- il y a 4 semaines
Quelques heures après la présentation du budget 2027 en Conseil des ministres, les députés auditionnent Amélie de Montchalin. Les années précédentes, Amélie de Montchalin, alors ministre des Comptes publics, était entendue comme membre du gouvernement. Jeudi 1er octobre, Amélie de Montchalin est auditionnée par la commission des finances en tant que première présidente de la Cour des comptes, et par conséquent présidente du Haut Conseil des finances publiques, pour donner l'avis de l'institution sur les projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale pour 2027. Le gouvernement entend mettre en oeuvre 54 milliards d'euros d'économies pour ramener le déficit à 5% du PIB en 2027, avec un effort de 43 milliards en plus des 11 milliards d'euros déjà mis en oeuvre en 2026. Retrouvez les moments forts de son audition.
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00:00:07Bonjour, bienvenue dans la séance est ouverte. Jeudi 1er octobre, quelques heures après la présentation du budget en Conseil des
00:00:15ministres,
00:00:15les députés de la Commission des finances ont auditionné Amélie de Montchalin.
00:00:20Contrairement aux années précédentes, celle-ci n'est plus ministre des comptes publics mais présidente du Haut Conseil des finances
00:00:29publiques.
00:00:29Regardez cette audition.
00:00:31Avant donc d'entrer dans le détail de notre appréciation du scénario macroéconomique et des finances publiques pour 2027,
00:00:36je voudrais insister sur le niveau particulièrement élevé des incertitudes qui entourent aujourd'hui les prévisions.
00:00:42Les incertitudes sont d'abord internationales puisqu'elles tiennent en particulier à l'évolution du conflit au Moyen-Orient
00:00:47dont la durée et les conséquences économiques restent difficiles à anticiper.
00:00:52Le scénario du gouvernement repose sur l'hypothèse d'une désescalade rapide du conflit au Proche et Moyen-Orient
00:00:58et d'une réouverture tout aussi rapide du détroit d'Hormuz qui permettrait une détente des prix du gaz et
00:01:04du pétrole.
00:01:05Le gouvernement a ainsi retenu un prix du barrel de Brent de 88 dollars en moyenne en 2026
00:01:11qui passerait à 80 dollars en moyenne en 2027.
00:01:14Mais les évolutions récentes des marchés d'énergie font peser un risque à la hausse sur ces hypothèses de prix
00:01:19et même si les marchés, vous le voyez à l'écran, anticipent toujours une détente dans les prochains mois,
00:01:25en cette fin septembre, les anticipations de marché situent désormais la moyenne attendue pour 2027 à 86 dollars
00:01:31sur le baril de Brent, contre donc 80 dollars dans la prévision du PLF.
00:01:37A cette incertitude internationale s'ajoute une incertitude financière
00:01:42puisque l'environnement financier s'est sensiblement durci au mois de septembre
00:01:46avec trois facteurs.
00:01:49D'abord, une anticipation de nouvelles hausses de taux directeurs par les banques centrales.
00:01:54Ensuite, conséquence de cette première estimation, une hausse des taux d'emprunt des États dans le monde entier.
00:02:00Et enfin, un troisième facteur qui est que la prime de risque attachée à la dette française est elle aussi
00:02:05en augmentation.
00:02:06Le scénario du gouvernement repose sur un taux d'émission souverain à 10 ans qui serait de 4,3%
00:02:12fin 2027
00:02:13mais nous sommes, vous le savez, actuellement bien au-delà, tant sur le marché secondaire que sur le marché primaire.
00:02:20Troisième incertitude, c'est notre contexte national.
00:02:22Évidemment, il y a une incertitude qui entoure l'adoption du budget au Parlement.
00:02:27Il y a aussi une incertitude plus inhabituelle
00:02:29puisque dans les éléments dont a été saisi le Haut Conseil,
00:02:33le contour précis de plusieurs mesures reste ouvert
00:02:36avec, vous le voyez sûrement dans les articles,
00:02:39parfois plusieurs options qui sont proposées par rapport à un rendement cible affiché
00:02:43que ce soit pour les indemnités journalières,
00:02:46l'allocation de rentrée scolaire, la prime d'activité
00:02:48ou encore le mix de mesures qui concernent les retraites.
00:02:52Cette situation complique non seulement, évidemment,
00:02:54l'appréciation du scénario de finances publiques lui-même
00:02:57mais aussi l'appréciation du scénario macroéconomique
00:03:00puisque les effets sur l'activité des mesures
00:03:03sont différents selon la modalité que l'on retient.
00:03:07C'est ce qu'on appelle le multiplicateur.
00:03:08Dans de très nombreux cas, pour atteindre, par exemple,
00:03:111 milliard d'euros de rendement,
00:03:12selon la modalité choisie pour les atteindre,
00:03:14l'effet sur la croissance peut être différent.
00:03:17Une fois qu'on a posé ce cadre d'incertitude,
00:03:20je peux donc désormais en venir au scénario macroéconomique pour 2027.
00:03:24Le Haut Conseil considère que le chiffre de croissance retenu
00:03:28de plus 1% de croissance en volume du PIB en 2027,
00:03:33retenu par le gouvernement,
00:03:35est optimiste au regard des dernières évolutions.
00:03:37L'hypothèse de croissance est en effet un peu supérieure
00:03:40à celle des autres prévisionnistes
00:03:42puisque, en septembre, le consensus était à 0,8% de croissance,
00:03:47l'OFCE et RECECODE étaient eux à 0,7% de croissance
00:03:50et la Banque de France à 0,9%.
00:03:52De plus, par rapport à l'ensemble des autres prévisions,
00:03:55l'effort budgétaire est plus important
00:03:58dans le projet de budget du gouvernement
00:04:01que ce qu'anticipent les autres prévisionnistes.
00:04:04Et donc, l'effet de frein sur l'activité à court terme
00:04:07pourrait être logiquement un peu plus marqué.
00:04:10Si on a un effort budgétaire plus grand,
00:04:12on a du coup une conséquence sur l'activité économique
00:04:14qui est un peu plus marquée,
00:04:15à cause notamment du net ralentissement envisagé
00:04:17de la demande publique l'an prochain
00:04:19et des effets des prélèvements.
00:04:23En théorie, ceci devrait se traduire
00:04:25par une estimation de croissance plus faible
00:04:27que le consensus qui n'intègre, lui, je le redisais,
00:04:30pas l'ajustement budgétaire important
00:04:32qui vous est proposé.
00:04:34En contrepartie de ce frein budgétaire plus important,
00:04:37le scénario dont nous avons été saisis
00:04:38table sur une reprise de la demande intérieure privée,
00:04:41l'investissement privé en particulier,
00:04:43plus marquée que dans les autres prévisions.
00:04:45Si l'on résume, l'enchaînement est donc plus favorable
00:04:49dans le scénario du gouvernement
00:04:51que celui envisagé par le consensus.
00:04:53Et si la prévision de consommation est,
00:04:56elle, à peu près en ligne avec les autres prévisions,
00:04:58nous relevons en particulier, de nouveau,
00:05:01un degré de volontarisme dans la prévision
00:05:03d'investissement privé,
00:05:04puisqu'il est prévu cet investissement
00:05:06à plus 1,6% de croissance pour les entreprises
00:05:08et plus 2,5% de croissance pour les ménages.
00:05:12Si c'est dans l'ordre du possible,
00:05:14c'est clairement une hypothèse favorable
00:05:16au regard des incertitudes
00:05:18et de l'évolution récente des conditions de financement,
00:05:21le choc de taux ayant vocation à terme
00:05:25à se répercuter en partie ou en totalité
00:05:28sur les conditions de financement de l'économie réelle,
00:05:31des ménages et des entreprises.
00:05:33De plus, vous voyez,
00:05:34les risques qui entourent la prévision de croissance
00:05:36sont importants et sont principalement orientés
00:05:38à la baisse avec l'évolution récente
00:05:40que j'ai signalée déjà sur à la fois
00:05:42les prix de l'énergie d'une part
00:05:43et les taux d'intérêt de l'autre.
00:05:45Voilà donc pour notre appréciation
00:05:46du scénario macroéconomique.
00:05:48En ce qui concerne les finances publiques,
00:05:50le scénario du gouvernement prévoit
00:05:52une baisse du déficit
00:05:53qui viserait de nouveau 5% l'an prochain
00:05:56en points de PIB.
00:05:57C'est donc une baisse de 0,4 points de PIB
00:05:59par rapport à 2026 du déficit.
00:06:02Pour y arriver,
00:06:03le projet comprend notamment
00:06:04une hausse notable des prélèvements obligatoires
00:06:06de 48 milliards d'euros
00:06:08avec un taux de prélèvements obligatoires
00:06:10qui atteindrait 44,2% du PIB en 2027,
00:06:130,3 points supplémentaires par rapport à 26,
00:06:16portant ainsi la hausse cumulée
00:06:17du taux de prélèvements obligatoires
00:06:18à plus 1,5 points en 3 ans.
00:06:21Ces 48 milliards d'euros,
00:06:22il faut les décomposer
00:06:23d'une part de ce qui tient
00:06:25de la croissance spontanée
00:06:27des prélèvements obligatoires.
00:06:28Quand vous avez la croissance,
00:06:29plus de richesses, plus de richesses,
00:06:30plus de prélèvements mécaniques
00:06:31sans même changer
00:06:33évidemment la nature
00:06:34des prélèvements obligatoires.
00:06:35C'est ce qu'on appelle
00:06:35la hausse spontanée,
00:06:36c'est-à-dire sans effet
00:06:38des mesures nouvelles.
00:06:39Cette hausse spontanée
00:06:41serait de 31 milliards d'euros
00:06:42sur les 48 milliards.
00:06:44Le Haut Conseil considère
00:06:45qu'elle est cohérente
00:06:45avec le scénario économique
00:06:47et l'élasticité au PIB
00:06:49serait de nouveau inférieure au PIB
00:06:50puisqu'elle a été retenue
00:06:51à 0,8 points.
00:06:53Ou 0,8 en ratio.
00:06:55Il n'y a pas de points,
00:06:55c'est 0,8 ou quoi.
00:06:57Toutefois, vous le savez,
00:06:58comme les hypothèses économiques
00:06:59sont considérées comme optimistes
00:07:01au regard des dernières évolutions,
00:07:02cette hausse des recettes spontanées
00:07:04pourrait être moins élevée
00:07:06que celle que prévoit le gouvernement.
00:07:08Ensuite, une autre partie
00:07:10sur les prélèvements obligatoires
00:07:11concerne les mesures nouvelles
00:07:12qui, elles, seraient de 17 milliards d'euros
00:07:14nets en plus,
00:07:16avec en particulier les effets
00:07:18du moindre volume d'allègements généraux,
00:07:21quelques hausses de cotisations sociales,
00:07:23ainsi que des mesures de réduction diverses
00:07:25de dispositifs fiscaux et sociaux favorables.
00:07:28Ici se situe le deuxième bémol
00:07:30par rapport à cette prévision de recettes.
00:07:32En effet, à la différence de l'appréciation
00:07:35de la prévision d'évolution spontanée des recettes
00:07:37que nous pouvons mesurer et suivre,
00:07:39le Haut Conseil n'est pas en capacité
00:07:41d'apprécier finement les chiffrages avancés
00:07:43sur les mesures nouvelles.
00:07:44En effet, nous avons eu peu de temps,
00:07:467 jours, et surtout une documentation limitée
00:07:50à cet égard, et nous n'avons donc pas pu aller
00:07:52au-delà de vérifications sommaires,
00:07:54ce qui veut dire en creux que nous vous livrons
00:07:55les 17 milliards tels qu'ils nous ont été présentés.
00:08:00Du côté des dépenses,
00:08:01l'évolution prévue est de 0,6% en volume,
00:08:05c'est-à-dire 2,3% en valeur,
00:08:08c'est-à-dire plus 41 milliards,
00:08:09et cette hausse est pour le Haut Conseil des finances publiques
00:08:12une hausse modérée.
00:08:14Modérée parce qu'elle est inférieure à la croissance potentielle,
00:08:16qui, elle, est de 1,2%.
00:08:18Ce serait donc un effort en dépenses important,
00:08:21je y reviendrai dans la suite de mon développement.
00:08:23Cette hausse est également modérée
00:08:24qu'elle est inférieure à la croissance effective,
00:08:26puisque le Sénat du gouvernement est une croissance attendue à 1%.
00:08:30Quand vous avez une hausse de la croissance effective de 1%
00:08:34et une hausse du volume de dépenses attendue à plus 0,6%,
00:08:37vous avez mécaniquement, du coup,
00:08:38un léger repli du ratio de dépenses sur PIB
00:08:41après trois années de hausse,
00:08:43et ça apparaît à l'écran derrière moi.
00:08:45Pour crédibiliser cette évolution,
00:08:47le gouvernement propose de nombreuses mesures sur l'État,
00:08:50partiellement documentées dans la saisine,
00:08:51dont le gel du point d'administration de la fonction publique,
00:08:54propose également des dispositifs
00:08:55limitant la hausse des recettes de fonctionnement
00:08:58des collectivités locales,
00:08:59et enfin propose plusieurs mesures importantes
00:09:01dans le champ social,
00:09:02avec un gel des pensions de retraite de base,
00:09:05sauf pour les plus basses,
00:09:06des mesures visant à freiner la dynamique
00:09:08des prestations familiales et de solidarité,
00:09:10et des économies sur les arrêts maladies,
00:09:13accidents du travail en particulier,
00:09:15et les prix des produits de santé.
00:09:17L'élément sur lequel nous voudrions vraiment assister
00:09:22avec le Haut Conseil,
00:09:23c'est qu'après prise en compte de ces mesures,
00:09:25donc en supposant une adoption du budget
00:09:28tel qu'il vous est présenté,
00:09:30les principales hausses de dépenses en 2027
00:09:32seraient donc une hausse de la charge d'intérêt,
00:09:35plus 12 milliards d'euros sur un an,
00:09:37une hausse des prestations de retraite,
00:09:39plus 9 milliards d'euros sur le seul champ social
00:09:43après mesure de sous-indexation,
00:09:45une hausse des dépenses de défense,
00:09:47plus 6,5 milliards d'euros,
00:09:49et une hausse des dépenses de santé,
00:09:51plus 5,5 milliards d'euros.
00:09:52Les autres crédits ministériels hors défense
00:09:55seraient quant à eux stables,
00:09:57ce qu'on appelle le zéro valeur.
00:09:58Les dépenses des collectivités seraient quant à elles contenues,
00:10:01plus 1 milliard,
00:10:02la poursuite attendue à la baisse de leurs investissements,
00:10:05compensant une hausse des dépenses de fonctionnement
00:10:07qui serait en ligne avec l'inflation.
00:10:09Au total,
00:10:10l'objectif de dépenses nous semble atteignable,
00:10:13à la condition forte que l'ensemble des économies proposées
00:10:16soient réalisées,
00:10:16ou qu'elles soient remplacées,
00:10:18dans le cours des débats parlementaires,
00:10:20par des mesures de rendement équivalents.
00:10:22Au final, le Haut Conseil estime donc
00:10:24que la prévision de solde public,
00:10:26de déficit,
00:10:27pour 2027,
00:10:28est exposée aux risques soulignés
00:10:30sur le scénario économique
00:10:31et aux incertitudes relatives
00:10:33au rendement des mesures.
00:10:34De plus,
00:10:35l'application des mesures en dépenses
00:10:37comme en recettes,
00:10:38et donc la prévision de solde public,
00:10:40sont évidemment subordonnées,
00:10:41notamment,
00:10:42déjà à l'adoption des lois financières
00:10:44et des dispositions réglementaires
00:10:46qui leur sont afférentes,
00:10:47si ces dispositions tant de lois financières
00:10:50que de mesures réglementaires
00:10:51ne sont pas adoptées,
00:10:53l'équilibre financier prévu
00:10:54ne pourrait être maintenu
00:10:55qu'en remplaçant les mesures prévues
00:10:57par d'autres mesures de rendement équivalent.
00:11:00Avant de conclure,
00:11:01je voudrais insister sur un point essentiel.
00:11:03L'effort budgétaire prévu
00:11:04serait substantiel en 2027,
00:11:07avec le budget qui vous est proposé.
00:11:09Mais,
00:11:10et c'est vraiment peut-être
00:11:10le point le plus important,
00:11:12cet effort conséquent
00:11:13ne se traduit pas
00:11:15par une réduction aussi forte
00:11:17que nous pourrions attendre
00:11:18du déficit final,
00:11:19puisque la charge d'intérêt
00:11:22augmente
00:11:23et absorbe une grande partie
00:11:25de l'effort proposé.
00:11:26Dit autrement,
00:11:27alors que le déficit
00:11:28hors charge d'intérêt
00:11:29est au plus bas depuis 2019,
00:11:31c'est le graphique que vous avez
00:11:32en bas de la diapositive,
00:11:35le déficit total, lui,
00:11:38se réduit lentement,
00:11:40reste autour de 5%,
00:11:41ce qui est un déficit
00:11:42plutôt d'une période de crise,
00:11:43et surtout la dette publique,
00:11:44elle, continue à augmenter.
00:11:46Je vais donc vous détailler
00:11:47rapidement, M. le Président,
00:11:48ces éléments.
00:11:49L'effort prévu,
00:11:50je vous le disais,
00:11:51en 2027,
00:11:51est un effort important.
00:11:53Si nous le calculons
00:11:54d'après la méthode de référence
00:11:55du Haut Conseil,
00:11:56qui est une méthode directe,
00:11:57l'effort structurel
00:11:59hors charge d'intérêt
00:12:00serait proche
00:12:01de 40 milliards d'euros,
00:12:0317 milliards en recettes,
00:12:04les mesures nouvelles
00:12:05que je citais précédemment,
00:12:06le reste en dépenses,
00:12:0823 milliards d'euros.
00:12:09Avec un tel effort,
00:12:11la France serait en 2027,
00:12:13contrairement à 2026,
00:12:14en capacité de bien respecter
00:12:16sa trajectoire européenne
00:12:17de dépenses nettes,
00:12:19avec d'ailleurs une marge
00:12:20significative par rapport
00:12:21au plafond fixé,
00:12:21puisque avec la pleine application
00:12:23des mesures proposées,
00:12:24la progression des dépenses
00:12:26se limiterait à plus 0,7%,
00:12:27largement inférieure
00:12:29au plafond annuel
00:12:30qui a été rappelé
00:12:31de 1,2%.
00:12:33Toutefois,
00:12:34cet effort important
00:12:35ne se traduirait que partiellement
00:12:37par une réduction des déficits.
00:12:383 effets jouent ici.
00:12:40D'abord,
00:12:41le rythme de croissance
00:12:42et les effets
00:12:44qui freinent les recettes,
00:12:45notamment une élasticité
00:12:46des prélèvements obligatoires
00:12:46inférieurs à 1
00:12:47et des évolutions
00:12:49sur les recettes
00:12:50hors prélèvements obligatoires
00:12:51qui sont importantes.
00:12:52Je pourrais y revenir
00:12:52dans la question
00:12:52si vous le souhaitez.
00:12:54C'est ce qu'on appelle
00:12:54la composante non discrétionnaire
00:12:56qui retire une partie
00:12:57de l'effort
00:12:58dans son effet final.
00:12:59Mais surtout,
00:13:00le poids négatif
00:13:02le plus lourd
00:13:02est bien celui
00:13:03de la hausse
00:13:03des intérêts de la dette,
00:13:04puisque cette charge
00:13:06des intérêts
00:13:07augmente depuis plusieurs années.
00:13:08Cette dynamique
00:13:09est d'autant plus préoccupante
00:13:10que les conditions financières
00:13:11ont profondément changé.
00:13:13Les taux auxquels
00:13:14la France refinance
00:13:15et finance ses nouveaux déficits
00:13:16sont désormais
00:13:17bien supérieurs
00:13:18à la croissance.
00:13:19Or,
00:13:20vous le savez,
00:13:20la hausse des taux
00:13:21se répercute progressivement
00:13:22sur la charge de la dette.
00:13:24Les emprunts anciens
00:13:25contractés à des taux faibles
00:13:26sont peu à peu remplacés
00:13:27par des emprunts
00:13:28plus coûteux.
00:13:31Et même si les taux
00:13:32de marché
00:13:32se stabilisaient,
00:13:33la charge d'intérêt
00:13:34continuerait d'augmenter
00:13:35dans les prochaines années.
00:13:36L'effet dit boule de neige
00:13:38de la dette,
00:13:39qui a été longtemps contenu
00:13:40par des taux d'intérêt
00:13:41très faibles,
00:13:42joue désormais
00:13:43dans un sens défavorable.
00:13:45Dit plus simplement,
00:13:47désormais,
00:13:48pour stabiliser la dette,
00:13:49il faut faire aujourd'hui
00:13:50plus d'efforts qu'hier.
00:13:52Ainsi,
00:13:53chaque hausse
00:13:53de 10 points de base
00:13:54supplémentaires
00:13:55sur les taux,
00:13:56si cette hausse
00:13:57se maintient dans la durée,
00:13:59amène directement
00:14:00à une hausse
00:14:00de 4 milliards
00:14:02de la charge
00:14:03de la dette
00:14:03et donc augmente
00:14:04de 4 milliards
00:14:05l'effort
00:14:05sur l'excédent primaire
00:14:06qu'il nous faut fournir
00:14:07pour stabiliser la dette.
00:14:09Vous avez derrière moi
00:14:11l'effet de 100 points
00:14:12de base
00:14:13de hausse de taux
00:14:13en 2027,
00:14:14comment ça se répercute
00:14:15à horizon,
00:14:17vous voyez,
00:14:17sur une dizaine d'années.
00:14:19La conséquence,
00:14:20c'est donc que la dette
00:14:21continue d'augmenter
00:14:21très rapidement.
00:14:22Selon la trajectoire
00:14:23du gouvernement,
00:14:23le ratio de dette
00:14:25augmenterait de plus
00:14:25de 3,5% de PIB
00:14:27en 2026,
00:14:28puis plus 2,5%
00:14:30en 2027
00:14:30pour approcher
00:14:32122% du PIB.
00:14:33Au-delà de 2027,
00:14:36le gouvernement
00:14:37maintient l'objectif
00:14:38de ramener le déficit
00:14:39sous 3% du PIB
00:14:40en 2029.
00:14:41J'insiste
00:14:41et je précise
00:14:42que nous n'avons pas
00:14:43été saisis
00:14:43sur un scénario pluriannuel
00:14:44de manière précise
00:14:46et étayée
00:14:47dans le cadre
00:14:47de nos travaux.
00:14:48Mais si cet objectif
00:14:50est réaffirmé,
00:14:52les retards accumulés
00:14:53dans le redressement
00:14:54des comptes rendent cet objectif
00:14:55de plus en plus difficile
00:14:56à atteindre.
00:14:57Plus l'ajustement
00:14:58est différé,
00:14:58plus l'effort restant
00:14:59accompli
00:15:00les années suivantes
00:15:00devient important
00:15:01et plus la dette augmente.
00:15:03C'est précisément
00:15:04pourquoi il est essentiel
00:15:05que l'effort prévu
00:15:06en 2027
00:15:06soit intégralement réalisé.
00:15:09Il reste impératif
00:15:10pour le Haut Conseil
00:15:11que soit strictement
00:15:12respectée la trajectoire
00:15:13en dépense nette
00:15:14sur laquelle la France
00:15:15est engagée
00:15:16au niveau européen.
00:15:17Il en va dans notre capacité
00:15:18à reprendre le contrôle
00:15:19de notre dette
00:15:20et à préserver
00:15:21notre souveraineté financière.
00:15:22Cela n'est pas un problème
00:15:24pour demain
00:15:24mais bien un enjeu
00:15:25pour aujourd'hui
00:15:26qui devra,
00:15:27je l'imagine
00:15:28et je l'anticipe,
00:15:29animer vos débats
00:15:30mesdames et messieurs
00:15:30les parlementaires.
00:15:31Le message
00:15:32du Haut Conseil
00:15:32au final est clair.
00:15:34Compte tenu
00:15:34de la situation
00:15:35particulièrement dégradée
00:15:36de nos finances publiques,
00:15:37l'objectif
00:15:38de 5% en 2027
00:15:40constitue bien
00:15:41un minimum
00:15:42à atteindre
00:15:42à court terme.
00:15:43Je vous remercie.
00:15:44Je voudrais commencer
00:15:45par vous interroger
00:15:46sur l'optimisme
00:15:47de la prévision
00:15:47de croissance
00:15:48du gouvernement
00:15:49de 1%
00:15:50pour 2027.
00:15:52Vous indiquez
00:15:52que ce chiffre
00:15:53est proche
00:15:53d'autres prévisions
00:15:54mais qui ne prennent
00:15:55pas en compte
00:15:55un ajustement budgétaire
00:15:56aussi élevé.
00:15:57Le gouvernement
00:15:58s'attend effectivement
00:15:59à certains comportements
00:16:00peu probables
00:16:00comme une consommation
00:16:01intérieure solide.
00:16:02Mais entre la chute
00:16:03du pouvoir d'achat
00:16:04de 2026,
00:16:04moins 0,7,
00:16:05le prix des carburants,
00:16:06les diminutions
00:16:06des prestations,
00:16:07l'augmentation
00:16:08des impôts prévus
00:16:09en 2027
00:16:09sur l'ensemble
00:16:10de la population,
00:16:11le gel du point d'indice
00:16:12des fonctionnaires
00:16:12ou encore l'augmentation
00:16:13des taux d'intérêt,
00:16:14je ne vois pas très bien
00:16:15comment la consommation
00:16:16et l'investissement privé
00:16:17peuvent tenir.
00:16:18En deux termes,
00:16:19les effets récessifs
00:16:20du budget
00:16:20me semblent sous-estimés.
00:16:22Le gouvernement
00:16:23le chiffre
00:16:23à 0,5 point de PIB.
00:16:25Pour autant,
00:16:25vous indiquez
00:16:25que selon l'administration,
00:16:27cela ne signifie pas
00:16:28que la croissance
00:16:28serait de 0,5 point supérieur
00:16:30en l'absence
00:16:31de consolidation.
00:16:32Je voudrais donc savoir
00:16:33quelle est votre analyse
00:16:34sur l'effet récessif
00:16:35du budget prévu
00:16:36par le gouvernement.
00:16:37Si vous considérez
00:16:38la prévision de croissance
00:16:39comme optimiste,
00:16:40peut-on conclure
00:16:40que la perte de croissance
00:16:42risque d'être
00:16:43bien au-delà
00:16:44de 0,5 point de PIB ?
00:16:45C'est ma première question.
00:16:47Ma deuxième porte
00:16:48sur la comptabilisation
00:16:49des efforts budgétaires
00:16:49et j'avoue que
00:16:51c'est un peu compliqué
00:16:52parce que plusieurs chiffres
00:16:53sont présentés.
00:16:5454 milliards
00:16:55pour le Premier ministre,
00:16:5728 milliards
00:16:58de votre côté,
00:16:59alors qui ne sont pas
00:17:00les chiffres que là
00:17:00vous avez repris
00:17:01mais qui sont dans votre rapport.
00:17:02J'ai compris que les chiffres
00:17:03que vous avez repris
00:17:04c'est hors hausse
00:17:05des charges d'intérêt
00:17:06et en termes
00:17:07d'augmentation primaire,
00:17:11je crois.
00:17:11Je comprends,
00:17:12vous allez me parler,
00:17:14je comprends donc
00:17:15que la méthode du gouvernement
00:17:16soit la comparaison
00:17:17entre le déficit
00:17:18à qualité qui a changé
00:17:19et la cible de déficit
00:17:20et que cette méthode
00:17:22ne vous convainc pas,
00:17:23en tout cas,
00:17:23est-ce que vous me confirmez
00:17:24que c'est bien comme cela
00:17:25que vous l'analysez ?
00:17:27Pourtant,
00:17:27je trouve qu'elle permet
00:17:28de bien mesurer
00:17:28quel sera le vrai effort
00:17:29supporté par la population,
00:17:32réduire l'évolution naturelle
00:17:33d'une dépense
00:17:33et bien une économie,
00:17:34par exemple,
00:17:35alors que les frais de santé
00:17:36augmentent
00:17:36avec le vieillissement
00:17:37de la population,
00:17:38une baisse en absolu
00:17:39de 2 milliards
00:17:39sur le remboursement
00:17:40des médicaments
00:17:41correspond de fait
00:17:42à une baisse
00:17:43plus importante
00:17:43en réalité.
00:17:44Donc,
00:17:44je voudrais bien
00:17:44que vous reprécisiez
00:17:45un peu cet effort réel
00:17:48en termes de chiffres
00:17:49où on trouve
00:17:50des chiffres
00:17:50un peu différents.
00:17:51Troisième question,
00:17:52c'est sur les 17 milliards
00:17:53qui seraient liés
00:17:54à des mesures en recettes.
00:17:55Alors,
00:17:56j'ai donc lu et entendu
00:17:57que l'effort du coup
00:17:58porterait de manière forte
00:18:00sur les hausses
00:18:00de prélévants.
00:18:01Il me semble toutefois
00:18:03que ce chiffre
00:18:03est un peu exagéré.
00:18:05Par exemple,
00:18:05vous comptabilisez ici
00:18:072 milliards de hausses
00:18:08de cotisations
00:18:08pour les collectivités
00:18:09et les hôpitaux.
00:18:10Puisque leurs budgets
00:18:11sont contraints,
00:18:12cette mesure va surtout
00:18:13se traduire de fait
00:18:14par une baisse de dépense
00:18:15pour financer ces 2 milliards.
00:18:16Par ailleurs,
00:18:171,4 milliard d'euros
00:18:18correspond à des prélèvements
00:18:20sur des actifs
00:18:21en déshérence,
00:18:22ce qui ne correspond pas
00:18:23à un prélèvement
00:18:23sur la population.
00:18:24On peut aussi mentionner
00:18:26les 1 milliard sur la fraude
00:18:27dont la matérialité
00:18:28est douteuse,
00:18:29mais cette exagération
00:18:31est bien utile
00:18:32pour tenter finalement
00:18:32de masquer les économies.
00:18:34Rien que sur le budget
00:18:34des ministères,
00:18:35le PDE,
00:18:36c'est 7 milliards d'économies
00:18:37hors hausse de la défense
00:18:38en suivant
00:18:39via de l'admission
00:18:39des pensions,
00:18:40les mesures sur les APL.
00:18:41Donc déjà,
00:18:42c'est sur certains chiffres
00:18:43qu'on met
00:18:44dans les recettes,
00:18:46dans la hausse des recettes
00:18:48qui me semble
00:18:51peu opportune,
00:18:52voire quelque part
00:18:53déformant la réalité.
00:18:54En revanche,
00:18:55je suis d'accord
00:18:55avec une partie
00:18:56de l'analyse
00:18:57qui est tout à fait vraie.
00:18:58Le gouvernement compte
00:18:59sur un certain nombre
00:18:59de hausses d'impôts
00:19:00injustes.
00:19:01Réduction de l'abattement
00:19:02sur les pensions,
00:19:03fiscalité des indemnités
00:19:04journalières,
00:19:05prélèvement sur les indemnités
00:19:06de rupture,
00:19:07hausse de la TVA,
00:19:08frais d'inscription
00:19:09sur les BTS.
00:19:10Et en même temps,
00:19:11on a vu que le gouvernement
00:19:12va plutôt reculer
00:19:13sur la taxation
00:19:14des plus riches.
00:19:15Il y a un dernier rapport
00:19:16du CPO
00:19:17qui montre que le seul revenu
00:19:18des 1% des plus riches
00:19:19a augmenté plus vite
00:19:20que l'inflation
00:19:21et rien n'est fait
00:19:22sur le CDHR
00:19:23malgré son rendement
00:19:24décevant.
00:19:25Donc du coup,
00:19:25ma question,
00:19:26c'est quelle est donc
00:19:27votre appréciation
00:19:27sur la répartition
00:19:28de ces hausses de recettes ?
00:19:30Alors j'ai cru comprendre
00:19:31même la présence
00:19:32que vous disiez
00:19:32que vous n'aviez pas eu le temps.
00:19:34Il y a quand même
00:19:34certains éléments.
00:19:35Autrement dit,
00:19:36est-ce que ce n'est pas
00:19:37finalement une annonce
00:19:37de hausse de recettes
00:19:38qui cache une profonde
00:19:40disparité dont celles-ci
00:19:41sont dispatchées
00:19:42et qui, évidemment,
00:19:44impacte sur les solutions
00:19:45politiques qu'il faudrait
00:19:46mettre en place ?
00:19:47Ensuite,
00:19:47sur l'inflation.
00:19:48La vie évacue à ce stade
00:19:50le risque d'une augmentation
00:19:50des prix liés à la canicule
00:19:52et la crise agricole.
00:19:53Malgré la diminution
00:19:54de la production,
00:19:55l'hypothèse est donc
00:19:55l'absence de conséquences
00:19:56sur le niveau des prix.
00:19:57Je voudrais vous interroger
00:19:58sur la solidité
00:19:59de cette hypothèse.
00:20:00Je crains pour ma part
00:20:01de graves conséquences
00:20:02sur le pouvoir d'achat.
00:20:03Je rappelle également
00:20:04que la BCE a estimé
00:20:05que les canicules
00:20:06et les événements
00:20:08liés au dérèglement climatique
00:20:09avaient un effet
00:20:10sur l'inflation
00:20:11absolument notable.
00:20:13Si l'on reprend
00:20:14la prévision de croissance
00:20:15de 1%,
00:20:15nous avons eu
00:20:16une méthode d'appréciation
00:20:18en deux étapes.
00:20:19D'abord,
00:20:20nous avons gardé
00:20:21la prévision
00:20:21dans sa construction technique
00:20:24hors effet
00:20:25à la fois
00:20:26des éléments
00:20:27les plus récents
00:20:28sur le prix de l'énergie
00:20:29et sur les taux d'intérêt.
00:20:31Au vu strictement
00:20:33des éléments sous-jacents,
00:20:35la prévision initiale
00:20:36nous paraissait
00:20:37légèrement surévaluée
00:20:38sur, d'une part,
00:20:40l'investissement privé
00:20:41qui est dans la prévision
00:20:43du gouvernement
00:20:44supérieur à ce que prévoyaient
00:20:46les autres instituts de prévision.
00:20:47Sur la consommation,
00:20:49la prévision du gouvernement
00:20:50était plutôt en ligne,
00:20:52sachant qu'il y a
00:20:53des estimations difficiles
00:20:55des effets d'épargne.
00:20:57Et nous avons également vu
00:20:59que l'effort budgétaire
00:21:00présenté par le gouvernement
00:21:01étant supérieur
00:21:02à la prévision du consensus,
00:21:05la prévision semblait
00:21:07légèrement surévaluée
00:21:08entre 1 et 2 dixièmes de points
00:21:10quand on faisait le cumul.
00:21:12Ça, c'est l'étape 1
00:21:13de notre raisonnement.
00:21:14L'étape 2, c'est qu'au vu
00:21:15des dernières évolutions,
00:21:17notamment un scénario
00:21:18de prix de l'énergie
00:21:19qui s'éloigne
00:21:21de ce qui était
00:21:23le scénario du gouvernement
00:21:23et au vu
00:21:25de l'impact
00:21:26sur l'économie réelle
00:21:27et sur la charge d'intérêt,
00:21:29comme vous l'avez dit,
00:21:29qui peut prendre du temps,
00:21:30mais sur l'économie réelle
00:21:31d'une hausse des taux,
00:21:33la prévision apparaît
00:21:34au final comme optimiste
00:21:35au regard des dernières évolutions.
00:21:37Donc voilà le raisonnement
00:21:38dans ces étapes.
00:21:40Deuxième question
00:21:41que vous avez eue,
00:21:42c'est sur la comptabilisation
00:21:42de l'effort.
00:21:43Alors effectivement,
00:21:44ça peut paraître
00:21:44un peu compliqué,
00:21:45donc je vais essayer
00:21:46de décomposer là aussi
00:21:47les choses.
00:21:48La saisine qui a été faite
00:21:50auprès de notre Haut Conseil
00:21:51qui concerne l'année 2027,
00:21:54nous avons été saisis
00:21:55sur un effort
00:21:57par rapport au tendanciel
00:21:58de 43 milliards d'euros.
00:22:00Et je laisserai peut-être
00:22:01Michael Zemmour
00:22:01revenir sur cette appréciation
00:22:04du tendanciel
00:22:04et les travaux d'ailleurs
00:22:05que nous pourrions
00:22:06vouloir approfondir.
00:22:09N'ayant pas pu
00:22:10contre-expertiser
00:22:11ce tendanciel,
00:22:12nous avons apporté
00:22:13dans notre avis,
00:22:13vous avez le détail
00:22:14évidemment dans l'avis lui-même,
00:22:16dans le corps de l'avis,
00:22:17nous avons gardé
00:22:18l'effort structurel
00:22:22en deux temps,
00:22:22que je vais préciser,
00:22:24de manière plus directe.
00:22:26C'est-à-dire un effort direct
00:22:27de dépense sur les économies,
00:22:28pas par rapport au tendanciel,
00:22:29mais les mesures elles-mêmes.
00:22:31Quand nous regardons
00:22:32l'effort total présenté,
00:22:33il y a 17 milliards
00:22:34de mesures nouvelles
00:22:35sur les prévisions obligatoires,
00:22:36j'y reviendrai,
00:22:37et il y a en fait
00:22:3823 milliards d'efforts
00:22:39sur les dépenses.
00:22:40Ça, c'est avant application
00:22:41de la charge d'intérêt.
00:22:43Quand on applique
00:22:44la charge d'intérêt nouvelle
00:22:45à être payée,
00:22:47les 23 milliards d'efforts
00:22:48en dépense
00:22:48ne restent plus que 11,
00:22:5023, moins de 12.
00:22:51Donc à la fin,
00:22:52il vous reste un effort
00:22:53de 17 plus 11,
00:22:54c'est-à-dire 28 milliards.
00:22:55Ça, c'est la manière
00:22:57la plus directe,
00:22:58la plus brute
00:23:00de regarder
00:23:02la copie du gouvernement.
00:23:05Ce qui est vrai,
00:23:06c'est qu'il y a eu
00:23:06un certain nombre
00:23:07d'annonces publiques
00:23:08qui parlent d'un autre chiffre
00:23:10qui, si je le comprends bien,
00:23:12répercute dans la comptabilisation
00:23:14un certain nombre de mesures
00:23:15qui seraient prises
00:23:16ou qui ont soit été prises
00:23:17en 2026,
00:23:18soit qui vont être prises,
00:23:19d'ailleurs certaines,
00:23:19je crois,
00:23:20avec des mesures
00:23:20et des articles en chiffres
00:23:22ou en lettres
00:23:23dans le PLF
00:23:23que vous avez sous les yeux.
00:23:25Mais nous n'avons pas
00:23:26été saisis de ces éléments
00:23:27et donc nous rendons un avis
00:23:28sur ce qui a été
00:23:29pour nous regarder.
00:23:31Ce qui veut dire
00:23:31qu'à la fin,
00:23:32j'insiste,
00:23:32mais que ce soit
00:23:34par la mesure du tendanciel
00:23:35ou que ce soit
00:23:35par la mesure dite brute,
00:23:36l'effort est d'à peu près
00:23:3840 milliards,
00:23:40mais dont il reste
00:23:41finalement beaucoup moins
00:23:42du fait du poids
00:23:44très significatif
00:23:45de la hausse
00:23:45des charges d'intérêt.
00:23:46Pour résumer,
00:23:47le chiffre des 53 milliards,
00:23:4954, pardon,
00:23:51relève pas de nos travaux
00:23:52et il embarque
00:23:53des économies
00:23:53de mesure de 2026.
00:23:55On ne s'est pas penché
00:23:56là-dessus.
00:23:57Le chiffre de 43 milliards
00:24:00a sa pertinence
00:24:01dans la logique,
00:24:01comme vous l'avez dit,
00:24:02M. le Président.
00:24:03Effectivement,
00:24:04freiner des dépenses
00:24:05qui sont spontanées,
00:24:06ce sont des mesures d'économie.
00:24:07Notre difficulté
00:24:08par rapport à ça,
00:24:09c'est qu'aujourd'hui,
00:24:10la méthode reste
00:24:10une boîte noire
00:24:11et que cette évolution
00:24:13spontanée,
00:24:14on n'est pas capable
00:24:15de l'expertiser.
00:24:16Et donc,
00:24:17ce qu'on est capable
00:24:18d'expertiser plus finement,
00:24:21c'est l'effort structurel
00:24:22dont on a rendu compte
00:24:23en premier.
00:24:24Et il se trouve,
00:24:25mais c'est un peu
00:24:26le hasard de cette année,
00:24:27que les deux chiffres,
00:24:2943 et 40,
00:24:30sont proches,
00:24:31mais ils pourraient être
00:24:32relativement éloignés
00:24:33dans d'autres contextes,
00:24:34ne renvoient pas
00:24:34au même type d'effort.
00:24:36Donc le 40,
00:24:36c'est une évaluation statique
00:24:38de l'effort structurel.
00:24:39Troisième question,
00:24:40M. le Président,
00:24:41vous m'avez interrogé
00:24:41sur les 17 milliards.
00:24:43Et au fond,
00:24:43si je suis ce que je comprends
00:24:46de votre question,
00:24:47c'est au fond,
00:24:48est-ce que dans ces 17 milliards
00:24:49de nouvelles mesures en recettes,
00:24:50il n'y a pas plutôt
00:24:51des économies
00:24:51qui s'appelleraient
00:24:52des hausses de recettes ?
00:24:53En partie.
00:24:53En partie.
00:24:54Sur les disparités ensuite aussi.
00:24:55Voilà.
00:24:56Alors,
00:24:57nous n'avons, nous,
00:24:58au Haut Conseil,
00:24:59je crois,
00:24:59pas tellement à nous prononcer
00:25:00sur la manière dont,
00:25:02d'ailleurs,
00:25:03dans le cadre organique,
00:25:04qu'est-ce qu'on appelle
00:25:05une hausse de recettes
00:25:06et qu'est-ce qu'on appelle
00:25:07une baisse de dépenses.
00:25:08Nous avons reçu
00:25:08un certain nombre
00:25:09de tableaux,
00:25:12sur les mesures nouvelles.
00:25:15Je n'ai pas, moi,
00:25:15à me prononcer
00:25:16de savoir s'il faudrait
00:25:17plutôt le voir
00:25:17comme des baisses de dépenses
00:25:18ou comme des hausses de recettes.
00:25:19Ces 17 milliards d'euros
00:25:20sont des efforts.
00:25:21Et ça, c'est incontestable.
00:25:23Ils sont comptabilisés,
00:25:24d'après nous,
00:25:25au bon endroit
00:25:25en termes de qualification
00:25:27de prélèvement obligatoire
00:25:28ou de recettes.
00:25:28Je rappelle que c'est l'INSEE
00:25:29qui, à un moment donné,
00:25:31in fine,
00:25:32range dans les différentes boîtes
00:25:34les mesures
00:25:35puisqu'à la fin,
00:25:36ce que va continuer l'INSEE,
00:25:37c'est un taux de prélèvement
00:25:37obligatoire par rapport au PIB.
00:25:39C'est un volume de recettes
00:25:40hors prélèvement obligatoire.
00:25:42Et donc, au fond,
00:25:44nous n'avons, nous,
00:25:44a priori,
00:25:45pas à nous prononcer
00:25:47puisque c'est bien
00:25:47des règles des comptes nationaux
00:25:49qui s'appliquent.
00:25:51Ensuite,
00:25:52la manière
00:25:53dont les hausses de recettes
00:25:54s'appliquent
00:25:54ou se répercutent
00:25:56sur les ménages,
00:25:57les entreprises,
00:25:57les déciles de revenus et autres.
00:25:59Là, je vous le dis,
00:26:00c'est une des demandes, d'ailleurs,
00:26:01que le Haut Conseil
00:26:02des finances publiques
00:26:03fait depuis plusieurs années.
00:26:04C'est,
00:26:05comme nous n'avons pas accès
00:26:06aux articles en lettres,
00:26:08nous ne sommes saisis
00:26:09que des tableaux
00:26:10et des articles en chiffres,
00:26:11en fait.
00:26:12Il est très difficile pour nous
00:26:13d'apprécier
00:26:14la distribution,
00:26:16les effets redistributifs,
00:26:18les multiplicateurs.
00:26:19Donc, je suis bien en peine
00:26:21de pouvoir vous répondre.
00:26:22Il ne va sans dire
00:26:23que nous aimerions pouvoir le faire.
00:26:24Mais aujourd'hui,
00:26:25nous n'avons ni le mandat,
00:26:26ni les outils,
00:26:26ni le temps.
00:26:28Sur l'inflation,
00:26:30effectivement,
00:26:31nous avons considéré
00:26:32la prévision du gouvernement
00:26:34comme plausible.
00:26:34c'est les mots choisis
00:26:35de l'avis,
00:26:36avec une inflation
00:26:37qui serait de 1,8%
00:26:39en moyenne
00:26:40en 2027,
00:26:41après 2,1%
00:26:43en moyenne
00:26:43en 2026.
00:26:45Ces prévisions
00:26:46sont très voisines
00:26:47de celles du consensus
00:26:48et de celles retenues
00:26:50par les prévisionnistes
00:26:51auditionnés
00:26:52par le Haut Conseil.
00:26:53Évidemment,
00:26:54il y a des aléas.
00:26:55On le voit bien
00:26:55sur les prix de l'énergie.
00:26:57Aujourd'hui,
00:26:58le point du mois de septembre
00:26:59qui a été plus élevé
00:27:00qu'attendu
00:27:00est très difficile
00:27:01à extrapoler
00:27:03en 2027
00:27:03sur l'année entière.
00:27:05Et de nouveau,
00:27:06la clé de l'aléa,
00:27:08c'est les prix de l'énergie
00:27:09sur lesquels
00:27:10on comprend bien
00:27:10quand même
00:27:11que les hypothèses
00:27:12peuvent être faites,
00:27:12mais elles sont
00:27:12largement géopolitiques
00:27:13et elles dépassent
00:27:14les compétences
00:27:14de prévision technique
00:27:16du Haut Conseil.
00:27:18Le gouvernement
00:27:19calcule
00:27:20que l'effet
00:27:22sur la croissance
00:27:22de l'ajustement budgétaire
00:27:24qu'il propose
00:27:24serait de 0,5 points
00:27:25en 2027.
00:27:27Nous avons fourni
00:27:29d'ailleurs dans l'avis
00:27:30à ce tableau,
00:27:31vous voyez qu'il y a
00:27:32un ajustement structurel
00:27:33primaire
00:27:33qui serait de 0,8 points de PIB.
00:27:35Le gouvernement estime
00:27:36que ces 0,8 points de PIB
00:27:37d'ajustement primaire
00:27:39aboutiraient
00:27:39à une moindre croissance
00:27:40de 0,5 points de PIB,
00:27:41c'est-à-dire
00:27:42un multiplicateur apparent
00:27:44de 0,6 à 0,7,
00:27:46c'est-à-dire qu'on divise
00:27:470,5 par 0,8
00:27:48et donc on tombe
00:27:49à 0,6, 0,7.
00:27:51Exactement.
00:27:53Il en reste que
00:27:53ce diviseur,
00:27:56plutôt, effectivement,
00:27:57M. le député,
00:27:59nous semble raisonnable
00:28:01au vu du mix
00:28:03d'instruments
00:28:03qu'on connaît
00:28:04parce que les multiplicateurs
00:28:05en général
00:28:05sont entre 0,5 et 1,
00:28:07donc d'avoir
00:28:07une espèce de moyenne
00:28:08pour donner
00:28:08de multiplicateur
00:28:09de mesure
00:28:09à 0,6, 0,7
00:28:10ne semble pas aberrant.
00:28:12Mais là où vous avez
00:28:12signalé un effet,
00:28:13c'est qu'effectivement,
00:28:15s'il n'y avait
00:28:15aucun ajustement budgétaire,
00:28:18très difficile
00:28:18de connaître le contrefactuel,
00:28:20parce que ce n'est pas mécanique,
00:28:21dans un pays où,
00:28:22au vu de la situation
00:28:24de finance publique,
00:28:26s'il n'y avait pas
00:28:26d'ajustement,
00:28:27c'est probablement quand même
00:28:27que l'incertif
00:28:28de rester très élevé
00:28:29sur le pluriannuel
00:28:30et donc on pourrait avoir
00:28:31quand même des doutes
00:28:32sur le comportement
00:28:32d'épargne d'une part,
00:28:34sur les taux de financement
00:28:35dans l'économie d'autre part
00:28:36et donc il est probable
00:28:37que si,
00:28:38imaginons,
00:28:39le déficit projeté
00:28:40par le gouvernement
00:28:40restait à 5,4,
00:28:42il est probable
00:28:42que la croissance
00:28:43ne remonterait pas
00:28:44mécaniquement
00:28:45de 0,5 points de croissance.
00:28:48Donc c'est là
00:28:49où il y a un effet
00:28:49qui est complexe
00:28:50à détricoter
00:28:51ou à décomposer
00:28:52et il nous semble
00:28:53que le multiplicateur
00:28:54ou le diviseur retenu
00:28:55est raisonnable.
00:28:56On va passer
00:28:57au rapporteur général,
00:28:58Philippe Juppin.
00:28:59Sur la dépense,
00:29:00j'y reviens,
00:29:01vous en avez beaucoup parlé
00:29:02mais sur la dépense,
00:29:03j'ai eu d'observation
00:29:05à plusieurs questions.
00:29:06D'abord,
00:29:06la première observation,
00:29:07c'est la page 3
00:29:08de votre rapport.
00:29:10Vous parlez,
00:29:10selon votre méthode
00:29:11de calcul,
00:29:12un effort structurel
00:29:13de 28 milliards
00:29:14hors charge de la dette
00:29:15qui se décompose
00:29:16en 17 et 11.
00:29:1717 milliards d'euros
00:29:18de recettes supplémentaires,
00:29:1911 milliards d'euros
00:29:20d'économies,
00:29:21c'est-à-dire
00:29:21une balance,
00:29:22une répartition
00:29:2360% sur les recettes,
00:29:2440% sur les dépenses.
00:29:26Donc ça,
00:29:26c'est votre observation
00:29:27avec votre méthode de calcul.
00:29:30Si l'on prend
00:29:35la méthode
00:29:37qui consiste à dire
00:29:38qu'il y a en réalité
00:29:4225 milliards d'euros
00:29:43affichés par le gouvernement
00:29:45avec un effort
00:29:46structurel hors charge,
00:29:48est-ce que vous avez
00:29:48la répartition
00:29:49de l'effort
00:29:49entre les administrations
00:29:50locales,
00:29:51centrales
00:29:52et de sécurité sociale
00:29:53et la ventilation
00:29:54de ces 23 milliards
00:29:55entre les différentes mesures
00:29:56proposées par les textes
00:29:57PLF, PLFSS ?
00:29:59Première observation.
00:30:00Sur la dépense,
00:30:01j'ai une deuxième question
00:30:02qui est celle
00:30:03de la dépense primaire nette.
00:30:05Au fond,
00:30:08évidemment,
00:30:08il faut,
00:30:09et vous avez raison,
00:30:10il faut la citer
00:30:11puisque c'est désormais
00:30:12un critère
00:30:13de comparaison
00:30:14entre les pays européens.
00:30:15Mais est-ce que vous ne trouvez pas
00:30:17qu'il commence
00:30:18à y avoir
00:30:18une sorte de contradiction
00:30:19à prendre en compte
00:30:21la dépense primaire nette
00:30:23qui ne prend pas en compte
00:30:24le poids de la dette
00:30:25alors que précisément
00:30:27c'est le poids de la dette
00:30:28qui commence
00:30:29à être l'élément
00:30:30extrêmement limitant
00:30:31de l'établissement
00:30:32de nos finances.
00:30:36Et est-ce que vous disposez
00:30:38de la décomposition
00:30:39de la hausse
00:30:39de 0,7% ?
00:30:43La hausse de 0,7%
00:30:44pour 2027
00:30:45de DPN.
00:30:48Question suivante
00:30:50concernant
00:30:50l'optimisme
00:30:51des scénarios
00:30:52dont vous avez parlé
00:30:53en réponse
00:30:53à la question
00:30:53de M. Coquerel.
00:30:55Les facteurs d'optimisme,
00:30:56enfin,
00:30:57c'est la croissance,
00:30:58d'optimisme,
00:30:59de pessimisme,
00:31:00dépendant d'où on se passe,
00:31:02c'est essentiellement
00:31:03la croissance,
00:31:04le carburant,
00:31:04les taux.
00:31:06La croissance,
00:31:08carburant,
00:31:09les taux,
00:31:09les carburants,
00:31:10on a déjà dépassé
00:31:11l'hypothèse
00:31:12de construction du budget
00:31:13et les taux
00:31:14de fin d'exercice
00:31:162027
00:31:16que nous les avons
00:31:17déjà atteints.
00:31:19Je sais que l'exercice
00:31:20est complexe
00:31:21et que vous n'avez
00:31:21évidemment pas les moyens,
00:31:22personne ne les a,
00:31:23d'identifier l'évolution
00:31:25des prix du carburant
00:31:25sur l'année à venir.
00:31:27Toutefois,
00:31:27quel aurait été
00:31:28le scénario,
00:31:29selon vous,
00:31:29que vous aurez pu
00:31:30ne pas qualifier
00:31:31d'optimiste ?
00:31:32Est-ce qu'il y a
00:31:33un scénario
00:31:34où vous auriez pu vous dire
00:31:34oui, on est probablement
00:31:36dans quelque chose
00:31:37de satisfaisant
00:31:38et dans cette hypothèse
00:31:39là ?
00:31:40Est-ce qu'à rebours,
00:31:41vous pourriez calculer
00:31:42l'atterrissage
00:31:43en termes de déficit
00:31:44si vous n'aviez pas
00:31:46eu à parler
00:31:47d'optimisme ?
00:31:50Question suivante
00:31:52sur
00:31:55les efforts
00:31:56en dépenses
00:31:56et recettes.
00:31:58Est-ce que vous avez
00:31:59une estimation
00:32:00dans les efforts
00:32:01de ce qui relève
00:32:02d'une économie structurelle ?
00:32:04Quelle est la définition
00:32:05d'ailleurs
00:32:05d'une mesure structurelle ?
00:32:07Peut-être pourrait-on
00:32:09la définir
00:32:09comme une mesure
00:32:10sur laquelle
00:32:10il n'est pas besoin
00:32:11de revenir
00:32:11l'année prochaine
00:32:11parce qu'elle est inscrite
00:32:14définitivement
00:32:15et définitivement
00:32:16pouvant être vue
00:32:17évidemment par la loi
00:32:18chaque année.
00:32:19Est-ce que vous avez
00:32:22une évaluation
00:32:23de ce que sont
00:32:24les efforts en dépense
00:32:25réellement structurels
00:32:26sur lesquels
00:32:27il ne serait pas besoin
00:32:28de revenir l'année prochaine ?
00:32:29Sur le tendancielle ?
00:32:31Sur le tendancielle,
00:32:31je le redis,
00:32:31nous sommes prêts
00:32:32nous au Conseil
00:32:33à contre-expertiser
00:32:34une proposition
00:32:35qui serait faite
00:32:35à l'été
00:32:36d'un scénario
00:32:36à politique inchangée
00:32:37pour qu'on parle
00:32:37de la même chose
00:32:38et effectivement
00:32:39démocratiquement
00:32:40il est sûrement utile
00:32:40que nous ayons
00:32:41des faits plus clairs
00:32:42dans le débat
00:32:42pour que chacun,
00:32:44vous parlementaires
00:32:45et citoyens
00:32:45et observateurs
00:32:48comprennent en fait
00:32:48mieux
00:32:49ce que sont ces efforts
00:32:50sans doute.
00:32:52Deuxième élément
00:32:53sur le scénario
00:32:54maintenant
00:32:55de politique inchangée
00:32:56mettons-nous
00:32:56dans le scénario
00:32:57des 43 milliards
00:32:58d'efforts
00:32:58qui sont la manière
00:33:00dont le gouvernement
00:33:01nous les présente
00:33:02dans ce cadre-là
00:33:03vous avez 25 milliards
00:33:05qui sont des économies
00:33:06en dépense
00:33:07et 18 milliards
00:33:08qui sont des mesures
00:33:09en recettes
00:33:10donc on est plutôt
00:33:10à 48%
00:33:12côté recettes
00:33:1452%
00:33:15côté dépenses
00:33:16qui se compare
00:33:17à 40 milliards
00:33:20l'autre manière
00:33:21de compter
00:33:21des forces structurelles
00:33:22primaires
00:33:2217 milliards
00:33:23de mesures en recettes
00:33:25j'insiste quand même
00:33:26sur le côté primaire
00:33:2723 milliards
00:33:28de dépenses
00:33:29en moins
00:33:30sauf qu'elles sont mangées
00:33:31par 12 milliards
00:33:32de charges d'intérêt
00:33:32donc il en reste 11
00:33:33d'où les rations
00:33:33que vous avez calculées.
00:33:35Si on est dans le scénario
00:33:36des 43 milliards
00:33:37par rapport aux tendanciels
00:33:38la répartition
00:33:39entre administration centrale
00:33:4110 milliards
00:33:43administration locale
00:33:446 milliards
00:33:46administration sociale
00:33:47périmètre sécurité sociale
00:33:489 milliards
00:33:49donc les 25 milliards
00:33:50sur les 43
00:33:51par rapport aux tendanciels
00:33:52se répartissent
00:33:53telle que j'ai dit
00:33:5310 centrale
00:33:546 locale
00:33:559 sécurité sociale
00:33:58voilà pour les éléments
00:33:59factuels
00:34:00c'est notre travail
00:34:00aussi au conseil
00:34:01de vous donner
00:34:01les éléments factuels
00:34:03sur la dépense
00:34:05primaire net
00:34:07oui elle s'appelait
00:34:07dépense primaire net
00:34:08c'est la dépense
00:34:10au fond qui est à la main
00:34:11de ceux et celles
00:34:12qui ont à présenter
00:34:13un budget d'une part
00:34:14et à voter un budget
00:34:15d'autre part
00:34:15c'est ce qui est pilotable
00:34:16puisque jusqu'à nouvel ordre
00:34:18il n'est pas possible
00:34:20de piloter la charge
00:34:21d'intérêt
00:34:22d'où le choix
00:34:23qui a été fait
00:34:23au niveau européen
00:34:24de centrer
00:34:27le débat
00:34:28et le suivi
00:34:29sur ce qui est pilotable
00:34:30c'est à dire
00:34:30la dépense
00:34:31dans ces évolutions
00:34:32nette des variations
00:34:34des allocations
00:34:35chômage
00:34:35conjoncturelles
00:34:36nette des nouvelles recettes
00:34:38de prévailement obligatoire
00:34:39et de piloter
00:34:40cette croissance
00:34:41plafonnée à 1,2%
00:34:42en ce qui nous concerne
00:34:44si l'on regarde
00:34:45les 17 milliards
00:34:46d'euros
00:34:47de recettes
00:34:50elles génèrent
00:34:511,1%
00:34:54dans le fond à peu près
00:34:551,1%
00:34:56de dépenses primaires
00:34:57donc ça veut dire
00:34:58que le 0,7%
00:34:59de croissance
00:34:59de la dépense nette
00:35:00c'est plus
00:35:011,8%
00:35:02de dépenses primaires
00:35:03en valeur
00:35:05donc c'est
00:35:06une très faible hausse
00:35:07en volume
00:35:08dont on défalque
00:35:091,1%
00:35:10de croissance
00:35:10des prévailes obligatoires
00:35:12par les mesures nouvelles
00:35:12et il vous reste 0,7%
00:35:16alors après
00:35:17vous me posez une question
00:35:18alors là
00:35:18c'est une question
00:35:19c'est peut-être la question
00:35:20c'est
00:35:22si on fait 1%
00:35:23de croissance
00:35:23mécaniquement
00:35:24à combien on arrive
00:35:24de déficit
00:35:25et si on fait 5%
00:35:25de déficit
00:35:26à combien on arrive
00:35:26de croissance
00:35:27ce serait formidable
00:35:28que l'économie
00:35:28fonctionne ainsi
00:35:29ça voudrait dire
00:35:29que les enjeux
00:35:30d'incertitude
00:35:31d'anticipation
00:35:32et d'épargne
00:35:33seraient pleinement
00:35:35modélisables
00:35:35et linéaires
00:35:38donc je vais vous répondre
00:35:39tel que nous
00:35:39on l'a envisagé
00:35:41le mieux
00:35:41est de suivre
00:35:42effectivement le tableau
00:35:43numéro 4
00:35:45en fait
00:35:45vous avez un peu
00:35:46le schéma des possibles
00:35:47c'est-à-dire que vous voyez
00:35:48des institutions de prévision
00:35:51qui prévoient moins
00:35:52d'ajustements budgétaires
00:35:53qui envisagent une croissance
00:35:54vous avez
00:35:55le scénario du gouvernement
00:35:57et donc vous avez
00:35:58notre appréciation
00:35:59le scénario de croissance
00:36:00est optimiste
00:36:01au vu des dernières prévisions
00:36:02il a un impact
00:36:03assez direct
00:36:03sur la croissance
00:36:04spontanée des recettes
00:36:06et c'est surtout
00:36:07par ce biais-là
00:36:08que se traduit
00:36:09potentiellement
00:36:10les aléas
00:36:11sur le scénario
00:36:12de solde public
00:36:15alors c'est intéressant
00:36:16que vous parliez
00:36:16d'économie structurelle
00:36:18parce que là
00:36:18le mot structurelle
00:36:19peut avoir deux sens
00:36:19il peut avoir des sens
00:36:20au titre des économistes
00:36:22l'effort structurel primaire
00:36:23c'est par rapport
00:36:24au PIB potentiel
00:36:25à différence
00:36:26de l'effort conjoncturel
00:36:27qui lui serait
00:36:29alimenté par la croissance
00:36:31je pense que ce que vous voulez dire
00:36:32c'est un langage plus courant
00:36:33c'est au fond quels sont les efforts
00:36:34qui seraient persistants
00:36:36quels sont les efforts
00:36:37parce qu'on les voterait
00:36:38entre guillemets
00:36:38que vous les voteriez en 2027
00:36:41n'auraient pas être repris
00:36:42d'un planchant
00:36:43et en fait c'est pour ça
00:36:44que le scénario politique
00:36:44a changé et intéressant
00:36:46c'est quelles sont les mesures
00:36:47que vous vous sont proposées
00:36:48aujourd'hui
00:36:48qui ont un effet
00:36:49sur le tendanciel
00:36:51parce que si les mesures
00:36:52qui vous sont proposées
00:36:52ont un effet sur le tendanciel
00:36:54ça veut dire qu'elles rendent
00:36:55l'effort à faire
00:36:55l'année prochaine
00:36:56potentiellement moins important
00:36:57par rapport au tendanciel
00:36:58et dans ce cadre-là
00:37:00elles sont d'une nature différente
00:37:01de mesures qui ont un effet
00:37:02uniquement sur l'année 2027
00:37:08voilà
00:37:08donc moi j'ai pas la répartition
00:37:10de ces éléments
00:37:11aujourd'hui nous n'en avons pas
00:37:12le mandat
00:37:13pas le temps
00:37:13pas les instruments
00:37:15nous sommes l'institut budgétaire
00:37:16indépendant européen
00:37:17qui a le plus petit mandat
00:37:19et qui a le plus petit niveau
00:37:22d'accès aux informations
00:37:23au fil de l'année
00:37:25nous ne travaillons que
00:37:26quand nous sommes saisis
00:37:27et nous ne travaillons
00:37:28que ce sur quoi
00:37:29nous sommes saisis
00:37:30et nous ne sommes saisis
00:37:31que sur des textes budgétaires
00:37:34PLF, PLFR, rapport annuel d'avancement
00:37:36donc il y a beaucoup de choses
00:37:37évidemment que nous pourrions
00:37:39pouvoir faire
00:37:40d'ailleurs c'est possible
00:37:41théoriquement
00:37:42mais aujourd'hui nous n'en sommes
00:37:43ni saisis
00:37:43ni nous n'en avons les éléments
00:37:45merci pour ces explications
00:37:47c'est particulièrement éclairant
00:37:49pour nous
00:37:49d'avoir l'avis
00:37:51de l'ancien ministre
00:37:52des comptes publics
00:37:52qui a tellement bien
00:37:53rétabli les comptes publics
00:37:54quand elle avait la capacité
00:37:55de le faire
00:37:56et donc nous allons prendre
00:37:57avec beaucoup d'intérêt
00:37:59vos commentaires
00:37:59pour savoir comment faire
00:38:00mieux que vous
00:38:01les questions
00:38:02les questions
00:38:03que je me pose
00:38:05à la lecture de votre avis
00:38:05Madame la Présidente
00:38:06c'est
00:38:07pourquoi valider
00:38:08une
00:38:08pas valider
00:38:10mais seulement qualifier
00:38:11de fragile
00:38:12une hypothèse de croissance
00:38:13que l'on sait
00:38:14absolument pas sérieuse
00:38:15vous l'avez dit vous-même
00:38:16le consensus est à 0,2
00:38:18en dessous de ce que
00:38:18le gouvernement fait
00:38:19pourquoi une fois de plus
00:38:21on ne prend pas
00:38:21une hypothèse plus prudente
00:38:23c'est-à-dire nous aurions
00:38:24un déficit structurel
00:38:26sous contrôle
00:38:26nous aurions une dette
00:38:27sous contrôle
00:38:27nous pourrions nous dire
00:38:28bon allez
00:38:29soyons généreux
00:38:29avec la perspective de croissance
00:38:31soyons larges
00:38:31mais quand il faut rétablir
00:38:33les comptes publics
00:38:33valider une hypothèse
00:38:35de croissance
00:38:36supérieure au consensus
00:38:37c'est irresponsable
00:38:38c'est-à-dire
00:38:39évidemment
00:38:39qu'il n'y aura pas
00:38:40cette croissance
00:38:41et donc
00:38:41évidemment
00:38:42que le déficit
00:38:43ne sera pas respecté
00:38:44donc évidemment
00:38:45les marchés sanctionnent
00:38:46la présentation
00:38:47de ce budget
00:38:49de la même façon
00:38:50quand vous dites
00:38:51au point 116
00:38:52qu'on vous a demandé
00:38:53de travailler
00:38:54avec un taux moyen
00:38:55de 4,3%
00:38:56pour les taux souverains
00:38:57à 10 ans
00:38:58en 2027
00:38:59alors que ce matin même
00:39:00l'agence France Trésor
00:39:00a émis 6 milliards
00:39:02presque 7 milliards
00:39:02de dettes
00:39:03à 4,9%
00:39:04de qui se moque-t-on
00:39:05une fois plus
00:39:06quand on voit la réaction
00:39:07des marchés
00:39:07à la présentation
00:39:08de ce budget
00:39:09réaction pour une fois
00:39:10rationnelle
00:39:10il faut bien le dire
00:39:11tout ça
00:39:12n'est pas sérieux
00:39:13donc en fait
00:39:13une fois encore
00:39:14pour la dixième année
00:39:16le gouvernement Macron
00:39:17se présente
00:39:18à votre Haut Conseil
00:39:20et au Parlement
00:39:21un projet de budget
00:39:22qui n'est pas sérieux
00:39:23qui est mensonger
00:39:25qui est insincère
00:39:26et qui conduira
00:39:27à des difficultés
00:39:28sur les finances publiques
00:39:29et je voudrais vous interroger
00:39:30aussi Madame la Présidente
00:39:30sur le graphique 18
00:39:31qui est très inquiétant
00:39:32graphique 18
00:39:33qui établit
00:39:34l'effet boule de neige
00:39:36mon collègue
00:39:36ici présent
00:39:37Kévin Mauvieux
00:39:38avait commis une audition
00:39:39où l'ensemble
00:39:39des institutions
00:39:40nous ont expliqué
00:39:41que l'effet boule de neige
00:39:42ne prendrait le dessus
00:39:43qu'en 2029
00:39:45voire 2030
00:39:46or on voit
00:39:46dans votre graphique
00:39:47que l'effet boule de neige
00:39:48à cause du taux d'intérêt
00:39:50prend le dessus
00:39:51prend le dessus
00:39:52dans la décomposition
00:39:53de la variation
00:39:54de la dette publique
00:39:54donc on voit bien
00:39:55qu'on est complètement
00:39:56en dehors des clous
00:39:58alors pourquoi
00:39:58est-ce que c'est si peu évoqué
00:40:00puisque l'effet boule de neige
00:40:01c'est l'effet le plus dangereux
00:40:02pour n'importe quelle nation
00:40:04à partir du moment
00:40:05où on perd le contrôle
00:40:07bon courage
00:40:08à ceux
00:40:09qui vont devoir
00:40:10le rétablir
00:40:11donc pourquoi
00:40:11est-ce que vous n'avez pas
00:40:11parlé de ce point-là
00:40:13est-ce que vous pourriez
00:40:13nous détailler
00:40:14le graphique 18
00:40:15et la perte de contrôle
00:40:17sur l'effet boule de neige
00:40:18en taux d'intérêt
00:40:18qu'il traduit
00:40:19s'il vous plaît
00:40:21le Haut Conseil
00:40:22donne son appréciation
00:40:24sur le scénario
00:40:26macroéconomique
00:40:26et sur le scénario
00:40:28de finances publiques
00:40:30avec beaucoup
00:40:30de réflexivité
00:40:31c'est-à-dire que la macroéconomie
00:40:33est un art difficile
00:40:34avec une erreur systématique
00:40:36et on a eu
00:40:37nous-mêmes
00:40:37un travail
00:40:38sur les biais
00:40:40qui peuvent être
00:40:40systématiques des gouvernements
00:40:41plutôt tendant à l'optimisme
00:40:43les biais
00:40:44de tous les instituts
00:40:44de prévision
00:40:45et donc
00:40:46notre vocation
00:40:47c'est de rendre un avis
00:40:48qui soit utile
00:40:49et il me semble
00:40:50à vous entendre
00:40:51que l'avis est utile
00:40:52donc on qualifie
00:40:52le scénario
00:40:54on le qualifie
00:40:54d'optimiste
00:40:55pour principalement
00:40:57trois raisons
00:40:57que vous avez vous-même
00:40:58mentionnées
00:40:58et qui se trouvent
00:40:59dans notre avis
00:41:00les hypothèses
00:41:01en termes
00:41:02de prix de l'énergie
00:41:04une hypothèse
00:41:05sur l'investissement
00:41:06et l'enchaînement
00:41:07entre consolidation budgétaire
00:41:09et déroulement macroéconomique
00:41:11il ne nous apparaît pas
00:41:13que ce un point de croissance
00:41:14est impossible
00:41:15car prévoir à un an
00:41:18la croissance macroéconomique
00:41:19c'est un art difficile
00:41:21il nous apparaît
00:41:22que ça apparaît
00:41:23aujourd'hui optimiste
00:41:24il faut souligner aussi
00:41:25qu'on est à des chiffres
00:41:27de croissance très faibles
00:41:28et en fait
00:41:29l'écart entre 1
00:41:30et un peu moins que 1
00:41:31ce n'est pas des écarts
00:41:32très élevés
00:41:33à l'échelle de l'économie
00:41:34mais on vous livre
00:41:35notre appréciation
00:41:36sur ce scénario macroéconomique
00:41:38de la manière
00:41:38la plus utile possible
00:41:39pour que vous puissiez
00:41:40en délibérer
00:41:41comme je l'ai dit
00:41:42en préambule
00:41:44que vous n'estimez pas
00:41:45mon avis personnel
00:41:46est une chose
00:41:46et d'ailleurs cet avis
00:41:47n'est pas mon avis personnel
00:41:48puisqu'il a été pris
00:41:49collégialement
00:41:50c'est collectivement
00:41:52que nous avons travaillé
00:41:52et je pense qu'il ne faut pas
00:41:54j'ai aucun problème
00:41:55que vous vous adressez
00:41:56à moi personnellement
00:41:57mais en l'occurrence
00:41:57je préfère que vous ayez
00:41:58du respect pour le travail collégial
00:41:59des 10 autres membres
00:42:01du Haut Conseil
00:42:01aux finances publiques
00:42:03qui précisément
00:42:04n'avaient pas les responsabilités
00:42:05que j'ai pu avoir
00:42:07et donc ne peuvent pas
00:42:08à mon avis souffrir
00:42:09des critiques
00:42:10que vous leur adressez
00:42:11sur le fond
00:42:12et l'effet boule de neige
00:42:14effectivement
00:42:15nous mettons ces termes
00:42:15dans cet avis
00:42:17je ne crois pas
00:42:18que donc nous évitions
00:42:19le sujet
00:42:19le sujet c'est quoi
00:42:20en langage plus technique
00:42:22c'est le moment
00:42:23où le ratio de dette
00:42:26par rapport au PIB
00:42:27augmente automatiquement
00:42:29car le taux d'intérêt apparent
00:42:31devient supérieur
00:42:32au taux de croissance nominal
00:42:33c'est quand le fameux
00:42:34R-G devient positif
00:42:37autrement dit
00:42:37quand la charge d'intérêt
00:42:38alourdit directement
00:42:40l'encours de la dette
00:42:41plus vite que la richesse nationale
00:42:43le progresse
00:42:44en 2026
00:42:45nous sommes dans un scénario
00:42:46dit boule de neige
00:42:47puisque nous avons
00:42:48un taux apparent
00:42:49qui est de 2,3%
00:42:52qui est supérieur
00:42:53à la croissance nominale
00:42:54qui elle
00:42:55se rapprocherait
00:42:57de 2%
00:42:59deuxième élément
00:43:00c'est comment on arrête
00:43:01un tel effet
00:43:02et bien on doit viser
00:43:04un solde budgétaire
00:43:05primaire positif
00:43:06c'est-à-dire qu'on doit
00:43:07avoir un excédent primaire
00:43:08pour compenser
00:43:09une charge d'intérêt
00:43:09qui est importante
00:43:11nous avons mis
00:43:12à ce moment de graphique
00:43:12dans l'avis
00:43:14sur c'est aussi
00:43:14la projection
00:43:16de taux d'intérêt réel
00:43:17et du coup
00:43:19la manière
00:43:19dont ces taux
00:43:20évolueront dans le temps
00:43:22et tout ce que le Conseil
00:43:24a souhaité vraiment
00:43:25dire aux parlementaires
00:43:27dire aux personnes
00:43:28qui voudront s'intéresser
00:43:30aux faits
00:43:31avant de rentrer
00:43:31dans le débat budgétaire
00:43:32lui-même
00:43:33c'est que
00:43:34depuis quelques années
00:43:36l'effort
00:43:37hors charge d'intérêt
00:43:38est effectif
00:43:39il est même d'ailleurs
00:43:40on le qualifie
00:43:41d'important
00:43:41en 2027
00:43:42mais il est largement
00:43:44rogné par cette charge d'intérêt
00:43:46ça veut dire quoi
00:43:46à la fin
00:43:47c'est que là où
00:43:48beaucoup ont pensé
00:43:49que la dette
00:43:49n'était qu'un problème
00:43:51pour le futur
00:43:52il est important
00:43:53de voir
00:43:53qu'il a déjà
00:43:54des conséquences
00:43:54aujourd'hui
00:43:55ce qui appelle
00:43:56comme nous l'avons dit
00:43:57en conclusion
00:43:58à ce que
00:43:59l'objectif
00:44:00de 5% de déficit
00:44:01soit impérativement tenu
00:44:03parce que
00:44:04plus on attendra
00:44:05d'avoir
00:44:05des déficits réduits
00:44:06plus in fine
00:44:08l'effort à consertir
00:44:08sera grand
00:44:09en termes
00:44:09d'excédent primaire
00:44:10est dégagé
00:44:11votre avis a un mérite
00:44:12il ne laisse
00:44:14aucun doute
00:44:15aucune place
00:44:15à l'illusion
00:44:16et je le dis clairement
00:44:17je partage
00:44:18votre diagnostic
00:44:19ce qui me fait dire
00:44:21que l'effort
00:44:21proposé
00:44:22en 2027
00:44:23n'est pas suffisant
00:44:25regardons
00:44:25la réalité en face
00:44:26la dette
00:44:27progresse
00:44:29vers 122%
00:44:30du PIB
00:44:30et vous l'indiquez
00:44:32vous même
00:44:32la charge
00:44:33d'intérêt
00:44:33atteindrait
00:44:3491 milliards
00:44:35d'euros
00:44:35en 2027
00:44:36pour l'ensemble
00:44:37des administrations
00:44:38publiques
00:44:38soit 12 milliards
00:44:40de plus
00:44:40en un an
00:44:41cette agente
00:44:42d'ailleurs
00:44:42ne sert pas
00:44:43à payer
00:44:43le passé
00:44:44ou du moins
00:44:45qui
00:44:46ne permet pas
00:44:47de préparer
00:44:47l'avenir
00:44:48et les marchés
00:44:49n'attendent pas
00:44:50depuis la publication
00:44:51de votre avis
00:44:52notre taux
00:44:53à 10 ans
00:44:53a passé
00:44:534,8%
00:44:55et on nous prête
00:44:56depuis peu
00:44:57à un taux
00:44:57qui est plus élevé
00:44:58que celui de l'Italie
00:44:59pour autant
00:45:00soyons lucides
00:45:01mieux vaut
00:45:02un mauvais budget
00:45:03que pas de budget
00:45:04du tout
00:45:04votre avis
00:45:05le rappelle
00:45:06d'ailleurs
00:45:06sans adoption
00:45:07des lois
00:45:09financières
00:45:09les mesures
00:45:10qui sont prévues
00:45:11elles tombent
00:45:11et nous l'avons vu
00:45:12lors de l'année précédente
00:45:14ça coûte extrêmement cher
00:45:16à notre économie
00:45:17et du fait
00:45:19de l'absence
00:45:19d'une loi
00:45:19du fait de la présence
00:45:21excusez-moi
00:45:21d'une loi spéciale
00:45:22ou l'absence
00:45:22de prévisibilité
00:45:24que ça accompagne
00:45:25notre responsabilité
00:45:26n'est donc pas
00:45:27de commenter
00:45:28mais d'agir
00:45:29avec mes collègues
00:45:30du groupe
00:45:30Ensemble pour la République
00:45:31nous travaillons
00:45:32à améliorer ce budget
00:45:33et nous ferons
00:45:34des propositions concrètes
00:45:35pour renforcer l'effort
00:45:36et je le dis
00:45:37principalement
00:45:38et majoritairement
00:45:39par la réduction
00:45:40de la dépense
00:45:41parce que chaque année
00:45:42de retard
00:45:43se fait au prix fort
00:45:45Une question
00:45:46Madame la Présidente
00:45:47au vu de cette hausse
00:45:48des taux
00:45:49le Haut Conseil
00:45:50estime-t-il
00:45:51que ces 91 milliards
00:45:52sont déjà dépassés
00:45:54et si oui
00:45:55dans quel ordre
00:45:56de grandeur
00:45:57je vous remercie
00:45:58Donc nous avons précisé
00:45:59que 10 points de base
00:46:00de taux d'intérêt
00:46:02en plus
00:46:03veulent dire
00:46:04à terme
00:46:05c'est-à-dire
00:46:05à horizon
00:46:05de la maturité moyenne
00:46:07ou de la maturité complète
00:46:08donc la maturité moyenne
00:46:09est aujourd'hui
00:46:10de 7 ans et demi
00:46:11donc à horizon
00:46:12de 7 ans et demi
00:46:14ça veut dire
00:46:144 milliards de plus
00:46:15de charge d'intérêt
00:46:16donc 10 points de base
00:46:17c'est 4 milliards
00:46:19après ça se répartit
00:46:20et ça se projette
00:46:21dans le temps
00:46:23avec les chiffres
00:46:24qui sont derrière
00:46:24là c'est pour 100 points de base
00:46:25donc c'est pour 1 point de taux
00:46:26d'intérêt en plus
00:46:27vous avez la répercussion
00:46:29donc
00:46:30quand le gouvernement
00:46:31prévoit un taux
00:46:32à 4,3%
00:46:33fin 2027
00:46:35il a estimé
00:46:36une charge d'intérêt
00:46:37totale de 91 milliards d'euros
00:46:3912 milliards de plus
00:46:40qu'en 2026
00:46:41évidemment si le taux augmente
00:46:43s'il gagne
00:46:4420 points de base
00:46:45vous avez les effets
00:46:46en année 1
00:46:47en année 2
00:46:48en année 3
00:46:48derrière moi
00:46:50alors évidemment
00:46:51les taux projetés
00:46:52étaient en fin d'année 27
00:46:53donc il faut aussi regarder
00:46:54la masse d'émission
00:46:55des 340 milliards d'euros
00:46:57prévus
00:46:57dans la trajectoire
00:46:59annuelle
00:47:00et là nous n'avons pas
00:47:01évidemment les éléments
00:47:02c'est pas notre rôle
00:47:04de le faire
00:47:04mais voilà les éléments
00:47:05en tout cas factuels
00:47:0610 points de base
00:47:07c'est 4 milliards
00:47:08de taux d'intérêt
00:47:08de charge d'intérêt
00:47:09à terme en plus
00:47:10avec une montée en charge
00:47:11qui est celle
00:47:12qui est présentée derrière moi
00:47:13vous avez dit
00:47:14chaque mois d'inaction
00:47:15aggrave l'asphyxie financière
00:47:17cet asphyxie
00:47:18ce n'est pas le fruit
00:47:19de l'inaction
00:47:19mais bien le fruit
00:47:20de vos actions
00:47:21vos choix budgétaires
00:47:23vos choix fiscaux
00:47:24ce que vous avez défendu
00:47:26et mené
00:47:27comme ministre
00:47:27des comptes publics
00:47:29et ce n'est pas nous
00:47:29qui disons
00:47:30c'est la cour
00:47:30que vous présidez
00:47:31aujourd'hui
00:47:32elle chiffre
00:47:33à 62 milliards
00:47:34pour la seule
00:47:34année 2023
00:47:35le coût
00:47:36des baisses
00:47:37d'impôts
00:47:37et de cotisations
00:47:38décidées
00:47:39depuis 2018
00:47:4062 milliards
00:47:412,2 points de pile
00:47:43et elle écrit même
00:47:44que ces choix
00:47:44ont contribué
00:47:45à dégrader
00:47:46nos comptes publics
00:47:48députés
00:47:48vous les avez votés
00:47:49ministres
00:47:50vous les avez prolongés
00:47:51président
00:47:52vous en constatez
00:47:53les dégâts
00:47:53même chose
00:47:54pour l'austérité
00:47:55ministre
00:47:56vous avez défendu
00:47:57des dizaines
00:47:58de milliards de coupes
00:47:59aujourd'hui
00:48:00le haut conseil
00:48:00des finances publiques
00:48:01que vous présidez
00:48:02également
00:48:03explique
00:48:04qu'un ajustement
00:48:05brutal
00:48:05pèse sur l'activité
00:48:06l'INSEE
00:48:07donne le prix
00:48:08un pied en recul
00:48:09au premier trimestre
00:48:11pas de croissance
00:48:11au deuxième
00:48:12et un pouvoir d'achat
00:48:13qui recule
00:48:14à force de faire payer
00:48:15toujours les mêmes
00:48:16des classes populaires
00:48:17vous avez fini
00:48:18par casser l'économie
00:48:19les mêmes choses
00:48:20pour le patrimoine
00:48:21en septembre 2024
00:48:23la cour montre
00:48:24que les niches
00:48:25vont citer
00:48:25d'environ 15 points
00:48:27sur les grosses successions
00:48:28quelques mois plus tard
00:48:29c'est bien votre loi
00:48:30des finances 2025
00:48:31qui crée une nouvelle
00:48:33exonération
00:48:33sur certaines donations
00:48:35allant jusqu'à 300 000 euros
00:48:36par bénéficiaire
00:48:37ministre
00:48:38vous l'avez porté
00:48:39président
00:48:40c'est à vous
00:48:41de l'évaluer
00:48:41et madame la président
00:48:43je vois déjà venir
00:48:44pour justifier
00:48:45le déficit abyssal
00:48:46que c'est la faute
00:48:47à pas de chance
00:48:47que c'est les crises
00:48:48à répétition
00:48:49et pourtant
00:48:49l'autorité que vous
00:48:50présidez aujourd'hui
00:48:51a rendu son rapport
00:48:53qu'on a reçu aujourd'hui
00:48:54à 10h
00:48:55page 3
00:48:56le déficit
00:48:57est presque intégralement
00:48:58d'origine structurelle
00:49:00traduction faite
00:49:01décalage entre les recettes
00:49:03et les dépenses
00:49:04du avocat de fiscaux
00:49:05depuis 2018
00:49:06en définitive
00:49:08madame la présidente
00:49:09n'êtes-vous pas un peu
00:49:10à l'origine
00:49:10de l'asphyxie financière
00:49:12ma question est simple
00:49:13quand la cour examinera
00:49:14le billet de 2027
00:49:16et les mesures
00:49:16que vous avez portées
00:49:18alors est-ce que vous
00:49:19allez vous
00:49:19vous déporter
00:49:20car au fond
00:49:21tout est là
00:49:22Amélie de Montchalin
00:49:23présidente de la cour
00:49:24des comptes
00:49:25est-elle capable
00:49:26de faire le bilan
00:49:26critique
00:49:27des choix
00:49:28d'Amélie de Montchalin
00:49:28ministre des comptes
00:49:29publics
00:49:30je vous remercie
00:49:32je vous remercie
00:49:33je crois que ce n'est pas
00:49:34l'objet de l'audition
00:49:35puisque je suis ici
00:49:36au nom d'un conseil
00:49:38indépendant collégial
00:49:39qui a travaillé
00:49:41de manière unanime
00:49:42sur une appréciation
00:49:43des prévisions
00:49:44macroéconomiques
00:49:45des évaluations
00:49:46de recettes
00:49:47et de dépenses
00:49:48de la cohérence
00:49:49de ces prévisions
00:49:50avec les engagements
00:49:52d'une part européens
00:49:54et des engagements
00:49:55pluriannuels
00:49:56et ce haut conseil
00:49:59représenté ici
00:50:00par l'un des dix autres membres
00:50:02de ce conseil
00:50:03n'a pas une appréciation
00:50:06rétrospective
00:50:06sur les mesures prises
00:50:07il a pour éclairer le débat
00:50:08qui s'ouvre
00:50:09et évidemment
00:50:10dans d'autres cas
00:50:11dans d'autres lieux
00:50:12je suis tout à fait
00:50:13prête à prendre
00:50:14toutes mes responsabilités
00:50:15mais aujourd'hui
00:50:16ce n'est pas l'objet
00:50:16de l'audition
00:50:17Madame la Présidente
00:50:18je vais un peu
00:50:19aller dans le sens
00:50:19de ma collègue
00:50:20je me doute
00:50:21que l'Assemblée
00:50:21vous manque
00:50:22mais je voudrais
00:50:23quand même ici
00:50:23exprimer les réserves
00:50:24du groupe socialiste
00:50:25sur votre présence
00:50:26puisque
00:50:28vous permettez
00:50:29d'exprimer
00:50:30attendez
00:50:30laissez chacun
00:50:31s'exprimer
00:50:31puisque jusqu'en février
00:50:32vous étiez
00:50:34ministre des comptes
00:50:35publics
00:50:36vous avez préparé
00:50:37et défendu
00:50:37le budget pour 2026
00:50:39aujourd'hui
00:50:39vous présidez
00:50:40l'institution
00:50:41chargée d'apprécier
00:50:42une trajectoire
00:50:42dont le point de départ
00:50:43est le résultat
00:50:45de vos propres décisions
00:50:47cette situation
00:50:48nous paraît
00:50:48particulièrement baroque
00:50:49mais je ne vais pas
00:50:49faire toute mon intervention
00:50:50là-dessus
00:50:51je voulais simplement
00:50:51le dire
00:50:52et que effectivement
00:50:53s'il y a 10 personnes
00:50:54au Conseil des finances publiques
00:50:56qui travaillent sur ce sujet
00:50:57vous auriez pu aussi
00:50:58demander à quelqu'un d'autre
00:50:59de venir présenter
00:51:00cette analyse
00:51:01sur le fond
00:51:02nous socialistes
00:51:03nous assumons la nécessité
00:51:04de redresser
00:51:05les comptes publics
00:51:06et de réduire
00:51:07le déficit public
00:51:08mais derrière
00:51:08un objectif de déficit
00:51:10il y a toujours
00:51:10des choix politiques
00:51:11votre rapport rappelle
00:51:13à quel point
00:51:14la situation
00:51:14des finances publiques
00:51:15est alarmante
00:51:15et que les déficits
00:51:17est aujourd'hui
00:51:17intégralement
00:51:18de nature structurelle
00:51:20et très éloignée
00:51:21de la loi de programmation
00:51:21des finances publiques
00:51:222023-2027
00:51:24cette situation économique
00:51:26et budgétaire
00:51:26n'est donc pas
00:51:27conjoncturelle
00:51:28ce n'est pas la crise
00:51:29ce n'est pas ça
00:51:29mais elle résulte bien
00:51:31de 10 années
00:51:32d'une politique fiscale
00:51:33et budgétaire
00:51:34qui a consisté
00:51:35à vider les caisses
00:51:35de l'Etat
00:51:36sans mesure structurelle
00:51:38de dépenses en face
00:51:39et aujourd'hui
00:51:40les conséquences
00:51:41de cette inconsistance
00:51:42c'est bien aux français
00:51:43les plus fragiles
00:51:44qu'on les fait porter
00:51:45ainsi en 2027
00:51:47le gouvernement annonce
00:51:4854 milliards d'euros
00:51:49d'économies
00:51:50donc 43 milliards
00:51:51à politique inchangée
00:51:52et présente
00:51:53ces arbitrages
00:51:54comme une nécessité
00:51:55induscutable
00:51:55mais ce redressement
00:51:57n'est pas crédible
00:51:58car faire contribuer
00:51:59à plus de 48%
00:52:00les ménages
00:52:01presque 20 milliards d'euros
00:52:02ne peut que couper
00:52:03dans les dépenses
00:52:04qui soutiennent
00:52:04la consommation
00:52:05et l'investissement
00:52:06dans une économie
00:52:07qui est déjà fragilisée
00:52:09ça ne peut que freiner
00:52:10l'activité
00:52:10une consolidation
00:52:12qui casse la croissance
00:52:13réduit les recettes
00:52:14et compromet son propre objectif
00:52:16le risque d'impact
00:52:17sur la croissance
00:52:18ne peut être que négatif
00:52:20nous socialistes
00:52:21nous portons évidemment
00:52:21une vision inverse
00:52:22le rétablissement
00:52:23des comptes publics
00:52:24doit nécessairement passer
00:52:25par le rétablissement
00:52:26des recettes
00:52:26perdues en 10 ans
00:52:27en mettant à contribution
00:52:29ceux qui ne contribuent
00:52:30pas assez
00:52:30et par l'investissement
00:52:31et c'est cela
00:52:32qui permettra
00:52:33la relance
00:52:33de la croissance
00:52:34Madame le Président
00:52:36vous avez souligné
00:52:37l'effort sans précédent
00:52:38demandé en 2027
00:52:39avez-vous donc évalué
00:52:41pleinement
00:52:41l'effet récessif
00:52:43d'un effort
00:52:43de cette ampleur
00:52:44nous l'estimons
00:52:45de notre côté
00:52:46à presque un point
00:52:47de croissance
00:52:47pour être clair
00:52:49vous l'avez
00:52:49je l'ai détaillé tout à l'heure
00:52:52le multiplicateur
00:52:53ou le diviseur sous-jacent
00:52:54tel qu'il est envisagé
00:52:56avec un effort structurel
00:52:57primaire
00:52:58à 0,8 points de PIB
00:52:59et un gouvernement
00:53:00qui envisage
00:53:01l'effet sur la croissance
00:53:02à 0,5 points de PIB
00:53:03c'est un multiplicateur
00:53:05qui est entre 0,6 et 0,7
00:53:06qui est cohérent
00:53:07et qui est plutôt convergent
00:53:08avec ce que nous ont dit
00:53:10les autres prévisionnistes
00:53:11qui certes prévoyaient
00:53:12un effort budgétaire
00:53:13plus réduit
00:53:13mais qui ont globalement
00:53:15des multiplicateurs
00:53:16du même ordre
00:53:17donc il nous paraît
00:53:18je le redis
00:53:19raisonnable
00:53:19ce multiplicateur
00:53:21je le redis aussi
00:53:22il n'y a pas d'estimation
00:53:23aujourd'hui
00:53:25économétrique directe
00:53:26entre moins d'efforts budgétaires
00:53:28égale plus de croissance
00:53:29puisque nous sommes
00:53:30dans un schéma
00:53:30à la fois
00:53:31de très grande incertitude
00:53:33d'épargne élevée
00:53:35et de ménage
00:53:36qui anticipe
00:53:37si les efforts
00:53:38ne sont pas faits
00:53:39aujourd'hui
00:53:39que potentiellement
00:53:40des hausses d'impôts
00:53:40pourraient advenir demain
00:53:41d'où un taux d'épargne
00:53:43qui se maintient
00:53:43des niveaux très élevés
00:53:44et très élevé
00:53:46par rapport à ce qu'il était
00:53:47notamment avant
00:53:48la crise du Covid
00:53:48donc comme l'a dit
00:53:51Michael Zemmour
00:53:52nous apprécions
00:53:53et nous vous donnons
00:53:53les éléments
00:53:54les plus factuels
00:53:55nous n'avons pas
00:53:56et personne en fait
00:53:57ne sait dire précisément
00:53:59et dans un détail mécanique
00:54:01là où serait la croissance
00:54:03si d'autres choix
00:54:04étaient faits
00:54:04nous considérons
00:54:05dans la vie
00:54:06implicitement
00:54:07que l'effet récessif
00:54:08est insuffisamment
00:54:09pris en compte
00:54:10c'est ça que nous disons
00:54:13et effectivement
00:54:14les multiplicateurs
00:54:15pris en compte
00:54:16entre 0,5 et 1
00:54:18ces standards
00:54:19et il y a une partie
00:54:21de ces effets récessifs
00:54:22qui se diffusent
00:54:23sur les années suivantes
00:54:24et donc ce qu'on commente nous
00:54:26c'est ce qui se passe
00:54:26sur l'année 2027
00:54:27donc l'estimation
00:54:29que donne le gouvernement
00:54:300,5 point de croissance
00:54:31ne nous paraît pas aberrante
00:54:32mais si on prend l'ensemble
00:54:34effectivement
00:54:34et quand on compare
00:54:35aux autres instituts de prévision
00:54:36on a un chiffre de croissance élevé
00:54:38et un effet récessif
00:54:40qu'on pourrait attendre plus élevé
00:54:41Premier constat
00:54:43c'est effectivement
00:54:46cette dégradation
00:54:47en 2026
00:54:48ce qu'on constate
00:54:49du fait de deux facteurs
00:54:50cumulés
00:54:51à la fois la baisse
00:54:52de la moitié
00:54:53de la croissance
00:54:54et à la fois
00:54:55l'inflation
00:54:57du fait du conflit
00:54:58au Moyen-Orient
00:55:00à cela s'ajoute
00:55:01un élément
00:55:02très préoccupant
00:55:03qui moi m'interpelle
00:55:04et ça faisait des années
00:55:05qu'on tirait
00:55:05la sonnette d'alarme
00:55:06on nous disait
00:55:07qu'il n'y avait pas de problème
00:55:08la dette ne serait pas remboursée
00:55:10il y a un parti politique
00:55:11qui est assez spécialiste
00:55:12pour le dire
00:55:13c'est le coût
00:55:14de nos financements
00:55:15puisque le taux de l'OAT
00:55:17ce matin atteint
00:55:174,96%
00:55:19on frôle les 5%
00:55:20ça va devenir inquiétant
00:55:21vous l'avez dit
00:55:22Madame la Présidente
00:55:23l'année prochaine
00:55:25c'est 12 milliards d'euros
00:55:26supplémentaires
00:55:27prévision du gouvernement
00:55:29pour rembourser la dette
00:55:31et quand on regarde bien
00:55:33je vais faire en parallèle
00:55:35les 12 milliards
00:55:36qui sont incontournables
00:55:37on n'a pas le choix
00:55:37et en parallèle
00:55:39vous avez 9 milliards
00:55:40supplémentaires sur les retraites
00:55:41et 5,5% sur la Sécu
00:55:43ça veut dire que les 14,5%
00:55:46sont supérieurs
00:55:47aux besoins
00:55:49de financement
00:55:49de la dette
00:55:50et moi ce qui m'interpelle
00:55:51et ce serait ma question
00:55:52de 2022 à 2027
00:55:55les dépenses de l'Etat
00:55:57en valeur
00:55:58ont progressé
00:55:59de 14,5%
00:56:02ça fait longtemps
00:56:03qu'on dit
00:56:03qu'il y a trop de progression
00:56:04dans la sphère
00:56:05de la dépense de l'Etat
00:56:06alors vous me direz
00:56:07en valeur
00:56:08elles vont en 2027
00:56:09faire 2-3
00:56:11avec ces 12 milliards
00:56:12mais on aurait dû faire
00:56:13beaucoup moins
00:56:14sur d'autres dépenses
00:56:15l'objectif
00:56:16c'est de réduire la dépense
00:56:17enfin
00:56:18la croissance
00:56:19de 1%
00:56:20pour 2027
00:56:21est-ce que c'est
00:56:22vous avez dit
00:56:22que c'était
00:56:23peu crédible
00:56:24est-ce qu'une détente
00:56:27géopolitique
00:56:27pourrait permettre
00:56:28de garantir cela
00:56:29ou les causes
00:56:30les conséquences
00:56:32d'une campagne électorale
00:56:33pourraient aussi
00:56:33dégrader encore
00:56:34la croissance
00:56:35merci madame la présidente
00:56:37vous avez reçu
00:56:38je crois
00:56:38ici
00:56:39il y a quelques semaines
00:56:42la présidente
00:56:43Karine Camby
00:56:45suite à des travaux
00:56:46que d'ailleurs
00:56:47le Haut Conseil
00:56:48des Finances Publiques
00:56:48avait mené
00:56:50sans que je sois présente
00:56:51sur la loi
00:56:51de programmation militaire
00:56:53si vous regardez
00:56:53le sous-jacent
00:56:54des hausses
00:56:55que vous citez
00:56:56il y a 4 facteurs
00:56:58il y a un facteur
00:56:59loi de programmation militaire
00:57:00qui est un moteur
00:57:02j'allais dire
00:57:02très élevé
00:57:03de la hausse
00:57:03de la dépense
00:57:04de l'Etat
00:57:05vous avez un deuxième facteur
00:57:06qui est quand même
00:57:07très dynamique
00:57:08sur la période
00:57:09qui est la hausse en valeur
00:57:11du prélèvement
00:57:11sur recette
00:57:12de l'Union Européenne
00:57:13entre 22 et 27
00:57:15qui est important
00:57:15parce que 22
00:57:17était le début du cycle
00:57:18du budget 2021-2027
00:57:20européen
00:57:20donc nous étions
00:57:21en début de cycle
00:57:22donc avec un faible prélèvement
00:57:23qui en moyenne
00:57:24correspond à
00:57:25à peu près
00:57:26une vingtaine de milliards d'euros
00:57:27mais qui du coup
00:57:28commence bas
00:57:29et finit
00:57:30en fin de cycle
00:57:3121-27
00:57:32plus haut
00:57:33vous avez l'enjeu
00:57:34des charges d'intérêt
00:57:35je rappelle qu'en point de PIB
00:57:36ces charges d'intérêt
00:57:37ont été multipliées
00:57:38par deux
00:57:40en six ans
00:57:41en point de PIB
00:57:42et puis vous avez
00:57:43un facteur prix
00:57:45puisque là
00:57:46vous parlez en valeur
00:57:46vous avez quand même
00:57:47une composante d'inflation
00:57:48qui est forte
00:57:49depuis 2022
00:57:51de mémoire
00:57:53on est
00:57:53entre 2021
00:57:54et 2025
00:57:56donc c'est décalé d'un an
00:57:58la hausse de l'inflation
00:57:59c'est 15%
00:58:01en cumulé
00:58:03donc
00:58:03enfin ces quatre facteurs là
00:58:05sont à décomposer
00:58:05donc
00:58:06il me semble
00:58:07pour être très honnête
00:58:08que là aussi
00:58:09peut-être se concentrer
00:58:10sur ce qui est pilotable
00:58:10c'est d'ailleurs le point
00:58:11de la dépense nette
00:58:12qui est
00:58:12à regard de ce qui est
00:58:14dans les mains
00:58:15à la fois du gouvernement
00:58:16d'une part
00:58:16qui propose
00:58:17et des parlementaires
00:58:18qui ensuite
00:58:19votent
00:58:20et ce qui est vrai
00:58:21c'est que dans les dépenses
00:58:22pilotables
00:58:22vous n'avez pas
00:58:23les facteurs d'inflation
00:58:25vous n'avez pas
00:58:25le prélèvement sur recette
00:58:27pour l'Union Européenne
00:58:27vous n'avez pas
00:58:28la charge d'intérêt
00:58:29vous avez la loi
00:58:30de programmation militaire
00:58:30c'est vrai
00:58:31et que
00:58:32je pense que ce serait
00:58:33peut-être une manière
00:58:35intéressante
00:58:35d'ailleurs pour nous
00:58:35peut-être dans nos prochains
00:58:36travaux au Conseil
00:58:37de finances publiques
00:58:38de séparer dans les
00:58:39évolutions de dépenses
00:58:41ce qui tient au pilotable
00:58:43et ce qui
00:58:43de facto
00:58:44est une donnée
00:58:44qui s'impose
00:58:45donnée qui s'impose
00:58:46et qui a
00:58:47comme vous l'avez dit
00:58:48évidemment un effet
00:58:49négatif très fort
00:58:51sur notre capacité
00:58:52à réduire
00:58:52le déficit
00:58:53final apparent
00:58:54à financer
00:58:55et qui est celui
00:58:56qui augmente ou pas
00:58:57la dette
00:58:59effectivement
00:59:00à financer
00:59:01et donc ensuite
00:59:02quand vous me demandez
00:59:03qu'est-ce qui pourrait
00:59:04mieux ou mal tourner
00:59:06là aussi je le dis
00:59:07ce n'est pas au Conseil
00:59:08de finances publiques
00:59:09de faire des appréciations
00:59:09de scénarios
00:59:10ni de taux
00:59:12ni de conditions politiques
00:59:14en revanche
00:59:15il est de notre responsabilité
00:59:16de signaler que
00:59:19le scénario
00:59:20des taux souverains
00:59:21il a un impact
00:59:21on l'a dit
00:59:22sur la charge d'intérêt
00:59:22avec une montée en charge
00:59:23progressive
00:59:24l'élément
00:59:25qui nous a
00:59:25beaucoup occupé
00:59:26c'était le délai
00:59:27de transmission
00:59:28de ce scénario
00:59:29de taux souverain
00:59:29de cette réalité
00:59:30de taux souverain
00:59:30sur les financements
00:59:31de l'économie réelle
00:59:33sur les taux de financement
00:59:34des ménages
00:59:34notamment dans le secteur
00:59:35immobilier
00:59:36et des entreprises
00:59:37et c'est ce facteur là
00:59:38qui peut avoir
00:59:39un effet fort
00:59:41dans des délais
00:59:42en général
00:59:42de 1 à 2 ans
00:59:43mais ça peut aller
00:59:43plus vite dans certains
00:59:44domaines
00:59:45sur l'économie réelle
00:59:46juste un mot
00:59:47sur un terme
00:59:48qui revient dans la vie
00:59:49et qu'on a mentionné
00:59:50et qui est important
00:59:51mais sujet à interprétation
00:59:53c'est la question
00:59:54de l'incertitude
00:59:55de manière générale
00:59:56mais en particulier
00:59:57dans la macroéconomie
00:59:58française
00:59:59en ce moment
00:59:59l'incertitude
01:00:00est un facteur
01:00:01extrêmement important
01:00:02sur les comportements
01:00:05par contre
01:00:05ce qu'on ne sait pas
01:00:07c'est
01:00:08quels sont les éléments
01:00:09qui renforcent la confiance
01:00:10ou qui déclenchent
01:00:11l'incertitude
01:00:12il y a des éléments
01:00:12qui apparaissent évidents
01:00:13vous pouvez prendre
01:00:14les séquences rétrospectives
01:00:15il y a des choses
01:00:16qui jouent
01:00:17de manière évidente
01:00:18et d'autres
01:00:19et c'est
01:00:20l'enjeu
01:00:20de vos débats politiques
01:00:21de savoir
01:00:22ce qui génère
01:00:23de la confiance
01:00:23et ce qui génère
01:00:24d'incertitude
01:00:24mais effectivement
01:00:25ça fait partie
01:00:27de la prévision
01:00:27du gouvernement
01:00:28ça fait partie
01:00:28des interrogations
01:00:29l'incertitude
01:00:30et l'éventuelle
01:00:31montée de l'incertitude
01:00:32est un enjeu
01:00:33extrêmement fort
01:00:34pour la prévision économique
01:00:35je retiendrai
01:00:36deux éléments
01:00:37majeurs
01:00:38de vos analyses
01:00:39d'une part
01:00:40en 2026
01:00:41le gouvernement
01:00:42et donc en l'occurrence
01:00:43vous
01:00:43madame de Montchalin
01:00:45puisque vous étiez ministre
01:00:46à l'époque
01:00:47vous aviez largement
01:00:48surestimé la croissance
01:00:50en loi de finances initiales
01:00:51et de ce fait
01:00:52une fois de plus
01:00:53la cible de déficit
01:00:55est manquée
01:00:55puisqu'il atteindra
01:00:565,4%
01:00:58contre 5%
01:00:59annoncé
01:01:00d'autre part
01:01:01vous en posez
01:01:02clairement le constat
01:01:03nous sommes désormais
01:01:04dans une spirale
01:01:05d'endettement
01:01:05où la charge
01:01:06de la dette
01:01:07alimente les déficits
01:01:08et la hausse
01:01:09des taux d'intérêt
01:01:09c'est le bilan
01:01:10catastrophique
01:01:11d'une décennie
01:01:12de macronisme
01:01:13avec son cortège
01:01:14de baisse d'impôt
01:01:15jamais financée
01:01:15et de prévision
01:01:16trop optimiste
01:01:17et le gouvernement
01:01:18reproduit les mêmes erreurs
01:01:20puisqu'à nouveau
01:01:20pour 2027
01:01:21il attend une croissance
01:01:23qui ne reviendra pas
01:01:24une croissance
01:01:24de 1%
01:01:25que vous jugez
01:01:26à nouveau
01:01:26surestimée
01:01:27il serait temps
01:01:28de prendre acte
01:01:29de la baisse structurelle
01:01:31des taux de croissance
01:01:31dans les pays européens
01:01:32qui ne peut que perdurer
01:01:33compte tenu des impacts
01:01:35du dérèglement climatique
01:01:36amené à s'amplifier
01:01:37au vu de l'inaction
01:01:38des gouvernements
01:01:40on notera évidemment
01:01:41également
01:01:42que l'ajustement budgétaire
01:01:43annoncé
01:01:44de 54 milliards d'euros
01:01:45posé par le gouvernement
01:01:47se fait au détriment
01:01:48des plus faibles
01:01:49avec une baisse
01:01:50de 23 milliards
01:01:51des dépenses
01:01:51hors charge d'intérêt
01:01:52qui va toucher
01:01:53les fonctionnaires
01:01:54les familles
01:01:54les plus précaires
01:01:55les retraités
01:01:56qui payent aujourd'hui
01:01:58la facture
01:01:58des cadeaux fiscaux
01:01:59passés
01:02:00ceci étant posé
01:02:01j'aurais deux questions
01:02:02premièrement
01:02:03tenez-vous compte
01:02:04de l'impact
01:02:04du dérèglement climatique
01:02:05pour vos prévisions
01:02:06de croissance
01:02:07je rappelle que
01:02:08selon les calculs
01:02:09d'Adrien Bilal
01:02:10le PIB mondial
01:02:11pourrait reculer
01:02:11de 50%
01:02:12d'ici à 2100
01:02:13si les politiques
01:02:14actuelles se poursuivent
01:02:15et si la trajectoire
01:02:17d'émission de gaz
01:02:17à effet de serre
01:02:18poursuit sa trajectoire
01:02:21à ce rythme
01:02:21et que plus directement
01:02:23pour la France
01:02:24l'impact des vagues
01:02:25de chaleur de 2026
01:02:26a été chiffré
01:02:26par le gouvernement
01:02:27à 0,1 point de PIB
01:02:29et même la ministre
01:02:31Monique Barbu
01:02:33a évoqué
01:02:3310 à 15 milliards d'euros
01:02:34de coûts directs
01:02:35et indirects
01:02:36liés à la canicule
01:02:38deuxième question
01:02:39je note que
01:02:40dans le cadrage
01:02:40envoyé par le gouvernement
01:02:42l'impact négatif
01:02:43du stop and go
01:02:44sur ma prime rénov'
01:02:46a été très négatif
01:02:47sur l'investissement
01:02:48des ménages
01:02:49confirmez-vous
01:02:50le rôle positif
01:02:52que peut jouer
01:02:52cet outil
01:02:53sur l'activité
01:02:53ce qui confirmerait
01:02:54qu'il faut
01:02:55en amplifier
01:02:56le montant
01:02:57pour le monter
01:02:57de 3,6 à 5 milliards
01:02:59et surtout
01:03:00en améliorer
01:03:00la gestion
01:03:01et en stabiliser
01:03:02les critères
01:03:03comme vous l'avez
01:03:04souligné
01:03:05l'avis du Haut Conseil
01:03:06finalement
01:03:07tient un raisonnement
01:03:08sur ce PLF
01:03:10assez proche
01:03:11de celui
01:03:11qu'il avait tenu
01:03:12sur le PLF 2026
01:03:13en le qualifiant
01:03:15d'optimiste
01:03:15et notamment
01:03:16sur l'investissement
01:03:17il y a deux choses
01:03:19est-ce qu'on avait eu raison
01:03:20en 2026
01:03:21peut pas le savoir
01:03:22pour deux raisons
01:03:23la première
01:03:23c'est que la loi
01:03:24de finances initiale
01:03:25est très différente
01:03:26du PLF
01:03:26sur lequel on s'était exprimé
01:03:28et j'en profite au passage
01:03:30pour souligner
01:03:31que le Haut Conseil
01:03:31aux finances publiques
01:03:32n'a pas eu à s'exprimer
01:03:34sur la loi de finances
01:03:35telle qu'elle a été adoptée
01:03:36c'est-à-dire qu'on s'est exprimé
01:03:37sur un PLF
01:03:38quand la loi de finances
01:03:39a été fortement modifiée
01:03:40notre mandat
01:03:41ne nous permet pas
01:03:41de nous réexprimer
01:03:42et par ailleurs
01:03:43les conditions internationales
01:03:45ont fortement changé
01:03:46entre le moment
01:03:47où on a eu le PLF
01:03:48avec notamment
01:03:49la crise au Moyen-Orient
01:03:51mais globalement
01:03:52effectivement
01:03:52l'appréciation qu'on fait
01:03:53n'est pas très éloignée
01:03:54en 2027
01:03:55de l'appréciation
01:03:56qu'on faisait
01:03:56en 2026
01:04:00sur les conséquences
01:04:01de la crise climatique
01:04:02je pense qu'il faut
01:04:03distinguer
01:04:05mettons deux horizons
01:04:06il y a un horizon
01:04:07qui est de moyen long terme
01:04:08et qui implique
01:04:09l'estimation
01:04:10du PIB potentiel
01:04:11sur lequel
01:04:12on ne s'est pas réexprimé
01:04:13dans cet avis
01:04:14et pour l'instant
01:04:15les prévisions
01:04:16de PIB potentiel
01:04:16sont à deux ou trois ans
01:04:17et donc pas avec
01:04:18beaucoup d'importance
01:04:19par contre
01:04:19il y a un point
01:04:20qu'on mentionne
01:04:21dans notre avis
01:04:21parce que ça a été
01:04:22un sujet d'interrogation
01:04:24c'est les conséquences
01:04:25de la crise climatique
01:04:26en 2026
01:04:27pour l'instant
01:04:28ça a été dit
01:04:29l'INSEE estime
01:04:32ces conséquences
01:04:33principalement
01:04:34via le canal agricole
01:04:35à 0 à 1 point
01:04:36de croissance
01:04:37en 2026
01:04:39mais il y a un réflexe
01:04:40des prévisionnistes
01:04:41et de l'ensemble
01:04:42de ce qu'on a entendu
01:04:45qui est de considérer
01:04:46que comme 2026
01:04:47a été une année exceptionnelle
01:04:49la meilleure prévision
01:04:50qu'ils peuvent faire
01:04:50c'est qu'en 2027
01:04:52on aura plus 0 à 1 point
01:04:53de croissance
01:04:54c'est à dire
01:04:55qu'on n'aura pas
01:04:552027 comme 2026
01:04:57et nous avons tenu
01:04:58dans l'avis
01:04:59à noter ça
01:05:00comme un aléa réel
01:05:01en tournant
01:05:02la prévision
01:05:03car si
01:05:05soit l'épisode
01:05:06de 2026
01:05:07était réitéré
01:05:08soit
01:05:08ce qu'on peut penser aussi
01:05:10des effets portés
01:05:11de la canicule
01:05:12de 2026
01:05:15par exemple
01:05:16sur les rendements
01:05:16agricoles
01:05:17via la sécheresse
01:05:18avaient des conséquences
01:05:18sur 2027
01:05:19c'était un aléa
01:05:20qu'il faut prendre en compte
01:05:21et ça
01:05:22c'est un commentaire
01:05:23à la fois
01:05:23sur la prévision macroéconomique
01:05:25mais de manière générale
01:05:26sur comment est-ce
01:05:27qu'on tient compte
01:05:28de la crise climatique
01:05:29dans la prévision économique
01:05:30et aujourd'hui
01:05:32les instituts de prévision
01:05:33qu'on a entendus
01:05:33leur meilleure réponse
01:05:35c'est
01:05:352026 c'est atypique
01:05:37on présage
01:05:38quelque chose
01:05:38qui serait un retour
01:05:39à la normale
01:05:39ces incertitudes
01:05:41nos concitoyens
01:05:42les perçoivent
01:05:43et les marchés financiers
01:05:45aussi
01:05:46notre taux à 10 ans
01:05:47ça a été bien rappelé
01:05:48frôle désormais
01:05:48les 5%
01:05:49sont plus hauts
01:05:50depuis longtemps
01:05:51si la situation
01:05:52ne s'améliore pas
01:05:53nous entrerons
01:05:54certainement
01:05:55en terre inconnue
01:05:57dans ce contexte
01:05:58chacun en convient
01:05:59doter le pays
01:06:00d'un budget
01:06:01de préférence
01:06:02un budget de redressement
01:06:03est absolument indispensable
01:06:05mais cela ne doit pas
01:06:06nous conduire
01:06:07à faire l'impasse
01:06:08d'un vrai débat parlementaire
01:06:10nourri par les travaux
01:06:11des experts
01:06:13les données de conjoncture
01:06:15je pense au prix de l'énergie
01:06:16ou des carburants
01:06:17sont bien sûr déterminants
01:06:18vous nous avez livré
01:06:20d'ailleurs votre appréciation
01:06:21avec prudence
01:06:22et un réel souci
01:06:23d'objectivité
01:06:23nous prenons acte
01:06:24de l'existence
01:06:25d'une différence
01:06:27d'interprétation
01:06:28de données
01:06:28au moment où nous devons
01:06:29nous prononcer
01:06:30sur un budget prévisionnel
01:06:31en conscience
01:06:32et en responsabilité
01:06:34mais reconnaissons
01:06:35que l'exercice
01:06:35est devenu
01:06:36encore plus complexe
01:06:38voilà mes questions
01:06:39premièrement
01:06:40sur la solidité
01:06:41des recettes
01:06:42le budget repose
01:06:43sur 17 milliards
01:06:44de mesures fiscales
01:06:44nouvelles
01:06:45que vous dites
01:06:46ne pas avoir pu
01:06:47chiffrer finement
01:06:48certaines ont déjà
01:06:49été abandonnées
01:06:50l'an dernier
01:06:51comme la fiscalisation
01:06:52des indemnités journalières
01:06:53ou le plafonnement
01:06:54de l'abattement
01:06:55des retraités
01:06:56et la lutte
01:06:57contre la fraude
01:06:57réapparaît
01:06:58je crois pour un milliard
01:07:00alors qu'elle n'a rien
01:07:00rapporté
01:07:01je crois en 2026
01:07:02alors qu'elle part
01:07:04de ces 17 milliards
01:07:05vous paraît réellement
01:07:06solide
01:07:07deuxième question
01:07:08sur l'après 2027
01:07:10le gouvernement
01:07:10maintient un retour
01:07:12sous 3% en 2029
01:07:13ce que vous jugez
01:07:15très peu vraisemblable
01:07:16sans fournir
01:07:17de trajectoire
01:07:17pluriannuelle
01:07:18que devrait contenir
01:07:20une prochaine loi
01:07:21de programmation
01:07:22pour être
01:07:22peut-être crédible
01:07:24enfin crédible
01:07:24et faut-il fixer
01:07:25un horizon plus réaliste
01:07:26alors sur les recettes
01:07:28j'ai décomposé
01:07:31les 48 milliards
01:07:31de recettes
01:07:33prévues en plus
01:07:34entre les 31 milliards
01:07:35de croissance spontanée
01:07:37avec une élasticité
01:07:38à 0,8
01:07:39qui donc semble
01:07:41cohérent
01:07:41avec la prévision
01:07:42de 1%
01:07:42mais la prévision
01:07:43de 1%
01:07:43on en a déjà parlé
01:07:44et souffre
01:07:45d'aléas négatifs
01:07:46et donc
01:07:47la même appréciation
01:07:49peut être portée
01:07:49pas parce que
01:07:50techniquement
01:07:51la prévision
01:07:51aurait été volontariste
01:07:53mais parce qu'elle est
01:07:53liée à une croissance
01:07:55qui elle-même
01:07:55est optimiste
01:07:56au vu des dernières évolutions
01:07:58il y a ensuite
01:07:5917 milliards
01:07:59d'euros
01:08:00de mesures nouvelles
01:08:01et dans ces 17 milliards
01:08:02apparaît effectivement
01:08:041 milliard d'euros
01:08:05de rendement
01:08:07sur la fraude
01:08:09il avait été qualifié
01:08:11je n'étais pas là
01:08:11enfin j'avais lu l'avis
01:08:13mais par le conseil
01:08:13de finances publiques
01:08:14que le 1,5 milliard
01:08:15en 2026
01:08:15était volontariste
01:08:17pour 2027
01:08:17nous ne sommes pas
01:08:19en mesure d'apprécier
01:08:19le chiffrage
01:08:21néanmoins
01:08:21il y a quand même
01:08:22quelques éléments
01:08:22qui ont changé de nature
01:08:24d'abord
01:08:25la loi
01:08:26de lutte
01:08:27contre les fraudes
01:08:27fiscales et sociales
01:08:28a été votée
01:08:29vous savez qu'elle comporte
01:08:30un certain nombre d'éléments
01:08:30sur les meilleurs recouvrements
01:08:32dans la sphère sociale
01:08:32de la fraude détectée
01:08:34par ailleurs
01:08:36la généralisation
01:08:37de la facturation électronique
01:08:38qui aura lieu
01:08:39entre septembre 26
01:08:40et septembre 27
01:08:41enfin
01:08:41le glitchet
01:08:44de déclaration
01:08:44des avoirs non déclarés
01:08:46détenus à l'étranger
01:08:48un système similaire
01:08:49avait été
01:08:50comme vous le savez
01:08:50mis en place
01:08:50entre 2013 et 2017
01:08:52et le rendement
01:08:52avait été assez élevé
01:08:53puisque c'était en cumul
01:08:548 milliards
01:08:54sur la période
01:08:56sur une période
01:08:57qui avait duré 4 ans
01:08:57donc on ne peut pas
01:08:59évidemment prévoir
01:09:00prédire à l'euro près
01:09:02le rendement
01:09:03de cette mesure
01:09:03mais il peut être important
01:09:08donc le sous-jacent
01:09:10de 2027
01:09:10sur la ligne fraude
01:09:12paraît plus solide
01:09:13qu'en 2026
01:09:13et le rendement attendu
01:09:15est plus faible
01:09:16en 2027
01:09:17qu'en 2026
01:09:17est-ce qu'ensuite
01:09:18on tombera pile
01:09:19sur le rendement prévu
01:09:20c'est très difficile
01:09:21à estimer
01:09:22mais voilà les éléments
01:09:23qui ont été portés
01:09:24à notre connaissance
01:09:25et qui nous amènent
01:09:26à considérer
01:09:26que l'estimation
01:09:29n'est pas irréaliste
01:09:30juste un mot
01:09:31sur votre question
01:09:32concernant les 3%
01:09:33de déficit
01:09:35parce que c'est
01:09:36un sujet
01:09:36sur lequel on a discuté
01:09:37et sur lequel
01:09:38je voudrais
01:09:39faire un peu
01:09:40de pédagogie
01:09:42il y a deux engagements
01:09:43européens
01:09:44à ce stade
01:09:46concernant la trajectoire
01:09:47de finances publiques
01:09:47de la France
01:09:48la dépense primaire
01:09:50nette d'une part
01:09:50et les 3%
01:09:52de déficit
01:09:52d'autre part
01:09:53avec un objectif
01:09:54à 2029
01:09:56de ce qu'on a compris
01:09:57de la construction
01:09:59a priori
01:10:00ces deux objectifs
01:10:01étaient censés
01:10:02converger
01:10:04et donc être concordants
01:10:06mais la dépense nette
01:10:07est plus facile
01:10:08à contrôler
01:10:08dans les conditions
01:10:10actuelles
01:10:11ce que dit la vie
01:10:12c'est que ces deux objectifs
01:10:14ne sont plus alignés
01:10:16la dépense primaire nette
01:10:17dans le projet
01:10:18indiqué par le gouvernement
01:10:19est tenue
01:10:22mais par contre
01:10:23on n'a pas de projection
01:10:24pour 2029
01:10:25mais ce que dit la vie
01:10:26c'est que la marche
01:10:28devient de plus en plus haute
01:10:29pour atteindre les 3%
01:10:31et on juge cette marche
01:10:32peu plausible
01:10:33pour 2029
01:10:34donc on a ces deux critères
01:10:37la dépense nette
01:10:38sur laquelle on commente
01:10:40et les 3%
01:10:41on n'a pas le budget
01:10:4228 et 29
01:10:43mais il y a des marches hautes
01:10:44et effectivement
01:10:45dans la vie
01:10:45il y a des illustrations
01:10:46de cas d'études
01:10:47avec des consolidations
01:10:48très fortes
01:10:48mais dans des conditions
01:10:49qui ne sont pas celles
01:10:50de la France en 2027
01:10:51donc à l'appréciation
01:10:52en tout cas
01:10:53les deux critères
01:10:53ne sont plus alignés
01:10:54et le dernier élément
01:10:57qui est un élément
01:10:58plus de stabilisation
01:11:00macroéconomique
01:11:01l'enjeu de la stabilisation
01:11:03de la dette
01:11:04il s'articule
01:11:05à l'évolution
01:11:06du solde primaire
01:11:07de la France
01:11:08et plus les taux
01:11:10d'intérêt apparent
01:11:11de la dette
01:11:11seront élevés
01:11:11plus on aura besoin
01:11:13d'un solde primaire élevé
01:11:14on ne connaît pas
01:11:15les taux dans le futur
01:11:16mais c'est aussi
01:11:18ce qui fait l'intérêt
01:11:19ça répond un peu
01:11:19à votre question
01:11:20du suivi
01:11:21de la dépense primaire net
01:11:22c'est que
01:11:23en connaissant d'une part
01:11:24les taux d'intérêt
01:11:25et d'autre part
01:11:26le solde primaire
01:11:27on sait à quel niveau
01:11:28il faudrait monter
01:11:29le solde primaire
01:11:30pour stabiliser
01:11:31la dette publique
01:11:33nos hypothétiques lois
01:11:35de programmation
01:11:35de finances publiques
01:11:36que nous approuvons
01:11:38que nous approuvons pas
01:11:39mais en tous les cas
01:11:40posent un sujet
01:11:41véritable
01:11:42sur le maintien
01:11:44des trajectoires
01:11:45au-delà des aléas
01:11:46de géopolitique
01:11:47ou mondiaux
01:11:48ou parfois intérieurs
01:11:50ne pensez-vous pas
01:11:51que la règle d'or
01:11:52serait salvatrice
01:11:54pour la protection
01:11:55des intérêts
01:11:56des générations futures
01:11:58c'est-à-dire
01:11:59d'inviter le parlement
01:12:01à ne plus voter
01:12:02de budget déficitaire
01:12:03et si c'était le cas
01:12:04si c'était le cas
01:12:05en cours d'exécution
01:12:07de loi de finances
01:12:07de le faire voter
01:12:09sur le déficit
01:12:10qui sans doute
01:12:11changerait la position
01:12:12de beaucoup parlementaires
01:12:14Il y a une seule question
01:12:15dans vos questions
01:12:15qui s'adresse un peu à nous
01:12:17qui est votre question
01:12:18intermédiaire
01:12:19sur des règles
01:12:20potentiellement
01:12:20qu'il faudrait déterminer
01:12:21pour au fond
01:12:22tenir un cap pluriannuel
01:12:24ce n'est pas
01:12:25au conseil
01:12:25et au finance public
01:12:26de se prononcer
01:12:26sur les règles
01:12:27que les parlementaires
01:12:28ou que le parlement
01:12:29ou que le gouvernement
01:12:30d'ailleurs voudrait
01:12:30instituer
01:12:31en revanche
01:12:32nous sommes nous
01:12:33un des éléments
01:12:33de la gouvernance
01:12:34des finances publiques
01:12:35notamment de la gouvernance
01:12:36annuelle
01:12:36et de la cohérence
01:12:37pluriannuelle
01:12:38et je pense que vous avez
01:12:39entendu par nos deux voix
01:12:40que nous sommes
01:12:41un prêt
01:12:43au conseil
01:12:44à jouer un rôle
01:12:45plus important
01:12:46si telle est la volonté
01:12:47du parlement
01:12:47et que nous avons
01:12:48des idées assez concrètes
01:12:50d'éléments
01:12:51qui sans changer
01:12:51le cadre général
01:12:52pourraient à court terme
01:12:53déjà mieux vous éclairer
01:12:55notamment
01:12:56un avis indépendant extérieur
01:12:58sur la politique
01:12:59la trajectoire
01:13:00de la politique
01:13:01inchangée
01:13:02ce qui est certain
01:13:03c'est que nous avons
01:13:04commencé un travail
01:13:04aussi de revue
01:13:05de ce que font
01:13:06nos autres homologues
01:13:07européens
01:13:07instituts budgétaires
01:13:08indépendants
01:13:09sur la manière
01:13:10dont ils travaillent
01:13:11appuient et soutiennent
01:13:12les travaux des parlements
01:13:13partout en Europe
01:13:14et qu'il va sans dire
01:13:16que sur la dynamique
01:13:17notamment pluriannuelle
01:13:18ça rejoint un peu
01:13:19la question du député
01:13:20Mandeau
01:13:20si nous voulions
01:13:22évaluer plus fortement
01:13:23la soutenabilité
01:13:24pluriannuelle
01:13:24des trajectoires
01:13:25de la finance publique
01:13:26nous pourrions
01:13:27de nouveau le faire
01:13:28si tel était le mandat
01:13:30mais nous aurions besoin
01:13:31d'un certain nombre
01:13:31d'éléments
01:13:31d'informations
01:13:33de projections
01:13:34plus approfondies
01:13:36Peut-on parler
01:13:37d'une stabilité fiscale
01:13:38comme l'indique
01:13:39le gouvernement
01:13:40alors que le taux
01:13:41de prélèvement obligatoire
01:13:42augmente encore
01:13:43de 43,9 en 26
01:13:45à 44,2 en 27
01:13:48soit 10 milliards
01:13:49d'aggravation
01:13:50de la pression fiscale
01:13:50d'ailleurs vous soulignez
01:13:51que la hausse
01:13:52de 48 milliards
01:13:53des prélèvements
01:13:54obligatoires
01:13:55en valeur
01:13:56s'analyse
01:13:57en 31 milliards
01:13:58de croissance spontanée
01:13:59et 17 milliards
01:14:00d'impôts nouveaux
01:14:02Deuxième question
01:14:03d'après
01:14:06votre avis
01:14:07la réduction
01:14:08des déficits publics
01:14:09en pourcentage du PIB
01:14:10de 5,4 en 2026
01:14:12prévisionnel
01:14:13à 5% en 2027
01:14:15s'expliquerait
01:14:16par un effort
01:14:18structurel
01:14:18de 28 milliards
01:14:19dont 17
01:14:20sur les recettes
01:14:21et 11 milliards
01:14:22sur les dépenses
01:14:23mais le gouvernement
01:14:24lui
01:14:24nous explique
01:14:26que l'effort
01:14:27il est de 43 milliards
01:14:28dont 18 milliards
01:14:30en recettes
01:14:30et 25 milliards
01:14:31en dépenses
01:14:32alors ces deux
01:14:33estimations
01:14:34sont cohérentes
01:14:35en matière de recettes
01:14:36mais pas du tout
01:14:36en matière de défense
01:14:37comment expliquez-vous
01:14:38cet écart
01:14:39de 11 milliards
01:14:40dans un cas
01:14:40et de 25 milliards
01:14:41dans l'autre
01:14:42la troisième question
01:14:44vous mettez
01:14:44dans un avis
01:14:45je cite
01:14:46vous parlez
01:14:47du retour
01:14:48au 3%
01:14:49en 2029
01:14:50les retards
01:14:51successifs
01:14:52pris
01:14:52dans le redressement
01:14:54des comptes publics
01:14:55compliquent grandement
01:14:56l'atteinte
01:14:57d'un tel objectif
01:14:58et rendent très peu
01:14:59vraisemblable
01:15:00sa concrétisation
01:15:02et pourriez-vous
01:15:03nous dire
01:15:04quelles vont être
01:15:04les conséquences
01:15:05une nouvelle fois
01:15:06du non-respect
01:15:06par la France
01:15:07de ses engagements
01:15:08européens
01:15:10quatrième question
01:15:11comment s'explique
01:15:13l'effondrement
01:15:14des recettes
01:15:14non fiscales
01:15:15de l'Etat
01:15:16qui passe
01:15:17je vous donne les chiffres
01:15:1824 milliards
01:15:18en 2025
01:15:1933 milliards 6
01:15:20en 2026
01:15:21et 16 milliards 7
01:15:22en 2027
01:15:23il n'y a eu pas
01:15:25des recettes
01:15:25exceptionnelles
01:15:26non renouvelables
01:15:27en 2026
01:15:28notamment les versements
01:15:30de l'Union européenne
01:15:30sur le solde
01:15:32du plan de relance
01:15:33des dividendes
01:15:35exceptionnels
01:15:35ou d'autres recettes
01:15:36exceptionnelles
01:15:37et puis dernière question
01:15:39sur les collectivités
01:15:40locales
01:15:40l'effort demandé
01:15:42est concentré
01:15:43sur la baisse
01:15:44des investissements
01:15:45la réduction
01:15:46du taux de FCTVA
01:15:47de 16 à 11%
01:15:50ça rapporte
01:15:51entre guillemets
01:15:52c'est une économie
01:15:53de 2 milliards 100
01:15:54et aussi
01:15:55sur un nouveau
01:15:56usine à gaz
01:15:57qui s'appelle
01:15:58le CPEB
01:15:59alors pensez-vous
01:16:01que ces deux mesures
01:16:02sont susceptibles
01:16:03de maintenir
01:16:04à zéro
01:16:04la totalité
01:16:05des dépenses
01:16:06des collectivités
01:16:07territoriales
01:16:09sur l'écart
01:16:10de 11 milliards
01:16:10que vous avez relevé
01:16:11il me semble
01:16:13qu'en fait
01:16:14ils font référence
01:16:16aux deux concepts
01:16:18qu'on a exposés
01:16:20d'une part
01:16:20l'évolution
01:16:21à politique inchangée
01:16:22ce qu'on appelle
01:16:23le tendanciel
01:16:23et d'autre part
01:16:25l'effort structurel
01:16:27qui est une évaluation
01:16:28statique
01:16:28par rapport au budget
01:16:29de l'année précédente
01:16:30donc nous
01:16:31on a concentré
01:16:32notre analyse
01:16:33sur l'effort structurel
01:16:34et donc c'est le tableau
01:16:36numéro 7
01:16:37dont je vous avais parlé
01:16:39peut-être
01:16:39une réponse
01:16:41qui ira un peu plus loin
01:16:42sur les 3%
01:16:43et les critères européens
01:16:45plusieurs éléments
01:16:46j'ai dit
01:16:47dans mon exposé
01:16:48sur 2026
01:16:48que les chiffres
01:16:49que nous donnait
01:16:50le gouvernement
01:16:51faisaient état
01:16:51d'un léger dépassement
01:16:52de la dépense nette
01:16:54par rapport au plafond
01:16:55fixé par la commission européenne
01:16:56qui est un plafond
01:16:57à la fois annuel
01:16:58et cumulé
01:17:00cela étant
01:17:01d'une part
01:17:02le dépassement est léger
01:17:03et d'autre part
01:17:03le gouvernement fait remarquer
01:17:04qu'il existe une marge
01:17:06de tolérance
01:17:06fixée par l'union européenne
01:17:09et que en fait
01:17:09le dépassement est inférieur
01:17:10à la marge de tolérance
01:17:12donc pour ce qui concerne
01:17:132026
01:17:13le haut conseil
01:17:15a choisi de commenter
01:17:16le chiffre
01:17:16on dépasse le trait
01:17:18mais
01:17:18il ne nous semble pas
01:17:20qu'il y ait des conséquences
01:17:21directes
01:17:22pour ce qui est des 3%
01:17:24on a eu
01:17:25notamment
01:17:25dans le cadre
01:17:26des réflexions
01:17:27qu'on fait
01:17:27sur les instituts
01:17:29budgétaires indépendants
01:17:30européens
01:17:30et notre place
01:17:31l'occasion
01:17:32d'entendre
01:17:33des représentants
01:17:34de la commission européenne
01:17:35et on leur a posé
01:17:36la question
01:17:36on a ces deux critères
01:17:38les 3% d'un côté
01:17:39et le contrôle
01:17:40de la dépense nette
01:17:41de l'autre
01:17:41finalement
01:17:42quel est le critère
01:17:43que vous privilégiez
01:17:46mon interprétation
01:17:46de la réponse
01:17:47c'est que
01:17:48les deux critères existent
01:17:49mais qu'aujourd'hui
01:17:50l'union européenne
01:17:51met en avant
01:17:52la dépense nette
01:17:54et c'est ce critère
01:17:55qu'elle suit
01:17:56de manière privilégiée
01:17:56donc le nouveau
01:17:57qui est indiqué
01:17:58dans les traités
01:17:58les deux critères
01:18:00coexistent néanmoins
01:18:01dans les textes
01:18:01d'une part
01:18:02des recettes
01:18:04qui seraient
01:18:05pour les collectivités
01:18:07locales
01:18:07en hausse
01:18:08de 1,5%
01:18:09recettes
01:18:11totales
01:18:11des collectivités
01:18:13locales
01:18:14en hausse
01:18:16de 1,5%
01:18:17en 2027
01:18:18et un certain
01:18:19nombre de mesures
01:18:20donc
01:18:21qui s'appliquent
01:18:22sur le FCTVA
01:18:23qui
01:18:24et des
01:18:25prévisions
01:18:26de dépenses
01:18:27d'investissement
01:18:27qui aboutissent
01:18:28à ce qu'à la fin
01:18:29en dépenses
01:18:30effectivement
01:18:31mesurables
01:18:32il y aurait
01:18:33une hausse
01:18:33de 1 milliard
01:18:34d'euros
01:18:34des dépenses
01:18:35fonctionnement
01:18:36plus investissement
01:18:36des collectivités
01:18:38le choix
01:18:39du gouvernement
01:18:40vous l'avez compris
01:18:40c'est de piloter
01:18:41les concours
01:18:43financiers
01:18:43aux collectivités
01:18:44c'est de piloter
01:18:45les transferts
01:18:46aux collectivités
01:18:46de du coup
01:18:48caler des recettes
01:18:50de fonctionnement
01:18:51qui seraient en hausse
01:18:52de l'équivalent
01:18:53de l'inflation
01:18:54et d'avoir
01:18:55des dépenses
01:18:55d'investissement
01:18:56qui elle serait en baisse
01:18:58et qui du coup arriverait
01:19:00à 1 milliard
01:19:01de hausse totale
01:19:02des dépenses
01:19:02totales
01:19:03fonctionnement
01:19:04plus investissement
01:19:04des collectivités
01:19:05est-ce que cela nous semble
01:19:08crédible ou pas
01:19:08vous savez que nous
01:19:10on n'est pas là
01:19:11pour savoir
01:19:11si c'est crédible ou pas
01:19:12on est là pour savoir
01:19:12qu'est-ce qui est dans le budget
01:19:13est-ce que au fond
01:19:15les mesures
01:19:17présentées
01:19:17peuvent aboutir
01:19:18à ces réalités
01:19:19si les recettes
01:19:21n'augmentent pas
01:19:21les collectivités
01:19:22ne dépensent pas
01:19:23donc il y a une forme
01:19:25de mécanique
01:19:25directe
01:19:26la question ensuite
01:19:27c'est est-ce que
01:19:28sur l'investissement
01:19:29les prévisions
01:19:30de dépenses
01:19:30d'investissement
01:19:31sont celles
01:19:32qui sont
01:19:32effectivement
01:19:33ce que feront
01:19:34les collectivités
01:19:35là aussi c'est
01:19:36apprécié par le gouvernement
01:19:37dans ses relations
01:19:38avec les collectivités
01:19:39sur la dynamique
01:19:39d'investissement
01:19:40au vu du cycle électoral
01:19:41en fait l'aléa
01:19:43le principe principal
01:19:43c'est sur la dépense
01:19:44d'investissement
01:19:45c'est pas tellement
01:19:45sur la dépense
01:19:46de fonctionnement
01:19:46pour aller au but
01:19:47monsieur le député
01:19:49de votre question
01:19:51merci monsieur
01:19:52et enfin sur les recettes
01:19:54hors prélèvement
01:19:55obligatoire
01:19:55c'est un élément
01:19:56important
01:19:56parce que c'est
01:19:56quelque chose
01:19:57qui est parfois
01:19:57mal estimé
01:19:58aujourd'hui
01:19:59vous avez
01:20:00250 milliards d'euros
01:20:01à peu près d'écart
01:20:02pour passer du taux
01:20:04de prélèvement obligatoire
01:20:0444,2 points de PIB
01:20:06et aboutir
01:20:08aux recettes totales
01:20:09du PIB
01:20:10qui sont d'environ
01:20:1252 points de PIB
01:20:13puisque vous avez
01:20:13des dépenses
01:20:14à peu près à 57% de PIB
01:20:15et vous avez un déficit
01:20:16à 5%
01:20:17donc les recettes totales
01:20:18c'est 52
01:20:19pour passer de 44%
01:20:20de prélèvement obligatoire
01:20:21à 52% de recettes totales
01:20:22entre les deux
01:20:23vous avez des recettes
01:20:24hors prélèvement obligatoire
01:20:24qui ont pris une place
01:20:25importante désormais
01:20:26mais qui ont une caractéristique
01:20:28c'est qu'elles sont volatiles
01:20:29et donc vous avez
01:20:30des mouvements
01:20:30assez importants
01:20:31d'une année sur l'autre
01:20:31sur cette dynamique
01:20:32de recettes
01:20:33hors prélèvement obligatoire
01:20:34c'est pourquoi
01:20:35vous vous demandez
01:20:35est-ce qu'il y a des recettes
01:20:36dites exceptionnelles
01:20:37qui pourraient avoir
01:20:38des effets négatifs
01:20:39en 27 dans un sens
01:20:40ou dans l'autre
01:20:40oui
01:20:41et donc nous avons
01:20:44aujourd'hui estimé
01:20:45que les recettes
01:20:47par exemple
01:20:48non fiscales
01:20:49s'élèveraient en 2027
01:20:52à 16,3 milliards
01:20:54soit 4 milliards
01:20:55de moins qu'en 2026
01:20:57notamment
01:20:57parce que c'est la poursuite
01:20:59de la baisse
01:20:59des fonds de relance
01:21:01que vous citiez
01:21:04elle s'élèverait
01:21:06en 2027
01:21:08il y aurait
01:21:0816 milliards
01:21:10de recettes non fiscales
01:21:11soit 4 milliards
01:21:11de moins qu'en 2026
01:21:12et c'est l'effet
01:21:14donc de la baisse
01:21:15des versements
01:21:15du fonds de relance
01:21:16mais aussi
01:21:16une hypothèse
01:21:18de normalisation
01:21:18des dividendes
01:21:19d'entreprises publiques
01:21:20après plusieurs années élevées
01:21:21pour 2027
01:21:22chacun s'accorde
01:21:23à dire que les guerres
01:21:24la montée des impérialismes
01:21:25avec leur corollaire
01:21:26sur les prix des énergies
01:21:28et d'abord le pétrole
01:21:28mais aussi sur les sanctions
01:21:29douanières
01:21:30existantes ou putatives
01:21:31ont des conséquences
01:21:33très néfastes
01:21:33sur la vie
01:21:34des habitants
01:21:34de notre pays
01:21:35et on le voit
01:21:35tous les jours
01:21:35j'ai bien entendu
01:21:37les précautions
01:21:37qui sont les vôtres
01:21:38Madame la Présidente
01:21:39qui sonnent comme
01:21:39un petit désaveu
01:21:40pour les prévisions
01:21:42gouvernementales
01:21:42d'ailleurs
01:21:43elle ne s'en entend plus
01:21:43que le moteur
01:21:44de la croissance
01:21:45que ce soit
01:21:45la consommation
01:21:46des ménages
01:21:46ou l'investissement
01:21:47des entreprises
01:21:48vont être très impactés
01:21:49par la baisse
01:21:50du pouvoir d'achat
01:21:50que vient de documenter
01:21:52l'INSEE
01:21:52avec une deuxième année
01:21:53de recul
01:21:54de 0,7%
01:21:55par unité de consommation
01:21:57le salaire réel
01:21:58par tête
01:22:00l'inflation est repartie
01:22:02à la hausse en septembre
01:22:03sous l'effet de l'énergie
01:22:04et des produits frais
01:22:05alors au-delà même
01:22:06des 1% de croissance
01:22:07comment expliquez-vous
01:22:08que l'augmentation
01:22:08de la TVA
01:22:09de 2 milliards d'euros
01:22:10sachant que la TVA
01:22:11sur l'essence
01:22:12est en train de s'effondrer
01:22:13comme vous l'avez documenté
01:22:14pour la TICPE
01:22:15le HCFP
01:22:16qui est là
01:22:17pour évaluer les hypothèses
01:22:18aurait donc pu conclure
01:22:19que la spirale négative
01:22:21continuerait en 2027
01:22:22sachant que les inégalités
01:22:23continuent elles-mêmes
01:22:24d'exploser
01:22:25et c'est le grand absent
01:22:26du PLF
01:22:27et donc de votre avis
01:22:28la réalité
01:22:29de la bulle patrimoniale
01:22:30qui gonfle sans cesse
01:22:31sans volonté
01:22:32de faire cesser
01:22:32cette société
01:22:33de rentiers et d'héritiers
01:22:34qui se construit
01:22:35enfin vous avez exprimé
01:22:36les grandes inquiétudes
01:22:37face à la dette
01:22:38et le financement du déficit
01:22:39à des taux à 10 ans
01:22:40qui aggravent
01:22:41la charge de la dette
01:22:42de manière très importante
01:22:43alors si ce n'est le HCFP
01:22:45j'invite la Cour des comptes
01:22:46à réfléchir
01:22:47à sortir notre dette
01:22:48des griffes
01:22:49des marchés financiers
01:22:50grâce à des outils
01:22:51que vous connaissez
01:22:52tels que les fonds souverains
01:22:53une épargne fléchée
01:22:54on a 6600 milliards
01:22:56d'épargne privée
01:22:57voire un circuit
01:22:58du trésor européen
01:23:00alors monsieur le député
01:23:01on n'est pas saisi
01:23:02sur les éléments
01:23:02effectivement que vous citez
01:23:04puisqu'il n'y a pas
01:23:05de saisine
01:23:07sur la bulle patrimoniale
01:23:08ou sur les éléments
01:23:09plutôt structurants
01:23:10de notre réalité économique
01:23:12la Cour des comptes
01:23:13c'est dans un autre lieu
01:23:15si vous souhaitez
01:23:15qu'elle vienne vous présenter
01:23:16ses travaux
01:23:17ou que vous voulez
01:23:17que le conseil des prélèments obligatoires
01:23:19vienne le faire devant vous
01:23:20monsieur le vice-président
01:23:22nous nous tenons à votre disposition
01:23:23mais ce n'est pas
01:23:24l'objet aujourd'hui
01:23:25sur la TVA
01:23:26puisque je crois
01:23:27que c'est un des éléments
01:23:27de votre question
01:23:29la prévision
01:23:30de hausse de TVA
01:23:32de 2,2%
01:23:33donc de hausse
01:23:34de 2,2%
01:23:34de la TVA
01:23:35paraît réaliste
01:23:36puisque la prévision
01:23:37de croissance spontanée
01:23:38inclut une hypothèse
01:23:39de prudence
01:23:40par rapport à la prévision
01:23:41de croissance
01:23:41de la consommation
01:23:42des ménages
01:23:42des consommations
01:23:44intermédiaires
01:23:44des entreprises
01:23:45et de l'investissement
01:23:46ce qui semble justifier
01:23:48au regard des recettes
01:23:49décevantes
01:23:49des dernières années
01:23:51et pour ce qui est
01:23:52de 2026
01:23:53c'est bien de cela
01:23:55dont il s'agit
01:23:56les remontées comptables
01:23:57des 7 premiers mois
01:23:57confortent plutôt
01:23:58la prévision
01:23:59la volatilité
01:24:00des recettes mensuelles
01:24:01elle impose
01:24:01la prudence évidemment
01:24:02puisqu'on sait que souvent
01:24:03le second semestre
01:24:04a été décevant
01:24:04sur la TVA
01:24:05donc ça nous appelle
01:24:06à la prudence
01:24:07mais l'estimation
01:24:09au final
01:24:09paraît réaliste
01:24:10au vu des éléments
01:24:10qui nous ont été transmis
01:24:11tout d'abord
01:24:12monsieur Zemmour
01:24:14vous avez repris
01:24:15monsieur Tanguy
01:24:16tout à l'heure
01:24:17en lui expliquant
01:24:18que les 0,2 points
01:24:19de croissance
01:24:20étaient assez marginales
01:24:21ça fait quand même
01:24:226 milliards d'euros
01:24:23donc c'est pas
01:24:24tellement marginal
01:24:26Madame la Présidente
01:24:27hier ministre
01:24:27des Comptes Publics
01:24:28aujourd'hui
01:24:28présidente du Haut Conseil
01:24:29le macronisme
01:24:30note désormais
01:24:31sa propre copie
01:24:33et même noté
01:24:34par l'une des tiennes
01:24:35il échoue
01:24:36votre avis chiffre
01:24:37le matraquage
01:24:3817 milliards d'impôts
01:24:39et de cotisations
01:24:41supplémentaires
01:24:42pour la troisième année
01:24:43des consécutives
01:24:44et qui paye
01:24:45les retraités
01:24:451,4 milliard
01:24:46avec l'abattement
01:24:47plafonné
01:24:47les malades
01:24:48et les accidentés
01:24:49du travail
01:24:501,4 milliard
01:24:51sur leur indemnité
01:24:51journalière
01:24:52même la participation
01:24:54au héritage
01:24:54du général de Gaulle
01:24:55passe à la caisse
01:24:56avec l'intéressement
01:24:573,7 milliards
01:24:58et le budget
01:24:59compte en plus
01:25:00sur 1,2 milliard
01:25:01de hausse d'impôts locaux
01:25:03on gêne les retraites
01:25:04des classes moyennes
01:25:05et le point d'indice
01:25:06des policiers
01:25:07et des soignants
01:25:07mais l'aide médicale
01:25:08d'Etat
01:25:08elle ne perd pas
01:25:09un euro
01:25:10et la lutte
01:25:10contre la fraude
01:25:11chiffrée à 1,5 milliard
01:25:12en 2026
01:25:13a disparu
01:25:14pour ressurgir
01:25:15à 1 milliard
01:25:16en 2027
01:25:16pendant ce temps
01:25:18la dette approche
01:25:18122% du PIB
01:25:19elle a pris
01:25:20plus de 1000 milliards
01:25:21depuis 2017
01:25:22les intérêts
01:25:24atteindront
01:25:2491 milliards
01:25:26près de 30
01:25:27de plus
01:25:27que la loi
01:25:27de programmation
01:25:28militaire
01:25:30la France
01:25:30emprunte désormais
01:25:31plus cher
01:25:32que l'Espagne
01:25:32et le Portugal
01:25:33l'Italie
01:25:34et la Grèce
01:25:34un pays
01:25:35qui paye davantage
01:25:36ses créanciers
01:25:36que son armée
01:25:37n'est plus souverain
01:25:38et vous vous êtes déporté
01:25:40sur 2026
01:25:40quand votre avis pointe
01:25:41le retard accumulé
01:25:42en 2026
01:25:43et en 2027
01:25:44on ne se déporte pas
01:25:45de son propre bilan
01:25:46nous proposons l'inverse
01:25:48zéro impôt nouveau
01:25:49l'aide médicale d'urgence
01:25:50à la place de l'AME
01:25:51la chasse à la fraude
01:25:53moins de bureaux
01:25:53et pas moins de policiers
01:25:55l'équilibre en 2032
01:25:56ma question est simple
01:25:57confirmez-vous
01:25:58oui ou non
01:25:59que l'effort de 2027
01:26:00repose d'abord sur les impôts
01:26:01et les cotisations
01:26:01des français
01:26:02je vous remercie
01:26:03Monsieur le député
01:26:04vous avez dans notre avis
01:26:06le détail
01:26:07si on prend
01:26:07l'appréciation
01:26:08de l'effort
01:26:10de manière directe
01:26:12c'est-à-dire
01:26:12un effort structurel
01:26:13primaire
01:26:13il est de 17 milliards
01:26:15en recettes nouvelles
01:26:17il est de 23 milliards
01:26:19en efforts de dépenses
01:26:21dont il faut retrancher
01:26:2112 milliards
01:26:22d'effets de la charge
01:26:23d'intérêt
01:26:23pour avoir un effet
01:26:25non plus primaire
01:26:26mais structurel
01:26:27ce qui amène
01:26:29à 17 milliards
01:26:29de mesures nouvelles
01:26:30et 11 milliards
01:26:31effectivement
01:26:32d'efforts directs
01:26:32sur la dépense
01:26:34si vous voulez raisonner
01:26:35par rapport
01:26:36et donc
01:26:37avec le ratio
01:26:3917 recettes
01:26:4111 dépenses
01:26:42pour un total
01:26:42de 28 milliards
01:26:43si vous voulez raisonner
01:26:44par rapport
01:26:45à une politique inchangée
01:26:46je le répète
01:26:48les 43 milliards
01:26:49d'efforts
01:26:49se décomposent
01:26:50en 18 milliards
01:26:51de mesures en recettes
01:26:52et 25 milliards
01:26:53en mesures d'économie
01:26:54en dépense
01:26:54ce qui est plutôt proche
01:26:55de moitié-moitié
01:26:57néanmoins je le redis
01:26:58nous n'avons pas pu
01:26:59contre-expertiser
01:27:00ce tendanciel
01:27:01et nous souhaiterions
01:27:02évidemment
01:27:02pouvoir le faire
01:27:03si telle était la volonté
01:27:04non seulement du gouvernement
01:27:05mais également de vous
01:27:06parlementaires
01:27:06voilà pour les temps forts
01:27:08de cette audition
01:27:08sur le budget 2027
01:27:10à bientôt sur LCP
01:27:12Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:15Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:17Sous-titrage Société Radio-Canada