ici pour demander le prix.
13:56La plupart du temps, ils repartent sans acheter.
14:02On espère vraiment qu'avec la rentrée qui pointe à l'horizon,
14:05les parents viendront ici pour acheter des fournitures.
14:10Aldo est un commerçant et parent d'élèves.
14:13Il a anticipé l'achat des équipements scolaires plusieurs mois avant la rentrée des classes.
14:17Il souligne toutefois les difficultés rencontrées par les parents
14:21pour respecter la liste des fournitures scolaires face à l'augmentation du coût de la vie.
14:26Moi-même, je plains les parents parce que ce n'est pas facile.
14:30Tout est devenu trop cher.
14:31Ce n'est pas évident.
14:33Ils ne peuvent pas acheter toutes les fournitures en même temps.
14:36Ils vont acheter étape par étape pour pouvoir s'en sortir.
14:41Cependant, dans les librairies, les préparatifs vont bon train.
14:44Certains articles sont particulièrement recherchés par les parents et les élèves
14:48à quelques jours de la reprise des cours.
14:50C'est les cahiers, les manuels scolaires.
14:54Dans ce cadre, nous avons une casquette d'éditeurs
14:58où nous avons développé des manuels scolaires
15:00pour tout simplement permettre aux élèves de réviser,
15:06mais aussi, ça leur permet d'apprendre un peu plus sur le programme sénégalais.
15:14Affluence dans les marchés, hausse des dépenses et forte demande de fourniture.
15:18Parents et commerçants se préparent chacun à leur manière à cette année scolaire
15:22dont la rentrée est annoncée pour le 7 octobre 2026.
15:27On reste au Sénégal où l'information ne se raconte plus seulement au français
15:31ou en Wolof.
15:33Avec la radio-télévision communautaire RTC,
15:36le Poulard, le Manding, le Serer et le Diola
15:39trouvent aussi leur place à l'antenne.
15:42Une initiative qui entend rapprocher les médias des populations
15:45et faire vivre les langues nationales.
15:47C'est un reportage de Régis Moukila et de Chérendaou.
15:51C'est un média communautaire par comme les autres.
15:55Sa particularité, diffuser l'information dans plusieurs langues nationales,
16:00notamment le Poulard, le Manding, le Serer ou encore le Diola.
16:08Nous avons rencontré l'équipe en plein enregistrement d'une émission radiophonique en Manding.
16:14Les programmes sont diffusés dans les 14 régions du Sénégal.
16:18L'information, si on le reçoit en langue locale,
16:22je pense que l'information passe plus vite.
16:25Parce que peut-être moi j'ai fait les bancs, mais l'autre n'a pas fait les bancs.
16:29Donc si on s'exprime en Manding, traduire l'information,
16:32la communauté est plus intéressée.
16:34Présenter un journal télévisé dans une langue nationale
16:38exige une préparation particulière.
16:40Les journalistes travaillent à partir des dépêches,
16:43rédigées en français ou en wolof,
16:45qu'ils doivent ensuite traduire dans les langues concernées.
16:49Un exercice qui exige précision et rigueur.
16:53Nous avons un cadre journalistique, c'est-à-dire une plateforme
16:57qui nous permet parfois, s'il y a des choses qu'on ne connaît pas en Poulard,
17:01on demande et on nous donne la réponse.
17:03Ça, c'est pour être beaucoup plus prudent
17:05et en même temps donner une information fiable.
17:08Lancée par l'Union des radios communautaires
17:11qui fédère plus de 138 stations,
17:14la radio-télévision communautaire entend rapprocher
17:17l'information des populations
17:18et contribuer à la valorisation du patrimoine linguistique sénégalais.
17:2390% de nos productions sont faites aujourd'hui
17:27sur nos langues nationales,
17:28c'est-à-dire notamment des documentaires,
17:31des grands reportages, des magazines,
17:33Hans-Érère, Diola, Poulard,
17:35pour permettre aujourd'hui aux populations
17:38d'accéder à des informations pertinentes,
17:41mais aussi valoriser notre patrimoine linguistique et culturel.
17:45Avec six langues nationales codifiées par l'État en 2021,
17:50le Sénégal dispose d'un cadre
17:52pour promouvoir son patrimoine linguistique.
17:55La radio-télévision communautaire
17:57a déjà obtenu le feu vert du ministère de la Communication
18:00pour poursuivre son projet.
18:02Une étape importante pour renforcer la place
18:05des langues nationales dans le paysage médiatique sénégalais.
18:10On reste sur le continent et on va à Niamey
18:13où les rideaux sont tombés
18:14sur la première édition du Salon international
18:17du thé et du café durant trois jours.
18:19Des centaines de visiteurs ont ainsi pu découvrir
18:22des saveurs venues de divers pays.
18:25On retrouve Jean-Dibry de William pour son reportage.
18:30Du thé, du café, du lait ou encore des infusions
18:33à base d'herbes aromatiques.
18:36Sur l'esplanade du palais du 29-8 de Niamey,
18:39les boissons chaudes ont été mises à l'honneur
18:41à l'occasion de la première édition
18:42du Festival international du thé et du café.
18:46Trois jours de dégustation et de découverte
18:49de nouvelles saveurs pour les amateurs locaux.
18:51J'ai goûté le thé de l'épiccuse.
18:53Ce n'est pas nouveau pour moi,
18:54mais quand même, c'était avec des clous de girofle.
18:58Donc ça avait un petit goût particulier.
19:00C'était pas mal.
19:01Après, il y avait aussi le thé turc.
19:04J'ai toujours voulu goûter le thé turc.
19:06Je suis amatrice de série turc.
19:07Et franchement, c'est très beau aussi.
19:09Je ne suis pas déçue.
19:10Du Niger au Ghana, en passant par l'Inde et la Turquie,
19:14le festival a ainsi été l'occasion pour les amateurs
19:17de découvrir des breuvages venus de divers horizons.
19:20Un espace de partage qui a également permis
19:22de favoriser les échanges entre amateurs de boissons chaudes.
19:27A travers les stands, les visiteurs ont pu découvrir des variétés différentes de thé,
19:32de café ou encore de lait.
19:34Nous avons pu réunir plusieurs pays qui partagent la même passion pour ces breuvages,
19:38même si leurs méthodes de fabrication diffèrent.
19:41Notre objectif est donc que tous ces gens puissent échanger,
19:44se découvrir entre eux et pourquoi pas développer un business autour d'un verre de thé
19:49ou d'une tasse de café.
19:51Un voyage gustatif pour les visiteurs,
19:54mais aussi une vitrine de choix pour les entrepreneurs locaux.
19:58C'est le cas de Moulaye Rochaya,
20:00pour qui le Nika Fest a été l'occasion de faire découvrir son café
20:03à base de noyaux de date.
20:05Le Nika Fest est fait pour nous parce que c'est un festival de café et de thé.
20:11Et moi, je fais aussi la valorisation des dates
20:13et les noyaux de date que je transforme en café.
20:16C'est un café sans caféine, sans excitant, avec vraiment beaucoup de vertus.
20:21Donc le salon vraiment est dédié à nous.
20:24Durant trois jours, le Nika Fest a ainsi permis à des milliers de visiteurs
20:28de découvrir diverses méthodes de brassage, de torréfaction et d'infusion.
20:33Un espace de dégustation, d'échange et de valorisation des savoir-faire
20:38entre entrepreneurs, distributeurs et passionnés du thé et du café de divers pays.
20:43Le prix Nobel de médecine décerné à l'américain Karl Dethel-Roth
20:49et aux Allemands Peter Ergerman et George Nagel.
20:53Le trio récompensé pour ces découvertes concernant les canaux ioniques
20:56activés par la lumière et l'optogénétique.
20:59Une méthode qui permet de montrer comment les cellules nerveuses
21:04façonnent les souvenirs, les émotions et les comportements dans le cerveau.
21:09Ce prix donne le coup d'envoi de la saison des récompenses la plus suivie au monde
21:14dont le point d'orgue sera vendredi, l'attribution du prix Nobel de la paix.
21:25Le Maroc a conclu la trêve internationale sur un match nul face au Mali 1-1.
21:30C'était hier soir au grand stade de Tangier au terme d'une rencontre amicale
21:34où les lions de l'Atlas ont ouvert le score avant de voir les aigles égalisés en seconde période.
21:40Cette trêve internationale s'achève ainsi sur un bilan de deux victoires et un nul
21:46pour la sélection nationale.
21:47Les hommes de Mohamed Wahibi s'étaient auparavant imposés face au Gabon 2-0
21:53puis devant le Lesoto 2-0 également dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations.
22:07Direction Azela à présent où Mohamed Mourabiti présente ses dernières créations
22:13dans le cadre du 47e Moussem Culturel International d'Azela.
22:18Mohamed Mourabiti présente l'exposition entre esthétique et spiritualité.
22:22L'artiste s'intéresse particulièrement à la coupole avec des arcs, triangles, couleurs
22:28qui composent une écriture plastique pour faire dialoguer l'héritage soufi
22:32avec le monde contemporain.
22:34L'exposition est visible jusqu'au 27 décembre à la galerie Mohamed Aïssa des Beaux-Arts.
22:39Je vous propose d'écouter l'artiste.
22:42C'est une invitation que je salue car elle symbolise pour moi une rencontre entre le Nord et le Sud,
22:52le Sud et le Nord.
22:54L'artiste qui partage cette exposition avec moi est Younes El-Kheraz, qui vient du Nord.
22:58Nous le connaissons depuis 30 ans.
23:01Il existe entre nous une amitié ainsi qu'un échange constant autour de l'art et des idées.
23:06Je travaille beaucoup sur ce qu'on appelle le contraste.
23:08On le retrouve par exemple dans les sanctuaires, auprès des saints ou dans la culture soufi.
23:13Si vous montez sur n'importe quel toit, vous voyez à la fois des coupoles et des antennes paraboles.
23:19Entre notre quotidien et cette culture soufi, j'essaie de transmettre ce contraste au public.
23:25Ce n'est pas une contradiction, c'est un contraste.
23:31Du 17 au 24 octobre, Fès accueille de son côté la 18e édition du Festival de Fès de la Culture,
23:39soufi et des sagesses du monde, la poésie mystique, élixir de guérison.
23:45Cette édition entend interroger la capacité du patrimoine spirituel à nourrir une réflexion contemporaine
23:53sur ce qui fonde l'humanité pour Fawouz Israéli, président du Festival.
23:58La poésie soufi peut être considérée comme une forme de guérison, guérison intérieure,
24:02mais aussi guérison collective à travers les valeurs et les comportements.
24:08On écoute le président du Festival.
24:14Cette édition du Festival de Fès de la Culture soufi et des sagesses du monde
24:18exprime véritablement une culture et un patrimoine historique très riche
24:21dans la ville de Fès et au Maroc en général.
24:24Cela va jusqu'au point où nous pouvons qualifier le Maroc de civilisation autonome à part entière
24:28et pas seulement d'un État, mais en même temps il s'agit de toute une civilisation
24:32à travers ses diverses expressions culturelles.
24:35C'est aussi cette capacité à créer cette coexistence entre ces diverses cultures
24:39et entre les religions sous le couvert de la religion islamique et de la culture soufi,
24:44laquelle exprime une richesse spirituelle, intellectuelle, artistique et philosophique
24:48dans les modes de vie, les valeurs, les comportements quotidiens.
24:51L'architecture est dans toutes les manifestations de ce patrimoine soufi, puissant et profond.
25:03Voilà, place à présent à notre entretien avec l'invité de la rédaction.
25:17Et le 47e Moussem culturel international d'Azela vient d'ouvrir sa session d'automne,
25:24une édition consacrée à la géopolitique africaine et à l'avenir du monde arabe.
25:29Depuis près d'un demi-siècle maintenant, le Moussem s'est imposé comme un espace
25:33où se croisent la pensée, la culture et le débat.
25:36Alors que représente aujourd'hui le Moussem d'Azela après 47 éditions ?
25:42Tofir Luzari est notre invité, c'est le deuxième secrétaire général adjoint
25:46de la fondation du Forum d'Azela, 47 ans de dialogue.
25:50Bonjour et bienvenue à vous.
25:53Bonjour, bonjour, bien.
25:55Alors, le Moussem approche du demi-siècle.
26:00Qu'est-ce qui explique sa longévité et sa capacité aussi à rester pertinent
26:05dans un monde qui change vite et en profondeur ?
26:10Alors, le Moussem, comme vous l'avez bien cité,
26:13il s'élève sa 47e édition, donc il y a presque un demi-siècle d'existence.
26:20La formule, disons, ou la recette secrète de tout cet exploit,
26:26cette pérennité, cette continuité, c'est la vision initiale dont il a été créé.
26:32La vision a été de consacrer un espace physique à la culture, à l'art et au dialogue international
26:41avec une modernisation année par année en s'adaptant aux circonstances internationales, nationales.
26:48Donc, cette pérennité-là, et aussi, on la symbolise maintenant avec la fidélité,
26:54parce que le cofondateur, le fondateur, M. Mohamed Benaïssa,
26:57M. Mohamed Benaïssa, quand il a fondé ce Moussem,
27:00il a eu le soutien de Sa Majesté le Roi Hassan II et de Sa Majesté le Roi Mohamed VI,
27:06que Dieu l'assiste.
27:07Et donc, tout cet environnement-là, il nous a donné cette force
27:11pour être fidèles, continuer et assurer la pérennité de ce Moussem.
27:17Le Moussem, il a un très grand agenda, un réseau d'intervenants,
27:25des amis, des penseurs, des artistes qui y participent chaque année.
27:31Donc, c'est un espace, c'est un groupement d'une multitude, d'une élite, disons,
27:37de l'art, de la culture et de la pensée dans le monde.
27:41Alors, tout fait que l'Ozari, cette 47e édition est placée sous le thème
27:46à Zéla, terre de rencontres et de dialogues.
27:50Alors, aujourd'hui, dans un contexte international marqué, on le voit,
27:53par des guerres et des tensions et fractures,
27:55le dialogue, tel qu'il est pensé à Zéla,
27:58est-il devenu plus nécessaire que jamais, selon vous ?
28:03Ce l'aime n'est pas fruit d'aujourd'hui.
28:07C'est depuis la création du Moussem,
28:09à Zéla s'est installée comme terre de dialogue et de rencontres.
28:14Donc, depuis les premières années, les premières éditions,
28:16en 78, 79 et 80, on a pris ce slogan.
28:23Et on l'a travaillé pour assurer la pérennité de ce slogan-là.
28:27Oui, certes que le monde, il passe par des fractures,
28:31par des problèmes géopolitiques, des problèmes régionaux,
28:37des problèmes internationaux,
28:38mais nous, on garde l'espace d'Azila comme un espace
28:42où on peut tous ensemble travailler, discuter calmement
28:47et voir l'horizon et voir aussi les propositions futures
28:51pour travailler et réaliser des choses pour le meilleur de l'avenir
28:55de notre continent ou bien de notre planète.
28:59Alors, le premier grand colloque de cette session
29:02est consacré aux enjeux énergétiques et hydriques en Afrique
29:06et aux projets stratégiques.
29:08Pourquoi avoir choisi l'eau et l'énergie aussi
29:11pour ouvrir cette session d'automne ?
29:14L'eau est devenue une question très importante.
29:17Elle est vitale.
29:18Et maintenant qu'on a l'Union africaine,
29:21elle a consacré toute une année sur l'eau.
29:25Donc, ça devient un débat très international
29:27et très intéressant pour toute l'humanité.
29:30Nous savons que l'Afrique, c'est un continent,
29:32un grand continent entouré de l'eau, de mer,
29:38mais aussi à l'intérieur du continent africain,
29:41il y a beaucoup de ressources hydriques mal exploitées, mal réparties.
29:45Donc, voir l'agenda 2030 ou l'agenda 2063 de l'Union africaine,
29:51c'est l'occasion de travailler pour assurer une stratégie globale
29:56où tout le monde peut bénéficier et garantir l'approvisionnement en eau
30:02pour tout autre usage possible,
30:05soit pour la vitalité, c'est-à-dire pour une sécurité alimentaire
30:09pour toute la population, parce que dans un futur proche,
30:12on peut assister à des guerres ou bien des conflits
30:16relatifs à la répartition de l'eau,
30:18à la participation à la...
30:23Comment dirais-je ?
30:24Que l'accès à l'eau n'est pas possible pour tout le monde,
30:27même si les infrastructures sont modernes.
30:31Donc, il faut penser globalement,
30:33penser intégralement dans tout le continent africain
30:35et non seulement dans l'Afrique,
30:37mais aussi dans notre voisinage proche,
30:39pour garantir et créer une stratégie
30:42où tout le monde aura accès à l'eau.
30:48Alors, vous évoquez une compétition croissante
30:51autour des ressources naturelles,
30:53des routes commerciales aussi,
30:54et des zones d'influence.
30:56Sommes-nous face à une nouvelle géopolitique africaine ?
31:00Est-ce que c'est comme ça que la thématique est abordée
31:03lors de cette session ?
31:07Bien sûr, il y a une nouvelle géopolitique africaine.
31:09Le Maroc, par exemple,
31:11sa majesté le roi Mohamed VI,
31:12quand il a lancé le projet atlantique,
31:14la route atlantique,
31:15qui relie les pays du Sahel à l'Atlantique,
31:18et aussi quand on parle du projet de gazotique
31:21Maroc-Nigéria,
31:22qui va passer par plusieurs pays africains,
31:25il va y avoir la possibilité d'accès à l'énergie
31:27à tous ces pays-là,
31:29ça pourra être un essor aussi
31:31pour assurer la paix dans ce continent-là,
31:34assurer des routes,
31:36non seulement pour le commerce international,
31:39mais aussi le passage des personnes sécurisées.
31:45Il y aura aussi une ouverture vers l'Afrique,
31:48non seulement commercialement,
31:50mais aussi humanitairement,
31:51mais aussi à titre humain.
31:54Donc, cette géopolitique,
31:56elle est très intéressante
31:57pour éviter toutes sortes de conflits,
32:00eaux ou futurs problématiques
32:04relatives à la circulation des biens
32:07et des êtres dans le continent africain.
32:10Ça, on doit régler tous les problèmes
32:13qui s'y attachent,
32:15y compris l'énergie et surtout l'eau.
32:18Oui, on doit d'abord régler
32:20tous les problèmes qui s'y attachent,
32:22c'est vrai.
32:23Alors, vous parlez d'une nouvelle géopolitique africaine,
32:26mais l'Afrique dispose d'importantes ressources,
32:29mais elle reste confrontée
32:30à de fortes dépendances aujourd'hui.
32:33Vous parlez de régler les problèmes d'aujourd'hui.
32:35Comment les pays africains
32:36peuvent-ils renforcer leur autonomie stratégique ?
32:39Parce que c'est d'abord de cela, finalement,
32:41dont il s'agit en priorité.
32:42C'est de partager le savoir-faire
32:46et faire des partenariats collectifs,
32:49des partenariats, que ce soit bilatéral, multilatéral,
32:52institutionnel, mais il faut partager.
32:54Il faut partager le savoir, le savoir-faire, les ressources.
32:57Il faut donc assurer au moins le dialogue,
33:01parler et être pragmatique aussi,
33:05voir où est-ce que ça nous mène,
33:08de travailler ensemble,
33:10assurer ensemble ces ressources.
33:12Il est le moment maintenant de l'Afrique.
33:15Et le Maroc joue le rôle de pionnier,
33:17de celui qui lève le drapeau
33:19pour que l'Afrique, ensemble,
33:21puisse réussir à avoir son propre avenir.
33:25Alors, il y a aussi un facteur de taille
33:29qui est le changement climatique.
33:30Vous en parliez à l'instant.
33:32Et la raréfaction de l'eau
33:35qui, finalement, peuvent faire devenir,
33:38demain, des facteurs majeurs
33:40de tensions politiques en Afrique.
33:44Vous venez de dire que le Maroc
33:46jouait, quelque part, ce rôle de locomotive,
33:50notamment sur cet enjeu stratégique de l'eau.
33:54Est-ce que vous pouvez nous parler
33:56de la manière dont le Maroc
33:59mène ce leadership sur l'eau,
34:02mais aussi sur la question des énergies
34:04sur le continent ?
34:06Oui, le Maroc, il a pris cette démarche.
34:10Il s'est installé, il s'est instauré,
34:13comme vous l'avez bien dit,
34:15une locomotive, non seulement pour l'Afrique,
34:17mais aussi à l'intérieur du Maroc.
34:20Le travail sur l'énergie,
34:22toutes sortes d'énergie,
34:23l'énergie verte, surtout,
34:25et l'énergie bleue, maintenant,
34:27avec la dessalification de l'eau,
34:29et avoir cette garantie,
34:31garantir l'accès à l'eau,
34:32comme je dis avant,
34:34l'accès à l'eau,
34:35à la population marocaine,
34:36et aussi pouvoir alimenter
34:38d'autres pays avec de l'eau.
34:40Et créer ces voies-là.
34:42Donc, le Maroc et ses partenaires,
34:45ils travaillent conjointement
34:48pour créer des infrastructures,
34:51créer des projets,
34:52monter des projets,
34:53qui peuvent assurer
34:54cette non-dépendance extérieure.
34:58Donc, l'autodépendance
35:01serait le résultat
35:02de tout ce qui est réalisé
35:04jusqu'à maintenant.
35:05Le Maroc et sa majesté le roi,
35:07Mohamed VI,
35:08ils tiennent à cœur ce projet-là,
35:11ces idées-là,
35:12pour que notre continent
35:16grimpe un peu
35:18et assure pour sa population
35:21l'accès à l'énergie.
35:23Alors, le deuxième grand colloque
35:26qui sera consacré
35:28lors de ce Moussem,
35:31c'est un colloque consacré
35:33au monde arabe
35:33à l'horizon 2030.
35:35Pourquoi était-il aussi important
35:37de consacrer un grand débat
35:40à cette échéance de 2030 ?
35:432030 parce qu'il y a
35:44beaucoup de pays
35:45qui ont adopté cette vision,
35:46qui ont adopté des stratégies,
35:49disons,
35:50avec une deadline de 2030.
35:52Par exemple, le Maroc,
35:52on travaille maintenant
35:53sur l'organisation
35:55de la Coupe du Monde
35:56conjointement avec l'Espagne
35:57et le Portugal.
35:59L'Arabie Saoudite
36:00avait passé à la création
36:02du projet d'horizon 2030.
36:06Donc, le 2030,
36:07ce serait une deadline
36:09où on devrait réaliser
36:12beaucoup de projets
36:13et ces projets-là
36:14peuvent être aussi promoteurs
36:16et ces projets-là
36:18peuvent aussi être
36:20la garantie de la paix
36:21dans la région.
36:22Parce que, comme vous savez,
36:23la région n'est pas stable.
36:25Il y a beaucoup de conflits,
36:26il y a beaucoup de tensions
36:27dans la région.
36:29des conflits internes,
36:30des conflits aussi
36:31qui sont de leur voisinage.
36:33Vous savez,
36:34tout ce qui se passe
36:35au Moyen-Orient,
36:37au Golfe
36:38et avec des conflits
36:40qu'on a déjà
36:41dans le Moyen-Orient
36:44et au sud du Soudan,
36:46au Maroc.
36:47Et tout ça,
36:48tous ces problèmes-là
36:49qui sont déjà,
36:51qui existent déjà,
36:52sont des tensions
36:53qu'il faut travailler ensemble
36:55pour voir,
36:56pour dissectionner,
36:57pour éviter
36:59que ces tensions-là
37:00augmentent
37:01et voir des solutions
37:02collectives
37:03qui peuvent
37:07arrêter un peu
37:09ce déchirement.
37:11Alors, justement,
37:12pour éviter ce déchirement
37:14et apaiser les tensions,
37:15quels sont aujourd'hui
37:16les principaux bouleversements
37:18auxquels le monde arabe
37:19doit se préparer ?
37:20Bouleversements géopolitiques,
37:22économiques,
37:23technologiques aussi
37:24et environnementaux,
37:25vous en avez parlé.
37:27Oui, c'est dans le même sens
37:29qu'on a parlé pour l'Afrique,
37:30on part pour le Moyen-Orient,
37:33le monde arabe.
37:34Le monde arabe,
37:35il y a une grande partie
37:35des pays arabes
37:36qui sont en Afrique aussi.
37:38On a tout l'Afrique du Nord
37:40et le reste de l'Afrique
37:42un peu de l'Est.
37:44Donc, ces pays-là,
37:46ils souffrent aussi,
37:47ils seront face
37:48à des problématiques énergétiques
37:50parce que l'énergie,
37:51comme on le sait maintenant,
37:53le pétrole,
37:54le gaz,
37:54ce sera réfi,
37:56il y a des problèmes
37:56d'approvisionnement,
37:59il y a des problèmes
37:59de circulation
38:00dans les détroits possibles
38:03qu'il y a.
38:04Donc, ça,
38:04c'est un problème
38:05très intéressant.
38:06Aussi,
38:06la mobilité des gens
38:07dans la circulation
38:09des biens
38:09et des gens
38:11dans l'espace arabe
38:13est un peu,
38:14je ne dirais pas
38:16impossible,
38:17mais il est un peu
38:18conflictueuse,
38:19il y a beaucoup
38:19de difficultés
38:20parce qu'on a passé
38:20par des problèmes
38:21politiques majeurs
38:22au sein de cet espace arabe.
38:25Aussi,
38:26vous avez parlé
38:26de la technologie.
38:27Maintenant,
38:28on ne doit pas,
38:29on doit assumer
38:30nos responsabilités,
38:31travailler ensemble
38:32pour que nos populations,
38:34nos pays,
38:35passent à une ère
38:37technologique,
38:38numérique,
38:38bien développée,
38:40adaptée aux besoins
38:40des populations,
38:43adaptée aussi
38:43à le renfort
38:45ou être,
38:46ne pas être
38:47en marge
38:48du développement
38:50international.
38:51Alors,
38:52Tofé Klosari,
38:52vous parlez
38:53de nos populations,
38:54nos nations,
38:55nos pays,
38:56mais peut-on encore
38:57parler aujourd'hui
38:59d'un monde arabe
39:00comme d'un ensemble
39:01homogène,
39:02alors que les trajectoires
39:03politiques,
39:04économiques
39:05des différents pays
39:06divergent quand même
39:07de plus en plus ?
39:09Personnellement,
39:10je dirais,
39:11oui,
39:11nous sommes
39:12une population
39:13qui a
39:14la même culture,
39:16on a
39:16beaucoup de choses
39:17en commun,
39:18peut-être,
39:19on a beaucoup
39:19de problèmes,
39:20beaucoup de
39:22différents politiques,
39:23mais ça reste,
39:24on a la même langue,
39:25on a presque tous
39:26la même religion,
39:27on a les mêmes
39:28coutumes,
39:29c'est vrai,
39:29il y a des différences
39:30petites culturelles
39:31entre un pays
39:32et un autre,
39:33mais ça reste
39:33quand même
39:34un bloc
39:36homogène.
39:37Ici,
39:38au Maroc,
39:38on écoute
39:39toute la musique
39:41arabe,
39:42on a vu
39:43lors de la
39:44Coupe du Monde
39:44du Qatar,
39:45les pays arabes
39:46qui ont célébré
39:47la victoire du Maroc
39:48et l'exploit du Maroc,
39:49donc on reste,
39:50on a ce bloc arabe,
39:53et on doit travailler
39:54pour le renforcer,
39:56on doit travailler
39:56pour que ça
39:57persiste,
39:58parce que sinon,
39:59on serait toujours
40:03déchiré,
40:03donc il ne faut pas,
40:04pour moi,
40:05c'est mon propre
40:06point de vue,
40:07il faut travailler
40:08et avec un esprit
40:09pragmatique
40:10pour assurer
40:12les rencontres,
40:13assurer les débats,
40:14assurer l'entente
40:16entre les populations
40:17du monde arabe.
40:19Travailler avec
40:20un esprit pragmatique
40:22et aussi à travers
40:23la culture
40:24et les cultures,
40:25le Moussem
40:25associe les débats
40:26géopolitiques
40:28à une importante
40:28programmation artistique,
40:31littérature,
40:32poésie,
40:32peinture,
40:33photographie,
40:34mais aussi musique,
40:35alors pourquoi
40:35cette combinaison
40:37entre grand débat
40:38géopolitique
40:39et création artistique
40:41est-elle aussi
40:42essentielle
40:43à l'identité
40:44du Moussem ?
40:47Je vais citer
40:47une autre fois,
40:49c'est comme une table
40:50quand on est invité
40:52à une charrimonie,
40:54on a l'entrée,
40:55on a le plat principal,
40:57on a le dessert,
40:58on a le thé,
40:58le rizia et tout,
41:00donc le Moussem
41:01il est composé
41:02de ça,
41:02on a tout,
41:04on offre
41:05un menu
41:06varié
41:07pour tous nos invités
41:09et tout le public
41:10qui peut nous suivre,
41:12entre débats politiques,
41:13débats littéraires,
41:15création artistique
41:16et création littéraire aussi,
41:17de la musique,
41:18de l'art plastique,
41:20de l'art visuel,
41:21donc il faut donner tout,
41:23le Moussem da Sila
41:24ne s'est pas spécialisé
41:27dans une discipline unique,
41:30nous on a un menu
41:31très varié,
41:33on offre
41:33beaucoup d'espace
41:34à l'art
41:36parce que c'était
41:37la première
41:39pierre
41:41avec laquelle
41:42on a commencé
41:43cette construction,
41:45c'était l'art
41:46à travers
41:46la peinture murale,
41:48les ateliers
41:49de plastique,
41:51de gravure
41:51et aussi
41:52les ateliers
41:52des enfants,
41:53donc cette combinaison-là
41:55c'est ce qui fait
41:55notre,
41:56disons,
41:58être unique,
41:59le festival d'Asile
42:00est unique,
42:02Le festival d'Asile
42:03est unique,
42:04la jeunesse
42:05occupe une place importante,
42:06il y a des ateliers
42:07de talent d'enfants
42:09également,
42:10dernière question
42:10si vous le voulez bien,
42:11dans un environnement
42:12dominé par les réseaux sociaux
42:13et les nouveaux modes
42:15de consommation culturels
42:16justement,
42:17comment transmettre
42:18aujourd'hui aux jeunes
42:19le goût de la lecture,
42:21de l'art
42:21et de la pensée critique ?
42:24Vous avez touché
42:25un point très intéressant,
42:26on travaille maintenant
42:28sur,
42:28comme on a
42:29un atelier
42:30de créativité littéraire
42:31et artistique des enfants,
42:32on travaille maintenant
42:33pour la création
42:34d'un atelier
42:35de création numérique
42:37pour faire,
42:39d'abord,
42:41pour que les jeunes
42:43nous aident
42:43avec leurs idées
42:44et leurs pensées
42:45à accéder aux jeunes
42:47à travers des réseaux sociaux,
42:48à travers des plateformes médias
42:50et donc leur offrir
42:52ce qu'ils veulent.
42:53Parce que nous,
42:54le festival,
42:55le Moussem,
42:56il a passé 47 ans,
42:58donc c'est en public,
42:59il grandit,
43:00nous on est déjà grands,
43:02on a commencé avec
43:02les ateliers
43:05quand on était des enfants,
43:08maintenant on est majeurs,
43:09on a nos enfants aussi
43:10qui nous suivent,
43:11et donc,
43:11laisser cette pérennité
43:13et cette continuité
43:14du Moussem
43:14en main des jeunes.
43:15Cette année,
43:16on célèbre Toni Maraini,
43:18Toni Maraini,
43:19c'est elle qui a contribué
43:21à créer
43:22l'atelier des enfants,
43:23dont l'atelier
43:24de Marsam des enfants,
43:25la peinture des enfants,
43:26et Toni Maraini,
43:27à travers cet atelier-là,
43:28on a eu beaucoup
43:29d'artistes d'Azila,
43:30entre eux,
43:31il y en a
43:32Younes Al-Kharaz
43:33qui expose
43:33avec Moravite Setal.
43:35Et on a aussi
43:36des artistes,
43:37des jeunes
43:39qui ont commencé
43:40dans l'atelier
43:40de créativité littéraire
43:41qui sont maintenant
43:42des poètes,
43:42des écrivains
43:43et qui continuent
43:44à travailler
43:45avec la Fondation.
43:46Donc,
43:46les jeunes
43:47ont toujours existé.
43:49Moi-même,
43:49je suis exemple.
43:51Et maintenant,
43:53on crée
43:53une autre génération
43:54de jeunes.
43:55On leur donne l'espace
43:56pour pouvoir assurer
43:58la continuité
43:58de ce Moussem.
43:59Merci infiniment
44:01d'avoir été
44:02l'invité
44:02de la rédaction.
44:04Tofec Lousari,
44:05deuxième secrétaire
44:07général adjoint
44:07de la Fondation
44:08du Forum d'Azila.
44:1047 ans de dialogue.
44:12Franc succès
44:12à cette 47ème édition.
44:15Bravo aussi
44:15d'avoir donné
44:16la place
44:16aux jeunes
44:17et à leur langage.
44:18Merci infiniment.
44:20A vous.
44:21Merci.
44:22Voilà,
44:23et tout de suite,
44:23c'est l'actualité économique
44:25du Maroc et ailleurs
44:26avec Younes Benzineb.
44:35A la une de l'actualité économique,
44:37le tourisme continue
44:38de soutenir
44:39les échanges extérieurs
44:40du Maroc.
44:40A fin août,
44:41les recettes et voyages
44:42ont atteint
44:43près de 97,9 milliards de dirhams.
44:46C'est 9,7% de plus
44:48qu'à la même période
44:49de l'année précédente.
44:50Parallèlement,
44:50les dépenses liées au voyage
44:52ont également augmenté
44:53mais dans une proportion moindre,
44:556,6%
44:56pour atteindre
44:5723,3 milliards de dirhams.
44:59Résultat,
45:00le solde de la balance
45:01voyage reste largement positif.
45:03A 74,6 milliards de dirhams,
45:06ils progressent
45:07de 10,8%
45:08sur un an.
45:13Autre indicateur en hausse,
45:14les transferts
45:15des Marocains résidant
45:16à l'étranger
45:17qui poursuivent
45:18leur progression.
45:19Selon l'Office d'échange,
45:20ils se sont établis
45:21à 89,215 milliards de dirhams
45:25au terme
45:25des 8 premiers mois
45:26de l'année.
45:27Un montant en hausse
45:28de 9%
45:29par rapport
45:29à la même période
45:30de 2025
45:31où ces transferts
45:32avaient atteint
45:3381,8 milliards de dirhams.
45:38On reste au Maroc
45:39avec les investissements
45:40directs étrangers
45:41qui affichent
45:42une nette progression.
45:43A fin août,
45:44leur flux net
45:44atteint
45:4534,3 milliards de dirhams.
45:48C'est une hausse
45:48de 65%
45:50sur un an.
45:50Les recettes
45:51générées par ces investissements
45:52progressent
45:53de 17%
45:54pour atteindre
45:5447,3 milliards de dirhams.
45:57Dans le même temps,
45:57les dépenses
45:58liées à ces investissements
45:59reculent fortement
46:00en moins
46:0033,9%.
46:02Autre chiffre
46:03à retenir,
46:03les investissements
46:04directs marocains
46:05à l'étranger
46:06affichent
46:06eux aussi
46:07un flux net positif
46:08de 6,6 milliards de dirhams
46:10contre 2,3 milliards
46:12un an auparavant.
46:14Mais cette dynamique
46:16des investissements
46:17intervient alors
46:17que le commerce
46:18des biens
46:18reste marqué
46:19par un déficit
46:20important.
46:21A fin août,
46:21le déficit commercial
46:23atteint
46:23282,615 milliards de dirhams.
46:27Selon l'office d'échange,
46:28les importations
46:29de biens
46:29ont augmenté
46:30de 15,8%
46:31pour atteindre
46:32617,5 milliards de dirhams.
46:35Les exportations
46:35progressent également
46:36mais moins rapidement
46:37avec plus de 8,7%.
46:40Conséquence,
46:41le taux de couverture
46:42recule de 3,5 points
46:44pour s'établir
46:44à 54,2%.
46:46Du côté des importations,
46:47plusieurs postes
46:48augmentent fortement.
46:49Les produits finis
46:50d'équipements
46:50progressent
46:51de 19,3%.
46:52La facture énergétique
46:54de 32,6%.
46:55Pour les exportations,
46:57l'automobile
46:57reste un moteur
46:58important
46:58avec une hausse
46:59de 14,5%
47:01à plus de 116 milliards de dirhams.
47:06On quitte maintenant
47:08le Maroc
47:08pour l'Argentine
47:09avec une mesure
47:10qui lie directement
47:11investissement
47:12et citoyenneté.
47:13Le pays
47:14veut attirer
47:15davantage
47:15d'investissement
47:16étranger
47:16en proposant
47:17la citoyenneté
47:18aux investisseurs.
47:19Le dispositif
47:20doit entrer
47:21en vigueur
47:21à la fin
47:22de 2026.
47:23Pour obtenir
47:24la citoyenneté,
47:24les étrangers
47:25intéressés
47:25devront investir
47:26au moins
47:27350 000 $.
47:29Deux mécanismes
47:30sont prévus.
47:31Une contribution
47:31directe
47:32et non remboursable
47:33de 350 000 $
47:34au Trésor national
47:35ou la souscription
47:36à un titre public
47:38spécialement créé
47:39d'un montant
47:39de 800 000 $.
47:41Cette initiative
47:42intervient alors
47:42que l'Argentine
47:43a tiré
47:443,134 milliards
47:46de dollars
47:46d'investissement
47:47direct étrangers
47:48en 2025,
47:49loin derrière
47:50le Brésil
47:51et le Mexique.
47:55On termine
47:56notre journal
47:57avec un indicateur
47:58qui concerne
47:59directement
47:59les marchés
48:00agricoles
48:01et à terme
48:01les prix
48:02des produits
48:02alimentaires.
48:03Selon la FAO,
48:04l'indice
48:04des prix alimentaires
48:05progresse en septembre
48:07de 1,5%
48:08sur un mois
48:09et de 5,8%
48:10sur un an.
48:11Plusieurs facteurs
48:12expliquent cette hausse,
48:13les perturbations
48:14du transport maritime
48:15en mer Noire
48:15et dans le détroit
48:16d'Hourmouz,
48:16mais aussi la sécheresse
48:18et les difficultés
48:19liées aux récoltes.
48:19Les céréales
48:20sont particulièrement
48:21concernées.
48:22Leur indice de prix
48:23augmente de 5,1%
48:25en septembre,
48:26soit 17,2%
48:27sur un an.
48:28Le prix du blé
48:29progresse de 6,3%
48:31sur un mois.
48:31Le maïs augmente,
48:32lui,
48:32de 5,6%.
48:34Autre forte progression,
48:35le sucre,
48:36son prix augmente
48:37de 6,1%
48:38en septembre.
48:39Il atteint ainsi
48:40son niveau
48:40le plus élevé
48:41depuis avril 2025.
48:44Voilà,
48:45c'était l'essentiel
48:45de l'actualité
48:46et que ça va ensuite
48:46des programmes sur Média.
48:47Sous-titrage Société Radio-Canada
48:51Sous-titrage Société Radio-Canada
48:52Sous-titrage Société Radio-Canada