- il y a 21 minutes
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00:00Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans votre nouveau rendez-vous sur Médien TV, le carrefour du soir.
00:06Chaque soir, nous reviendrons sur l'effet marquant de la journée avec des invités pour décrypter l'actualité et aller
00:13au-delà des titres.
00:14Nous irons aussi sur le terrain, sur le terrain avec Rachid Farhan pour comprendre le peuple, avec le Vox Peuple.
00:22Rachid Farhan ira à votre rencontre pour prendre le pont de la société marocaine et recueillir vos réactions.
00:28Et puis nous irons aussi voir ce qui se joue ailleurs dans le monde avec la carte blanche.
00:33Tous les soirs, nos correspondants nous apporteront leur regard depuis les grandes capitales mondiales.
00:39Ce soir, direction les Etats-Unis avec Calvin Dark, où se joue une bataille décisive pour le contrôle du Congrès
00:47à un mois des élections de mi-mandat.
00:50Et pour mieux comprendre l'actualité, nous pourrons compter tous les soirs sur nos chroniqueurs.
00:56Bonsoir à toutes et bonsoir Nasser.
00:59Bonsoir Salma.
01:01Et donc on va commencer par Rita Zin qui nous présentera tous les soirs son dossier du soir.
01:05Bonsoir Rita.
01:06Bonsoir Salma.
01:07Et donc Rita, chaque soir, vous allez croiser votre regard avec celui de Bachir Thiam, rédacteur en chef à Médien
01:14TV,
01:14qui nous rejoindra tout à l'heure au programme ce soir.
01:18Rita, pour votre dossier.
01:19Au programme ce soir, la participation politique des femmes à la lumière des législatives de 2026,
01:25mais aussi le baromètre de cette participation.
01:28Merci beaucoup Rita.
01:30On vous retrouve tout à l'heure.
01:32L'économie sera aussi au rendez-vous avec Nasser Dindh Ounaïm, que je vous ai déjà présenté.
01:37Bonsoir Nasser Dindh.
01:39Bonsoir Salma.
01:40Alors, qu'est-ce qui a retenu votre attention pour votre point éco ce soir ?
01:44Ce soir, on parlera carburant et on parlera d'un chiffre, celui des 100 millions de barils de carburant qui
01:49vont être libérés par le G7.
01:51Merci beaucoup Nasser.
01:52On vous retrouve aussi tout à l'heure.
01:55Et dans le flot de l'actualité, certaines informations méritent qu'on s'y arrête pour les vérifier.
02:01On a donc trouvé la solution pour vous avec Check Plus avec Sarah Hamnib.
02:06Bonsoir Sarah.
02:07Bonsoir Salma.
02:07Sarah, quelle information avez-vous décidée, avez-vous repérée ?
02:12Quelle information allez-vous débunker ce soir Sarah ?
02:14Alors au programme ce soir, une fake news autour de la crise de Septa.
02:19Et aussi, je vous emmènerai plus tard au Japon pour débunker une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux.
02:25Je n'en dis pas plus.
02:26Suspense, suspense donc.
02:28Merci beaucoup Sarah.
02:29Et puis tous les soirs, c'est Nargis Bachiri qui mènera le jeu côté sport.
02:35Bonsoir Nargis.
02:36Bonsoir Salma.
02:37Alors sur quel terrain vous allez nous emmener ce soir Nargis ?
02:40Sur le terrain des Lyons de l'Atlas.
02:41Leur première trêve internationale s'est terminée hier.
02:45On débriefera en fin de Carrefour du Soir leur dossier tout simplement.
02:50Merci beaucoup Nargis.
02:51Donc vous connaissez l'équipe, vous avez le programme, le Carrefour du Soir.
02:55C'est parti et on commence tout de suite avec les titres de votre journal.
03:01Après les décisions prises par plusieurs partis ce week-end, les consultations politiques au Maroc s'apprêtent à franchir un
03:09cap déterminant cette semaine pour la formation de la prochaine majorité gouvernementale.
03:17Et le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, convoque des élections anticipées le 29 novembre.
03:24Une décision prise trois jours après le rejet des mesures de son gouvernement pour sortir de la crise du logement.
03:33Et les forces gouvernementales yéménites soutenues par l'Arabie saoudite lancent une offensive sur la capitale Sanaa aux mains des
03:40Houthis.
03:41En réponse, les rebelles pro-iraniens avertissent d'attaquer l'espace aérien saoudien.
04:03Et donc je vous le disais en titre au Maroc, les consultations politiques s'apprêtent à franchir un cap déterminant
04:09cette semaine pour la formation de la prochaine majorité gouvernementale.
04:13Avec l'ouverture des prochaines négociations plus concrètes sur la composition et les priorités du futur exécutif.
04:21Réunis samedi en session extraordinaire, les conseils nationaux de plusieurs formations arrivaient en tête des dernières élections législatives.
04:29ont clarifié leur position comme le RNI et l'Estiklal.
04:33Au centre de ce processus se trouve le PAM en tête des élections.
04:38Son conseil national a donné mandat à Fatima Zahra El Mansouri,
04:42chef du gouvernement désigné et coordinatrice générale de la direction collective du parti,
04:48pour conduire les prochaines consultations.
04:50La prochaine configuration de la majorité dépendra également des positions du PPS,
04:56du mouvement populaire, de l'Union constitutionnelle et de l'USFP.
05:01Les prochains jours devraient donc être déterminants.
05:04Une semaine décisive pour la configuration finale des alliances et des équilibres qui émergeront entre les différents partis.
05:14Et le Front des forces démocratiques, le Parti de l'équité, le Parti des néo-démocrates et le Parti de
05:22l'unité et de la démocratie,
05:24ont annoncé la formation d'un groupement parlementaire commun à la Chambre des représentants.
05:30Les partis ont annoncé que cette initiative vise à insuffler une nouvelle dynamique à la pratique parlementaire
05:36et faire de l'action parlementaire une force de proposition et un levier pour des nouvelles initiatives législatives de poids.
05:45Le dit gouvernement parlementaire annoncé se compose de six parlementaires,
05:49suite aux résultats obtenus aux élections législatives du 23 septembre.
05:53Le FFD et le PE, deux sièges chacun, et un siège chacun pour le PND et le PUD.
06:01Et clap de fin pour la 15e législature espagnole.
06:06Pedro Sanchez a annoncé la convocation d'élections législatives anticipées le 29 novembre prochain.
06:12Cette démarche intervient après une union des droites qui s'est traduite par le rejet au Parlement des décrets
06:19contre la crise du logement en Espagne.
06:22Dina Brini nous en dit plus.
06:24Coup de théâtre en Espagne.
06:26Le Premier ministre Pedro Sanchez annonce des élections législatives anticipées le 29 novembre prochain,
06:33près de huit mois avant la fin prévue de la législature.
06:36Une décision prise après le rejet vendredi au Parlement de plusieurs mesures sur le logement,
06:42notamment pour protéger les locataires vulnérables et limiter les expulsions.
06:52Nous devons renouveler et élargir le soutien de la population afin de mener en profondeur
06:57les réformes qui restent à accomplir et dont nous avons besoin pour permettre aux citoyens
07:02de réduire ces niveaux d'inégalité.
07:04Nous devons nous mobiliser et obtenir du Parlement une majorité progressiste beaucoup plus large
07:10avec laquelle nous pourrons faire plier les élites, conquérir de nouvelles avancées sociales
07:15et continuer à transformer l'Espagne.
07:17C'est pourquoi, après en avoir informé comme il se doit le chef de l'État,
07:21j'ai décidé de convoquer un conseil des ministres extraordinaires ce matin même
07:26afin de dissoudre le Parlement et de convoquer des élections générales
07:31qui se tiendront le dimanche 29 novembre, conformément au délai prévu par la loi.
07:41Dans la rue, certains voient dans ces élections une occasion de tourner la page
07:45et de répondre à une situation sociale jugée de plus en plus difficile
07:49entre manque de perspective pour les jeunes, coût de la vie chère et crise du logement.
07:57Je pense que c'est une bonne chose compte tenu de la situation actuelle.
08:01Les élections auraient même pu être convoquées un peu plus tôt.
08:04La situation reste difficile, il suffit de regarder autour de nous.
08:07Les jeunes ont très peu de perspectives d'avenir.
08:10J'aimerais enfin voir arriver au pouvoir un véritable gouvernement de gauche.
08:17Je trouve cela formidable.
08:19Nous avançons et nous mettons fin à son pouvoir
08:21parce qu'il est en train de détruire l'Espagne.
08:23C'est ce que je pense en toute humilité.
08:26C'est une grande victoire pour les manifestants dans la rue.
08:29Jusqu'à la semaine dernière, nous n'aurions jamais imaginé que cela puisse arriver.
08:33Vendredi dernier a montré que le Parlement ne comprend pas les problèmes des citoyens.
08:38Nous traversons une période très difficile avec la hausse du coût de la vie
08:41et surtout les abus sur le marché immobilier.
08:43Aujourd'hui, les élections législatives ont été convoquées
08:45pour tenter de résoudre ces problèmes grâce à la mobilisation dans la rue.
08:50Pour moi, c'est une victoire très importante.
08:53Le gouvernement espagnol se retrouve ainsi sans majorité suffisante pour faire adopter ses principaux textes.
09:00Cette crise intervient alors que la question du logement provoque une forte mobilisation dans le pays
09:05avec des dizaines de milliers de manifestants dans plusieurs villes ce week-end.
09:10Pedro Sánchez renvoie désormais la décision aux électeurs
09:13avec un scrutin qui s'annonce très ouvert.
09:17Et direction la France à présent où plus de 5000 personnes dont 87% de mineurs
09:22ont été placées en garde à vue depuis le début des violences
09:26en marge du mouvement des lycéens commencé mi-septembre
09:29et 14 placements en détention provisoire ont été ordonnés.
09:34C'est ce qu'a indiqué lundi la chancellerie.
09:36Les personnes écrouées sont 10 majeurs et 4 mineurs.
09:40C'est ce que précise le ministère.
09:42La mobilisation est restée forte en ce début de semaine
09:45mais en baisse au regard de celle de vendredi dernier
09:48avec 589 établissements perturbés recensés lundi
09:52sur les 3700 lycées du pays
09:54contre presque 800 vendredi
09:57selon le ministre français de l'Éducation.
10:02Et au Yémen, la coalition militaire dirigée par Riyad
10:06annonce rejoindre l'offensive lancée la veille
10:09par le gouvernement contre les Houthis
10:11100 avions, 2 combats mobilisés pour mener des frappes.
10:16Son porte-parole, le général Turki El Maliki
10:19déclare que la coalition assurait un soutien aérien
10:2224 heures sur 24 aux forces armées yéménites au sol.
10:27Elle assure également la protection aérienne du détroit
10:30de Bab el-Mendeb stratégique
10:32et poursuit ses opérations contre des cibles mobiles.
10:38Et les outils pro-iraniens du Yémen ont averti lundi
10:41que l'espace aérien saoudien n'était pas sûr
10:44pour l'aviation civile, a rapporté leur agence de presse.
10:48Un organisme mis en place par les outils pour l'aviation civile
10:51a adressé un avertissement à toutes les compagnies aériennes
10:55opérant dans l'espace aérien saoudien.
10:58L'espace aérien du royaume saoudien n'est pas sûr
11:03et sera le théâtre d'opérations de nos forces armées,
11:06ajoute le communiqué.
11:12Benyamin Netanyahou a affirmé lundi,
11:15lors d'une cérémonie commémorant les attaques du Hamas en Israël
11:20le 7 octobre 2023,
11:22que le mouvement palestinien n'aurait plus jamais aucun pouvoir
11:25dans la bande de Gaza.
11:27Dans un autre discours prononcé plus tard lundi,
11:30Netanyahou s'est engagé aussi à poursuivre les frappes
11:33contre le Hezbollah
11:34afin de créer une opportunité de paix avec le Liban.
11:38Le Premier ministre israélien s'est attaqué également à l'Iran
11:41en menaçant directement les Ayatollahs de Téhéran.
11:48Dans l'actualité, également la mise en garde du patron
11:52du géant pétrolier saoudien Aramco.
11:55Selon Amin Nasser,
11:57le niveau des stocks mondiaux de pétrole est dangereusement faible.
12:02Il s'est exprimé lors de la conférence Energy Intelligence Forum à Londres,
12:06quelques jours après que les pays du G7
12:09ont annoncé une libération des stocks
12:11pour atténuer les inquiétudes concernant l'approvisionnement.
12:15Nasser qui a insisté sur le fait que le système soit déjà sous pression.
12:24Et puis au Brésil, c'est la surprise.
12:28Flavio Bolsonaro, le fils de l'ancien président,
12:30est arrivé en tête du premier tour de la présidentielle
12:33avec 47% des suffrages.
12:36Lula obtient, lui, 45% des voix.
12:39Il a assuré à ses soutiens qu'il l'emportera au second tour
12:42le 25 octobre prochain,
12:44après avoir admis qu'il ne s'attendait pas à un tel résultat.
12:48Dunia Barouri fait le point.
12:51Le sénateur de 45 ans peut désormais aborder en favori
12:55le second tour face au président sortant de gauche,
12:57Luis Inacio Lula da Silva.
13:00Malgré l'absence du chef de famille inéligible
13:02et assigné à résidence après sa condamnation
13:04pour tentative de coup d'État,
13:06l'ex-président Ger Bolsonaro peut se frotter les mains.
13:09Avec un parlement nettement à droite,
13:10son camp dispose désormais d'une majorité plus solide
13:13pour faire avancer une loi d'amnistie en sa faveur.
13:15Son épouse, Michel Bolsonaro, ainsi que son deuxième fils,
13:19Carlos Bolsonaro, sont eux aussi élus au Sénat.
13:21Sa formation, le Parti libéral, a donc remporté à elle seule
13:2419 sièges sur les 54 qui étaient à pourvoir
13:28et en compte aujourd'hui 28 sur 81 au total.
13:31L'EPL est également le premier parti de la Chambre des députés
13:34avec dans ses rangs le plus jeune des fils Bolsonaro,
13:37Ger Renan, 28 ans.
13:39La mère de Flavio Bolsonaro, Roger Ia,
13:41a en revanche échoué de peu à se faire élire à la Chambre basse.
13:44Le camp Bolsonaro a également effectué une moisson impressionnante
13:48au niveau des gouverneurs.
13:49A Sao Paulo, Tarsicio de Freitas a été réélu dès le premier tour
13:53avec plus de 60% des voix.
13:56Dans le Parana, Sergio Moro, le juge qui avait condamné Lula
13:59pour corruption en première instance, a lui aussi été élu gouverneur.
14:02Et à Rio de Janeiro, le bolsonariste Douglas Ruas a créé la surprise
14:07en devançant largement Eduardo Paez, pourtant en tête des sondages.
14:11Un scrutin qui confirme donc la progression du camp Bolsonaro
14:14et renforce sa position avant le second tour.
14:19Et le prix Nobel de médecine a été décerné à l'américain Karl Deisseroth
14:24et aux Allemands Peter Eggman et Georg Nagel.
14:29Le trio est récompensé pour ses découvertes concernant les canaux ioniques
14:33activés par la lumière et l'optogénétique.
14:36Une méthode qui permet de montrer comment les cellules nerveuses
14:40façonnent les souvenirs, les émotions et les comportements dans le cerveau.
14:45Ce prix donne le coup d'envoi de la saison des récompenses
14:50la plus suivie au monde, dont le point d'orgue sera vendredi
14:55avec l'attribution du prix Nobel de la paix.
15:01Et direction Assela, où Mohamed Mourabiti présente ses dernières créations
15:06dans le cadre du 47e Moussem Culturel International d'Assela.
15:10Mohamed Mourabiti présente l'exposition entre esthétique et spiritualité.
15:16L'artiste s'intéresse particulièrement à la coupole,
15:19avec des arcs, triangles, couleurs qui composent une écriture plastique
15:24pour faire dialoguer l'héritage soufie avec le monde contemporain.
15:28L'exposition est visible jusqu'au 27 décembre à la galerie Mohamed Benaïssa.
15:33Des beaux-arts, on écoute l'artiste.
15:42C'est une invitation que je salue car elle symbolise pour moi une rencontre
15:46entre le Nord et le Sud, le Sud et le Nord.
15:48L'artiste qui partage cette exposition avec moi est Ounes Al-Kharraz,
15:52qui vient du Nord.
15:53Nous le connaissons depuis 30 ans.
15:56Il existe entre nous une amitié ainsi qu'un échange constant
15:59autour de l'art et des idées.
16:01Je travaille beaucoup sur ce qu'on appelle le contraste.
16:03On le retrouve par exemple dans les sanctuaires,
16:06auprès des saints ou dans la culture soufie.
16:08Si vous montez sur n'importe quel toit,
16:11vous voyez à la fois des coupoles et des antennes paraboles.
16:14Entre notre quotidien et cette culture soufie,
16:17j'essaie de transmettre ce contraste au public.
16:20Ce n'est pas une contradiction, c'est un contraste.
16:26Allez, il est maintenant temps de prendre un peu de recul
16:29avec Bachir Tiam et Ritazine.
16:31C'est le dossier du soir.
16:47Bonsoir à tous les deux.
16:49Bonsoir Salman.
16:49Bonsoir Salman.
16:50Ravi d'être avec vous ce soir pour cette première.
16:53Et je commence avec vous, Rita.
16:55Rita, l'association démocratique des femmes du Maroc
16:58a rendu public son baromètre sur la participation politique des femmes.
17:03Et si je ne me trompe pas, vous l'avez lu,
17:06qu'avez-vous retenu, Rita ?
17:08Ce baromètre de la participation politique des femmes,
17:11Salman, ne dresse pas un tableau reluisant pour les partis politiques.
17:14Il révèle surtout les limites du fonctionnement interne de ces partis-là
17:18et leur incapacité finalement à proposer
17:21plus que ce qu'il aurait demandé légalement pour les femmes.
17:25Bachir, vous l'avez lu ?
17:26Elle m'a expliqué plus tôt.
17:28Je ne suis pas à ça.
17:29Mais justement, ce que je retiens, moi, c'est le chiffre de 107.
17:33Je pense que c'est à mettre en perspective.
17:35Parce qu'on parle beaucoup d'évolution en termes d'élection,
17:38en tout cas chez les représentantes de l'agente féminine.
17:41Mais c'est une évolution de 24,3% à 27.
17:45Donc, c'est moins de 3 points.
17:47C'est très peu.
17:47C'est vraiment très peu.
17:49Et tout ça.
17:50Donc, Rita, je pense que cette progression existe, oui.
17:52Mais on va dire simplement que ça ne signifie pas une sorte de féminisation massive,
17:57en tout cas, de ce corps électoral encore.
18:00Donc, un peu pessimiste du coup, Bachir.
18:02Rita ?
18:02Nous avons retenu tous deux, effectivement, ce chiffre de 107 sur 395 élus à la Chambre des représentants.
18:10Surtout parce que le moins que l'on puisse dire est que les partis politiques se révèlent dans ce baromètre
18:17de l'ADFM
18:18incapables d'intégrer des femmes candidates, des femmes élues, en dehors des listes régionales
18:24qui obligent déjà les partis à proposer un total de 90 élus.
18:29Sauf qu'on ne peut pas chercher que les partis, Rita.
18:32Je ne peux pas chercher que les partis, parce que les partis, justement, jouent le jeu.
18:36Ils sont là en train de former des citoyens pour aller au vote.
18:39Ce qui pose problème aujourd'hui, je pense, en tout cas dans ce segment de la population,
18:43donc notamment l'agente féminine, c'est qu'elles ne s'engagent pas,
18:46elles ne s'engagent pas fortement dans le jeu politique.
18:49C'est ça le problème qui se pose encore.
18:51Ce qui pose problème, surtout, à partir de ce baromètre, et à mon sens également,
18:55est que les partis politiques s'avèrent ne pas être en harmonie avec le cadre légal
19:02qui impose et qui intègre une discrimination positive, d'abord,
19:07et qui appelle aujourd'hui, plus que jamais, à aller au-delà du quota obligatoire,
19:13du tiers, du quart, et ainsi de suite.
19:16On ne parle même pas de 30%, donc nous ne sommes pas encore au tiers.
19:20Et puis, le plus important est de considérer que les droits acquis finissent par se...
19:28tomber en déperdition, on va dire, lorsqu'ils ne sont pas mis en œuvre.
19:33Et ça commence notamment par le respect de ces partis-là, de ces discriminations positives,
19:38de manière à renforcer leur propre rôle en tant que catalyseurs de changements sociétaux.
19:44Aussi, elle parle de droits acquis.
19:46Quand c'est un droit acquis, c'est acquis.
19:47Je pense que c'est à vie.
19:49Parce que si on replonge encore dans l'histoire,
19:53c'est depuis 1959 que le droit de vote et d'éligibilité des femmes a été acté au Maroc.
19:581959, donc ça ne date pas d'aujourd'hui.
20:01Donc c'est aux femmes de se mobiliser aussi, d'affronter cet enjeu-là,
20:04parce que c'est un enjeu politique et c'est sur ces arènes-là, sur ces tribunes-là,
20:08que se décident et nos droits, et vos droits, et le droit de tout le monde finalement.
20:12Parce que qu'est-ce qui se passe ?
20:14Si on reprend le rythme actuel auquel avancent les femmes dans le jeu politique,
20:18on risque de passer quand même beaucoup, beaucoup de siècles avant d'arriver à cette parité rêvée.
20:24Je rappelle qu'il a fallu attendre d'abord, depuis les premières élections en 1963,
20:28il a fallu attendre 1993, donc 30 ans, pour voir deux premières femmes élues au Maroc.
20:34Je rappelle, c'était Latifa Benani Smires, de l'ISR Kalal bien sûr, et de Badia Skali, de l'USFP.
20:40C'était les deux premières femmes élues en 1993.
20:441993, c'est hier.
20:45Mais ces femmes n'avaient pas de modèle aujourd'hui, vu qu'il y a de plus en plus de
20:49femmes.
20:49Est-ce que vous ne pensez pas que ça peut justement accélérer cette participation politique des femmes à la vie
20:56démocratique du pays ?
20:57Je vais peut-être répondre de ma part et laisser l'état continue.
20:59Effectivement, ça devrait le faire, d'autant plus que la chef, on va dire maintenant, c'est la chef du
21:03gouvernement, est une femme.
21:05C'est pour dire…
21:06Donc c'est plutôt inspirant.
21:07Donc c'est inspirant.
21:08Pour les futures générations.
21:09C'est plutôt inspirant et ça rappelle encore plus l'importance d'avoir plus que des données quantitatives, mais désormais
21:16des données qualitatives.
21:18Surtout lorsqu'on sait que moins de 4 sur 10 partis politiques adhèrent à cette autonomisation politique.
21:26Et il faut savoir également que ni le RNI, ni les SIRLA, ni le PJD, qui sont quand même des
21:32partis très importants en termes de chiffres, ne suivent pas.
21:36En tout cas, à partir de cette évaluation qui, je rappelle, a concerné les 12 partis parmi les plus importants
21:44ayant participé à ces législatives,
21:46un peu plus de 16% n'ont pas pu être évaluées, faute de données d'ailleurs, notamment en termes
21:53de transparence sur le financement de cette autonomisation politique des femmes
21:59et notamment sur la lutte contre la violence politique faite aux femmes, les mécanismes de signalement, de suivi et aussi,
22:08on en parle encore moins, d'anticipation de ces violences.
22:12– Oui, tout ça, encore une fois de plus, la faute à qui ? Aux femmes. Parce que quand on
22:16n'est pas au pouvoir…
22:17– C'est dur, Bachir !
22:18– Mais oui, mais oui, elles ne sont pas au pouvoir.
22:20– Et tant que !
22:20– Mais surtout que vous êtes en minorité ce soir !
22:22– Mais justement, j'étais en minorité dans cette maison, en tout cas. Les femmes ont le pouvoir ici.
22:26Mais pour parler plus sérieusement, parce que aussi longtemps que vous ne serez pas au pouvoir,
22:30aussi longtemps que les femmes ne s'engageront pas, comme les hommes, parce que jusque-là, j'ai rappelé,
22:34il a fallu attendre 30 ans pour voir une femme élue au Maroc, alors que le droit de vote et
22:39d'éligibilité remonte à 1959.
22:42Et les premières élections, 1963. Donc, il y avait vraiment de la place pour que les femmes arrivent au pouvoir.
22:47Aujourd'hui, je pense qu'avec la nomination, en tout cas la désignation de la chef du gouvernement,
22:52ça va inciter beaucoup de femmes, beaucoup de jeunes filles surtout, à s'engager.
22:55Parce que ça ne sert à rien aussi de tweeter ou de se lamenter sur des réseaux sociaux.
22:59Si on ne s'engage pas, la politique, il faut y aller, quoi.
23:01La balle est dans le camp des partis politiques, à mon sens, et de leurs décideurs en particulier.
23:06Et Belchard, comment est-ce que vous pourriez expliquer justement cet engagement lent des femmes en politique ?
23:12C'est un peu culturel. Bon, ça relève peut-être de nos éducations à tous, quoi.
23:16Parce que la femme a été reléguée à d'autres tâches qu'à la tâche politique, donc à la tâche
23:20publique.
23:21L'engagement public, ça n'a jamais été l'histoire des femmes dans nos sociétés.
23:24C'est les hommes qui vont au pouvoir, c'est les hommes qui vont au front et les femmes sont
23:28tout le temps derrière.
23:29Et ça, ça doit changer justement, ça devrait changer depuis un moment.
23:32C'est en train de changer.
23:35Rita, vous avez quelque chose à ajouter ? On arrive à la fin.
23:38Alors, à la fin, moi j'aurais simplement voulu dire que voilà,
23:43la responsabilité incombe à nos décideurs au sein des partis et à leur propre conscience.
23:50Donc, si je comprends bien, la responsabilité aux partis, la responsabilité aux femmes, on en restera là.
23:55Merci, merci à tous les deux d'avoir été avec nous pour ce soir.
23:59On passe à présent à l'économie avec Nasruddin Onayin.
24:13Bonsoir Nasruddin, vous êtes avec nous pour votre point éco.
24:16Et je tiens à préciser que Bachir Thiam reste avec nous parce qu'il aura certainement des petites choses à
24:20dire sur ce qui va être dit.
24:24Alors, Nasruddin, le G7 a annoncé 100 millions de barils de pétrole et de diesel injectés dans le secteur énergétique
24:31mondial.
24:31Alors, expliquez-nous un petit peu tout ça, qu'on comprenne un peu.
24:34Comme vous l'avez dit, c'est la promesse du G7.
24:36La France, l'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada et le Japon vont coordonner avec
24:42l'Agence internationale de l'énergie cette libération de carburant.
24:45Et il ne s'agit pas d'une nouvelle production de pétrole.
24:48Ça, il faut le noter, les pays vont puiser dans leur stock stratégique, leur stock de sécurité.
24:53Cette opération est étalée dans le temps.
24:55Sur 4 mois, une quantité importante de diesel sera mise sur le marché dès les 20 premiers jours.
25:01Urgence oblige.
25:03L'objectif est de mettre rapidement des volumes supplémentaires à disposition du marché.
25:06Et pourquoi le diesel en priorité ?
25:08Eh bien, parce que c'est le carburant le plus consommé, notamment dans le secteur agricole et du transport de
25:13marchandises.
25:14Quand le prix du diesel grimpe, c'est toute la chaîne qui peut finir par coûter plus cher.
25:19Et c'est justement ce qui inquiète les autorités.
25:21Une hausse durable du diesel peut se répercuter sur les coûts de transport, puis sur les prix de grande consommation
25:28seulement.
25:28Mais du coup, moi, la question que je me pose, et peut-être que c'est une question aussi que
25:33les téléspectateurs peuvent se poser,
25:35c'est pourquoi ? Pourquoi libérer autant de pétrole maintenant ?
25:39Et surtout, est-ce que ça va vraiment changer quelque chose, Nasser ?
25:42Alors, on arrive tout près d'un nouveau point de nos retours.
25:45La guerre entre Russie et Ukraine, la guerre au Moyen-Orient, la guerre civile au Yémen.
25:50Un aggravement majeur de la crise se prépare, Selma.
25:52Et c'est ce qui fait, et ce qui fait surtout mal au marché énergétique mondial, c'est l'usure.
25:57Ces conflits s'éternisent, le problème devient structurel.
26:00L'objectif est de calmer les marchés en augmentant temporairement l'offre disponible.
26:04Mais attention, parce que libérer des stocks, ça ne signifie pas automatiquement faire baisser durablement les prix à la pompe.
26:11Et donc, finalement, est-ce que, quand on prend en compte les crises, les guerres, l'ampleur de tout cela,
26:17c'est 100 millions de barils ?
26:19Est-ce que c'est vraiment une solution pour vous, Nasser ?
26:22Alors, disons que c'est surtout un moyen de gagner du temps.
26:25Le véritable problème reste entier.
26:27Les tensions géopolitiques et les perturbations des approvisionnements, on va être clair, Selma,
26:31tant que la situation au Moyen-Orient restera incertaine, les marchés pétroliers risquent de rester sous pression.
26:37Le G7 peut intervenir et injecter des millions de barils, tenter de calmer le jeu,
26:42mais il ne peut pas, lui seul, faire disparaître les tensions qui secouent le marché.
26:46En résumé, le G7 sort le pétrole de sa réserve pour éviter que la facture ne s'envole.
26:52Mais dans cette histoire, il y a une différence entre remplir les stations-service et éteindre l'incendie.
26:57Et pour l'instant, c'est bien ce deuxième défi qui pose problème.
27:00Mais est-ce que vous pouvez affirmer que nos téléspectateurs, les téléspectateurs qui nous regardent,
27:05verront justement un impact des opérations du G7 ?
27:09Et est-ce que ça va vraiment changer quelque chose pour eux ?
27:11Alors, sur le papier, cette quantité représente un apport important, mais il faut la remettre en perspective,
27:17puisque le marché pétrolier mondial consomme chaque jour des dizaines de millions de barils.
27:21Les 100 millions annoncés ne pourront pas faire disparaître les causes de la crise.
27:26Ces réserves peuvent soulager le marché, mais elles ne peuvent pas rouvrir une route maritime menacée,
27:31mettre fin à une guerre ou réparer des infrastructures endommagées.
27:34C'est une solution d'urgence, pas un remède de fond seulement.
27:37Et le Maroc en ressentira les conséquences ?
27:39Alors, sachant que le Maroc dépend de ses importations de carburant,
27:44son économie est particulièrement exposée aux fluctuations du marché mondial.
27:47Concrètement, si les prix montent à l'international, ça se répercutera.
27:52Donc, éviter une nouvelle aggravation de la crise énergétique mondiale,
27:55c'est aussi éviter des répercussions sur l'économie marocaine.
27:58Si l'aggravation de la crise est retardée, le Maroc et tous les Marocains en profiteront indirectement.
28:04D'ailleurs, le Maroc a lui aussi ses propres stocks de sécurité.
28:07Le Royaume dispose de réserves en gazoil et en gaz butane,
28:11couvrant une période entre 40 et 60 jours de consommation que le pays peut libérer en cas de force majeure.
28:17Merci beaucoup Nasser.
28:18Bachir, je suis sûre que vous avez quelque chose à ajouter.
28:21Oui, un tout petit peu quand même.
28:23Je pense d'avoir rappelé que les 100 millions de barils qui ont été libérés par le G7,
28:27que vous avez cités, ces 100 millions équivalent à la consommation d'une journée de pétrole dans le monde.
28:35Donc, ça ne vaut rien dire.
28:37Mais non, justement, c'est une sorte de pansement de plaie.
28:42Ça va aller.
28:43Encourager les autres à lâcher leur stock.
28:46Le Maroc en dispose, vous avez dit, entre 30 et 60 jours ou 40 et 60 jours selon les chiffres.
28:51En tout cas, le Maroc dispose de stocks stratégiques qui lui permettent aussi de pouvoir réguler le marché.
28:57C'est ce qu'elle fait d'ailleurs parce que les augmentations de carburant à la pompe,
29:00aujourd'hui, ne sont pas tout de suite répercutées suivant ce qui se passe sur le marché mondial
29:06parce que le Maroc contrôle ce marché-là.
29:08Et depuis toujours, le Maroc a mis un point d'orgue de contrôler le secteur énergétique dans ce pays.
29:14Et ce qui fait que, justement, les prix ne s'emballent pas automatiquement suivant le marché.
29:20Donc, ce stock stratégique encore nous permettra de réguler en fonction des intérêts économiques du pays
29:27et en fonction aussi des moments cruciaux qu'il faut lâcher ou pas.
29:31Voilà, j'en étais sûre.
29:32J'étais sûre que vous aviez des choses à dire, Bachir.
29:34Merci beaucoup.
29:35Merci Bachir.
29:36Thiam, rédacteur en chef à Médien.
29:38Merci Nasruddin Ounaïn.
29:39On vous retrouve demain pour votre nouveau Point Éco.
29:42Place à présent à votre journal.
29:53Et voici les titres de votre journal.
29:55Après les décisions prises par plusieurs parties ce week-end,
29:59les consultations politiques au Maroc s'apprêtent à franchir un cap déterminant cette semaine
30:04pour la formation de la prochaine majorité gouvernementale.
30:10Et le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, convoque des élections anticipées le 29 novembre prochain.
30:17Une décision prise trois jours après le rejet des mesures de son gouvernement
30:21pour sortir de la crise du logement.
30:26Et les forces gouvernementales yéménites soutenues par l'Arabie saoudite
30:31lancent une offensive sur la capitale Sanaa aux mains des Houthis.
30:35En réponse, les rebelles pro-iraniens avertissent d'attaquer l'espace aérien saoudien.
30:44Et donc, comme je vous le disais en titre au Maroc,
30:46les consultations politiques s'apprêtent à franchir un cap déterminant cette semaine
30:50pour la formation de la prochaine majorité gouvernementale
30:54avec l'ouverture prochaine de négociations plus concrètes sur la composition
30:59et les priorités du futur exécutif.
31:03Réunis samedi en session extraordinaire,
31:06les conseils nationaux de plusieurs formations arrivées en tête
31:09dès dernières élections législatives ont clarifié leur position
31:13comme le RNI et l'Esterklayel.
31:16Au centre de ce processus se trouve le PAM, en tête des élections.
31:20Son conseil national a donné mandat à Fatima Zahra El Mansouri,
31:25chef du gouvernement nommé et coordinatrice générale
31:28de la direction collective du parti, pour conduire les prochaines consultations.
31:33La prochaine configuration de la majorité dépendra également
31:37des positions du PPS, du Mouvement populaire,
31:40de l'Union constitutionnelle et de l'USFP.
31:44Les prochains jours devraient donc être déterminants.
31:47Déterminant une semaine décisive pour la configuration finale des alliances
31:52et des équilibres qui émergeront entre les différents partis du pays.
31:58Et le Front des Forces démocratiques, le Parti de l'équité,
32:02le Parti néo-démocrate et le Parti de l'unité et de la démocratie
32:07ont annoncé la formation d'un groupement parlementaire commun
32:11à la Chambre des représentants.
32:13Les partis ont annoncé que cette initiative vise à insuffler
32:17une nouvelle dynamique à la pratique parlementaire
32:20et faire de l'action parlementaire une force de proposition
32:23et un levier pour de nouvelles initiatives législatives de poids.
32:28Le dit groupement parlementaire annoncé se compose de six parlementaires
32:32suite aux résultats obtenus aux élections législatives du 23 septembre,
32:37le FFD et le PE, deux sièges chacun et un siège chacun pour le PND et le PUD.
32:47Et clap de fin pour la 15e législature espagnole.
32:51Pedro Sanchez a annoncé la convocation d'élections législatives
32:55anticipées le 29 novembre prochain.
32:58Cette démarche intervient après une union des droites
33:01qui s'est traduite par le rejet au Parlement
33:03des décrets contre la crise du logement en Espagne.
33:05d'Inamrini.
33:07Au bout de théâtre en Espagne,
33:09le Premier ministre Pedro Sanchez annonce des élections législatives
33:13anticipées le 29 novembre prochain,
33:16près de huit mois avant la fin prévue de la législature.
33:20Une décision prise après le rejet vendredi au Parlement
33:23de plusieurs mesures sur le logement,
33:26notamment pour protéger les locataires vulnérables
33:29et limiter les expulsions.
33:36Nous devons renouveler et élargir le soutien de la population
33:39afin de mener en profondeur les réformes qui restent à accomplir
33:43et dont nous avons besoin pour permettre aux citoyens
33:45de réduire ces niveaux d'inégalité.
33:47Nous devons nous mobiliser et obtenir du Parlement
33:51une majorité progressiste beaucoup plus large
33:53avec laquelle nous pourrons faire plier les élites,
33:56conquérir de nouvelles avancées sociales
33:58et continuer à transformer l'Espagne.
34:00C'est pourquoi, après en avoir informé
34:03comme il se doit le chef de l'État,
34:05j'ai décidé de convoquer un conseil des ministres extraordinaires
34:09ce matin même afin de dissoudre le Parlement
34:12et de convoquer des élections générales
34:14qui se tiendront le dimanche 29 novembre,
34:17conformément au délai prévu par la loi.
34:25Dans la rue, certains voient dans ces élections
34:27une occasion de tourner la page
34:29et de répondre à une situation sociale
34:31jugée de plus en plus difficile
34:33entre manque de perspective pour les jeunes
34:35ou de la vie chère et crise du logement.
34:39Je pense que c'est une bonne chose
34:42compte tenu de la situation actuelle.
34:44Les élections auraient même pu être convoquées un peu plus tôt.
34:48La situation reste difficile.
34:49Il suffit de regarder autour de nous.
34:51Les jeunes ont très peu de perspectives d'avenir.
34:53J'aimerais enfin voir arriver au pouvoir
34:55un véritable gouvernement de gauche.
35:01Je trouve cela formidable.
35:02Nous avançons et nous mettons fin à son pouvoir
35:05parce qu'il est en train de détruire l'Espagne.
35:07C'est ce que je pense en toute humilité.
35:10C'est une grande victoire pour les manifestants dans la rue.
35:13Jusqu'à la semaine dernière,
35:15nous n'aurions jamais imaginé que cela puisse arriver.
35:17Vendredi dernier a montré que le Parlement
35:19ne comprend pas les problèmes des citoyens.
35:21Nous traversons une période très difficile
35:23avec la hausse du coût de la vie
35:24et surtout les abus sur le marché immobilier.
35:27Aujourd'hui, les élections législatives ont été convoquées
35:29pour tenter de résoudre ces problèmes
35:31grâce à la mobilisation dans la rue.
35:33Pour moi, c'est une victoire très importante.
35:37Le gouvernement espagnol se retrouve ainsi
35:39sans majorité suffisante pour faire adopter ses principaux textes.
35:43Cette crise intervient alors que la question du logement
35:46provoque une forte mobilisation dans le pays
35:49avec des dizaines de milliers de manifestants
35:51dans plusieurs villes ce week-end.
35:54Pedro Sánchez renvoie désormais la décision aux électeurs
35:57avec un scrutin qui s'annonce très ouvert.
36:00Allez, direction à présent la France
36:02où plus de 5000 personnes, dont 87% de mineurs
36:08ont été placés en garde à vue
36:10depuis le début des violences en marche
36:12du mouvement des lycéens commencés mi-septembre dernier
36:16et 14 placements en détention provisoire ont été ordonnés.
36:20C'est ce qu'a indiqué lundi la chancellerie.
36:23Les personnes écrouées sont dits majeurs
36:26et quatre mineurs, précise le ministère.
36:29La mobilisation est restée forte
36:31mais en baisse au regard de celles de vendredi dernier
36:34avec 589 établissements perturbés
36:37recensés lundi sur les 3700 lycées du pays
36:41contre presque 800 vendredi dernier
36:43selon le ministre français de l'Éducation.
36:49Et au Yémen, la coalition militaire dirigée par Riyad
36:53annonce rejoindre l'offensive lancée
36:56la veille par le gouvernement contre les outils
36:59sans avion, deux combats mobilisés pour mener des frappes.
37:04Son porte-parole, le général Turki El-Maliki
37:07déclare que la coalition assurait un soutien aérien
37:1024 heures sur 24 aux forces armées yéménites au sol.
37:14Elle assure également la protection aérienne du détroit
37:18de Bebel Mendeb stratégique et poursuit ses opérations
37:21contre des cibles mobiles.
37:25Et les outils pro-iraniens du Yémen ont averti lundi
37:29que l'espace aérien saoudien n'était pas sûr
37:32pour l'aviation civile, a rapporté leur agence de presse.
37:37Un organisme mis en place par les outils pour l'aviation civile
37:40a adressé un avertissement à toutes les compagnies aériennes
37:44opérant dans l'espace aérien saoudien.
37:47L'espace aérien du royaume saoudien n'est pas sûr
37:50et sera le théâtre d'opérations de nos forces armées.
37:54C'est ce qu'a ajouté le communiqué.
37:59Benyamin Netanyahou a affirmé lundi lors d'une cérémonie
38:03commémorant les attaques du Hamas en Israël le 7 octobre 2023
38:07que le mouvement palestinien n'aurait plus jamais aucun pouvoir
38:12dans la bande de Gaza.
38:13Dans un autre discours prononcé plus tard lundi,
38:17Netanyahou s'est engagé aussi à poursuivre les frappes
38:20contre le Hezbollah afin de créer une opportunité de paix
38:23avec le Liban.
38:25Le Premier ministre israélien s'est attaqué également à l'Iran
38:28menaçant directement les Ayatollahs de Téhéran.
38:34Et puis au Brésil, c'est la surprise.
38:37Flavio Bolsonaro, le fils de l'ancien président,
38:40est arrivé en tête du premier tour de la présidentielle
38:43avec 47% des suffrages.
38:46Lula, le président actuel, obtient lui 45% des voix.
38:50Il a assuré à ses soutiens qu'il l'emportera au second tour
38:54le 25 octobre prochain après avoir admis qu'il ne s'attendait pas
38:57à un tel résultat.
39:02Le sénateur de 45 ans peut désormais aborder en favori le second tour
39:07face au président sortant de gauche,
39:09Luis Inacio Lula da Silva.
39:11Malgré l'absence du chef de famille inéligible et assigné à résidence
39:14après sa condamnation pour tentative de coup d'État,
39:17l'ex-président Jair Bolsonaro peut se frotter les mains.
39:20Avec un parlement nettement à droite, son camp dispose désormais
39:23d'une majorité plus solide pour faire avancer une loi d'amnistie en sa faveur.
39:27Son épouse, Michel Bolsonaro, ainsi que son deuxième fils,
39:30Carlos Bolsonaro, sont eux aussi élus au Sénat.
39:32Sa formation, le Parti libéral, a donc remporté à elle seule
39:3519 sièges sur les 54 qui étaient à pourvoir
39:39et en compte aujourd'hui 28 sur 81 au total.
39:42Le PL est également le premier parti de la Chambre des députés
39:45avec dans ses rangs le plus jeune des fils Bolsonaro,
39:48Jair Renan, 28 ans.
39:50La mère de Flavio Bolsonaro, Roger Ia,
39:53a en revanche échoué de peu à se faire élire à la Chambre basse.
39:56Le camp Bolsonaro a également effectué une moisson impressionnante
39:59au niveau des gouverneurs.
40:01A Sao Paulo, Tarsicio de Freitas a été réélu dès le premier tour
40:05avec plus de 60% des voix.
40:07Dans le Parana, Sergio Moro, le juge qui avait condamné Lula
40:10pour corruption en première instance, a lui aussi été élu gouverneur.
40:14Et à Rio de Janeiro, le bolsonariste Douglas Ruas a créé la surprise
40:18en devançant largement Eduardo Paez, pourtant en tête des sondages.
40:22Un scrutin qui confirme donc la progression du camp Bolsonaro
40:26et renforce sa position avant le second tour.
40:30Et le prix Nobel de médecine décerné à l'américain Carl Desirots
40:35et aux allemands Peter Eggerman et Georg Nagel.
40:40Le trio est récomposé et récompensé pour ses découvertes
40:44concernant les canaux ioniques activés par la lumière et l'optogénétique.
40:49Une méthode qui permet de montrer comment les cellules nerveuses
40:54façonnent les souvenirs, les émotions et les comportements dans le cerveau.
40:59Ce prix donne le coup d'envoi de la saison des récompenses
41:02la plus suivie au monde, dont le point d'orgue sera vendredi,
41:06l'attribution du prix Nobel de la paix.
41:13Place à présent à notre invité.
41:25Le prix du gasoil préoccupe de nouveau les automobilistes
41:29et plus largement toute l'économie marocaine.
41:32Pourtant, une question revient.
41:34Pourquoi le prix du gasoil peut-il augmenter beaucoup plus rapidement
41:38que celui du pétrole brut ?
41:40Et il faut aussi souligner que le Maroc est particulièrement exposé
41:43puisqu'il importe ses carburants raffinés
41:46et qu'aujourd'hui, il ne dispose plus d'une raffinerie opérationnelle.
41:52C'est justement tout l'objet du premier entretien de ce soir.
41:56Car dans un contexte de tensions internationales
41:59et de perturbations des approvisionnements,
42:02comprendre la mécanique des prix devient essentiel.
42:06Et donc, nous avons le plaisir d'avoir avec nous ce soir,
42:09en direct de Rennes, Amin Benona, expert en énergie
42:13et enseignant à l'Université Kadhi Ayad à Marrakech.
42:17Bonsoir.
42:20Bonsoir et merci de l'invitation.
42:22Merci, merci d'être avec nous.
42:23Alors, votre présence ce soir avec nous tombe à pic.
42:26Vous avez consacré plusieurs analyses à cette question, justement.
42:31Et j'avais envie de commencer avec une question simple.
42:35Pourquoi est-ce que c'est trompeur de comparer directement
42:39le prix du pétrole avec celui du gasoil à la pompe ?
42:46Alors, parce qu'il y a une étape entre le pétrole
42:49et le gasoil à la pompe au Maroc,
42:52c'est le raffinage.
42:54Le Maroc ne raffinant pas,
42:56il y a un marché international
42:59dans lequel, lui aussi, il y a des prix.
43:01On peut consulter les prix du gasoil, par exemple,
43:06qui sort du marché de Rotterdam tous les jours.
43:09On peut consulter ça de façon horaire,
43:12de façon journalière, comme on veut.
43:14Et donc, il y a un marché international du gasoil
43:18qui est un marché intermédiaire
43:20entre celui du pétrole et celui du gasoil.
43:23Voilà pourquoi on ne doit pas se référer au pétrole,
43:27mais au gasoil, puisque le Maroc importe du gasoil
43:31et n'importe pas de pétrole,
43:32ou n'importe plus de pétrole.
43:35Très bien.
43:36Et quand on entend que le pétrole augmente de 10%,
43:39est-ce qu'on doit s'attendre systématiquement
43:42à une hausse de 10% du gasoil ?
43:47Alors, la réalité est complexe parce qu'il y a effectivement
43:54une hausse, mais cette hausse est corrélée,
43:59c'est-à-dire qu'elle a un comportement qui est normal.
44:03Quand on dit comportement normal, c'est au sens statistique.
44:07Il peut y avoir effectivement de la déviation à des écarts
44:11à ce comportement normal.
44:13Et ces écarts au comportement normal se produisent au moment des crises,
44:17comme par hasard.
44:19Bien.
44:19Et alors, je vais donner un exemple pour que les spectateurs comprennent.
44:25Les spectateurs comprennent.
44:27Alors, nous avons eu en 2022,
44:31nous avons déjà eu un épisode avec,
44:34au printemps de 2022,
44:36nous avons déjà eu un épisode avec du gasoil à 100 dollars,
44:40avec du pétrole à 100 dollars.
44:42Et, à cette période-là,
44:45le gasoil était à 1 250 dollars la tonne.
44:50Et nous sommes d'ailleurs encore dans un épisode
44:55où le pétrole flirte avec les 100 dollars en permanence.
45:01Et le gasoil, cette fois-ci, n'est pas à 1 200,
45:04mais il est à 1 450 dollars la tonne toujours.
45:08Alors, vous voyez, 1 200 en 2022 et 1 450 aujourd'hui,
45:12alors que le prix du pétrole est le même dans les deux cas.
45:19Alors, c'est dû à quoi ?
45:21Alors, le cas actuel, on peut l'expliquer.
45:24Il y a, comme tout le monde le sait,
45:26il y a des guerres partout, il y a des conflits.
45:31Certains conflits se sont traduits par des destructions de raffinerie.
45:35Chaque destruction de raffinerie baisse la quantité de gasoil
45:40qui est disponible sur le marché international.
45:44Et même si on ne s'approvisionne pas auprès de ces pays,
45:48ça baisse l'offre mondiale et ça a tendance à faire augmenter les prix.
45:52Et le fait est qu'on n'a jamais eu autant de destruction de raffinerie
45:57qu'on en a eue durant les dernières semaines.
45:59Ce qui veut dire que les raffineurs, eh bien, en profitent,
46:04parce que j'ai fait un papier avec une étude là-dessus,
46:12lorsque le monde est en paix et tranquille,
46:14les raffineurs augmentent le prix du pétrole par litre
46:19d'environ entre 15 et 20 %.
46:22Ça, c'est en général ce qu'ils margent sur le pétrole.
46:28C'est la marge brute dont je vous entends parler.
46:30Par contre, actuellement, ils le vendent entre 180 % et 200 %,
46:35c'est-à-dire qu'un litre de pétrole rentrant dans une raffinerie
46:39sort de la raffinerie à 200 %, à deux fois le prix.
46:44Deux fois le prix du même volume.
46:47Et c'est tout simplement, c'est là que se font les plus grands super profits,
46:50c'est au niveau du raffinage actuellement.
46:52Alors, le Maroc, oui.
46:55Alors, on sait que le gasoil est particulièrement utilisé
46:59pour le transport routier, l'agriculture, mais aussi l'industrie.
47:03Et cette demande structurelle, est-ce qu'elle contribue justement
47:07à maintenir une pression plus forte sur les prix ?
47:14Alors, oui et non.
47:17Oui et non, lors de la dernière crise, on avait participé à un mouvement,
47:22on va dire, de crise de conscience de la population,
47:26parce que les tomates, le prix des tomates, s'est multiplié par deux.
47:30Il est passé de 4 dirhams à 8 dirhams,
47:33alors que le coût du transport,
47:36un kilo de tomates qui vient de Agadir au marché de gros de Casablanca,
47:40en fait, on a montré que l'impact sur le prix du kilogramme
47:45était entre 10 et 20 centimes par kilogramme.
47:48En fait, il y a beaucoup de…
47:49Dès qu'il y a une opportunité de spéculer,
47:52croyez-moi, tous les Marocains sont forts pour spéculer.
47:55C'est vrai pour les distributeurs du gasoil,
47:59c'est vrai aussi pour ceux qui peuvent vendre quelque chose
48:03qui peut être expliqué par une hausse des prix du carburant.
48:08Et justement, dans le cas marocain encore,
48:11est-ce que cette situation, est-ce qu'elle est aggravée
48:14par justement notre dépendance aux importations de produits raffinés,
48:19l'absence de raffinage local ?
48:21Est-ce que ça signifie que le Maroc est davantage exposé
48:25aux fluctuations du marché international du gasoil ?
48:29Alors, si je devais donner une réponse aujourd'hui,
48:32à la lumière des données d'aujourd'hui, la réponse est oui.
48:36Et si je devais donner la même réponse il y a quelques mois,
48:40la réponse aurait été non.
48:42Parce que si nous avions un raffinage local,
48:45nous aurions, comment dire, un ascendant sur les coûts du raffinage
48:52et nous ne paierions pas 200% de marge.
48:58Mais j'espère bien que cette situation ne va pas durer.
49:03Maintenant, ceci étant dit, notre raffinerie,
49:06je ne sais pas si elle a ou si elle aurait les capacités
49:11pour fournir tout le Maroc.
49:12Aujourd'hui, je ne crois pas que ce soit possible,
49:14parce que le maximum qu'elle est raffinée,
49:16c'est 7 millions de tonnes.
49:17Et aujourd'hui, nous sommes à une consommation d'hydrocarbures
49:22qui est d'autour de 13 millions de tonnes.
49:25Donc, même si la Samir devait se remettre à fonctionner,
49:29telle qu'elle était, elle ne pourrait pas approvisionner le Maroc.
49:32Enfin bon.
49:33Et M. Benouna, vous avez également beaucoup travaillé
49:36sur le décalage entre les cours internationaux
49:40et aussi les prix à la pompe.
49:42Alors, pourquoi une hausse internationale
49:46ne se retrouve-t-elle pas immédiatement
49:48dans les stations de service marocaines ?
49:51Je suis parfaitement en désaccord avec vous.
49:55La frappe est parfaitement en désaccord
49:58avec un de vos invités précédents.
50:01Parce que, alors déjà, aujourd'hui,
50:05la semaine dernière, la ministre de l'Énergie a dit
50:10que nous avions 50 jours,
50:13enfin entre 40 et 60 jours de stock d'hydrocarbures.
50:20Or, dès que les prix ont augmenté,
50:22dès que les prix ont augmenté,
50:24pardon, dès que les cours du gasoil ont augmenté,
50:29on ne s'est pas privé d'augmenter les prix à la pompe.
50:33Ça a été fait le 1er, pardon,
50:36ça a été fait le 16 septembre
50:38et ça a été fait le 1er octobre.
50:40Alors que, alors que normalement,
50:43on est supposé avoir 50 jours dans nos cuves.
50:46Donc, on est supposé avoir un peu de combustible
50:49à mon marché quand même.
50:51N'est-ce pas ?
50:52Voilà.
50:53Alors, il y a un décalage,
50:54il y a en fait deux décalages.
50:55Il y a un premier,
50:56c'est un des papiers que j'ai fait.
50:59Il y a un premier décalage
51:01qui est entre le cours qu'on voit
51:03à la sortie de Rotterdam
51:04et le prix auquel le gasoil est dédouané.
51:11Et ce décalage est d'environ trois semaines,
51:13ce qui est logique.
51:14On imagine très bien que si quelqu'un commande
51:18une raffinerie dans le sud de la France,
51:20par exemple,
51:21ce pétrole raffiné va mettre un certain temps
51:24à être transporté pour arriver au port de Casablanca.
51:27Et la moyenne nationale,
51:29je ne dis pas que c'est un chiffre magique,
51:31c'est une moyenne,
51:32est de l'ordre de trois semaines.
51:34Puis ensuite,
51:35entre le moment où c'est dédouané à Casablanca
51:38et le moment où ça arrive,
51:41c'est dans la pompe à un prix donné,
51:43il y a encore trois semaines.
51:44Ce qui fait que le total du vrai décalage
51:46est de 42 jours.
51:48Mais ça, c'est un décalage,
51:50comme on l'appelle,
51:51normal,
51:52normal au sens statistique.
51:53Très bien.
51:54En ce moment,
51:55nous sommes dans une période anormale.
51:57Alors,
51:58tous ceux qui peuvent profiter
51:59des périodes anormales,
52:00en profitent.
52:01Alors,
52:02une question rapide,
52:03très très rapidement,
52:04parce qu'on arrive à la fin de l'entretien.
52:06Alors,
52:06on sait que le Maroc dépend de fournisseurs
52:08comme la Russie et les États-Unis,
52:11alors que les exportations de produits raffinés
52:14sont sous pression.
52:15Quel risque cela représente-t-il pour le Maroc ?
52:18Je sais que ce n'est pas évident comme question,
52:19mais il va falloir être très rapide là-dessus.
52:22Je n'ai pas de boule de cristal,
52:26sauf que si vraiment les Russes
52:28ne diffèrent pas
52:30leur interdiction
52:33d'exporter du gasoil,
52:36et si les Américains
52:38appliquent
52:38leur décision,
52:41le vœu
52:42du président Trump
52:44d'interdire l'exportation de gasoil,
52:46on risque d'être
52:47très mal en point
52:48dans ce pays
52:49en termes d'improvisionnement.
52:51Merci.
52:51Parce qu'il va falloir
52:52trouver,
52:52en trouver d'autres.
52:54Merci beaucoup.
52:54Pas de boule de cristal,
52:55mais une réponse quand même.
52:56Merci beaucoup.
52:57On prend Amine Benouna,
52:58expert en énergie
52:59et enseignant
53:00à l'université Kadi Ayad
53:02à Marrakech.
53:03Merci beaucoup
53:03d'avoir été avec nous ce soir.
53:06Merci.
53:08Allez,
53:09à présent,
53:09vous avez la parole
53:11dans Vox Pop.
53:21Je vous le disais tout à l'heure,
53:22Rachid Farhan
53:24est allé
53:25à la rencontre
53:26des Rebati
53:27et leur a demandé
53:28ce qu'ils pensaient
53:29de la hausse
53:30des prix
53:30des carburants,
53:32mais aussi
53:32l'impact
53:33que cette hausse
53:34a sur le quotidien,
53:36sur leur quotidien,
53:38et c'est le Vox Pop.
53:41Depuis le 1er octobre,
53:42les prix du carburant
53:44ont une nouvelle fois
53:45augmenté.
53:45Une hausse
53:46qui touche directement
53:47les citoyens,
53:48les automobilistes
53:50et les professionnels.
53:51Comment ces catégories
53:52ont réagi
53:53à cette nouvelle hausse ?
53:55Nous sommes allés recueillir
53:56le réaction.
54:03Si les prix des carburants
54:05augmentent,
54:05c'est une charge supplémentaire
54:07pour les consommateurs.
54:08Les commerçants
54:09augmentent automatiquement
54:10leurs prix
54:10en invoquant
54:11les coûts du carburant
54:12pour transporter
54:13les marchandises.
54:14Cela entraîne
54:14une hausse des prix,
54:15notamment des produits agricoles.
54:17Beaucoup de secteurs
54:18sont également touchés,
54:19comme le transport,
54:20avec une augmentation
54:21des tarifs.
54:25Pour les automobilistes aussi,
54:27un simple déplacement
54:28peut parfois coûter
54:29jusqu'à 200 dirhams.
54:30Nous espérons
54:31que ces hausses
54:32vont s'arrêter.
54:36Beaucoup de personnes
54:37sont touchées,
54:38les automobilistes,
54:39mais aussi nous,
54:40les chauffeurs de taxi.
54:41Nous sommes parmi
54:42les premiers concernés.
54:43Nous ne voulons pas
54:44augmenter nos tarifs,
54:45nous ne voulons pas toucher
54:46au pouvoir d'achat
54:47de nos clients.
54:49Nous préférons négocier
54:50avec les autorités,
54:51par exemple avec l'aide
54:52récemment accordée,
54:53elle est de 600 dirhams
54:54trimestriels.
54:55Ce n'est absolument
54:56pas suffisant.
54:57Nous ne voulons pas
54:58arrêter de travailler
54:59et nous ne voulons pas
55:00non plus augmenter nos tarifs.
55:01La hausse des prix
55:03des carburants
55:03ne concerne pas seulement
55:04le Maroc,
55:05l'Europe aussi est touchée.
55:06C'est une crise
55:07d'ordre international.
55:15Ces hausses nous ont
55:16énormément impactés.
55:18Lorsque le prix du carburant
55:19dépasse les 16 dirhams,
55:20nous ne gagnons
55:21pratiquement rien.
55:25Et les hausses
55:26concernent aussi
55:27les pièces de rechange.
55:28Pourtant,
55:28nous continuons à travailler
55:29avec les anciens tarifs.
55:34Nous sommes vraiment
55:35très pénalisés.
55:36On est pris
55:37dans un cercle infernal.
55:40Je travaillais dans ce secteur
55:41depuis plusieurs années
55:42et la situation
55:43est devenue
55:44complètement intenable.
55:47L'aide accordée
55:48ne compense malheureusement
55:49pas grand-chose.
55:58Il aurait été préférable
56:00que les autorités
56:01plafonnent les prix
56:01ou bien qu'elles augmentent
56:03les tarifs des courses
56:03des taxis
56:04plutôt que de mettre
56:05en place
56:06ces mesures de soutien.
56:07C'est d'ailleurs
56:08ce qui se passe
56:09dans d'autres secteurs.
56:10Les vendeurs de légumes
56:11par exemple
56:11répercutent
56:12la hausse du prix
56:13des carburants
56:13sur leurs prix.
56:20Concernant la hausse
56:20des prix des carburants,
56:21je pense qu'il est normal
56:23compte tenu
56:23des prix élevés
56:24sur le marché mondial.
56:29Et nous,
56:30en tant que professionnels,
56:32s'il n'y a pas
56:32de mesures de soutien,
56:34nous devrions,
56:34en cas de hausse des prix,
56:35augmenter à notre tour
56:36nos tarifs.
56:47Voilà, c'était le Vox du jour
56:49avec Rachid Farhan.
56:51Restez avec nous,
56:52on revient tout de suite
56:52avec plus de chroniques,
56:54plus de décryptage,
56:55plus d'actualité.
56:56A tout de suite.